Saraya : le GARSI 2 démantèle un site d’orpaillage clandestin à Mouran

Dans le cadre de leur mission de lutte contre l’exploitation illégale des ressources minières, les éléments du Groupe d’Action Rapide de Surveillance et d’Intervention (GARSI 2) basés à Saraya ont mené, le 18 février 2026, une opération d’envergure dans la localité de Mouran, située dans la commune de Missira Sirimana, département de Saraya.

Déployées à Saeinsoutou, les forces de sécurité ont procédé au démantèlement complet d’un site d’orpaillage clandestin qui fonctionnait en marge de toute autorisation administrative. Cette intervention s’inscrit dans une dynamique renforcée de sécurisation des zones aurifères du sud-est du pays, confrontées depuis plusieurs années à une exploitation anarchique de l’or, souvent source d’insécurité, de dégradation environnementale et de pertes économiques pour l’État.

Le bilan de l’opération est jugé significatif. Sur les lieux, les éléments du GARSI 2 ont détruit quatre groupes électrogènes servant à alimenter les installations, cinq motopompes utilisées pour l’extraction, ainsi que deux panneaux solaires destinés à fournir de l’énergie aux équipements. Vingt-trois machines de type « cracheurs », communément employées dans le traitement du minerai, ont également été neutralisées. Deux motopompes supplémentaires ont été mises hors d’usage, de même que plusieurs abris de fortune érigés par les exploitants clandestins pour leurs activités.

Selon des sources sécuritaires, cette opération vise non seulement à freiner l’exploitation illégale de l’or, mais aussi à prévenir les risques liés à l’utilisation de produits chimiques dangereux et aux conflits récurrents entre orpailleurs. Les autorités rappellent que l’orpaillage clandestin constitue une infraction passible de poursuites judiciaires et appellent les populations à collaborer avec les forces de défense et de sécurité pour signaler toute activité suspecte.

Drame minier à Saraya : le bilan s’alourdit à six morts après un effondrement meurtrier

Vingt-quatre heures après l’effondrement tragique survenu dans la commune de Bembou, dans le département de Saraya, le bilan humain continue de s’alourdir. Un nouveau corps a été extrait des décombres ce dimanche, portant à six le nombre de personnes décédées. Sur le terrain, l’espoir de retrouver d’éventuels survivants s’amenuise au fil des heures, tandis que les opérations de secours ont été provisoirement suspendues pour des raisons de sécurité.

Le drame s’est produit le samedi 24 janvier, aux environs de 10 heures, sur le périmètre de la société minière AfriGold, situé à l’ouest du village de Gamba-Gamba, dans le sud-est du Sénégal. Selon des sources sécuritaires relayées par l’Agence de presse sénégalaise (APS), un groupe de mineurs artisanaux s’était introduit clandestinement sur ce site d’exploitation industrielle à la recherche d’or.

Alors que plusieurs d’entre eux s’activaient au fond des fosses d’extraction, les parois, déjà fragilisées par des travaux antérieurs et l’instabilité du sol, se sont brusquement effondrées. Pris au piège sous des tonnes de sable et de gravats, plusieurs mineurs ont été ensevelis sur le coup.

Dans les minutes qui ont suivi l’accident, la solidarité des orpailleurs présents sur les lieux a permis de dégager huit personnes des décombres. Parmi elles, quatre étaient déjà décédées. Les blessés, quant à eux, ont été évacués en urgence vers des structures sanitaires de la zone avant l’arrivée des forces de défense et de sécurité.

Les recherches se sont poursuivies tout au long de la journée de dimanche. Elles ont conduit à la localisation et à l’extraction de nouveaux corps, portant le bilan provisoire à six morts. Toutefois, l’absence d’un recensement précis des personnes présentes au moment de l’effondrement complique l’évaluation réelle du nombre de victimes. Les autorités n’excluent pas la possibilité que d’autres personnes se trouvent encore sous les décombres.

Face à l’ampleur des dégâts et à l’instabilité persistante du terrain, les équipes de secours ont été contraintes de suspendre les opérations de fouilles ce dimanche soir, afin d’éviter de nouveaux accidents. Les recherches devraient reprendre lundi, sous réserve de conditions de sécurité jugées acceptables.

