Sénégal-Maroc: politique, économie, religion, éducation, pourquoi ils s’aiment tant

À veille de la finale historique de la CAN entre le Maroc et le Sénégal, Cheikh Niang, ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, revient sur la profondeur, la richesse et l’actualité des relations entre les deux pays. Il évoque les liens politiques, économiques, religieux, éducatifs et la solidarité qui unissent Rabat et Dakar, renforcés aujourd’hui par le symbole du football.

M. Le ministre, la finale de la CAN se joue dimanche entre le Maroc et le Sénégal. En tant que ministre des Affaires étrangères sénégalais, peut-être même amoureux du foot, que vous inspire cette rencontre sur le plan symbolique au regard des relations entre les deux pays, le Sénégal et le Maroc ?

C’est un grand plaisir que j’éprouve, une grosse fierté aussi de voir notre équipe arriver à ce stade de la compétition. Beaucoup d’émotion, et je dis aussi que cette finale n’est pas un simple rendez-vous sportif. Elle met face à face deux grandes nations africaines du football qui se respectent, se connaissent et se fréquentent aussi depuis longtemps. C’est une confrontation, pour moi, qui est fraternelle et presque symbolique, où le football devient un miroir de l’Afrique, d’une Afrique qui avance, confiante, ambitieuse et unie dans sa diversité.

On parle beaucoup des relations sénégalo-marocaines avec cette finale depuis quelques jours. Pour ceux qui ne connaissent pas, pouvez-vous rappeler s’il y a des grandes dates ou des moments qui ont marqué le début et l’évolution des relations entre le Maroc et le Sénégal ?

C’est une relation ancienne, presque organique. Cette relation a commencé bien avant les indépendances. Nos peuples échangeaient déjà à travers les routes transsahariennes, en partageant le savoir, le commerce, mais aussi la spiritualité. Depuis 1960, quand le Sénégal est devenu indépendant, le Maroc est resté un partenaire constant de notre pays. Ce qui frappe dans cette relation, c’est vraiment sa régularité, la régularité d’un dialogue permanent, la densité des échanges et la solidité de la confiance politique. Il faut rappeler le rôle que le président Senghor a joué à l’époque avec le roi Mohammed V, puis avec Hassan II, en partageant une vision commune de stabilité, de codéveloppement. Aujourd’hui, cet héritage est protégé par Sa Majesté le roi Mohammed VI et Son Excellence, Monsieur le Président Bassirou Diomaye Faye. Ce partenariat s’est développé depuis nos indépendances et embrasse tous les domaines : politique, économique, social, éducatif, et autres.

Vous l’avez évoqué, il y a le domaine religieux, le soufisme et les confréries, notamment la Tidjaniya, qui occupent une place importante dans les deux sociétés. Ces liens spirituels continuent-ils de renforcer la proximité entre les deux pays ?

Absolument. La dimension spirituelle est très importante, elle est presque fondatrice. Comme vous le savez, la Tidjaniya, avec Fès comme pôle spirituel majeur, a façonné des générations de Sénégalais. Ce lien dépasse largement les agendas politiques. La Tidjaniya rapproche, elle fusionne, elle installe ainsi une relation fondée sur la vraie fraternité. C’est un ciment silencieux, mais extrêmement solide.

Sur le plan diplomatique, comment caractériseriez-vous la coopération entre Rabat et Dakar, notamment au sein d’organisations africaines et internationales ?

Si je dois caractériser les relations diplomatiques entre nos deux pays, j’utiliserais deux mots : cohérence et solidité. Sur cette base, le Sénégal et le Maroc se retrouvent très souvent sur les grandes questions africaines et internationales. Ce sont des positions que nous partageons généralement, voire totalement.

Il y a une convergence de vues sur l’intégration africaine, sur la stabilité régionale et surtout sur la nécessité de solutions africaines aux problèmes africains. Cela explique aussi les démarches du Maroc vis-à-vis du continent. Beaucoup d’initiatives sont prises et donc nous avons cette proximité qui se traduit par un soutien mutuel constant dans les enceintes régionales et multilatérales, fondé sur une communauté de vues et de convictions.

Sur le plan économique, y a-t-il aujourd’hui des secteurs plus dynamiques dans la coopération économique entre le Maroc et le Sénégal ?

