Santé : l’armée sénégalaise met un hôpital mobile à disposition des populations civiles

Dans une démarche inédite visant à renforcer l’accès aux soins médicaux, le ministère de la Santé et de l’Action sociale et le ministère des Forces armées du Sénégal ont signé, le mercredi 19 mars 2025, une convention actant la mise à disposition de l’Hôpital militaire de campagne de niveau 2 (EMT2) pour les populations civiles. Cette initiative marque une avancée significative dans l’extension de la couverture sanitaire sur l’ensemble du territoire.

L’EMT2 est un hôpital mobile de pointe, certifié par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en octobre 2024. Doté d’équipements modernes et de personnel qualifié, il est conçu pour intervenir dans des zones difficiles d’accès et en situation d’urgence sanitaire. Ses capacités d’intervention comprennent :

  • La prise en charge de 2 500 patients en 4 semaines ;
  • La réalisation de 15 interventions chirurgicales par jour ;
  • Des services de médecine générale, chirurgie, soins intensifs et imagerie médicale.

Ce projet s’inscrit dans le cadre du programme national d’amélioration de la couverture sanitaire universelle, qui vise à garantir l’accès aux soins médicaux pour tous les Sénégalais, en particulier ceux vivant en zones reculées.

Le déploiement de cet hôpital mobile est prévu pour mai 2025, avec une première installation dans une région stratégique, en fonction des besoins prioritaires. Les autorités comptent mobiliser des partenaires nationaux et internationaux afin de garantir le financement de cette initiative et étendre ce modèle à d’autres zones.

L’armée sénégalaise joue déjà un rôle important dans la prise en charge sanitaire des civils, puisque 80 % des patients des hôpitaux militaires sont des citoyens non militaires. Cette convention renforce un partenariat entre les ministères concernés, qui existe depuis 2006 et qui vise à mutualiser les ressources pour une meilleure prise en charge des populations.

En plus du déploiement de l’EMT2, les autorités prévoient la création d’hôpitaux militaires de proximité, intégrés à la carte sanitaire nationale, afin d’optimiser l’offre de soins dans tout le pays.

Cette initiative illustre l’engagement des autorités sénégalaises à rapprocher les services de santé des populations les plus vulnérables et à améliorer durablement l’accès aux soins dans les zones défavorisées.

Incarcération de Lat Diop : Un juge d’instruction ordonne une expertise médicale pour évaluer son état de santé

Dans le cadre de l’affaire judiciaire concernant Lat Diop, l’ex-ministre des Sports du Sénégal, un nouveau développement a fait surface avec des implications significatives pour la suite de la procédure. Lat Diop, actuellement incarcéré à la prison de Rebeuss, se trouve au cœur d’une investigation menée par le juge d’instruction financier en charge de son dossier. Selon des informations rapportées par Seneweb, ses avocats ont formulé une demande d’expertise médicale, soulignant des préoccupations concernant l’état de santé de leur client et son adéquation avec la détention en milieu carcéral.

La demande d’expertise médicale, bien qu’initialement rejetée par le procureur financier, a été approuvée par le juge instructeur. Ce dernier a pris la décision d’ordonner une évaluation médicale approfondie de l’état de santé de Lat Diop. Le dossier a ainsi été transmis à l’Ordre des médecins du Sénégal, qui désignera un médecin assermenté pour procéder à l’examen médical. L’objectif principal de cette expertise est de déterminer si la condition physique de Lat Diop permet sa détention dans un environnement carcéral ou si des mesures alternatives, telles que la mise en liberté provisoire ou une prise en charge médicale dans un établissement spécialisé, seraient nécessaires.

Lat Diop est actuellement détenu à la cellule 42 de la prison de Rebeuss, une prison qui, bien que centrale, n’est pas forcément équipée pour fournir des soins médicaux adaptés à des détenus ayant des conditions de santé particulières. Il est donc essentiel que l’expertise médicale précise si son état nécessite des soins spécifiques ou si une surveillance plus poussée est nécessaire.

Si l’expertise conclut que l’état de santé de Lat Diop n’est pas compatible avec la détention en milieu carcéral, cela pourrait entraîner sa mise en liberté provisoire. Dans ce cas, le tribunal pourrait permettre sa sortie de prison jusqu’à ce que des solutions de traitement appropriées soient mises en place. Cependant, dans l’éventualité où l’expertise médicale jugerait que son état ne nécessite pas de soins en dehors du cadre pénitentiaire, Lat Diop demeurerait en prison pour continuer à purger sa détention.

Si la condition de santé de l’ex-ministre des Sports justifie une prise en charge médicale spécifique, il pourrait être transféré au Pavillon spécial de l’Administration pénitentiaire à l’hôpital Aristide Le Dantec. Ce pavillon est dédié à l’accueil des détenus nécessitant des soins plus intensifs ou spécialisés. Cette option permettrait à Lat Diop de bénéficier d’une surveillance médicale et d’un environnement plus adapté à ses besoins de santé.

Cette décision intervient dans un contexte où la question de la santé des détenus et de leur prise en charge en milieu carcéral est un sujet de débat public au Sénégal. Plusieurs observateurs estiment que des procédures comme celle ordonnée par le juge d’instruction sont essentielles pour garantir que les droits des détenus soient respectés, notamment en ce qui concerne leur droit à des soins de santé appropriés.

Lat Diop est l’une des personnalités politiques les plus médiatisées de ces dernières années, ce qui a attiré une attention particulière sur cette affaire. L’issue de cette procédure pourrait avoir des conséquences non seulement pour l’ex-ministre, mais aussi pour l’image du système judiciaire sénégalais, particulièrement dans le traitement des détenus ayant des problèmes de santé.

Dans tous les cas, l’expertise médicale devrait offrir des éléments clés pour éclairer la décision judiciaire et déterminer les mesures les plus appropriées pour garantir que Lat Diop reçoive les soins nécessaires tout en respectant la procédure judiciaire en cours.

Santé : Le Sénégal renforce ses capacités d’urgence avec l’acquisition de 20 nouvelles ambulances médicalisées

Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a franchi une étape importante dans le renforcement du système de santé du Sénégal avec la réception de 20 nouvelles ambulances médicalisées. Cet investissement, acquis grâce au financement de la Banque mondiale dans le cadre du projet « Investir dans la santé de la mère, de l’enfant et de l’adolescent (Ismea) », a été officiellement lancé hier. La cérémonie s’est tenue en présence du ministre de la Santé, Ibrahima Sy, et de la représentante de la Banque mondiale, Laurence Lannes.

L’acquisition de ces ambulances s’inscrit dans la volonté de moderniser les infrastructures sanitaires du Sénégal, en particulier dans les régions les plus isolées du pays. Ces véhicules médicalisés permettront d’améliorer l’accès aux soins d’urgence, en particulier dans des zones où les infrastructures sanitaires sont encore insuffisantes. Le ministre Ibrahima Sy a souligné l’importance stratégique de cet investissement, précisant que « cela est crucial pour les zones reculées où l’accès aux soins est souvent limité. Ces ambulances vont combler un véritable gap en matière de prise en charge des urgences médicales ».

Chaque ambulance, d’une valeur de 60 millions de FCFA, représente un investissement majeur pour soutenir le système de santé du pays. Ces véhicules sont équipés de tout le nécessaire pour assurer une prise en charge optimale des patients, notamment en matière de soins d’urgence.

Le ministre a également insisté sur la priorité accordée à l’équité sociale dans la distribution des ambulances. Celles-ci seront envoyées en priorité vers les zones les plus vulnérables, telles que Ziguinchor, Kolda, Tambacounda, Kaffrine et Sédhiou, qui souffrent souvent d’un manque criant d’infrastructures de santé adaptées. Toutefois, d’autres régions pourraient également bénéficier de ces ambulances dans le cadre d’une répartition plus large.

Cette initiative vise à garantir une meilleure couverture sanitaire et à réduire les disparités en matière d’accès aux soins dans le pays. En apportant ces équipements dans les régions les plus isolées, le Sénégal fait un pas important vers la réduction des inégalités en matière de santé.

Lors de la cérémonie de réception, le ministre Ibrahima Sy a lancé un appel aux autorités locales et aux bénéficiaires pour assurer une gestion et un usage approprié de ces nouvelles ambulances. Il a insisté sur le fait qu’une bonne gestion de ces véhicules est indispensable pour garantir leur efficacité et leur impact à long terme sur la santé publique. Selon lui, « une gestion optimale des ambulances est essentielle pour qu’elles remplissent leur mission de manière efficace et durable ».

Cette initiative s’inscrit dans un cadre plus large de renforcement du système de santé sénégalais, avec une attention particulière portée aux urgences médicales et à la prise en charge des populations vulnérables. En contribuant à réduire le temps d’intervention des services de santé, les nouvelles ambulances médicalisées auront un impact direct sur la qualité des soins offerts, notamment dans les moments critiques.

L’acquisition de ces 20 ambulances médicalisées marque une avancée majeure dans la modernisation des infrastructures sanitaires du Sénégal. Elle contribue à améliorer l’accès aux soins d’urgence dans les zones les plus reculées et répond à un besoin urgent d’une couverture médicale de qualité dans tout le pays. Cette initiative est un exemple concret de l’engagement du gouvernement et de ses partenaires à promouvoir la santé de la mère, de l’enfant et de l’adolescent, et à offrir des services de santé plus accessibles et plus efficaces à tous les citoyens sénégalais.

Santé fragile en détention : les avocats de Lat Diop tirent la sonnette d’alarme

Incarcéré depuis septembre dernier dans la cellule 42 de la prison de Rebeuss, Lat Diop, ancien Directeur général de la Loterie nationale sénégalaise (Lonase) et ex-ministre des Sports, voit son état de santé se détériorer. C’est du moins ce qu’alertent ses avocats, repris par le quotidien L’Observateur, qui s’inquiètent de la dégradation progressive de son état physique depuis son placement sous mandat de dépôt.

Poursuivi pour un présumé détournement de deniers publics estimé à 8 milliards de francs CFA, Lat Diop fait l’objet d’une inculpation par le juge du Parquet financier, Idrissa Diarra. Face à la situation sanitaire de leur client, ses conseils ont introduit une requête sollicitant la désignation d’un médecin pour procéder à une expertise médicale. Objectif : évaluer si son état de santé reste compatible avec la détention en milieu carcéral.

Selon les informations relayées par L’Observateur, deux perspectives pourraient se dessiner : soit l’obtention d’une liberté provisoire pour raisons médicales, soit un transfert vers le pavillon spécial de l’hôpital Aristide Le Dantec, destiné aux détenus nécessitant une prise en charge médicale plus soutenue.

En attendant une réponse des autorités judiciaires, les avocats de Lat Diop prennent déjà certaines précautions. Ils envisagent — si ce n’est déjà acté — de restreindre drastiquement le nombre de visites accordées à leur client. Désormais, seules sa famille proche et ses conseillers auront accès à lui.

Santé : la F2S décrète 48 heures de grève pour faire plier le gouvernement

La Fédération des syndicats de la santé (F2S) a décrété une grève de 48 heures à partir de ce jeudi 13 mars 2025, pour protester contre l’inaction du gouvernement face à ses revendications. Malgré le dépôt d’un préavis de grève à la fin du mois de janvier, les négociations n’ont toujours pas abouti, poussant le syndicat à durcir son mouvement de contestation.

Le mouvement de grève concerne l’ensemble du personnel de santé affilié à la F2S, qui dénonce le manque de réponse concrète des autorités sanitaires. Cette mobilisation vise à obtenir l’application effective des accords signés en mai 2022, notamment la généralisation de l’indemnité de logement à tous les agents de santé, la finalisation du processus de reclassement et la gestion des carrières. La fédération réclame également le recrutement des agents de santé dans la fonction publique, l’augmentation des subventions allouées aux hôpitaux et la mise en compétition des postes de direction au sein des établissements publics de santé.

Par ailleurs, le syndicat exige l’application du décret 2016/404 relatif au statut du personnel des établissements publics de santé, ainsi que la signature du décret régissant l’organisation et le fonctionnement de l’École nationale de développement sanitaire et social (ENDSS). La F2S insiste également sur la nécessité d’appliquer l’article 29 du statut des collectivités territoriales, un point crucial selon les représentants syndicaux.

Cheikh Seck, porte-parole du syndicat, a déclaré lors d’une conférence de presse que le mouvement social ne se limitera pas à ces 48 heures de grève. En plus du débrayage, la F2S prévoit une série d’actions de protestation, dont une marche nationale prévue pour le mardi 25 mars 2025, la rétention d’informations et le boycott des supervisions.

À Ziguinchor, la contestation prend une tournure plus marquée avec des accusations de mauvaise gestion visant le directeur du Centre hospitalier régional. Siméon Faye, secrétaire général du Syndicat national des travailleurs de la santé (Syntras), a dénoncé une gestion catastrophique de l’hôpital, qu’il impute à l’incompétence du directeur en poste. Selon lui, ce dernier, issu du monde politique, ne maîtrise pas le management d’un établissement public de santé et ne respecte pas les protocoles d’accord signés avec les syndicats.

