Lutte sénégalaise : Vers une relance encadrée après des semaines de suspension

Après plusieurs semaines d’interruption due à des problèmes sécuritaires, la lutte sénégalaise semble entrevoir un nouvel élan. Selon la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise (RTS), une réunion stratégique décisive est prévue ce mardi 18 mars 2025, à l’initiative de la ministre des Sports, Khady Diène Gaye. L’objectif : poser les bases d’une reprise encadrée et sécurisée des combats dans l’arène nationale.

Depuis le 18 février, date de la suspension de la couverture sécuritaire, les acteurs de ce sport traditionnel emblématique attendent des réponses claires sur l’avenir de la saison. La réunion regroupera plusieurs parties prenantes : le président du Comité national de gestion (CNG) de la lutte, des représentants du secteur, ainsi que des délégués des ministères de l’Intérieur et des Forces armées.

Cette rencontre vise à évaluer les conditions de sécurité nécessaires pour une reprise effective des combats, tout en adoptant des mesures concrètes pour lutter contre les violences et l’indiscipline qui gangrènent ce sport depuis quelques années. L’objectif est double : restaurer l’image de la lutte sénégalaise et rassurer les amateurs, de plus en plus préoccupés par les incidents survenus lors des dernières manifestations.

Les passionnés espèrent des décisions fortes, capables d’assainir durablement le milieu, d’assurer la sécurité des compétitions et de permettre un retour serein du public dans les arènes. Pour eux, la lutte ne se résume pas à un simple spectacle sportif, mais représente un pan important de la culture et de l’identité nationale.

Arrestations massives de migrants : L’administration Trump relance sa politique stricte d’immigration

À partir de ce mardi 21 janvier 2025, l’administration du président américain Donald Trump entamera une vaste opération d’arrestations de migrants en situation irrégulière à travers le pays. Cette mesure, annoncée par Tom Homan, ancien directeur de l’Agence de contrôle des frontières et de l’immigration (ICE), devenu responsable des frontières dans cette nouvelle administration, marque un retour aux politiques migratoires strictes du président Trump, comme promis lors de sa campagne.

Lors d’une interview sur Fox News, Tom Homan a confirmé que ces opérations concerneront plusieurs grandes villes, y compris Chicago, connue pour son statut de « sanctuaire » en faveur des migrants. Selon le Wall Street Journal, entre 100 et 200 agents de l’ICE seront mobilisés pour ces arrestations, qui pourraient s’étendre sur toute la semaine.

L’objectif annoncé de cette initiative est de « faire respecter la loi » en priorisant l’arrestation des criminels étrangers. Toutefois, Tom Homan a précisé que tous les migrants en situation irrégulière seront ciblés, sans exception.

Cette opération s’inscrit dans le cadre d’une politique d’immigration plus stricte voulue par Donald Trump, qui avait promis, lors de sa campagne, d’expulser des millions de migrants sans papiers. Si ses partisans affirment que ces mesures sont nécessaires pour renforcer la sécurité publique et le respect des lois, elles suscitent également une vive controverse.

De nombreux défenseurs des droits humains dénoncent une politique « inhumaine » qui risque de briser des familles, souvent installées aux États-Unis depuis des années. Les autorités locales de certaines villes, principalement dirigées par des Démocrates, se préparent à résister à ces opérations.

Chicago, où les autorités municipales ont réaffirmé leur engagement à protéger les migrants sans papiers, pourrait devenir l’un des principaux points de tension. Les responsables locaux dénoncent une tentative d’intimidation politique visant les villes sanctuaires.

Cette initiative pourrait marquer le début d’une série d’actions visant à remodeler les politiques migratoires américaines. Les observateurs s’attendent à une intensification des tensions entre l’administration Trump et les États ou municipalités démocrates qui protègent les migrants.

Débat sur les étrangers au Sénégal : Tahirou Sarr relance la polémique

Lors de son intervention à l’Assemblée nationale à l’occasion de la Déclaration de Politique Générale (DPG), le député Tahirou Sarr a ravivé le débat sur la présence des étrangers au Sénégal. En interpellant le Premier ministre, il a fait référence à une déclaration controversée de l’ancien candidat Ousmane Sonko durant la campagne électorale, qui avait affirmé que le Sénégal ne comptait que 207 791 étrangers. “Croyez-vous toujours qu’il n’y a que 207 791 étrangers au Sénégal ?”, a-t-il lancé, réitérant sa position critique sur la gestion de ce sujet sensible.