Oui, sur le plan économique, cela bouge beaucoup et très vite. Cette coopération économique est l’une des plus dynamiques sur le continent. Au Sénégal, les Marocains sont présents dans les assurances, les banques, les télécoms, les infrastructures, l’habitat, l’agriculture, la formation professionnelle.

La coopération est très concrète et les investissements marocains au Sénégal illustrent un modèle de coopération sud-sud, pragmatique, orienté vers des résultats. Au Sénégal, nous essayons aussi de développer une politique d’investissement au Maroc. C’est encore timide, mais nous développons une stratégie pour renforcer la présence sénégalaise dans le tissu économique marocain.

Il existe aussi un échange académique, universitaire, entre les deux pays. Que représente-t-il pour la jeunesse et l’avenir du Sénégal et du Maroc ?

Des étudiants marocains sont présents au Sénégal, grâce à un accord de coopération académique signé dans les années 1960, qui permet des échanges d’étudiants avec des bourses partagées. Cela facilite l’accès des Marocains aux facultés sénégalaises, notamment en santé et en médecine.

De façon encore plus dynamique, de nombreux jeunes Sénégalais vont au Maroc pour leur formation. Si je ne me trompe, le Maroc est actuellement le deuxième pays de destination après la France pour les étudiants sénégalais à l’étranger. Ils acquièrent des compétences, une culture de fraternité. Ainsi, des deux côtés, cela crée une culture de rapprochement et de coopération. Ces étudiants deviennent naturellement des passerelles humaines entre nos deux pays, parfois même sans en avoir conscience.

Dimanche, c’est la finale. À votre avis, comment le football et cette finale vont-ils participer au raffermissement des liens entre le Maroc et le Sénégal ?

Le sport en général, et le football en particulier, dépassent les terrains. Le football touche les peuples dans leur quotidien. Il est vrai que cela soulève des passions et beaucoup d’engouement. Ce que je retiens de cette finale, qui se tient en terre marocaine, c’est qu’elle offre une vitrine de l’Afrique compétitive, talentueuse et ambitieuse.

Entre le Maroc et le Sénégal, ce sera la célébration de l’admiration mutuelle, du respect mutuel, de l’amitié réciproque et d’une fraternité authentique, bien au-delà du score final. J’espère que toutes les dispositions seront prises pour que les deux équipes soient mises dans les meilleures conditions afin de donner le meilleur d’elles-mêmes. Nous aurons ainsi une belle fête.

Avez-vous de bons souvenirs ou des anecdotes personnelles, comme ministre des Affaires étrangères, sur cette relation sénégalo-marocaine ? Quelque chose qui illustre la force de ces liens ?

C’est difficile de donner seulement des exemples, il faut juger cela dans l’ensemble de mes interactions avec les officiels marocains. Toutes les interactions que j’ai eues ont été marquées par une grande qualité d’écoute, une proximité humaine, un respect rare, et un attachement profond aux relations entre le Sénégal et le Maroc. Je peux citer une anecdote : l’autre jour, quand le Sénégal s’est qualifié pour les quarts de finale, j’ai vu beaucoup de personnes célébrer, parmi lesquelles de nombreux Marocains et des binationaux sénégalo-marocains. Cela montre que cette relation va de soi, tant elle est naturelle et fondée sur une grande fraternité.

La convention d’établissement, pilier de la relation Maroc-Sénégal

Au-delà des symboles et de la fraternité affichée, la solidité des relations entre le Maroc et le Sénégal repose sur un texte fondamental : la convention d’établissement, signée entre Hassan II et Léopold Sédar Senghor et ratifiée à Rabat en 1965. En avril dernier, les 60 ans de cette convention ont été solennellement célébrés sous le haut patronage du président Bassirou Diomaye Faye et du roi Mohammed VI, confirmant son rôle central dans la relation bilatérale.

Pour Bakary Sambe, directeur régional du Timbuktu Institute et auteur de l’ouvrage de référence « Le Maroc africain, trajectoire d’une ambition continentale », cette convention « donne aux Sénégalais et aux Marocains des droits quasi similaires à ceux des nationaux », y compris l’accès à certains postes dans la fonction publique. Elle a permis, par exemple, qu’un Marocain soit nommé ambassadeur du Sénégal à la FAO, ou que le Maroc soutienne l’élection de Jacques Diouf à la tête de cette organisation internationale.

