Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°662 – 02/02/2026

🔴 ABDOULAYE SYLLA, LA MAIN SUR LE CŒUR : «LE PATRIOTISME ÉCONOMIQUE NE SE DÉCRÈTE PAS »
🔴 CAPACITÉ À LEVER DES RESSOURCES SUR LE MARCHÉ RÉGIONAL DES TITRES PUBLICS DE L’UEMOA : LE SÉNÉGAL MOBILISE 125,72 MILLIARDS

🔴 SANCTIONS APRÈS LA CAN : LA FSF SORT LE CHÉQUIER ET ASSUME

Sanctions de la CAF et contrat de Pape Thiaw : la ministre Khady Diène Gaye se prononce

Face à la presse ce jeudi 29 janvier 2026, la ministre de la Jeunesse et des Sports, Khady Diène Gaye, est revenue sur les récentes sanctions infligées par la Confédération africaine de football (CAF) au sélectionneur national Pape Thiaw, tout en abordant la question de la revalorisation de son salaire après la victoire historique du Sénégal à la CAN 2025.

Pour rappel, le technicien sénégalais a écopé de cinq matchs de suspension assortis d’une amende de 100.000 dollars, soit environ 54 millions de FCFA, à la suite d’incidents survenus lors de la compétition continentale. Une décision que la ministre affirme avoir pleinement prise en considération, tout en réitérant son soutien indéfectible au sélectionneur des « Lions ».

« On a constaté les sanctions contre Pape Thiaw. J’en ai discuté avec le président de la Fédération sénégalaise de football. Pape Thiaw est un Sénégalais, un patriote qui a défendu les couleurs du Sénégal. On est avec lui, moi en premier. On fera tout pour le soutenir, que ce soit la Fédération ou le ministère », a déclaré Khady Diène Gaye devant les journalistes, soulignant l’importance de soutenir les cadres nationaux qui ont contribué au rayonnement du pays.

Interrogée sur la possibilité d’une revalorisation salariale du sélectionneur national, la ministre s’est montrée ouverte et confiante. « S’il y a une possibilité d’une revalorisation du salaire du coach ? Oui, je l’affirme ici. Il a atteint ses objectifs en qualifiant l’équipe pour la Coupe du monde et en remportant la Coupe d’Afrique des Nations. On ne change pas une équipe qui gagne, n’est-ce pas ? Donc on va essayer de continuer avec lui », a-t-elle précisé, insistant sur la nécessité de pérenniser la continuité et la stabilité au sein du staff technique national.

La ministre a également évoqué un possible réajustement du contrat initial de Pape Thiaw afin de lui offrir des conditions de travail optimales. « On va revoir le contrat initial. Il y avait une clause qui ne se limitait pas seulement à atteindre la finale de la CAN, mais bien à remporter la coupe. Comme nous aspirons à avoir le premier trophée mondial et à être le premier pays africain à remporter la Coupe du Monde, il faudra placer notre coach dans des conditions optimales de performance, pour qu’il ait l’esprit tranquille, qu’il n’ait pas de soucis d’argent ou d’autres préoccupations au quotidien », a-t-elle conclu.

Avec ces déclarations, Khady Diène Gaye entend rassurer les Sénégalais que l’encadrement de l’équipe nationale reste une priorité pour le ministère et que toutes les mesures seront prises pour soutenir Pape Thiaw dans ses missions, alors que le pays se prépare pour les prochaines échéances internationales.

Contrôle des prix, filière arachidière et sanctions : le ministre du Commerce apporte des éclaircissements

Face aux préoccupations persistantes liées au coût de la vie et à la régulation du marché, le gouvernement sénégalais a tenu, ce jeudi 29 janvier 2026, son point de presse hebdomadaire. Une rencontre au cours de laquelle le ministre du Commerce et de l’Industrie, Serigne Gueye Diop, est largement revenu sur les actions engagées par l’État pour encadrer les prix des produits de grande consommation, renforcer les mécanismes de contrôle et soutenir des secteurs stratégiques comme la filière arachidière.

D’emblée, le ministre a rappelé que le Sénégal dispose d’un cadre réglementaire rigoureux en matière de fixation et de contrôle des prix. Selon lui, chaque produit, qu’il s’agisse des hydrocarbures, des denrées alimentaires ou d’autres biens de consommation, est encadré par des prix clairement définis à chaque niveau de la chaîne de distribution, du grossiste au détaillant. Cette organisation permet à l’administration d’intervenir légalement pour vérifier le respect des tarifs et sanctionner les contrevenants.

Serigne Gueye Diop a insisté sur le fait que le contrôle des prix constitue un pilier central de la politique économique actuelle. Pour le gouvernement, il ne suffit plus de réglementer : il faut aussi veiller à l’application effective des décisions. À cet effet, deux principaux dispositifs sont mobilisés sur le terrain. Il s’agit notamment des services d’hygiène et de la Direction du contrôle intérieur des prix, renforcés par un contingent de volontaires chargés d’appuyer les opérations de contrôle dans les marchés, boutiques et stations-service.

Le ministre a par ailleurs prévenu que les sanctions prévues en cas d’infraction sont dissuasives. Les commerçants reconnus coupables de spéculation, de non-respect des prix homologués ou de pratiques frauduleuses s’exposent à de lourdes amendes. À cela peuvent s’ajouter la saisie totale des stocks concernés, voire la fermeture temporaire ou définitive des établissements fautifs. L’objectif, a-t-il expliqué, est de protéger les consommateurs et d’assainir durablement les circuits de distribution.

