Le Sénégal reçoit 129 millions de dollars pour renforcer l’accès à l’électricité grâce au projet régional BEST

Dans le cadre de l’ambitieux projet régional BEST (Battery Energy Storage Technologies), le Sénégal bénéficie d’une enveloppe de 129 millions de dollars sur un financement global de 460 millions de dollars. Ce projet, qui concerne également le Niger et la Mauritanie, vise à étendre l’accès à l’électricité et à développer des solutions de stockage d’énergie dans la région ouest-africaine.

La cérémonie d’ouverture de la mission régionale d’appui à la mise en œuvre de ce projet s’est tenue récemment en présence du Directeur général de la Senelec, Pape Toby Gaye. Le lancement officiel est prévu ce samedi à Sédhiou.

Au Sénégal, où le défi de l’accès universel à l’électricité reste encore majeur, notamment dans les zones rurales, le projet BEST prévoit l’électrification de près de 1 000 localités, soit la moitié des 2 000 sites ciblés par l’initiative. Selon Kwawu Mensan Gaba, directeur sectoriel Énergie Afrique de l’Ouest de la Banque mondiale, « les contrats ont été signés, et il est impératif de passer à la mise en œuvre accélérée ».

Ce projet s’inscrit également dans l’initiative continentale “M300”, lancée en avril 2024 par la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, qui ambitionne de connecter 300 millions d’Africains à l’électricité d’ici 2030.

Le Directeur général de la Senelec, Pape Toby Gaye, a souligné l’importance stratégique de ce projet pour le Sénégal :

« L’accès universel à l’électricité demeure un défi majeur pour de nombreuses régions. Il est impératif de mettre en place des solutions adaptées pour étendre ce service vital aux populations, notamment dans les zones reculées. »

Cette initiative vient en complément d’un autre programme en cours, le Padaes, qui mobilise 150 millions de dollars supplémentaires pour l’électrification du pays. Ensemble, ces projets témoignent de l’engagement du Sénégal à intégrer l’énergie comme levier clé de son développement économique et social.

La mission régionale en cours a pour objectif d’évaluer les progrès dans la mise en œuvre du projet BEST et d’identifier les axes d’amélioration. L’accent est mis sur l’extension de l’électricité aux zones les plus isolées, tout en introduisant des technologies de stockage d’énergie adaptées aux besoins locaux.

Ce double engagement, porté par des institutions internationales et le gouvernement sénégalais, marque un pas décisif vers l’atteinte de l’objectif d’accès universel à l’électricité, contribuant ainsi à réduire les inégalités énergétiques et à dynamiser les économies rurales.

Le Président Bassirou Diomaye Faye en Turquie pour renforcer la coopération bilatérale

Après une visite fructueuse en Arabie Saoudite, le Président de la République du Sénégal, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, est arrivé ce jeudi en Turquie pour une visite officielle de deux jours, à l’invitation de Son Excellence le Président Recep Tayyip Erdoğan. Cette visite, qui intervient dans un contexte de renforcement des relations bilatérales entre les deux nations, est l’occasion d’approfondir les échanges diplomatiques et commerciaux entre le Sénégal et la Turquie.

Le Président Bassirou Diomaye Faye a été accueilli avec les honneurs à l’aéroport international d’Ankara, où des responsables turcs de haut niveau l’ont accueilli. Cette visite s’inscrit dans la continuité des efforts de coopération que le Sénégal et la Turquie entretiennent depuis plusieurs années. En effet, la Turquie a joué un rôle important dans le développement des infrastructures sénégalaises, à travers des partenariats stratégiques dans des secteurs clés comme la construction, les technologies de l’information, l’éducation et l’énergie.

Le programme de cette visite prévoit une série de rencontres avec les représentants du gouvernement turc, ainsi que des chefs d’entreprises turques intéressés par des opportunités d’investissement au Sénégal. Un forum économique sera également organisé pour promouvoir les échanges entre les deux pays, avec un accent particulier sur les secteurs des infrastructures, de l’agriculture et de l’industrie.

Durant leur rencontre officielle, les présidents Faye et Erdoğan aborderont des questions d’intérêt mutuel, notamment la coopération dans le domaine de la sécurité, la lutte contre le terrorisme, et le développement durable. Le renforcement des relations éducatives et culturelles sera également discuté, avec la volonté d’encourager les échanges académiques et les partenariats culturels.

