Nomination au CNRA : Maimouna Ndour Faye dénonce des irrégularités et des incohérences

La récente nomination d’Aoua Bocar Ly Tall au Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA) continue de faire couler beaucoup d’encre au Sénégal. Cette décision a suscité des critiques, certains dénonçant une politisation de l’institution. Toutefois, Maimouna Ndour Faye, directrice de la 7TV, a tenu à souligner une incohérence dans les réactions de certains citoyens face à cette situation.

Dans une intervention publique, Maimouna Ndour Faye a rappelé que les membres du CNRA, selon les principes républicains défendus notamment par le Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse du Sénégal (CDEPS), ne devraient en aucun cas être affiliés à un parti politique ou afficher publiquement une quelconque sympathie partisane.

« Si la nomination d’Aoua Bocar Ly Tall est critiquée sous prétexte de son appartenance ou de sa proximité avec un parti politique, celle de Lamine Ndiaye, acteur comédien et également membre du CNRA, ne devrait pas être épargnée. Pourtant, Lamine Ndiaye a clairement exprimé son appartenance politique, et cela de manière publique », a-t-elle fait remarquer.

Pour Maimouna Ndour Faye, il est impératif que les critères de sélection des membres du CNRA soient appliqués de manière uniforme. Selon elle, le fait que Lamine Ndiaye ait publiquement déclaré son affiliation politique aurait dû soulever autant d’interrogations que la nomination d’Aoua Bocar Ly Tall.

« L’institution qu’est le CNRA doit préserver sa neutralité. Elle joue un rôle crucial dans la régulation des médias et la sauvegarde des principes démocratiques. Toute politisation, quelle qu’elle soit, pourrait compromettre sa crédibilité », a-t-elle souligné.

Ces déclarations relancent le débat sur la transparence et la rigueur dans le choix des membres des institutions publiques au Sénégal. Pour de nombreux observateurs, il est essentiel que ces institutions, notamment le CNRA, restent à l’abri des influences politiques, afin de garantir leur impartialité et leur efficacité.

Les propos de Maimouna Ndour Faye résonnent comme un appel à la cohérence et à une réforme en profondeur des processus de nomination dans les institutions publiques. Elle invite ainsi les autorités, mais aussi la société civile, à adopter une position claire et juste face à ces questions sensibles.

Scandale Prodac : Une expertise indépendante pour faire éclater la vérité

Le scandale autour du Programme des Domaines Agricoles Communautaires (Prodac), qui secoue l’opinion publique sénégalaise depuis plusieurs mois, vient de franchir une nouvelle étape. Le 6 janvier, le juge d’instruction du premier cabinet financier a ordonné une expertise indépendante pour examiner en détail les pratiques des entreprises impliquées et faire la lumière sur les soupçons de malversations financières.

Les principaux accusés, Mamina Daffé, ancien coordonnateur du Prodac, et Ibrahima Cissé, gérant de la société Tida, ont été placés sous mandat de dépôt depuis novembre 2024. Ils font face à une série de chefs d’accusation graves, notamment escroquerie sur les deniers publics, faux et usage de faux, blanchiment de capitaux et complicité.

D’après les révélations du journal Libération, le dossier, déjà explosif, s’enrichit de nouvelles pièces à conviction au fil de l’enquête. Ces soupçons de détournement de fonds publics et d’irrégularités contractuelles soulèvent de vives questions sur la gouvernance et la transparence dans l’exécution des projets publics.

Pour lever le voile sur les agissements des entreprises concernées, le magistrat instructeur a mandaté le cabinet Adr pour une expertise approfondie. Les experts disposent d’un délai de 60 jours pour répondre à plusieurs questions clés :

1. Respect des engagements contractuels : Les sociétés Tida et Itta ont-elles respecté les termes des contrats, notamment en ce qui concerne le transit et la livraison des équipements destinés au Prodac ?

2. Actions concrètes menées : Quels efforts ont été réellement fournis pour acheminer ces équipements sur les sites agricoles concernés ?

3. Vérification des factures : Les experts devront examiner les factures validées, comparer les montants aux prix pratiqués sur le marché et évaluer la légitimité des paiements effectués.

