Sangomar : 2,6 milliards de dollars d’Ebitda pour Woodside depuis le démarrage

Au large des côtes sénégalaises, le champ pétrolier de Sangomar confirme son statut de pilier de la nouvelle ère énergétique du pays. Exploité par la compagnie australienne Woodside Energy, détentrice de 82 % des parts, en partenariat avec la société nationale Petrosen, le projet a bouclé en 2025 sa première année complète de production et de commercialisation depuis l’entrée en service en juin 2024. Les premiers chiffres consolidés traduisent la montée en puissance de cet actif stratégique, même si les retombées budgétaires pour l’État continuent d’alimenter le débat public.

Une production soutenue et une fiabilité élevée

Dans son rapport annuel 2025, la directrice générale intérimaire de Woodside, Liz Westcott, a dressé un bilan positif des performances techniques du champ. Sangomar a maintenu une cadence de production d’environ 100 000 barils par jour pendant la majeure partie de l’année 2025, avec un taux de fiabilité proche de 99 %. Cette stabilité opérationnelle constitue un indicateur clé dans l’industrie pétrolière, où les interruptions peuvent fortement affecter la rentabilité des projets offshore.

Depuis sa mise en service en juin 2024, la part de Woodside dans le projet a généré un Ebitda cumulé de 2,6 milliards de dollars. Cet indicateur financier, qui mesure la rentabilité opérationnelle avant intérêts, impôts, dépréciations et amortissements, permet d’évaluer la performance intrinsèque d’un actif indépendamment de sa structure de financement. En français, il correspond à l’Excédent Brut d’Exploitation (EBE). Pour Woodside, ce résultat démontre la solidité économique de Sangomar et la capacité du champ à créer de la valeur sur une base durable.

Une nette progression des volumes et des revenus

L’année 2025 marque un saut quantitatif significatif par rapport à 2024. Woodside indique que sa part de production a atteint 29,7 millions de barils équivalent pétrole en 2025, contre 13,3 millions en 2024. Cette progression s’explique par le fait que 2024 n’avait compté que quelques mois d’exploitation effective, alors que 2025 a constitué la première année pleine de production et de commercialisation.

Sur le plan financier, cette montée en régime s’est traduite par 1,9 milliard de dollars de revenus pour Woodside en 2025. Ces recettes confirment l’importance stratégique du champ dans le portefeuille international de la compagnie australienne, qui voit en Sangomar un actif à fort potentiel de long terme.

En revanche, le rapport ne détaille pas la part revenant à Petrosen ni celle destinée directement à l’État du Sénégal. Cette absence de précisions intervient dans un contexte où les attentes nationales en matière de retombées budgétaires restent élevées.

Des recettes publiques jugées décevantes

À Dakar, la question des revenus pétroliers continue d’alimenter les discussions politiques. À l’Assemblée nationale, le Premier ministre Ousmane Sonko a exprimé sa déception quant aux projections budgétaires liées aux hydrocarbures. Pour le budget 2026, les prévisions globales de recettes s’élèvent à environ 6 000 milliards de FCFA, mais les projections issues du pétrole et du gaz ne représentent que 76 milliards de FCFA. Pour 2027, ces recettes sont estimées à 128,6 milliards de FCFA.

Ces montants, jugés modestes au regard des performances techniques et financières annoncées par l’opérateur, nourrissent les critiques sur les conditions de négociation et de partage des revenus sous l’ancien régime. Le chef du gouvernement a laissé entendre que les ressources auraient été insuffisamment valorisées, relançant ainsi le débat sur la gouvernance des contrats pétroliers et la transparence dans la gestion des ressources naturelles.

Vers une phase 2 pour accroître la valeur

Au-delà des performances actuelles, Woodside envisage déjà l’avenir du projet. La compagnie indique étudier les options pour une éventuelle phase 2 de développement. Celle-ci s’appuierait sur le FPSO, l’unité flottante de production, de stockage et de déchargement déjà en place, ainsi que sur l’infrastructure sous-marine existante. L’objectif serait de maximiser la récupération des ressources et de dégager une valeur ajoutée supplémentaire, tout en optimisant les investissements déjà réalisés.

Migration irrégulière : 123 candidats interceptés au large de Sangomar par la Marine nationale sénégalaise

La Marine nationale sénégalaise a annoncé, dans la soirée du lundi 13 octobre 2025, avoir intercepté une pirogue transportant 123 candidats à l’émigration irrégulière au large de Sangomar, à environ 110 kilomètres des côtes. L’embarcation, partie d’un pays voisin selon les premières informations, a été repérée par les dispositifs de surveillance maritime avant que les unités navales n’interviennent pour porter secours à ses passagers.

D’après un communiqué publié sur la page X (ex-Twitter) de la Marine nationale, l’opération de sauvetage s’est déroulée dans des conditions difficiles, en raison des courants marins et du nombre élevé de passagers à bord. Les 123 migrants, parmi lesquels figuraient plusieurs femmes et jeunes hommes, ont été secourus et ramenés sains et saufs à la Base navale Amiral Faye Gassama, à Dakar. Une fois sur place, ils ont été remis aux autorités compétentes pour identification, soins médicaux et audition.

Cette nouvelle interception intervient dans un contexte de recrudescence des tentatives de migration irrégulière vers l’Europe, notamment vers les îles Canaries. En l’espace de deux semaines, la Marine nationale a procédé à plusieurs opérations similaires. Le 27 septembre dernier, une autre pirogue transportant 282 migrants avait été secourue au large de Dakar, tandis que deux jours auparavant, une embarcation avec 142 personnes à bord avait été interceptée en coordination avec l’Armée de l’Air. Ces opérations traduisent une intensification des départs, souvent organisés par des réseaux transfrontaliers de passeurs qui exploitent la vulnérabilité des jeunes Africains à la recherche d’un avenir meilleur.

Les autorités militaires affirment que ces interventions s’inscrivent dans le cadre d’une stratégie nationale de surveillance et de sécurisation des côtes sénégalaises. La Marine nationale, appuyée par l’Armée de l’Air et la Gendarmerie maritime, déploie régulièrement des patrouilles dans les zones à haut risque, notamment autour de Sangomar, Joal, Mbour et Saint-Louis, devenues des points de départ fréquents pour les migrants.

