Pastef : dans les coulisses d’une réunion secrète

Samedi dernier, une réunion secrète du parti Pastef a réuni plusieurs membres influents, dont le Bureau politique, les députés, les élus locaux, les coordonnateurs départementaux, les commissariats du Mouvement national des cadres patriotes (MNCP) et la haute autorité de régulation de la formation politique. La rencontre, présidée par Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, était la première du genre depuis la victoire du parti à l’élection présidentielle du 24 mars dernier.

Selon les informations rapportées par Source A, plusieurs sujets ont été abordés lors de cette réunion. Tout d’abord, il a été question du financement des activités et des projets du parti, notamment la construction d’un siège. De plus, des discussions ont eu lieu concernant les nominations dans les postes de direction et la restructuration du Pastef.

Une proposition majeure émanant du Premier ministre Ousmane Sonko a retenu l’attention des responsables du parti : celle de nommer le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, au poste de Président d’honneur du Pastef. Faye avait déjà démissionné de son poste de Secrétaire général conformément aux règles internes du parti après avoir prêté serment en tant que cinquième président de la République du Sénégal le 2 avril dernier.

Par ailleurs, les nominations aux postes de responsabilités ont été discutées avec attention. Ousmane Sonko a souligné l’importance de ces choix et a insisté sur le fait qu’ils se feraient avec rigueur, sans complaisance. Il a également mis l’accent sur la nécessité de former les militants, notamment en matière de communication, afin de maintenir le lien avec le peuple et les membres du parti.

Bassirou Diomaye Faye a également pris la parole pour souligner l’importance de la contribution financière des membres nommés aux postes de responsabilité. Il a insisté sur le fait qu’ils devaient participer à l’effort de guerre en mobilisant des ressources financières pour la construction du siège du parti et le financement de ses activités.

Enfin, la possibilité d’organiser un Congrès pour lancer le processus de restructuration du Pastef a été évoquée. Cependant, Ousmane Sonko a exprimé son souhait que ce Congrès se déroule sans la présence des transfuges avant et après la victoire du 24 mars 2024.

Cette réunion a ainsi permis de définir les orientations stratégiques du Pastef dans les prochains mois, dans un contexte politique marqué par la consolidation de sa position en tant que parti au pouvoir.

Réunion secrète des députés de Taxawu Sénégal sur le projet de loi d’amnistie

L’Assemblée nationale du Sénégal est sur le point d’examiner en urgence un projet de loi portant amnistie des événements survenus entre le 1er février 2021 et le 25 février 2024. Cette décision, prise lors d’une réunion de la Conférence des présidents du Parlement, suscite des remous au sein de la classe politique, notamment au sein du parti Taxawu Sénégal.

Selon les informations rapportées par Les Échos, les députés de Taxawu Sénégal se sont réunis en secret hier soir, en compagnie de leur leader emblématique, Khalifa Sall. Cette réunion, qui aurait duré jusqu’à tard dans la nuit, aurait été l’occasion de discuter de la position à adopter par rapport au vote sur le projet de loi d’amnistie.

Il semble que les débats au sein de cette réunion aient été animés, reflétant les divisions au sein du parti concernant cette question délicate. Une source anonyme citée par le journal prédit même que la confrontation entre le parti Pastef et Taxawu Sénégal se poursuivra au sein de l’hémicycle après les récents affrontements dans les rues.

Ces tensions font suite aux échauffourées survenues samedi dernier entre les partisans de Khalifa Ababacar Sall et d’Ousmane Sonko, lors d’un rassemblement organisé par le Front de Résistance. Cette coalition, regroupant plusieurs entités politiques, milite pour la tenue d’une élection présidentielle anticipée avant la fin du mandat du président Macky Sall, prévu pour le 2 avril prochain.

La question de l’amnistie des événements survenus ces dernières années constitue un enjeu majeur pour la stabilité politique du pays et pourrait avoir des répercussions significatives sur le paysage politique sénégalais. Les débats à venir à l’Assemblée nationale s’annoncent houleux, alors que les différents partis politiques cherchent à défendre leurs positions et à protéger leurs intérêts dans ce contexte tendu.

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