Ces analyses permettront de déterminer si les accusations reposent sur des faits avérés ou sur une simple gestion hasardeuse des fonds publics.

L’affaire Prodac illustre les défis croissants de la lutte contre la corruption au Sénégal. Si les conclusions de l’expertise révèlent des irrégularités majeures, elles pourraient entraîner de lourdes sanctions pour les accusés et leurs éventuels complices, y compris au sein des institutions publiques.

Cette affaire est également un test de crédibilité pour le système judiciaire sénégalais. Les observateurs estiment qu’un traitement transparent et impartial de ce dossier renforcerait la confiance des citoyens dans les institutions judiciaires et financières du pays.

Pour beaucoup, le scandale Prodac dépasse le cadre d’un simple litige financier. Il s’agit d’un symbole des failles structurelles dans la gestion des projets publics et de la nécessité d’établir des mécanismes robustes de contrôle et de transparence.

Avec la mission confiée au cabinet Adr, les regards sont désormais tournés vers les résultats de cette expertise, qui pourrait marquer un tournant dans cette affaire sensible. En attendant, Mamina Daffé et Ibrahima Cissé restent derrière les barreaux, tandis que les Sénégalais espèrent voir la justice triompher.

Controverse autour de la nomination de Samba Ndiaye : le gouvernement clarifie la situation

La nomination de Samba Ndiaye au poste de président du Conseil d’administration (PCA) de la Société nationale des Habitations à Loyer Modéré (SN HLM) continue d’alimenter le débat public. Lors d’un live sur sa page Facebook, le Premier ministre Ousmane Sonko avait laissé entendre que cette nomination n’avait pas été officialisée, soulevant des interrogations sur l’état du processus.

Intervenant sur la Radio Futurs Médias (RFM), dimanche dernier, le ministre porte-parole du gouvernement, Moustapha Ndjek Sarré, a apporté des précisions sur la situation. Selon lui, bien que le décret de nomination ait été annoncé lors d’un Conseil des ministres, la procédure n’est pas encore complète.

« Beaucoup de nominations ont été annoncées en Conseil des ministres, et cela suit une procédure. Le décret est signé, notifié au concerné, au ministre de tutelle, puis publié », a expliqué M. Sarré. Il a insisté sur le fait que la publication au Journal officiel constitue l’étape finale pour officialiser toute nomination.

À ce jour, cette publication n’a pas encore eu lieu, ce qui signifie que Samba Ndiaye n’est pas encore officiellement investi dans ses fonctions. M. Sarré a également rappelé que les nominations annoncées en Conseil des ministres ne signifient pas toujours une validation définitive, soulignant ainsi la complexité et la rigueur du processus administratif.

Interrogé sur une possible annulation de la nomination de Samba Ndiaye par le président de la République, le porte-parole du gouvernement a répondu avec prudence : « Annulée, je ne sais pas. Mais ce qui est sûr et certain, c’est que tout décret signé suit une procédure. Comme je l’ai dit précédemment, cela passe par des notifications et une publication. »

La déclaration de Moustapha Ndjek Sarré laisse planer le doute sur l’avenir de cette nomination. Il semble que le processus soit toujours en cours, mais sans garantie d’aboutissement. De son côté, le Premier ministre Ousmane Sonko a soulevé des interrogations qui reflètent les préoccupations d’une partie de l’opinion publique.

Barthélémy Dias dénonce une justice « domestiquée » et accuse le régime en place

Lors d’une conférence de presse tenue ce mardi, Barthélémy Dias, ancien maire de Dakar et figure de la coalition Sàmm Sa Kàddu, a vivement critiqué le pouvoir judiciaire et le régime en place. Ces déclarations interviennent après la condamnation à des peines fermes de plusieurs membres de la sécurité de sa coalition, arrêtés pendant la campagne électorale pour les législatives anticipées.

Barthélémy Dias n’a pas mâché ses mots à l’égard du système judiciaire sénégalais. Il a directement interpellé l’Union des magistrats du Sénégal (UMS), dénonçant une justice qu’il accuse de manquer d’indépendance. « Il ne faudrait pas demain qu’on vienne vous dire que vous êtes un corps constitué, que vous avez une immunité et que vous êtes protégés. Vous êtes des Sénégalais comme tous les autres et, au besoin, vous avez des comptes à rendre », a-t-il martelé.