Malgré la fermeté du mouvement, la F2S reste ouverte au dialogue et interpelle une nouvelle fois les autorités. Selon Cheikh Seck, le gouvernement doit impérativement répondre aux revendications afin d’éviter une escalade du conflit social. Il prévient que si aucune solution concrète n’est trouvée dans les plus brefs délais, la situation risque de s’aggraver, mettant en péril la qualité des soins prodigués aux patients. Le syndicat tient le gouvernement pour seul responsable de toute détérioration future de la situation sanitaire dans le pays.

Hôpital régional El Hadj Amadou Sakhir Ndiéguène : les techniciens supérieurs de santé en grève générale

Les techniciens supérieurs de santé de l’hôpital régional El Hadj Amadou Sakhir Ndiéguène, affiliés au Syndicat Autonome des Travailleurs de la Santé et de l’Action Sociale (SATSUS), ont entamé ce mercredi 26 février 2025 une grève générale de 48 heures. Cette mobilisation fait suite à l’échec des négociations avec le ministère de la Fonction publique sur la régularisation de leur situation administrative.

Le comité exécutif national (CEN) du SATSUS avait pourtant suspendu ses actions le 14 janvier 2025, laissant aux autorités le temps de finaliser le processus de régularisation. Cependant, selon le syndicat, cette attente n’a abouti à aucun engagement concret.

Dans un communiqué, le CEN dénonce « le manque de volonté du gouvernement à adopter le décret validant le versement des techniciens supérieurs dans leurs nouveaux corps d’accueil ». Il rappelle que ces professionnels ont suivi une formation complémentaire sanctionnée par des diplômes d’État en tant qu’administrateurs de soins, administrateurs de services de santé et ingénieurs en biologie médicale. Malgré cela, leur intégration dans leurs nouvelles fonctions tarde à se concrétiser.

À Thiès, la grève a été largement suivie par les techniciens supérieurs de santé, même si un service minimum est assuré pour les urgences. Le secrétaire général de la section SATSUS, Mouhamadou Moustapha Sissoko, a souligné l’impact considérable de ce mouvement sur le fonctionnement de l’hôpital.

« Il n’y aura ni programmes, ni analyses, encore moins d’ophtalmologie ou de kinésithérapie », a-t-il déclaré à la presse, précisant que plusieurs services sont pratiquement à l’arrêt.

Cette paralysie met en difficulté de nombreux patients qui, faute de soins, doivent soit reporter leurs consultations, soit se tourner vers des structures privées souvent plus coûteuses.

Face à l’absence de réponse du gouvernement, le SATSUS envisage déjà de renforcer son mouvement. Si aucune avancée n’est enregistrée d’ici la fin de cette grève de 48 heures, d’autres actions plus radicales pourraient être engagées.

Pour l’heure, les techniciens supérieurs de santé restent déterminés à obtenir gain de cause et appellent les autorités à « prendre leurs responsabilités afin d’éviter une crise prolongée qui mettrait en péril le bon fonctionnement du système de santé ».

Crise dans le secteur de la santé : Le SATSUS décrète une grève générale les 26 et 27 février

Le Syndicat Autonome des Techniciens Supérieurs de Santé (SATSUS) a annoncé un mouvement de grève générale pour les mercredi 26 et jeudi 27 février 2025, en réponse à l’inaction du gouvernement face à leurs revendications. Cette mobilisation vise à exiger la régularisation administrative des techniciens supérieurs de santé, un problème qui dure depuis plusieurs années.

Le SATSUS dénonce le retard dans l’adoption du décret d’application relatif au statut des techniciens supérieurs de santé, un texte pourtant essentiel pour clarifier leur situation professionnelle. Selon le syndicat, l’absence de ce décret bloque la progression de carrière de nombreux agents, crée des injustices dans la grille salariale et limite l’accès aux formations et promotions.

« Cela fait trop longtemps que nous attendons des réponses concrètes. Nos collègues sont laissés dans une précarité administrative qui impacte non seulement leur motivation, mais aussi la qualité des services de santé fournis à la population », a déclaré un porte-parole du syndicat.

Les membres du SATSUS dénoncent également des conditions de travail de plus en plus difficiles, avec un manque criant de matériel, des effectifs insuffisants et une charge de travail excessive. Cette frustration a atteint un point critique, poussant le syndicat à durcir le ton et à organiser ce mouvement de grève nationale.

Dans plusieurs hôpitaux et centres de santé, la grogne monte parmi les techniciens supérieurs qui se sentent marginalisés par l’administration et peu considérés par les autorités sanitaires.

« Nous sommes des acteurs essentiels du système de santé, mais nous sommes traités comme de simples figurants. Il est temps que le gouvernement prenne ses responsabilités », a martelé un technicien en radiologie en poste à l’hôpital de Grand-Yoff.

Le SATSUS n’exclut pas un renforcement des actions de protestation si les autorités continuent d’ignorer leurs demandes. Une extension de la grève à une durée illimitée ou des sit-in devant le ministère de la Santé font partie des options envisagées si aucune solution rapide n’est trouvée.

En attendant, les patients risquent de subir les conséquences de cette paralysie du secteur, car de nombreux services hospitaliers dépendent des techniciens supérieurs de santé pour le bon fonctionnement des soins.

Thiès Nord : Des partenaires turcs au chevet du secteur de la santé

La commune de Thiès Nord bénéficie d’un appui de taille dans le domaine de la santé. Ce samedi, le maire Mouhamadou Diakhaté a accueilli une délégation de partenaires turcs spécialisés dans l’humanitaire médical. Cette rencontre marque le début d’une collaboration prometteuse visant à renforcer les structures sanitaires locales.

Soucieux de l’amélioration des services de santé dans la commune, ces partenaires turcs s’engagent à doter les établissements de soins en matériel médical moderne. En parallèle, des actions de renforcement des capacités seront menées pour améliorer la prise en charge des patients. “Notre objectif est de permettre aux structures de santé locales d’offrir des soins de qualité grâce à un équipement adéquat et un personnel mieux outillé”, a souligné un membre de la délégation.

L’un des volets majeurs de ce partenariat est l’organisation, en collaboration avec l’hôpital régional de Thiès, d’une campagne de consultations et d’interventions chirurgicales. Pendant une semaine, des spécialistes interviendront dans plusieurs disciplines médicales afin d’offrir des soins à un grand nombre de patients.

Le maire Mouhamadou Diakhaté a salué cette initiative et exprimé sa gratitude envers ces partenaires turcs. “C’est une grande avancée pour notre commune. Nous continuerons à œuvrer pour un accès aux soins de santé de qualité pour tous nos citoyens”, a-t-il déclaré.

Négligence dans les hôpitaux: radioscopie d’un mal qui gagne davantage du terrain

Depuis quelques années sont notés, dans les établissements de santé publics comme privés, plusieurs manquements qui ne disent pas leur nom. Des manquements pour la plupart liés à une négligence notoire des personnels de santé. Raisons pour laquelle, cette exercice du jour se veut une dénonciation, afin que les hôpitaux et autres unités sanitaires cessent certaines pratiques qui dérangent à la fois et les malades et leurs accompagnants. Et ce comportement qui persiste dans bien des hôpitaux est vu tel un laxisme des admistrateurs qui ne font pas le contrôle et le suivi, c’est pourquoi c’est encore à dénoncer.

Ce qui est plus déplorable, c’est que ces comportements anti-valeurs se résument en deux aspects gênants: la très longue durée de l’attente du patient avant d’être reçu, surtout s’il se trouve dans un état très critique mais également les propos malveillants du personnel soignant ou des agents en charge de la sécurité à l’endroit des malades et des accompagnants. Ces derniers souvent agressés verbalement ou même physiquement.
Pour se rendre compte de cette pratique souvent ignoble, il suffit tout simplement de fréquenter les services hospitaliers… Parlant de négligence, personne n’a oublié la mort dans des circonstances tragiques des 4 nourrissons dans un incendie au service de néonatalogie de l’hôpital Magatte Lô de Linguère ou encore le décès du bébé asphyxié et calciné à la clinique de la Madeleine de Dakar. Et la liste est longue.
Tous ces manquements constatés, constituent un frein pour le respect de la pyramide sanitaire par les usagers et l’effectivité de la prise en charge des malades. Et tout cela remet encore en cause et au goût du jour l’accueil dans les milieux hospitaliers qui est un véritable calvaire pour les patients et accompagnants dans un pays dit de la « téranga ».
Le service public dans sa globalité est mal en point et doit être repensé et c’est très peu de le dire. Mais malheureusement, bon nombre de personnes continuent encore et encore de décrier ce qui se passe dans les structures sanitaires à cause du mauvais comportement de certains personnels médicaux. Finalement, très nombreux sont les sénégalais qui ont la phobie de certains hôpitaux devenus des « mouroirs ».
C’est pourquoi, il faut beaucoup d’intransigeance dans des situations pareilles. Cela renvoie aussi au drame survenu à l’hôpital Amadou Sakhir Mbaye de Louga dans l’affaire Astou Sokhna décédée dans des circonstances douloureuses à l’extrême et les témoignages sur la négligence des agents de santé qui ont suivi ont montré à suffisance que le laxisme est ancré dans ce pays et l’on ne fait rien pour l’éradiquer. Une tragédie qui avait d’ailleurs laissé dire à l’époque, l’éminent Pr Abdoul Kane, chef du service cardiologie de L’hôpital Dalal Diam que: “si nous oublions d’assister quelqu’un qui est malade, qui est dans la souffrance, c’est qu’en réalité, nous oublions notre humanité et nous nous installons dans une inhumanité. Aujourd’hui, des gens peuvent être séquestrés dans nos hôpitaux parce qu’ils n’ont pas payé. Nos hôpitaux sont devenus des épiceries”.

Aujourd’hui, il urge plus que jamais pour les administrateurs des structures sanitaires et les personnels soignants de créer, dès l’accueil du malade, les conditions de l’apaisement de son mental. Sinon la question de l’accueil des malades restera toujours une équation à résoudre dans le milieu hospitalier au Sénégal.

Aly Saleh

Santé : la Fédération des syndicats de la santé (F2S) annonce une grève les 13 et 14 mars 2025

La Fédération des syndicats de la santé (F2S) a annoncé un mouvement de grève générale les 13 et 14 mars 2025. Cette décision s’inscrit dans le cadre de leur nouveau plan d’action, déjà validé par l’ensemble des membres, pour revendiquer de meilleures conditions de travail et le respect des engagements pris par les autorités.

Le secrétaire général de la F2S, Cheikh Seck, a détaillé la feuille de route qui mènera à cette grève. Le plan d’action comprend plusieurs étapes stratégiques. Le mardi 18 février 2025, un point de presse sera organisé pour informer l’opinion publique et les médias sur les motivations du mouvement. Le jeudi 27 février 2025, une assemblée générale se tiendra à l’hôpital Ndamatou de Touba, afin de mobiliser et sensibiliser les membres du secteur de la santé. La F2S prévoit également d’échanger avec les partenaires techniques et financiers (PTF), la société civile, les ambassades et les autorités religieuses afin de rallier davantage de soutien à leur cause. Enfin, la grève générale aura lieu les 13 et 14 mars 2025, avec un arrêt total des activités dans les structures de santé pour mettre la pression sur le gouvernement. Des actions de contestation telles que la rétention d’informations et le boycott des supervisions administratives sont également prévues pour perturber le fonctionnement normal du secteur.

Cheikh Seck a également révélé que la F2S a rencontré le ministre de la Santé et de l’Action sociale le lundi 17 février 2025 pour faire le point sur le suivi des accords signés le 29 décembre 2023. Cependant, malgré les discussions et la volonté affichée du ministre, le syndicat estime que cela ne suffit pas pour résoudre les nombreux problèmes du secteur. « Il faut impérativement l’intervention du président de la République et du Premier ministre », a insisté le syndicaliste, soulignant que seul un engagement politique au plus haut niveau pourrait permettre de trouver des solutions durables aux revendications des travailleurs de la santé.

Depuis plusieurs années, les syndicats de la santé dénoncent des conditions de travail difficiles, un manque criant de matériel, ainsi qu’un retard dans l’application des engagements pris par l’État. La grève annoncée pour mars 2025 s’inscrit donc dans la continuité des luttes syndicales en vue d’améliorer la situation des professionnels de la santé et de garantir une meilleure prise en charge des patients. Ce mouvement d’humeur pourrait avoir un impact significatif sur le fonctionnement des structures sanitaires du pays, notamment dans les hôpitaux et les centres de santé publics. Les autorités devront réagir rapidement pour éviter une paralysie du système de santé et prévenir une crise sanitaire.

