Impertinence contre Aminata Touré : Khalifa Wade réplique sèchement à Moustapha Gaye de l’APR

L’ancienne Première ministre Aminata Touré, dite “Mimi”, continue d’essuyer des attaques de la part de certains responsables de l’Alliance pour la République (APR). Dernier en date, Moustapha Gaye, membre du régime sortant, a tenu des propos virulents à son encontre lors d’une récente sortie médiatique.

Une attitude qui a fait sortir de sa réserve Khalifa Wade, responsable politique à Kaolack et proche de Mimi Touré. Ce dernier a tenu à recadrer sévèrement Moustapha Gaye.

“Que cet homme sache que Madame Aminata Touré est de loin son égale. Elle n’a jamais été attirée par les privilèges ou les postes. Sinon, elle n’aurait jamais quitté les Nations Unies, où elle occupait le poste de Secrétaire générale adjointe, pour revenir au Sénégal et servir la République. Elle a été nommée directrice de campagne de Macky Sall, et tout le monde connaît le résultat : son candidat est sorti victorieux du scrutin de 2012. Cela en dit long sur la stature de cette dame,” a réagi Khalifa Wade.

Selon lui, Mimi Touré est devenue la véritable bête noire de l’APR, car elle a torpillé le projet de troisième mandat de Macky Sall, qu’il qualifie d’anti-démocratique.

“Les responsables de cette formation inventent des histoires à longueur de journée pour la décrédibiliser. Mais Mimi est clean, irréprochable. Elle est une compétence sûre, et depuis 2019, elle ne cautionne presque aucun acte posé par Macky Sall et ses proches. Cela lui a valu de nombreuses trahisons, mais elle est toujours restée sereine,” ajoute-t-il.

Khalifa Wade revient également sur les manœuvres présumées visant à écarter Aminata Touré lors de la dernière présidentielle.

“À la veille de l’élection présidentielle de 2024, Macky Sall a tout tenté pour saboter ses parrainages. Il envisageait même d’utiliser sa plainte contre le Conseil constitutionnel comme prétexte pour reporter l’élection. Mais elle a compris le jeu et a immédiatement retiré sa plainte afin que le scrutin se tienne à la date prévue,” affirme-t-il.

Il insiste : Mimi Touré n’est pas une opportuniste, mais une femme de principe, profondément attachée à l’intérêt du Sénégal.

“Le ministre Mbaye Ndiaye, proche de Macky, a même été envoyé chez elle avec un décret pour qu’elle rejoigne le pouvoir, en remplaçant Mme Aminata Mbengue Ndiaye à la tête du Haut Conseil des Collectivités Territoriales. Elle a catégoriquement refusé. Elle ne connaît pas la trahison, parce qu’elle est une pure Saloum-Saloum,” lance-t-il.

Pour Khalifa Wade, les responsables de l’APR n’ont plus aucune crédibilité pour donner des leçons.

“Ces gens-là ne devraient plus avoir voix au chapitre. Ils doivent se taire, car ils sont les véritables responsables de la situation actuelle que vivent les Sénégalais. Mimi est une battante, et elle continue de tout faire pour la réussite du projet national, notamment à travers le référentiel des politiques publiques : la ‘Vision Sénégal 2050’,” conclut-il.

Justice et tensions à la barre : Un professeur de français sèchement recadré par le juge pour outrage à magistrat

Une audience tendue s’est tenue récemment devant le tribunal des flagrants délits de Dakar. Djiby Ndiaye, professeur de français, était poursuivi pour outrage à magistrat, entre autres infractions, à la suite de propos jugés particulièrement virulents contre le procureur de la République, Ibrahima Ndoye.

Selon le quotidien Les Échos, le ton est vite monté dans la salle d’audience. Le juge, visiblement outré par les propos du prévenu, n’a pas hésité à le recadrer fermement. « Vous l’avez offensé. Ça aurait été moins grave de l’insulter de mère que de le traiter de tous ces mots », a-t-il lancé, dénonçant la violence des critiques adressées au procureur.

Mais le magistrat ne s’est pas arrêté là. Dans un coup de gueule qui a marqué les esprits, il a exprimé son ras-le-bol face au manque de respect croissant envers l’appareil judiciaire. « S’il vous plaît, respectez-nous. Vous ignorez ce que nous, magistrats, et ce procureur que vous attaquez, endurons pour la stabilité du pays », a-t-il martelé, appelant à une reconnaissance du rôle fondamental de la justice dans l’équilibre national.