Ce nouveau drame relance une fois de plus la problématique de l’orpaillage clandestin dans la région de Kédougou, régulièrement endeuillée par des accidents similaires. Malgré les campagnes de sensibilisation et les opérations de sécurisation menées par l’État, de nombreux jeunes continuent de risquer leur vie dans des sites non sécurisés, attirés par l’espoir d’un gain rapide.

Dans l’attente de la reprise des recherches, les populations de Bembou et des villages environnants restent plongées dans la consternation, tandis que les familles des victimes vivent dans l’angoisse et l’incertitude.

Saraya : la gendarmerie démantèle une exploitation minière nocturne illégale à Bantinkhoto

La brigade territoriale de Saraya a porté un coup dur à l’exploitation minière clandestine dans la région de Kédougou. Dans la nuit du 16 décembre 2025, les gendarmes ont mis fin à des activités minières illégales menées à Bantinkhoto, un village de la commune de Missirah Sirimana, situé à proximité immédiate de la Falémé, un cours d’eau stratégique soumis à une protection renforcée par les autorités.

L’opération fait suite à un renseignement précis faisant état de mouvements suspects dans cette zone pourtant frappée par une suspension officielle de toutes les activités minières. Déployés discrètement sur le terrain, les éléments de la brigade territoriale de Saraya ont surpris, en pleine nuit, dix individus en flagrant délit d’exploitation minière à moins de 100 mètres de la Falémé, en violation manifeste de la réglementation en vigueur.

Sur les lieux, les forces de l’ordre ont procédé à la saisie de deux pelles mécaniques utilisées pour l’extraction illégale de substances minérales. Ce matériel lourd témoigne de l’ampleur des activités clandestines menées et des risques considérables qu’elles font peser sur l’environnement, notamment sur le domaine forestier et les ressources hydriques de la zone.

Les dix individus interpellés, parmi lesquels figure un responsable présumé de l’exploitation, ont été conduits à la brigade avant d’être placés à la disposition de la justice. Ils devront répondre de plusieurs chefs d’accusation, notamment l’exploitation illicite de substances minérales, l’atteinte au domaine forestier et la violation du décret portant suspension des activités minières dans la zone de la Falémé.

Saraya : vaste opération de la gendarmerie contre l’orpaillage clandestin et les bars illégaux

La gendarmerie nationale a mené, le mercredi 2 juillet 2025, une opération d’envergure dans la commune de Missirah Sirimana, département de Saraya, afin de sécuriser les zones minières et lutter contre les multiples trafics qui prolifèrent autour des sites d’orpaillage. L’intervention s’est déroulée plus précisément dans les villages de Baninkhoto et Mouran, deux localités connues pour abriter des activités illicites, selon le communiqué transmis par le chef de la Division Communication et Relations Publiques de la gendarmerie nationale.

L’opération, dirigée par la brigade territoriale de Saraya, a bénéficié du soutien opérationnel de l’Escadron de Surveillance et d’Intervention (ESI) de Salémata. Elle visait simultanément l’orpaillage clandestin et la prolifération des débits de boisson non autorisés, deux phénomènes qui alimentent l’insécurité et la criminalité dans la zone.

Les gendarmes ont ainsi procédé au démantèlement d’un site d’orpaillage clandestin qui fonctionnait en violation totale de la réglementation encadrant l’exploitation des ressources minières. Des fouilles méthodiques ont permis de saisir un lot important d’équipements servant à l’extraction illégale de l’or, notamment dix-sept groupes électrogènes, six motopompes utilisées pour le pompage de l’eau dans les puits, ainsi qu’une batterie de grand modèle indispensable au fonctionnement des installations.

En parallèle, les forces de sécurité ont fermé trois bars clandestins installés à proximité du site minier. Ces établissements, opérant sans autorisation, servaient non seulement de points de vente de boissons alcoolisées mais aussi de lieux de rassemblement susceptibles d’alimenter l’insécurité. Les gendarmes ont ainsi mis la main sur une grande quantité d’alcool conditionné et cinq baffles utilisés pour animer ces établissements.

Cette opération s’inscrit dans la stratégie plus large des autorités visant à restaurer l’ordre public et à protéger les ressources naturelles du pays, régulièrement exposées à la convoitise de réseaux organisés. Elle vient rappeler la détermination de la gendarmerie nationale à éradiquer les sites clandestins qui prolifèrent dans les zones aurifères, au mépris des réglementations environnementales et fiscales.