«C’est la base de tout», insiste Sambe, soulignant qu’elle structure la vie sociale, professionnelle et familiale des deux communautés, qui jouissent d’un statut privilégié et d’une mobilité facilitée. Toujours en vigueur soixante ans après, elle incarne cette « alchimie » particulière que Sambe décrit dans son livre, et que le roi Mohammed VI saluait dans une lettre adressée à l’auteur, évoquant «l’enracinement du royaume en Afrique et la profondeur des liens humains, spirituels et culturels» qui unissent indéfectiblement le Maroc et le Sénégal.

Avec RFI

Mgr André Guèye officiellement intronisé archevêque de Dakar : « Servir comme Jésus, servir et rien d’autre »

L’Église catholique du Sénégal vient de tourner une page historique. Ce samedi, Mgr André Guèye a été intronisé archevêque de Dakar, lors d’une cérémonie solennelle à la cathédrale Notre-Dame des Victoires, en présence de nombreuses autorités religieuses, fidèles et délégations venues de divers diocèses.

Nommé en février dernier par le Pape François, Mgr Guèye succède à Mgr Benjamin Ndiaye, auquel il a exprimé une « profonde reconnaissance », tout en rendant hommage aux figures marquantes de l’archidiocèse : feu Mgr Marcel Lefebvre, le cardinal Hyacinthe Thiandoum et le cardinal Théodore Adrien Sarr.

Dans son homélie, le nouvel archevêque a placé son ministère sous le sceau du « service fraternel et humble », à l’image du Christ et sous la protection spirituelle de Notre Dame des Victoires et de la Délivrande de Popenguine.

« Qui pourrait prétendre être à la hauteur d’une telle mission ? Assurément personne. Tout est grâce. C’est la grâce de Dieu qui nous surprend, nous étonne et nous donne les ressources surnaturelles dont nous avons besoin », a-t-il confié.

Conscient du poids de la responsabilité, il a qualifié sa charge d’« exaltante mais exigeante », soulignant que seule l’humilité dans le service permet de répondre à l’appel.

Mgr Guèye a également lancé un appel fort à la collaboration fraternelle entre évêques, fondée sur la coordination, la consultation et la solidarité. Il a promis aux prêtres un style de gouvernance basé sur la confiance, l’écoute et la disponibilité.

Enfin, il a rappelé le sens véritable de l’autorité dans l’Église :

« L’ambition, la prétention voire l’orgueil sont tapis au fond du cœur de l’homme. (…) L’autorité ne donne qu’un seul droit : servir comme Jésus, servir et rien d’autre. »

Magal de Kazu Rajab : Sens et portée de la commémoration

La communauté mouride du Sénégal a célèbré ce lundi 27 janvier le magal de Kazu Rajab commémorant la naissance du deuxième khalife de Serigne Touba, Serigne Fallou Mbacké. Communément appelé Magalou Serigne Fallou, le Kazu Rajab est un événement très connu, où se pressent des centaines de milliers de talibés fervents chaque année dans la ville sainte de Touba. Le saint homme, Mohamed Fadel Mbacké vit le jour le 27 du 7ème mois lunaire de Rajab, appelé « ndeyi koor » dans le calendrier wolof. On dit aussi dans la religion musulmane que cette date que correspond à l’anniversaire du voyage nocturne du Sceau des Prophètes Mouhamed (Psl), en compagnie de l’Ange Gabriel d’où il ramena le rituel des cinq prières, si fondamental en Islam.

Le khalifat de Serigne Fallou a traversé plusieurs générations à cause de son ouverture. Il était un homme monde, un homme ouvert au monde connu de partout et de tous. Nombreux de ses descendants portent des noms d’illustres érudits de l’Islam. La sainteté de El Hadj Fallou Mbacké était incontestable. Puis qu’il était aussi un homme d’une grande magnanimité envers tous les créatures de DIEU. C’est lui qui a parachevé la construction et l’extension de la grande mosquée de Touba et procédé à son inauguration le vendredi 07 juin 1963 en présence de son ami, le premier président de la République du Sénégal, Léopold Sédar Senghor qu’il a accompagné.
La tradition de la célébration du Kazu Rajab, remonte aux années 60, précisément à l’an 1963. Cette année-là, son anniversaire venu, Serigne Fallou a quitté Touba quelques temps avant le coucher du soleil pour se rendre à Darou Salam, son lieu de naissance en 1888, pour y passer la nuit en prières. Il en fut ainsi pendant des années avant qu’une réelle rupture dans le cérémonial de la célébration ne soit marquée.
A cette occasion, Serigne Fallou fut accompagné d’une délégation de dignitaires religieux entre autres, Serigne Modou Khary Niang, Serigne Modou Faty Khary et quelques membres de sa propre famille comme Serigne Modou Bousso Dieng et Serigne Mouhamadou Lamine Bara Mbacké.