Sur la question sensible de la fixation des prix, Serigne Gueye Diop a tenu à apporter des clarifications. Toute décision de baisse ou d’ajustement repose, selon lui, sur des études approfondies. Celles-ci commencent par une analyse de l’évolution des cours internationaux, suivie de projections à moyen et long terme grâce à des techniques statistiques permettant d’anticiper les tendances sur six et douze mois. Ces travaux sont ensuite soumis au Conseil national de la consommation (CNC), organe consultatif qui réunit les représentants de l’État, des consommateurs et des opérateurs économiques.

Une fois les propositions validées, un arrêté ministériel est pris, puis entériné en Conseil des ministres. Les Conseils régionaux de la consommation interviennent ensuite pour adapter les prix aux réalités locales, notamment en intégrant les coûts de transport, afin d’éviter que les commerçants de l’intérieur du pays ne subissent des pertes. Cette procédure, a précisé le ministre, s’applique à l’ensemble des produits réglementés, y compris les hydrocarbures.

Abordant la filière arachidière, Serigne Gueye Diop a confirmé la suppression de la taxe de 40 FCFA sur l’exportation de l’arachide. Cette décision vise à alléger les charges pesant sur les exportateurs et à renforcer la compétitivité de l’arachide sénégalaise sur les marchés internationaux, en particulier en direction de la Chine, l’un des principaux débouchés.

Le ministre est également revenu sur le différentiel existant entre le prix payé aux producteurs, fixé à 250 FCFA le kilogramme, et le prix de référence de 305 FCFA. Ce gap de 80 FCFA sera pris en charge par l’État, qui s’est engagé à le rembourser aux huiliers, qu’il s’agisse de la Sonacos ou d’opérateurs privés. Une mesure destinée à préserver l’équilibre économique de la chaîne de transformation et à garantir un approvisionnement régulier des unités industrielles.

À travers ces différentes annonces, le gouvernement réaffirme sa volonté de renforcer la régulation du marché, de lutter contre les abus et de préserver le pouvoir d’achat des ménages, tout en soutenant les filières productives nationales. Pour Serigne Gueye Diop, ces efforts s’inscrivent dans une vision plus large de souveraineté économique et de justice sociale, où l’État joue pleinement son rôle d’arbitre et de protecteur des intérêts des citoyens.

Finale de la CAN Maroc 2025 : lourdes sanctions de la CAF contre le Sénégal, le Maroc, des joueurs et des officiels

La Confédération africaine de football (CAF) a rendu son verdict après les incidents ayant émaillé la finale de la Coupe d’Afrique des Nations TotalEnergies Maroc 2025. À l’issue de l’examen des rapports officiels et des différentes procédures engagées, la Commission de discipline de l’instance continentale a prononcé une série de sanctions à l’encontre de la Fédération Sénégalaise de Football (FSF), de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF), ainsi que de plusieurs joueurs et membres des staffs techniques des deux sélections.

Ces décisions interviennent à la suite de comportements jugés contraires aux principes de fair-play, de loyauté, d’intégrité et au respect du jeu, tels que définis par le Code disciplinaire de la CAF. La finale, très disputée et marquée par une forte tension, a donné lieu à des scènes d’énervement, de contestation et à des actes considérés comme préjudiciables à l’image du football africain.

Concernant le Sénégal, la sanction la plus lourde vise le sélectionneur national, Pape Bouna Thiaw. Le technicien des Lions a écopé d’une suspension de cinq matchs officiels de la CAF pour conduite antisportive, ainsi que pour des propos et comportements ayant, selon la Commission de discipline, discrédité le jeu. À cette suspension s’ajoute une amende de 100 000 dollars américains.

Deux joueurs sénégalais sont également concernés. Iliman Cheikh Baroy Ndiaye et Ismaïla Sarr ont chacun été suspendus pour deux matchs officiels de la CAF, en raison de leur comportement antisportif envers l’arbitre de la rencontre. La CAF a estimé que leurs attitudes constituaient une violation manifeste des règles encadrant le respect de l’autorité arbitrale.

Sur le plan collectif, la Fédération Sénégalaise de Football a été lourdement sanctionnée sur plusieurs volets. Elle devra s’acquitter d’une amende de 300 000 dollars pour la conduite inappropriée de certains supporters sénégalais, dont les agissements ont, selon la CAF, jeté le discrédit sur le football. Une autre amende de 300 000 dollars a été infligée pour le comportement antisportif des joueurs et du staff technique sénégalais durant la finale, un comportement jugé contraire aux principes de fair-play, de loyauté et d’intégrité. Enfin, la FSF a écopé d’une amende supplémentaire de 15 000 dollars pour mauvaise conduite de l’équipe nationale, cinq joueurs ayant reçu des avertissements au cours de la rencontre.

Du côté marocain, plusieurs sanctions individuelles et collectives ont également été prononcées. Le défenseur Achraf Hakimi a été suspendu pour deux matchs officiels de la CAF, dont un avec sursis pendant une période d’un an, pour comportement antisportif. Son coéquipier Ismaël Saibari a, quant à lui, été suspendu pour trois matchs officiels de la CAF et condamné à une amende de 100 000 dollars pour des faits similaires.

