Scandale des 125 milliards de la Centif : Tahirou Sarr rejoint Farba Ngom en prison après le rejet de leurs cautions

L’affaire des 125 milliards de francs CFA révélée par la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) continue de secouer la sphère politico-financière sénégalaise. Ce vendredi, l’homme d’affaires Tahirou Sarr a été placé sous mandat de dépôt par le juge d’instruction du Pool judiciaire financier (PJF), après avoir tenté de consigner une caution pour éviter la prison.

Impliqué dans deux procédures distinctes, dont une concernant 25,3 milliards de francs CFA dans laquelle le député-maire des Agnam, Farba Ngom, est l’accusé principal, Tahirou Sarr avait proposé de mettre en garantie plus de 400 milliards de francs CFA, selon des informations du journal Libération. L’homme d’affaires avait présenté un chèque de 11 milliards et trois titres fonciers d’une valeur totale de 13 milliards. Cependant, ces offres ont été rejetées par le juge.

Farba Ngom, de son côté, aurait tenté de consigner une dizaine de titres fonciers évalués à 34 milliards de francs CFA, alors que la procédure le vise pour un montant de 31 milliards. Là aussi, le Pool judiciaire financier a refusé la proposition et a procédé à la saisie d’une partie des fonds retrouvés dans ses comptes bancaires.

D’après L’Observateur, les autorités judiciaires ont décidé de prendre des mesures conservatoires conformément à la loi communautaire de l’Uemoa sur la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Cette législation permet aux juges d’ordonner la saisie ou la confiscation des biens liés aux infractions présumées, avant même le jugement définitif.

Les investigations ont permis de retrouver plusieurs dizaines de milliards de francs CFA sur les comptes bancaires des mis en cause. Cette procédure, qui implique des personnalités influentes, marque un tournant dans la lutte contre la criminalité financière au Sénégal.

Le Pool judiciaire financier poursuit ses enquêtes, alors que l’État du Sénégal, partie civile dans cette affaire, cherche à recouvrer les sommes détournées. Ce scandale illustre la volonté des autorités de renforcer la lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent dans le pays.

Le PRP quitte la coalition Sàm Sa Kàddu pour rejoindre Pastef : Une nouvelle donne dans la politique sénégalaise

Ce matin, lors d’une conférence de presse tenue à Dakar, le président du Parti Républicain pour le Progrès (PRP), Déthié Fall, a annoncé une décision majeure qui pourrait bouleverser le paysage politique sénégalais à l’approche des élections législatives. Le PRP a officiellement quitté la coalition Sàm Sa Kàddu et s’est aligné avec le parti Pastef pour les prochaines échéances électorales.

« Après avoir échangé avec tous les responsables et au regard de la situation politique nationale et des urgences, nous avons décidé de quitter la coalition Sàm Sa Kàddu et de rejoindre le Pastef pour les élections législatives prochaines », a déclaré Déthié Fall. Il a justifié cette décision par une nécessité stratégique et une volonté de mieux répondre aux attentes des Sénégalais dans un contexte de crise politique et sociale.

Cette alliance avec Pastef, le parti d’opposition dirigé par Ousmane Sonko, marque un tournant pour le PRP, qui était jusqu’ici membre d’une coalition aux orientations politiques plus modérées. Le changement de cap est perçu par plusieurs observateurs comme une volonté de Déthié Fall de renforcer son influence en s’alliant à une force politique montante, dont la popularité ne cesse de croître, particulièrement chez les jeunes et dans la diaspora.

Déthié Fall a également lancé un appel solennel à ses militants et sympathisants : « J’invite tous les membres du PRP à envahir les cellules de Pastef dans toutes les localités du Sénégal et de la diaspora ». Ce geste montre la volonté du PRP d’intégrer pleinement le dispositif du Pastef, en consolidant leur base commune pour les législatives.

Cette annonce soulève plusieurs interrogations quant à l’avenir de la coalition Sàm Sa Kàddu et à son poids électoral sans l’appui du PRP. De plus, cette nouvelle alliance PRP-Pastef pourrait redéfinir les rapports de force au sein de l’opposition, voire dans tout le paysage politique sénégalais, déjà marqué par une polarisation accrue à l’approche des élections.

Il reste à voir comment cette décision influencera le soutien populaire pour le PRP et le Pastef, et si d’autres partis au sein de Sàm Sa Kàddu suivront cette trajectoire ou renforceront leur cohésion en réponse à cette défection. Le départ du PRP pourrait également fragiliser la coalition en place, tout en renforçant la dynamique de Pastef en tant que pôle majeur d’opposition face à la majorité au pouvoir.