Sens et portée

Un jour, s’adressant à Serigne Modou Mamoune Niang, Serigne Fallou aborda son sujet par ces termes : « Je sais que ce jour vous tient beaucoup à cœur. Je vais donc vous expliquer ce qu’est sa signification profonde et, par conséquent, les motivations qui m’ont conduit à le prendre en considération, afin que vous puissiez maîtriser les modalités de sa célébration. Dans sa grande miséricorde, DIEU m’a accordé une grâce infinie. Il a fait coïncider ma naissance avec la date d’anniversaire de ces événements miraculeux. Il a plu à notre Seigneur que je sois né un vendredi, 27ème jour du mois lunaire de Rajab, de l’an 1306 de l’Hégire (1886).
Ce jour est donc pour moi un prétexte de lui rendre grâce et d’exprimer ma reconnaissance à l’endroit de Cheikhoul Khadim. Depuis, j’ai pris l’habitude, à cette date, de me rendre à Darou Salam, où je suis né, afin de m’y consacrer, toute la nuit durant, à la lecture du Coran et des Panégyriques du Prophète (PSL), en guise de témoignage de grâces au Cheikh. Pourquoi dès ma sortie de ma retraite je viens ici, chez Serigne Affia ? C’est pour réaffirmer et raffermir les liens de fraternité qui me lient à cette maison où vécut ma mère Sokhna Awa Bousso ».

Après cette mise au point, Serigne Modou Mamoune Niang, au nom de toute la famille, prit l’engagement de perpétuer cette célébration, tant qu’il restera en vie. Serigne Fallou fut rappelé à DIEU cette même année. Mais pendant les deux années qui suivirent, fidèle à sa parole, Serigne Modou Mamoune Niang s’est employé à donner à la célébration du Kazu Rajab l’éclat qui lui convient. Serigne Fallou Mbacké a été rappelé à Dieu le 6 août 1968 à Touba à l’âge de 80 ans.

A. Saleh

La querelle entre Serigne Modou Bousso et Cheikh Omar Diagne : une affaire d’honneur et de religion

Un climat tendu règne actuellement au sein de la communauté religieuse de Touba, suite à une plainte déposée par Cheikh Omar Diagne, directeur des moyens généraux de la Présidence, contre Serigne Modou Bousso. La Division spéciale de lutte contre la cybercriminalité (DSC) a convoqué le marabout pour s’expliquer sur des propos jugés calomnieux à l’encontre de Cheikh Omar Diagne. L’affaire a pris une nouvelle tournure après l’audition de Serigne Modou Bousso, qui a non seulement réitéré ses accusations, mais les a également justifiées.

Serigne Modou Bousso a répondu sans hésitation à la convocation de la police. Selon les informations rapportées par le journal Les Échos, le marabout a confirmé les accusations portées contre lui, tout en précisant que ses paroles étaient une réaction à une attaque initiale de Cheikh Omar Diagne contre Serigne Touba. « Cheikh Omar avait insinué qu’un supposé deal impliquant certains guides religieux de Touba, avec une commission de 10% sur certaines transactions, avait lieu. C’est une offense grave que je ne pouvais pas laisser passer », a-t-il déclaré fermement.

Le jeune marabout, se réclamant de son lignage spirituel, a tenu à marquer sa position : « Je suis Serigne et fils de Serigne. Je ne laisserai jamais passer une telle offense sans réponse. S’il [Cheikh Omar Diagne] répète ce qu’il a dit, je répliquerai avec les mêmes mots. »

L’affaire prend une dimension politique lorsque Serigne Modou Bousso interpelle le président Bassirou Diomaye Faye, qu’il considère comme un fils spirituel de Serigne Mountakha, l’actuel khalife général des Mourides. « Le Président vient à Touba comme un fils de Serigne Mountakha, et comme un talibé respecté parmi nous. Il ne doit pas laisser à ses côtés quelqu’un qui insulte Serigne Touba », a-t-il insisté.