Au-delà de la dimension sécuritaire, cette situation met en lumière la persistance des causes profondes de la migration irrégulière : chômage massif, manque d’opportunités économiques, pauvreté, et désespoir social. Beaucoup de jeunes, confrontés à une précarité accrue, continuent de céder aux promesses illusoires des passeurs, malgré les dangers connus des traversées clandestines.

Les autorités sénégalaises, en partenariat avec des organisations internationales comme l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), multiplient les campagnes de sensibilisation et les programmes d’insertion socio-économique. Cependant, les résultats restent limités face à la pression migratoire croissante et au pouvoir d’attraction du rêve européen.

La Marine nationale, dans son communiqué, a rappelé que la mer n’est pas une voie de salut mais un cimetière pour des milliers de jeunes Africains. Elle a renouvelé son engagement à poursuivre sans relâche les opérations de surveillance et de secours, tout en appelant à une coopération régionale plus soutenue pour endiguer le phénomène à sa source.

Cette nouvelle interception au large de Sangomar vient ainsi s’ajouter à la longue liste des opérations de sauvetage menées ces dernières semaines, soulignant une fois de plus l’urgence d’une réponse globale et concertée à la crise migratoire qui frappe l’Afrique de l’Ouest.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°576 – 07/10/2025

🔴 946 HECTARES INONDÉS, 3 825 SINISTRÉS, 178 FAMILLES DÉPLACÉES : BAKEL EN DÉTRESSE
🔴 2,89 MILLIONS DE BARILS ET 336 690 m³ DE GNL EN SEPTEMBRE : SANGOMAR ET GTA CARTONNENT

🔴 QUALIF’ CAN U17 : LE SÉNÉGAL ACCROCHÉ PAR LA SIERRA LEONE
🔴 « TANIÈRE » / FORFAIT DE BOULAYE DIA : HABIB DIALLO À LA RESCOUSSE !

Sangomar : le pétrole sénégalais dope les résultats financiers de Woodside

L’exploitation du gisement pétrolier de Sangomar, situé au large du Sénégal, commence à livrer ses premiers dividendes pour la compagnie australienne Woodside. Dans son rapport financier semestriel publié ce lundi, le groupe annonce une production totale de 99,2 millions de barils au premier semestre 2025, pour un bénéfice net après impôts de 1,316 milliard de dollars.

La directrice générale de Woodside, Maig O’Neil, n’a pas manqué de saluer la contribution déterminante du projet sénégalais :

« La performance exceptionnelle et continue de notre projet Sénégal, qui a marqué le premier anniversaire de la première production pétrolière en juin 2024, a été un point fort », a-t-elle déclaré.

Sur les six premiers mois de l’année, le gisement de Sangomar a généré près d’un milliard de dollars de revenus, avec une production brute d’environ 100 000 barils par jour. Le potentiel du site s’est même renforcé grâce à l’ajout de nouvelles réserves prouvées, garantissant la pérennité de l’exploitation.

Du côté de la commercialisation, l’or noir sénégalais a rapidement trouvé sa place sur le marché international. Au 30 juin 2025, 36 cargaisons avaient déjà été expédiées vers des raffineurs en Europe, en Amérique du Nord et en Asie. Cette forte demande illustre l’intérêt suscité par la qualité du brut de Sangomar et confirme le rôle stratégique du Sénégal sur la carte énergétique mondiale.

147 migrants irréguliers secourus au large de Sangomar par la marine sénégalaise

Une opération de sauvetage d’envergure a été menée jeudi par la marine nationale au large de Sangomar. Le patrouilleur hauturier PHM NIANI a intercepté une pirogue en détresse à environ 92 kilomètres des côtes, avec à son bord 147 candidats à l’émigration irrégulière. Les passagers, en situation de vulnérabilité, ont été secourus par les équipes du navire dans des conditions maritimes difficiles.

Après avoir été mis en sécurité, les migrants ont été conduits à la Base navale Amiral Faye Gassama. Sur place, ils ont bénéficié d’une prise en charge par les autorités compétentes, comprenant les procédures administratives et les contrôles sanitaires habituels.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°533 – 08/08/2025

🔴 PÉTITION À LA CEDEAO ACCUSANT DAKAR D’EXCLURE BANJUL DE L’EXPLOITATION DU PÉTROLE : SANGOMAR FAIT-IL DES JALOUX ?
🔴 VISITE À TOUBA : DIOMAYE CONQUERT LE CŒUR DU KHALIFE

🔴 EN ROUTE POUR L’AFROBASKET : LA MINISTRE DES SPORTS MOTIVE LES « LIONS »
🔴 PROCESSUS DE VALIDATION : LA FÉDÉRATION DE LUTTE FAIT LE TRI

Énergie : des performances contrastées pour Sangomar, GTA et Gadiaga en mai 2025

Le ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines a publié son rapport mensuel sur la production des sites énergétiques stratégiques du pays. Le document, qui dresse un état des lieux de l’activité pour le mois de mai 2025, met en lumière des performances soutenues sur le champ pétrolier de Sangomar, une montée en régime progressive du projet gazier GTA, et une activité stable sur le site de Gadiaga.

Le champ pétrolier offshore de Sangomar, au large des côtes sénégalaises, continue de maintenir une cadence élevée. Trois cargaisons — identifiées sous les codes SAN031, SAN032 et SAN033 — ont été levées au cours du mois de mai, représentant un volume total de 2,92 millions de barils de pétrole brut. Ces volumes ont été exportés sur le marché international, conformément aux contrats d’enlèvement conclus avec les acheteurs. Le ministère confirme que les prévisions annuelles de production, évaluées à 30,53 millions de barils pour 2025, restent inchangées à ce stade.

Du côté du projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA), situé à la frontière maritime entre le Sénégal et la Mauritanie, les opérations de montée en charge se poursuivent dans le cadre de la mise en service des installations de liquéfaction. Le 15 mai 2025, la deuxième cargaison de gaz naturel liquéfié (GNL), étiquetée GTA_2025_002, a été chargée avec succès. Elle représente un volume de 168 426 m³, soit environ 3,83 millions de MMBtu, selon les chiffres officiels. Cette opération marque une nouvelle étape vers l’optimisation de la capacité de production du site, encore en phase de rodage.

Sur le plan domestique, la production de gaz naturel à Gadiaga, dans la région de Thiès, reste modeste mais régulière. Le rapport indique qu’au premier trimestre 2025, un volume cumulé de 548 078 Nm³ (normaux mètres cubes) a été commercialisé. Pour le seul mois de mai, la production est estimée à 207 737 Nm³. Ce site, bien que de moindre envergure comparé à GTA ou Sangomar, joue un rôle important dans l’approvisionnement des industries locales et la transition vers un mix énergétique plus propre.

