Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°751 – 09/06/2026

🔴 DETTE, FINANCES, SECTEURS STRATÉGIQUES, ÂGENDA SOCIAL, INONDATIONS… DIOMAYE PLUS QUE JAMAIS EXIGEANT AVEC SON NOUVEAU GOUVERNEMENT …. : LA VRAIE RUPTURE
🔴 INTÉGRATION DE SONKO À L’ASSEMBLÉE NATIONALE- DECISION DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL ATTENDUE DANS UN DÉLAI D’UN MOIS : LE SÉNÉGAL À L’ÉCOUTE DES SAGES

🔴 « LE SANG-FROID ET LE CARACTÈRE » : L’HOMMAGE DE DIOMAYE FAYE AUX CHAMPIONS SÉNÉGALAIS

Rupture au sommet de l’État : Ousmane Sonko révèle les dessous de son départ de la Primature

L’ancien Premier ministre et président du parti PASTEF-Les Patriotes, Ousmane Sonko, est sorti de son silence pour livrer sa version des faits sur les circonstances qui ont conduit à son départ de la Primature. Lors d’une déclaration publique très attendue, l’actuel président de l’Assemblée nationale est revenu en détail sur les derniers échanges qu’il a eus avec le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, avant son limogeage du gouvernement.

Selon Ousmane Sonko, la rupture entre les deux hommes s’est matérialisée le vendredi 25 mai 2026, quelques heures après son intervention à l’Assemblée nationale. Il explique avoir été contacté directement par le chef de l’État qui souhaitait le rencontrer pour un entretien. Une rencontre qu’il décrit comme cordiale dans sa forme, mais décisive dans son contenu.

D’après le leader de PASTEF, le président Bassirou Diomaye Faye lui aurait expliqué que la poursuite de leur collaboration à la tête de l’Exécutif devenait particulièrement difficile. Selon lui, le chef de l’État estimait que certaines de ses déclarations prononcées à l’Assemblée nationale avaient suscité de nombreuses complications politiques et institutionnelles.

« Le président de la République m’a appelé pour me dire qu’il avait besoin de me voir. Lorsque nous nous sommes rencontrés, nous avons discuté comme d’habitude. À la fin de l’entretien, il m’a expliqué qu’il serait très compliqué de poursuivre notre collaboration », a déclaré Ousmane Sonko devant ses partisans.

L’ancien chef du gouvernement affirme toutefois que la question de son maintien à la Primature n’était pas nouvelle. Selon son récit, il aurait lui-même évoqué à plusieurs reprises, après les élections législatives, la possibilité de quitter ses fonctions gouvernementales si sa présence venait à constituer un obstacle à l’action du président de la République.

Il soutient avoir rencontré Bassirou Diomaye Faye à trois reprises sur cette question, en présence de témoins, et lui avoir systématiquement proposé de retourner à l’Assemblée nationale afin de permettre une réorganisation de l’Exécutif tout en préservant la cohésion de la majorité. Une proposition qui, selon lui, aurait été rejetée à chaque fois par le chef de l’État.

Au fil de son intervention, Ousmane Sonko a également laissé entendre que les tensions au sommet de l’État ne datent pas de ces derniers jours. Il affirme avoir observé depuis plusieurs semaines des signes annonciateurs de divergences de plus en plus profondes entre les différentes composantes du pouvoir. Ces signaux l’auraient conduit à solliciter plusieurs discussions avec le président afin d’éviter une crise ouverte.

L’ancien Premier ministre a notamment insisté sur ce qu’il considère comme une situation particulière dans l’organisation du pouvoir exécutif. Selon ses propos, son action à la Primature était fortement encadrée par la présidence de la République, ce qui aurait progressivement alimenté certaines incompréhensions sur le fonctionnement des institutions.

Ousmane Sonko affirme également avoir refusé d’endosser politiquement la rupture. Il soutient que lors de leur dernier entretien, le président de la République souhaitait qu’il fasse une déclaration publique laissant entendre que leur séparation s’était déroulée dans un climat parfaitement apaisé. Une démarche qu’il dit avoir rejetée.

Face à l’impasse, le président de PASTEF affirme avoir soumis deux options au chef de l’État : soit son retour à l’Assemblée nationale afin que la majorité désigne un nouveau Premier ministre, soit la poursuite des discussions dans l’espoir de trouver un compromis. À défaut d’accord, il estimait que la responsabilité de mettre fin à ses fonctions revenait exclusivement au président de la République.

