Magal de Kazu Rajab : Sens et portée de la commémoration

La communauté mouride du Sénégal a célèbré ce lundi 27 janvier le magal de Kazu Rajab commémorant la naissance du deuxième khalife de Serigne Touba, Serigne Fallou Mbacké. Communément appelé Magalou Serigne Fallou, le Kazu Rajab est un événement très connu, où se pressent des centaines de milliers de talibés fervents chaque année dans la ville sainte de Touba. Le saint homme, Mohamed Fadel Mbacké vit le jour le 27 du 7ème mois lunaire de Rajab, appelé « ndeyi koor » dans le calendrier wolof. On dit aussi dans la religion musulmane que cette date que correspond à l’anniversaire du voyage nocturne du Sceau des Prophètes Mouhamed (Psl), en compagnie de l’Ange Gabriel d’où il ramena le rituel des cinq prières, si fondamental en Islam.

Le khalifat de Serigne Fallou a traversé plusieurs générations à cause de son ouverture. Il était un homme monde, un homme ouvert au monde connu de partout et de tous. Nombreux de ses descendants portent des noms d’illustres érudits de l’Islam. La sainteté de El Hadj Fallou Mbacké était incontestable. Puis qu’il était aussi un homme d’une grande magnanimité envers tous les créatures de DIEU. C’est lui qui a parachevé la construction et l’extension de la grande mosquée de Touba et procédé à son inauguration le vendredi 07 juin 1963 en présence de son ami, le premier président de la République du Sénégal, Léopold Sédar Senghor qu’il a accompagné.
La tradition de la célébration du Kazu Rajab, remonte aux années 60, précisément à l’an 1963. Cette année-là, son anniversaire venu, Serigne Fallou a quitté Touba quelques temps avant le coucher du soleil pour se rendre à Darou Salam, son lieu de naissance en 1888, pour y passer la nuit en prières. Il en fut ainsi pendant des années avant qu’une réelle rupture dans le cérémonial de la célébration ne soit marquée.
A cette occasion, Serigne Fallou fut accompagné d’une délégation de dignitaires religieux entre autres, Serigne Modou Khary Niang, Serigne Modou Faty Khary et quelques membres de sa propre famille comme Serigne Modou Bousso Dieng et Serigne Mouhamadou Lamine Bara Mbacké.

Sens et portée

Un jour, s’adressant à Serigne Modou Mamoune Niang, Serigne Fallou aborda son sujet par ces termes : « Je sais que ce jour vous tient beaucoup à cœur. Je vais donc vous expliquer ce qu’est sa signification profonde et, par conséquent, les motivations qui m’ont conduit à le prendre en considération, afin que vous puissiez maîtriser les modalités de sa célébration. Dans sa grande miséricorde, DIEU m’a accordé une grâce infinie. Il a fait coïncider ma naissance avec la date d’anniversaire de ces événements miraculeux. Il a plu à notre Seigneur que je sois né un vendredi, 27ème jour du mois lunaire de Rajab, de l’an 1306 de l’Hégire (1886).
Ce jour est donc pour moi un prétexte de lui rendre grâce et d’exprimer ma reconnaissance à l’endroit de Cheikhoul Khadim. Depuis, j’ai pris l’habitude, à cette date, de me rendre à Darou Salam, où je suis né, afin de m’y consacrer, toute la nuit durant, à la lecture du Coran et des Panégyriques du Prophète (PSL), en guise de témoignage de grâces au Cheikh. Pourquoi dès ma sortie de ma retraite je viens ici, chez Serigne Affia ? C’est pour réaffirmer et raffermir les liens de fraternité qui me lient à cette maison où vécut ma mère Sokhna Awa Bousso ».

Après cette mise au point, Serigne Modou Mamoune Niang, au nom de toute la famille, prit l’engagement de perpétuer cette célébration, tant qu’il restera en vie. Serigne Fallou fut rappelé à DIEU cette même année. Mais pendant les deux années qui suivirent, fidèle à sa parole, Serigne Modou Mamoune Niang s’est employé à donner à la célébration du Kazu Rajab l’éclat qui lui convient. Serigne Fallou Mbacké a été rappelé à Dieu le 6 août 1968 à Touba à l’âge de 80 ans.

