Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°659 – 28/01/2026

🔴 PROMULGATION DU DÉCRET N°2026-66 MODIFIANT LE DÉCRET N°74-347 du 12 AVRIL 1974 RELATIF AU RÉGIME SPÉCIAL APPLICABLE AUX AGENTS NON FONCTIONNAIRES : DIOMAYE ENTAME LA REVALORISATION DU CAPITAL HUMAIN
🔴 LA CHAMBRE D’ACCUSATION DE LA COUR D’APPEL DE DAKAR RÉUNIE EN AUDIENCE SUR L’ AFFAIRE WEST AFRICA ENERGY : LE RENVOI DE SAMUEL ANNULÉ

🔴 AFFAIRE SÉNÉGAL–MAROC : LA CAF DÉLIBÈRE, DÉCISION SOUS 48H

Revalorisation salariale dans les collectivités territoriales : une nouvelle ère pour les fonctionnaires et agents certifiés

C’est une avancée sociale majeure qui vient d’être formalisée au profit des agents des collectivités territoriales. Dans une circulaire signée le 15 juillet 2025, le ministre des Collectivités territoriales, de l’Aménagement et du Développement des Territoires, Moussa Bala Fofana, annonce officiellement la revalorisation des rémunérations des fonctionnaires territoriaux et des agents certifiés. Une mesure phare qui découle du Pacte national de stabilité, signé entre le gouvernement et les partenaires sociaux.

Selon la circulaire transmise aux présidents de conseils départementaux et aux maires via les gouverneurs de région, les fonctionnaires territoriaux verront leurs salaires augmenter entre 80 000 et 300 000 FCFA. Cette revalorisation dépendra du grade et du niveau hiérarchique de chaque agent. Un tableau récapitulatif, annexé au document, détaille les montants exacts applicables à chaque catégorie.

La décision fait suite à un accord conclu avec l’Intersyndicale des travailleurs des collectivités territoriales, mettant fin à plusieurs mois de concertations et de revendications portant sur l’amélioration des conditions de vie et de travail dans les administrations locales.

Outre les fonctionnaires, 6 458 agents certifiés recensés à l’issue d’un processus de vérification bénéficieront d’une indemnité mensuelle transitoire, étalée sur trois ans. Elle s’élèvera à :

60 000 FCFA en 2025, 70 000 FCFA en 2026, et 80 000 FCFA en 2027.

Cette mesure vise à reconnaître le rôle essentiel de ces agents dans le fonctionnement quotidien des services publics locaux, tout en leur offrant un appui financier progressif.

Un fonds d’accompagnement de 1,5 milliard FCFA

Conscient des contraintes budgétaires que pourrait engendrer cette réforme, le gouvernement a prévu un fonds d’accompagnement d’un montant de 1,5 milliard de FCFA. Les collectivités qui souhaitent en bénéficier devront signer une convention avec le ministère et s’engager à respecter des règles strictes de bonne gestion.

Le suivi de l’application de ces engagements sera assuré par la Direction du service public local et la Direction des collectivités territoriales. L’objectif est de garantir une utilisation transparente et efficace des ressources mises à disposition.

Une mise en œuvre dès mai 2025

La réforme entre en vigueur à compter du 1er mai 2025. La circulaire du ministre invite toutes les autorités locales à prendre les dispositions nécessaires pour garantir l’application effective de ces nouvelles mesures.

1er Mai : L’UDEN départemental de Kaolack prône une revalorisation salariale et une politique éducative sérieuse

En ce 1er mai, journée de solidarité internationale des travailleurs et travailleuses, les membres de l’Union Démocratique des Enseignantes et Enseignants du Sénégal (UDEN) du département de Kaolack se sont réunis pour célébrer les luttes des travailleurs du monde entier, mais aussi pour réaffirmer leur engagement à défendre les droits des enseignantes et enseignants, et œuvrer pour une éducation de qualité pour tous.

« Aujourd’hui, nous ne célébrons pas seulement le travail, mais aussi la dignité des travailleurs, en particulier celle des enseignantes et enseignants, véritables architectes de l’avenir de notre pays. Ce sont eux qui, chaque jour, transmettent le savoir, forment les citoyens de demain et participent activement à l’édification de notre Nation », a souligné Abdoulaye Dia, Secrétaire général départemental de l’UDEN à Kaolack, par ailleurs membre du bureau national chargé du suivi des revendications.

Il a rappelé que le 1er mai est à la fois une journée de lutte et d’espoir, un moment pour honorer la mémoire de ceux qui ont payé de leur engagement afin que les travailleurs d’aujourd’hui puissent jouir de droits et de protections sociales. « Nous poursuivons leurs luttes avec détermination. Il est impératif que nous nous levions ensemble pour un système éducatif plus juste, plus équitable, et surtout plus respectueux de ceux qui œuvrent quotidiennement pour sa réussite », a-t-il déclaré.