Selon son témoignage, Bassirou Diomaye Faye lui aurait indiqué qu’il poursuivrait la réflexion après une visite prévue auprès de l’archevêque de Dakar dans le cadre des célébrations de la Pentecôte. Ousmane Sonko raconte avoir attendu un nouvel échange qui n’a finalement jamais eu lieu.

La décision présidentielle lui aurait été communiquée de manière inattendue en début de soirée. « Il m’avait dit qu’il me recontacterait à son retour pour poursuivre nos échanges. Finalement, à 20h35, il m’a envoyé un message pour m’annoncer la mesure qui me concernait. J’en ai pris acte », a-t-il expliqué.

Quelques minutes plus tard, l’ancien Premier ministre affirme avoir découvert l’officialisation de son départ à travers la déclaration du Secrétaire général de la Présidence de la République. Une annonce qui mettait définitivement fin à son passage à la tête du gouvernement après plus de deux années passées à la Primature.

Dans une note plus personnelle, Ousmane Sonko a indiqué qu’il avait immédiatement commencé à préparer son départ de la résidence officielle du Premier ministre pour regagner son domicile de la Cité Keur Gorgui. « Quinze minutes après, j’ai vu la déclaration du Secrétaire général. J’ai alors commencé à faire mes bagages pour retourner à la Cité Keur Gorgui, qui m’avait tant manqué », a-t-il déclaré.

Ces révélations interviennent dans un contexte politique particulièrement sensible marqué par la formation d’un nouveau gouvernement dirigé par Ahmadou Alamine Mohamed Lo et par la décision du PASTEF de ne pas participer à cette nouvelle équipe gouvernementale. Elles confirment également l’existence de divergences profondes entre les deux principales figures de l’alternance de 2024, même si les deux responsables continuent d’affirmer leur attachement à la stabilité des institutions et à la poursuite du projet politique porté devant les Sénégalais.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°701 – 24/03/2026

🔴 INQUIÉTUDES – FINANCES PUBLIQUES : MYSTÈRES AUTOUR D’UN EMPRUNT DE 370 MDS
🔴 GUEUM SA BOPP «  LES JAMBAARS » LIVRE UNE ANALYSE CINGLANTE DE LA GOUVERNANCE DIOMAYE- SONKO ET PARLE DE : RUPTURE TRAHIE

🔴 CRISE À LA CAN 2025 : LE TAS FREINE LE SACRE DU MAROC

Les dérives honteuses d’une assemblée dite de Rupture

Question d’actualité à l’assemblée nationale, c’est plutôt une scène fortement en contraste avec les promesses de rupture et d’exemplarité qui avaient accompagné l’installation de la nouvelle législature.

Justement, en moins de 2 ans, une succession d’événements permettent pour certains observateurs, de comprendre pourquoi Abdoulaye Sylla, non moins homme d’affaires a choisi de ne pas assister a des semblant de travaux de l’Assemblée.

Avec ce qui s’est passé hier dans l’hémicycle, il semble avoir raison de boycotter. De manière compréhensive, entre la gestion de ses entreprises entre Dubai et les États Unis, les salaires de pères et de mères de famille à assurer et sa contribution à la dynamique économique nationale, il a certainement mieux à faire que d’assister à des séances où l’invective prend le pas sur l’intérêt général.

Au-delà des personnes, c’est la question du rôle de l’institution parlementaire qui est posée. L’Assemblée nationale doit-elle être une tribune d’attaques contre le secteur privé national, déjà fragilisé par les retards de paiement de la dette intérieure et le ralentissement des chantiers ? Ou doit-elle redevenir un espace de contrôle rigoureux de l’action gouvernementale et de propositions constructives pour relancer l’économie ? Les questions restent entières et sans aucune réponse visible.

En effet, hier à l’Assemblée nationale lors de la séance des questions d’actualité au Premier ministre, le spectacle offert aux Sénégalais a laissé un goût amer. Ce qui devait être un haut lieu de débat républicain s’est transformé, par moments, en arène de règlements de comptes, de chants partisans et d’attaques ciblées contre des acteurs du secteur privé.

