L’Imam Oumar Sall appelle à l’unité et à la responsabilité des acteurs politiques

À l’occasion de la prière de l’Aïd-El-Fitr, célébrée ce dimanche à la Grande Mosquée de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, l’Imam Oumar Sall a adressé un message fort aux nouvelles autorités et aux acteurs politiques.

Devant la presse, l’Imam a insisté sur la nécessité pour les dirigeants de donner le bon exemple aux Sénégalais, rappelant que la majorité de la population est constituée de militants et de sympathisants politiques. Selon lui, les discours et attitudes des leaders influencent directement le climat social et politique du pays.

L’Imam a particulièrement exhorté les responsables politiques, qu’ils soient au pouvoir ou dans l’opposition, à éviter les propos injurieux et les invectives. « Il est temps que nos hommes politiques adoptent un langage de respect et de responsabilité. Le Sénégal a besoin de sérénité et de cohésion, et cela commence par le comportement de ceux qui nous dirigent », a-t-il déclaré.

Au-delà du ton à adopter, l’Imam Oumar Sall a rappelé aux nouvelles autorités leur devoir d’ouverture et d’équité dans la gestion du pays. « Quand le peuple choisit des dirigeants, c’est pour que ces derniers soient à équidistance face aux préoccupations des citoyens. On est père de toute une nation, pas d’une partie d’un peuple… », a-t-il martelé.

Ce message intervient dans un contexte où le Sénégal vient de tourner une nouvelle page politique, avec des attentes fortes de la population en matière de gouvernance, de justice sociale et de stabilité. L’appel de l’Imam Oumar Sall résonne donc comme un rappel aux principes fondamentaux du leadership : responsabilité, unité et respect des valeurs républicaines.

Sécurité sur les chantiers : le RNES appelle les entrepreneurs à plus de vigilance et de responsabilité

Face à la recrudescence des accidents mortels sur les chantiers du secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP), le Réseau National des Entrepreneurs du Sénégal (RNES) tire la sonnette d’alarme. Dans un communiqué rendu public, son président, Mamadou Thiam, appelle les acteurs du secteur à renforcer les mesures de sécurité et à assurer une meilleure protection des ouvriers.

« Le non-respect des normes techniques et environnementales est l’une des causes principales des accidents du travail », déplore Mamadou Thiam. Le président du RNES insiste sur la responsabilité des chefs de chantiers et des entrepreneurs, les exhortant à faire preuve de vigilance et à mettre en place toutes les mesures nécessaires pour sécuriser les lieux de travail.

Le RNES recommande également aux entreprises du secteur de souscrire des assurances pour leurs ouvriers, rappelant que ces derniers exercent souvent dans des conditions précaires. « Un pays se construit à travers des infrastructures fiables et durables. Pour ce faire, il est essentiel de penser à la protection de ces artisans qui ont des familles derrière eux », souligne le communiqué.

Dans une démarche proactive, le RNES prévoit l’organisation de sessions de formation et de sensibilisation destinées aux professionnels du BTP. Ces activités visent à renforcer les capacités des acteurs en matière de sécurité au travail et de respect des normes techniques.

Enfin, le Réseau National des Entrepreneurs du Sénégal adresse ses condoléances aux familles des victimes et réaffirme son engagement à œuvrer pour des conditions de travail plus sûres, en conformité avec les réglementations en vigueur.

L’émigration des jeunes : Moustapha Sarré impute la responsabilité aux régimes passés et appelle à la patience

Face à l’exode massif des jeunes Sénégalais, le porte-parole du gouvernement, Moustapha Sarré, a tenu à clarifier la position de l’actuel pouvoir. Selon lui, la situation actuelle résulte de décennies d’errances politiques et économiques. Lors de son passage sur la Radio Futurs Médias (RFM), il a pointé du doigt les régimes qui se sont succédé à la tête du pays depuis l’indépendance.

Pour Moustapha Sarré, les causes de cette crise migratoire s’inscrivent dans un contexte historique marqué par des politiques défaillantes. « Ce qu’il faut dire, c’est que c’est un échec de 64 ans de mauvaise politique. Pensez-vous que 64 ans d’errements, de pillage du pays, d’absence d’orientation peuvent être réglés en quelques mois ? » a-t-il interrogé.

Il reconnaît cependant l’aspiration légitime des jeunes à saisir toute opportunité qui se présente. Toutefois, il estime que la patience reste essentielle. « La jeunesse a bien compris qu’elle doit être patiente », a-t-il ajouté, tout en affirmant que le gouvernement actuel s’efforce de remettre le pays sur les rails.

Dans son plaidoyer, Moustapha Sarré a défendu les efforts déployés par l’administration en place pour transformer le Sénégal. Selon lui, des initiatives concrètes ont déjà été mises en œuvre et leurs effets ne tarderont pas à se faire sentir.

« Nous sommes en train de remettre le pays sur des rails. Vous avez bien vu toutes les mesures qui ont été prises depuis le début. Et considérez que d’ici quelques mois, les résultats tomberont et les Sénégalais verront que c’est ça la bonne voie », a-t-il affirmé avec assurance.