L’ancien maire est allé jusqu’à imputer à la justice une responsabilité dans les tragédies politiques passées, notamment en évoquant les 80 morts enregistrés lors de la dernière alternance politique. « Une justice qui refuse de s’assumer et qui, dans son inaction ou son obéissance aveugle, est à l’origine de certaines émeutes meurtrières », a-t-il affirmé.

Sans nommer explicitement la cible de ses critiques, Barthélémy Dias s’en est pris à un dirigeant qu’il qualifie de « petit mec » : « En pleine campagne électorale, il a décidé que

je ne devais pas battre campagne, sous prétexte qu’il était fâché. » Il accuse ce dernier d’avoir orchestré des arrestations arbitraires et donné des instructions illégales pour entraver ses activités politiques.

Barthélémy Dias a également dénoncé ce qu’il perçoit comme une volonté manifeste de l’exécutif d’utiliser la justice à des fins de répression politique. Selon lui, ces arrestations visaient à le réduire au silence parce qu’il « mettait à nu le mensonge, l’incompétence et la manipulation de certains responsables à la tête du pays ».

Visiblement déterminé, l’ancien maire de Dakar a fait preuve d’une posture défiante. « J’ai traversé pire que ça, et je vous promets qu’il me verra bientôt. Il ne m’impressionne pas », a-t-il déclaré. Évoquant la croyance religieuse, il a rappelé que « la vie est une boule qui tourne » et a laissé entendre que ceux qui abusent de leur pouvoir devront un jour rendre des comptes.

Barthélémy Dias a conclu son intervention par un message aux magistrats sénégalais. « Il y a des magistrats dans ce pays qui comprennent ce que les Sénégalais attendent d’eux. Nous voulons une justice indépendante, qui dit le droit, et non une justice apprivoisée et domestiquée », a-t-il lancé.

Cette sortie musclée de Barthélémy Dias intervient dans un climat politique tendu, marqué par des accusations mutuelles entre l’opposition et le pouvoir. Les législatives anticipées, dont la campagne a été émaillée de violences et d’arrestations, témoignent de la polarisation croissante de la scène politique sénégalaise.

En remettant en question l’impartialité de la justice et en dénonçant ce qu’il perçoit comme une instrumentalisation des institutions, l’ancien maire de Dakar s’affirme comme l’un des principaux opposants au régime. Reste à voir comment ses accusations seront accueillies par l’opinion publique et les autorités concernées.

Kaolack/Médina Baye : Une classe flambant neuve pour l’école élémentaire Elhadji Ibrahima Niasse

L’école élémentaire Elhadji Ibrahima Niasse, située à Médina Baye, bénéficie désormais d’une salle de classe entièrement rénovée. Ce projet de réhabilitation a été intégralement financé par les anciens élèves de l’établissement, promotion 1970-1977, qui avaient été formés sous la direction de feu l’instituteur M. Niang.

Les travaux de rénovation, dont le coût s’élève à 1 050 000 francs CFA, ont permis de doter l’école d’une classe flambant neuve. Ce mardi, les membres de l’association des anciens élèves ont effectué une visite des lieux pour constater les réalisations.

Lors de cette visite, Amadou B., un parent d’élève, a exprimé sa gratitude envers les bienfaiteurs :

« Nous remercions ces anciens élèves pour leur contribution précieuse. Cette salle de classe rénovée vient s’ajouter aux autres initiatives déjà réalisées, notamment par le fils d’un des anciens élèves de ce temple du savoir. »

Le coordonnateur de l’association, Daouda Thialaw Diop, a pour sa part expliqué l’importance de ce geste :

« La première chose à laquelle Dieu a donné une grande bénédiction, c’est le savoir, et le savoir s’acquiert à l’école. Pour moi, l’école est le socle de la vie. On ne peut rien faire sans connaissances, et ces connaissances s’obtiennent à travers l’école. C’est pour cette raison que nous avons décidé de réhabiliter cette salle de classe. Nous avons recarrelé le sol, repeint les murs, les fenêtres et le tableau noir, entre autres. »