A. Saleh

La querelle entre Serigne Modou Bousso et Cheikh Omar Diagne : une affaire d’honneur et de religion

Un climat tendu règne actuellement au sein de la communauté religieuse de Touba, suite à une plainte déposée par Cheikh Omar Diagne, directeur des moyens généraux de la Présidence, contre Serigne Modou Bousso. La Division spéciale de lutte contre la cybercriminalité (DSC) a convoqué le marabout pour s’expliquer sur des propos jugés calomnieux à l’encontre de Cheikh Omar Diagne. L’affaire a pris une nouvelle tournure après l’audition de Serigne Modou Bousso, qui a non seulement réitéré ses accusations, mais les a également justifiées.

Serigne Modou Bousso a répondu sans hésitation à la convocation de la police. Selon les informations rapportées par le journal Les Échos, le marabout a confirmé les accusations portées contre lui, tout en précisant que ses paroles étaient une réaction à une attaque initiale de Cheikh Omar Diagne contre Serigne Touba. « Cheikh Omar avait insinué qu’un supposé deal impliquant certains guides religieux de Touba, avec une commission de 10% sur certaines transactions, avait lieu. C’est une offense grave que je ne pouvais pas laisser passer », a-t-il déclaré fermement.

Le jeune marabout, se réclamant de son lignage spirituel, a tenu à marquer sa position : « Je suis Serigne et fils de Serigne. Je ne laisserai jamais passer une telle offense sans réponse. S’il [Cheikh Omar Diagne] répète ce qu’il a dit, je répliquerai avec les mêmes mots. »

L’affaire prend une dimension politique lorsque Serigne Modou Bousso interpelle le président Bassirou Diomaye Faye, qu’il considère comme un fils spirituel de Serigne Mountakha, l’actuel khalife général des Mourides. « Le Président vient à Touba comme un fils de Serigne Mountakha, et comme un talibé respecté parmi nous. Il ne doit pas laisser à ses côtés quelqu’un qui insulte Serigne Touba », a-t-il insisté.

La référence à Ahmed Suzanne Camara, emprisonné pour avoir insulté le président de la République, met en lumière ce que certains considèrent comme une inégalité de traitement. Serigne Modou Bousso conclut en lançant un ultimatum au président Bassirou Diomaye Faye : « J’assume, [Diomaye Faye] doit choisir entre Cheikh Omar Diagne et Touba. »

Cette affaire risque de raviver les tensions entre l’État et la communauté religieuse de Touba, un pilier de la société sénégalaise. L’évolution de cette querelle pourrait avoir des répercussions profondes sur les relations entre le pouvoir politique et les autorités religieuses du pays.

Bignona : Le Président Diomaye Faye hôte du gamou de Fansou Bodian

Le président Bassirou Diomaye Faye a marqué une première historique en visitant Bignona pour assister au Gamou de l’imam Fansou Bodian. Arrivé aux alentours de 14 heures, le chef de l’État a rejoint l’imam pour la prière du vendredi, une première pour un président sénégalais à ce rendez-vous religieux initié depuis 1990 par l’imam ratib de Bignona.

Après la prière à la grande mosquée de Bignona, le président Faye s’est rendu au domicile de l’imam Fansou Bodian pour un entretien en tête-à-tête. Ce moment privilégié a été suivi d’une conférence publique animée par les deux hommes, en présence de personnalités religieuses, d’autorités locales et de nombreux fidèles. À l’issue de cette rencontre, le président Faye a quitté Bignona, laissant la cérémonie officielle du Gamou entre les mains du ministre du Travail et des Relations avec les institutions, Yankoba Diémé, ancien président du Conseil départemental de Bignona.

Le Gamou de Fansou Bodian est un événement religieux majeur, attirant des milliers de pèlerins du Sénégal, de la Gambie, de la Guinée-Bissau et de la sous-région. La présence du président Faye souligne l’importance de ce rassemblement et son engagement envers les traditions religieuses du pays.