La Fédération Royale Marocaine de Football a aussi été sanctionnée financièrement. Elle devra payer 200 000 dollars pour le comportement inapproprié des ramasseurs de balles lors de la finale. Une autre amende de 100 000 dollars a été infligée pour la conduite des joueurs et membres du staff marocain qui ont envahi la zone de visionnage de la VAR et entravé le travail de l’arbitre. À cela s’ajoute une amende de 15 000 dollars pour l’utilisation de lasers par certains supporters marocains dans les tribunes.

Par ailleurs, la Commission de discipline de la CAF s’est prononcée sur la protestation introduite par la FRMF, qui accusait la Fédération Sénégalaise de Football de violations des articles 82 et 84 du Règlement de la Coupe d’Afrique des Nations. Après examen, cette protestation a été purement et simplement rejetée par l’instance disciplinaire, qui n’a pas retenu les griefs formulés par la partie marocaine.

À travers ces décisions, la CAF entend envoyer un message fort aux fédérations, aux joueurs, aux staffs techniques et aux supporters, en rappelant que la tolérance zéro reste de mise face aux comportements portant atteinte à l’éthique sportive. Ces sanctions pourraient avoir des répercussions importantes sur les prochaines compétitions continentales, notamment pour les sélections concernées, appelées à revoir leurs dispositifs disciplinaires afin d’éviter que de tels incidents ne se reproduisent.

COUD : des armes découvertes dans des chambres d’étudiants, le ministre Daouda Ngom annonce des sanctions fermes

Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a tiré la sonnette d’alarme après la découverte d’armes blanches et d’objets dangereux dans certaines chambres d’étudiants au sein des résidences universitaires du Centre des Œuvres universitaires de Dakar (COUD). Les faits ont été révélés à la suite d’opérations de contrôle récemment menées par les agents de sécurité de l’établissement.

Dans un communiqué rendu public ce jeudi 23 janvier, le ministre Daouda Ngom a exprimé sa vive préoccupation face à la présence de tels objets dans un environnement académique. Il a rappelé avec insistance que l’université doit rester un espace dédié au savoir, à la tranquillité, à la liberté intellectuelle et à la sécurité, loin de toute forme de violence ou de menace.

Selon le ministre, l’introduction, la détention ou l’usage d’armes, qu’il s’agisse d’armes blanches ou de tout autre objet contondant, est strictement interdite dans les établissements d’enseignement supérieur. Il estime que ces pratiques constituent non seulement une violation grave des règlements universitaires, mais également un danger réel pour la sécurité des étudiants, du personnel administratif et des enseignants.

Face à cette situation jugée préoccupante, Daouda Ngom a annoncé le renforcement des mesures préventives, en étroite collaboration avec les autorités académiques et les forces de sécurité de l’État. Ces actions viendront compléter les campagnes de sensibilisation déjà engagées auprès des étudiants afin de promouvoir un climat de paix et de respect mutuel sur les campus universitaires.

Le ministre a également été clair sur les conséquences à venir. Des mesures disciplinaires et pénales seront envisagées contre toute personne dont la responsabilité sera établie dans la détention ou l’usage de ces objets prohibés. Il a précisé que la tolérance zéro sera appliquée pour préserver l’ordre et la sécurité au sein des universités publiques.

En conclusion, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a lancé un appel solennel à l’endroit de l’ensemble des étudiants, les invitant à faire preuve de responsabilité, à renoncer à toute forme de violence et à s’engager activement dans la préservation de la cohésion sociale et de la sécurité au sein des espaces universitaires.

Lettre-plainte contre le juge Diarra : l’UMS fustige le comportement de Me Bocar Thiam et demande des sanctions

L’Union des Magistrats Sénégalais (UMS) a réagi ce jeudi 21 novembre à l’initiative de l’avocat Me Moussa Bocar Thiam, qui a adressé une lettre-plainte à l’Inspection générale de l’Administration de la Justice (IGAJ) visant le magistrat Idrissa Diarra, président du Collège des juges d’instruction du Pool judiciaire financier. Cette démarche s’inscrivait dans le cadre du dossier impliquant Mouhamadou Ngom dit Farba et plusieurs autres parties, et a suscité un tollé au sein du corps judiciaire.

Dans un communiqué officiel, l’UMS souligne qu’après vérification, le principal concerné, M. Ngom, « n’a jamais été consulté sur une telle démarche » et que le collectif d’avocats chargé de sa défense n’a, à aucun moment, été associé à cette initiative. Pour l’organisation, la lettre de Me Bocar Thiam constitue une « action isolée, dénuée de toute base procédurale et manifestement inspirée par un dessein inavoué ». Selon l’UMS, cette initiative vise à « jeter le discrédit sur un magistrat unanimement reconnu pour son sérieux, sa compétence et sa rigueur professionnelle ».

L’Union des Magistrats accuse l’avocat d’avoir « sciemment violé les règles de procédure, ainsi que les principes d’éthique et de déontologie qui gouvernent la profession d’avocat ». Elle déplore également la diffusion massive de cette lettre dans la presse, considérant qu’elle accentue la gravité de ce qu’elle qualifie de « forfaiture ». Pour l’UMS, cette publication publique, réalisée « sans fondement et en dehors de tout cadre légal », constitue une atteinte directe à l’honneur du magistrat ciblé ainsi qu’à la crédibilité de l’institution judiciaire dans son ensemble.

