Kaolack : Serigne Mboup dénonce la « marginalisation » de la ville et exige des comptes sur les 1000 milliards promis au Saloum

Kaolack, ville stratégique du centre du Sénégal, serait-elle laissée pour compte dans les politiques publiques ? C’est en tout cas l’alerte lancée par son maire, Serigne Mboup, qui a exprimé sa colère face à ce qu’il considère comme une « marginalisation » de sa commune. Lors d’une rencontre avec la presse, l’édile a pointé du doigt la lenteur, voire l’absence, de réponses concrètes de l’État face aux problèmes structurels de la ville, notamment en matière d’assainissement et d’infrastructures.

Au cœur de son indignation : les 1000 milliards de F CFA promis par l’ancien régime pour le développement du Saloum. « Où sont les 1000 milliards promis ? », s’est-il interrogé, insinuant que cette promesse pourrait n’avoir été qu’un « bluff » ou que les fonds auraient été « orientés ailleurs ». Une déclaration qui relance le débat sur la transparence et le suivi des engagements gouvernementaux.

Serigne Mboup dénonce également une fragilisation progressive de l’autorité municipale, qu’il juge contraire à l’esprit de la décentralisation. S’appuyant sur l’article 105 du Code des collectivités locales, il a rappelé que l’autorité du maire est protégée dans l’exercice de ses missions, appelant au respect des prérogatives des élus locaux.

Mais le maire ne se limite pas aux critiques : il affiche aussi une vision pour l’avenir de Kaolack. Parmi ses projets phares, il cite la mise en place de près de 12 000 logements sociaux, le développement des infrastructures sportives et éducatives, ainsi que le renforcement de la sécurité publique. À long terme, il ambitionne de transformer Kaolack en métropole agro-industrielle d’ici 35 ans, misant sur le potentiel économique de la région.

Sur le plan politique, Serigne Mboup n’entend pas céder sa place. À ceux qui spéculent sur un éventuel retrait, il répond avec fermeté : « Quelqu’un qui n’est pas mort encore, vous voulez l’enterrer. » Une manière de réaffirmer qu’il sera bel et bien candidat lors des prochaines élections, déterminé à poursuivre son combat pour le développement de Kaolack.

Saloum : 84 migrants, dont des mineurs, interceptés par la Marine nationale

Une nouvelle tentative de migration irrégulière a été déjouée au large des côtes sénégalaises. Le jeudi 19 juin 2025, aux environs de 17 heures, la Marine nationale a intercepté une embarcation transportant 84 migrants dans les eaux des îles du Saloum, précisément au large de Marlothie. Selon un communiqué officiel, toutes les personnes à bord ont été retrouvées saines et sauves.

Le groupe de migrants, désormais remis à la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants (DNLT), était composé de ressortissants de plusieurs pays ouest-africains. On y dénombre 28 Sénégalais, 17 Gambiens, 14 Maliens, 13 Somaliens, 11 Guinéens et une Nigériane. Parmi ces 84 personnes figuraient 17 femmes ainsi que 3 filles mineures.

D’après les premiers éléments recueillis lors des interrogatoires préliminaires, le groupe aurait quitté la capitale gambienne, Banjul, dans la nuit du 16 juin, avec pour destination finale l’Espagne. Le voyage, comme souvent dans ce type d’expéditions clandestines, s’est organisé en dehors de tout cadre légal, au péril de la vie des candidats à l’émigration.

Le communiqué officiel indique que le principal organisateur de cette opération serait un ressortissant étranger. Le passage était facturé entre 350 000 et 600 000 FCFA par personne, un montant qui illustre le caractère lucratif de ces filières illégales. Dans le cadre de cette opération, six individus soupçonnés de complicité ont été interpellés et placés en garde à vue.

Les services de la DNLT poursuivent actuellement leurs investigations afin de retracer l’ensemble du réseau impliqué, d’identifier les complices et de localiser le passeur principal. L’objectif est de démanteler cette chaîne de trafic humain qui continue d’exploiter la vulnérabilité de jeunes Africains en quête d’un avenir meilleur.

