Retard de paiement des salaires au MSAS : une régularisation en cours pour plus de transparence

Le Ministère de la Santé et de l’Action Sociale (MSAS) a annoncé un retard dans le paiement des salaires des agents contractuels, en raison d’un processus de régularisation visant à assainir la gestion des effectifs. Cette mesure fait suite à un audit révélant une augmentation incontrôlée du nombre d’agents et des irrégularités dans les contrats et les rémunérations.

L’audit mené par le MSAS a mis en lumière une pression budgétaire croissante due à un recrutement non maîtrisé et à un manque d’évaluation rigoureuse des besoins en personnel. Plus de 5 000 contrats ont été réévalués, mettant en évidence plusieurs anomalies :

  • Des irrégularités dans la contractualisation,
  • Des qualifications non conformes aux besoins du secteur,
  • Des incohérences salariales ne respectant pas les grilles officielles.

Afin de corriger ces dysfonctionnements, le MSAS a entrepris un contrôle approfondi des contrats et des rémunérations. Cette réforme vise à garantir une gestion plus transparente et équitable des ressources humaines.

Malgré les délais engendrés par ces ajustements, le ministère a confirmé que les paiements ont repris depuis jeudi dernier et que toutes les mesures sont prises pour finaliser les virements dans les meilleurs délais.

Conscient des préoccupations des agents affectés, le MSAS tient à rassurer son personnel sur la volonté d’assurer un paiement fluide et durable à l’avenir. Cette initiative s’inscrit dans une démarche plus large de rationalisation des dépenses publiques et de renforcement de l’efficacité administrative.

Le ministère exprime sa gratitude envers les agents pour leur compréhension et leur patience durant ce processus de réajustement nécessaire.

Taïba Niassène : Le cri de cœur du maire face au retard dans la mise en œuvre du plan directeur d’assainissement

Le maire de la commune de Taïba Niassène, dans le département de Nioro du Rip, Mouhamadou Habib Niasse, a exprimé, lundi, son regret concernant la mise en œuvre tardive du Plan Directeur d’Assainissement (PDA) de sa collectivité territoriale.

« La mise en œuvre du Plan Directeur d’Assainissement, qui était envisagée depuis 2022, tarde à être effective. On nous dit qu’il est encore dans les procédures de passation de marchés », a-t-il déclaré. Il a rappelé que Taïba Niassène est une cité religieuse de grande importance.

Le maire s’est exprimé lors du Comité Régional de Développement (CRD) consacré aux préparatifs du Gamou annuel de Taïba Niassène, prévu le 15 janvier prochain. « Nos moyens étant très limités, nous sollicitons l’appui de l’ensemble des services de l’État, surtout dans les domaines de l’éclairage public, de la salubrité et des questions sécuritaires », a-t-il ajouté.

Bien que la cité religieuse bénéficie des différents programmes de l’État du Sénégal, Mouhamadou Habib Niasse déplore néanmoins l’insuffisance des interventions publiques. « Nous exhortons les autorités à prendre davantage en compte le statut de cité religieuse de Taïba Niassène, qui a une envergure internationale », a plaidé l’élu local.

Retard dans le paiement des bourses de sécurité familiale : la ministre Maïmouna Dièye s’explique et rassure les bénéficiaires

Après plusieurs mois de manifestations et de frustration de la part des 300 000 bénéficiaires du programme des bourses de sécurité familiale, la ministre de la Famille et de la Solidarité, Maïmouna Dièye, est sortie du silence pour éclaircir la situation. En effet, ces bourses, qui visent à soutenir les personnes vulnérables, connaissent un retard de versement depuis six mois, suscitant l’inquiétude des bénéficiaires.

Lors de son intervention ce mercredi sur les ondes de la RFM, Maïmouna Dièye a attribué ce retard à des tensions de trésorerie qui ont affecté la gestion des finances publiques en 2023. « Pour les bourses de sécurité familiale, c’est des allocations sociales destinées aux personnes vulnérables. Pour l’année 2023, effectivement, il y avait un décalage du calendrier dû à des tensions de trésorerie que nul n’ignore, pour des raisons que nous connaissons concernant l’état dans lequel on a trouvé le pays », a-t-elle expliqué.

Malgré cette situation, la ministre a apporté une lueur d’espoir en assurant que le processus de paiement est en cours de régularisation. « Heureusement, on est en train de rattraper la situation. L’année 2023 est presque totalement réglée », a-t-elle affirmé.

Maïmouna Dièye a également précisé que les fonds pour le dernier trimestre de 2023 sont déjà disponibles et que leur distribution ne devrait plus tarder. Concernant les trois premiers trimestres, elle a informé que le troisième trimestre est actuellement en cours de paiement et sera bientôt clôturé, suivi du quatrième.

En conclusion, la ministre a tenté de rassurer les bénéficiaires en promettant des mesures pour éviter de futurs retards et a annoncé que des dispositions seront prises pour l’année 2024, afin que le programme continue d’apporter son soutien aux ménages vulnérables.

Les bénéficiaires attendent désormais que ces promesses se concrétisent, espérant retrouver rapidement leur aide sociale, indispensable à leur survie dans un contexte économique difficile.

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