L’organisation condamne fermement le comportement de Me Bocar Thiam, le qualifiant d’« irresponsable et préjudiciable non seulement à l’honneur du magistrat, mais également à la dignité et à la réputation du système judiciaire sénégalais ». Elle annonce par ailleurs qu’elle prendra, dans les meilleurs délais, toutes les mesures nécessaires afin que cet acte fasse l’objet de « sanctions exemplaires conformément aux textes en vigueur ».

Cette affaire souligne les tensions existantes autour de certains dossiers financiers sensibles et met en lumière la vigilance de l’UMS pour protéger l’intégrité de la magistrature. Le corps judiciaire sénégalais réaffirme ainsi son attachement aux principes d’éthique, de rigueur et d’indépendance dans le traitement des affaires judiciaires, face à des initiatives qui pourraient, selon lui, miner la confiance des citoyens dans la justice.

Sénégal : la RADDHO condamne les sanctions américaines contre des magistrats de la CPI

La Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO) a vivement dénoncé la décision des États-Unis d’imposer des sanctions contre quatre magistrats de la Cour pénale internationale (CPI), parmi lesquels figure la Sénégalaise Mame Mandjiaye Niang, procureur adjoint. Washington accuse ces juges et procureurs d’avoir mené des enquêtes ciblant des ressortissants américains et israéliens, considérant que la CPI « politise la justice » et menace la souveraineté et la sécurité nationale des États-Unis.

Les mesures annoncées par l’administration américaine incluent le gel des avoirs des magistrats visés, l’interdiction d’entrée sur le territoire américain et le blocage de toute transaction financière en leur nom. Une décision jugée « arbitraire et injustifiée » par de nombreuses organisations de défense des droits humains.

Dans un communiqué publié le 22 août 2025 à Dakar, la RADDHO a condamné « avec fermeté » cette décision, estimant qu’elle viole l’article 40 du Statut de Rome, qui garantit l’indépendance et l’impartialité des magistrats de la CPI. L’organisation affirme que ces sanctions portent atteinte non seulement à la crédibilité de la justice pénale internationale, mais aussi aux droits des victimes qui attendent vérité et réparation.

La RADDHO a salué la réaction du gouvernement sénégalais, qui a rejeté ces sanctions en solidarité avec sa ressortissante et avec l’ensemble des magistrats concernés. Elle a également rappelé que plusieurs pays signataires du Statut de Rome ont exprimé leur désaccord avec la position américaine, réaffirmant leur soutien à la Cour.

Selon l’organisation, cette tentative de soustraire des responsables américains et israéliens à la justice internationale représente « une attaque frontale contre l’État de droit » et risque de fragiliser les fondements mêmes de la coopération judiciaire internationale.

La RADDHO a réaffirmé son « soutien indéfectible » à la CPI, saluant « le travail important » qu’elle mène dans la lutte contre l’impunité des crimes les plus graves. Elle a exhorté les organisations internationales et les défenseurs des droits humains à hausser le ton pour dénoncer ces sanctions, qu’elle juge « injustes et dangereuses ».

Enfin, l’organisation a demandé aux États-Unis de « retirer immédiatement ces mesures » et de laisser la CPI accomplir sa mission « en toute indépendance, neutralité et objectivité », conformément aux principes de justice universelle.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°541 – 22/08/2025

🔴 RÉTENTION DES PASSEPORTS, RENDEZ-VOUS GELÉS LORS DES PROCÉDURES D’OBTENTION DE VISA POUR LA FRANCE : À QUOI JOUE LE CONSUL GÉNÉRAL ?
🔴 SANCTIONS DE L’ADMINISTRATION TRUMP CONTRE LA CPI : MAME MANDIAYE NIANG STOÏQUE !

🔴 SIGNATURE CHEZ SLAVIA PRAGUE : YOUSSOUPHA MBODJI DANS LA COUR DES GRANDS
🔴 PRIMES CHAN 2025 : 290 MILLIONS F CFA GARANTIS AUX « LIONS »

Bavures policières : le Président Diomaye Faye annonce des enquêtes rigoureuses et des sanctions exemplaires

De retour d’Espagne où il a pris part à la 4e Conférence internationale sur le financement du développement, le président de la République Bassirou Diomaye Faye s’est exprimé publiquement sur les récentes bavures policières qui ont coûté la vie à plusieurs citoyens sénégalais. Dans une déclaration diffusée sur la RTS, le chef de l’État a condamné avec fermeté ces événements et promis de prendre toutes les dispositions nécessaires pour que la lumière soit faite et que justice soit rendue.

Le président a rappelé que les forces de l’ordre sont investies d’une mission fondamentale de protection et de sécurité. Selon lui, les interventions des policiers, quelles qu’en soient les circonstances, ne sauraient en aucun cas justifier la perte de vies humaines. Il a souligné qu’aucun drame de cette nature ne saurait être traité avec légèreté ou relégué au rang de faits divers, insistant sur le caractère sacré de la vie des citoyens.

Dans son allocution, Bassirou Diomaye Faye a cité spécifiquement les cas survenus à Rosso et à Cambérène. Ces interventions policières se sont soldées par des morts, suscitant une vague d’indignation et de colère dans l’opinion. Le chef de l’État a assuré que ces affaires seront traitées avec toute la rigueur et l’impartialité requises. Il a affirmé qu’en ce moment même, des enquêtes approfondies sont en cours pour établir la chaîne des responsabilités et déterminer les manquements ayant conduit à ces drames.