La référence à Ahmed Suzanne Camara, emprisonné pour avoir insulté le président de la République, met en lumière ce que certains considèrent comme une inégalité de traitement. Serigne Modou Bousso conclut en lançant un ultimatum au président Bassirou Diomaye Faye : « J’assume, [Diomaye Faye] doit choisir entre Cheikh Omar Diagne et Touba. »

Cette affaire risque de raviver les tensions entre l’État et la communauté religieuse de Touba, un pilier de la société sénégalaise. L’évolution de cette querelle pourrait avoir des répercussions profondes sur les relations entre le pouvoir politique et les autorités religieuses du pays.

Bignona : Le Président Diomaye Faye hôte du gamou de Fansou Bodian

Le président Bassirou Diomaye Faye a marqué une première historique en visitant Bignona pour assister au Gamou de l’imam Fansou Bodian. Arrivé aux alentours de 14 heures, le chef de l’État a rejoint l’imam pour la prière du vendredi, une première pour un président sénégalais à ce rendez-vous religieux initié depuis 1990 par l’imam ratib de Bignona.

Après la prière à la grande mosquée de Bignona, le président Faye s’est rendu au domicile de l’imam Fansou Bodian pour un entretien en tête-à-tête. Ce moment privilégié a été suivi d’une conférence publique animée par les deux hommes, en présence de personnalités religieuses, d’autorités locales et de nombreux fidèles. À l’issue de cette rencontre, le président Faye a quitté Bignona, laissant la cérémonie officielle du Gamou entre les mains du ministre du Travail et des Relations avec les institutions, Yankoba Diémé, ancien président du Conseil départemental de Bignona.

Le Gamou de Fansou Bodian est un événement religieux majeur, attirant des milliers de pèlerins du Sénégal, de la Gambie, de la Guinée-Bissau et de la sous-région. La présence du président Faye souligne l’importance de ce rassemblement et son engagement envers les traditions religieuses du pays.

El Hadj Ousmane Fansou Bodian, né en 1942 à Diégoune dans l’arrondissement de Tendouck, département de Bignona, est une figure respectée de la communauté. En tant qu’imam ratib de la grande mosquée de Bignona, il joue un rôle central dans la vie spirituelle de la région.

La visite du président Faye à Bignona pour ce Gamou réaffirme l’engagement du gouvernement à soutenir et honorer les traditions religieuses du Sénégal, tout en renforçant les liens avec les communautés locales.

Titre : La contribution de l’Église à la stabilité du Sénégal saluée par le ministre de l’Intérieur

Lors de la célébration nationale du pèlerinage marial de Popenguine, le ministre de l’Intérieur, Jean Baptiste Tine, a exprimé sa gratitude envers les foyers religieux pour leur rôle essentiel dans la pacification et la consolidation de l’état de droit au Sénégal. Soulignant particulièrement l’apport de l’Église, le général Tine a affirmé que celle-ci méritait toute la reconnaissance de la République et de la nation pour sa contribution à la paix et à la stabilité du pays.

Il a également mis en lumière la relation fraternelle entre les différentes communautés religieuses au Sénégal, soulignant le dialogue islamo-chrétien comme un exemple de cohabitation pacifique, contrastant avec l’intolérance et l’extrémisme observés ailleurs dans le monde. Cette coexistence harmonieuse entre les religions, selon le ministre, est une caractéristique distinctive du Sénégal qui mérite d’être célébrée et préservée.

En saluant les autorités religieuses de toutes obédiences, le ministre a souligné l’importance du partenariat entre l’État et les institutions religieuses pour promouvoir la paix sociale et la cohésion nationale. Cette reconnaissance officielle de l’engagement de l’Église et des autres communautés religieuses dans la construction d’une société paisible et inclusive souligne l’importance de la collaboration entre les différents acteurs de la société sénégalaise pour faire face aux défis actuels et futurs.