Avec ces résultats, le Sénégal poursuit sa dynamique de développement énergétique, fondée à la fois sur l’exploitation de ses ressources naturelles et l’investissement dans les infrastructures. Le gouvernement reste engagé à garantir la transparence et la bonne gouvernance dans la gestion de ces ressources, dans un contexte où les enjeux énergétiques se mêlent étroitement aux impératifs économiques, environnementaux et géopolitiques.

Litige autour du champ de Sangomar : Woodside Energy saisit le CIRDI contre l’État du Sénégal

La société australienne Woodside Energy, opératrice du projet pétrolier et gazier de Sangomar, a déposé une plainte contre le Sénégal auprès du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), un organe d’arbitrage de la Banque mondiale. Cette procédure, révélée lundi par l’agence Reuters, marque une nouvelle escalade dans les tensions entre le géant énergétique et les autorités sénégalaises.

Selon les informations disponibles, la plainte a été enregistrée le 30 mai dernier. Le document officiel consulté ne précise pas la nature exacte du différend, mais il indique que le ministère sénégalais du Pétrole et de l’Énergie est désigné comme partie défenderesse.

Cette démarche juridique intervient dans un contexte de crispation croissante. Déjà en août 2024, Woodside avait engagé une procédure judiciaire contre l’État sénégalais, cette fois sur le plan fiscal. Le différend actuel pourrait être lié à des désaccords concernant la fiscalité du projet, les conditions contractuelles, ou encore l’évolution de la gouvernance énergétique mise en œuvre par le nouveau régime sénégalais.

Woodside Energy détient 82 % des parts dans le champ offshore de Sangomar, situé au large du Sénégal. Il s’agit du tout premier projet pétrolier en mer du pays, censé marquer l’entrée du Sénégal dans le cercle des producteurs d’hydrocarbures. Le démarrage de la production, prévu pour courant 2024, avait été présenté comme une étape historique vers une plus grande souveraineté énergétique et des recettes budgétaires accrues.

Cependant, le changement de régime intervenu en mars 2024 avec l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye et la nomination d’Ousmane Sonko comme Premier ministre, semble avoir entraîné une relecture de plusieurs contrats dans le secteur extractif. Le gouvernement a en effet promis plus de transparence, de justice fiscale et une meilleure défense des intérêts nationaux, notamment en matière de ressources naturelles.

Pour le moment, aucune déclaration officielle n’a été faite par le gouvernement sénégalais ni par Woodside Energy sur cette procédure d’arbitrage. Le recours au CIRDI pourrait cependant ralentir les relations entre les deux parties, voire impacter le calendrier de production si le différend n’est pas rapidement résolu.

Le projet Sangomar est stratégique pour le Sénégal, avec des retombées économiques attendues à hauteur de plusieurs milliards de francs CFA. Ce litige ouvre ainsi une période d’incertitude pour un secteur déjà sous haute surveillance.

Sangomar : une vente record de pétrole en avril, selon Birame Souleye Diop

Le champ pétrolier de Sangomar a connu une performance exceptionnelle durant le mois d’avril 2025, avec une vente record de 3,8 millions de barils de pétrole brut. Cette annonce a été faite par le ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, Birame Souleye Diop, lors d’un atelier d’information tenu à Somone, dans le département de Mbour. Cette rencontre, organisée en collaboration avec l’Association des Journalistes pour la Transparence dans les Ressources Extractives et la Préservation de l’Environnement (AJTREPE), entre dans le cadre de la nouvelle stratégie de communication adoptée par les autorités pour renforcer la transparence autour des projets pétroliers, gaziers et miniers.

Cette vente record, réalisée à travers le chargement de quatre cargaisons durant le mois d’avril, confirme la bonne dynamique du projet Sangomar, développé en offshore profond. La production du champ est opérée par Woodside Energy en partenariat avec la société nationale PETROSEN. Selon les projections du ministère, la production annuelle attendue est estimée à 30,53 millions de barils pour l’année 2025. Le mois d’avril marque donc un tournant dans la courbe de rendement, avec un volume mensuel qui représente déjà plus de 12 % des objectifs annuels.

Parallèlement, le ministre a annoncé que le Sénégal avait franchi une étape historique sur le projet gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA), développé conjointement avec la Mauritanie. Le 15 avril 2025, la première cargaison de gaz naturel liquéfié (GNL) a été entièrement chargée avec un volume total de 163 259 mètres cubes, soit l’équivalent de 3,71 millions de MMBtu. Ce moment marque l’entrée officielle du Sénégal dans le cercle des pays exportateurs de GNL. Les opérations de mise en service des infrastructures se poursuivent, avec pour objectif une montée en puissance progressive de la production dans les mois à venir.

Au-delà des chiffres, cette séquence confirme le changement d’échelle que connaît actuellement le secteur énergétique sénégalais. Le ministre a souligné que ces résultats traduisent les effets concrets des réformes structurelles menées depuis plusieurs années et du choix stratégique d’investir dans l’exploitation raisonnée des ressources naturelles du pays. Il a par ailleurs réaffirmé la volonté du gouvernement d’associer les médias à chaque étape de la mise en œuvre des projets extractifs afin de favoriser un climat d’information, de transparence et de responsabilité dans la gouvernance des ressources nationales.

Production pétrolière – Sangomar : 3,08 millions de barils extraits en mars 2025

Le champ pétrolier de Sangomar continue d’afficher des performances solides. Selon le rapport de production publié ce jour par le ministère en charge de l’Énergie et du Pétrole, 3,08 millions de barils de pétrole brut ont été produits au mois de mars 2025, confirmant ainsi la montée en puissance de ce projet stratégique pour l’économie sénégalaise.

Durant le mois de mars, trois cargaisons de pétrole brut identifiées sous les numéros SAN024, SAN025 et SAN026 ont été expédiées et écoulées sur les marchés internationaux. Ces exportations ont totalisé 2,85 millions de barils, représentant une part importante de la production mensuelle et traduisant la bonne santé logistique et commerciale du champ.

Ce rythme d’exportation contribue non seulement à générer des revenus significatifs pour l’État du Sénégal, mais aussi à asseoir la crédibilité du pays sur le marché pétrolier international.

