Loi interprétative de l’amnistie : la coalition « Ensemble pour Demain » rejette la proposition d’Amadou Ba et plaide pour un pacte de stabilité sociale

La proposition de loi interprétative de l’amnistie, portée par le député Amadou Ba, continue de susciter de vives réactions. Ce jeudi, la Coalition Ensemble pour Demain, à travers un communiqué, a exprimé son refus catégorique de cette initiative, dénonçant une tentative de modification des principes de la loi initiale adoptée sous le régime précédent.

La coalition, dont l’ancienne députée Adji Mbergane Kanouté est l’une des figures de proue, rappelle que la loi d’amnistie de 2024 a été adoptée dans un objectif clair de pacification politique et sociale.

« En votant cette loi, il s’agissait de favoriser l’apaisement du climat politique et social, de renforcer la cohésion nationale et de consolider le dialogue national », indique le communiqué.

La coalition insiste sur le fait que l’amnistie a permis à plusieurs acteurs politiques de retrouver leurs droits et de participer au jeu démocratique. Elle considère que cette décision a évité des tensions inutiles et a garanti la stabilité du pays à un moment où le Sénégal traversait une crise politique et institutionnelle.

L’initiative d’Amadou Ba, qui vise à préciser le champ d’application de l’amnistie, est perçue par la coalition comme une manœuvre dangereuse pour l’équilibre judiciaire.

« Cette proposition de loi cherche à dicter au juge comment appliquer l’amnistie, en orientant son interprétation dans un sens bien précis. Or, la justice doit garantir l’équilibre et non prendre position », regrette Adji Mbergane Kanouté.

La coalition s’interroge sur l’utilité réelle de cette loi interprétative, estimant que le peuple sénégalais n’a jamais demandé une réinterprétation de l’amnistie à travers les urnes.

« Le Sénégal a gagné en paix et en image avec cette amnistie. Les électeurs ont fait un choix clair en élisant le PASTEF, qui avait promis une abrogation pure et simple de cette loi. Pourquoi alors introduire une loi d’interprétation qui risque de semer la confusion et d’alimenter de nouvelles tensions ? », s’interroge la coalition.

Dans un contexte marqué par des tensions économiques et sociales, la coalition appelle à la responsabilité des acteurs politiques. Elle estime que la proposition d’Amadou Ba risque de remettre en cause un fragile équilibre et exhorte le gouvernement à privilégier le dialogue et la cohésion nationale.

« Le gouvernement prône aujourd’hui un pacte de stabilité sociale avec les organisations syndicales et patronales. Il ne faut pas, en parallèle, remettre en question le pacte de stabilité politique instauré par la loi d’amnistie », prévient la coalition.

Enfin, la coalition insiste sur une autre approche dans la reddition des comptes. Pour elle, l’emprisonnement systématique des acteurs politiques ou économiques n’est pas la seule voie pour lutter contre la corruption et les fautes de gestion publique.

« La médiation pénale est un instrument efficace qui permet de sanctionner sans forcément recourir à la prison. Elle doit être utilisée comme une alternative pour garantir une gestion plus responsable des affaires publiques », suggère Ensemble pour Demain.

Politique : Loi interprétative de l’amnistie – La “Coalition Ensemble pour Demain” rejette la proposition du député Amadou Bâ et défend un accord de stabilité sociale

La Coalition Ensemble pour Demain a rappelé, ce jeudi 27 mars 2025, à travers un communiqué parvenu à notre rédaction, avoir invité les députés de la 14ᵉ législature à “voter OUI pour la loi d’amnistie”. Adji Mbergane Kanouté et ses camarades ont souligné que l’objectif du régime précédent, en appelant à voter cette loi, était « de favoriser l’apaisement du climat politique et social, de renforcer la cohésion nationale et de consolider le dialogue national, afin de permettre à certaines personnes ayant eu maille à partir avec la justice de participer pleinement à la vie démocratique ».

La Coalition Ensemble pour Demain précise que cette loi visait également à « réintégrer dans le jeu politique et électoral certains Sénégalais recalés ou en détention ». En définitive, cette loi avait pour objectif principal « la réconciliation nationale, le pardon collectif et la pacification des cœurs et des esprits ». Selon la coalition, elle a aussi permis d’assurer la continuité du fonctionnement des institutions.