Pèlerinage marial de Popenguine : Le Président Bassirou D. D. Faye magnifie le vivre ensemble et sollicite des prières pour le Sénégal

À la veille de la 136ème édition du pèlerinage marial de Popenguine, le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye a visité Mgr Benjamin Ndiaye, Archevêque de Dakar. Cette visite, marquée par un profond respect et une reconnaissance envers la communauté catholique, a permis au Président de souligner l’importance du vivre ensemble et de la diversité spirituelle au Sénégal.

S’exprimant en prélude à cet événement religieux majeur, le Président Faye a déclaré : « Je viens ici en ma qualité de Président pour voir les conditions dans lesquelles se trouve la forte communauté qui se déplace ici pour accomplir le pèlerinage marial. Je viens aussi pour constater et apprendre avec vous tout ce qui doit être fait et tout ce qui reste à être fait pour qu’ensemble nous puissions identifier les priorités du moment et surtout voir les meilleurs délais de réalisation de ce formidable édifice. »

Il a également souligné l’importance de la fête de la Pentecôte, une période de forte spiritualité pour les chrétiens du monde entier, marquée par des célébrations allant du Carême à la Pentecôte.

Le Président Faye a mis en lumière la dimension interreligieuse du pèlerinage : « Le pèlerinage marial de Popenguine est un moment de célébration de la Vierge Marie, notre Dame de la Délivrance. Un moment où chrétiens comme musulmans montrent et démontrent au monde entier que la diversité spirituelle est une force. » Il a salué l’engagement de l’État aux côtés de la communauté chrétienne et des autres communautés pour renforcer cette diversité et bâtir un Sénégal uni.

En conclusion, le Président a sollicité des prières pour un Sénégal de justice, de paix et de prospérité : « Notre Dame de la Délivrance nous offre un merveilleux exemple par les valeurs universelles qu’elle incarne dans un modèle de vertu, d’amour, de compassion et de pardon. Toutes les choses dont nous avons aujourd’hui besoin au Sénégal pour refonder notre vivre ensemble. »

Le pèlerinage marial de Popenguine reste un moment fort de spiritualité et de solidarité, illustrant l’engagement de toute une nation à promouvoir la paix et l’unité à travers la diversité religieuse et culturelle.

Visite Présidentielle à Médina Gounass : Le Chef de l’État réaffirme son engagement pour les valeurs spirituelles

En début d’après-midi hier, le Président de la République, SEM Bassirou Diomaye Faye, est arrivé à Tambacounda, marquant le début d’une visite significative qui l’a conduit à Médina Gounass, dans le département de Vélingara. Là, il a été chaleureusement accueilli par le khalife général, Thierno Amadou Tidiane Ba, dans un geste de fraternité et de respect mutuel.

La visite, qui s’inscrit dans une démarche de courtoisie, a également été l’occasion pour le chef de l’État de réaffirmer son engagement envers les valeurs spirituelles et culturelles qui sont le socle de la nation sénégalaise. Le président a souligné l’importance cruciale de Daaka, un rassemblement spirituel annuel, dans la promotion de la paix, de la cohésion sociale, et du vivre-ensemble, des piliers essentiels pour le développement harmonieux du pays.

Après un entretien privé avec le khalife, un moment de communion spirituelle à suivi. Le président Faye a participé à la prière du vendredi, aux côtés de Thierno Amadou Tidiane Ba, renforçant ainsi les liens entre l’État et la communauté religieuse. Cette démarche illustre l’importance que le gouvernement accorde aux dirigeants spirituels dans la préservation de la paix sociale et le renforcement de l’unité nationale.

La journée s’est poursuivie avec la participation du président à la cérémonie officielle du Daaka, où il a été reçu avec tous les honneurs dus à son rang. L’événement a été marqué par des prières et des bénédictions pour la nation, réitérant le rôle de la spiritualité comme guide pour la justice, la prospérité et la paix au Sénégal.

La visite du président à Médina Gounass est un rappel puissant que, dans un monde en mutation rapide, le Sénégal reste ancré dans ses traditions tout en embrassant l’avenir. Elle témoigne de l’engagement du gouvernement à soutenir et à valoriser les institutions religieuses qui jouent un rôle crucial dans la société sénégalaise, tout en œuvrant pour le progrès et le bien-être de tous ses citoyens.