Santé au Sénégal : le SAMES annonce une grève générale de 48 heures les 18 et 19 février 2025

Le Syndicat Autonome des Médecins, Pharmaciens et Chirurgiens-Dentistes du Sénégal (SAMES) a décidé d’observer une grève générale de 48 heures les 18 et 19 février 2025. Cette décision fait suite à l’inaction du gouvernement face aux revendications des professionnels de la santé, déposées en décembre 2023 et restées sans réponse.

Lors de sa réunion mensuelle du 1er février 2025, le Bureau Exécutif National (BEN) du SAMES a exprimé sa profonde déception face au silence des autorités sur plusieurs points jugés essentiels. Parmi les principales revendications figurent le recrutement des professionnels de la santé au chômage, des communautaires et des contractuels, la revalorisation des pensions de retraite des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes, ainsi que la correction des inégalités salariales et indemnités jugées injustes. Le syndicat réclame également la construction d’hôpitaux de niveau II dans tous les départements, l’accélération de la couverture sanitaire universelle, ainsi qu’une meilleure prise en charge des médecins en spécialisation et des internes.

Le SAMES fustige par ailleurs une gestion jugée opaque des ressources humaines dans le secteur de la santé et appelle à plus de transparence et d’équité dans l’affectation et la promotion des agents. Selon le syndicat, l’absence de réponses concrètes de la part du gouvernement met en péril l’avenir du système de santé sénégalais et compromet la qualité des soins offerts aux populations.

Dans cette optique, le syndicat a décidé de mettre en place un plan d’action progressif, débutant par cette grève de 48 heures. Des assemblées générales de mobilisation seront organisées dans les hôpitaux et centres de santé pour sensibiliser les acteurs du secteur. Toutefois, un service minimum sera assuré pour la prise en charge des urgences vitales afin de ne pas compromettre la santé des patients les plus vulnérables.

Le SAMES exhorte l’ensemble des professionnels de la santé à se mobiliser massivement pour faire entendre leurs revendications et rappelle que si le gouvernement ne réagit pas, d’autres actions plus radicales pourraient être envisagées dans les semaines à venir.

Santé : Hawa Ly limogée de son poste de Coordinatrice de la cellule de communication du ministère

Moins d’un an après sa prise de fonction, Hawa Ly a été déchargée de ses responsabilités en tant que Coordinatrice de la Cellule de Communication du Ministère de la Santé et de l’Action sociale. La décision a été officialisée ce mardi 7 janvier 2025 par les autorités du ministère.

Hawa Ly, qui avait été nommée à ce poste stratégique dans le cadre du renforcement des relations entre le ministère et les médias, n’aura donc passé que quelques mois à la tête de la cellule de communication. Ce limogeage est intervenu alors que le ministère est en pleine gestion de dossiers sensibles, notamment la campagne nationale de vaccination contre plusieurs maladies et la lutte contre les épidémies saisonnières.

Pour remplacer Hawa Ly, le ministère a porté son choix sur le docteur Amadou Sow, médecin de formation et spécialiste en communication institutionnelle. Diplômé en médecine avec une expertise avérée dans la gestion des stratégies de communication en milieu hospitalier, Amadou Sow apporte un profil technique combinant médecine et communication, un atout majeur dans le contexte actuel où la vulgarisation des messages sanitaires est essentielle.

Aucune explication officielle n’a été donnée sur les raisons précises de ce limogeage. Cependant, des sources internes évoquent des dysfonctionnements dans la coordination de la cellule de communication et une absence de résultats probants dans la gestion de certaines campagnes médiatiques du ministère.

Selon un collaborateur sous couvert d’anonymat, « le ministère souhaite renforcer la cellule avec un profil plus technique, capable de mieux vulgariser les politiques publiques en matière de santé ».

Le limogeage de Hawa Ly intervient dans un contexte de réorganisation interne au sein du Ministère de la Santé et de l’Action sociale. Le ministre, soucieux d’améliorer la gestion de la communication de crise, veut s’entourer de profils plus expérimentés pour répondre aux défis actuels liés à la santé publique, notamment la gestion des épidémies, les campagnes de sensibilisation et la promotion des politiques sanitaires du gouvernement.

Cette décision pourrait également s’inscrire dans une logique de changement stratégique visant à améliorer l’image du ministère auprès des populations et des partenaires techniques et financiers.

Depuis l’annonce de son limogeage, Hawa Ly n’a pas encore réagi publiquement. Connue pour sa discrétion, elle pourrait s’exprimer dans les prochains jours pour clarifier les circonstances de son départ et évoquer ses projets futurs.

HÔPITAL ABASS NDAO DE DAKAR : Plus de 300 contractuels exigent leur recrutement

Au sortir d’une réunion du Conseil d’administration, pancartes aux mains, plus de trois cents (300) contractuels de l’hôpital Abass Ndao de Dakar ont manifesté leur mécontentement pour cause de non recrutement après plusieurs années de service.

Lamine Diop, secrétaire général de leur syndicat, s’exprimant au micro du « Groupe Le Dakarois », explique que parmi eux, il y en a qui ont fait plus de vingt (20) ans de service sans être régularisés. « Certains sont même déjà partis à la retraite. Nous n’avons jamais bénéficié de recrutement. Chaque année, l’administration renouvelle nos contrats de prestation de service alors que ceux-ci ne doivent être renouvelables qu’une fois », regrette-t-il. Par ailleurs, il dénonce les augmentations de salaire dont jouissent uniquement les membres du Conseil d’administration, pas le reste des travailleurs.

B.F., faisant partie du personnel, s’est également confié au « Dakarois » : « C’est en 1997 que j’ai commencé à travailler à Abass Ndao sans contrat écrit jusqu’à l’an 2000, année à laquelle je suis partie. À mon retour, en 2010, j’ai continué à travailler dans les mêmes conditions jusqu’en 2014. Après l’arrivée du directeur, Dr Amadou Ndiaye, il m’a enrôlée comme prestataire de service. Toutefois, c’est pendant ces deux dernières années que j’ai eu à travailler avec un CDD (contrat à durée déterminée) d’un an ».

A. W. D., membre du personnel depuis 2013 a tenu le même discours que ses collègues. « Je travaille à la salle de stérilisation du laboratoire. Avant l’arrivée du Dr Amadou Ndiaye, nous ne représentions rien dans cet hôpital. C’est lui qui nous a octroyé des contrats à durée déterminée d’un an. Si cela ne dépendait que de lui, nous aurions été embauchés », a-t-elle dit.

Ces travailleurs affirment que l’actuel directeur de la structure sanitaire est favorable à leur requête ; mais, c’est le Conseil d’administration qui n’a pas encore donné son feu vert. Ils annoncent qu’ils vont passer à la vitesse supérieure si rien n’est fait ; quitte à refuser l’accès à la salle de réunion au Conseil d’administration.

Le Dakarois

Le Sénégal devient le premier pays africain à obtenir la certification de l’OMS pour son équipe médicale d’urgence

Le Sénégal entre dans l’histoire en étant le premier pays africain à recevoir la certification internationale de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour le déploiement extérieur de son Équipe Médicale d’Urgence (EMU). Cette reconnaissance souligne la capacité du pays à répondre rapidement aux catastrophes naturelles et aux urgences de santé publique.

La vérification et la validation de l’EMU sénégalaise se déroulent du 8 au 10 octobre 2024 au Centre d’entraînement tactique Capitaine Mbaye Diagne à Thiès. La cérémonie de clôture sera co-présidée par le ministre des Forces armées et le ministre de la Santé et de l’Action sociale le 10 octobre à 9h00.

Ce processus de certification s’inscrit dans le cadre des efforts de l’OMS pour renforcer la réponse mondiale face aux catastrophes et réduire les pertes humaines ainsi que les invalidités à long terme. Les Équipes Médicales d’Urgence (EMU) sont mobilisées de manière rapide pour intervenir en respectant des normes internationales rigoureuses, assurant ainsi une réponse coordonnée et efficace aux crises.

Les forces armées sénégalaises, notamment la Direction du Service de Santé des Armées, possèdent une expérience solide dans ce domaine. Elles ont déployé des hôpitaux militaires de campagne de niveau 2 dans divers pays, tels que la République Démocratique du Congo (2018), la Sierra Leone (2021) et récemment en République de Guinée (2024). Ces interventions, souvent en réponse à des catastrophes comme l’explosion de camions d’hydrocarbures, ont démontré la capacité logistique et médicale du Sénégal à faire face à des crises majeures.

Depuis 2017, l’OMS collabore étroitement avec les autorités sanitaires sénégalaises pour perfectionner ces compétences. Un exercice de simulation majeur organisé à Thiès en 2022 a confirmé la capacité du pays à gérer un afflux massif de patients dans un contexte de risque infectieux élevé, ce qui a été déterminant pour la certification de l’EMU du Sénégal.

L’EMU sénégalaise est capable de se déployer en moins de 72 heures et d’offrir des soins médico-chirurgicaux à 2 500 patients sur une période de quatre semaines. Ce niveau d’expertise et de réactivité positionne le Sénégal comme un modèle en matière de gestion des urgences sanitaires, tant en Afrique que dans le monde entier.

« Quand je reçois un CV, je vérifie s’il est de Pastef » : La déclaration polémique du ministre de la Santé, Ibrahima Sy

Le ministre de la Santé, Ibrahima Sy, se trouve au cœur d’une vive polémique après la diffusion d’une vidéo devenue virale, dans laquelle il tient des propos jugés discriminatoires.

Dans cette vidéo, le ministre, s’exprimant en Pular, explique qu’il privilégie les candidats membres du parti Pastef lorsqu’il reçoit des CV. Il déclare : « Vous savez, personne ne peut forcer quelqu’un en politique. Le secret, c’est d’avoir une stratégie politique avec une approche qui peut convaincre les gens de nous suivre et de partager notre vision. Mais il ne s’agit pas de placer n’importe qui en avant. J’accorde une importance capitale à cela dans mon ministère. À chaque fois que je reçois un CV, la première chose que je fais, c’est de vérifier si le candidat est de Pastef ou non, car ma priorité va aux membres de Pastef. »

Cette déclaration a suscité une vague de critiques, plusieurs voix dénonçant des pratiques discriminatoires et contraires aux principes de neutralité et de mérite dans le service public.

Kaolack : Lancement de la deuxième phase de la campagne de prévention du paludisme saisonnière pour les enfants

Ce vendredi marque le début de la deuxième phase de la campagne de prévention du paludisme saisonnier (CPS) à Kaolack. Cette initiative vise à protéger les enfants âgés de trois mois à cinq ans contre le paludisme, une maladie endémique qui profite des conditions climatiques favorables à son développement. La campagne, dirigée par Seydina Alioune Kébé, coordonnateur du programme paludisme dans le district sanitaire de Kaolack, se déroulera jusqu’au lundi 5 août.
Selon Seydina Alioune Kébé, la nouvelle phase de la CPS concerne un total de 83 419 enfants.

La campagne est divisée en deux groupes d’âge spécifiques :
Enfants de 3 à 11 mois : 7 889 enfants
Enfants de 1 à 5 ans : 41 565 enfants


La campagne de cette année intervient dans un contexte où l’environnement et le climat de Kaolack sont particulièrement propices à la propagation du paludisme. La première phase de cette campagne s’est tenue en juillet dans 21 postes de santé du district. Cette deuxième phase, qui commence aujourd’hui, s’étendra à l’ensemble des postes de santé du district sanitaire, incluant le centre de santé de Kaznack.
Le paludisme est une maladie transmise par les moustiques et représente une menace significative pour la santé publique, surtout chez les jeunes enfants dont le système immunitaire est encore en développement. La prévention du paludisme saisonnier est cruciale pour réduire l’incidence de la maladie pendant les périodes de forte transmission.


Le Programme national de lutte contre le paludisme supervise la campagne pour assurer une couverture efficace et garantir que les médicaments préventifs soient administrés correctement. La campagne vise à protéger les enfants vulnérables et à diminuer le nombre de cas de paludisme dans la région.
Seydina Alioune Kébé a souligné que le climat de Kaolack, qui favorise la reproduction des moustiques, rend cette campagne particulièrement importante. Il a également exprimé sa gratitude envers les équipes de santé et les partenaires impliqués dans la mise en œuvre de la CPS, en soulignant l’importance de leur contribution pour atteindre les objectifs de santé publique.


La campagne de prévention du paludisme saisonnier est une mesure essentielle dans la lutte contre cette maladie endémique. Avec le démarrage de cette deuxième phase, les autorités sanitaires de Kaolack espèrent renforcer la protection des enfants contre le paludisme et améliorer les conditions de santé dans le district. Les résultats de cette campagne seront cruciaux pour évaluer son efficacité et planifier les futures interventions dans la lutte contre le paludisme.

