Réunion interministérielle sur l’état civil : vers la gratuité et la digitalisation des services

Lors de la réunion interministérielle sur l’état civil tenue ce mardi 18 mars 2025, le Premier ministre Ousmane Sonko a annoncé une série de mesures ambitieuses pour améliorer le système d’état civil au Sénégal. Ces initiatives s’inscrivent dans le cadre de la Stratégie nationale de l’état civil et du Programme NEKKAL, avec pour objectif de renforcer l’accès aux services d’état civil, de lutter contre la fraude et de moderniser les infrastructures administratives.

L’une des principales décisions est la gratuité des déclarations de naissance, de décès, de mariage et de divorce, ainsi que des jugements associés. Cette mesure, encore à l’étude en collaboration avec les ministères de l’Urbanisme, de la Justice et des Finances, vise à supprimer les obstacles financiers qui empêchent de nombreux citoyens, en particulier ceux vivant dans les zones rurales, d’obtenir leurs actes d’état civil. En parallèle, les responsabilités des maires, en tant qu’officiers d’état civil, seront renforcées pour garantir une application stricte des lois en vigueur. Cette réforme se base sur les articles 29 à 93 du Code de la famille modifié et l’article 108 du Code général des collectivités territoriales.

Un autre volet crucial est la digitalisation complète du système d’état civil, intégrée au « New Deal technologique » du gouvernement. Cette initiative vise à sécuriser les données, à réduire les délais de traitement et à lutter contre la fraude à l’état civil. Cependant, la mise en œuvre de cette digitalisation pose certains défis, notamment le manque d’infrastructures numériques adéquates et la nécessité de former les agents administratifs. Pour assurer une coordination efficace, les ministères de l’Urbanisme, de l’Intérieur, de la Santé, de l’Économie, de la Justice, de l’Éducation nationale et du Numérique travailleront ensemble pour garantir l’interopérabilité des systèmes informatiques et faciliter l’échange de données.

La question des Sénégalais sans état civil a également été abordée. Entre 2025 et 2026, un plan d’actions sera déployé pour régulariser la situation de ces citoyens, en particulier les enfants non déclarés et les adultes sans acte de naissance. Cette régularisation est essentielle pour garantir l’accès à l’éducation, à la santé et à l’emploi. Une attention particulière sera accordée aux élèves sans état civil dans les écoles publiques et privées, y compris les Daaras. Un dispositif sera mis en place pour détecter ces cas dès l’admission scolaire et les régulariser avant la fin de l’année 2026. Les élèves candidats aux examens de fin de cycle, sans pièces d’état civil, bénéficieront de solutions temporaires avant le 30 avril 2025 et de mesures structurelles d’ici la fin de l’année.

Le gouvernement entend également renforcer les services d’état civil dans les postes diplomatiques et consulaires pour faciliter l’enrôlement et la délivrance d’actes d’état civil pour les Sénégalais de la diaspora. Cette mesure vise à réduire les délais et à simplifier les démarches administratives pour les ressortissants vivant à l’étranger.

Un aspect particulièrement sensible concerne la Casamance, où le Plan Diomaye prévoit la délivrance de 55 041 actes de naissance en souffrance dans les départements de Bignona, Oussouye et Ziguinchor. Ce plan doit contribuer à réduire les cas d’apatridie dans cette région historiquement marginalisée. Le gouvernement souhaite également instaurer un système de parrainage pour encourager la déclaration systématique des naissances, avec l’appui des Volontaires du Service civique, des associations communautaires et des leaders locaux.

Pour sécuriser davantage le système, un cadre législatif sera mis en place avec l’adoption d’une loi sur l’informatisation de la gestion de l’état civil. Ce texte juridique encadrera la digitalisation et garantira l’authenticité des actes d’état civil. Un audit financier des projets de digitalisation sera également mené pour assurer une gestion rigoureuse des ressources allouées et éviter toute forme de malversation.

La réussite de cette réforme repose sur la capacité des autorités à traduire ces mesures en actions concrètes. Si elle est mise en œuvre efficacement, elle pourrait transformer profondément le système d’état civil sénégalais, en facilitant l’accès aux services administratifs essentiels et en garantissant une meilleure intégration des citoyens dans la vie publique. Toutefois, des défis persistent, notamment la sensibilisation des populations rurales, la protection des données personnelles et la formation adéquate du personnel administratif.