Nationaliste assumé, Tahirou Sarr a plaidé en faveur de l’instauration d’une carte de séjour pour les étrangers résidant sur le territoire sénégalais. Selon lui, cette mesure permettrait une meilleure gestion et un meilleur contrôle des flux migratoires. Il propose un système différencié, avec des cartes à court, moyen et long terme pour ceux dont le séjour dépasse 21 jours. Cette solution, selon le député, constituerait “la meilleure option” pour concilier souveraineté nationale et ouverture aux étrangers.

Tahirou Sarr a également abordé le sujet sensible de la réciprocité des visas, qui fait l’objet de débats depuis plusieurs années. Pour le député, la mise en place de règles claires sur l’accès des étrangers au Sénégal et des Sénégalais à d’autres pays serait un pas vers une gestion équitable et souveraine des migrations.

Le député a par ailleurs alerté sur ce qu’il considère comme une “spoliation de l’état civil”. Pour lui, il est impératif de mettre en place un fichier national différenciant les étrangers des nationaux. Une telle mesure, soutient-il, permettrait de protéger l’identité nationale et de garantir une meilleure traçabilité administrative.

Les propos de Tahirou Sarr interviennent dans un contexte de tensions politiques et sociales autour de la question de la souveraineté et de la gestion des étrangers au Sénégal. Si certains saluent son franc-parler et ses propositions, d’autres craignent que ces discours alimentent un sentiment de rejet envers les étrangers, dans un pays historiquement reconnu pour son hospitalité et son ouverture.

Plan National de Relance pour la Casamance : Une Lueur d’Espoir pour la Zone Sud

La région Sud du Sénégal, comprenant les régions de Ziguinchor, Sédhiou, et Kolda, s’apprête à bénéficier d’un ambitieux Plan national de relance. Ce projet a été au centre de la réunion interministérielle pour la Casamance, présidée hier par le Premier ministre, Ousmane Sonko. Ce plan vise à restaurer l’économie de cette zone marquée par des décennies de conflit.

Le plan met un accent particulier sur la situation des déplacés, qui, depuis longtemps, souffrent des conséquences de l’instabilité dans la région. L’objectif est de rétablir les bases d’une économie locale dynamique en mettant en œuvre des projets structurants. Le Premier ministre a instruit les ministères concernés à s’investir dans la construction d’infrastructures sociales de base et à préparer le retour des services déconcentrés de l’État, évacués en raison de l’insécurité.

Le plan, chiffré à 53,6 milliards de francs CFA, sera piloté par l’Agence nationale de relance des activités économiques et sociales en Casamance (ANRAC). Ce dispositif vise à optimiser l’utilisation des ressources allouées et à coordonner les différentes actions des départements ministériels. Le budget est réparti sur deux ans avec 22,6 milliards FCFA en 2024, et 30,9 milliards FCFA en 2025.

Pour l’année 2024, Ziguinchor recevra 9 milliards FCFA, Sédhiou 3,8 milliards FCFA, et Kolda 9,8 milliards FCFA. En 2025, ces montants passeront à 20,1 milliards FCFA pour Ziguinchor, 6,9 milliards FCFA pour Sédhiou et 3,9 milliards FCFA pour Kolda.

Ce plan marque un tournant important pour la Casamance, longtemps laissée à la marge en raison des conflits, et pourrait insuffler une nouvelle dynamique économique et sociale à cette région clé du Sénégal.

Nouveau gouvernement sénégalais : Vers une relance du secteur de la pêche et du tourisme à Mbour

Avec l’arrivée du nouveau président, Bassirou Diomaye Faye, et de son Premier Ministre, Ousmane Sonko, de nouveaux espoirs émergent pour les acteurs du secteur de la pêche et du tourisme à Mbour. Ces deux piliers économiques, autrefois florissants, sont aujourd’hui confrontés à des défis majeurs.

Gaoussou Guèye, président de l’Association pour la promotion et la responsabilisation des acteurs de la pêche maritime au Sénégal (Aprapam), constate une crise multidimensionnelle dans le secteur de la pêche. Cette crise touche aussi bien les aspects sociaux qu’économiques et de gestion des ressources.

Pour M. Guèye, la solution ne réside pas seulement dans la nomination d’un ministre compétent, mais surtout dans la mise en place d’une équipe intègre et capable de mettre en œuvre des politiques efficaces. Il met également en garde contre des initiatives comme le développement de l’aquaculture basée sur des industries utilisant la farine de poisson, qui pourrait compromettre l’accès des populations locales à cette ressource essentielle.

Il plaide pour une souveraineté alimentaire réelle qui prend en compte les besoins en poissons des communautés locales et critique les usines de farine de poisson, soulignant leur impact sur la durabilité des ressources halieutiques du pays.