Mariama MASSALY
Correspondante à Kaolack

La Coopération Sénégal-Japon : Signature d’une convention de 18,5 Milliards de FCFA pour la santé, l’agriculture et la sécurité

Le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Dr Abdourahmane Sarr, PhD, et l’ambassadeur du Japon au Sénégal, Son Excellence Monsieur Osamu Izawa, ont signé ce vendredi une convention majeure au siège du ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération (MEPC). Cette convention marque un nouveau chapitre dans la coopération bilatérale entre les deux nations, avec un financement global de 18 milliards 492 millions de FCFA.

Cette aide financière est destinée à renforcer plusieurs secteurs cruciaux pour le développement du Sénégal, notamment la santé, l’agriculture et la sécurité. L’accord a également pour objectif de soutenir le capital humain, en répondant aux besoins croissants dans ces domaines vitaux.

Secteur de la Santé : Le financement contribuera à améliorer les infrastructures sanitaires et à renforcer les capacités du système de santé, garantissant une meilleure prise en charge des populations.
Agriculture : Des fonds seront alloués pour soutenir les projets agricoles, visant à augmenter la productivité et la durabilité du secteur agricole sénégalais.
Sécurité : Une partie des fonds sera dédiée à des initiatives visant à renforcer la sécurité, incluant la lutte contre les mines et autres menaces potentielles.
Capital Humain : Le financement prévoit également des initiatives pour améliorer la formation et le développement des compétences des Sénégalais, afin de soutenir une croissance économique inclusive et durable.

La cérémonie s’est tenue dans la salle de conférence du MEPC en présence de plusieurs personnalités importantes :

Mme Marième Soda Ndiaye, Directrice Générale du Commissariat à la Sécurité Alimentaire et à la Résilience
Monsieur Pape Magueye Diop, du Centre National d’Action Anti-Mines au Sénégal (CNAMS)
Monsieur Hiromichi Morishita, Représentant Résident de la JICA (Japan International Cooperation Agency)

Le ministre Dr Abdourahmane Sarr a exprimé sa gratitude envers le gouvernement japonais pour son soutien continu, soulignant l’importance de cette aide dans le contexte des défis actuels du Sénégal. De son côté, l’ambassadeur Osamu Izawa a réaffirmé l’engagement du Japon à soutenir le développement durable du Sénégal, en mettant l’accent sur les domaines prioritaires convenus.
Cette convention marque une étape significative dans la coopération entre le Sénégal et le Japon, promettant de renforcer les liens entre les deux pays et d’apporter des bénéfices concrets aux Sénégalais à travers les projets financés.

Les défis de Joe Biden : santé, lapsus et politique de la présidence

Depuis sa performance tumultueuse lors d’un récent débat télévisé et une conférence de presse visant à rassurer le public, le président Joe Biden se retrouve au centre de préoccupations croissantes concernant sa santé et ses capacités cognitives. À 81 ans, Biden, candidat à sa propre succession, doit naviguer à travers les critiques persistantes quant à sa compétence à diriger.

Lors du débat contre Donald Trump, Biden a été critiqué pour des moments de confusion et d’incertitude, ravivant les discussions sur l’âge et les limitations physiques et mentales des dirigeants seniors. Ses lapsus notables, incluant des confusions entre des personnalités politiques clés, ont alimenté les spéculations sur son aptitude à mener efficacement un second mandat présidentiel.

La récente conférence de presse de Biden a été accueillie avec des réactions mitigées. Ses partisans louent sa détermination et son expérience, tandis que ses détracteurs soulignent ses erreurs comme des indicateurs de déclin. Dans un climat politique déjà polarisé, ces incidents renforcent les divisions et nourrissent les débats sur la direction future de la présidence américaine.

Les préoccupations concernant la santé et les capacités cognitives de Biden sont devenues une question centrale dans la campagne présidentielle à venir. Chaque apparition publique devient un test critique de crédibilité et de compétence pour le président vieillissant, alors qu’il cherche à maintenir sa position au pouvoir face à une opposition de plus en plus critique.

En conclusion, la question de savoir si le costume présidentiel est devenu trop grand pour Joe Biden reste une interrogation majeure au sein de l’opinion publique et de la classe politique américaine. À l’approche des élections, la santé et la performance de Biden continueront de façonner le débat politique national, influençant potentiellement le résultat de l’élection présidentielle à venir.

QUELQUES RÉFLEXIONS SUR LA GESTION DES RESSOURCES HUMAINES DANS LE SECTEUR DE LA SANTÉ Par le Dr Mohamed Lamine LY

Il est souvent reproché au système sanitaire sénégalais un déficit chronique et permanent en ressources, aussi bien humaines, matérielles que financières. Pour la présente contribution, nous nous appesantirons sur la gestion des ressources humaines, en prenant prétexte des récentes nominations controversées au niveau du Ministère de la Santé et de l’Action sociale, qui ont suscité des protestations véhémentes du syndicat des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes (SAMES) et semé la zizanie dans la famille des professionnels de santé.
S’il y a un secteur, où l’appel à candidatures mentionné dans le projet de transformation systémique du PASTEF aurait eu toute sa pertinence, c’est bien celui de la Santé et de l’Action sociale, car la gestion démocratique du personnel n’y a jamais été une réalité, tout au moins, pour ce qui est de celle des cadres supérieurs de santé (et du secteur social), désignés, sans concertation formelle, même si c’est par note de service, arrêté ou décret.


C’est donc dire que le nouveau ministre de la Santé n’a fait que perpétuer d’anciennes traditions de gestion discrétionnaire de cette question importante et sensible, avec la complicité de divers groupes de pression, dont l’Exécutif central et les syndicats.
Au Sénégal, l’atmosphère du secteur socio-sanitaire est polluée par des accusations itératives de « médicalisation » du secteur de la Santé, à savoir, l’accaparement par le corps des médecins de la quasi-totalité des postes de directions.
Qu’en est-il réellement ?


UNE GESTION ARCHAIQUE DES RESSOURCES HUMAINES

a) Au niveau des districts et régions
Il est vrai que les districts, unités opérationnelles par excellence du système socio-sanitaire, chargées d’activités de santé publique et de mise en œuvre opérationnelle du PNDS, sont tous gérés par des médecins. Cela vient essentiellement du fait que la fonction de chef de district et celle (très orientée vers le curatif) de chef de centre de santé sont encore confondues. Les dissocier offrirait l’opportunité à d’autres cadres supérieurs de santé non médecins (docteurs en pharmacie, en chirurgie dentaire, en sciences infirmières ou obstétricales) d’occuper le poste de chef de district et même de région. En l’absence de règles du jeu claires, les organes de participation communautaire et dévolus au transfert de la compétence Santé aux collectivités territoriales (comité de développement sanitaire) restreignent considérablement la marge de manœuvre des gestionnaires de district ou conduisent à une collusion au détriment des usagers et travailleurs.
Par ailleurs, les équipes des districts sanitaires et des directions régionales de santé incluent des techniciens supérieurs de santé, des assistants sociaux et même des agents paramédicaux expérimentés (IDE, SFE), dont la plupart acquièrent de nouveaux diplômes (master, doctorat) dans les domaines les plus variés (gestion des programmes, administration des services de santé, épidémiologie…), sans compter l’expertise acquise sur le terrain.


b) Au niveau des hôpitaux
Par contre, la gestion de l’écrasante majorité des structures hospitalières échoit à des non-médecins, qui ne sont parfois même pas du secteur de la santé, mais qui ont acquis des diplômes d’administration des services de santé. Ces directeurs nommés par décret présidentiel constituent une sorte de « lobby administratif et financier » dans les structures sanitaires, dont certains membres issus du monde politico-syndical, pensent devoir s’acquitter d’un devoir de gratitude envers l’Exécutif.
Cet état de fait est en contradiction flagrante avec la prétendue autonomie hospitalière, qui a permis, jusque-là aux ministres politiciens de vampiriser les structures hospitalières à leur profit, à travers des instances délibérantes ravalées au rang de caisses de résonnance.
Les cadres supérieurs de santé sont réduits au rôle d’observateurs impuissants, confinés dans des commissions médicales honorifiques, ayant peu de prise sur la réalité hospitalière. Il en est de même pour les agents paramédicaux, dont les commissions techniques ont un statut encore moins valorisé.
c) Au niveau de l’administration centrale
La nomination aux postes de direction du niveau central obéit à un faisceau de critères dont aucun ne renvoie à une compétition saine et loyale ou en rapport avec le profil des postulants :

  • Critère politicien, pour récompenser les cadres de la mouvance présidentielle, qui n’hésitent d’ailleurs pas à transhumer, à l’occasion,
  • Critère académique, qui devrait poser le débat sur les plans de carrière des cadres de santé publique, par rapport aux universitaires, qui viennent occuper des postes au niveau du Ministère,
  • Critère lié à l’appartenance à un groupe de pression syndical, associatif voire religieux…
    En lien avec la gestion verticale du système sanitaire, occasionnant une foultitude de programmes, on note une pléthore de cadres supérieurs de santé et d’action sociale, dont certains n’ont même pas de bureau, au du siège du Ministère en charge de la Santé.
    En l’absence de coordination optimale, avec pour objectif principal, le déroulement de leurs plans d’action et l’absorption des financements reçus, les gestionnaires de programmes et leurs équipes se télescopent aux niveaux régional et de district, jusqu’aux postes et cases de santé.
  • NOUVELLES RÉALITES DU SYSTÈME SANITAIRE
    Les exigences liées à la multi-sectorialité, mais aussi à la philosophie des soins de santé primaires, adoptée à Alma-Ata en 1978 commandent de réformer la gouvernance sanitaire et de faire la place aux nouveaux corps intervenant dans la Santé prise au sens large. En effet, partout dans le monde, la Santé est, de plus en plus caractérisée par une multiplicité d’intervenants, ayant des statuts et des employeurs différents, dont les agents et relais communautaires.
    Dans ce contexte caractérisé par une complexité croissante, il faut en arriver à une organisation des acteurs, qui les pousse à se réinventer, pour s’adapter à plusieurs innovations technologiques en cours (génomique, numérique, liée à l’intelligence artificielle…), se déroulant en marge du système sanitaire, qui peine à se les approprier entièrement.
    Dans le même ordre d’idées, le secteur de la Santé a vu, en quelques décennies, un élargissement de son champ d’action aux sciences sociales, y compris à la participation communautaire et au travail social, à la digitalisation, à l’économie, au droit, à la communication et même aux mathématiques (statistiques)…
    Toutes ces considérations doivent induire un changement de paradigme dans la gestion des ressources humaines, laquelle devra reposer sur un socle démocratique, qui devra, de plus en plus bannir l’approche discrétionnaire, ouvrant la porte à des considérations extra-sanitaires voire à la complaisance et au népotisme.

  • POUR UNE GESTION DES RESSOURCES HUMAINES BASÉE SUR DES CRITÈRES

Pour corriger les impairs dans la gestion des ressources humaines, il faut en revenir aux bonnes vieilles recettes, à savoir la représentation des professionnels de la Santé dans les réunions de redéploiement, à tous les niveaux et à l’appel à candidatures pour les postes de direction.
Il faudra également, en amont du processus de sélection des candidats, définir des critères minimaux auxquels doit satisfaire tout postulant, parmi lesquels, outre le profil, l’expérience, le parcours professionnel, les diplômes requis pour le poste … Ces critères devront transcender la qualification professionnelle ou le corps d’origine, mais être fondé sur la hiérarchie et le niveau d’études, mais surtout sur les compétences requises pour satisfaire à la description de poste.
De manière pratique, nous pensons, qu’on peut envisager que des cadres de santé non médecins (pharmaciens, chirurgiens-dentistes, docteurs en sciences infirmières ou obstétricales) puissent occuper le poste de directeur régional de la Santé. Pour les autres cadres, acteurs de la Santé comme les anthropologues, les sociologues, les géographes, les travailleurs sociaux ayant au moins le doctorat, ils pourraient, par contre, postuler, au même titre que les cadres de santé, pour être des coordonnateurs de la Santé, au niveau départemental, rattaché à la préfecture), pouvant abriter un service territorial de santé publique.
Dans le même ordre d’idées les directeurs d’hôpitaux devraient avoir des niveaux académiques élevés, leur accordant une pleine légitimité pour gérer tous les cadres de santé de la structure.


L’implication des nombreux acteurs de la Santé non médecins ne doit pas avoir pour corollaire l’éviction injuste des médecins des sphères de gestion administrative et de santé publique, pour les confiner au rôle de cliniciens exécutants, au service d’autres catégories socioprofessionnelles.
De même, des plans de carrière stimulants et des passerelles entre les différentes catégories d’acteurs de la santé permettront une flexibilité et une complémentarité pour mettre fin aux malentendus et préjugés.

Dr Mohamed Lamine LY
Spécialiste en santé publique

Situation précaire des assistants infirmiers : l’ANAIDES interpelle la tutelle.

Lors de son assemblée générale ordinaire ce samedi à Kaolack, l’Association des Assistants Infirmiers Diplômés d’État du Sénégal (ANAIDES) a élu un nouveau bureau et en a profité pour appeler le gouvernement du Premier ministre Ousmane Sonko à accorder davantage d’attention à leur situation.