Dans l’hémicycle, certains députés, malheureusement de la majorité, le Pastef, n’ont pas hésité à accuser et à calomnier des capitaines d’industrie, parmi lesquels Babacar Ngom, non moins pere de leur Collègue, l’honorable Anta Babacar Ngom, cela sans que le débat ne s’élève véritablement au niveau des préoccupations urgentes des populations et sans possibilité de réponse. À la place d’arguments structurés et de propositions concrètes face à la crise qui touche plusieurs secteurs dont le BTP, l’emploi, le pouvoir d’achat, les Sénégalais du moins ceux qui s’y intéressent encore, ont assisté à des démonstrations de soutien bruyantes, ponctuées de chants à la gloire de leur leader Ousmane Sonko.
Autant de dire que le Don de Soi tant vanté est échangé contre des dépenses de prestige et des véhicules 4*4 à 50 millions

En attendant, au moment Anta Babacar Ngom demande la dissolution de l’Assemblée, le boycott d’Abdoulaye Sylla apparaît, aux yeux des Sénégalais, non pas comme un désengagement, mais comme un choix pragmatique : celui de consacrer son énergie à l’entreprise et à l’économie réelle, plutôt qu’à un théâtre politique qui peine, pour l’instant, à convaincre.

Modou Gaye politologue

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°665 – 05/02/2026

🔴 LE SECTEUR DES HYDROCARBURES DANS UNE ZONE DE TURBULENCES / L’ÉTAT ET LES PÉTROLIÈRS … : AU BORD DE LA RUPTURE
🔴 BRAS DE FER ETAT- ÉTUDIANTS – MOUSSA NIANG DE GUEUM SA BOPP DÉLIBÈRE : COUPER LES BOURSES, C’EST COUPER L’AVENIR

🔴 SUPPORTERS SÉNÉGALAIS JUGÉS AU MAROC : TENSION JUDICIAIRE ET PRESSION DIPLOMATIQUE AUTOUR DU PROCÈS

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°644 – 08/01/2026

🔴 OPACITÉ AUTOUR DE L’ACHAT DE VÉHICULES POUR LES DÉPUTÉS : ABDOULAYE SYLLA OFFRE LE SIEN AUX HÉMODIALYSÉS DE DAKAR
🔴 GUEUM SA BOPP ESTIME QUE PASTEF A TRAHI SES PROMESSES EN PROPOSANT : L’IMPOSTURE À LA PLACE DE LA RUPTURE
🔴 DIVERSION AUTOUR DU DOSSIER ASER PORTANT SUR 37 MILLIARDS : TAS GARDE L’ŒIL OUVERT

🔴 CAN 2025 : LES AFFICHES COMPLÈTES DES QUARTS DE FINALE

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°547 – 29/08/2025

🔴 FLOU FINANCIER AU MINISTÈRE DE LA FAMILLE : 160 MILLIONS F CFA ÉVAPORÉS
🔴 « L’AVENIR DU SÉNÉGAL ENTRE LE FMI ET LA FRANCE : OÙ EST LA RUPTURE PROMISE ? » : DELPHINE DIATTA S’INTTERROGE !

🔴 ÉLIMINATOIRES MONDIAL 2026 / PUBLICATION DE LA LISTE DES « LIONS » : SADIO MANÉ DE RETOUR !
🔴 ZIGUINCHOR / JOJ DAKAR 2026 : L’ONCAV ET LE COJOJ MAIN DANS LA MAIN

Mbaye Dione, SG de l’AFP, sur la gestion de l’actuel pouvoir : « Nous sommes loin de la rupture… »

Le secrétaire général de l’Alliance des Forces de Progrès (AFP) et maire de Ngoundiane, Mbaye Dione, a livré un constat sévère sur les quinze premiers mois de gouvernance du président Bassirou Diomaye Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko. Invité de l’émission Grand Jury ce dimanche sur la RFM, le responsable politique a exprimé sa profonde déception face à ce qu’il considère comme un fossé entre les promesses de rupture et la réalité de la gestion du pouvoir.

« Après 15 mois d’exercice, je suis resté sur ma faim. Nous sommes loin de la rupture », a-t-il affirmé d’emblée, estimant que le fonctionnement actuel reproduit les mêmes travers qui étaient dénoncés sous les régimes précédents. « Et pire, avec moins de résultats », a-t-il ajouté, fustigeant l’absence de changement concret dans la conduite des affaires publiques.

Dans son analyse, Mbaye Dione a pointé des dysfonctionnements qu’il juge graves dans plusieurs secteurs. Il a notamment évoqué la persistance des soupçons d’enrichissement personnel visant des directeurs généraux, la continuité de pratiques de corruption et de clientélisme, ainsi que la distribution jugée opaque des aides et avantages divers, comme le « sukeur Koor » (cadeaux distribués pendant le Ramadan) et l’octroi de billets pour le pèlerinage à La Mecque.