M. Guèye pointe du doigt plusieurs menaces, notamment les sociétés mixtes qui constituent un handicap majeur et les accords de pêche, comme celui avec l’Union Européenne, qui prend fin en novembre 2024. Il appelle à plus de transparence dans les négociations de ces accords.

Du côté du tourisme, les acteurs sont également prêts à contribuer à la renaissance du secteur. Ils attendent avec impatience la feuille de route des nouvelles autorités pour agir efficacement. Boly Guèye, président de la Chaîne de Valeur Tourisme, souhaite notamment l’élargissement de la zone d’aménagement touristique de Pointe Sarène et la requalification de la station de Saly.

Il appelle également l’État à faciliter l’accès aux crédits et à augmenter les subventions pour la promotion touristique. Boly Guèye déplore la fermeture de plusieurs structures touristiques et suggère que l’État intervienne pour reprendre ces établissements et créer des emplois.

La nouvelle administration a devant elle de nombreux défis à relever pour redynamiser les secteurs de la pêche et du tourisme à Mbour. Les acteurs locaux, bien que prêts à contribuer à cette relance, attendent des actions concrètes et une collaboration étroite avec les autorités pour garantir un développement durable et inclusif de ces secteurs clés de l’économie sénégalaise.

Relance des Bateaux-Taxis au Sénégal : Un Défi Colossal pour le Nouveau Président

Le nouveau président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, a récemment annoncé son intention de relancer un projet de transport maritime qui avait été abandonné par son prédécesseur, Me Abdoulaye Wade. Ce projet, connu sous le nom de bateaux-taxis, visait à offrir une alternative aux embouteillages chroniques de Dakar en utilisant la mer comme voie de transport. Cependant, cette initiative avait précédemment échoué, engloutissant des fonds considérables sans produire de résultats tangibles.

Initialement lancé sous le mandat de Me Abdoulaye Wade, le projet des bateaux-taxis avait rencontré des obstacles majeurs dès le début. Malgré l’achat de plusieurs bateaux, ceux-ci n’avaient jamais été mis en service, laissant planer des doutes quant à la gestion des fonds publics et à la viabilité du projet.

Maintenant, avec Bassirou Diomaye Faye à la tête du pays, l’initiative de relancer les bateaux-taxis est à nouveau sur la table. Cependant, les défis auxquels est confronté ce projet semblent considérables. Non seulement il y a des questions financières, étant donné que des milliards de francs ont déjà été dépensés sans résultat, mais il y a aussi des préoccupations logistiques importantes.

Le projet de relance des bateaux-taxis s’avère être un défi de taille, surtout si l’on considère les ressources nécessaires pour sa mise en œuvre. À titre de comparaison, le TER reliant Dakar à Diamniadio a nécessité cinq ans de travaux et a coûté 1,2 milliard d’euros, soit environ 787 milliards de francs CFA. Ces chiffres soulignent l’ampleur des investissements nécessaires pour un projet d’infrastructure de transport d’une telle envergure.

Dans ses prochaines interactions avec la presse et le public, Bassirou Diomaye Faye devra fournir des détails concrets sur la manière dont il compte surmonter les défis qui se posent. Des explications sur la planification, le financement et la gestion du projet seront essentielles pour restaurer la confiance du peuple sénégalais dans cette initiative et pour garantir son succès potentiel.

Alors que Bassirou Diomaye Faye s’engage à relever ce défi, il est clair que la relance des bateaux-taxis au Sénégal représente un enjeu crucial pour l’avenir du transport dans la région de Dakar, où les embouteillages et le surpeuplement sont des problèmes persistants. Seul l’avenir dira si cette initiative pourra finalement prendre son envol ou si elle restera une idée ambitieuse mais irréalisée.

Mondial Beach Soccer: Le Sénégal domine la Colombie (5-3) et se relance

Les Lions de la plage reviennent de loin ! Mandione Diagne et compagnies se sont imposés ce dimanche lors de la 2e journée de la Coupe du Monde de Beach Soccer. Menés 2-0 par la Colombie après le premier tiers-temps puis 3-2 dans le dernier tiers-temps, les Lions ont bien réagi avant de l’emporter (5-3).

Lors de la première journée, les protégés de Mamadou Diallo ont été battus (4-6) par la Biélorussie. Ils vont donc jouer la finale de la poule C face aux Japonais pour une place en quarts de finale.

Les Cafeteros, eux, sont tout proche de la sortie dans leur première phase finale de Coupe du Monde de football de plage.

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