ZIARRA GÉNÉRALE DE TIVAOUANE : Le khalife convoque la sacralité du mariage et de l’esprit d’entreprise 

La 94e Ziarra générale de Tivaouane, ce dimanche, dirigée par le Khalife Général des Tidjanes, Serigne Babacar Sy Mansour, a été marquée par des recommandations cruciales à la jeunesse sur le mariage et l’engagement entrepreneurial. Cet événement religieux a également été l’occasion d’organiser une foire de la jeunesse tidjane, mettant en lumière les enjeux économiques contemporains.

Par la voix de Serigne Pape Makhtar Kébé, dans un discours empreint de sagesse, Serigne Babacar Sy Mansour,a traité de l’importance du mariage comme moyen de prévenir la fornication et de promouvoir la stabilité sociale. Encourageant les jeunes à envisager le mariage dès un âge précoce, entre 20 et 25 ans, le khalife général a également préconisé le jeûne comme alternative pour ceux qui ne peuvent pas se marier immédiatement.

Par ailleurs, l’occasion a été saisie par les jeunes tidjanes pour organiser une foire de la jeunesse tidjane qui est une plateforme énergique sur les enjeux économiques actuels, encourageant l’entrepreneuriat au sein de la communauté. Les jeunes, au sein des dahiras (sections religieuses), ont présenté des activités génératrices de revenus par la vente de céréales, fruits, entre autres, démontrant ainsi leur engagement envers le développement économique de leur communauté.

La Ziarra générale, placée sous un dispositif de sécurité renforcé, a été un moment de dévotion et de réaffirmation des valeurs spirituelles et culturelles de la communauté tidjane. Cet événement annuel, réunissant des fidèles de différentes régions, a été l’occasion de célébrer la foi et de renouveler l’engagement envers les enseignements du Prophète Muhammad (PSL).

Pour terminer, la Ziarra générale de Tivaouane a été un événement empreint de spiritualité et de dynamisme, mettant en avant l’importance du mariage et de l’esprit d’entreprise dans la vie des fidèles tidjanes. Sous la direction éclairée de Serigne Babacar Sy Mansour, la communauté tidjane poursuit son engagement envers ses valeurs fondamentales, tout en embrassant les défis économiques de notre époque.

Vendredi Saint à Bignona : Les fidèles marchent sur les pas de Jésus lors du Chemin de Croix

À Bignona, le Vendredi Saint a revêtu une signification particulière pour les fidèles de la paroisse Notre-Dame de Lourdes, alors qu’ils ont suivi les pas de Jésus sur le chemin de croix, commémorant ainsi la passion et la crucifixion du Christ.

De la place publique du quartier Bassène à l’Église Notre-Dame de Lourdes, les fidèles ont parcouru les 14 stations du chemin de croix, méditant sur les moments clés de la condamnation et de la crucifixion de Jésus. Sous la direction de l’Abbé Xavier Ngandoul, directeur du séminaire Notre-Dame, cette marche de foi a été empreinte de réflexion et de dévotion.

« Aujourd’hui, malgré les 2000 ans écoulés, nous sommes témoins et participants renouvelés de la grâce de la croix, car cette grâce se renouvelle chaque jour », a déclaré l’Abbé Xavier Ngandoul, soulignant ainsi la vivacité de la foi chrétienne et l’espoir d’une résurrection joyeuse.

Après avoir suivi Jésus sur son chemin de souffrance, les fidèles ont ensuite vénéré la croix à l’intérieur de l’église Notre-Dame de Lourdes. L’Abbé Xavier a rappelé le sens du deuil de l’Église en ce jour, marquant la mort du Christ sur la croix.

Le Vendredi Saint marque également la fin du carême chrétien, tandis que les fidèles se préparent à vivre les derniers jours du Triduum Pascal, aboutissant à la célébration de Pâques, la résurrection du Christ.

Message de Paix du Président Macky Sall aux Chrétiens en ce Jour de Carême

En ce jour symbolique du Carême, marquant le commencement d’une période de jeûne et de réflexion pour la communauté chrétienne, le président Macky Sall a transmis un message empreint de paix et d’harmonie à tous les fidèles catholiques.

« En ce mercredi des cendres, je souhaite à tous les chrétiens un carême béni, empli de paix, d’espoir et de fraternité. Que cette période de renouveau spirituel, de pénitence et de prière vous apporte force et réconfort. Ensemble, rappelons-nous que la paix est un objectif essentiel », a-t-il exprimé.