« Les forces de l’ordre sont censées rassurer les populations et les protéger », a martelé le président. Il a insisté sur le fait que ces bavures ne pourront être tolérées, quelles que soient les circonstances. Le président s’est engagé à ce que toutes les conclusions issues des enquêtes soient suivies d’effets. Il a promis que des sanctions exemplaires et proportionnées seront appliquées contre les agents et les responsables, quels que soient leur rang et leur niveau de responsabilité, dès lors que leur implication sera établie.

Cette prise de position ferme intervient alors que la question des violences policières suscite un vif débat au Sénégal, alimenté par des précédents douloureux et une demande croissante de réforme du secteur de la sécurité. Par ces annonces, Bassirou Diomaye Faye entend poser un jalon important dans la lutte contre l’impunité et réaffirmer l’exigence d’un strict respect des droits humains par les forces de l’ordre.

Le chef de l’État a enfin exhorté les familles des victimes à faire confiance à la justice, tout en exprimant sa solidarité et sa compassion face à leur douleur. Il a assuré que son gouvernement prendra toutes les mesures nécessaires pour que ces drames ne se répètent plus et que la confiance entre les citoyens et les forces de sécurité soit restaurée.

Promotion des valeurs LGBTQ : « And Sàmm Jikko Yi » dénonce une « agression » et exige des sanctions

Le collectif « And Sàmm Jikko Yi » est de nouveau monté au créneau, cette fois pour dénoncer ce qu’il qualifie de « provocation » orchestrée par un ressortissant étranger homosexuel ayant récemment séjourné à Dakar. Lors d’une conférence de presse tenue ce samedi, ses membres ont exprimé leur indignation face à ce qu’ils estiment être une « agression » contre les valeurs culturelles et religieuses du peuple sénégalais.

Le porte-parole du collectif, Adama Mboup, a condamné avec fermeté « l’impunité » dont jouiraient, selon lui, certains activistes LGBTQ étrangers dans le pays.

« Le peuple sénégalais est encore sous le choc de la dernière provocation et agression menée par une bande d’homosexuels étrangers sur notre territoire », a-t-il déclaré.

Le collectif a réclamé l’ouverture d’une enquête officielle pour identifier les auteurs, mais aussi les éventuels complices au Sénégal ou à l’étranger. Pour M. Mboup, cette affaire ne serait pas un acte isolé, mais ferait partie d’un « programme » visant à promouvoir des valeurs étrangères « incompatibles avec les fondements culturels et religieux de notre société ».

Insistant sur la gravité de l’affaire, « And Sàmm Jikko Yi » a exigé des sanctions exemplaires pour les personnes impliquées. « Une pareille offense à tout un peuple et à ses valeurs ne peut rester sans suite », a martelé Adama Mboup, pointant ce qu’il considère comme un vide juridique dans le code pénal sénégalais.

Le collectif renouvelle à cette occasion sa principale revendication : l’adoption d’une loi criminalisant l’homosexualité, notamment dans ses formes de promotion publique, médiatique ou institutionnelle.

« L’article 319 ne suffit plus. Il ne condamne ni la promotion ni toutes les dérives liées à ce phénomène. Il faut une loi complète, ferme et urgente », a soutenu M. Mboup.

Cette nouvelle sortie médiatique intervient dans un climat marqué par des débats sensibles sur les libertés individuelles, la souveraineté culturelle et l’ingérence étrangère. Si le collectif reste influent dans certaines sphères sociales et politiques, la question de l’équilibre entre droits humains universels et valeurs traditionnelles continue de diviser l’opinion publique et les décideurs.

Le ministère de la Communication annonce des sanctions contre les médias non conformes

Face aux nombreuses irrégularités dans le secteur des médias, le ministère de la Communication, sous l’impulsion du ministre Alioune Sall, annonce des mesures strictes pour assainir le paysage médiatique national. À travers son directeur de la communication, Habibou Dia, le ministère a détaillé un plan de sanctions allant des mises en demeure aux coupures de signal, en passant par des poursuites judiciaires.

Selon Habibou Dia, un écart significatif a été constaté entre les 600 médias officiellement déclarés et les 200 réellement conformes. Face à cette situation, le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) a reçu des instructions fermes pour adresser des mises en demeure aux télévisions et radios ne respectant pas les exigences légales.

« Les radios et radios communautaires qui disposent de fréquences sans avoir signé de conventions et de cahiers des charges, mais aussi les télévisions qui ne remplissent pas les dispositions du Code de la presse, recevront des mises en demeure. À l’issue de ces avertissements, des coupures de signaux et des retraits de fréquences sont prévus », a précisé M. Dia dans une déclaration vidéo.

Outre l’audiovisuel traditionnel, les médias en ligne sont également concernés par cette opération de régulation. Le ministère de l’Intérieur, via la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) et les services de cybercriminalité, sera mobilisé pour identifier les web TV et médias en ligne exerçant illégalement.

« Les acteurs concernés recevront une dernière mise en demeure pour se conformer aux règles. En cas de manquement, des sanctions seront appliquées, incluant des blocages de sites et des poursuites judiciaires », a averti le directeur de la communication.

