Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a annoncé ce jeudi une série de décisions importantes concernant la gestion des ressources énergétiques du pays, notamment la résiliation de plusieurs contrats portant sur des blocs gaziers et pétroliers. Cette déclaration a été faite lors d’un point de presse consacré à l’évaluation des contrats stratégiques signés dans les secteurs du pétrole, du gaz et des mines.
Au cœur de ces annonces figure la décision de l’État sénégalais de reprendre le contrôle du bloc gazier Yakaar-Teranga, présenté par le chef du gouvernement comme un gisement « 100 % sénégalais » et particulièrement prometteur. Selon Ousmane Sonko, l’opération de récupération de ce bloc devrait être finalisée dans les prochains jours et ne devrait entraîner aucun coût financier pour le Sénégal.
Le bloc gazier concerné, connu sous le nom de Yakaar-Teranga, est considéré comme l’un des projets énergétiques les plus importants du pays en matière de réserves de gaz naturel. Les autorités sénégalaises souhaitent désormais renforcer leur contrôle sur ce gisement afin de mieux orienter son exploitation au profit de l’économie nationale.
Dans le cadre de cette réorientation de la politique énergétique, le Premier ministre a également révélé que plusieurs concessions portant sur des blocs pétroliers et gaziers ont été résiliées depuis l’arrivée des nouvelles autorités. Parmi les blocs concernés figurent notamment Diender, Djifer Offshore, Cayar Offshore profond, Cayar Offshore peu profond, Saint-Louis Offshore peu profond ainsi que Rufisque Offshore. « Tous ces blocs ont été résiliés depuis que nous sommes là », a déclaré le chef du gouvernement.
Ces décisions s’inscrivent dans la volonté affichée par l’exécutif de revoir les conditions d’exploitation des ressources naturelles du pays et de garantir une meilleure maîtrise nationale des projets énergétiques.
Par ailleurs, Ousmane Sonko est également revenu sur les discussions engagées avec les responsables du projet gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA). Le gouvernement sénégalais souhaite que ce projet stratégique contribue davantage à l’approvisionnement du marché domestique en gaz naturel.
Selon les estimations avancées par le Premier ministre, l’approvisionnement du marché local par le projet GTA pourrait générer un gain économique projeté de 940 milliards de francs CFA sur la période allant de 2025 à 2040. À ces retombées économiques directes s’ajouteraient également des recettes fiscales estimées à 1 090 milliards de francs CFA pour l’État sénégalais.
À travers ces différentes mesures, le gouvernement entend renforcer la souveraineté énergétique du Sénégal et maximiser les retombées économiques liées à l’exploitation du pétrole et du gaz, dans un contexte où ces ressources sont appelées à jouer un rôle central dans le développement économique du pays au cours des prochaines décennies.