Selon M. Diop, cette rénovation est bénéfique non seulement pour les élèves mais aussi pour la communauté dans son ensemble :

« Une école rénovée motive les enfants à venir étudier, ce qui est profitable pour leurs parents, leurs familles, la région et même la nation. »

Les anciens élèves de la promotion 1970-1977 ne comptent pas s’arrêter là. Ils envisagent d’autres projets, notamment la réhabilitation des salles de classe restantes. Cependant, ils lancent un appel aux bonnes volontés, aux fils de Médina Baye ainsi qu’aux autorités locales et aux disciples du parrain de l’école, Elhadji Ibrahima Niasse, pour les accompagner dans leur mission de rénovation complète de cet établissement scolaire.

Cette initiative, qui met en lumière l’importance de l’éducation et de l’engagement communautaire, constitue un bel exemple de solidarité au service de l’avenir des jeunes générations.

Douanes : Une dynamique haussière des recettes et des saisies record en 2024 dans la région Sud

La Direction régionale Sud des Douanes a clôturé l’année 2024 sur une note positive, marquée par une augmentation significative de ses recettes et des saisies record. Lors d’une conférence de presse tenue ce mardi 7 janvier 2025, le colonel Malang Diédhiou, directeur régional Sud, a présenté un bilan détaillé des performances de son département, qui reflètent une dynamique de croissance et un renforcement des capacités de lutte contre les trafics illicites.

Au titre de l’année 2024, les recettes globales collectées par la Direction régionale Sud s’élèvent à 6.093.600.500 francs CFA, contre 5.109.766.088 francs CFA en 2023. Cette augmentation de 983.834.412 francs CFA témoigne d’une amélioration notable dans la mobilisation des ressources budgétaires.

En ce qui concerne les recettes ordinaires, elles ont atteint 4.822.025.888 francs CFA, enregistrant une hausse de 495.891.211 francs CFA par rapport à l’année précédente. Ces résultats traduisent l’efficacité des stratégies mises en place pour optimiser la collecte des droits de douane et la gestion des flux commerciaux dans la région.

« Ces performances montrent que la Direction régionale Sud des Douanes contribue significativement à l’atteinte des objectifs de mobilisation des recettes nécessaires au développement du Sénégal », a souligné le colonel Malang Diédhiou.

Outre la mobilisation des recettes, la lutte contre le trafic illicite a été un autre domaine de performance notable pour la Direction régionale Sud en 2024.

Parmi les principales saisies, 108,7 kg de cocaïne ont été interceptés, un chiffre impressionnant comparé aux 2 kg saisis en 2023. De même, les opérations de lutte contre le trafic de chanvre indien ont permis de saisir 2126 kg, contre 489,8 kg l’année précédente, soit une augmentation de 1636,2 kg. Ces résultats reflètent le renforcement des capacités de surveillance et la détermination des agents des Douanes à combattre les grands trafics.

En matière de faux billets, des saisies de billets noirs d’une contre-valeur de 10.540.000.000 francs CFA ont été effectuées. Par ailleurs, un lot de faux médicaments d’une valeur totale de 33.643.000 francs CFA a également été intercepté.

Le colonel Diédhiou a tenu à rappeler que les performances de la Direction régionale Sud s’inscrivent dans les efforts globaux des régies financières pour accompagner les ambitions de développement du Sénégal. Les recettes mobilisées et les saisies réalisées renforcent non seulement les ressources budgétaires du pays, mais elles contribuent également à la sécurité et à la santé publique en freinant les flux de marchandises illicites.

Ces résultats témoignent du travail acharné des agents des Douanes, qui continuent de jouer un rôle clé dans la préservation des intérêts économiques et sociaux du Sénégal. « La progression enregistrée cette année montre que nous sommes sur la bonne voie, et nous restons engagés à intensifier nos efforts en 2025 », a conclu le colonel Malang Diédhiou.

Avec ces chiffres prometteurs, la Direction régionale Sud des Douanes confirme sa position comme un acteur incontournable de la mobilisation des recettes publiques et de la lutte contre les activités illicites.