SARAYA | La Gendarmerie démantèle un site d’orpaillage clandestin et des bars illégaux à Missirah Sirimana

Une vaste opération de sécurisation a été menée ce mercredi 2 juillet par la Gendarmerie nationale dans la commune de Missirah Sirimana, plus précisément dans les villages de Baninkhoto et Mouran, situés dans le département de Saraya, région de Kédougou. Cette intervention ciblée avait pour objectif de lutter contre l’exploitation illicite des ressources naturelles et les activités illégales connexes dans cette zone sensible.

Coordonnée par la brigade territoriale de Saraya, avec l’appui de l’Escadron de Surveillance et d’Intervention (ESI) de Salémata, l’opération a permis de démanteler un site d’orpaillage clandestin, ainsi que trois bars illégaux installés aux abords de la zone minière.

Lors de cette descente, les forces de sécurité ont mis la main sur un arsenal de matériel servant à l’exploitation illégale de l’or. Le bilan des saisies est significatif :

17 groupes électrogènes 6 motopompes 1 batterie de grand modèle 5 baffles Une grande quantité de boissons alcoolisées

Ce matériel, destiné à alimenter les activités minières illégales et les débits de boissons non autorisés, a été confisqué par la gendarmerie. Des enquêtes sont en cours pour identifier les auteurs et commanditaires de ces installations frauduleuses.

La commune de Missirah Sirimana fait partie des nombreuses localités de la région de Kédougou régulièrement confrontées à l’orpaillage clandestin, une activité lucrative mais à forte incidence sociale, sécuritaire et environnementale. Ces exploitations sauvages favorisent l’insécurité, la dégradation des écosystèmes, et attirent divers trafics, dont ceux de boissons alcoolisées et parfois de substances prohibées.

Par cette opération, les autorités entendent réaffirmer leur engagement à faire respecter la loi dans les zones minières et à protéger les populations contre les effets pervers de l’orpaillage anarchique.

La Gendarmerie nationale appelle par ailleurs les populations locales à plus de collaboration et de vigilance, en dénonçant tout comportement suspect ou toute activité illégale.

Orpaillage clandestin à Saraya : six sites illégaux démantelés et du matériel saisi lors de l’ »Opération Orientale »

Les autorités sénégalaises viennent de porter un nouveau coup dur à l’orpaillage clandestin dans le sud-est du pays. Dans le secteur stratégique de la Falémé, aux abords de la commune de Saraya, six sites d’extraction illégale d’or ont été démantelés au cours des quatre derniers jours. Cette intervention entre dans le cadre de l’ »Opération Orientale », une initiative sécuritaire de grande envergure destinée à assainir les zones aurifères de la région.

Sur le terrain, les forces engagées ont saisi un matériel conséquent utilisé par les orpailleurs clandestins. Le butin confisqué comprend notamment quatorze motopompes, sept motos et plusieurs équipements artisanaux conçus pour l’extraction de l’or. Ces outils rudimentaires mais efficaces permettent aux exploitants illégaux de creuser rapidement dans le sous-sol à la recherche du précieux minerai. Leur présence atteste d’une activité soutenue et structurée, souvent en marge de la loi et sans aucun respect des normes environnementales ou sécuritaires.

Les sites visés par cette opération ne sont pas de simples campements isolés. Ils sont régulièrement associés à des dégradations graves de l’environnement, en particulier de la flore et des cours d’eau, du fait de l’utilisation intensive de produits chimiques ou de techniques d’exploitation destructrices. Outre leur impact écologique, ces zones d’orpaillage clandestin sont souvent à l’origine de tensions sociales, d’insécurité et de conflits entre populations locales, étrangers et acteurs légaux du secteur minier.

Selon les autorités, l’ »Opération Orientale » ne fait que commencer. Elle s’inscrit dans une stratégie plus large de sécurisation et de régulation du secteur aurifère dans le sud-est du Sénégal. L’objectif est clair : réduire durablement les activités minières clandestines, qui échappent au contrôle de l’État et privent le pays de ressources fiscales importantes tout en exposant les populations locales à des risques sanitaires et sociaux.

Ce type d’intervention, souvent saluée par les riverains et les opérateurs miniers légaux, s’inscrit également dans une logique de préservation de l’environnement et de restauration de l’autorité de l’État sur des territoires parfois abandonnés aux logiques de l’exploitation sauvage. Reste à savoir si ces efforts seront soutenus dans la durée, car la prolifération de l’orpaillage clandestin, alimentée par la pauvreté et le manque d’alternatives économiques, demeure une réalité complexe à éradiquer.