Le rapport projette une production totale annuelle de 30,53 millions de barils pour 2025, avec un objectif de stabilisation à 100 000 barils par jour. Cette cadence, si elle est maintenue, placerait le Sénégal parmi les nouveaux acteurs pétroliers les plus dynamiques de la sous-région ouest-africaine.

Initié sous la supervision de la société australienne Woodside Energy en partenariat avec la société nationale Petrosen, le projet Sangomar est le premier développement offshore en eaux profondes du pays. Sa phase de production, lancée récemment, est suivie de près par les autorités, les investisseurs et les partenaires techniques.

Alors que le Sénégal s’apprête à entrer dans l’ère de l’exploitation à grande échelle de ses ressources naturelles, la performance du champ de Sangomar revêt une importance capitale. Elle pourrait contribuer à diversifier les sources de revenus de l’État, à créer de nouveaux emplois et à dynamiser les secteurs connexes.

Le brut sénégalais génère près de 800 milliards de francs CFA en six mois

Devenu pays producteur de pétrole depuis seulement six mois, le Sénégal dépasse déjà les attentes en matière de production pétrolière. Selon les données révélées par le ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, le champ offshore de Sangomar, exploité en partenariat avec la société australienne Woodside, a permis de produire 16,9 millions de barils de pétrole brut en 2024, surpassant largement l’objectif initial fixé à 11,7 millions de barils.

Au-delà des volumes impressionnants, c’est surtout l’impact économique de cette exploitation qui attire l’attention. Bien que le ministère reste discret sur les chiffres officiels concernant les recettes financières, Confidentiel Dakar estime que la production de pétrole brut a généré environ 800 milliards de francs CFA de recettes brutes depuis le premier baril produit en juin 2024.

Cette estimation repose sur le prix moyen du baril sur le marché international, ainsi que sur les cargaisons expédiées par Woodside. Ces recettes brutes pourraient encore augmenter dans les mois à venir, au fur et à mesure de la montée en puissance des infrastructures de production et d’exportation.

Malgré un contexte international marqué par une baisse des cours du pétrole, le Sénégal a pu bénéficier d’une conjoncture favorable, avec un prix moyen du baril de Brent resté au-dessus de 70 dollars tout au long de la période. Cette situation a permis de garantir une rentabilité significative pour les acteurs de l’exploitation pétrolière.

Selon les informations recueillies par Ledakarois.sn, pour le seul mois de décembre 2024, Woodside a vendu trois cargaisons issues du champ pétrolier de Sangomar. Ces ventes ont généré un montant estimé à 130 milliards de francs CFA, renforçant ainsi les performances financières de ce projet stratégique pour le pays.

L’entrée du Sénégal dans le cercle des pays producteurs de pétrole constitue une avancée majeure pour son économie. Cependant, ces performances financières exceptionnelles posent également la question de la gestion transparente et équitable des revenus pétroliers.

L’expérience d’autres pays africains riches en ressources naturelles montre que l’exploitation pétrolière peut devenir un levier puissant pour le développement économique, à condition que les revenus soient réinvestis dans des secteurs clés tels que la santé, l’éducation, les infrastructures et l’emploi.

Le gouvernement sénégalais est désormais attendu sur la gestion de ces milliards générés par le pétrole brut. La population et les observateurs internationaux appellent à une transparence totale dans la gestion des revenus pétroliers, afin que cette manne profite directement au développement du pays et améliore les conditions de vie des Sénégalais.

Sénégal et Mauritanie ouvrent le premier puits du gisement GTA : Une nouvelle ère pour l’industrie énergétique régionale

Le 1er janvier 2025 marque un tournant décisif pour l’Afrique de l’Ouest, avec l’inauguration officielle du premier puits du gisement GTA (Grand Tortue/Ahmeyim). Ce gisement, situé à la frontière maritime entre le Sénégal et la Mauritanie, représente une avancée stratégique majeure pour le secteur énergétique des deux pays. L’ouverture de ce puits, prélude à la mise en production du gaz naturel liquéfié (GNL), illustre l’engagement des deux nations à se positionner comme des acteurs incontournables sur le marché énergétique mondial.

Lors de son discours de célébration du Nouvel An, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a souligné l’importance cruciale de garantir une exploitation des ressources naturelles de manière optimale et transparente, afin d’assurer un avenir prospère pour les populations et les générations futures. Il a également rappelé que cette ouverture symbolisait un nouveau chapitre pour les économies sénégalaise et mauritanienne, consolidant leur place sur la scène énergétique internationale.

Les ministères de l’Énergie du Sénégal et de la Mauritanie, Petrosen et la Société Mauritanienne des Hydrocarbures (SMH), ont confirmé dans un communiqué commun l’ouverture officielle du premier puits. Ce développement est le fruit d’un partenariat entre la société britannique BP et l’américaine Kosmos Energy, en collaboration avec les entreprises nationales. Il marque une avancée significative dans le projet GTA, qui est désormais prêt à entamer sa phase de production.

Le gisement GTA devrait produire environ 2,5 millions de tonnes de GNL par an, avec des premières livraisons prévues dans les mois à venir, après un léger retard par rapport à l’échéance initiale fin 2024. L’exploitation de ce gisement ouvre de nouvelles perspectives de développement pour le Sénégal et la Mauritanie, deux pays qui bénéficient désormais d’une ressource énergétique de taille.

Outre les bénéfices économiques, ce projet symbolise l’intégration régionale, avec une coopération renforcée entre les deux nations. L’exploitation conjointe du gaz naturel crée une dynamique de partage de richesses et de renforcement des liens économiques, tout en offrant la possibilité d’améliorer la coopération énergétique au niveau régional. Le projet représente également une chance de diversifier les sources d’énergie de la région et de réduire sa dépendance énergétique.

Parallèlement à ce projet, le Sénégal a franchi une étape clé en juin 2024 avec le début de l’exploitation du champ pétrolier de Sangomar, situé à 100 km au sud de Dakar. Ce champ, exploité par la compagnie australienne Woodside, combine pétrole et gaz et représente un investissement majeur de 5 milliards de dollars. Avec une production estimée à 100 000 barils par jour, le champ de Sangomar vient compléter les ressources en gaz du GTA, renforçant ainsi la position du Sénégal comme nouveau producteur d’hydrocarbures en Afrique.

Les autorités sénégalaises ont pris l’initiative d’auditer l’ensemble des contrats pétroliers et gaziers afin de garantir une gestion transparente des ressources naturelles. Cet audit vise à s’assurer que les retombées économiques profitent véritablement à la population et à soutenir la prospérité du pays.