« De 1998 à 2000, l’État du Sénégal avait mis en place un programme appelé le Programme Intégré de Développement de la Santé, visant à combler le déficit en personnel infirmier dans les structures sanitaires du pays », a rappelé M. Ousseynou Kama, nouveau président de l’ANAIDES.

Selon M. Kama, à cette époque, seule l’École Nationale de Développement Sanitaire et Social (ENDSS) ainsi que quelques écoles privées formaient le personnel infirmier. « Le programme prévoyait la création de 230 nouveaux postes de santé, mais il a été constaté que 70 d’entre eux étaient déjà fermés faute d’infirmiers. C’est à cette période que l’État a cherché une solution pour combler ce déficit », a-t-il poursuivi.

« Mais le personnel infirmier formé en urgence dans les Centres Régionaux de Formation en Santé (CRFS) ne suivait pas le même cursus que celui de l’ENDSS. Ces derniers, appelés Assistants Infirmiers, suivaient une formation de deux ans contrairement aux trois ans des Infirmiers d’État », a précisé M. Ousseynou Kama, président de l’ANAIDES.

L’association dénonce le blocage du concours professionnel qui permettrait aux assistants infirmiers de rejoindre le corps des infirmiers d’État après 4 ans de travail dans la fonction publique. « Le recrutement n’est pas régulier, et concerne seulement 10 personnes au niveau national parmi des milliers de candidats. Seulement 5 postes sont alloués aux sages-femmes et 5 autres aux infirmiers d’État, avec une formation de 3 ans au lieu des 2 ans initialement prévus », a dénoncé M. Kama.

Pour résoudre définitivement le problème des assistants infirmiers diplômés d’État, l’association nationale a esquissé des pistes de solution. « La seule alternative est de suspendre le recrutement des assistants infirmiers afin de réduire les effectifs existants par une formation diplômante et une intégration dans la fonction publique. En effet, beaucoup de nos collègues sont au chômage ou sont exploités comme des esclaves dans les établissements hospitaliers publics et privés », a conclu Ousseynou Kama.

Rappelons que cette assemblée générale ordinaire de l’ANAIDES était la deuxième du genre. Fondée en avril 2018, l’association a tenu sa première assemblée la même année.

Kalidou Koulibaly construit un nouveau centre de santé à Ngano, Matam

Le défenseur sénégalais, Kalidou Koulibaly, étend son engagement philanthropique en construisant un centre de santé dans son village natal de Ngano, dans la région de Matam. Via son association « Capitaine du Cœur », Koulibaly vise à compléter ce projet d’ici la fin de l’année civile.

Dans une interview avec l’APS, Koulibaly a exprimé sa passion pour ces initiatives, affirmant : « Ces actions me tiennent à cœur. J’adore les réaliser. » Cette nouvelle construction s’ajoute à une série d’initiatives humanitaires, telles que la distribution de matériel scolaire à Diamaguène et la création d’une aire de jeu pour les enfants à Bafoussam, en Côte d’Ivoire.

Expliquant la genèse de son association, Koulibaly a souligné que son engagement philanthropique était intrinsèque : « Je faisais des opérations où j’aidais beaucoup de gens au Sénégal, à Napoli. Ces opérations n’étaient pas connues. J’aimais bien les faire discrètement parce que je suis une personne très discrète. » La création de « Capitaine du Cœur » vise à étendre cet impact positif aux populations en Afrique et dans le monde, dans l’espoir de « leur donner un sourire et faire des actions qui vont leur permettre de changer quelque chose dans leur vie. »

Le projet du centre de santé à Ngano incarne l’engagement continu de Kalidou Koulibaly envers le bien-être de sa communauté et démontre le pouvoir du sport comme catalyseur du changement social

Prise en charge de l’AVC au Sénégal : Les défis persistants selon le Dr. Mbagnick Bakhoum

Dans le cadre d’une récente activité visant à sensibiliser les patients aux maladies cardio-vasculaires, le Dr. Mbagnick Bakhoum, neurologue à l’hôpital Fann, a mis en lumière les défis persistants de la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux (AVC) au Sénégal.

Lors de cette initiative axée sur les conseils hygiéno-diététiques, le Dr. Bakhoum a souligné les différents types d’AVC, notamment les hémorragies cérébrales et les accidents ischémiques, tout en mettant en avant l’hypertension artérielle comme principal facteur de risque, atteignant une prévalence alarmante de 30 % dans le pays.

Malgré ces constats, le Dr. Bakhoum a exprimé ses préoccupations quant à l’absence de données précises sur l’incidence des AVC au Sénégal, soulignant l’importance cruciale de telles informations pour évaluer et orienter les politiques de santé.

De plus, il a mis en évidence une pénurie de neurologues dans le pays, ce qui entrave la prise en charge adéquate des patients victimes d’AVC. Souvent, ces patients se retrouvent sous la supervision de cardiologues ou de médecins généralistes, faute de spécialistes en neurologie disponibles.

Face à ces défis, le Dr. Bakhoum a appelé à une sensibilisation accrue sur la prévention de l’hypertension artérielle et sur l’adoption d’une alimentation saine, notamment en réduisant la consommation de sel.

Cette mise en lumière des obstacles rencontrés dans la prise en charge des AVC au Sénégal souligne l’urgence d’une action concertée pour renforcer les ressources médicales et améliorer l’accès aux soins spécialisés pour les patients touchés par cette pathologie dévastatrice.

Signature d’une convention pour améliorer la santé maternelle et infantile à Thiès

Aujourd’hui à Thiès, le Cadre de Concertation, de Coordination et d’Actions de Plaidoyer pour la santé au Sénégal (3CAP-Santé) et l’Union des Associations d’Elus Locaux (UAEL) ont uni leurs forces en signant une convention visant à renforcer le financement de la planification familiale ainsi que la santé maternelle, néonatale, infantile et des adolescents.

Le président de 3CAP-Santé, Moundiaye Cissé, a souligné la nécessité d’une coordination accrue entre les différentes initiatives et acteurs travaillant dans le domaine de la santé. Cette collaboration entre 3CAP-Santé et l’UAEL marque un engagement fort en faveur d’une action concertée et efficace pour répondre aux besoins de santé maternelle et infantile de la région.

M. Cissé a souligné l’importance de cette initiative en tant que premier pas vers la résolution des lacunes identifiées dans le plan stratégique santé maternelle, néonatale, infantile et des adolescents pour la période 2024-2028. Il a également souligné l’importance d’un suivi régulier et d’un engagement continu des autorités locales pour garantir la mise en œuvre réussie de cette convention.

Cette collaboration s’inscrit dans le cadre du projet NPI EXPAND financé par l’USAID, visant à renforcer la participation des organisations de la société civile pour améliorer l’accès aux services de santé de qualité à grande échelle.

Cette initiative promet de faire progresser significativement la santé maternelle et infantile à Thiès, en unifiant les efforts et en mobilisant les ressources nécessaires pour soutenir les femmes, les enfants et les adolescents de la région.

La 77ème assemblée mondiale de la santé s’ouvre à Genève sous le thème « Un monde mobilisé pour la santé, la santé pour tout le monde »

La 77ème Assemblée Mondiale de la Santé a débuté ce lundi au Palais des Nations à Genève, réunissant des délégués de presque toutes les nations pour discuter des enjeux de santé globale sous le thème : « Un monde mobilisé pour la santé, la santé pour tout le monde ». Cette importante rencontre se déroule en présence de Mouhamed El Gazaouini, Président de la République Islamique de Mauritanie et Président de l’Union Africaine, invité d’honneur de l’événement.

Lors de la cérémonie d’ouverture, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), a rappelé l’essence et la mission de l’Assemblée Mondiale de la Santé. « Nous ne devons pas perdre de vue ce que représente l’Assemblée Mondiale de la Santé. Presque chaque nation est représentée », a-t-il souligné. Il a également interrogé l’audience : « Pourquoi sommes-nous ici ? », avant de répondre : « C’est pour travailler à notre objectif commun qui a conduit à la création de l’OMS, la santé pour tous ».

Dr Tedros a insisté sur la vision avant-gardiste de la constitution de l’OMS, affirmant qu’elle était « le premier instrument de droit international à affirmer que le niveau de santé le plus élevé possible est un droit pour tous ». Il a noté que bien que 140 pays reconnaissent le droit à la santé dans leur constitution, ce droit reste non réalisé ou menacé dans de nombreuses régions du monde.

Selon Dr Tedros, la création de l’OMS était également visionnaire car, dans un monde moins connecté qu’aujourd’hui, elle reconnaissait que la promotion de la santé dans un pays profitait à tous. Il a exhorté les nations à rester engagées dans la réalisation de cet objectif global.

Le Ministre de la Santé et de l’Action sociale du Sénégal, Dr Ibrahima Sy, accompagné d’une forte délégation, participe à cette rencontre mondiale de haut niveau. Leur présence témoigne de l’engagement du Sénégal à collaborer avec la communauté internationale pour améliorer la santé publique et garantir le droit à la santé pour tous ses citoyens.

L’Assemblée Mondiale de la Santé, qui se déroulera tout au long de la semaine, sera l’occasion pour les délégués de discuter de divers sujets cruciaux, notamment les stratégies pour renforcer les systèmes de santé, la réponse aux pandémies, la couverture sanitaire universelle et les efforts pour atteindre les Objectifs de développement durable liés à la santé.

Cette édition de l’Assemblée Mondiale de la Santé promet d’être une plateforme déterminante pour les échanges et la coopération internationale visant à renforcer la santé mondiale et à promouvoir l’équité en matière de santé pour tous.

Kaolack : Le Ministère de la Santé soulage 20 patients par la confection de Fistules Artério-Veineuses

Le Ministère de la Santé du Sénégal, par le biais de la Division de Lutte des Maladies Non Transmissibles (DLMNT), a organisé un camp de confection de fistules artério-veineuses pour les patients des régions de Kaolack, Fatick, et Kaffrine. Cette initiative a été accueillie avec enthousiasme, notamment par les patients et les professionnels de santé locaux.

Le Dr Ousmane Guèye, directeur du centre hospitalier régional El Hadj Ibrahima Niass, a exprimé sa satisfaction quant à cette opération : « Nous sommes vraiment comblés par l’organisation de ce camp car nous avions sollicité cette action du Ministère de la Santé. À Kaolack, nous avons 43 patients qui attendaient ce camp pour pouvoir bénéficier de ces opérations. Mais aussi notre personnel soignant, comme les chirurgiens et les infirmiers, vont profiter de ces journées pour être à niveau et assurer la pérennité de ces soins. »


Le Professeur Magueye Guèye, chirurgien vasculaire du centre hospitalier Abass Ndao, a rappelé l’importance de cette initiative : « Au Sénégal, l’hémodialyse et la dialyse péritonéale sont les deux options de prise en charge des patients. En effet, plus de 90% de ces patients sont enrôlés pour faire l’hémodialyse. Pour que l’hémodialyse soit possible et efficace, il faut un bon débit sanguin. Actuellement, tous les malades sont orientés vers le centre hospitalier national universitaire (CHNU) de Fann pour la confection de fistules artério-veineuses afin de faciliter l’accès au traitement. »


La maladie rénale est une problématique mondiale majeure de santé publique, en raison de sa mortalité et de son coût économique important. Elle touche des personnes de tous âges, ce qui a poussé l’État sénégalais à en faire une priorité. Ainsi, le nombre de centres de dialyse publique est passé de 2 en 2010 à 25 en 2022.


Dr Malick Hann, Chef de la Division de Lutte contre les Maladies Non Transmissibles, a détaillé l’objectif du ministère : « C’est dans cet optique que le Ministère de la Santé et de l’Action Sociale (MSAS) à travers la DLMNT, compte organiser un camp de confection de fistules artério-veineuses et former deux chirurgiens locaux au niveau de chaque axe pour assurer la décentralisation de ces camps, en collaboration avec le service de chirurgie cardiovasculaire du CHNU de Fann, de l’Agence Nationale de la Couverture Maladie Universelle (ANACMU) et la Fondation BOA. »


F. Diaw, une patiente bénéficiaire de la confection de fistule artério-veineuse, a exprimé sa gratitude : « Nous avions l’habitude de faire la navette entre Diourbel et Thiès pour nos séances de dialyse. Le fait de l’avoir sur place constitue une énorme satisfaction. Après l’opération, nous nous sentons mieux, les difficultés qu’on avait avec les vomissements et autres vertiges se sont dissipées. La preuve, nous avons bien mangé aujourd’hui. »


Le camp, qui a démarré le 19 mai et s’achèvera le 26 mai, vise à confectionner des fistules artério-veineuses pour les patients hémodialysés inscrits sur la liste nationale, et à former deux chirurgiens locaux sur chaque axe pour assurer la continuité de ces soins essentiels. Plus de 1000 patients hémodialysés sont répertoriés au Sénégal, et ce camp représente une avancée significative pour leur prise en charge.