El Hadj Ousmane Fansou Bodian, né en 1942 à Diégoune dans l’arrondissement de Tendouck, département de Bignona, est une figure respectée de la communauté. En tant qu’imam ratib de la grande mosquée de Bignona, il joue un rôle central dans la vie spirituelle de la région.

La visite du président Faye à Bignona pour ce Gamou réaffirme l’engagement du gouvernement à soutenir et honorer les traditions religieuses du Sénégal, tout en renforçant les liens avec les communautés locales.

Titre : La contribution de l’Église à la stabilité du Sénégal saluée par le ministre de l’Intérieur

Lors de la célébration nationale du pèlerinage marial de Popenguine, le ministre de l’Intérieur, Jean Baptiste Tine, a exprimé sa gratitude envers les foyers religieux pour leur rôle essentiel dans la pacification et la consolidation de l’état de droit au Sénégal. Soulignant particulièrement l’apport de l’Église, le général Tine a affirmé que celle-ci méritait toute la reconnaissance de la République et de la nation pour sa contribution à la paix et à la stabilité du pays.

Il a également mis en lumière la relation fraternelle entre les différentes communautés religieuses au Sénégal, soulignant le dialogue islamo-chrétien comme un exemple de cohabitation pacifique, contrastant avec l’intolérance et l’extrémisme observés ailleurs dans le monde. Cette coexistence harmonieuse entre les religions, selon le ministre, est une caractéristique distinctive du Sénégal qui mérite d’être célébrée et préservée.

En saluant les autorités religieuses de toutes obédiences, le ministre a souligné l’importance du partenariat entre l’État et les institutions religieuses pour promouvoir la paix sociale et la cohésion nationale. Cette reconnaissance officielle de l’engagement de l’Église et des autres communautés religieuses dans la construction d’une société paisible et inclusive souligne l’importance de la collaboration entre les différents acteurs de la société sénégalaise pour faire face aux défis actuels et futurs.

Pèlerinage marial de Popenguine : Le Président Bassirou D. D. Faye magnifie le vivre ensemble et sollicite des prières pour le Sénégal

À la veille de la 136ème édition du pèlerinage marial de Popenguine, le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye a visité Mgr Benjamin Ndiaye, Archevêque de Dakar. Cette visite, marquée par un profond respect et une reconnaissance envers la communauté catholique, a permis au Président de souligner l’importance du vivre ensemble et de la diversité spirituelle au Sénégal.

S’exprimant en prélude à cet événement religieux majeur, le Président Faye a déclaré : « Je viens ici en ma qualité de Président pour voir les conditions dans lesquelles se trouve la forte communauté qui se déplace ici pour accomplir le pèlerinage marial. Je viens aussi pour constater et apprendre avec vous tout ce qui doit être fait et tout ce qui reste à être fait pour qu’ensemble nous puissions identifier les priorités du moment et surtout voir les meilleurs délais de réalisation de ce formidable édifice. »

Il a également souligné l’importance de la fête de la Pentecôte, une période de forte spiritualité pour les chrétiens du monde entier, marquée par des célébrations allant du Carême à la Pentecôte.

Le Président Faye a mis en lumière la dimension interreligieuse du pèlerinage : « Le pèlerinage marial de Popenguine est un moment de célébration de la Vierge Marie, notre Dame de la Délivrance. Un moment où chrétiens comme musulmans montrent et démontrent au monde entier que la diversité spirituelle est une force. » Il a salué l’engagement de l’État aux côtés de la communauté chrétienne et des autres communautés pour renforcer cette diversité et bâtir un Sénégal uni.

En conclusion, le Président a sollicité des prières pour un Sénégal de justice, de paix et de prospérité : « Notre Dame de la Délivrance nous offre un merveilleux exemple par les valeurs universelles qu’elle incarne dans un modèle de vertu, d’amour, de compassion et de pardon. Toutes les choses dont nous avons aujourd’hui besoin au Sénégal pour refonder notre vivre ensemble. »

Le pèlerinage marial de Popenguine reste un moment fort de spiritualité et de solidarité, illustrant l’engagement de toute une nation à promouvoir la paix et l’unité à travers la diversité religieuse et culturelle.