Le ministère s’attaque également à la prolifération des journaux PDF et des « UNE PDF », jugés non conformes aux règles du dépôt légal.

« Nous avons constaté que la plupart des quotidiens respectent désormais les règles de dépôt légal, à l’exception de certains qui ont été invités à se mettre en conformité. Ceux qui continuent à diffuser des journaux uniquement sous format PDF, sans tirage physique, s’exposent à des sanctions, avec l’implication de la DST pour mettre fin à ces pratiques illégales », a précisé Habibou Dia.

Ces mesures, qui traduisent une volonté ferme des autorités de rétablir l’ordre dans le secteur des médias, s’inscrivent dans une dynamique plus large de professionnalisation et de mise en conformité avec le Code de la presse. En appliquant des sanctions rigoureuses, le ministère entend garantir un environnement médiatique structuré et respectueux des normes en vigueur.

Reste à savoir comment les acteurs concernés réagiront à ces nouvelles exigences et si ces mesures contribueront à renforcer la crédibilité et la viabilité du paysage médiatique national.

Homophobie dans le Football : Appel à des sanctions après le geste de Mohamed Camara

Le monde du football français est secoué par une nouvelle controverse concernant l’homophobie, suite au geste de Mohamed Camara, joueur de l’AS Monaco, lors d’un match de Ligue 1 contre Nantes. Camara a recouvert le logo contre l’homophobie floqué sur son maillot, déclenchant une réaction rapide de la ministre des Sports, Amélie Oudéa-Castera, qui a exigé des sanctions sévères contre le joueur et son club.

Le geste de Camara, qui a utilisé des straps pour couvrir le logo lors du match, a suscité l’indignation dans le milieu du football français et a relancé le débat sur la lutte contre l’homophobie dans le sport. Alors que la Ligue de football professionnel (LFP) mène une campagne de sensibilisation contre les discriminations, le comportement de Camara est perçu comme allant à l’encontre de ces efforts.

La ministre des Sports a exprimé son mécontentement lors d’une intervention sur RTL, appelant à des sanctions fermes à la fois contre le joueur et son club. Pour elle, un tel comportement est inacceptable et doit être condamné avec la plus grande fermeté. Cette demande de sanctions vise à envoyer un message clair sur la tolérance zéro envers l’homophobie dans le sport professionnel.

Les réactions ne se sont pas fait attendre, avec des organisations et des militants des droits LGBTQ+ appelant également à des mesures fermes contre Camara et l’AS Monaco. Pour eux, ce geste est un affront à la lutte contre l’homophobie et doit être traité avec sérieux par les autorités du football français.

Cependant, certains observateurs soulignent que de tels incidents sont rares et ne représentent pas l’ensemble du football français. Ils mettent en avant les progrès réalisés ces dernières années dans la lutte contre l’homophobie dans le sport, tout en reconnaissant qu’il reste encore beaucoup à faire pour créer un environnement inclusif et respectueux pour tous les joueurs et supporters.

En fin de compte, cet incident met en lumière l’importance de poursuivre les efforts pour combattre l’homophobie dans le football et le sport en général. Il souligne également le rôle crucial des autorités sportives, des clubs et des joueurs dans la promotion de la diversité et de l’inclusion sur et en dehors du terrain.

Indignation du Guédiawaye FC face aux décisions arbitrales et sanctions de la Ligue Professionnelle

Le Guédiawaye FC a récemment exprimé son indignation vis-à-vis de ce qu’il considère comme un comportement incompréhensible, irresponsable et partial de la part de l’arbitrage lors de ses récentes rencontres. Dans un courrier daté du 13 novembre 2023 adressé à la Ligue Professionnelle, le club a protesté contre les décisions arbitrales défavorables qu’il a rencontrées.

Lors de la séance du 23 novembre 2023, le bureau de la ligue a examiné cette lettre de protestation. Bien qu’il ait pris acte des faits rapportés par le Guédiawaye FC, le bureau a renvoyé le club à des réclamations sur les questions techniques d’arbitrage. Cette réponse a été interprétée par le Guédiawaye FC comme une tentative de la ligue de remplir ses caisses grâce aux sanctions pécuniaires infligées aux clubs.

Dans un communiqué officiel, le club a révélé les montants des sanctions financières qui lui ont été imposées suite à des incidents survenus lors de ses matchs contre différentes équipes, notamment Jamono FTK, Stade Mbour, Jaraaf et AS Pikine. Le Guédiawaye FC a exprimé son mécontentement envers la ligue, déplorant son manque de préoccupation pour les sources de violence et accusant la ligue de chercher à remplir ses caisses grâce à ces sanctions.

Face à cette situation, le Guédiawaye FC a pris une position ferme, affirmant qu’il fera face à toutes formes de déstabilisation ou de sabotage de ses rencontres. Le club se dit prêt à assumer ses responsabilités et invite le corps arbitral ainsi que la ligue à faire de même, en garantissant un arbitrage impartial et équitable lors de ses matchs à venir.

Sanctions de la commission bancaire de l’UMOA : Trois banques épinglées, dont deux au Sénégal

Lors de sa session du 22 mars dernier, le Collège de supervision de la commission bancaire de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) a pris des mesures disciplinaires à l’encontre de trois banques opérant dans la zone. Deux de ces institutions sont basées au Sénégal, tandis que la troisième est établie au Togo.