Sur le plan des libertés publiques, l’ancien compagnon politique de Moustapha Niasse a également exprimé ses inquiétudes. Il a dénoncé des atteintes à la liberté d’opinion et à la liberté de la presse, domaines dans lesquels il attendait des avancées notables, compte tenu des engagements pris par le nouveau pouvoir durant la campagne électorale.

Ce bilan critique intervient alors que l’AFP, qui vient d’officialiser sa rupture avec la coalition Benno Bok Yakaar, se positionne désormais comme une force d’opposition autonome, déterminée à incarner une alternative crédible. Mbaye Dione, à travers ce discours, semble vouloir ouvrir un nouveau cycle politique pour son parti, en se distinguant à la fois de l’ancien système et des actuels tenants du pouvoir.

Affaire Bachir Fofana : entre liberté de la presse, justice sélective et rupture introuvable ( Par Par Mouhamed Samb, journaliste )

Le journaliste d’abord
 Comme tout journaliste, Bachir Fofana bénéficie de la liberté d’expression garantie par la Constitution. Cette liberté fondamentale lui permet d’analyser l’actualité, d’interroger les faits et de livrer ses lectures, aussi critiques soient-elles. On peut ne pas partager ses positions, on peut même remettre en question l’équilibre de certaines de ses analyses — cela ne fait pas de lui un journaliste de moindre valeur.

Le journalisme est un métier à risque. L’erreur peut exister, une source peut se révéler fragile. Cela fait partie de l’exercice. Mais arrêter un journaliste dans le cadre de ses fonctions revient à porter atteinte à cette liberté d’expression, socle de toute démocratie. Il existe des mécanismes de régulation, comme le CORED, qui peuvent être mobilisés pour arbitrer ce type de situations — à condition qu’ils soient renforcés et réellement opérationnels.

Concernant l’affaire du marché des véhicules, pourquoi l’Assemblée nationale n’a-t-elle pas jugé utile de publier un démenti formel aux affirmations de Bachir Fofana ? Pourquoi tarde-t-elle à éclairer l’opinion sur le choix supposé d’une entreprise étrangère pour ce marché public ? Et si violation du principe de préférence nationale il y a, pourquoi ne pas la clarifier, documents à l’appui ? Il y a, en réalité, des urgences autrement plus importantes que celle d’un marché de véhicules.

La justice en question
 Si le procureur s’est effectivement autosaisi dans cette affaire, il y a lieu de s’interroger. Pourquoi Bachir Fofana ? Pourquoi un journaliste ? Et surtout, pourquoi maintenant ?

On ne compte plus les dossiers sensibles, les délits manifestes, les atteintes graves à la chose publique qui n’ont suscité aucune réaction du parquet. Est-ce cela, la justice de rupture ? Une justice qui cible les journalistes pendant que d’autres affaires, autrement plus graves, dorment dans les tiroirs ?

Une Assemblée loin du peuple
 En tant que citoyens, sans étiquette politique, nous nous interrogeons sur ce que signifie réellement une « Assemblée de rupture ». La 15e législature ne nous ressemble pas. Elle ne répond pas à nos attentes. Elle semble plus prompte à s’occuper de véhicules pour députés qu’à exiger la publication des rapports d’exécution budgétaire, pourtant encadrée par la loi.

N’est-ce pas au Parlement de contrôler l’action du gouvernement ? La rupture ne se proclame pas dans les discours. Elle se prouve dans les actes. Des actes concrets, courageux, qui servent l’intérêt général.

Crier « rupture » ne suffit pas. Il faut la matérialiser.

Libérez Bachir Fofana.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°497 – 27/06/2025

🔴 PROJET DE LOI DE FINANCES RECTIFICATIVE 2025 / BAISSE DU PIB NOMINAL : L’ÉCONOMIE PERD 4% DE SA VALEUR
🔴 RÉUNION DU CONSEIL SUPÉRIEUR DE LA MAGISTRATURE PRÉSIDÉE PAR LE PRÉSIDENT DIOMAYE FAYE : OÙ EST LA RUPTURE ?

🔴 LIGUE 1 (29e J.) : JARAAF À 90 MINUTES DU SACRE
🔴 LUTTE / « JE SUIS UN LUTTEUR COMPLET » : BALLA GAYE 2 CHAUFFE SITEU

Crise budgétaire au Sénégal : Thierno Bocoum dénonce une rupture de légalité et de sincérité

Aquelques jours de la date butoir du Débat d’Orientation Budgétaire (DOB), fixée au 30 juin par la loi organique, une alerte majeure s’impose.