Visite Présidentielle à Médina Gounass : Le Chef de l’État réaffirme son engagement pour les valeurs spirituelles

En début d’après-midi hier, le Président de la République, SEM Bassirou Diomaye Faye, est arrivé à Tambacounda, marquant le début d’une visite significative qui l’a conduit à Médina Gounass, dans le département de Vélingara. Là, il a été chaleureusement accueilli par le khalife général, Thierno Amadou Tidiane Ba, dans un geste de fraternité et de respect mutuel.

La visite, qui s’inscrit dans une démarche de courtoisie, a également été l’occasion pour le chef de l’État de réaffirmer son engagement envers les valeurs spirituelles et culturelles qui sont le socle de la nation sénégalaise. Le président a souligné l’importance cruciale de Daaka, un rassemblement spirituel annuel, dans la promotion de la paix, de la cohésion sociale, et du vivre-ensemble, des piliers essentiels pour le développement harmonieux du pays.

Après un entretien privé avec le khalife, un moment de communion spirituelle à suivi. Le président Faye a participé à la prière du vendredi, aux côtés de Thierno Amadou Tidiane Ba, renforçant ainsi les liens entre l’État et la communauté religieuse. Cette démarche illustre l’importance que le gouvernement accorde aux dirigeants spirituels dans la préservation de la paix sociale et le renforcement de l’unité nationale.

La journée s’est poursuivie avec la participation du président à la cérémonie officielle du Daaka, où il a été reçu avec tous les honneurs dus à son rang. L’événement a été marqué par des prières et des bénédictions pour la nation, réitérant le rôle de la spiritualité comme guide pour la justice, la prospérité et la paix au Sénégal.

La visite du président à Médina Gounass est un rappel puissant que, dans un monde en mutation rapide, le Sénégal reste ancré dans ses traditions tout en embrassant l’avenir. Elle témoigne de l’engagement du gouvernement à soutenir et à valoriser les institutions religieuses qui jouent un rôle crucial dans la société sénégalaise, tout en œuvrant pour le progrès et le bien-être de tous ses citoyens.

ZIARRA GÉNÉRALE DE TIVAOUANE : Le khalife convoque la sacralité du mariage et de l’esprit d’entreprise 

La 94e Ziarra générale de Tivaouane, ce dimanche, dirigée par le Khalife Général des Tidjanes, Serigne Babacar Sy Mansour, a été marquée par des recommandations cruciales à la jeunesse sur le mariage et l’engagement entrepreneurial. Cet événement religieux a également été l’occasion d’organiser une foire de la jeunesse tidjane, mettant en lumière les enjeux économiques contemporains.

Par la voix de Serigne Pape Makhtar Kébé, dans un discours empreint de sagesse, Serigne Babacar Sy Mansour,a traité de l’importance du mariage comme moyen de prévenir la fornication et de promouvoir la stabilité sociale. Encourageant les jeunes à envisager le mariage dès un âge précoce, entre 20 et 25 ans, le khalife général a également préconisé le jeûne comme alternative pour ceux qui ne peuvent pas se marier immédiatement.

Par ailleurs, l’occasion a été saisie par les jeunes tidjanes pour organiser une foire de la jeunesse tidjane qui est une plateforme énergique sur les enjeux économiques actuels, encourageant l’entrepreneuriat au sein de la communauté. Les jeunes, au sein des dahiras (sections religieuses), ont présenté des activités génératrices de revenus par la vente de céréales, fruits, entre autres, démontrant ainsi leur engagement envers le développement économique de leur communauté.

La Ziarra générale, placée sous un dispositif de sécurité renforcé, a été un moment de dévotion et de réaffirmation des valeurs spirituelles et culturelles de la communauté tidjane. Cet événement annuel, réunissant des fidèles de différentes régions, a été l’occasion de célébrer la foi et de renouveler l’engagement envers les enseignements du Prophète Muhammad (PSL).