Le Président Faye a exprimé son désir de voir le partenariat entre le Sénégal et la Turquie se développer, déclarant que la Turquie représente « un partenaire stratégique pour le Sénégal, avec qui nous partageons des valeurs de coopération et de développement mutuel ». Les deux dirigeants devraient signer plusieurs accords de coopération, consolidant ainsi le cadre juridique et économique entre les deux nations.

Les liens entre le Sénégal et la Turquie se sont intensifiés ces dernières années, avec des échanges commerciaux en hausse et une coopération accrue dans divers domaines. Cette visite officielle est une preuve supplémentaire de la solidité de cette relation et de la volonté des deux pays de promouvoir un partenariat gagnant-gagnant.

La visite du Président Bassirou Diomaye Faye en Turquie témoigne d’une volonté de bâtir des ponts entre les nations et de placer le Sénégal comme acteur stratégique en Afrique de l’Ouest. Le Président Faye quittera Ankara ce vendredi pour poursuivre son programme international, marqué par des initiatives de coopération pour un développement durable au bénéfice du peuple sénégalais.

Compétition sur l’accès aux données du secteur extractif au Sénégal : Renforcer la transparence et la participation citoyenne

Dans le cadre de la mise en œuvre du deuxième plan de travail annuel du programme TRACES, une compétition sur l’accès aux données du secteur extractif a été organisée à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. Cette initiative vise à sensibiliser et impliquer les étudiants, les universitaires, les jeunes et les femmes dans les questions cruciales de gouvernance des industries extractives au Sénégal.

Le Natural Resource Governance Institute (NRGI), en consortium avec l’ONG 3D et le Forum Civil, a lancé cette compétition dans le but de renforcer les mécanismes de transparence et de redevabilité dans les secteurs minier, pétrolier et gazier. L’objectif est d’améliorer la gestion et la distribution des revenus de ces industries pour bénéficier à tous les citoyens sénégalais.

Selon Mamadou Yero Baldé, responsable du programme de l’USAID-Traces au Sénégal, cette compétition offre aux étudiants l’opportunité d’accéder à des données et à des informations fiables. « L’accès à l’information dans le secteur extractif est crucial pour que les populations, en particulier les étudiants, puissent suivre les obligations légales et contractuelles des entreprises, ainsi que pour participer à la gouvernance de ces secteurs », a-t-il déclaré.

Le Professeur Saliou Diouf, représentant le recteur de l’UGB, a souligné l’importance de poser les bonnes questions pour obtenir les bonnes réponses concernant les ressources extractives. « Les ressources extractives sont cruciales pour le devenir du Sénégal, mais nous devons nous assurer d’avoir les bonnes informations », a-t-il affirmé.

Cette compétition s’inscrit dans une démarche visant à promouvoir la transparence et la participation citoyenne dans la gouvernance des industries extractives, permettant ainsi aux étudiants et à la société civile de jouer un rôle actif dans la gestion responsable de ces ressources.

Le Président sénégalais en visite en Guinée Bissau pour renforcer les liens bilatéraux

Le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, entame ce mardi 30 avril 2024 une visite de travail et d’amitié en Guinée Bissau. Cette visite s’inscrit dans le cadre du renforcement des liens historiques de bon voisinage et de brassage socio-culturel entre le Sénégal et ses voisins. Elle témoigne également de l’importance de l’axe Dakar-Bissau dans les priorités diplomatiques du Président Bassirou Diomaye Faye.

Cette démarche s’aligne sur les premiers voyages du Chef de l’État en Mauritanie et en Gambie, soulignant ainsi l’engagement du Sénégal en faveur de la coopération régionale et de l’intégration sous-régionale en Afrique de l’Ouest.

Selon une note du Bureau d’Information Gouvernementale (BIG), la Guinée Bissau est un partenaire stratégique pour le Sénégal. En effet, les échanges commerciaux entre les deux pays sont significatifs, avec des exportations sénégalaises vers la Guinée Bissau estimées à 108 257 tonnes en 2022, représentant une valeur de 55,201 milliards de francs CFA (NACE 2022). Cette performance économique témoigne d’une amélioration de +33,5% par rapport à l’année précédente.