Les autorités sénégalaises réitèrent leur détermination à lutter contre l’immigration irrégulière et appellent à la vigilance citoyenne. Elles exhortent également les populations à ne pas céder aux illusions véhiculées par les réseaux de passeurs, souvent à l’origine de drames humains en mer.

Émigration irrégulière : 92 candidats interceptés dans le delta du Saloum

En ce jour de Korité, les forces de défense et de sécurité ont déjoué une tentative d’émigration clandestine dans le delta du Saloum. Une pirogue, transportant 92 migrants, a été interceptée ce 31 mars 2025, grâce à l’intervention coordonnée de la marine nationale, des commandos-marins, de la gendarmerie de Foundiougne et des sapeurs-pompiers.

Selon un communiqué officiel, cette interception a eu lieu à Mar-Lodj, une île du Sine-Saloum, connue pour être un point de départ fréquent des migrants tentant de rejoindre l’Espagne par voie maritime. L’opération a permis de stopper une embarcation où se trouvaient :

  • 1 Nigérien
  • 5 Ivoiriens
  • 7 Gambiens
  • 8 Sénégalais
  • 13 Maliens
  • 58 Guinéens

L’intervention rapide des autorités a empêché une traversée périlleuse qui aurait pu coûter la vie à ces migrants, souvent victimes des conditions précaires et des dangers en haute mer.

Cette nouvelle interception témoigne de la recrudescence des départs clandestins, malgré les nombreuses campagnes de sensibilisation et les dangers évidents. Le delta du Saloum, avec ses multiples bras de mer et ses îles, demeure un point stratégique utilisé par les réseaux de passeurs pour échapper à la surveillance des forces de l’ordre.

Les autorités sénégalaises ont réaffirmé leur engagement à lutter contre l’émigration clandestine et à intensifier la surveillance des côtes pour protéger les vies humaines. Mais la persistance de ce phénomène met également en lumière les difficultés économiques et le manque d’opportunités qui poussent de nombreux jeunes Africains à risquer leur vie pour un avenir incertain.

Foundiougne : Sensibilisation sur l’entrepreneuriat vert dans le Delta du Saloum

Dans le cadre du « projet emplois verts pour les femmes et les jeunes dans le Delta du Saloum », les jeunes et les femmes du département de Foundiougne ont été récemment sensibilisés sur l’importance de l’entrepreneuriat vert pour faire face aux défis du changement climatique.

Ce projet, dirigé par l’Organisation internationale du travail (OIT), vise à promouvoir des activités économiques durables dans la région, en mettant l’accent sur l’apiculture et l’élevage de mollusques dans la mangrove du Delta du Saloum. Lors d’un forum récent, les bénéficiaires ont été informés sur les différentes initiatives menées dans le cadre du projet afin d’améliorer les chaînes de valeurs apicole et l’élevage de mollusques.

Selon le chef du projet, Eli Maxime Sogbossi, l’objectif est de stimuler la création d’emplois économiques et écologiques tout en renforçant la résilience des écosystèmes de la mangrove. Le projet, d’une durée de trois ans, vise à bénéficier à environ 2 000 personnes, avec un coût total de 4 millions d’euros, soit 2,623 milliards de francs CFA.

Une des priorités du projet est d’assurer l’accès des bénéficiaires à des prestations de protection sociale pour réduire les risques liés à leurs activités. Le sous-préfet de Toubacouta, Amath Saiko Ly, a souligné l’impact positif du projet sur la qualité de vie des bénéficiaires, en offrant des opportunités économiques stables et pérennes. Il a également noté que le projet contribuera à renforcer la résilience climatique au sein de l’écosystème du delta du Saloum, menacé par les changements environnementaux.

En sensibilisant les jeunes et les femmes sur l’entrepreneuriat vert, ce projet vise à encourager des pratiques économiques durables qui protègent à la fois l’environnement et les moyens de subsistance des communautés locales.

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