Yang-Yang : Une femme arrêtée pour infanticide après le Gamou annuel

Une affaire tragique secoue la commune de Yang-Yang, située dans le département de Linguère, après qu’une femme de 33 ans, célibataire et mère de trois enfants, a été arrêtée pour infanticide. Originaire de Dakar, elle était venue assister au Gamou annuel de Yang-Yang lorsque l’incident s’est produit dans la nuit du samedi 4 janvier 2025.

Selon les informations recueillies, la femme, enceinte, s’est discrètement rendue dans un espace aménagé pour la cuisine du Gamou aux environs de 2 heures du matin. Là, elle aurait accouché seule d’un bébé de sexe féminin, sans assistance médicale. Elle aurait ensuite creusé un trou pour enterrer le nouveau-né avant de retourner se coucher parmi les autres participants à l’événement, faisant mine que rien ne s’était passé.

Le lendemain, la femme aurait commencé à ressentir d’intenses douleurs abdominales, ce qui a alerté sa mère. Conduite au poste de santé de Mbeuleukhé, les examens réalisés par l’infirmière-cheffe de poste ont confirmé qu’elle venait d’accoucher récemment.

Face à cette découverte, les autorités sanitaires ont alerté les gendarmes de Yang-Yang. Une perquisition rapide a permis de retrouver le corps du nouveau-né, enterré dans la cuisine utilisée pour le Gamou. Le corps a été récupéré par les sapeurs-pompiers et transporté à la morgue du centre de santé de Dahra. Une autopsie est prévue ce mercredi afin de déterminer les causes exactes du décès.

La mise en cause a été placée en garde à vue dans les locaux de la gendarmerie de Yang-Yang. Elle est poursuivie pour infanticide, une infraction grave qui pourrait entraîner de lourdes sanctions judiciaires.

Cet acte suscite une vive émotion et une indignation générale au sein de la communauté de Yang-Yang. Des voix s’élèvent déjà pour appeler à une sensibilisation accrue sur les droits des femmes, l’accès à l’assistance médicale et les conditions de vie des mères célibataires, afin de prévenir de tels drames à l’avenir.

L’enquête se poursuit pour élucider les circonstances exactes de cet infanticide.

La réponse de Cheikh Oumar Diagne à Emmanuel Macron : Un plaidoyer pour une Afrique souveraine et décomplexée

Dans un contexte marqué par des tensions croissantes entre la France et plusieurs pays africains, la déclaration d’Emmanuel Macron concernant le retrait des bases militaires françaises au Sénégal a suscité une vague de réactions. Parmi elles, celle de Cheikh Oumar Diagne se distingue par sa fermeté et son analyse critique de la posture française en Afrique. Dans une tribune intitulée “La peur a changé de camp !”, l’universitaire sénégalais salue la réponse ferme du Premier ministre Ousmane Sonko et invite à une relecture des rapports franco-africains.

Pour Cheikh Oumar Diagne, Emmanuel Macron s’inscrit dans la lignée des “fin gaullistes”, un terme qu’il utilise pour désigner des dirigeants français tentant désespérément de redorer leur image à travers une instrumentalisation de l’Afrique. Cependant, il estime que le président français a sous-estimé l’évolution des rapports de force géopolitiques. “En mauvais tacticien, il n’a pas bien intégré que la réalité des rapports de force a considérablement évolué”, écrit-il, soulignant que l’Afrique n’est plus un terrain de domination unilatérale, mais un espace où de nouveaux leaders émergent, porteurs d’aspirations souveraines et décomplexées.

Dans sa tribune, Cheikh Oumar Diagne félicite le Premier ministre Ousmane Sonko pour avoir répondu à Emmanuel Macron “de la plus belle des manières”. Il y voit un signal fort, témoignant de l’évolution géostratégique du Sénégal et de sa volonté affirmée de rompre avec les schémas de dépendance hérités de la Françafrique. Cette réponse marque, selon lui, un tournant dans les relations franco-sénégalaises, mais aussi dans l’approche globale des pays africains face aux anciennes puissances coloniales.