Cependant, les noms des banques sanctionnées n’ont pas été divulgués, conformément à la tradition de l’organe disciplinaire monétaire de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Les fautes reprochées ainsi que la nature des sanctions infligées ont toutefois été rendues publiques après que les dirigeants concernés ont été entendus.

Selon les informations rapportées par L’Observateur dans son édition de ce lundi, la première banque établie au Sénégal sanctionnée a été blâmée pour « des manquements et des infractions aux textes légaux et règlementaires applicables aux établissements de crédit ». Ces infractions portent notamment sur des faiblesses en matière de gouvernance, de gestion des risques, de situation financière et prudentielle, ainsi que sur le dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. En plus du blâme, cette banque devra s’acquitter d’une amende de 300 millions de francs CFA.

La deuxième banque sénégalaise rappelée à l’ordre devra également payer une amende de 151 millions de francs CFA, en plus du blâme reçu. Les infractions qui lui sont reprochées concernent principalement des manquements dans le dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

Quant à la troisième institution de crédit épinglée, basée au Togo, elle a été blâmée et condamnée à payer une amende de 300 millions de francs CFA pour non-respect des exigences des autorités monétaires et de contrôle visant le renforcement des fonds propres. Ces mesures visent à mettre l’établissement en conformité avec les normes prudentielles à fin juin 2022.

Les États-Unis et l’Union européenne prévoient de renforcer les sanctions contre l’Iran après l’attaque contre Israël

Les tensions montent entre les États-Unis, l’Union européenne et l’Iran suite à l’attaque récente lancée contre Israël. Dans des déclarations distinctes émises mardi, les deux puissances occidentales ont averti qu’elles se préparaient à intensifier les sanctions contre l’Iran en réponse à cet incident.

La secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, a déclaré lors d’une conférence de presse au premier jour des réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale : « Je m’attends à ce que nous prenions des sanctions supplémentaires contre l’Iran dans les prochains jours ». Elle a également précisé que ces sanctions visaient à élargir le régime existant contre les drones iraniens et à cibler le financement du terrorisme par le régime iranien et ses affiliés dans la région, y compris le Hamas, les Houthis, le Hezbollah et les milices irakiennes.

De son côté, le chef de la diplomatie de l’UE, Josep Borrell, a annoncé après une réunion extraordinaire des ministres des Affaires étrangères de l’UE en visioconférence : « L’idée est d’élargir le régime (de sanctions) existant contre les drones iraniens ».

L’attaque contre Israël, survenue dans la nuit de samedi à dimanche, est survenue en réponse à une frappe attribuée à Israël contre le consulat iranien à Damas. Cela a entraîné une escalade des tensions régionales et a incité les États-Unis et l’Union européenne à prendre des mesures plus sévères contre l’Iran.

Le conflit entre l’Iran et Israël s’est intensifié ces derniers mois, avec des attaques et des représailles répétées entre les deux pays et leurs alliés régionaux. Cette dernière série d’attaques et les réponses qui en découlent risquent d’aggraver encore davantage la situation instable au Moyen-Orient.

Alors que les États-Unis et l’Union européenne se préparent à intensifier les sanctions contre l’Iran, la région reste dans une période de grande incertitude et de préoccupation quant à l’escalade potentielle des hostilités. Les prochains jours pourraient être déterminants pour l’évolution de la situation et pour la stabilité de la région dans son ensemble.

Cisjordanie: la France annonce des «sanctions» contre 28 colons israéliens «extrémistes»

La pression internationale s’intensifie mardi pour un accord de trêve entre Israël et le Hamas incluant une nouvelle libération d’otages, malgré les menaces d’une offensive sur Rafah, dernier refuge pour plus d’un million de Palestiniens de la bande de Gaza. Des pourparlers seraient en cours au Caire sous l’égide de l’Égypte et des États-Unis.

Ce qu’il faut retenir

■ Une délégation israélienne s’est rendu ce mardi au Caire pour de nouveaux pourparlers avec des responsables américains, qataris et égyptiens sur un accord de trêve dans la bande de Gaza. Le chef du Mossad, David Barnea, et le chef du Shin Bet (service de sécurité intérieure), Ronen Bar, y rencontreront notamment le directeur de la CIA, Richard Burns. Joe Biden a annoncé qu’un accord de libération des otages détenus à Gaza, accompagné d’une pause « d’au moins six semaines » dans les hostilités entre Israël et le Hamas, était actuellement en discussion.

■  Le ministère français des Affaires étrangères a annoncé mardi avoir adopté des « sanctions » à l’encontre de 28 «colons israéliens extrémistes » coupables de « violences contre des civils palestiniens en Cisjordanie ».

■ L’Afrique du Sud a annoncé mardi avoir déposé un nouveau recours auprès de la Cour internationale de justice (CIJ), plus haute instance judiciaire de l’ONU afin qu’elle examine en urgence l’annonce par Israël d’une prochaine offensive militaire sur Rafah et s’oppose si nécessaire à « une nouvelle violation des droits ».

■ Selon le dernier bilan du ministère de la Santé du Hamas, communiqué ce mardi 13 février, 28 473 personnes ont été tuées à Gaza depuis le début de la guerre, le 7 octobre 2023. Il a fait état d’un total de 133 morts au cours des dernières 24 heures. Les victimes sont en majorité des femmes, des adolescents et des enfants. On dénombre également 68 146 blessés.