Qui a gagné, qui a perdu avec cette loi ? Pour la coalition, « c’est le Sénégal qui a gagné en paix et en image, car le peuple a choisi, de façon massive, le Pastef et ses leaders ». En votant ainsi, « ce peuple a donné une leçon démocratique aux acteurs politiques », souligne Ensemble pour Demain, avant d’ajouter que « si le peuple a voté pour Pastef, qui avait promis une abrogation pure et simple de la loi d’amnistie lors de la présidentielle et des législatives, ce même peuple n’a nullement demandé une loi d’interprétation ».

La proposition de loi du député Amadou Bâ vise à préciser le champ d’application de la loi d’amnistie, en orientant l’interprétation du juge. Or, regrette Adji Mbergane Kanouté et ses camarades, « le symbole de la justice n’est pas d’incliner la balance d’un côté, mais de veiller à son équilibre. C’est là que cette loi d’interprétation devient dangereuse ».

En conséquence, la Coalition Ensemble pour Demain appelle à plus de responsabilité. Cette vague de contestations ne doit pas remettre en cause le PACTE DE STABILITÉ POLITIQUE instauré par la loi d’amnistie. D’autant plus que le gouvernement prône aujourd’hui un PACTE DE STABILITÉ SOCIALE, en concertation avec les organisations syndicales et patronales.

La Coalition Ensemble pour Demain estime que la reddition des comptes ne signifie pas nécessairement un emprisonnement systématique. L’objectif est d’assurer la réparation des torts et de donner une portée pédagogique à la gestion des affaires publiques.

Dans cette optique, la coalition considère que la médiation pénale est un moyen efficace de dissuasion : « Elle est prévue par nos textes et constitue une forme de répression. » Selon elle, la médiation pénale devrait être envisagée comme une mesure alternative à l’incarcération, conclut le communiqué.

Affaire foncière : le juge d’instruction rejette la demande de levée de l’immunité parlementaire d’Amadou Ba et Birima Mangara

Le juge d’instruction du deuxième cabinet de Dakar a rejeté la demande du Parquet visant à lever l’immunité parlementaire des députés Amadou Ba et Birima Mangara, tous deux mis en cause dans une affaire foncière liée à des expropriations pour cause d’utilité publique. Cette décision marque un nouveau tournant dans un dossier complexe qui oppose les héritiers des titres fonciers concernés aux autorités.

L’affaire concerne l’indemnisation liée à l’expropriation des titres fonciers n° 5058/Nga, 13833/Nga et 1838/Nga, au profit de la société Sofico. Les héritiers des terrains dénoncent des irrégularités qu’ils jugent frauduleuses dans la procédure, ce qui les a conduits à mandater Matar Diène pour déposer une plainte.

En 2022, une enquête préliminaire menée par la Sûreté urbaine de Dakar avait conduit le Parquet à ouvrir une information judiciaire contre X. Les faits présumés incluent faux et usage de faux en écritures authentiques et privées, escroquerie portant sur des deniers publics et complicité de ces infractions. L’affaire, transmise au deuxième cabinet d’instruction, était restée en suspens jusqu’à récemment.

Selon le journal Libération, le ministère public a récemment transmis un réquisitoire supplétif pour relancer l’enquête. Dans ce document, Tahirou Sarr est désigné comme un acteur clé de l’affaire, aux côtés d’autres individus dont l’identité n’a pas encore été révélée. Le Parquet ne s’est pas contenté de demander leur inculpation mais a également requis leur placement sous mandat de dépôt.

Dans cette dynamique, le ministère public a sollicité le juge d’instruction pour engager la procédure de levée de l’immunité parlementaire d’Amadou Ba, ancien Premier ministre et ex-ministre des Finances, ainsi que de Birima Mangara, ancien ministre chargé du Budget. Cependant, le juge d’instruction a rejeté cette demande, ce qui empêche pour l’instant toute poursuite judiciaire directe contre les deux députés.

Plusieurs personnalités ont déjà été entendues dans cette affaire, parmi lesquelles Matar Diène, le plaignant, mais aussi Tahirou Sarr, l’inspecteur des impôts Amadou Diop, ainsi que les inspecteurs à la retraite Dame Fall et Meissa Ndiaye. Le contrôleur des impôts Mouhamadou Moustapha Gaye a également été auditionné.