Cette visite présidentielle revêt ainsi une importance particulière pour consolider les relations économiques, politiques et culturelles entre les deux nations. Elle permettra également d’explorer de nouvelles opportunités de coopération et de renforcer les échanges bilatéraux dans divers domaines d’intérêt commun.

Le Président Bassirou Diomaye Faye s’engage à œuvrer pour le développement et le renforcement de la coopération régionale, dans un esprit de solidarité et de fraternité entre les peuples de la sous-région ouest-africaine.

La Senelec finalise une nouvelle ligne à très haute tension pour renforcer le réseau électrique à Touba

La Senelec a achevé dimanche les travaux de construction d’une nouvelle ligne à très haute tension (225 KV) reliant l’ancien poste électrique Touba 1 au nouveau poste Touba 2, dans le cadre du projet « Boucle du Ferlo ». Abdou Khadre Ndiaye, coordonnateur des travaux, a confirmé la conclusion réussie de ce projet majeur, estimé à 106 millions d’euros.

L’objectif principal de cette nouvelle ligne est de renforcer le réseau électrique dans la région de Touba, en vue de garantir une distribution continue et fiable de l’électricité, en particulier en préparation du Magal de Touba, un événement religieux majeur qui attire des millions de pèlerins chaque année.

Les travaux se sont déroulés sans encombre et dans des conditions optimales, a souligné Abdou Khadre Ndiaye. La nouvelle ligne, d’une capacité de 2×40 MVA, permettra une interconnexion efficace entre les postes Touba 1 et Touba 2, renforçant ainsi la capacité de transmission entre Touba et Ndioum.

Cependant, le processus de raccordement a entraîné des coupures temporaires d’électricité dans plusieurs localités de la zone de Touba-Mbacké tout au long du week-end. Ces interruptions étaient nécessaires pour permettre le bon déroulement des travaux de raccordement.

La nouvelle ligne devrait être opérationnelle d’ici la fin du mois de juin, marquant ainsi une étape importante dans l’amélioration de l’infrastructure électrique de la région. En plus de la nouvelle ligne, trois nouveaux postes de transformation ont été incorporés dans le réseau, ce qui contribuera à améliorer la fiabilité et la stabilité du système électrique dans la région de Touba.

Ce projet s’inscrit dans le cadre des efforts continus de la Senelec pour moderniser et renforcer le réseau électrique du Sénégal, afin de répondre aux besoins croissants en électricité et de soutenir le développement économique et social du pays.

Le Président appelle à renforcer la réconciliation nationale

Le Président de la République du Sénégal a exprimé son engagement envers le renforcement de la réconciliation nationale lors d’une récente allocution. Il a souligné que la réconciliation nationale est une priorité pour assurer la cohésion et la stabilité du pays, et a insisté sur la nécessité d’apporter justice et réparation aux victimes des événements survenus entre janvier 2021 et février 2024.

Dans cette optique, le Chef de l’État a donné des instructions au Premier Ministre pour la mise en place d’une commission d’indemnisation des victimes de ces événements. Cette commission sera chargée d’examiner les cas des familles endeuillées et des blessés, et de proposer des mesures d’indemnisation appropriées.

Le Président a souligné l’importance de reconnaître et de répondre aux souffrances des victimes, ainsi que de leur accorder une réparation juste et équitable. Il a également insisté sur la nécessité de faire la lumière sur les événements survenus pendant cette période et d’assurer que les responsabilités soient établies de manière transparente et impartiale.

Cette initiative du Président témoigne de son engagement à promouvoir la réconciliation nationale et à garantir que les droits et la dignité de toutes les personnes touchées par les événements passés soient respectés et protégés. En mettant en place une commission d’indemnisation, le gouvernement vise à reconnaître et à répondre aux besoins des victimes, tout en favorisant un processus de guérison et de réconciliation pour l’ensemble de la nation.

Le président iranien Ebrahim Raïssi en visite au Pakistan pour renforcer les liens bilatéraux

Le président iranien Ebrahim Raïssi a entamé ce lundi sa première visite officielle au Pakistan, dans le but de renforcer les liens entre les deux voisins après une brève flambée de tensions en janvier 2024. Accompagné par plusieurs ministres et des hommes d’affaires, Raïssi prévoit des rencontres avec le président et le Premier ministre pakistanais, ainsi que des visites à Lahore et Karachi.

