Médina Baye : les eaux usées risquent de perturber la prière de la Tabaski

À Kaolack, dans la cité religieuse de Médina Baye, l’un des plus grands foyers spirituels du Sénégal, la célébration de la Tabaski, prévue le 7 juin 2025, risque d’être entachée par une vive indignation des fidèles. En cause : des eaux usées stagnantes, qui ont envahi une zone située à moins de 200 mètres de l’esplanade réservée à la prière, compromettant ainsi la bonne organisation de cet événement religieux majeur.

Les populations pointent du doigt un manque d’anticipation et une gestion déficiente des infrastructures d’assainissement.

« Ce n’est pas la première fois que nous tirons la sonnette d’alarme. À chaque hivernage, c’est le même scénario. Aujourd’hui, c’est la prière de la Tabaski qui en paie le prix », a déploré Cheikh Ibrahima Fall, un habitant de Médina Baye.

La Tabaski, fête du sacrifice, est un moment de ferveur et d’unité pour les musulmans. À Médina Baye, cette ferveur risque malheureusement d’être ternie par un fléau qui, selon beaucoup, aurait pu être évité.

Seydi Gassama alerte sur les risques pour les participants au débat public et plaide pour une réforme des lois sur la liberté d’expression

Dans un message publié ce mercredi sur le réseau social X (anciennement Twitter), Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, a tiré la sonnette d’alarme sur les dangers qui pèsent sur les citoyens engagés dans le débat public. Il met en garde contre les poursuites judiciaires auxquelles peuvent être exposés ceux qui prennent la parole dans l’espace public, souvent sous le coup de l’émotion ou de la passion.

« Toute personne qui s’y engage risque, sous l’emprise de l’émotion ou de la passion, un dérapage verbal, pouvant mener à des poursuites pour diffamation, injures publiques, offense ou diffusion de fausses informations », écrit-il dans sa publication.

Face à cette menace, Seydi Gassama appelle à une réforme urgente du cadre juridique encadrant la liberté d’expression au Sénégal. Il plaide pour la suppression des peines privatives de liberté dans les cas de diffamation, d’injures ou de diffusion de fausses informations. « Il faut supprimer les peines privatives de liberté pour ces infractions et privilégier des sanctions pécuniaires », estime-t-il.

Selon le défenseur des droits humains, une telle réforme permettrait de trouver un juste équilibre entre la nécessité de sanctionner les abus de langage et celle de garantir le droit fondamental à la liberté d’expression. « Cela permettrait de préserver ce droit essentiel sans risquer l’incarcération pour des mots prononcés dans le feu de la discussion », insiste-t-il.

Ronaldo risque gros après son craquage

Cristiano Ronaldo a été expulsé lors de la demi-finale de la Supercoupe d’Arabie saoudite. L’attaquant d’Al Nassr a perdu son sang-froid face à un adversaire et a reçu un carton rouge.

Cristiano Ronaldo pourrait écoper de deux matches de suspension après avoir été expulsé lundi lors de la demi-finale de la Supercoupe d’Arabie saoudite entre Al-Nassr et Al-Hilal (2-1).

Selon le journal Arriyadiyah, l’arbitre du match, Monsieur Mohammed Khaled Al-Hoaish, a écrit dans son rapport que l’expulsion du Portugais était un « comportement honteux » et qu’il a utilisé son coude avec une « force excessive » pour repousser Ali Al Bulaihi, le joueur de l’équipe adverse.

À la 86e minute, l’homme au sifflet a averti CR7 d’un carton rouge. Ce dernier s’est alors mis en colère, exigeant lui aussi une punition pour son adversaire. Avant de quitter la pelouse, l’attaquant aurait armé son bras pour frapper l’arbitre puis a demandé au public d’applaudir ironiquement l’arbitrage du match, en tapant dans ses mains.

Le règlement disciplinaire de la Fédération saoudienne punit ce comportement d’une suspension de deux matches et d’une amende de 20 000 rials (environ 5 000 euros).

Football/Espagne : Cheikh Sarr, Gardien Sénégalais, Victime d’Insultes Racistes Risque une Lourde Sanction

Une situation troublante s’est déroulée lors d’un match de football en Espagne impliquant Cheikh Sarr, gardien sénégalais du Rayo Majadahonda, évoluant en troisième division espagnole. Samedi dernier, lors d’une confrontation, Sarr a été la cible d’insultes racistes proférées par un spectateur. Alors qu’il tentait de dialoguer avec ce dernier pour comprendre la raison de ces attaques racistes, Sarr a été expulsé du match par l’arbitre.

Lors d’une conférence de presse ce mardi, Sarr a expliqué qu’il avait abordé le spectateur pour lui demander pourquoi il l’insultait. Il a insisté sur le fait qu’il avait abordé la situation de manière pacifique, cherchant simplement à comprendre les motivations de ces insultes. Cependant, l’arbitre lui a infligé un carton rouge, considérant qu’il avait quitté le terrain de jeu pour s’adresser aux spectateurs, ce qui est contraire aux règles du football.

Dans son rapport, l’arbitre a noté que Sarr avait agi de manière agressive envers lui-même, ce que le joueur conteste. Selon Sarr, son intention n’était pas d’agresser l’arbitre, mais simplement de chercher des explications de manière respectueuse. Malheureusement, l’incident a conduit à son expulsion du match.

En plus des gestes déplacés envers l’arbitre, Sarr risque une suspension de quatre à huit matchs en raison de cet incident. Malgré son désir de s’excuser pour sa réaction, Sarr estime que toute sanction à son encontre serait injuste, soulignant qu’il était lui-même victime dans cette situation.

Le soutien de Vinicius Jr, joueur évoluant au Real Madrid, ainsi que celui de ses coéquipiers, a été précieux pour Sarr. Ces derniers ont même refusé de continuer le match après l’expulsion de leur coéquipier, démontrant ainsi leur solidarité envers lui.

Cette affaire soulève une fois de plus la question persistante du racisme dans le football et la nécessité d’une réponse ferme des instances dirigeantes pour lutter contre ce fléau. La décision qui sera prise concernant la sanction de Sarr pourrait avoir des répercussions significatives sur la manière dont le football espagnol aborde les incidents de racisme à l’avenir.

Quitter la version mobile