Pour l’heure, les autorités promettent de maintenir la pression sur les zones les plus touchées, tout en renforçant les moyens de surveillance et les actions de sensibilisation auprès des communautés locales. Saraya, devenue ces dernières années un épicentre de l’orpaillage illégal, reste au cœur des préoccupations sécuritaires dans cette partie du Sénégal.

Braquage à Saraya : des hommes armés dépouillent plusieurs passagers et emportent plus d’un million de francs CFA

Un braquage d’une rare violence a été perpétré hier, samedi, dans la région de Kédougou. Sur l’axe Missirah Sirimana – Kondokhou, dans le département de Saraya, un groupe d’individus armés a attaqué plusieurs véhicules de transport en commun et des motos, emportant une somme estimée à 1,2 million de francs CFA.

Selon l’Agence de Presse Sénégalaise (APS), les assaillants, lourdement armés de kalachnikovs, de machettes et de gourdins, ont surgi sur la piste reliant Missirah Sirimana à Kondokhou. Profitant d’un moment où plusieurs véhicules circulaient en direction de la commune de Saraya, ils ont stoppé la circulation sous la menace de leurs armes.

Parmi les victimes, un ressortissant français aurait perdu 350 000 francs CFA. Les autres passagers ont également été délestés de leurs biens sous la contrainte, sans qu’aucune perte en vie humaine ne soit signalée.

Après avoir dérobé l’argent et d’autres effets personnels, les malfaiteurs ont tiré plusieurs coups de feu en l’air pour semer la panique avant de disparaître dans la nature. D’après une source sécuritaire, des traces de pneus de motos ont été retrouvées sur les lieux, suggérant que les assaillants ont pris la direction de la frontière entre le Sénégal et le Mali.

Alertée, la brigade de la gendarmerie territoriale de Saraya s’est rapidement rendue sur place pour effectuer les premières constatations et ouvrir une enquête. Les forces de l’ordre tentent d’identifier les auteurs de cette attaque et de retracer leur itinéraire de fuite.

Saraya : onze arrestations après un blocus sur la RN7 suite à un accident mortel

Une vive tension a secoué ce mardi la localité de Badioula, située sur la route nationale 7 entre Bembou et Saraya. Tout est parti d’un accident de la circulation impliquant deux motos, qui a fait un blessé grave. Ce dernier a succombé à ses blessures à l’hôpital régional Amath Dansokho de Kédougou, déclenchant une vive réaction des habitants.

En colère, des jeunes du village ont bloqué la RN7, un corridor stratégique reliant Dakar à Bamako. Ils ont érigé des barricades, perturbant fortement la circulation sur cet axe essentiel pour les échanges commerciaux.

Alertée, la brigade de gendarmerie de Saraya, appuyée par l’unité spéciale GARSI 2, est intervenue pour rétablir l’ordre. Des affrontements ont éclaté lorsque les forces de l’ordre ont utilisé des grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants et dégager la route. Malgré une résistance acharnée, les forces de l’ordre ont réussi à lever le blocus.

Au cours de l’intervention, onze personnes ont été interpellées. Elles sont accusées d’attroupement non autorisé, de rébellion, et d’outrage à agents dans l’exercice de leurs fonctions. Les suspects ont été placés en garde à vue et devraient être présentés au procureur ce mercredi pour répondre de leurs actes.

Saraya, enclavée, éloignée et en manque de presque tout : L’implacable diagnostic d’Amadou Ba

Tel un médecin face à son patient, Amadou a été pointilleux dans le diagnostic. Il a mis le doigt sur le mal profond, plutôt les maux devraient on dire qui gangrènent et rongent le département de Saraya.

Un endroit où le chef de file de Jamm ak Njarin a tenu à poser le pied, ce vendredi 1er Novembre pour rappeler aux populations locales qu’elles font partie intégrante du Sénégal. «Saraya est très loin de Dakar. Saraya est même loin de Kédougou, la capitale régionale. Elle est presque coupée du reste du pays», précise le leader de la coalition de l’espoir, Amadou Ba. D’où la nécessité et l’urgence de désenclaver le département.