Les semaines à venir seront cruciales pour évaluer l’impact de ce changement stratégique sur l’échiquier politique national.

Le Mouvement « Nekal Fi Askan Wi » Rejoint la Coalition d’Amadou Ba pour les Législatives du 17 Novembre

Le mouvement « Nekal Fi Askan Wi », dirigé par Cheikh Abdou Mbacké Bara Dolly, a officiellement décidé de rejoindre la coalition menée par Amadou Ba à l’occasion des élections législatives prévues pour le 17 novembre prochain. Cette annonce marque une étape importante dans la campagne électorale, renforçant la dynamique autour de la figure d’Amadou Ba, ancien ministre et candidat en lice pour la direction de cette coalition.

Lors d’une déclaration à Seneweb, Cheikh Abdou Mbacké Bara Dolly a expliqué que cette décision est le résultat d’une rencontre récente avec Amadou Ba. « Amadou Ba nous a rendu visite pour solliciter notre soutien. Ainsi, le mouvement Nekal Fi Askan Wi a décidé de rejoindre sa coalition lors des élections législatives du 17 novembre prochain », a-t-il précisé.

Ce ralliement témoigne de l’importance des alliances dans la stratégie politique en vue des élections. Avec l’adhésion de ce mouvement influent, Amadou Ba gagne en poids politique et renforce sa position face aux autres candidats en course. Le soutien de Cheikh Abdou Mbacké Bara Dolly et de ses partisans pourrait jouer un rôle déterminant dans la conquête de l’électorat.

Les jours à venir s’annoncent cruciaux, alors que les alliances continuent de se former et que les forces politiques se préparent à la bataille électorale qui s’annonce intense. Amadou Ba, figure politique majeure, semble désormais en meilleure position pour rallier un large soutien populaire, avec l’addition du mouvement « Nekal Fi Askan Wi » à sa coalition.

L’enjeu de ces élections législatives est de taille, et la composition des forces en présence sera déterminante pour l’issue du scrutin.

Nouvelles Alliances en Vue des Législatives de Novembre 2024 : Le Parti Alternatives Citoyennes Rejoint la Coalition MIMI 2024

À l’approche des élections législatives prévues pour le 17 novembre 2024, la scène politique sénégalaise continue de se transformer. Le paysage des alliances se redessine avec l’entrée en lice du parti Alternatives Citoyennes, dirigé par Babacar Sané Ba, qui a récemment annoncé son ralliement à la coalition MIMI 2024, menée par l’ancienne Premier ministre Aminata Touré. Cette coalition, déjà bien ancrée dans l’arène politique, gagne ainsi un nouvel allié de poids.

Dans un communiqué officiel, Babacar Sané Ba a souligné l’importance des discussions constructives ayant précédé cette décision stratégique. Il a exprimé sa reconnaissance à Aminata Touré, affirmant que cette alliance repose sur des valeurs communes et un engagement partagé pour le développement du Sénégal.

Le parti Alternatives Citoyennes, connu pour son positionnement centré sur l’intégrité et la souveraineté nationale, voit dans cette union un moyen de servir au mieux les intérêts du pays. « Cette alliance marque le début d’un compagnonnage politique voué à la défense des aspirations du peuple sénégalais », a déclaré Babacar Sané Ba.

La coalition MIMI 2024, qui ambitionne de renforcer la majorité présidentielle, continue ainsi de se consolider à quelques semaines des élections. L’adhésion d’Alternatives Citoyennes est perçue comme un pas significatif vers la réalisation des objectifs de cette alliance, à savoir la construction d’un Sénégal souverain, juste et prospère.

Babacar Sané Ba a appelé les citoyens à rejoindre cette dynamique porteuse d’espoir, insistant sur la nécessité d’une mobilisation large pour concrétiser la vision d’un avenir meilleur pour le Sénégal.

Alors que les élections législatives s’annoncent décisives pour l’avenir politique du pays, cette nouvelle alliance pourrait bien jouer un rôle crucial dans la constitution des forces politiques à venir. La coalition MIMI 2024, forte de cette nouvelle adhésion, semble plus que jamais prête à porter haut les aspirations du peuple sénégalais sur la scène politique nationale.

Avec ce rapprochement, la compétition électorale s’intensifie et annonce des semaines animées pour la classe politique sénégalaise.

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