Sangomar : Un tournant majeur pour l’industrie pétrolière sénégalaise

Le développement du site pétrolier de Sangomar marque une étape décisive dans l’histoire énergétique du Sénégal. En atteignant des performances exceptionnelles en novembre 2024, ce projet illustre les ambitions grandissantes du pays sur la scène pétrolière internationale.

Tous les puits de production de Sangomar sont désormais opérationnels, permettant d’atteindre des niveaux de production optimaux. Ce développement témoigne d’une maîtrise technologique et d’une gestion rigoureuse, ouvrant la voie à une exploitation durable. L’objectif fixé de 100 000 barils de pétrole brut par jour est en bonne voie, consolidant ainsi la place du Sénégal dans le secteur énergétique mondial.

Le mois de novembre 2024 a été particulièrement prolifique avec une production totale de 2,94 millions de barils de pétrole brut. Parmi cette production, 2,89 millions de barils ont été exportés vers les marchés internationaux, répartis en trois cargaisons. Ces résultats reflètent non seulement l’efficacité des infrastructures de Sangomar, mais aussi la demande croissante pour le pétrole sénégalais sur le marché mondial.

Avec ces performances, Sangomar joue un rôle clé dans la diversification de l’économie sénégalaise. Le secteur pétrolier, jusqu’ici peu exploité, devient un levier stratégique pour le développement national. Les revenus générés par la production et l’exportation de pétrole brut offrent des opportunités pour financer des projets d’infrastructure, d’éducation, et de santé, tout en renforçant la souveraineté énergétique du pays.

Le succès de Sangomar en novembre 2024 n’est qu’un début. Avec un objectif de production toujours plus ambitieux et une stratégie alignée sur les standards internationaux, le Sénégal pourrait bientôt devenir un acteur incontournable sur le marché pétrolier. Ce projet incarne une transition vers une économie plus diversifiée, soutenue par des ressources naturelles valorisées de manière stratégique.

En consolidant sa place parmi les producteurs de pétrole africains, le Sénégal ouvre un nouveau chapitre prometteur de son développement économique, tout en s’affirmant comme un partenaire clé dans la fourniture d’énergie à l’échelle mondiale. Le site de Sangomar, véritable vitrine du potentiel sénégalais, est en passe de transformer durablement le paysage énergétique et économique du pays.

Le projet Sangomar : une production de plus de 8 millions de barils de pétrole en quatre mois

Le Sénégal connaît un tournant historique dans son secteur énergétique avec la montée en puissance de la production pétrolière sur le champ de Sangomar. Depuis le début des opérations en juin 2024, le pays a produit 8,17 millions de barils en seulement quatre mois, de juin à septembre, selon un rapport récent du ministère de l’Énergie.

Grâce à la mise en activité de 11 des 12 puits producteurs, le champ de Sangomar a atteint, dès août, un rythme de production d’environ 3 millions de barils par mois. Ce lancement a permis le chargement de huit cargaisons de brut, totalisant 7,69 millions de barils vendus sur le marché international depuis le navire FPSO Léopold Sédar Senghor.

Les projections pour la fin de l’année restent prometteuses, avec un objectif de stabilisation de la production à 100 000 barils par jour au quatrième trimestre. Cette performance renforce l’ambition du Sénégal de faire de Sangomar un pilier de son économie et un moteur de croissance, en garantissant des pratiques transparentes, soutenues par des partenaires comme l’ITIE Sénégal, Petrosen et Woodside Energy.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°232 – du 25/07/2024

🔴 AUGMENTATION DE LA CAPACITÉ DE RAFFINAGE DE LA SAR : LE SÉNÉGAL S’OUVRE À L’EXPLOITATION LOCALE DU BRUT DE SANGOMAR
🔴 TUERIE DE BOFFA-BAYOTTE : LE SYNOPSIS DU PROCÈS EN APPEL

🔴 JO ET JEUX PARALYMPIQUES PARIS 2024 : KHADY DIÈNE GAYE REMET LE DRAPEAU À LA DÉLÉGATION SÉNÉGALAISE
🔴 JO PARIS 2024 – PORT DU VOILE : LA FRANÇAISE SOUNKAMBA SYLLA INTERDITE DE CÉRÉMONIE D’OUVERTURE

EXPORTATION DU PÉTROLE DE SANGOMAR : Shell International Trading, premier revendeur du brut sénégalais

Les premières cargaisons de pétrole brut du Sénégal, extraites du projet Sangomar, sont préparées pour leur transit vers les raffineries situées aux Pays-Bas et en Italie. Ainsi, le Sénégal fait officiellement son entrée dans le cercle restreint des pays exportateurs de pétrole avec cette première série de cargaisons destinées aux marchés européens. Le projet Sangomar, dirigé par Woodside Energy, a été plus qu’important pour l’extraction et le démarrage de l’exportation de cette ressource stratégique à Rotterdam (Pays-Bas) et à Trieste (Italie). Cette initiative historique ouvre une nouvelle ère dans l’exploitation pétrolière du pays, promettant des retombées économiques majeures.

Le 1er juillet, le pétrolier grec Maran Poseidon a chargé la première cargaison de brut moyen-acide provenant du projet Sangomar. Selon les données de S&P Global Commodities at Sea, reprises par Energynews, ce navire devrait quitter le Sénégal avant le 20 juillet pour rejoindre le hub néerlandais de Rotterdam. Une deuxième cargaison est également programmée, avec pour destination finale, la ville portuaire italienne de Trieste.

Shell International Trading, agissant comme affréteur du Maran Poseidon, se positionne comme le premier acheteur de ce brut sénégalais. Cette toute première expédition est destinée à être raffinée à la raffinerie Pernis de Shell à Rotterdam, une des plus grandes d’Europe avec une capacité de 404,000 barils par jour.

L’arrivée du pétrole sénégalais en Europe intervient à un moment crucial où la concurrence est rude. En effet, l’alliance des producteurs OPEC+ cherche à stabiliser les prix du pétrole par des réductions de production. Avec une capacité de production initiale de 100,000 barils par jour, le pétrole de Sangomar offre une nouvelle source non-OPEC+ pour le marché européen.

Le Sénégal espère donc que ce nouveau secteur contribuera à contenir l’émigration légale comme illégale en offrant aux jeunes des opportunités économiques attrayantes sur place. Selon Thierno Ly, directeur de la compagnie nationale Petrosen, cette première exportation de pétrole de Sangomar marque une ère nouvelle pour l’économie et le développement social du Sénégal.