Le Sénégal fait face à une double crise budgétaire : une crise de légalité et une crise de sincérité.

D’un côté, le journal Les Échos révèle que la LFR et le DOB 2025 ont été « adoptés » par le Bureau de l’Assemblée nationale. De l’autre, le ministère des Finances annonce pour le 23 juin la publication tardive des rapports d’exécution budgétaire du 4e trimestre 2024 et du 1er trimestre 2025 alors même que les arbitrages pour les années 2026 à 2028 sont déjà en cours.

Cette double séquence confirme une rupture grave de l’ordre institutionnel.

Le journal *Les Échos* du 17 juin 2025 rapporte que le Bureau de l’Assemblée nationale a adopté la Loi de Finances Rectificative (LFR) ainsi que le Débat d’Orientation Budgétaire (DOB), en attente d’un calendrier de plénière.

Cette annonce, en apparence anodine, dissimule une double anomalie institutionnelle d’une extrême gravité puisque ni la LFR 2025 ni le DOB 2025 n’ont été adoptés en Conseil des ministres.

La seule référence officielle sur ces sujets figure dans les communiqués des 4 et 21 mai 2025. Le premier évoque une note de cadrage budgétaire, le second mentionne une simple préparation du DOB avant la fin juin. Aucune trace d’une adoption formelle de ces documents en Conseil des ministres n’a été retrouvée.

La LOLF n°2020‑07 du 26 février 2020 est pourtant explicite :

« Le Ministre chargé des Finances prépare les projets de lois de finances qui sont adoptés en Conseil des Ministres. »(Article 55)

« Le document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle visé à l’article 51 de la présente loi organique, éventuellement accompagné des documents de programmation pluriannuelle des dépenses visés à l’article 52 de la présente loi organique, est adopté en Conseil des Ministres. Ces documents sont publics et soumis un débat d’orientation budgétaire à l’Assemblée nationale, au plus tard à la fin d deuxième trimestre de l’année.» (Article 56)

En parallèle, l’absence de LFR jusqu’à la date d’aujourd’hui et à la veille du DOB et de la nouvelle stratégie budgétaire et financière annoncée par la président de la république, constitue une anomalie gravissime.

Depuis février 2025, de nouvelles données ont été formellement constatées par la Cour des comptes. La logique budgétaire, comme l’exige la rigueur républicaine, aurait voulu qu’une Loi de Finances Rectificative soit introduite pour corriger les écarts et actualiser les équilibres macroéconomiques.

Or, rien n’a été fait. Le budget 2025 demeure inchangé malgré un contexte économique bouleversé. Il devient ainsi un document artificiel, déconnecté de la réalité mais toujours utilisé pour planifier l’avenir.

Les risques ne sont pas théoriques. Les partenaires techniques et financiers perçoivent l’absence de LFR comme un signe d’opacité, le Parlement risque de débattre du DOB sans accès aux données exécutées et les décisions publiques deviennent illisibles, fragiles et déconnectées du réel.

L’équation est simple : sans adoption formelle en Conseil des ministres, la LFR et le DOB n’ont pas de base juridique valide. Sans LFR sincère, les projections deviennent biaisées et risquées. Sans respect du calendrier, la transparence devient une fiction administrative.

La vérité budgétaire n’est pas une faveur, c’est une obligation.

Le peuple sénégalais mérite mieux que des procédures tronquées et des chiffres obsolètes. Il a droit à une gouvernance rigoureuse, à un Parlement éclairé et à des décisions fondées sur des données validées, assumées et vérifiables.

Thierno Bocoum
Président AGIR-LES LEADERS 

Sénégal – 65e anniversaire de l’indépendance : une fête nationale sous le sceau de la rupture et de la souveraineté

Ce 4 avril 2025, le Sénégal a célébré le 65e anniversaire de son indépendance dans une atmosphère de renouveau et de symboles forts. Pour sa première fête nationale en tant que chef de l’État, le président Bassirou Diomaye Faye a marqué l’événement par des gestes politiques significatifs, à commencer par le rebaptême du célèbre boulevard Général-de-Gaulle, désormais nommé boulevard Mamadou-Dia, du nom du premier Premier ministre du Sénégal indépendant. Une décision saluée comme un acte de rupture assumée avec l’héritage colonial, mais aussi comme une volonté affirmée de réappropriation de l’histoire nationale.