Avec le rejet de la levée de l’immunité parlementaire des deux députés, le dossier prend une tournure inattendue. Toutefois, l’enquête se poursuit et pourrait connaître de nouveaux développements dans les semaines à venir. Reste à savoir si le Parquet fera appel de cette décision ou si d’autres éléments viendront renforcer les accusations portées dans cette affaire à forte connotation politico-financière.

Mahmoud Abbas rejette tout déplacement des Palestiniens et réclame un État indépendant

Dans une déclaration relayée par l’Ambassade de Palestine au Sénégal et exploitée par Dakaractu, le président palestinien Mahmoud Abbas a fermement rejeté les appels au déplacement des Palestiniens hors de leur terre et à la prise de contrôle de la bande de Gaza.

Le président Abbas a dénoncé ce qu’il considère comme une tentative de violation des droits des Palestiniens, affirmant que « nous ne permettrons pas que les droits de notre peuple, pour lesquels nous avons lutté pendant des décennies et fait de grands sacrifices, soient violés ». Pour lui, ces appels constituent une grave violation du droit international et vont à l’encontre des principes de justice et d’autodétermination.

La solution à deux États comme condition de la paix

Les autorités palestiniennes ont rappelé que la paix et la stabilité ne peuvent être atteintes dans la région sans la création d’un État palestinien indépendant. Selon elles, cet État doit être établi sur la base des frontières du 4 juin 1967, avec Jérusalem comme capitale, conformément aux résolutions internationales et à la solution à deux États.

Le président Mahmoud Abbas a également insisté sur l’unité territoriale de la Palestine, déclarant que la bande de Gaza, la Cisjordanie et Jérusalem-Est font partie intégrante du futur État palestinien. « Le peuple palestinien n’abandonnera pas sa terre, ses droits et ses lieux saints », a-t-il martelé.

Soutien international et appel à l’ONU

Dans son discours, Mahmoud Abbas a salué la position du Royaume d’Arabie saoudite, qui a réaffirmé son rejet de la colonisation, de l’annexion et du déplacement forcé des Palestiniens. Riyad continue d’adhérer à la solution à deux États et à l’établissement d’un État palestinien indépendant avec Jérusalem comme capitale.

Le président palestinien a également interpellé les Nations Unies et le Conseil de sécurité, les exhortant à assumer leurs responsabilités. Il a appelé à des mesures urgentes pour protéger le peuple palestinien, garantir ses droits inaliénables et mettre fin à l’occupation israélienne.

Engagement envers la légitimité internationale

Enfin, Mahmoud Abbas a réaffirmé l’engagement des dirigeants palestiniens en faveur de la légitimité internationale et de l’Initiative de paix arabe. Il a insisté sur la nécessité d’un État palestinien souverain englobant la Cisjordanie, la bande de Gaza et Jérusalem-Est comme capitale éternelle du peuple palestinien.

Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions persistantes au Proche-Orient, alors que la communauté internationale peine à trouver une solution durable au conflit israélo-palestinien.

La Cour d’appel de Dakar rejette le recours de Barthélémy Dias contre sa révocation

La Cour d’appel de Dakar s’est prononcée, ce mardi, sur le recours introduit par Barthélémy Dias, maire de la ville de Dakar, concernant sa révocation décidée par le préfet du département de Dakar. Selon Me Pouye, un des avocats de Barthélémy Dias, la juridiction a rejeté la requête de son client, confirmant ainsi la mesure administrative contestée.

Cette décision fait suite à une controverse juridique et politique liée à la gestion de la mairie de Dakar. La révocation de Barthélémy Dias avait été actée après qu’un militant du parti Pastef, Bayna Guèye, avait saisi les autorités compétentes, pointant un cas de démission implicite. Cette demande avait conduit le préfet à constater la supposée vacance du poste, entraînant la révocation du maire.

Barthélémy Dias, dénonçant une décision qu’il considère comme arbitraire et politiquement motivée, avait déposé un recours en annulation auprès de la Cour d’appel. Ses avocats ont insisté sur le caractère injustifié et illégal de la décision, arguant que leur client n’avait pas démissionné de ses fonctions et que l’interprétation du préfet constituait un abus de pouvoir.