Le porte-parole a également insisté sur la vision stratégique du gouvernement, qui repose sur un plan quinquennal et un agenda de transformation nationale. Il s’agit, selon lui, de changer progressivement le visage du pays.

« Nous avons une politique bien définie par le président de la République, adossée à cet agenda de transformation national. À l’horizon 2050, le Sénégal fera partie des exemples en Afrique », a-t-il promis.

Pour conclure, Moustapha Sarré a exhorté les jeunes à faire preuve de patience et à croire en la stratégie mise en place par le gouvernement. Il estime que les efforts actuels porteront leurs fruits et que le Sénégal pourra surmonter les défis hérités du passé.

Élections législatives du 17 novembre : l’ONU appelle au calme et à la responsabilité

À la veille des élections législatives anticipées au Sénégal, Leonardo Santos Simão, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies et Chef du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS), a adressé un message important aux Sénégalais. Dans un communiqué publié par l’UNOWAS, il les invite à accomplir leur devoir civique dans un esprit de paix et de responsabilité.

M. Santos Simão a appelé l’ensemble des acteurs nationaux, notamment les responsables politiques, les candidats et leurs partisans, à éviter tout acte ou discours pouvant attiser des tensions. Il a insisté sur la nécessité de maintenir un climat serein, avant, pendant et après le scrutin du dimanche 17 novembre.

« Nous exhortons tous les acteurs à s’abstenir de toute action ou rhétorique pouvant alimenter la violence ou semer la division. Les discours de haine n’ont pas leur place dans ce processus électoral. »

Le Chef de l’UNOWAS a également réaffirmé le soutien indéfectible des Nations Unies au Sénégal. Il a exprimé son souhait de voir des élections pacifiques et inclusives, en soulignant l’importance de ce scrutin pour renforcer les institutions démocratiques du pays.

Ce message intervient dans un contexte où les appels au calme et à la responsabilité sont cruciaux pour garantir des élections libres, transparentes et sans violences. En réitérant l’engagement des Nations Unies, M. Santos Simão a mis l’accent sur l’importance d’un processus démocratique exemplaire, fidèle à la réputation du Sénégal comme modèle de stabilité en Afrique de l’Ouest.

Alors que les électeurs se préparent à se rendre aux urnes, l’accent est mis sur la nécessité d’un comportement responsable de tous les acteurs, afin de préserver l’unité nationale et de faire des législatives de 2024 une réussite démocratique.

Violence électorale : le Président Bassirou Diomaye Faye appelle à la responsabilité et au dialogue

De retour d’une visite officielle en Arabie Saoudite et en Turquie, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a abordé la question préoccupante des violences électorales qui secouent actuellement le Sénégal. Exprimant son regret et sa désapprobation face à ces incidents, le chef de l’État a souligné l’importance de préserver la stabilité du pays, qui reste un atout précieux pour le Sénégal.

« Il est inacceptable qu’un camp s’en prenne à un autre dans un contexte électoral », a affirmé le président Faye. En s’adressant aux différents leaders politiques, il a insisté sur la nécessité d’une retenue et d’une responsabilité accrue pour éviter l’escalade des violences. Selon lui, les divergences d’opinion et les affrontements politiques devraient se traduire par des débats constructifs, dans le respect des valeurs démocratiques sénégalaises, et non par des actes violents qui fragilisent l’unité nationale.

Dans un souci de justice et d’équité, le président a chargé le ministre de la Justice d’ouvrir des enquêtes pour identifier les responsables de ces troubles, tout en garantissant une approche impartiale et réfléchie. « La justice doit être impartiale pour que la confiance des citoyens en nos institutions reste intacte », a-t-il ajouté.

Par cet appel au calme, le Président Faye souhaite apaiser les tensions qui entourent les élections et rappeler l’importance de transformer ces moments de compétition en opportunités de dialogue. Il a ainsi encouragé tous les acteurs politiques à agir dans l’intérêt supérieur du Sénégal, en privilégiant l’écoute et la concertation.

Le message de Bassirou Diomaye Faye s’inscrit dans une volonté de rétablir un climat de sérénité et de respect mutuel, dans l’espoir de préserver l’harmonie sociale qui fait la fierté du pays. En plaidant pour un débat politique fondé sur des valeurs de paix et de dialogue, le président appelle tous les Sénégalais à se rallier autour de cette vision pour un avenir serein et stable.

Me Patrick Kabou critique le « grand n’importe quoi étatique » et appelle à la responsabilité politique

Dans un discours incisif, Me Patrick Kabou, avocat de renom au Sénégal, a dénoncé ce qu’il qualifie de « grand n’importe quoi étatique », pointant du doigt l’ancien régime pour son manque de vision et de priorité dans l’amélioration des conditions de vie des Sénégalais.

Selon Me Kabou, l’ancien régime a échoué à saisir l’objectif fondamental de la gouvernance, qui est de répondre aux besoins et aux aspirations de la population. Au lieu de cela, il accuse l’ancien gouvernement de s’être concentré sur des querelles politiques stériles, en particulier en cherchant à discréditer Ousmane Sonko, au lieu de se concentrer sur les véritables défis nationaux.