La tribune de Cheikh Oumar Diagne dépasse le cadre de la réaction à Emmanuel Macron pour s’inscrire dans une réflexion plus large sur l’avenir des relations franco-africaines. Il appelle à écrire “de dignes lignes” dans cette “nouvelle page” de l’histoire, en mettant en avant des valeurs de souveraineté, de prospérité et d’indépendance. Pour lui, ces aspirations sont légitimes et doivent être portées par des efforts collectifs pour contrer les déstabilisations extérieures.

Cheikh Oumar Diagne voit dans cette décennie une période charnière pour l’Afrique. Il invite les dirigeants africains à se montrer à la hauteur des défis contemporains en répondant avec fermeté et vision aux manœuvres extérieures. Il rappelle que l’unité et la coopération des pays africains seront essentielles pour construire un avenir où l’Afrique ne subira plus, mais sera actrice de son propre destin.

En conclusion, cette tribune est un appel à une prise de conscience collective. Cheikh Oumar Diagne affirme que “rien ne sera plus comme avant”, un avertissement clair à Emmanuel Macron et à ceux qui, selon lui, continuent de sous-estimer la montée en puissance des nouvelles générations africaines. Pour le Sénégal, mais aussi pour l’ensemble du continent, cette déclaration est une invitation à continuer sur la voie de la souveraineté retrouvée.

L’ASC Saloum se sépare de son entraîneur pour insuffisance de résultats

L’ASC Saloum, club évoluant en Ligue 2 sénégalaise, a officiellement annoncé sa séparation « à l’amiable » avec son entraîneur Beau Saliou Touré. La décision a été rendue publique mardi par le secrétaire général du club, Mamadou Lamine Sokhna, lors d’un entretien téléphonique.

Selon Sokhna, cette rupture est motivée par les « insuffisances de résultats » observées depuis le début de la saison. « Après une évaluation des performances de l’équipe à mi-parcours, nous nous sommes rendus compte qu’il y avait des écarts importants par rapport aux objectifs attendus », a-t-il déclaré.

Promue cette saison en Ligue 2, l’ASC Saloum avait pourtant bien entamé son parcours. Cependant, après dix journées de championnat, l’équipe n’a enregistré que deux victoires, contre cinq matchs nuls et trois défaites, se positionnant à la onzième place du classement général.

« Ce n’est pas suffisant par rapport à nos ambitions. Nous ne prétendions pas monter directement en Ligue 1 dès cette première année, mais l’objectif était d’être dans le peloton de tête », a expliqué le secrétaire général du club.

En attendant de nommer un nouveau coach, la direction du club a confié l’intérim à l’entraîneur adjoint, Cheikh Tidiane Ndiaye. Le club est actuellement en quête d’un technicien expérimenté, familier de la Ligue 2, pour relancer la dynamique. « Nous espérons trouver quelqu’un dans les plus brefs délais afin de redresser la situation », a ajouté Mamadou Lamine Sokhna.

Fondée en 1996 à la suite de la fusion de deux clubs locaux, Mbossé et l’AS Kaolack, l’ASC Saloum reste un acteur incontournable du football sénégalais. Finaliste malheureux de la Coupe du Sénégal en 2000 face à l’AS Port de Dakar, le club cherche à retrouver sa gloire d’antan.

Malgré les défis de cette première saison en Ligue 2, l’ASC Saloum ambitionne de bâtir une équipe compétitive capable d’atteindre ses objectifs à moyen terme. La nomination d’un nouvel entraîneur constituera une étape cruciale dans cette quête.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°365 – du 08/01/2025

🔴 BAISSE DU TAUX D’EMPLOI (-1,6 point) ET DES AIDES SOCIALES (-1,9%) : LA MISÈRE GAGNE DU TERRAIN
🔴 CONDAMNATION DES MEMBRES DE « SAM SA KADDU » : BARTH’ PROMET LA GÉHENNE

🔴 SANCTIONNÉ POUR 2 MATCHS À HUIS CLOS PAR LA LSFP APRÈS LA LOURDE SENTENCE DE LA CAF : LE JARAAF MAUVAIS JOUEUR
🔴 LIGUE 2 / « INSUFFISANCES DE RÉSULTATS » : L’AS SALOUM SE SÉPARE DE SON COACH

« De faux intellectuels » : Macron attaque Kemi Seba, Nathalie Yamb et d’autres figures panafricanistes

Emmanuel Macron n’a pas mâché ses mots lors de la conférence annuelle des ambassadeurs de France, organisée ce 8 janvier 2025 à Paris. Le président français s’en est violemment pris aux figures du panafricanisme, qu’il qualifie de « faux intellectuels », les accusant de servir les intérêts de puissances étrangères, notamment la Russie.