M. Dia a également dénoncé les nombreux défis auxquels les enseignants sont confrontés au Sénégal : sous-rémunération, manque de moyens pour exercer dans de bonnes conditions, surcharge des programmes, absence de formation continue et reconnaissance institutionnelle insuffisante. « Ces problèmes ne sont pas nouveaux, mais ils se font de plus en plus pressants », a-t-il insisté.

Face à cette situation préoccupante, l’UDEN départemental de Kaolack appelle les nouvelles autorités à prendre des mesures urgentes et concrètes pour répondre aux revendications légitimes du corps enseignant. « Il est grand temps d’instaurer une politique éducative sérieuse, ambitieuse, et de reconnaître à leur juste valeur celles et ceux qui portent l’éducation nationale à bout de bras », a plaidé le syndicat.

L’UDEN réaffirme ainsi son engagement à poursuivre le combat pour une revalorisation salariale décente, des conditions de travail dignes et la reconnaissance pleine et entière du rôle fondamental des enseignants dans la société.

Revalorisation des salaires des travailleurs domestiques au Sénégal : une avancée sociale majeure pour 2025

Le ministère du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les institutions a franchi une étape importante dans la protection sociale des travailleurs domestiques au Sénégal. Par un arrêté en date du 25 avril 2025, signé par le ministre Abass Fall, les salaires minima catégoriels de cette catégorie de travailleurs ont été significativement revalorisés, mettant fin à une grille salariale en vigueur depuis 2009.

Cette revalorisation marque une hausse notable des rémunérations mensuelles, avec des augmentations différenciées selon les catégories professionnelles. Par exemple, le salaire de la 1re catégorie passe de 42 714 F CFA à 64 223 F CFA, tandis que celui de la 7e catégorie grimpe de 53 318 F CFA à 76 996 F CFA. Ces montants constituent désormais les nouveaux planchers salariaux pour les employeurs de travailleurs domestiques.

La décision s’appuie sur plusieurs textes réglementaires récents, notamment le décret n°2023-1710, relatif au salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) et au salaire minimum agricole garanti (SMAG). Elle s’inscrit dans un effort plus large du gouvernement visant à garantir des conditions de travail dignes et à renforcer la protection des travailleurs vulnérables.

En plus de fixer de nouveaux seuils salariaux, l’arrêté abroge officiellement celui du 31 décembre 2009, qui était devenu obsolète face à l’évolution du coût de la vie et des standards sociaux. Le directeur général du Travail et de la Sécurité sociale est chargé de veiller à l’application stricte de cette mesure, qui sera publiée au Journal officiel.

Cette revalorisation s’inscrit dans une dynamique gouvernementale plus large de justice sociale et de reconnaissance du rôle essentiel que jouent les travailleurs domestiques dans la société. Longtemps marginalisés dans les politiques de rémunération, ces derniers bénéficient enfin d’une mesure qui tient compte de leur contribution quotidienne dans les foyers sénégalais.

Revalorisation du statut de conseiller municipal : un collectif en gestation installe son antenne à Thiès

Dans un effort visant à revaloriser le statut des conseillers municipaux au Sénégal, un collectif émergeant, le Collectif des conseillers municipaux du Sénégal (COCMS), a récemment installé son bureau dans le département de Thiès. L’assemblée générale constitutive, tenue dans la salle des délibérations de l’hôtel de ville de Thiès, a désigné Ousseynou Fall comme coordonnateur du Collectif dans ce département.

Le COCMS est décrit comme un cadre de concertation, d’échange, de partage, de décision et d’action, visant à défendre les intérêts matériels et moraux des conseillers municipaux, renforcer leurs capacités et établir des partenariats avec des acteurs techniques et financiers.

Lors de cette réunion inaugurale, les membres du Collectif ont formulé des doléances adressées au président Bassirou Diomaye Faye, notamment la revalorisation du statut du conseiller municipal, une meilleure prise en charge sanitaire, l’augmentation des indemnités de session et la création d’une coopérative d’habitat pour les conseillers municipaux.

Cette initiative trouve son origine en début janvier aux Parcelles assainies, à Dakar, en réaction à l’annonce de la revalorisation des rémunérations des maires et de leurs adjoints. Depuis lors, les membres ont organisé des conférences de presse et des séminaires, en vue de structurer le Collectif à l’échelle nationale.

Selon Ousseynou Fall, chaque conseiller municipal coûte actuellement 50 000 FCFA par an à sa commune, une somme qu’ils jugent insuffisante compte tenu de leurs responsabilités. Toutefois, ils espèrent que, grâce à une organisation collective, ils pourront atteindre leurs objectifs et obtenir une reconnaissance adéquate de leur rôle et de leurs contributions au niveau local.

Cette démarche reflète l’aspiration des conseillers municipaux à une meilleure représentation et à des conditions de travail plus justes et équitables, dans le but de servir au mieux leurs communautés et de contribuer au développement local.

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