Outre le projet Sangomar, le Sénégal attend avec impatience le démarrage du projet LNG Greater Tortue Ahmeyim, un projet gazier développé par BP et Kosmos Energy à la frontière avec la Mauritanie. Ce projet promet de renforcer davantage la position du Sénégal sur la scène mondiale de l’économie minière.

Le Dakarois

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°226 – du 18/07/2024

🔴 COMMERCIALISATION DU PÉTROLE DE SANGOMAR : SHELL INTERNATIONAL TRAIDING, « FIRST » CLIENT
🔴 « SON CV, C’EST D’ÊTRE LE BEAU FRÈRE DE MACKY » : APRÈS ALIOU SALL, MIMI TOURÉ LÂCHE UNE NOUVELLE BOMBE SUR MANSOUR FAYE

🔴 YOUSSOUPHA DIOUF, ALIOU DRAMÉ, EDMOND SANKA ET IDRISSA KEÏTA : CES « LIONS » QUI RUGIRONT AUX JEUX PARALYMPIQUES PARIS 2024

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°208 – du 26/06/2024

🔴 DÉMARRAGE DE LA PHASE PILOTE DE L’INTEROPÉRABILITÉ DE LA BCEAO : UN DANGER POUR LES OPÉRATEURS ET SERVICES DE PAIEMENT MOBILES
🔴 VISITE SUR LA PLATEFORME D’EXPLOITATION DE PÉTROLE : DIOMAYE VOGUE SUR SANGOMAR

🔴 Transfert confirmé : Iliman Ndiaye rejoint Everton pour 13,1 milliards FCFA
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Première production de pétrole à Sangomar : Le Président Diomaye visite la plateforme

Le Président de la République du Sénégal a effectué une visite ce matin sur la plateforme #Sangomar, marquant le début de la production des premiers barils de pétrole du pays. Cette visite a été l’occasion de célébrer un moment historique pour le Sénégal et de saluer les efforts déployés pour la découverte et l’exploitation de cette ressource précieuse.

Lors de sa visite, le Président a exprimé sa reconnaissance envers ceux qui ont cru en la présence de pétrole au fond des océans sénégalais. Il a souligné l’importance de leur persévérance et de leur promotion du bassin sédimentaire du Sénégal, qui a permis d’atteindre cette étape cruciale. « Je salue l’abnégation et le mérite de tous ceux qui ont cru à la présence de cette ressource au fond de nos océans et fait la promotion du bassin sédimentaire du Sénégal, » a-t-il déclaré.

Le Président a également exprimé sa fierté après avoir constaté le savoir-faire des jeunes Sénégalais-es travaillant sur la plateforme. « J’exprime également ma fierté après avoir vu à l’œuvre de brillants jeunes Sénégalais-es déployer leur savoir-faire au cœur de cette impressionnante plateforme, » a-t-il ajouté, soulignant ainsi la compétence et l’engagement des ressources humaines locales dans ce projet ambitieux.

Réitérant son engagement pour une gestion responsable des ressources naturelles, le Président a assuré que le gouvernement continuerait à promouvoir une gestion transparente et équitable des ressources pétrolières au bénéfice de toute la population sénégalaise. « Je réitère mon engagement et celui du gouvernement pour une gestion transparente et équitable de nos ressources naturelles, au bénéfice du peuple sénégalais, » a-t-il affirmé.

Cette visite marque un tournant décisif dans l’histoire énergétique du Sénégal, avec le début de la production de pétrole sur la plateforme Sangomar. Elle symbolise l’aboutissement de nombreux efforts et le début d’une nouvelle ère de développement économique pour le pays. Le gouvernement s’engage à veiller à ce que les bénéfices de cette ressource naturelle soient partagés de manière juste et transparente, pour le bien-être de tous les Sénégalais.

Sangomar offshore : razzia des européens

L’euphorie du first oil du champ pétro-gazier de Sangomar avec les premières gouttes de brut extraites ne sera que de  très courte durée pour tout l’écosystème des hydrocarbures du Sénégal.

La société  de projet  Rufisque Offshore, Sangomar Offshore et Sangomar Deep Offshore (RSSD), composée de Woodside (opérateur, avec une participation de 82 %) et Petrosen  (avec une participation de 18 %) vient de confier sans aucun appel à la concurrence publique ou privée – et surtout sans le quitus des autorités publiques du contenu local – un contrat majeur pour la maintenance des installations au norvegin DeepOcean, une pme norvégienne qui ne pressente à ce jour aucune certification technique ou  conformité professionnelle dans le domaine. Juste un opérateur dans les installations offshore comme tout autre opérateur. Pour rafler ce contrat et donner l’impression de satisfaire à notre politique de contenu local, la pme norvégienne s’est alliée à une autre pme sénégalaise Teranga oil et gaz Sarl  immatriculée  au Sénégal certes mais avec un actionnariat et des capitaux européens.

Ces deux Pme n’ont pas 20 ans d’états de services vérifiables en offshore profond sur aucun continent dans le monde……..

Le  timing du contrat est très bien calé , une période de transition dans l’administration du secrétariat technique du contenu local mais surtout  l’euphorie autour des premiers barils extraits du champ offshore de Sangomar comme quoi nous devons être plus vigilants avec nos partenaires pour faire prévaloir nos intérêts.

La joint venture Woodside – Petrosen à tout intérêt à rationaliser les coûts d’exploitation du champ Sangomar au regard des nombreux avenants et dépassements observés dans les coûts de mise en exploitation initialement plafonnés à 4,6 milliards de dollars US, aujourd’hui nous en sommes presque à 5,2 milliards de dollars , un écart qui va impacter le cost oil et l’amortissement des investissements  en prélude au partage des revenus conformément  au contrat de recherche et de partage de production (CRPP) qui lie le Sénégal et son partenaire Woodside.

Tous les effets structurants de notre législation sur le contenu local dans le SNE sont remis en question avec ce contrat léonin indûment octroyé à une entreprise étrangère sans aucun due- diligence sur l’offre et l’expertise locale dans le domaine alors que Senegal Supply Base  pouvait,  moyennant une assistance technique offrir les même services à des coûts plus compétitifs pour Sangomar Offshore. Il s’agit juste de services classiques et normatifs d’inspection physique de navire etc…  

Il y’a lieu d’auditer l’impact fiscal des contrats de PETROFAC pour Grand Tortue et DeepOcean pour Sangomar Offshore avant de remettre à plat notre arsenal juridique et réglementaire sur le contenu local.   Il faut verrouiller davantage la loi 2019 – 04 sur le contenu local par une définition claire, précise  et endogène de l’entreprise locale ou communautaire.