« J’ai l’impression qu’après la saison du ‘grand n’importe quoi étatique’ (2012 à 2024), l’ancien régime n’a jusqu’à présent pas compris que l’objectif principal est l’amélioration des conditions de vie des Sénégalais », a déclaré Me Kabou lors d’une intervention publique. Il a ajouté que cette obsession pour Sonko est devenue personnelle, au lieu d’être républicaine et démocratique.

Pour Me Kabou, il est temps que le pouvoir actuel se concentre sur la gouvernance efficace et la résolution des problèmes réels auxquels est confronté le pays. Il appelle également les opposants à jouer un rôle constructif dans le débat politique, dans le respect des principes démocratiques et du bien-être de la population sénégalaise.

En conclusion, Me Kabou exhorte à une forme de compassion démocratique, où les leaders politiques mettent de côté les querelles partisanes pour se concentrer sur la résolution des défis concrets auxquels est confrontée la nation sénégalaise.

Déclaration des Chrétien Patriotes : Condamnation des Propos Discriminatoires et Appel à la Responsabilité des Médias

Les tensions se sont intensifiées suite aux commentaires discriminatoires tenus par le chroniqueur Bachir Fofana lors de l’émission  »Iftaar » diffusée le vendredi 5 avril 2024 sur la télévision ITV. Les Chrétien Patriotes ont réagi avec véhémence, condamnant fermement ces propos et appelant à une prise de conscience collective.

Dans un communiqué publié le 6 avril 2024, les Chrétien Patriotes ont exprimé leur profonde consternation face aux déclarations de M. Fofana, les qualifiant de préjudiciables à l’unité nationale et à la cohésion sociale. Ils ont souligné que de tels discours discriminatoires vont à l’encontre des principes fondamentaux de la Constitution sénégalaise, qui garantit la liberté de culte et l’égalité entre tous les citoyens, indépendamment de leur confession religieuse.

« Nous condamnons avec la plus grande fermeté les propos tenus par M. Bachir Fofana, qui visent à stigmatiser une communauté entière sur la base des actions d’un individu », ont déclaré les Chrétien Patriotes dans leur communiqué. « Ces remarques sont non seulement offensantes, mais elles menacent également les fondements mêmes de notre société multiculturelle et pluraliste. »

Les Chrétien Patriotes ont également mis en lumière le rôle crucial des médias dans la promotion d’un discours inclusif et respectueux. Ils ont appelé les acteurs de la presse à exercer une sélection plus rigoureuse des intervenants invités dans leurs émissions, soulignant la responsabilité qui leur incombe dans la préservation du vivre-ensemble et de la diversité culturelle du pays.

« Nous exhortons les médias à jouer un rôle plus actif dans la promotion du dialogue interreligieux et de la tolérance », ont déclaré les Chrétien Patriotes. « Il est impératif que les médias s’engagent à ne pas donner une plateforme à des discours haineux et discriminatoires, qui ne font que semer la division et l’intolérance dans notre société. »

En concluant leur déclaration, les Chrétien Patriotes ont réaffirmé leur engagement envers les valeurs d’unité, de solidarité et de respect mutuel, appelant à une action collective pour combattre toute forme de discrimination et de préjugés dans le pays.

Emmanuel Macron reconnaît le rôle de la France dans le génocide rwandais : « Une responsabilité que nous n’avons pas assumée »

Le président français Emmanuel Macron a renouvelé ses excuses pour le rôle de la France dans le génocide de 1994 au Rwanda, affirmant que la France « aurait pu arrêter le génocide » avec ses alliés occidentaux et africains, mais « n’en a pas eu la volonté ». Ces déclarations ont été faites en amont du 30e anniversaire du début des massacres au Rwanda, lors desquels environ un million de Tutsi ont été tués.

Dans un communiqué de l’Elysée, Emmanuel Macron a réaffirmé la reconnaissance de la responsabilité de la France dans le génocide des Tutsi, basée sur les conclusions de la commission d’historiens dirigée par le professeur Vincent Duclert. Il a également souligné que la communauté internationale avait les moyens de savoir et d’agir lorsque la phase d’extermination contre les Tutsi a commencé, mais n’a pas suffisamment réagi.

Le président français a ajouté que la France aurait pu intervenir pour stopper le génocide, mais qu’elle a manqué de volonté politique pour le faire. Ces propos font suite à la reconnaissance par Emmanuel Macron, lors de sa visite à Kigali en mai 2021, des « responsabilités » de la France dans le génocide des Tutsi.

Bien que convié par le président rwandais Paul Kagame aux commémorations du 30e anniversaire du génocide, Emmanuel Macron ne s’y rendra pas personnellement. Il sera représenté par son ministre des Affaires étrangères Stéphane Séjourné et le secrétaire d’Etat chargé de la Mer Hervé Berville, né au Rwanda.

Dans son message, le chef de l’État français a réaffirmé l’engagement de la France aux côtés du Rwanda et du peuple rwandais, en mémoire des victimes du génocide. Il a également souligné l’importance du devoir de mémoire et de l’éducation des jeunes générations en France sur cette tragédie.

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