Le rejet de ce recours par la Cour d’appel marque un tournant dans ce dossier qui, au-delà des considérations juridiques, revêt une forte connotation politique. Barthélémy Dias, figure influente de l’opposition sénégalaise et proche allié de Khalifa Sall, voit son mandat à la tête de la capitale brusquement interrompu.

Pour ses partisans, cette révocation s’inscrit dans une série de manœuvres destinées à affaiblir les leaders de l’opposition à l’approche des échéances électorales nationales. De leur côté, les autorités administratives et certains observateurs défendent la légalité de la décision, soulignant que les faits reprochés au maire sont conformes aux dispositions législatives en vigueur.

Interrogé sur la suite à donner à cette décision, Me Pouye a indiqué que l’équipe juridique de Barthélémy Dias n’exclut pas de porter l’affaire devant la Cour suprême, ultime recours possible dans ce type de contentieux. En attendant, cette situation plonge la mairie de Dakar dans une période d’incertitude, notamment quant à la gestion des affaires courantes et à la désignation d’un successeur.

Vision Socialiste rejette l’adhésion au Pastef : « Il s’agit d’une fausse information, une manipulation grotesque… » déclare Mme Aissatou Diagne

Vision Socialiste, structure des cadres du Parti Socialiste, dirigée par sa coordonnatrice Mme Aissatou Diagne, dément formellement cette allégation. Le Parti Socialiste est engagé dans la coalition JAMM AK NJARIGN pour les législatives. Les cadres du parti ne sauraient déroger à cette ligne, respectent la directive officielle et réaffirment leur ancrage dans le PS. Nous défendons des valeurs et des principes qui sous-tendent nos actions.

L’ancien ministre de la Jeunesse rejette les accusations de déplacements à l’étranger

L’ancien ministre de la Jeunesse, Papa Malick, a fermement rejeté les accusations selon lesquelles il aurait effectué des déplacements internationaux récents, lors de son intervention sur MNF sur la 7tv. Face aux accusations, Malick a affirmé qu’il ne possédait pas de passeport en cours de validité, le sien étant expiré depuis février 2024. « En moyenne, depuis cinq ans, je ne voyage qu’une fois par an », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il n’a actuellement aucun visa en vigueur et qu’il n’a pas jugé nécessaire de renouveler son passeport.

Il a précisé qu’il ne possède ni affaires à l’étranger ni proches nécessitant son intervention et qu’il se concentre exclusivement sur ses activités au Sénégal. L’ancien coordonnateur du PRODAC a également rappelé qu’il a honoré les missions de l’État à cinq reprises dans le passé, et qu’il a restitué son passeport diplomatique. « Je suis entre Dakar et mon village. Je n’ai rien à me reprocher et aucune raison de fuir le pays », a-t-il conclu, soulignant son engagement à rester sur le sol sénégalais.

Hervé Renard Rejette les Allégations de Demande de Salaire Exorbitant pour Entraîner le Cameroun

Hervé Renard, actuel sélectionneur de l’équipe de France féminine, a catégoriquement rejeté les allégations selon lesquelles il aurait demandé un salaire mensuel de 200 000 euros pour entraîner l’équipe du Cameroun. Cette information, largement relayée par les médias, faisait suite à une fuite de documents du ministère camerounais des Sports début avril, en pleine discorde entre Samuel Eto’o, président de la Fécafoot, et Narcisse Mouelle Kombi, son ministre de tutelle.

Face à la polémique, Hervé Renard a clarifié les faits dans une interview accordée à Jeune Afrique, déclarant : « Je n’ai eu aucune discussion d’ordre financier avec qui que ce soit. Les discussions avec Samuel Eto’o en France ne portaient pas sur l’argent. » Il a également démenti les rumeurs d’une demande d’avance sur ce prétendu salaire, les qualifiant de « mensonges ».

L’entraîneur, qui prévoit de quitter son poste actuel après les Jeux Olympiques, exprime son intérêt pour diriger une sélection masculine avec des objectifs particulièrement ambitieux, notamment la Coupe du monde 2026. Ces aspirations vont de pair avec une attente d’augmentation de ses revenus, contrastant avec les 400 000 euros annuels qu’il perçoit de la Fédération française de football.

Cette clarification de la part d’Hervé Renard vient dissiper les spéculations entourant sa prétendue demande de salaire exorbitant, tout en réaffirmant son engagement envers ses projets futurs dans le monde du football.

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