Rentrée scolaire 2025-2026 : le gouvernement met en place un plan d’urgence pour sauver l’éducation

À quelques jours de l’ouverture officielle des classes, le gouvernement sénégalais a dévoilé un ambitieux plan d’urgence destiné à garantir une rentrée scolaire, universitaire et professionnelle apaisée et efficace. La porte-parole du gouvernement, Marie Rose Faye, a annoncé vendredi à Dakar que le Premier ministre Ousmane Sonko a validé un ensemble de mesures couvrant le recrutement, les infrastructures, la digitalisation de l’enseignement et la gouvernance du secteur éducatif.

Au cœur de ce plan figure un important effort de renforcement du personnel enseignant. Le gouvernement prévoit le recrutement immédiat de 500 enseignants-chercheurs et 200 vacataires, en plus de la prise en charge des membres de la promotion 2025 du concours de recrutement des élèves-maîtres, dont la formation débutera en 2026. Cette initiative vise à réduire le déficit criant en personnel qualifié dans les écoles et universités du pays.

Sur le plan des infrastructures, l’exécutif annonce la construction de nouveaux lycées nationaux « de qualité » dès le mois d’octobre. Un programme spécifique sera déployé à Touba, en partenariat avec les autorités religieuses locales, afin de répondre à la forte demande d’espaces scolaires dans cette ville en constante expansion démographique. La finalisation des établissements prévus dans le cadre du Plan Diomaye pour la Casamance est également inscrite comme une priorité immédiate.

Le gouvernement met par ailleurs un accent particulier sur l’innovation et la transformation digitale de l’éducation. La Stratégie du numérique pour l’éducation 2025-2029 sera accélérée. Elle prévoit la formation de 105 000 enseignants au numérique et à l’intelligence artificielle, ainsi que la distribution de 5 000 ordinateurs portables aux élèves des séries scientifiques afin de stimuler l’apprentissage des disciplines technologiques et scientifiques.

Parmi les réformes annoncées, figure aussi la suppression du concours d’entrée en sixième, jugé obsolète et inégalitaire. L’exécutif entend remplacer ce dispositif par une évaluation continue et équitable des acquis. En parallèle, des concours nationaux de mathématiques et de disciplines scientifiques seront organisés pour valoriser l’excellence scolaire. Une mesure sociale d’envergure a également été adoptée : la régularisation de tous les élèves sans actes de naissance d’ici au 31 décembre 2025, afin de garantir à chaque enfant son droit fondamental à l’éducation.

Ousmane Sonko a par ailleurs insisté sur la nécessité d’associer la jeunesse aux grands événements internationaux. Les écoles et universités sénégalaises prendront part activement aux Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar 2026, afin de renforcer le lien entre éducation, sport et citoyenneté.

Enfin, le gouvernement promet un renforcement du dialogue social avec les syndicats d’enseignants pour prévenir les tensions récurrentes qui perturbent le calendrier scolaire. Un symposium national sera organisé sur l’avenir de l’enseignement privé, dans le but de mieux encadrer ce secteur en pleine croissance. En soutien à l’ensemble de ces initiatives, un fonds national dédié à la construction, à l’équipement et à la maintenance des écoles est en cours de création afin d’assurer une politique éducative durable et pérenne.

Rentrée scolaire 2025/2026 : reprise fixée au 6 octobre pour les enseignants et au 8 octobre pour les élèves

Le gouvernement a officiellement arrêté les dates de la rentrée scolaire pour l’année académique 2025/2026. Selon un décret signé conjointement par le président de la République et son Premier ministre, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, la reprise des cours est fixée au lundi 6 octobre 2025 à 8 heures pour les enseignants et le personnel administratif.

Les élèves, quant à eux, bénéficieront de deux jours supplémentaires avant de reprendre le chemin des classes. Leur rentrée est prévue pour le mercredi 8 octobre 2025 à 8 heures. Ce décalage permet aux équipes pédagogiques de disposer du temps nécessaire pour préparer les établissements et organiser les conditions d’accueil.

Le décret précise également que la fixation du calendrier des examens scolaires relève de la compétence du ministre de l’Éducation nationale, qui devra aussi définir les modalités pratiques de l’année académique. En ce qui concerne l’enseignement technique et la formation professionnelle, la répartition des congés et vacances sera arrêtée par décision ministérielle spécifique.

Plusieurs départements ministériels sont associés à l’exécution de ce texte, notamment ceux des Forces armées, de la Formation professionnelle, des Pêches, des Infrastructures maritimes et portuaires, en plus du ministère de l’Éducation nationale. Cette transversalité traduit la volonté des autorités de mieux coordonner les actions pour une rentrée apaisée et une année scolaire sans perturbations.

Avec ce calendrier désormais fixé, l’ensemble de la communauté éducative se prépare à entamer une nouvelle année, dans un contexte marqué par de fortes attentes en matière de qualité d’enseignement et de stabilité du système scolaire.

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