Grâce à cette initiative, le Ministère de la Santé s’efforce non seulement de soulager les souffrances des patients mais aussi de renforcer les capacités locales en matière de soins de santé, démontrant ainsi son engagement à améliorer la qualité de vie des Sénégalais.


Mariama Massaly
Correspondante à kaolack.

Le Ministre de la Santé visite l’hôpital Youssou Mbargane de Rufisque

Le Ministre de la Santé et de l’Action sociale, Dr Ibrahima Sy, a effectué ce samedi matin une visite inopinée à l’hôpital Youssou Mbargane de Rufisque. Cette visite surprise s’inscrit dans le cadre d’une démarche visant à évaluer les conditions de travail et d’accueil au sein de cet établissement hospitalier.

Au cours de sa visite, le ministre a pu inspecter différents services de l’hôpital, notamment ceux des urgences, de la maternité et de la chirurgie. Son objectif était de se familiariser avec le fonctionnement de l’hôpital, de prendre connaissance des défis rencontrés par le personnel médical et de s’assurer que les patients bénéficient des meilleurs soins possibles.

Dans un communiqué émis par le ministère de la Santé, il est rapporté que le Dr Ibrahima Sy a trouvé un personnel de santé dévoué et engagé, travaillant souvent dans des conditions difficiles. Malgré ces défis, le personnel a démontré un professionnalisme louable et un dévouement sans faille envers les patients.

Le ministre a saisi cette occasion pour adresser des encouragements chaleureux au personnel de santé de l’hôpital Youssou Mbargane, saluant leur engagement et leur détermination à fournir des soins de qualité à la population. Sa visite a également permis de mettre en lumière les défis auxquels l’hôpital est confronté, ouvrant ainsi la voie à d’éventuelles mesures d’amélioration à venir.

Cette initiative souligne l’importance accordée par le gouvernement sénégalais à la qualité des soins de santé et à la reconnaissance du travail acharné du personnel médical. En continuant à soutenir et à investir dans le secteur de la santé, le gouvernement espère garantir l’accès aux soins de santé de qualité pour tous les citoyens.

Préoccupations syndicales à Matam : Santé, éducation, mines et collectivités territoriales au cœur des revendications

À l’occasion de la journée internationale du Travail, des travailleurs affiliés à la Coalition des centrales syndicales du Sénégal ont exprimé leurs préoccupations lors d’une procession à Matam, remettant un cahier de doléances au préfet de la région. Les principales revendications portent sur les secteurs de la santé, de l’éducation, des mines et des collectivités territoriales.

Les travailleurs, représentant divers syndicats affiliés à la Coalition, dont la CNTS, l’UNSAS et la CSA, ont souligné les difficultés rencontrées dans les hôpitaux régionaux et les centres de santé, appelant à des assises régionales pour résoudre ces problèmes. En outre, la surexploitation des agents des collectivités territoriales a été dénoncée, ainsi que le non-respect de la loi sur l’augmentation des salaires des travailleurs municipaux.

La situation des populations impactées par l’exploitation minière dans le département de Kanel a également été abordée, avec des revendications concernant les indemnités jugées insuffisantes. Les syndicalistes ont également pointé du doigt les injustices subies par les enseignants récemment retraités, appelant à une révision des montants de pension pour assurer une stabilité sociale.

Le secrétaire général de la CNTS régionale, Mamadou Demba Sy, a insisté sur la nécessité pour l’État d’harmoniser les traitements salariaux et de prendre des mesures concrètes pour améliorer les conditions de vie et de travail des travailleurs de divers secteurs à Matam.

Cette mobilisation syndicale reflète les défis persistants auxquels sont confrontés les travailleurs sénégalais dans divers domaines, et souligne l’importance d’une action concertée pour garantir le respect des droits des travailleurs et promouvoir des conditions de travail dignes et équitables.

Dr. Ibrahima Sy : Portrait du Nouveau Ministre de la Santé et de l’Action Sociale

Le secteur de la santé au Sénégal est confronté à de nombreux défis, notamment le manque de ressources humaines, d’infrastructures médicales et d’accessibilité aux soins pour une grande partie de la population. Dans ce contexte, le Dr. Ibrahima Sy, qui a récemment pris les rênes du ministère de la Santé et de l’Action Sociale, hérite d’un dossier crucial.

Bien que peu connu du grand public, le Dr. Ibrahima Sy possède un parcours remarquable. Il n’est pas médecin de profession, mais plutôt Maître Assistant au Département de Géographie de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar depuis 2017. Cependant, il a une solide expérience dans le domaine de la santé en tant qu’expert.

Le Dr. Sy a déjà travaillé pour le compte du ministère de la Santé, ce qui lui confère une connaissance approfondie des enjeux du secteur. Ses domaines d’expertise couvrent l’environnement, le changement climatique, l’épidémiologie spatiale, la santé publique et la santé urbaine. Il a également été chercheur associé au Département de recherche pour le développement du Centre de Surveillance Écologique (CSE) à Dakar.

Titulaire d’un doctorat en géographie de la santé de l’Université Louis Pasteur (ULP) de Strasbourg, en France, le Dr. Sy a accumulé une expérience internationale en travaillant dans des institutions renommées telles que l’Institut Tropical et de Santé Publique Suisse (Swiss-TPH) et le Centre Suisse de Recherche Scientifique en Côte d’Ivoire (CSRS). Il a également collaboré avec des organisations internationales telles que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF).

Son passage à l’UCAD a laissé une marque indélébile, en tant que professeur dévoué et accessible. Ses étudiants se souviennent de lui comme étant un enseignant assidu, soucieux de leur réussite. Sa modestie et sa courtoisie sont également louées par ceux qui l’ont côtoyé.

Bien qu’initialement peu connu dans le domaine politique, le Dr. Sy a rejoint le parti Pastef en 2017. Il a contribué à la rédaction de programmes politiques, notamment le programme Jotna de Ousmane Sonko sur les questions environnementales et de santé. Malgré sa timidité apparente en politique, il est décrit comme un homme loyal, serviable et dévoué à ses principes.

La nomination du Dr. Ibrahima Sy au poste de ministre de la Santé et de l’Action Sociale suscite de nombreux espoirs. Son expertise, son engagement et sa détermination à relever les défis du secteur de la santé font de lui un choix prometteur pour ce poste crucial. Son impact sur le secteur de la santé au Sénégal reste à observer, mais ses qualifications et son dévouement laissent entrevoir un avenir prometteur pour le système de santé du pays.

Le Sénégal en Pointe dans le Domaine de la Santé Publique : Un Modèle d’Excellence en Afrique de l’Ouest

Au cours des deux dernières décennies, le Sénégal a enregistré des avancées remarquables dans le domaine de la santé publique, se hissant ainsi en tête de nombreux indicateurs parmi ses voisins. Selon une étude d’Exemplars in Global Health, le pays a vu ses taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans chuter de 70 %, principalement grâce à une amélioration de l’accès aux vaccins et aux services de santé infantile.

En plus des progrès spectaculaires dans la réduction de la mortalité infantile, le Sénégal a également réalisé des avancées notables dans le domaine de la santé des femmes. L’accès accru à la planification familiale et la réduction des décès maternels ainsi que de l’anémie chez les femmes en âge de procréer sont des réussites notables. Ces succès sont attribués à la réduction des obstacles financiers aux soins de santé maternelle, ainsi qu’à des investissements stratégiques dans l’éducation des filles et la formation des professionnels de la santé.

En ce qui concerne la nutrition, le Sénégal est salué pour avoir l’un des taux de retard de croissance les plus bas de l’Afrique de l’Ouest. Ce succès est le fruit d’un engagement politique fort en faveur de la nutrition, qui a été élevée au-delà du simple cadre du ministère de la Santé pour garantir une meilleure visibilité et une coordination efficace des efforts à tous les niveaux.

Ces réalisations témoignent de l’engagement du gouvernement sénégalais envers la santé et le bien-être de sa population, ainsi que de sa capacité à mettre en œuvre des politiques et des programmes efficaces. Le Sénégal s’affirme ainsi comme un modèle d’excellence en matière de santé publique en Afrique de l’Ouest, inspirant d’autres pays de la région à suivre ses pas dans la promotion de la santé et du développement humain.

Cinq axes prioritaires de Bassirou Diomaye Faye : La santé « lésée », les médecins du privé dénoncent et réclament une place centrale

Le système de santé au Sénégal, malgré des progrès significatifs au fil des années, reste confronté à des défis majeurs qui entravent son efficacité et son accessibilité pour tous les citoyens. Dans un communiqué conjoint, le Syndicat des Médecins Privés du Sénégal (SYMEPS) et l’Association des Cliniques Privées du Sénégal (ACPS) ont dressé un tableau détaillé de ces défis et ont formulé des recommandations pour une amélioration durable du système de santé.

L’absence d’un Code de la Santé, le financement insuffisant, le manque d’une politique inclusive englobant à la fois le secteur privé et public, la pénurie de ressources humaines, les disparités dans l’accès aux soins, les inégalités sociales dans la prise en charge des patients et les problèmes de gestion des urgences sont autant de maux qui minent le système de santé sénégalais. Ces défis, s’ils ne sont pas résolus de manière adéquate, pourraient compromettre les progrès réalisés dans le domaine de la santé et entraver le bien-être de la population.

Une des préoccupations majeures exprimées par le SYMEPS et l’ACPS concerne l’absence de la santé parmi les cinq axes prioritaires du gouvernement, tels qu’énoncés par le chef de l’État. Ils soulignent que la santé devrait être définie comme un axe prioritaire du projet gouvernemental, étant donné les enjeux cruciaux liés à la santé publique et au bien-être des citoyens.

Le secteur privé de la santé, qui représente près de la moitié de l’offre de soins au Sénégal avec plus de 2700 structures privées de santé, est souvent négligé dans les décisions politiques et les plans de développement du gouvernement. Cette marginalisation du secteur privé compromet la complémentarité des services de santé et limite les opportunités de collaboration entre le public et le privé pour renforcer le système de santé dans son ensemble.

Face à ces défis, le SYMEPS et l’ACPS s’engagent à travailler en étroite collaboration avec le ministère de la Santé pour réaliser la vision du chef de l’État en matière de souveraineté sanitaire. Ils appellent à une reconnaissance accrue du rôle crucial du secteur privé dans la prestation de services de santé et à une intégration plus étroite du secteur privé dans les politiques et les plans de développement du gouvernement.

Cette déclaration conjointe du SYMEPS et de l’ACPS met en lumière les défis pressants auxquels est confronté le système de santé sénégalais et appelle à une action concertée de la part de toutes les parties prenantes pour relever ces défis. En travaillant ensemble de manière collaborative et en plaçant la santé au cœur des priorités politiques, le Sénégal peut progresser vers un système de santé plus résilient, accessible et efficace, garantissant ainsi le bien-être de tous ses citoyens.

Passation de pouvoir au Ministère de la Santé et de l’Action sociale : Le Dr Ibrahima Sy succède à la Dr Marie Khemesse N. Ndiaye

La cérémonie de passation de pouvoir entre le Dr Marie Khemesse N. Ndiaye et le Dr Ibrahima Sy s’est déroulée ce vendredi au sein des locaux du ministère de la Santé et de l’Action sociale. Le Dr Sy, nouvellement nommé à ce poste stratégique, a souligné la nécessité de réinventer le système de santé pour mieux répondre aux besoins des Sénégalais. Il a également exprimé sa détermination à œuvrer pour l’amélioration du secteur durant son mandat.

Après près de deux ans à la tête du ministère, la Dr Marie Khemesse N. Ndiaye a dressé un bilan positif de son mandat. Elle a évoqué ses efforts, conjugués à ceux de ses collaborateurs dévoués, pour dynamiser le système national de santé.

« La santé et le bien-être n’ont pas de prix », a-t-elle déclaré. Elle a rappelé les défis majeurs auxquels elle a dû faire face, notamment la pandémie de Covid-19 qui a mis le système de santé sous tension. Malgré ces obstacles, elle a toujours été animée par la conviction qu’il était possible de faire la différence et d’apporter des changements significatifs au secteur pour le bénéfice des citoyens.

La Dr Ndiaye a également lancé un appel à l’unité et à la solidarité en invitant tous les agents et partenaires du ministère de la Santé et de l’Action sociale à soutenir et accompagner le Dr Ibrahima Sy dans ses nouvelles fonctions. Elle souhaite ainsi assurer une transition harmonieuse et contribuer à la poursuite des progrès et des succès du département de la Santé.

La transition entre les deux ministres représente un moment crucial pour le secteur de la santé au Sénégal, et il sera important de suivre de près les actions et initiatives que le Dr Ibrahima Sy mettra en œuvre pour répondre aux attentes de la population.