Dans les rues de Dakar, notamment dans le quartier du Plateau, les drapeaux vert-jaune-rouge flottaient au vent, et la ferveur patriotique se faisait ressentir dès les premières heures de la matinée. Plus de 6 000 civils et militaires ont défilé devant le président Bassirou Diomaye Faye, installé à la tribune officielle, aux côtés de plusieurs chefs d’État invités : Mohamed Ould Ghazouani (Mauritanie), Adama Barrow (Gambie), Umaro Sissoco Embaló (Guinée-Bissau) et Bola Tinubu (Nigeria).

Le cortège a traversé pour la première fois l’artère centrale de la capitale désormais appelée boulevard Mamadou-Dia, en hommage à cette figure historique majeure, artisan de l’indépendance sénégalaise et compagnon de Léopold Sédar Senghor. Ce changement de nom, décidé en Conseil des ministres le 2 avril, a été présenté comme un geste symbolique fort destiné à marquer cette édition de la fête nationale d’un sceau particulier : celui de la rupture et de la souveraineté retrouvée.

Cette mesure n’est pas un simple changement de signalétique urbaine. Elle s’inscrit dans une dynamique plus large voulue par le président Diomaye Faye : réhabiliter les figures historiques africaines et débarrasser l’espace public sénégalais des vestiges du passé colonial. Pour de nombreuses organisations citoyennes, à l’image du Front pour une Révolution anti-impérialiste, populaire et panafricaine (FRAPP), il s’agit d’un tournant symbolique dans la quête de décolonisation des noms de rues et des monuments publics.

Cette volonté ne date pas d’hier. En 2020 déjà, la statue du gouverneur colonial Louis Faidherbe à Saint-Louis avait suscité de vifs débats sur la place de ces figures coloniales dans l’espace public. La place qui portait son nom a depuis été renommée Place Ndar, du nom wolof de la ville. En décembre dernier, lors de la commémoration du massacre de Thiaroye, Diomaye Faye avait réaffirmé son engagement pour une « réappropriation historique » en évoquant une série de propositions de renommage autour des anciens tirailleurs sénégalais et d’autres figures anticolonialistes.

Au-delà des symboles, la fête nationale a également été l’occasion de rappeler les enjeux contemporains de souveraineté, notamment dans le domaine de la défense et de la sécurité nationale. Le thème de cette 65e célébration était d’ailleurs évocateur : « Vers la souveraineté technologique et industrielle des forces de défense et de sécurité ».

Dans un contexte de révision des accords militaires et du départ annoncé des éléments français présents au Sénégal, le pouvoir en place affiche une volonté claire : renforcer l’autonomie stratégique du pays. Cela passe par la modernisation des équipements, le développement de l’industrie de défense locale, et une meilleure maîtrise des technologies dans un environnement sécuritaire régional marqué par l’instabilité.

La veille, le 3 avril, dans son traditionnel discours à la Nation, le président Diomaye Faye a fait le point sur sa première année à la tête du pays. Il a rappelé les réformes engagées pour corriger les déséquilibres économiques, améliorer la gestion des finances publiques, et initier des projets dans des secteurs comme l’agriculture, l’énergie ou la justice.

Reconnaissant la gravité de la situation économique, il a appelé les Sénégalais à faire preuve de résilience, de solidarité active et d’engagement patriotique, martelant que la cohésion nationale devait être la boussole du pays. Il a également souligné que les efforts pour faire baisser les prix des denrées de première nécessité allaient se poursuivre, tout en annonçant le lancement prochain de plusieurs programmes structurants, dont la phase 2 du PAVIE pour l’autonomisation des femmes et la création de 3 000 fermes intégrées.

Ce 4 avril 2025 restera dans les mémoires comme une fête nationale de rupture, symbolique autant que politique. Le changement de nom du boulevard Général-de-Gaulle, la présence de figures panafricaines, la thématique centrée sur la souveraineté militaire, et le discours présidentiel ancré dans les enjeux structurels du pays témoignent tous d’un nouvel élan voulu par le pouvoir de Diomaye Faye. Reste à savoir si cette dynamique s’inscrira dans la durée et si les actes suivront véritablement les symboles pour bâtir un Sénégal résolument tourné vers l’avenir.