Moustapha DIAKHATE
Expert en Infrastructures et Politique Energie

Premier baril de Pétrole à Sangomar : Le CN-ITIE recommande une meilleure répartition et encadrement des recettes

Le Comité national de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (CN-ITIE) a récemment félicité l’État du Sénégal ainsi que Woodside Energy, l’opérateur principal du projet, pour la production du premier baril de pétrole provenant du champ de Sangomar. Tout en célébrant cette étape significative, le CN-ITIE insiste sur la nécessité de renforcer la répartition et l’encadrement des recettes issues de l’exploitation pétrolière et gazière.

Situé à 90 kilomètres au sud de Dakar, le projet Sangomar est un partenariat entre Woodside Energy et PETROSEN, la société nationale sénégalaise des hydrocarbures. Les réserves de ce projet sont estimées à environ 630 millions de barils de pétrole brut et 2,4 TCF (113 milliards de Nm³) de gaz naturel. Woodside Energy détient 82 % des parts des blocs de Rufisque, Sangomar Offshore et Sangomar Offshore Profond, tandis que PETROSEN détient les 18 % restants.

La production de pétrole est assurée par une Installation flottante de production, de stockage et de déchargement (FPSO), nommée Léopold Sédar Senghor. Le FPSO a une capacité de stockage de 1 300 000 barils et peut produire jusqu’à 100 000 barils de brut par jour.

Le CN-ITIE rappelle que les parts de l’État varieront en fonction de la production journalière, selon les dispositions de l’article 22 du Contrat de Recherche et de Partage de Production (CRPP). Les divers scénarios de recouvrement des coûts pétroliers et de partage de la production sont prédéfinis dans les CRPP disponibles sur le site de l’ITIE Sénégal.

Pour garantir la transparence et la bonne gestion des revenus issus de l’exploitation des hydrocarbures, le CN-ITIE formule plusieurs recommandations clés :

Divulgation Périodique et Exhaustive : L’État du Sénégal doit procéder à une divulgation régulière et complète des informations essentielles pour assurer la traçabilité des revenus pétroliers et gaziers dans le Budget de l’État.

Audit des Coûts Pétroliers : Il est crucial de finaliser les missions d’audit des coûts pétroliers des projets SANGOMAR et Grand Tortue Ahmeyim.

Suivi et Vérification des Données : Le Ministère de l’Energie, du Pétrole et des Mines, ainsi que le Groupe PETROSEN, doivent divulguer la manière dont ils suivent et vérifient l’exactitude des données de production et d’exportation.

Transparence Environnementale : L’opérateur Woodside Energy est invité à divulguer les chiffres sur les émissions de gaz à effet de serre (GES) conformément aux principales normes de divulgation existantes.

La production du premier baril de pétrole à Sangomar marque une étape importante pour le Sénégal. Cependant, pour assurer que cette ressource bénéficie réellement au développement du pays, il est impératif de suivre les recommandations du CN-ITIE. Une gestion transparente et responsable des recettes pétrolières et gazières est essentielle pour garantir que ces richesses naturelles contribuent durablement au bien-être de la population sénégalaise.

RÉVISION DE LA COMPOSITION DU COS-PETROGAZ : Vers une gouvernance transparente des ressources pétrolières ?

Pour assurer une gestion transparente des ressources, une session du Comité d’orientation stratégique du Pétrole et du Gaz (COS-PETROGAZ) sera organisée, révisant sa composition pour des soucis de transparence, selon le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye.

Le Sénégal connaît un tournant historique avec le début de l’exploitation de l’or noir sénégalais. L’objet du Conseil des ministres de ce mercredi, présidé par le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, était la première extraction de pétrole du champ de Sangomar, marquant l’entrée officielle du Sénégal dans le cercle restreint des producteurs de pétrole depuis le 11 juin 2024.

Dans un souci de transparence et de gestion responsable des ressources minières du pays, le président de la République a annoncé la tenue prochaine d’une session du Comité d’orientation stratégique du Pétrole et du Gaz (COS-PETROGAZ). Cette instance, dont la composition sera révisée, a pour mission d’actualiser la stratégie nationale de développement et d’exploitation des ressources pétrolières et gazières. Elle veillera également à garantir une répartition éqitable et une gestion encadrée des recettes générées par l’exploitation des hydrocarbures.

Jusqu’ici, le COS-PETROGAZ, présidé par le Président de la République lui-même, rassemble une pléiade de membres gouvernementaux, conformément au décret n°2016-1542 du 3 octobre 2016. Parmi eux figurent le Premier ministre, le ministre auprès du Président de la République chargé du suivi du Plan Sénégal Emergent, ainsi que les ministres des Forces Armées, de l’Intérieur et de la Sécurité Publique, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, de l’Économie, des Finances et du Plan, de l’Énergie et du Développement des Énergies renouvelables, de l’Industrie et des Mines, des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, de l’Environnement et du Développement durable, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, de la Pêche et de l’Économie Maritime, ainsi que de la Promotion des Investissements, des Partenariats et du Développement des Téléservices de l’État.

Dans cette instance, siègent également le président du Comité national de l’initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), l’Agent judiciaire de l’État, le Secrétaire permanent du Conseil national de l’Énergie (CNE), le Secrétaire permanent du Comité national des Hydrocarbures (CNH), les Directeurs généraux de la Société des Pétroles du Sénégal (PETROSEN), de la Société africaine de Raffinage (SAR), de la Société nationale d’Électricité (SENELEC), de l’Agence nationale chargée de la Promotion des Investissements et des Grands travaux (APIX-SA), ainsi que du Fonds Souverain d’Investissements Stratégiques (FONSIS). L’Assemblée nationale, le Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT), le Conseil économique, social et environnemental (CESE) ne comptent qu’un seul représentant chacun dans cet organe.

D’autre part, le financement du COS-PETROGAZ est intégré au budget de la Présidence de la République. Cette situation pourrait être la raison pour laquelle Diomaye a demandé la révision de sa composition.