Les relations entre Téhéran et Islamabad avaient été tendues en janvier, lorsque l’Iran avait mené une attaque contre un groupe « terroriste » sur le sol pakistanais, suivi par une riposte du Pakistan ciblant des « caches terroristes » en Iran. Après quelques jours de tensions, les deux pays avaient finalement annoncé le retour à la normale de leurs relations.

Cette visite survient dans un contexte où une vingtaine de membres des forces de l’ordre iraniennes ont été récemment tués dans le sud-est, près de la frontière avec le Pakistan et l’Afghanistan, par un groupe djihadiste basé au Pakistan, selon les autorités iraniennes.

Malgré ces défis sécuritaires, le Pakistan a réaffirmé son engagement envers la coopération avec l’Iran, notamment en annonçant la reprise d’un important projet de construction d’un gazoduc pour la fourniture de gaz iranien au Pakistan, en dépit de l’opposition des États-Unis.

La visite de Raïssi revêt une importance particulière pour consolider les liens économiques et stratégiques entre les deux pays, tout en renforçant la coopération dans la lutte contre le terrorisme et en promouvant la stabilité régionale dans la région.

Le Mali annonce la création de la Force d’Intervention Rapide des Armées (FIRA) pour renforcer ses capacités de sécurité

Le Mali a franchi une étape décisive dans le renforcement de ses capacités militaires avec l’annonce de la création de la Force d’Intervention Rapide des Armées (FIRA), établie par décret le 15 avril 2024. Cette initiative stratégique, menée sous la direction du président de Transition Assimi Goita, vise à assurer une réponse immédiate et adaptée face aux menaces sécuritaires, notamment la lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée, qui persistent dans la région.

Sous le commandement du Chef d’État-major général des Armées, la FIRA est une structure opérationnelle conçue pour agir avec rapidité et efficacité. Son rôle principal sera de planifier et de mener des opérations militaires clés, ainsi que d’assurer la protection de personnalités importantes et de soutenir les forces spéciales dans leurs missions.

L’organisation et les modalités de fonctionnement de la FIRA seront définies par arrêté ministériel, garantissant une coordination optimale des différentes branches des forces armées maliennes. À sa tête, un Commandant, désigné par le Président de la République et doté du rang de Sous-chef d’État-major d’Armée, dirigera cette unité d’élite. En cas de besoin, un Commandant en Second pourra également être nommé par décret présidentiel pour assister le Commandant principal.

Cette initiative reflète l’engagement continu du Mali à sécuriser son territoire et à protéger ses citoyens dans un contexte de défis sécuritaires persistants. En consolidant ses capacités de défense et de lutte contre le terrorisme, le Mali renforce sa position dans la région et contribue à la stabilité globale de l’Afrique de l’Ouest.

La création de la FIRA représente ainsi une avancée majeure pour la sécurité nationale du Mali, marquant une étape importante dans ses efforts pour garantir la paix et la prospérité pour ses citoyens.

Le président sénégalais entame sa première visite officielle en Mauritanie pour renforcer les relations bilatérales

Le président sénégalais, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, se rendra en Mauritanie pour sa première visite officielle à l’étranger depuis son investiture. Cette visite, prévue pour le jeudi 18 avril 2024, marque une volonté du nouveau chef de l’État de consolider les liens historiques entre le Sénégal et ses voisins, en particulier la Mauritanie. L’objectif est de passer en revue la coopération entre les deux pays, qui s’étend à divers secteurs tels que la pêche, l’exploitation des hydrocarbures, l’agriculture et les échanges commerciaux.

Le secteur de la pêche occupe une place centrale dans la coopération entre le Sénégal et la Mauritanie. Un accord de pêche a été signé, autorisant notamment 500 pirogues de sennes tournantes à pêcher dans les eaux mauritaniennes, ce qui témoigne de l’importance de cette activité pour les deux nations. Par ailleurs, des protocoles d’accord ont été établis pour faciliter l’activité des pêcheurs et garantir la satisfaction des demandes nationales en matière de produits de la mer.