Pour couper court à toute interprétation politique de cette défense du ministère public, le juge a également tenu à préciser : « Moi, mon diplôme de magistrat m’a été remis par Abdou Diouf, qui n’est plus là. Il faut laisser tranquilles les procureurs. »

Avant de conclure, agacé : « Après ce procureur, vous allez vous attaquer à nous, les magistrats. »

Affaire Sonko–Adji Sarr : Amadou Ba (Pastef) réplique sèchement à Madiambal Diagne et dénonce une « manipulation puérile »

Le député Amadou Ba, membre du parti Pastef, n’a pas tardé à répondre aux critiques virulentes du journaliste Madiambal Diagne, à la suite de sa déclaration controversée dans l’émission Jakarlo Bi de ce vendredi 4 juillet. Dans une vidéo de huit minutes publiée sur Facebook sous le titre « Corruption de la jeunesse : mettre fin aux manipulations puériles de Madiambal et compagnie », l’élu a tenu à clarifier ses propos et dénoncer ce qu’il considère comme une tentative de déstabilisation politique.

Tout est parti d’une séquence de l’émission Jakarlo Bi, au cours de laquelle Amadou Ba, abordant l’affaire Ousmane Sonko – Adji Sarr, aurait lancé : « Adji Sarr est une prostituée, Sonko un client ». Des propos qui ont fait vivement réagir Madiambal Diagne sur le réseau social X (anciennement Twitter). Le journaliste s’est indigné :

« Adji Sarr est une prostituée, Sonko un client » ! Amadou Ba de Pastef a-t-il mesuré la gravité de son propos ? Quel respect pour Adji Sarr ! Quel respect pour son leader Ousmane Sonko ! Est-ce un autre coup bas entre pastefiens ? »

Face à cette sortie, Amadou Ba a contre-attaqué avec fermeté. Dans sa vidéo, il accuse Madiambal Diagne et d’autres figures médiatiques de travestir ses propos à des fins politiques. Selon lui, ses déclarations ont été sorties de leur contexte dans une volonté manifeste de nuire à sa personne et de semer la discorde au sein du parti Pastef. Le député assure qu’il ne s’agissait nullement d’une attaque contre Ousmane Sonko, qu’il dit continuer de respecter et soutenir, mais plutôt d’une mise en lumière du traitement médiatique biaisé de l’affaire.

Amadou Ba estime que Madiambal Diagne agit dans une logique de manipulation de l’opinion publique et d’instrumentalisation politique de faits sensibles. Il rappelle également que son intention première était de dénoncer l’instrumentalisation judiciaire et médiatique de l’affaire Adji Sarr, devenue selon lui un outil de persécution politique.

Cette passe d’armes intervient dans un contexte toujours tendu, où chaque mot autour de l’affaire Sonko–Adji Sarr peut raviver les clivages politiques et les tensions sociales. Elle illustre également les fractures internes qui peuvent exister au sein même des soutiens de Pastef, dans un climat post-électoral encore chargé.

Aminata Touré répond sèchement à Macky Sall : « Une provocation à la mémoire des victimes »

L’ancienne Première ministre du Sénégal, Aminata Touré, n’a pas mâché ses mots en réponse à la récente déclaration de l’ex-président Macky Sall sur les potentialités de l’Afrique et son affirmation sur la scène internationale. Dans un message publié sur sa page Facebook, elle a vivement critiqué l’ancien chef d’État, l’accusant de vouloir incarner une voix qui, selon elle, ne lui revient pas.

Aminata Touré, qui a été une proche collaboratrice de Macky Sall avant de devenir l’une de ses opposantes les plus féroces, a jugé sa prise de parole comme une « provocation » à la mémoire des jeunes Sénégalais qui ont perdu la vie sous son régime. « La communication actuelle de Macky Sall est une véritable provocation à la mémoire des 80 jeunes Sénégalais morts sous son régime », a-t-elle déclaré, faisant référence aux nombreuses victimes des violences politiques et répressions enregistrées sous l’ère Sall.

Elle ne s’est pas arrêtée là, enchaînant sur les scandales financiers qui éclaboussent l’ancien pouvoir : « Sans compter les scandales financiers que les Sénégalais découvrent quotidiennement ! La voix de l’Afrique ne saurait être portée par Macky Sall, qui doit rendre des comptes ici et maintenant », a-t-elle martelé.

Depuis l’élection de Bassirou Diomaye Faye à la présidence en mars 2024, plusieurs voix s’élèvent pour demander des comptes à l’ancien régime. Des accusations de corruption, de mauvaise gestion des ressources publiques et de violations des droits humains ont été portées contre l’administration Sall, notamment par des figures de l’opposition et de la société civile.

Aminata Touré, qui s’est éloignée de Macky Sall après avoir dénoncé son refus d’instaurer une gouvernance transparente et démocratique, continue de se positionner comme une fervente critique de l’ancien président. Sa déclaration reflète un climat politique toujours marqué par des tensions et une demande pressante de justice et de reddition de comptes.

Alors que Macky Sall tente de maintenir son influence sur la scène africaine et internationale, il est clair que ses opposants ne comptent pas lui laisser le champ libre. Reste à savoir si les nouvelles autorités donneront suite aux appels à enquêter sur sa gestion du pays.

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