La Dakaroise

LE SÉNÉGAL DEVIENT UN PAYS PRODUCTEUR DE PÉTROLE : Woodside Energy prévoit cent mille barils par jour sur Sangomar

Le Sénégal célèbre un moment historique avec le démarrage de la production de pétrole au champ Sangomar, marquant ainsi une nouvelle ère pour l’industrie pétrolière du pays. Annoncée par la compagnie australienne Woodside Energy via un communiqué, cette réalisation est le fruit de plusieurs années de développement et d’investissement.

Situé à 100 km au sud de Dakar, le champ Sangomar renferme à la fois du pétrole et du gaz, offrant ainsi des perspectives économiques importantes pour le Sénégal. Les travaux de développement du champ ont débuté en 2020 et ont abouti à la mise en service en toute sécurité de l’unité flottante de production, de stockage et de déchargement (FPSO), avec une capacité de production estimée à cent mille (100 000) barils par jour pour cette première phase.

Meg O’Neill, PDG de Woodside, exprime l’importance de ce jalon pour le Sénégal et pour son entreprise, soulignant que le projet Sangomar devrait générer de la valeur pour les actionnaires conformément aux termes du contrat de Recherche et de Partage de production. Cette étape marque ainsi la concrétisation de la stratégie de Woodside dans la région.

Pour Petrosen, l’entreprise d’État sénégalaise détentrice de 18% dans le projet, le démarrage de la production de pétrole à Sangomar ouvre une nouvelle ère pour l’industrie pétrolière du pays ainsi que pour son économie et ses populations.

La première phase de développement du champ comprend 23 puits et représente un investissement estimé entre 4,9 et 5,2 milliards USD. Cette phase devrait permettre une production de gaz naturel liquéfié de 10 millions de tonnes par an avec les phases 2 et 3 à venir.

Un autre projet minier majeur pour le Sénégal est le projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA), partagé avec la Mauritanie et développé par British Petroleum et Kosmos Energy. Il est prévu que sa production de 2,5 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié par an démarre d’ici la fin de l’année, consolidant ainsi la position énergétique régionale du Sénégal. En somme, le début de la production de pétrole au champ Sangomar marque une progression significative pour le pays, ouvrant de nouvelles perspectives économiques et attestant de son potentiel dans le domaine de l’énergie. Ce succès met en relief l’importance de la coopération internationale et de l’investissement dans la durabilité des ressources énergétiques nationales.

La Dakaroise

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°199 – du 12/06/2024

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Les premiers barils de pétrole de Sangomar attendus dans les prochains jours, annonce Petrosen

Les Sénégalais peuvent espérer un avenir prometteur alors que les premières gouttes de pétrole du gisement de Sangomar, en mer au large de Dakar, sont sur le point d’être extraites. En effet, Woodside Energy, responsable de l’exploitation du site, s’apprête à amorcer la production pétrolière dans les prochains jours.

Lors du forum « Investir dans l’énergie en Afrique » à Paris, organisé par la Chambre africaine de l’énergie (AEC), Thierno Seydou Ly, directeur général d’exploration et de production de Petrosen, a révélé que le projet Sangomar avait atteint un taux d’achèvement de 97 % à la fin du mois d’avril. Il a ajouté que les premiers barils de pétrole étaient attendus dans un avenir très proche, confirmant ainsi les attentes des observateurs.

Initialement prévu pour 2023, le début de la production avait été reporté en raison de contraintes logistiques liées au navire flottant de stockage et de déchargement de la production (FPSO). Toutefois, ce retard devrait être comblé avant le 30 juin, marquant ainsi le début d’une nouvelle ère pour l’industrie pétrolière sénégalaise.

Malgré ce retard, le gisement de Sangomar demeure un projet d’une importance capitale pour le Sénégal. Avec une production attendue de 100 000 barils de pétrole par jour, selon les estimations de Dakar, il promet d’apporter des retombées économiques significatives pour le pays. Détenue principalement par Woodside Energy (82 %) en partenariat avec Petrosen (18 %), cette ressource devrait jouer un rôle crucial dans le développement futur du pays, avec des investissements envisagés dans des secteurs essentiels tels que l’éducation, la santé, l’énergie et l’industrie.

Exploitation du pétrole à Sangomar : Les jeunes de Fatick expriment leurs préoccupations à Woodside

À l’initiative du Forum civil, le Conseil régional de la jeunesse de Fatick et Woodside ont organisé un atelier de deux jours à Ndagane, visant à permettre aux jeunes de la région d’obtenir davantage d’informations sur les points clés de l’étude d’impact et du plan de gestion environnementale concernant l’exploitation du pétrole à Sangomar. Au cours de cet atelier, de nombreuses préoccupations ont été exprimées par le Président du conseil régional de la jeunesse de Fatick, Cheikh Faye.

« Nous avons pris connaissance du rapport sur l’étude d’impact environnemental, mais cela ne suffit pas à nous éclairer pleinement, d’où l’importance de cet atelier avec Woodside afin qu’elle puisse nous fournir des explications supplémentaires sur l’exploitation du pétrole », a souligné Cheikh Faye.

Il a également soulevé certaines inquiétudes concernant le Plan de gestion environnementale (PGE). « Le PGE implique une compensation pour les populations impactées. Contrairement aux engagements pris par Woodside, nous avons constaté qu’elle a réalisé des projets à Dakar et non à Fatick. Cela nous surprend, car comment se fait-il que le projet soit situé dans notre région et que Woodside mène des actions à Dakar, qui n’est pas impactée ? », ont interrogé les jeunes.

Cheikh Faye a déploré le fait que les jeunes locaux ne soient pas suffisamment impliqués dans le projet Sangomar. « C’est la première fois que je rencontre les responsables de Woodside. De même, les jeunes des zones impactées n’ont pas eu l’opportunité de participer. Cet atelier, organisé par le Forum civil, nous offre l’occasion de faire part de nos préoccupations », a-t-il ajouté.

Toutefois, Cheikh Faye espère que les responsables de Woodside trouveront des solutions à leurs préoccupations à la fin de cet atelier.

Prenant la parole, Birahime Seck, le coordonnateur du Forum Civil, a souligné le rôle d’intermédiation joué par leur programme Usaid Traces pour faciliter le dialogue entre l’entreprise opératrice et la jeunesse de Fatick. « À l’issue de cette rencontre, nous tirerons des conclusions et continuerons à encourager Woodside à s’engager davantage dans un échange avec les jeunes de Fatick », a-t-il conclu.

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