23h30 : La stratégie du Hezbollah fait débat

Le chef du Hezbollah libanais Hassan Nasrallah l’a réaffirmé ce mardi lors d’un discours à Beyrouth : son mouvement ne cessera de viser le nord d’Israel que si la guerre à Gaza s’arrête. Cela fait quatre mois que le Hezbollah, proche de l’Iran, mène des attaques auxquelles l’armée israélienne riposte. un choix qui suscite de l’adhésion mais aussi des critiques au Liban, pointe notre envoyé spécial au Liban, Nicolas Falez.

Le Hezbollah bénéficie d’un très fort soutien de sa base populaire : les musulmans chiites du Liban. Intellectuel et militant politique, Hares Sleiman lui fait partie des rares voix chiites critiques du Hezbollah. « Je suis Libanais avant d’être chiite. Je ne suis pas Iranien. Je pense que l’Iran ont leurs intérêts. Et moi je suis une victime du pouvoir iranien et de l’hégémonie iranienne sur les pays arabes. »

Les Chrétiens libanais eux sont divisés sur la stratégie du Hezbollah. Le Patriarche chrétien maronite a mis en garde contre une confrontation armée qui pourrait entrainer le tout le Liban dans l’abîme. Plusieurs partis politiques chrétiens sont sur la même ligne. Mais pas celui de Tony Frangié, jeune député du parti Marada : « Il y a un cas spécial au Liban qui a évolué en résistance et qui est devenu aujourd’hui un groupe politique et militaire très fort, le Hezbollah. On n’est pas en train de dire que c’est une situation normale qui doit continuer. Mais aujourd’hui avec la confrontation et le besoin de protection des terres libanaises, je pense que le Hezbollah est beaucoup mieux équipé que l’armée libanaise. »

Le député est le fils de Sleiman Frangié en lice pour  devenir un jour président du Liban, poste vacant depuis plus d’un an. Le Hezbollah sera incontournable pour sortir de ce blocage politique.

22h35 : Les États-Unis examinent les informations faisant état de civils blessés par Israël, selon le Département d’État

Les États-Unis examinent les informations selon lesquelles Israël aurait blessé des civils dans sa guerre à Gaza, dans le cadre d’un ensemble de lignes directrices visant à garantir que les pays recevant des armes américaines mènent des opérations militaires conformément au droit humanitaire international, a déclaré le porte-parole du département d’Etat, Matthew Miller.

L’administration Biden a été critiquée pour avoir continué à fournir des armes à Israël alors que les allégations s’accumulent selon lesquelles des armes de fabrication américaine auraient été utilisées dans des frappes qui ont tué ou blessé des civils. « Nous cherchons à évaluer de manière approfondie les rapports faisant état de dommages civils par les destinataires autorisés des articles de défense fournis par les États-Unis dans le monde entier », a déclaré Miller lors d’un point de presse, ajoutant qu’un processus dans le cadre du Civilian Harm Incident Response Guidance (CHIRG) du Département d’État évaluait les incidents dans le conflit à Gaza.

Le CHIRG a été créé en août 2023, quelques semaines seulement avant que le groupe militant palestinien Hamas ne tue 1 200 personnes et ne prenne 240 otages lors d’un raid dans le sud d’Israël le 7 octobre, selon des chiffres israéliens. L’attaque israélienne contre Gaza qui a suivi a tué plus de 28 000 Palestiniens et en a blessé plus de 68 000, selon les responsables de la santé de Gaza.

Matthew Miller n’a pas précisé quand le processus CHIRG a été lancé ni combien d’incidents étaient en cours d’examen. Mais une source proche du processus a déclaré que le département étudiait au moins 50 incidents signalés impliquant des civils. « Ce processus n’est pas destiné à fonctionner comme un mécanisme de réponse rapide, a déclaré Miller. Au contraire, il est conçu pour évaluer systématiquement les incidents causant des dommages aux civils et élaborer des réponses politiques appropriées pour réduire le risque que de tels incidents se reproduisent à l’avenir et pour inciter les partenaires à mener des opérations militaires conformément au droit international humanitaire ».

Ce processus est distinct des évaluations que le Département d’État entreprend parfois pour déterminer si des crimes contre l’humanité ou même un génocide ont été commis dans un conflit.

Le président Joe Biden a publié la semaine dernière un nouveau mémorandum sur la sécurité nationale qui oblige les pays recevant l’aide américaine en matière de sécurité à fournir l’assurance qu’ils respecteront le droit international et ne restreindront pas l’accès à l’aide humanitaire en cas de conflit. Le mémorandum exige également que les départements d’État et de la Défense rendent compte au Congrès si les armes financées par les États-Unis ont été utilisées d’une manière incompatible avec le droit international ou incompatible avec les meilleures pratiques établies pour prévenir les dommages civils.

22h05 :  MSF appelle Israël à protéger les personnes hospitalisées à l’hôpital Nasser

Médecins Sans Frontières (MSF) a confirmé que les forces israéliennes ont ordonné aux personnes déplacées à l’intérieur du complexe médical de Khan Younis de quitter l’hôpital. « MSF appelle l’armée israélienne à épargner le personnel médical, les patients et les personnes déplacées », a déclaré le groupe d’aide médicale dans une série de publications sur les réseaux sociaux.

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