Sénégal – Universités publiques : L’intersyndicale des PATS dénonce la rupture du dialogue avec la tutelle et décrète une grève de 48 heures

L’intersyndicale des personnels administratif, technique et de services (PATS) des universités publiques du Sénégal a tenu une assemblée générale ce lundi 17 février 2025. Lors de cette rencontre, les représentants syndicaux ont dénoncé la rupture unilatérale du dialogue entre le ministre de l’Enseignement supérieur, Abdourahmane Diouf, et les travailleurs du secteur universitaire. Face à cette situation, une grève de 48 heures non renouvelable a été décrétée pour exiger la satisfaction de leurs revendications.

Selon Souleymane Gaye, secrétaire général du Syndicat autonome des travailleurs des universités et centres des œuvres (SATUC), plusieurs points revendicatifs avaient été discutés avec le ministre lors d’une audience en septembre 2024. Toutefois, malgré les engagements pris, aucune avancée concrète n’a été constatée à ce jour.

Les travailleurs des universités publiques réclament notamment :

• L’envoi du nouveau décret des PATS dans les universités et centres des œuvres ;

• L’harmonisation de la prime de transport ;

• L’application des accords de santé dans les universités ;

• La revalorisation des pensions de retraite ;

• La réintégration de la convention du secteur de la presse à l’université Iba Der Thiam de Thiès ;

• L’augmentation des budgets des universités, stagnants malgré la hausse du nombre d’étudiants ;

• La finalisation des chantiers dans les universités et centres des œuvres.

Face à l’absence de réaction du ministre, l’intersyndicale des PATS a dénoncé avec vigueur le « mutisme » et le « dilatoire » de la tutelle. Pour faire entendre leurs revendications, les syndicats ont décidé d’observer une grève de 48 heures tout en appelant l’ensemble des travailleurs du secteur à se mobiliser.

Cette nouvelle crise risque de perturber davantage le fonctionnement des universités publiques sénégalaises, déjà confrontées à de nombreux défis structurels. L’intersyndicale espère qu’une réaction rapide du ministère permettra de rétablir le dialogue et d’aboutir à des solutions concrètes pour améliorer les conditions de travail et de vie des personnels administratifs, techniques et de services des établissements d’enseignement supérieur.

Sénégal : Entre défis financiers et promesses de rupture, le duo Faye-Sonko face à un avenir incertain

L’alternance politique tant espérée au Sénégal s’est concrétisée avec l’arrivée au pouvoir de Bassirou Diomaye Faye comme président et de son Premier ministre, Ousmane Sonko. Ce tandem, porté par une vague d’espoir populaire, particulièrement chez les jeunes, s’engage à répondre aux aspirations d’une majorité de Sénégalais. Cependant, le poids financier légué par le précédent régime et les attentes sociales pressantes annoncent un mandat périlleux.

Entre 2024 et 2029, le Sénégal devra rembourser près de 18 milliards de dollars (environ 11 000 milliards de francs CFA) à ses créanciers. Cet endettement, fruit des ambitions de « l’émergence » prônée par le gouvernement précédent, pose des questions cruciales sur la viabilité économique et la capacité du pays à tenir ses engagements internationaux tout en finançant ses priorités nationales.

Le service de la dette absorbera une part significative des ressources publiques, limitant ainsi les marges de manœuvre pour investir dans les secteurs sociaux et économiques clés. Dans ce contexte, toute promesse de transformation radicale sera mise à l’épreuve de cette réalité budgétaire contraignante.

Le duo Faye-Sonko s’est imposé en articulant un discours tourné vers les préoccupations de la jeunesse et des couches les plus vulnérables. L’emploi, l’éducation, la santé et la bonne gouvernance figurent parmi les priorités de leur programme. Ce discours, soutenu par des engagements en faveur de la transparence et de la lutte contre la corruption, a su capter l’attention et la confiance de nombreux Sénégalais.

La jeunesse, qui a été au cœur de la mobilisation politique, attend des résultats concrets. L’emploi reste un défi majeur dans un pays où le chômage et le sous-emploi frappent durement. Des politiques audacieuses sont attendues pour transformer le potentiel démographique en un véritable moteur de croissance inclusive.

Toutefois, l’équation sera complexe. Comment financer des réformes ambitieuses sans alourdir davantage la dette publique ? Comment concilier les attentes sociales pressantes avec les exigences des créanciers internationaux ? Ces questions mettent en lumière le dilemme auquel sera confronté le gouvernement Faye-Sonko : mener des ruptures majeures tout en gérant un héritage économique accablant.