Il manque presque de tout. Routes, pistes de production, électricité, réseau téléphonique… Ce département, d’égale dignité avec tous les autres que compte le pays, doit pouvoir bénéficier des mêmes commodités, pour que l’équité territoriale soit, enfin, une réalité visible partout à travers le pays.

Jamm ak Njarin compte, une fois, au contrôle à l’hémicycle, corriger ce déséquilibre en portant les demandes et les doléances, somme toutes, légitimes au niveau de la représentation nationale. Mieux que de les porter, Amadou Ba, ses futurs collègues et alliés parlementaires, entendent trouver des solutions aux innombrables difficultés auxquelles Saraya est confrontée depuis l’indépendance. Il faudra au préalable que Jamm ak Njarin, s’adjuge le gain de la partie au soir du scrutin législatif du 17 Novembre 2024.

Exploitation illégale le long de la Falémé : Trois individus arrêtés et matériel saisi par la gendarmerie

L’exploitation clandestine continue de sévir dans la région de la Falémé malgré l’interdiction formelle décrétée par le gouvernement. Ce dimanche 20 octobre 2024, les forces de la brigade territoriale de la gendarmerie de Saraya ont mené une opération coup de poing visant à démanteler des activités minières illégales qui persistent dans cette zone, autrefois un haut lieu de l’orpaillage semi-mécanisé. Trois individus ont été interpellés sur place, et du matériel sophistiqué utilisé pour l’extraction minière a été saisi.

La région de la Falémé, située dans le sud-est du Sénégal, fait l’objet d’un décret présidentiel interdisant toute activité minière depuis plusieurs mois. Cette mesure, prise pour trois ans, vise à protéger les ressources naturelles et à stopper la dégradation environnementale sévère causée par l’exploitation minière anarchique dans cette zone sensible. Toutefois, cette interdiction semble ne pas dissuader les orpailleurs clandestins, qui, malgré la menace de sanctions sévères, poursuivent leurs activités illégales.

La dernière opération menée par la gendarmerie a révélé l’ampleur des violations. Des individus, dont des ressortissants étrangers, se sont approprié des sites abandonnés par des entreprises semi-mécanisées pour poursuivre l’extraction illégale de ressources. À Dokhiba, l’un des épicentres de l’orpaillage clandestin, les forces de l’ordre ont découvert que des groupes, parmi lesquels des ressortissants chinois, continuaient leurs activités en toute illégalité. L’arrivée des gendarmes a poussé plusieurs occupants à fuir, abandonnant sur place un équipement conséquent.

Lors de cette intervention, trois individus ont été appréhendés par les forces de l’ordre. En plus de ces arrestations, les gendarmes ont confisqué plusieurs machines utilisées pour l’extraction de l’or, notamment quatre engins lourds et une motopompe, un matériel coûteux qui montre l’organisation et les moyens importants mis en place par ces groupes illégaux.

Les personnes arrêtées ont été placées en garde à vue à la brigade de Saraya et sont actuellement en attente de leur transfert au parquet de Tamba pour répondre des accusations d’exploitation minière clandestine. L’enquête, ouverte par les autorités locales, cherche à déterminer l’étendue de cette exploitation illégale ainsi que les responsabilités impliquées. Les forces de l’ordre tentent également d’identifier d’éventuels complices qui auraient pu échapper à l’arrestation lors de l’intervention.

Au-delà des enjeux légaux, l’exploitation minière illégale dans cette région pose de sérieux problèmes environnementaux. La Falémé est une zone déjà vulnérable, et les activités d’extraction, menées sans contrôle, aggravent la dégradation des sols et des ressources en eau. Le recours à des méthodes d’extraction non réglementées, souvent destructrices, entraîne une perte importante de biodiversité et contribue à la pollution des rivières, mettant en danger la vie des populations locales qui dépendent de ces cours d’eau pour leurs activités agricoles.

Sur le plan économique, l’orpaillage clandestin prive également l’État sénégalais de revenus importants issus de l’exploitation légale des ressources minières. Les autorités font face à un double défi : restaurer l’ordre et la légalité dans ce secteur tout en assurant la protection des populations locales qui, souvent, trouvent dans l’orpaillage une source de subsistance.