Pour terminer, la Ziarra générale de Tivaouane a été un événement empreint de spiritualité et de dynamisme, mettant en avant l’importance du mariage et de l’esprit d’entreprise dans la vie des fidèles tidjanes. Sous la direction éclairée de Serigne Babacar Sy Mansour, la communauté tidjane poursuit son engagement envers ses valeurs fondamentales, tout en embrassant les défis économiques de notre époque.

Vendredi Saint à Bignona : Les fidèles marchent sur les pas de Jésus lors du Chemin de Croix

À Bignona, le Vendredi Saint a revêtu une signification particulière pour les fidèles de la paroisse Notre-Dame de Lourdes, alors qu’ils ont suivi les pas de Jésus sur le chemin de croix, commémorant ainsi la passion et la crucifixion du Christ.

De la place publique du quartier Bassène à l’Église Notre-Dame de Lourdes, les fidèles ont parcouru les 14 stations du chemin de croix, méditant sur les moments clés de la condamnation et de la crucifixion de Jésus. Sous la direction de l’Abbé Xavier Ngandoul, directeur du séminaire Notre-Dame, cette marche de foi a été empreinte de réflexion et de dévotion.

« Aujourd’hui, malgré les 2000 ans écoulés, nous sommes témoins et participants renouvelés de la grâce de la croix, car cette grâce se renouvelle chaque jour », a déclaré l’Abbé Xavier Ngandoul, soulignant ainsi la vivacité de la foi chrétienne et l’espoir d’une résurrection joyeuse.

Après avoir suivi Jésus sur son chemin de souffrance, les fidèles ont ensuite vénéré la croix à l’intérieur de l’église Notre-Dame de Lourdes. L’Abbé Xavier a rappelé le sens du deuil de l’Église en ce jour, marquant la mort du Christ sur la croix.

Le Vendredi Saint marque également la fin du carême chrétien, tandis que les fidèles se préparent à vivre les derniers jours du Triduum Pascal, aboutissant à la célébration de Pâques, la résurrection du Christ.

Message de Paix du Président Macky Sall aux Chrétiens en ce Jour de Carême

En ce jour symbolique du Carême, marquant le commencement d’une période de jeûne et de réflexion pour la communauté chrétienne, le président Macky Sall a transmis un message empreint de paix et d’harmonie à tous les fidèles catholiques.

« En ce mercredi des cendres, je souhaite à tous les chrétiens un carême béni, empli de paix, d’espoir et de fraternité. Que cette période de renouveau spirituel, de pénitence et de prière vous apporte force et réconfort. Ensemble, rappelons-nous que la paix est un objectif essentiel », a-t-il exprimé.

Ce message, empreint de valeurs universelles telles que la solidarité et la compassion, souligne l’importance de la paix intérieure et du respect mutuel dans la société sénégalaise. Le président Sall invite ainsi chacun à s’unir dans un esprit de tolérance et de compréhension, en mettant l’accent sur les vertus du partage et de la bienveillance.

Alors que les fidèles entament cette période de méditation et de purification, le président Sall encourage à faire preuve de générosité envers les plus démunis et à cultiver un sentiment de solidarité envers tous les membres de la communauté, quelles que soient leurs croyances ou leurs origines.

Ce message présidentiel témoigne de l’engagement du gouvernement en faveur du vivre-ensemble et de la promotion des valeurs de tolérance et d’unité nationale. En cette période de Carême, il invite chacun à méditer sur ces principes fondamentaux et à œuvrer ensemble pour un Sénégal plus pacifique et solidaire.

Le Khalife Général de Médina Baye arrive à Abuja pour célébrer le Gamou de Cheikh Al Islam Baye

Le Khalife général de Médina Baye, accompagné d’une délégation importante, a récemment mis le cap sur Abuja pour prendre part au gamou dédié à Cheikh Al Islam Baye, programmé pour le 10 février 2024. L’arrivée remarquée du Khalife s’est effectuée à bord d’un jet privé, en compagnie du Ministre en charge des Grands Travaux, Baye Ciss. Comme chaque année, cet événement religieux majeur devrait rassembler des millions de fidèles au stade de la ville d’Abuja.