Ndongo Sylla, économiste sénégalais, souligne avec justesse que cet héritage financier est le revers de la médaille d’un modèle de développement basé sur des investissements souvent mal calibrés et peu inclusifs. Il prévient que la réussite du nouveau régime dépendra de sa capacité à rétablir la confiance en la gestion publique et à mobiliser efficacement les ressources internes.

L’élection de Bassirou Diomaye Faye et d’Ousmane Sonko ouvre une nouvelle page pour le Sénégal. Le duo, perçu comme porteur d’un vent de changement, devra naviguer entre ambitions progressistes et contraintes économiques.

Les Sénégalais, et particulièrement les jeunes, attendent des actes. Ils espèrent que cette alternance sera synonyme d’une véritable transformation socioéconomique, à même de briser les cycles de précarité et d’injustice. La tâche sera immense, mais l’opportunité d’écrire une nouvelle histoire pour le Sénégal est bien réelle.

L’avenir du pays repose désormais sur la capacité du gouvernement à répondre aux attentes et à transformer les espoirs en réalisations concrètes. Une mission à la fois exaltante et périlleuse.

La Faible Présence des Femmes dans les Nominations : Une Interpellation sur la Rupture Promise

La récente série de nominations effectuées par le président Bassirou Diomaye Faye lors du Conseil des ministres du 24 avril dernier a ravivé les critiques concernant la représentation des femmes au sein du gouvernement.

Sur les 17 nominations annoncées, seulement 2 femmes ont été sélectionnées. Cette sous-représentation féminine a suscité une réaction vive de la part d’Aminata Thior, journaliste et chroniqueuse reconnue, qui a exprimé son désarroi sur les réseaux sociaux.

Aminata Thior a souligné l’apparente contradiction entre la promesse de rupture politique avancée par le président Bassirou Diomaye Faye et le faible nombre de femmes nommées aux postes clés. Cette situation soulève des interrogations sur la véritable volonté de changement et d’inclusion dans les instances décisionnelles du pays.

La question soulevée par Aminata Thior met en lumière un défi persistant au Sénégal : celui de la représentation équilibrée des femmes dans les sphères politiques et gouvernementales. Malgré les progrès réalisés dans divers domaines, les femmes restent largement sous-représentées dans les postes de pouvoir et de leadership.

Cette interpellation souligne l’importance de promouvoir l’égalité des genres et de garantir la participation significative des femmes dans tous les domaines de la société, y compris la sphère politique. Les femmes constituent une part essentielle de la population et leurs voix et perspectives doivent être pleinement prises en compte dans les processus de prise de décision.

Il appartient désormais aux autorités de répondre à ces préoccupations légitimes et de prendre des mesures concrètes pour assurer une représentation équitable des femmes dans les nominations futures, en accord avec les principes d’égalité et de justice sociale.

Pape Alé Niang appelle à une véritable rupture dans la lutte contre la corruption au Sénégal

Le journaliste Pape Alé Niang a lancé un appel vibrant pour une réforme radicale dans la lutte contre la corruption et la mauvaise gestion des fonds publics au Sénégal. Dans des déclarations sans équivoque, il a souligné l’importance cruciale pour tous les acteurs politiques responsables de la gestion des deniers publics de rendre des comptes et de faire face aux accusations de corruption et d’enrichissement illicite.

Pour Pape Alé Niang, il est temps de mettre fin à l’impunité qui permet à certains individus de circuler librement malgré des soupçons pesants sur leur gestion des finances publiques. Il dénonce le fait que des petits délinquants soient sévèrement punis tandis que ceux qui occupent des postes de pouvoir échappent souvent à toute sanction.

Le journaliste rappelle également les lacunes dans le système judiciaire, soulignant que, malgré quelques tentatives de lutte contre la corruption par le passé, les véritables responsables ne sont souvent pas tenus pour compte et évitent les peines de prison. Il exhorte les autorités à prendre des mesures concrètes pour mettre fin à cette impunité et restaurer la confiance du peuple envers ses dirigeants.

L’appel de Pape Alé Niang résonne comme un rappel urgent de l’importance de la transparence et de la responsabilité dans la gouvernance. Il met en garde contre les conséquences désastreuses de la corruption sur le développement économique et social du pays, et appelle à une action décisive pour mettre fin à cette pratique néfaste.

En fin de compte, l’appel de Pape Alé Niang rappelle que la lutte contre la corruption est une responsabilité collective et que chacun, des dirigeants politiques aux citoyens ordinaires, doit jouer son rôle pour garantir un avenir plus juste et plus transparent pour le Sénégal.

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