Réunion interministérielle exceptionnelle sur les crues du fleuve Sénégal : Le Premier ministre appelle à une intervention ciblée et efficace

Ce dimanche 20 octobre 2024, une réunion interministérielle exceptionnelle s’est tenue sous la présidence du Premier ministre Ousmane Sonko, pour faire face à la situation préoccupante des crues du fleuve Sénégal. Les ministres en charge des opérations d’assistance et de secours ont présenté un état des lieux détaillé sur l’impact des inondations.

Le Premier ministre a rappelé l’importance de l’enveloppe provisoire de huit milliards de F CFA mise en place par l’État pour soutenir les populations sinistrées. Il a insisté sur la nécessité de « cibler les actions les plus urgentes » afin de garantir une intervention rapide et efficace. Parmi les priorités, figurent la réhabilitation des infrastructures essentielles, la distribution de vivres, ainsi que des aides médicales et matérielles aux familles touchées.

Ousmane Sonko a exhorté son gouvernement à se coordonner avec les autorités locales et les organisations humanitaires pour mieux cerner les besoins et maximiser l’impact des mesures prises. Des efforts particuliers seront également déployés pour sécuriser les zones les plus exposées et protéger les terres agricoles ravagées par les eaux.

Cette réunion témoigne de l’engagement du gouvernement à agir rapidement pour atténuer les conséquences de cette catastrophe naturelle, qui a déjà touché des milliers de personnes dans les régions affectées par la montée des eaux.

Réunion interministérielle sur le trafic de bois et la déforestation : Une priorité pour le premier ministre

Le Premier Ministre, Ousmane Sonko, a annoncé lors du Conseil des ministres du mercredi 29 mai, la tenue prochaine d’une réunion interministérielle visant à aborder la problématique pressante du trafic de bois et de la déforestation dans les régions Sud et de l’Est du Sénégal.

Une Situation Alarmante

Malgré les mesures déjà mises en place par le Gouvernement, le trafic de bois et la déforestation persistent, représentant une menace sérieuse pour l’environnement et l’écologie du pays. Face à cette situation, Ousmane Sonko a souligné l’urgence d’agir pour éviter une catastrophe environnementale.

Audit des Ressources Financières

Dans cette perspective, le Premier Ministre a insisté sur la nécessité d’auditer les ressources financières importantes allouées par l’État pour renforcer la Direction des Eaux et Forêts, Chasses et Conservation des Sols (DEFCCS). Il a notamment évoqué la fourniture d’équipements de sécurité, de véhicules d’intervention et de matériels techniques, soulignant l’importance de leur utilisation efficace pour lutter contre le trafic de bois et la déforestation.

Suivi de l’Activité Minière

Parallèlement, Ousmane Sonko a également mis en avant l’importance du suivi de l’activité minière dans les zones concernées. Cette mesure vise à contrôler les éventuelles répercussions de l’exploitation minière sur la déforestation et l’environnement, et à garantir une gestion responsable des ressources naturelles.

Une Action Concertée pour Préserver l’Environnement

Cette réunion interministérielle s’annonce comme une étape cruciale dans la lutte contre le trafic de bois et la déforestation. En rassemblant les différents acteurs et en mettant en place des stratégies coordonnées, le gouvernement démontre sa volonté de protéger l’environnement et de préserver les ressources naturelles du pays pour les générations futures.

La problématique du trafic de bois et de la déforestation nécessite une action ferme et concertée. Sous la direction du Premier Ministre, le gouvernement s’engage à intensifier ses efforts pour lutter contre ce fléau et à mettre en place des mesures efficaces pour protéger l’environnement et assurer un développement durable au Sénégal.

Réunion interministérielle sur la gestion des inondations : Engagement et résolution pour un plan d’action efficace

Les autorités gouvernementales se sont réunies lors d’un conseil interministériel pour discuter de la gestion des inondations et du Plan de Gestion Intégrée des Inondations au Sénégal (PGIIS). Lors de cette réunion, des discours ont été prononcés mettant en avant l’engagement et la résolution à mettre en œuvre un plan d’action efficace pour faire face à ce défi majeur.

Conseil interministériel sur l'inondation/PGIIS: discours de la résolution...
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