7000 Agents de Santé de l’Hôpital Principal de Dakar Réclament le Paiement de Leurs Indemnités

Une situation de tension règne à l’hôpital principal de Dakar alors que près de 7000 agents de santé revendiquent le paiement de leurs indemnités, selon des informations relayées par la Rfm. Ces agents dénoncent le non-respect des engagements pris lors d’une rencontre tripartite impliquant l’ancien Premier ministre Amadou Bâ, le ministre de la Santé Marie Khemess Ngom Ndiaye et le ministre des Finances Mouhamadou Moustapha Ba.

Selon Abou Ba, coordinateur national des contractuels des établissements publics de santé, les indemnités de logement et les indemnités spéciales complémentaires accordées aux agents contractuels des établissements publics de santé depuis mai 2023 ne leur ont toujours pas été versées. Malgré le décaissement de fonds par le ministère des Finances et du Budget, l’argent n’a pas été transféré sur les comptes des agents, ce qui a suscité la frustration et l’incompréhension parmi le personnel.

Abou Ba a souligné le paradoxe selon lequel les fonds décaissés pour le paiement des indemnités ont été réintégrés dans le budget, malgré les attentes des agents de santé. Malgré les espoirs suscités par des rencontres entre les autorités gouvernementales et les centrales syndicales, aucune solution n’a été trouvée jusqu’à présent.

Face à cette impasse, les agents de santé envisagent de porter l’affaire devant les instances de contrôle compétentes. Ils appellent également le nouveau gouvernement à intervenir pour résoudre leurs problèmes, espérant que leurs doléances seront enfin prises en compte.

Abordant cette question lors du passage du ministre de la Santé devant l’Assemblée nationale en décembre dernier, le député Guy Marius Sagna avait déjà attiré l’attention sur cette situation. Les agents de santé espèrent que leur cause sera entendue et que des mesures seront prises pour répondre à leurs préoccupations légitimes.

Affaire du Faux Dentiste à Guédiawaye : Les mises en garde cruciales de l’Ordre des Chirurgiens-Dentistes

Le commissariat central de Guédiawaye a récemment démêlé un réseau clandestin suite à l’arrestation d’un individu se faisant passer pour un dentiste. Une révélation qui a suscité l’inquiétude de l’Ordre national des chirurgiens-dentistes du Sénégal, mettant en lumière des pratiques illégales dans le domaine de la santé dentaire.

Selon les informations relayées par Seneweb, le « faux dentiste » utilisait le cachet de son défunt père pour exercer ses consultations, et les autorités ont promptement démantelé son cabinet paramédical clandestin. Cependant, une révélation supplémentaire de l’Ordre des chirurgiens-dentistes souligne que même le père, dont le cachet était utilisé frauduleusement, n’était pas un chirurgien-dentiste légalement qualifié.

La présidente de l’Ordre, Dr Myriam Thérèse Arlette Dia Ntab, a clarifié que le père ne répondait pas aux critères pour exercer en tant que chirurgien-dentiste, évoquant plutôt l’existence d’un cabinet paramédical. Elle a souligné que de tels établissements sont généralement privés et dirigés par des infirmiers, avec des limites clairement définies par un arrêté ministériel.

La santé dentaire, selon l’Ordre des chirurgiens-dentistes, est une composante distincte de notre système de santé, nécessitant des praticiens qualifiés et agréés. Les cabinets dentaires privés doivent être dirigés par des chirurgiens-dentistes, et bien que des techniciens supérieurs en odontologie puissent assister ces professionnels dans les structures de santé publique, ils ne sont pas autorisés à ouvrir des cabinets privés.

Le secrétaire général de l’Ordre, le Dr Ibrahima Guèye, a souligné le défi que représente le déficit de spécialistes, incitant parfois des individus à ouvrir des cabinets dentaires sans les qualifications nécessaires. Il a appelé à une coordination accrue entre le ministère et l’Ordre pour réguler ce problème, soulignant que la loi est claire : seul un diplômé peut exercer la profession.

Enfin, la trésorière adjointe de l’Ordre, le Dr Awa Diouf, a souligné la demande croissante de soins dentaires et la nécessité d’une compréhension claire des rôles des techniciens supérieurs. Ces derniers, bien que nécessaires dans le système de santé publique, ne peuvent ouvrir de cabinets privés et sont limités dans les soins qu’ils peuvent fournir.

Cette affaire met en lumière les lacunes dans le secteur dentaire et souligne l’importance de réglementations strictes pour garantir la sécurité des patients et la légalité des praticiens. L’Ordre des chirurgiens-dentistes appelle à une vigilance accrue et à une collaboration étroite entre les autorités et la profession pour garantir la qualité des soins dentaires au Sénégal.

Le ministre américain de la Défense Lloyd Austin admis en unité de soins intensifs

Le ministre américain de la Défense, Lloyd Austin, a été admis en unité de soins intensifs au Centre médical militaire national Walter Reed, selon un communiqué du Pentagone. Cette hospitalisation fait suite à un problème urgent de la vessie, nécessitant des soins spécialisés et une surveillance étroite.

Dans un communiqué repris par l’AFP, le Pentagone a déclaré que le secrétaire à la Défense avait été transféré en soins intensifs après une série de tests et d’évaluations. Les médecins ont décidé que des soins de support étaient nécessaires pour traiter la situation.

Lloyd Austin, ancien général de l’armée américaine, a été nommé ministre de la Défense par le président Joe Biden en janvier 2021. Il est le premier Afro-Américain à occuper ce poste dans l’histoire des États-Unis.

Cette hospitalisation survient à un moment crucial pour le département de la Défense, alors que les États-Unis font face à des défis géopolitiques complexes, notamment en matière de sécurité nationale et de défense internationale.

Les détails sur l’état de santé exact de Lloyd Austin et sur la durée prévue de son hospitalisation n’ont pas été immédiatement divulgués. Cependant, le Pentagone a assuré que le ministre de la Défense recevait les meilleurs soins possibles.

Les réactions et les souhaits de rétablissement rapide pour le secrétaire Austin affluent déjà, tant au sein du gouvernement américain que de la communauté internationale. Les prochains développements concernant sa santé seront suivis de près par les observateurs politiques et les citoyens du monde entier.

Santé au Sénégal : Le SAMES dévoile un plan d’action contre la fuite des cerveaux

Parmi les points clés abordés par le plan d’action figurent la revendication de salaires plus décents, de meilleures conditions de travail et une reconnaissance accrue de la part des autorités envers les professionnels de la santé. Le SAMES souligne également la nécessité d’offrir des mesures incitatives pour encourager les médecins à rester dans le pays et à contribuer au système de santé national.

Par ailleurs, le SAMES met l’accent sur l’importance de lutter contre la fuite des cerveaux, soulignant que le maintien des médecins qualifiés au Sénégal est essentiel pour garantir un accès équitable aux soins de santé pour tous les citoyens. Le syndicat appelle donc le gouvernement à prendre des mesures immédiates pour remédier à cette situation et à reconnaître le rôle crucial des professionnels de la santé dans le développement du pays.

En conclusion, le plan d’action du SAMES témoigne de l’engagement des professionnels de la santé au Sénégal à défendre leurs droits et à œuvrer pour un système de santé plus juste et plus efficace. Il appelle à une collaboration étroite entre le gouvernement, les professionnels de la santé et la société civile pour relever les défis actuels et assurer un avenir meilleur pour la santé au Sénégal.

Vers une surveillance intégrée de la Santé : les stratégies Post-COVID dévoilées

En réponse aux défis complexes de gestion de la pandémie de COVID-19, le Sénégal a annoncé la mise en place d’un nouveau plan stratégique de surveillance intégrée des maladies et de riposte, couvrant la période 2023-2027.

La table ronde présidée par le Dr. Mamadou Ndiaye, Directeur de la Prévention, a révélé les grandes lignes de ce plan ambitieux. Soulignant l’importance cruciale de tirer des enseignements de la pandémie de COVID-19, le Dr. Chimère Diaw, représentant de l’OMS au Sénégal, a insisté sur la nécessité d’une réponse proactive aux défis de santé publique futurs.

Le nouveau plan vise à intégrer divers secteurs afin de renforcer la surveillance des maladies et d’intervenir de manière plus efficace. Les autorités sanitaires sénégalaises mettent l’accent sur l’intégration des leçons apprises de la pandémie pour renforcer la résilience du système de santé et assurer le bien-être de la population.

La collaboration entre le Ministère de la Santé et ses partenaires joue un rôle essentiel dans l’élaboration de ce plan stratégique. Les connaissances acquises lors des récents événements sanitaires, en particulier la pandémie de COVID-19, guideront la création d’un cadre de surveillance robuste et adapté à l’évolution des besoins de santé publique.

Cette approche anticipative, basée sur la collaboration et une vision stratégique, ouvre la voie à une préparation renforcée et à une réponse résiliente face aux défis futurs dans le paysage post-pandémique.

Vers une révolution numérique dans le secteur de la Santé au Sénégal : Signature d’une convention entre le MSAS et SENUM SA

Le Sénégal s’engage résolument vers l’avenir de la santé numérique avec la signature d’une convention cadre entre le Ministère de la Santé et de l’Action Sociale (MSAS) et SENUM SA, marquant ainsi une étape cruciale vers l’intégration des technologies de l’information dans le secteur de la santé.

L’accord, signé récemment, vise à établir les bases d’une collaboration fructueuse entre le gouvernement sénégalais et SENUM SA, une entreprise spécialisée dans les solutions numériques. L’objectif principal de cette alliance est de promouvoir la santé numérique et de créer un écosystème intégré qui améliorera l’efficacité des services de santé dans le pays.

Le Ministre de la Santé et de l’Action Sociale a souligné l’importance stratégique de cette initiative pour moderniser le système de santé sénégalais. « La santé numérique représente une opportunité exceptionnelle d’optimiser la prestation des soins de santé, d’améliorer la gestion des données médicales et de renforcer la connectivité entre les différents acteurs du secteur de la santé », a-t-il déclaré lors de la cérémonie de signature.

Le partenariat entre le MSAS et SENUM SA s’articulera autour de plusieurs axes majeurs, notamment :

Gestion Électronique des Dossiers Médicaux : La mise en place d’un système de gestion électronique des dossiers médicaux permettra aux professionnels de la santé d’accéder rapidement et efficacement aux informations médicales des patients, facilitant ainsi le suivi des traitements et des antécédents médicaux.

Télémédecine : L’intégration de solutions de télémédecine permettra de désenclaver les zones éloignées en offrant des consultations médicales à distance. Cela contribuera à garantir un accès équitable aux soins de santé à l’ensemble de la population.

Systèmes d’Information Sanitaire : Le renforcement des systèmes d’information sanitaire favorisera la collecte, l’analyse et la gestion efficace des données de santé, facilitant ainsi la prise de décisions éclairées et la planification stratégique.

Formation et Sensibilisation : Des programmes de formation seront mis en place pour familiariser les professionnels de la santé avec les nouvelles technologies et assurer une transition en douceur vers la santé numérique.

Investir dans la Santé des adolescents au Sénégal : Le Projet ISMEA impacte positivement la vie de 992 jeunes filles à Oussouye

La mission de suivi du processus d’extension de l’enrôlement des adolescentes bénéficiaires de la composante 2 a été clôturée vendredi avec la présence des acteurs territoriaux et des acteurs de la santé d’Oussouye. Ces jeunes filles seront accueillies dans des espaces sécurisés où elles recevront des informations, un encadrement, et une sensibilisation sur la santé reproductive, mettant particulièrement l’accent sur l’importance de rester à l’école.

Le projet ISMEA, d’une durée de cinq ans, a été lancé à la fin de l’année 2019. Il s’inscrit dans une démarche globale visant à améliorer la santé et le bien-être des mères, des enfants, et des adolescents au Sénégal, contribuant ainsi au développement durable de la nation.

Projet ISMEA au Sénégal : Accompagnement de 4000 adolescentes vulnérables dans les domaines de l’éducation et de la Santé de la reproduction

Le projet « Investir dans la santé de la mère, de l’enfant et de l’adolescent » (ISMEA) au Sénégal a apporté un soutien significatif à 4000 adolescentes vulnérables, en mettant en œuvre des services essentiels liés à l’éducation et à la santé de la reproduction. Selon le directeur de l’Action médico-sociale, Mamadou Moustapha Fall, le projet a été déployé dans six régions du pays, dont Tambacounda, pour offrir un accompagnement crucial à cette population spécifique.

L’accompagnement offert aux adolescentes vulnérables comprend un ensemble de services dans les domaines de l’éducation et de la santé de la reproduction. Mamadou Moustapha Fall a souligné que ce soutien était essentiel, offrant aux adolescentes ciblées des bourses trimestrielles de 50 000 francs CFA par mois, ainsi que des conseils et une assistance dans des espaces sûrs spécialement créés à cet effet.

Le projet ISMEA, initié par l’État sénégalais, est actuellement mis en œuvre dans des régions stratégiques telles que Kédougou, Tambacounda, Kaffrine, Kolda, et Sédhiou. Les résultats encourageants de la phase pilote dans les régions de Tambacounda et Kédougou ont conduit à l’extension du programme dans l’ensemble des six régions, touchant près de 49 000 adolescentes.