Dans le domaine de l’agriculture, un protocole d’accord a été signé pour renforcer la collaboration entre les services chargés de la lutte contre les ennemis des cultures transfrontaliers. De plus, la coopération dans le domaine de l’élevage, notamment pour l’approvisionnement du Sénégal en moutons pour la fête de la Tabaski, constitue un autre aspect important des échanges entre les deux pays.

L’un des sujets principaux de discussion sera l’accord d’exploitation du gisement de gaz du Grand Tortue Ahmeyin (GTA), situé à cheval sur la frontière maritime entre le Sénégal et la Mauritanie. Malgré des retards, ce projet revêt une importance stratégique pour les deux pays. Le président Faye a exprimé son engagement à réexaminer tous les contrats d’exploitation des ressources pétrogazières du Sénégal, soulignant ainsi l’importance accordée à la transparence et à la responsabilité dans ce domaine.

En outre, les discussions porteront sur d’autres aspects de la coopération bilatérale, notamment l’interconnexion électrique entre les deux pays, la coopération dans le domaine des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, ainsi que la coopération douanière et militaire.

Cette visite constitue une étape importante dans le renforcement des relations entre le Sénégal et la Mauritanie et témoigne de l’engagement des deux pays à promouvoir la coopération et le développement mutuel dans divers domaines.

Les États-Unis et l’Union européenne prévoient de renforcer les sanctions contre l’Iran après l’attaque contre Israël

Les tensions montent entre les États-Unis, l’Union européenne et l’Iran suite à l’attaque récente lancée contre Israël. Dans des déclarations distinctes émises mardi, les deux puissances occidentales ont averti qu’elles se préparaient à intensifier les sanctions contre l’Iran en réponse à cet incident.

La secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, a déclaré lors d’une conférence de presse au premier jour des réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale : « Je m’attends à ce que nous prenions des sanctions supplémentaires contre l’Iran dans les prochains jours ». Elle a également précisé que ces sanctions visaient à élargir le régime existant contre les drones iraniens et à cibler le financement du terrorisme par le régime iranien et ses affiliés dans la région, y compris le Hamas, les Houthis, le Hezbollah et les milices irakiennes.

De son côté, le chef de la diplomatie de l’UE, Josep Borrell, a annoncé après une réunion extraordinaire des ministres des Affaires étrangères de l’UE en visioconférence : « L’idée est d’élargir le régime (de sanctions) existant contre les drones iraniens ».

L’attaque contre Israël, survenue dans la nuit de samedi à dimanche, est survenue en réponse à une frappe attribuée à Israël contre le consulat iranien à Damas. Cela a entraîné une escalade des tensions régionales et a incité les États-Unis et l’Union européenne à prendre des mesures plus sévères contre l’Iran.

Le conflit entre l’Iran et Israël s’est intensifié ces derniers mois, avec des attaques et des représailles répétées entre les deux pays et leurs alliés régionaux. Cette dernière série d’attaques et les réponses qui en découlent risquent d’aggraver encore davantage la situation instable au Moyen-Orient.

Alors que les États-Unis et l’Union européenne se préparent à intensifier les sanctions contre l’Iran, la région reste dans une période de grande incertitude et de préoccupation quant à l’escalade potentielle des hostilités. Les prochains jours pourraient être déterminants pour l’évolution de la situation et pour la stabilité de la région dans son ensemble.

Le Premier ministre guinéen en visite à Dakar : une occasion de renforcer les liens bilatéraux

Le Premier ministre de la République de Guinée, Amadou Oury Bah, a effectué une visite privée à Dakar le samedi 13 avril 2024. Cette visite a été marquée par des moments de recueillement et des rencontres diplomatiques.

Accompagné d’une importante délégation et de son staff, M. Bah a d’abord tenu à exprimer ses condoléances à la famille et au peuple sénégalais suite au décès de l’ancien Premier ministre sénégalais, Mohammed Boun Abdallah Dionne. Les deux hommes, amis de longue date, avaient partagé les bancs du lycée Lamine Guèye de Dakar, témoignant ainsi d’une relation profonde et sincère.

Outre cette visite de courtoisie, le Premier ministre guinéen a également rencontré son homologue sénégalais, Ousmane Sonko. Cette rencontre a été l’occasion pour les deux dirigeants d’échanger sur les perspectives de renforcement des liens d’amitié et de coopération entre le Sénégal et la Guinée. Les discussions ont porté sur les orientations des présidents respectifs, le général de corps d’armée Mamady Doumbouya pour la Guinée et le président Bassirou Djomaye Faye pour le Sénégal.