Le programme du Khalife comprend une série de visites au grand stade qui accueillera le gamou, ainsi que des rencontres prévues avec les chefs religieux Moukhadams de Baye Niass, le Président de la République et d’autres dignitaires nigérians. Parmi les points forts de cet agenda figure également le projet de modernisation de la cité de Mawlana Cheikh Al Islam Baye, plus connue sous le nom de Médina Baye, qui occupera une place centrale dans les discussions.

Cette célébration revêt une importance particulière pour la communauté religieuse et pour Médina Baye, qui continue de jouer un rôle essentiel dans la diffusion de l’Islam et dans la promotion des valeurs de paix et de fraternité au sein de la société. Le Gamou de Cheikh Al Islam Baye est donc l’occasion pour les fidèles de se rassembler, de célébrer leur foi et de renforcer les liens qui les unissent autour des enseignements de leur guide spirituel.

Serigne Ousseynou Kane appelle à l’intégrité lors de la célébration de Kazourajap : « Mangui dink nieup niou fonkeu diouli »

Lors de la célébration de Kazourajap, une fête religieuse majeure pour la communauté mouride au Sénégal, Serigne Ousseynou Kane a prononcé des paroles marquantes, appelant à l’intégrité et à la vérité. Son discours, empreint de fermeté et de détermination, a captivé l’attention des fidèles présents à l’événement.

« Mangui dink nieup niou fonkeu diouli », a déclaré Serigne Ousseynou Kane, soulignant ainsi l’importance de l’honnêteté et de l’authenticité dans la vie quotidienne. Cette phrase, chargée de sens, résonne comme un appel à la responsabilité et à la transparence, tant sur le plan individuel que collectif.

À travers ses paroles, Serigne Ousseynou Kane semble adresser un message implicite aux dirigeants politiques et à toute personne investie d’une responsabilité dans la société. Il rappelle l’importance de rester fidèle à ses principes et de ne pas dévier du chemin de la vérité, même face aux pressions ou aux tentations.

La déclaration de Serigne Ousseynou Kane intervient dans un contexte de tensions politiques et sociales au Sénégal, marqué par des manifestations et des contestations contre le gouvernement. Son appel à l’intégrité résonne comme une invitation à dépasser les divisions et les conflits, en favorisant des valeurs de justice, d’équité et de droiture.

En cette période de turbulences, les paroles de Serigne Ousseynou Kane résonnent comme un rappel salutaire de l’importance de l’intégrité et de la vertu dans la construction d’une société juste et équilibrée. Elles appellent chacun à se montrer exemplaire dans ses actions et à œuvrer pour le bien-être commun, dans le respect des valeurs morales et spirituelles qui fondent l’identité sénégalaise.

SENEGAL-POLITIQUE-RELIGION / Présidentielle 2024: les populations de Matam invitées à  »ne pas céder à la passion »

Le gouverneur de la région de Matam Mouhamadou Moctar Watt a appelé, samedi, les populations à  »ne pas céder à la passion » dans ce contexte préélectoral et à faire leur choix  »dans le sens de la responsabilité », le 25 février.

L’autorité administrative s’exprimait lors de la cérémonie officielle de la Ziarra annuelle dédiée à feu Thierno Madiakhaté Kâ, à Agnam Ouro Ciré, dans la commune des Agnam.

 »Cette rencontre religieuse est une occasion pour nous de délivrer un message qui doit être conforme au contexte actuel. On est à la veille d’une élection extrêmement importante. Ce sont des moments de passion, c’est dans ce sens que nous invitons les populations de Matam à ne pas céder à la passion », a-t-il dit.

Il était accompagné du Préfet du département de Matam Souleymane Ndiaye et du Sous-préfet de l’arrondissement des Agnam Mamadou Bâ, en présence du maire Mouhamadou Ngom.

Mouhamadou Moctar Watt a également appelé les populations  »à faire leur choix dans le sens de la responsabilité et veiller à ce qu’il y ait la stabilité au niveau de la région ».

Les Sénégalais sont appelés aux urnes le 25 février pour élire le président de la République.

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