La récurrence de ces violations malgré l’interdiction en vigueur illustre la difficulté pour le gouvernement de faire respecter ses décisions dans des régions reculées et difficiles d’accès comme celle de la Falémé. Les forces de sécurité, bien que mobilisées, se heurtent à la persistance de réseaux bien organisés qui profitent des failles dans la surveillance et le contrôle des sites miniers.

Cette situation met également en lumière le besoin d’une meilleure collaboration entre les forces de l’ordre, les autorités locales et les populations. Plusieurs initiatives visant à offrir des alternatives économiques aux habitants des zones minières ont été envisagées, mais leur mise en œuvre reste souvent limitée par des contraintes budgétaires et logistiques.

L’arrestation de ces trois individus envoie néanmoins un signal fort aux contrevenants et aux opérateurs illégaux. Les autorités sénégalaises ont montré leur détermination à faire appliquer la loi et à protéger les ressources naturelles du pays. L’interdiction de toute activité minière dans la région de la Falémé reste en vigueur pour trois ans, et des opérations de surveillance intensifiée sont annoncées pour décourager ceux qui tenteraient de défier cette mesure.

Les Sénégalais attendent désormais que la justice fasse son travail et que les coupables soient sanctionnés conformément à la loi. L’issue de cette affaire sera sans doute scrutée de près, tant par les opérateurs économiques légitimes que par les acteurs clandestins qui continuent de défier les autorités.

Saraya : La Gendarmerie démantèle deux sites d’orpaillage clandestin à Bantankoto et renforce la sécurité à Sékhoto

Les forces de défense et de sécurité intensifient leurs efforts pour lutter contre l’insécurité dans le département de Saraya. La brigade de gendarmerie de Saraya, soutenue par un détachement du GARSI2 et la section environnement, a mené des opérations de grande envergure le long de la Falémé, visant à nettoyer la zone de Sékhoto et à démanteler deux sites d’orpaillage clandestin au village de Bantankoto.

Opérations à Sékhoto

Lors d’une opération minutieuse dans le village de Sékhoto, les gendarmes ont contrôlé 92 individus et saisi un important lot de matériel, comprenant :

70 tiges d’explosifs,
09 mèches lentes,
138 comprimés de tramaking 225,
37 grosses de cigarettes de marque Sir,
800 g de chanvre indien,
23 bidons de 20 litres remplis d’essence,
05 machines à sous.

Démantèlement à Bantankoto

À Bantankoto, sous la direction de l’adjudant Ndao, les forces de l’ordre ont démantelé deux sites d’orpaillage clandestins situés dans la commune de Bembou. Lors de ces opérations, 18 individus ont été interpellés et le matériel suivant a été saisi :

150 kg de cyanure,
325 kg de charbon actif,
20 litres d’acide nitrique,
20 litres d’acide sulfurique,
38 groupes électrogènes,
98 motos pompes,
05 pompes à eau,
01 pompe à air,
04 panneaux solaires (PM),
09 marteaux piqueurs.

Les 18 individus interpellés à Bantankoto sont actuellement en garde à vue à la brigade de gendarmerie de Saraya et seront déférés au parquet pour exploitation illicite de substances minérales et altération du domaine forestier.

Ces opérations témoignent de l’engagement des forces de défense et de sécurité à maintenir l’ordre et à lutter contre l’orpaillage clandestin, un fléau qui menace l’environnement et la sécurité publique dans la région.

Opération de démantèlement : 18 personnes arrêtées pour orpaillage clandestin à Saraya

Les efforts visant à mettre fin aux activités d’orpaillage clandestin se poursuivent dans la région de Saraya, avec une nouvelle opération menée par les éléments de la brigade de gendarmerie territoriale. Après l’opération réussie à Bagué dans la commune de Missira Sirimana, l’adjudant Ndao et son équipe ont mis un terme à des activités illégales d’extraction de substances minérales à Sansamba.

Lors d’une descente surprise, les forces de l’ordre ont appréhendé seize ressortissants burkinabé et deux Maliens en flagrant délit. En plus des arrestations, un important lot de matériel a été saisi, comprenant dix-sept motos, quatre motopompes, trois groupes électrogènes, deux pompes à eau, six poulies et 21 grammes d’or.

Actuellement en garde à vue à la brigade de gendarmerie de Saraya, ces dix-huit individus seront présentés au parquet près du tribunal de grande instance de Kédougou pour répondre des accusations d’exploitation illégale de substances minérales et d’altération du domaine forestier.

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