Cette visite revêt donc une importance particulière dans le contexte actuel de la sous-région ouest-africaine, marqué par la volonté des pays de renforcer leur collaboration et leur solidarité pour faire face aux défis communs.

La visite du Premier ministre guinéen à Dakar témoigne de la profondeur des relations entre les deux pays et ouvre la voie à une coopération renforcée dans les domaines politique, économique et social. Elle illustre également l’importance du dialogue et de la diplomatie dans le maintien de la paix et de la stabilité régionales.

Gabon: Digitax, une révolution numérique pour renforcer la collecte fiscale

L’administration fiscale gabonaise a franchi une étape décisive vers la modernisation avec le lancement de l’application Digitax Gabon, dévoilée le lundi 8 avril 2024. Cette initiative marque une transition vers une ère numérique, visant à améliorer la collecte des revenus fiscaux et à accroître la transparence dans le processus de facturation des entreprises.

Digitax Gabon représente une avancée significative dans la gestion des affaires fiscales. Conçue comme un « Logiciel Intégré pour l’Imposition et le Recouvrement » (LIIR), cette application vise à simplifier et à dématérialiser les procédures fiscales, tout en offrant une gestion entièrement automatisée des transactions financières.

Eric Boumah, Directeur Général des Impôts, a souligné l’importance de cette innovation qui vise à transformer la collecte des recettes publiques. En effet, en passant d’une collecte manuelle à un système automatisé, Digitax promet d’améliorer l’efficacité de la collecte fiscale, tout en réduisant les possibilités d’évasion fiscale.

Cette nouvelle approche revêt une importance particulière pour le Gabon, où le secteur informel représente une part significative de l’économie. En rationalisant le processus de collecte des impôts, Digitax pourrait contribuer à réduire les inégalités fiscales et à renforcer la confiance entre les entreprises et les autorités gouvernementales.

En somme, le lancement de Digitax Gabon marque une étape cruciale vers une gestion fiscale plus efficace et transparente, ouvrant ainsi la voie à une meilleure gouvernance économique et financière dans le pays.

Exploitation du pétrole et du gaz : Birahime Seck encourage Woodside à renforcer sa communication avec la population de Fatick

Dans le cadre du programme USAID/TRACES, le Forum Civil a récemment organisé une formation pour les membres du Conseil de Jeunesse et des journalistes de la région de Fatick. L’objectif principal de cette initiative était d’informer et de sensibiliser la population sur la réglementation du secteur extractif, en mettant particulièrement l’accent sur l’exploitation du pétrole et du gaz.

Birahime Seck, Coordonnateur du Forum Civil, a souligné un problème majeur : le manque d’information de la population de Fatick concernant les activités de Woodside, l’entreprise chargée de l’exploitation pétrolière à Sangomar. Selon lui, les jeunes de la région ne sont pas suffisamment informés sur des aspects cruciaux tels que l’étude d’impact environnemental réalisée par l’entreprise et son plan d’investissement social.

Dans ce contexte, Birahime Seck a lancé un appel à Woodside, exhortant l’entreprise à intensifier ses efforts de communication et de dialogue avec la population locale. « Nous avons constaté un besoin urgent de communication entre Woodside et les jeunes de Fatick », a déclaré Birahime Seck. « Il est essentiel pour une entreprise s’implantant dans cette zone de discuter ouvertement avec les populations locales des éventuels impacts sociaux, environnementaux, économiques et financiers de ses activités. »

Cette invitation à une meilleure communication s’inscrit dans une tendance croissante vers la transparence et la participation communautaire dans les projets d’exploitation des ressources naturelles. En répondant à cet appel, Woodside pourrait renforcer sa relation avec les communautés locales et contribuer à un développement durable et équitable de la région de Fatick.

Il est essentiel que les entreprises opérant dans le secteur extractif adoptent une approche proactive en matière de communication et d’engagement communautaire. Une collaboration ouverte et transparente entre les entreprises et les populations locales est la clé pour garantir des avantages mutuels et durables pour toutes les parties concernées.

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