Santé fragile en prison : Khadim Bâ, DG de Locafrique, hospitalisé de manière prolongée

Un an après son incarcération, Khadim Bâ, directeur général de la Compagnie Ouest Africaine de Crédit-Bail (Locafrique), fait face à de graves ennuis de santé. Selon les informations rapportées ce lundi par le quotidien Les Échos, l’homme d’affaires a été admis à l’hôpital pour une durée prolongée, en raison d’un état de santé jugé très préoccupant.

Le journal, qui cite des sources proches du dossier, précise que Khadim Bâ serait « très gravement malade », sans toutefois entrer dans les détails, les informations étant couvertes par le secret médical. Aucune indication officielle n’a été donnée quant à la nature exacte de son état, mais il apparaît clairement que sa condition nécessite une prise en charge médicale continue, loin des cellules de détention.

Pour mémoire, l’homme d’affaires avait été condamné le 29 juillet dernier par la Chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Dakar. Le jugement l’avait reconnu coupable de plusieurs chefs d’inculpation, notamment faux et usage de faux, association de malfaiteurs, abus de biens sociaux et escroquerie. La sentence prononcée avait été de deux ans de prison, dont trois mois fermes, assortie d’une lourde amende fixée à 12 milliards de francs CFA, à verser à son père à titre de dommages et intérêts.

Cette condamnation faisait suite à une affaire familiale aux relents judiciaires, dans laquelle Khadim Bâ avait été accusé de malversations financières graves au sein de l’entreprise familiale. Le dossier avait défrayé la chronique, mettant en lumière une bataille judiciaire entre père et fils, sur fond de gestion opaque, de documents falsifiés et de détournements présumés.

Aujourd’hui, c’est sur un autre terrain que se joue le sort du directeur de Locafrique : celui de la santé. La durée prolongée de son hospitalisation relance les spéculations sur une possible révision de sa situation carcérale si son état venait à s’aggraver. Pour l’heure, aucune communication officielle n’a été faite par ses avocats ou par l’administration pénitentiaire.

Santé fragile de Farba Ngom : ses avocats dégainent la contre-attaque judiciaire

Après plusieurs mois de bras de fer mêlant procédures judiciaires et expertise médicale, la défense de Mouhamadou Ngom, plus connu sous le nom de Farba, a décidé de changer de cap. Selon des informations rapportées par L’Observateur, ses avocats ont introduit une nouvelle requête demandant la main levée du mandat de dépôt ainsi qu’une mise en liberté provisoire pour leur client. Cette démarche, appuyée par un rapport médical jugé accablant, est présentée comme une riposte juridique ferme face à la position jugée inflexible du parquet financier.

Le document sur lequel s’appuie la défense est une contre-expertise médico-légale réalisée par trois spécialistes de renom : le cardiologue Ousmane Dièye, le professeur Papa Saliou Mbaye et le professeur Serigne Maguèye Gueye. Le rapport, qualifié d’alarmant, décrit un état de santé critique, évoquant une cardiopathie débutante, un diabète ancien, une obésité et un syndrome d’apnée obstructive du sommeil sévère. Selon les experts, l’ensemble de ces pathologies expose l’homme politique à un risque réel de mort subite nocturne. Pour ses avocats, ces conclusions dépassent la simple analyse médicale et deviennent un véritable bouclier juridique, rendant injustifiable le maintien en détention de leur client.

Cette contre-offensive judiciaire intervient dans un contexte marqué par un précédent rejet. Le parquet financier avait en effet balayé une première demande de liberté provisoire, remettant en cause la crédibilité du rapport du professeur Alassane Mbaye, désigné par l’Ordre des Médecins. Soupçonnant un document complaisant, le ministère public avait alors exigé qu’une contre-expertise soit confiée à un collège médical indépendant. Mais loin d’infirmer les conclusions initiales, ce second rapport les a non seulement confirmées mais encore renforcées, donnant ainsi un poids supplémentaire aux arguments de la défense.

Les conseils de Farba Ngom s’appuient désormais sur cette double validation scientifique pour exiger que le juge ordonne la main levée du mandat de dépôt. Et si cette requête venait à être rejetée, ils invoquent les dispositions du Code de procédure pénale qui permettent d’obtenir au moins une liberté provisoire sous contrôle judiciaire. Dans leur stratégie, le médical devient un levier juridique, et leurs propos traduisent une détermination sans faille : « Ce rapport clôt définitivement le débat », assurent-ils, estimant que l’autorité judiciaire n’a plus aucune base légale pour maintenir leur client derrière les barreaux.

Santé fragile de Farba Ngom : le Forum du justiciable alerte et demande une liberté provisoire sous bracelet électronique

Le Forum du Justiciable a lancé ce jeudi 28 août 2025 un appel pressant aux autorités judiciaires concernant la situation du député-maire des Agnams, Mouhamadou Ngom, plus connu sous le nom de Farba Ngom. L’organisation citoyenne se dit « très préoccupée » par l’état de santé de l’édile, actuellement placé en détention, et alerte sur les risques graves auxquels il est exposé.

Dans un communiqué rendu public, le Forum rappelle que la contre-expertise médicale ordonnée par le Pôle judiciaire financier a confirmé les conclusions du premier rapport. Les spécialistes estiment que la condition physique de Farba Ngom est « incompatible avec la vie carcérale ». Son état présenterait un danger vital immédiat, avec un risque de « mort subite nocturne » si aucune mesure appropriée n’est prise.

S’appuyant sur ces éléments, le Forum du Justiciable plaide pour la mise en liberté provisoire du parlementaire, sous contrôle judiciaire, avec un bracelet électronique afin de concilier la poursuite de la procédure et la préservation de sa vie. « La vie humaine est sacrée », rappelle le Bureau exécutif de l’organisation, qui insiste sur le caractère humanitaire et non partisan de sa démarche.

Pour le Forum, il est impératif que la justice agisse rapidement afin d’éviter que l’« irréparable » ne survienne. L’organisation citoyenne en appelle à la responsabilité des autorités judiciaires et politiques, soulignant qu’il ne s’agit pas d’un privilège mais d’une nécessité dictée par des considérations médicales et humanitaires.

Ce nouvel épisode relance le débat autour de la prise en charge des détenus souffrant de pathologies graves et pose la question de l’adaptation des mesures judiciaires aux réalités médicales. Pour Farba Ngom, la balle est désormais dans le camp de la justice, sommée d’arbitrer entre rigueur procédurale et impératif de préservation de la vie.

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