L’objectif de la rencontre à Tambacounda était de partager les résultats du projet avec les parties prenantes, de sensibiliser les autorités administratives et de clarifier les rôles et responsabilités de chaque acteur impliqué dans cette initiative. Mamadou Moustapha Fall a souligné l’importance de cibler les adolescents, une couche de la population particulièrement vulnérable, en mettant l’accent sur les défis spécifiques auxquels ils sont confrontés pendant cette période délicate de l’adolescence.

Les critères d’enrôlement comprennent des adolescents âgés de 10 à 17 ans révolus, fréquentant une école ou s’engageant à s’inscrire dans une formation. Le projet ISMEA vise à fournir un soutien holistique à ces jeunes, contribuant ainsi à améliorer leur éducation, leur bien-être et leur santé reproductive.

La Première Dame Marième FAYE SALL, Marraine du Centre Hospitalier Régional de Fatick

Le Centre Hospitalier Régional de Fatick porte désormais le nom de Mme Adja Marième FAYE SALL, Première Dame du Sénégal. Une marque de reconnaissance des populations et du Conseil d’administration de l’hôpital, pour ses nombreuses actions sociales.

La cérémonie de dénomination a été présidée ce lundi 08 janvier par le Président de la République, Son Excellence Macky SALL, en présence du Premier ministre, des élus locaux, des autorités administratives, du personnel hospitalier et des autorités religieuses et coutumières.

Dans son intervention, Dr Marie Khémesse NGOM NDIAYE, Ministre de la Santé et de l’Action sociale a magnifié les actions de la marraine. Une dame de cœur et de conviction, dont les actions quotidiennes sont orientées vers le mécénat et l’accompagnement social des groupes vulnérables mais surtout la prise en charge des frais médicaux de malades démunis ou qui ont besoin parfois d’une évacuation sanitaire.

Rappelant la vision du Président Macky SALL consistant à assurer « Un Sénégal où tous les individus, tous les ménages et toutes les collectivités bénéficient d’un accès universel à des services de santé et d’action sociale de qualité sans aucune forme d’exclusion », Dr Marie Khémesse NGOM NDIAYE a ainsi évoqué le relèvement du plateau technique de l’hôpital.

En vue de relever les capacités de prise en charge des services d’accueil des urgences, du bloc opératoire, de la réanimation, de la maternité et de la néonatologie, des équipements d’une valeur de 400 millions de FCFA ont été mis à la disposition du Centre Hospitalier Régional Adja Marième FAYE SALL. Et d’ici quelques semaines, il est prévu le démarrage des travaux de construction d’un centre de diagnostic et d’imagerie médicale.

Grâce à ce centre, l’hôpital disposera d’un appareil d’angiographie qui va assurer la prise en charge complète des pathologies cardiaques, d’une IRM et d’un Service d’Accueil des Urgences aux normes.

Et pour renforcer l’accessibilité financière, la subvention de l’hôpital sera portée à 450 Millions de F CFA, soit une augmentation de 150 millions de F CFA à compter de cette année 2024.

Dans ce cadre, le plateau technique de la région de Fatick a aussi été renforcé.

En effet, pour une meilleure prise en charge des urgences, 10 ambulances et 2 vedettes médicalisées ont été mises à la disposition de la région, en plus de la construction et de l’équipement du centre de santé de Passy, la réhabilitation, l’extension et le relèvement du plateau technique du centre de santé de Diofior.

Aussi, les centres et postes de santé ont été renforcés en équipements complémentaires (appareil d’échographie, table opératoire, etc.).

Pour rappel, la marraine Marième FAYE SALL, à travers sa Fondation « Servir le Sénégal », a toujours fait preuve d’empathie et de sociabilité sans commune mesure envers les personnes vulnérables.

Entre autres missions, « Servir le Sénégal », depuis plus d’une décennie s’est attelée à 

favoriser toutes les actions sociales en faveur des populations fragilisées et démunies et encourager les associations, les Organisations Non Gouvernementales ainsi que les initiatives privées au profit de ces communautés. A travers un soutien médical aux plus défavorisés, notamment en matière d’hygiène et de prévention, un renforcement des équipements des établissements hospitaliers ou sanitaires pour un meilleur accès aux soins, la Fondation visait également la promotion économique et sociale des Sénégalais et l’avènement d’un Sénégal de prospérité et de bien-être.

Inauguration du nouveau pôle Médical de Matlaboul Fawzeyni à Touba : Un jalon majeur pour la Santé au Sénégal

La Ministre de la Santé et de l’Action sociale, Dr Marie Khémesse Ngom Ndiaye, a présidé l’inauguration du nouveau pôle médical à l’hôpital Matlaboul Fawzeini de Touba. Un événement marquant, symbole d’une vision présidentielle pour un accès universel à des services de santé de qualité.

Touba, ville sainte du Sénégal, a connu un moment historique ce jeudi 4 janvier 2024 avec l’inauguration du nouveau pôle médical du Centre Hospitalier National Matlaboul Fawzeini. La cérémonie a été présidée par la Ministre de la Santé et de l’Action sociale, Dr Marie Khémesse Ngom Ndiaye, en présence de nombreuses personnalités, des autorités locales, des chefs religieux, des élus, des notables, du personnel socio-sanitaire, des acteurs communautaires, et des populations.

Cet événement marque une étape significative dans l’histoire de la santé au Sénégal. Le Centre Hospitalier National Matlaboul Fawzeini, construit par la communauté mouride il y a 20 ans, était déjà une référence en matière de soins de santé. Cependant, confronté aux défis du temps et à une demande croissante, le Ministère de la Santé et de l’Action sociale a pris l’initiative d’étendre ses services avec ce nouveau pôle médical.

Le nouveau bâtiment, érigé sur cinq niveaux, abrite des services cruciaux tels que la chirurgie, la maternité, le bloc opératoire et la réanimation. Cette extension est une réponse aux besoins croissants de la population, renforçant les capacités de prise en charge du centre hospitalier.

La Ministre de la Santé, Dr Marie Khémesse Ngom Ndiaye, a souligné l’importance de ce projet dans la vision présidentielle axée sur « Un Sénégal où tous les individus, tous les ménages et toutes les collectivités bénéficient d’un accès universel à des services de santé et d’action sociale de qualité sans aucune forme d’exclusion. »

Les avantages majeurs de ce nouveau pôle médical comprennent une augmentation significative de la capacité d’accueil, passant à 340 lits et 11 salles opératoires, la mise en place d’équipements de dernière génération, une amélioration de l’hôtellerie, et le désengorgement des services d’urgence et de la maternité.

La Ministre a exprimé sa gratitude envers le Fonds Souverain d’Investissement Stratégique (FONSIS), un partenaire essentiel dans la réalisation de projets structurants. Elle a également salué le dévouement du personnel de l’hôpital et a sollicité les prières du Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké, pour la réussite continue de cette institution de santé.

Cette inauguration marque un jalon majeur dans la mission du Sénégal pour garantir des soins de santé accessibles et de qualité à l’ensemble de sa population, reflétant ainsi l’engagement envers le bien-être et la santé de tous.

Inauguration du nouveau pôle Médical de Matlaboul Fawzeyni à Touba
Inauguration du nouveau pôle Médical de Matlaboul Fawzeyni à Touba

Renforcement des Soins Médicaux à Touba : Ouverture d’une Unité de Prise en Charge des Grands Brûlés à l’Hôpital Cheikh Ahmadoul Khadim au 1er Trimestre 2024

L’hôpital Cheikh Ahmadoul Khadim de Touba s’apprête à renforcer ses capacités médicales en ouvrant, au cours du premier trimestre 2024, une unité spécialisée dans la prise en charge des grands brûlés. Cette initiative vise à offrir des soins avancés et spécialisés pour les patients souffrant de brûlures graves.

Cette initiative vient renforcer la position de l’hôpital Cheikh Ahmadoul Khadim en tant qu’établissement de référence, prêt à relever les défis médicaux complexes et à offrir des solutions innovantes pour le bien-être de la population. La date précise de l’ouverture de cette nouvelle unité sera communiquée ultérieurement.

Diamniadio : Amadou Ba inaugure le Centre Régional des Urgences de l’OMS

Le Premier ministre a officiellement inauguré le Centre régional des urgences de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à Dakar, situé à Diamniadio. Amadou Ba a exprimé sa satisfaction quant au choix du Sénégal, et plus particulièrement de Diamniadio, comme mise en place de ce hub des urgences par les autorités de la région Afrique de l’OMS.

Ce centre, selon le Premier ministre, « améliorera la gestion des urgences sanitaires en Afrique, tant en termes de qualité que de rapidité des réponses aux épidémies ». Le hub est équipé de diverses composantes, notamment le prépositionnement stratégique des fournitures d’urgence. Il permettra au bureau régional de l’OMS pour l’Afrique d’apporter un soutien plus rapide et mieux structuré aux États membres touchés par des crises sanitaires ou humanitaires.

Sur le plan technique, le centre jouera un rôle clé dans un programme de formation et d’information sur les urgences sanitaires et l’évaluation des risques. Ce programme reposera sur quatre piliers majeurs, à savoir le renforcement des capacités de renseignements en santé publique, l’amélioration de la surveillance épidémiologique et la riposte intégrée aux maladies, le soutien aux activités de diagnostic et de surveillance génomique, et enfin, la modernisation des systèmes de gestion de l’information et d’analyse des données pour une meilleure surveillance des maladies.

Le Premier ministre a également appelé les différents départements sectoriels à continuer leur accompagnement pour concrétiser la vocation de soutien logistique du hub de l’OMS. Il a souligné l’importance de la collaboration continue entre l’OMS et le ministère de la Santé et de l’Action sociale, notamment dans le contexte du déploiement des efforts pour la couverture maladie universelle au Sénégal.

Le Dr Moeti Matshidiso, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, a souligné que l’inauguration de ce centre régional des urgences est une étape importante dans les efforts déployés pour renforcer la réponse aux crises sanitaires en Afrique. Elle a rappelé les leçons tirées de la pandémie de Covid-19 et l’importance d’avoir des systèmes décentralisés d’intervention d’urgence pour assurer une réponse efficace aux crises sanitaires.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une mission plus vaste visant à établir trois centres d’urgence dans la région, avec le centre régional de l’OMS à Dakar, inauguré aujourd’hui, étant le deuxième de ce type après celui-ci. de Nairobi au Kenya. Un troisième centre est prévu à Pretoria en 2024.

Tensions dans le Secteur de la Formation en Santé: Le Collectif des Chefs d’établissements privés revendique sa légitimité

Le Collectif des Chefs d’établissements privés de formation en santé a tenu une conférence de presse le 8 décembre pour répondre aux chefs d’établissement d’écoles privées en santé rattachées à l’ANAQ SUP, rejetant la délibération de diplômes de licence professionnelle par ces écoles.

Selon Mamadou Lamine DIAKHATE, rapporteur de la commission et Directeur d’école de santé, certaines écoles, se prévalant de leur rattachement à une habilitation institutionnelle de l’ANAQ SUP, cherchent à discréditer d’autres écoles de formation en santé depuis plus d’un an.

Le président de la commission communication, Souleymane Aliou Diallo, a souligné que le collectif n’agit pas dans l’illégalité. Il a déclaré que plusieurs écoles de formation en santé sont en procédure administrative auprès de l’ANAQ SUP, en attente de la visite des experts évaluateurs, et qu’elles respectent la réglementation en vigueur.

Le collectif a également abordé la question des examens d’État que le Ministère de la Santé envisage d’arrêter d’organiser. Ils ont appelé le MSAS à prendre ses responsabilités pour éviter tout impact négatif sur le système sanitaire du pays, soulignant que l’absence de cet examen pourrait conduire chaque école à délivrer ses propres diplômes, ce qu’ils condamnent.

En conclusion, le collectif a appelé les autorités étatiques, en particulier le ministère de la Formation Professionnelle, de l’Enseignement Supérieur et de la Santé, à organiser un congrès avec les acteurs du secteur pour assurer le bon déroulement du secteur de la formation en santé, mettant en avant l’importance de la qualité dans le domaine de la santé.

Hôpital Roi Baudouin Guédiawaye : Le Sames décrète une grève de 24h renouvelable lundi 4 décembre

Le Syndicat autonome des médecins du Sénégal (Sames), section hôpital Roi Baudouin de Guédiawaye va observer  ce lundi 4 décembre une grève de  24 heures renouvelables. Le syndicat dénonce une absence de transparence dans la gestion du budget de 2022 et 2023.L’organisations syndicale s’insurge également contre les agressions et acharnements contre les praticiens  (médecins, pharmaciens et chirurgiens dentistes). 
Le Semes pose comme préalable aux négociations le changement du mode de gestion et l’humanisation des relations entre les agents de santé et la direction.

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