Ce message, empreint de valeurs universelles telles que la solidarité et la compassion, souligne l’importance de la paix intérieure et du respect mutuel dans la société sénégalaise. Le président Sall invite ainsi chacun à s’unir dans un esprit de tolérance et de compréhension, en mettant l’accent sur les vertus du partage et de la bienveillance.

Alors que les fidèles entament cette période de méditation et de purification, le président Sall encourage à faire preuve de générosité envers les plus démunis et à cultiver un sentiment de solidarité envers tous les membres de la communauté, quelles que soient leurs croyances ou leurs origines.

Ce message présidentiel témoigne de l’engagement du gouvernement en faveur du vivre-ensemble et de la promotion des valeurs de tolérance et d’unité nationale. En cette période de Carême, il invite chacun à méditer sur ces principes fondamentaux et à œuvrer ensemble pour un Sénégal plus pacifique et solidaire.

Le Khalife Général de Médina Baye arrive à Abuja pour célébrer le Gamou de Cheikh Al Islam Baye

Le Khalife général de Médina Baye, accompagné d’une délégation importante, a récemment mis le cap sur Abuja pour prendre part au gamou dédié à Cheikh Al Islam Baye, programmé pour le 10 février 2024. L’arrivée remarquée du Khalife s’est effectuée à bord d’un jet privé, en compagnie du Ministre en charge des Grands Travaux, Baye Ciss. Comme chaque année, cet événement religieux majeur devrait rassembler des millions de fidèles au stade de la ville d’Abuja.

Le programme du Khalife comprend une série de visites au grand stade qui accueillera le gamou, ainsi que des rencontres prévues avec les chefs religieux Moukhadams de Baye Niass, le Président de la République et d’autres dignitaires nigérians. Parmi les points forts de cet agenda figure également le projet de modernisation de la cité de Mawlana Cheikh Al Islam Baye, plus connue sous le nom de Médina Baye, qui occupera une place centrale dans les discussions.

Cette célébration revêt une importance particulière pour la communauté religieuse et pour Médina Baye, qui continue de jouer un rôle essentiel dans la diffusion de l’Islam et dans la promotion des valeurs de paix et de fraternité au sein de la société. Le Gamou de Cheikh Al Islam Baye est donc l’occasion pour les fidèles de se rassembler, de célébrer leur foi et de renforcer les liens qui les unissent autour des enseignements de leur guide spirituel.

Serigne Ousseynou Kane appelle à l’intégrité lors de la célébration de Kazourajap : « Mangui dink nieup niou fonkeu diouli »

Lors de la célébration de Kazourajap, une fête religieuse majeure pour la communauté mouride au Sénégal, Serigne Ousseynou Kane a prononcé des paroles marquantes, appelant à l’intégrité et à la vérité. Son discours, empreint de fermeté et de détermination, a captivé l’attention des fidèles présents à l’événement.

« Mangui dink nieup niou fonkeu diouli », a déclaré Serigne Ousseynou Kane, soulignant ainsi l’importance de l’honnêteté et de l’authenticité dans la vie quotidienne. Cette phrase, chargée de sens, résonne comme un appel à la responsabilité et à la transparence, tant sur le plan individuel que collectif.

À travers ses paroles, Serigne Ousseynou Kane semble adresser un message implicite aux dirigeants politiques et à toute personne investie d’une responsabilité dans la société. Il rappelle l’importance de rester fidèle à ses principes et de ne pas dévier du chemin de la vérité, même face aux pressions ou aux tentations.

La déclaration de Serigne Ousseynou Kane intervient dans un contexte de tensions politiques et sociales au Sénégal, marqué par des manifestations et des contestations contre le gouvernement. Son appel à l’intégrité résonne comme une invitation à dépasser les divisions et les conflits, en favorisant des valeurs de justice, d’équité et de droiture.

En cette période de turbulences, les paroles de Serigne Ousseynou Kane résonnent comme un rappel salutaire de l’importance de l’intégrité et de la vertu dans la construction d’une société juste et équilibrée. Elles appellent chacun à se montrer exemplaire dans ses actions et à œuvrer pour le bien-être commun, dans le respect des valeurs morales et spirituelles qui fondent l’identité sénégalaise.

Quitter la version mobile