Dans son allocution, le chef de l’État français a critiqué la montée d’un discours panafricaniste qu’il juge dévoyé et influencé par des puissances impérialistes contemporaines. Selon lui, ces figures dites panafricanistes manipulent la jeunesse africaine en jouant sur les frustrations héritées du colonialisme. Emmanuel Macron a dénoncé la présence d’activistes qu’il accuse de diffuser un discours postcolonial tout en étant à la solde d’autres puissances étrangères. Il a également pointé du doigt l’influence grandissante des réseaux sociaux dans la propagation de ce discours.

Sans les nommer explicitement, Emmanuel Macron a fait référence à des figures très médiatisées du panafricanisme comme Kemi Seba, Nathalie Yamb ou encore Franklin Nyamsi. Ces derniers sont connus pour leur opposition farouche à la présence française en Afrique et pour leurs prises de position en faveur d’un rapprochement avec la Russie et la Chine.

Kemi Seba, activiste et président de l’ONG Urgences Panafricanistes, milite depuis plusieurs années pour le retrait des bases militaires françaises et la fin du franc CFA, qu’il considère comme une monnaie néocoloniale. Nathalie Yamb, surnommée « la dame de Sotchi », est une activiste suisse-camerounaise connue pour ses discours critiques envers la politique française en Afrique. Franklin Nyamsi, professeur et conseiller politique, est un autre fervent opposant à l’impérialisme occidental, particulièrement à l’influence française en Afrique.

Les propos de Macron ne sont pas passés inaperçus. Sur les réseaux sociaux, plusieurs voix se sont déjà élevées pour dénoncer une tentative de diabolisation des figures panafricanistes. Kemi Seba, souvent prompt à réagir, a partagé un message sur son compte Twitter affirmant : « Quand un empire tremble, il accuse ses opposants d’être manipulés par d’autres puissances. Notre lutte est légitime. L’Afrique ne veut plus être la marionnette de quiconque. » De son côté, Nathalie Yamb a répondu avec ironie : « Apparemment, être traité de faux intellectuel par Macron est devenu un badge d’honneur. Merci pour la reconnaissance. »

Cette sortie d’Emmanuel Macron intervient dans un contexte où la France est de plus en plus contestée sur le continent africain. Plusieurs pays ont récemment exigé le retrait des bases militaires françaises, notamment au Mali, au Burkina Faso et au Niger. La présence française est perçue par une partie croissante de la population comme une forme d’impérialisme déguisé.

En revanche, la Russie, par le biais de son groupe paramilitaire Wagner, gagne du terrain sur le continent. Moscou s’appuie sur des figures panafricanistes pour renforcer son influence en Afrique, notamment à travers des discours anti-occidentaux.

Le discours de Macron révèle une fracture croissante entre la jeunesse africaine et l’ancienne puissance coloniale. Les nouvelles générations semblent aspirer à plus d’indépendance dans leurs choix politiques et économiques, en rejetant le modèle néocolonial incarné, selon elles, par la France.

Si Macron s’est voulu ferme dans son discours, certains analystes estiment que ses propos risquent d’accentuer le rejet de la France en Afrique. En qualifiant des figures populaires de « faux intellectuels », le président français pourrait renforcer leur aura et les placer davantage en position de martyrs face à une France accusée d’être sourde aux aspirations des Africains.

Abdoul Mbaye réagit après la réplique de Sonko à Macron : « J’apprécie, mais… »

L’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye s’est exprimé sur la réponse cinglante du Premier ministre Ousmane Sonko aux propos du président français Emmanuel Macron concernant le retrait des bases militaires françaises en Afrique. Dans un message posté ce mardi 7 janvier 2025, Abdoul Mbaye a salué l’intervention de Sonko, tout en émettant des réserves sur la manière dont elle a été formulée.

« J’ai apprécié la réplique du Premier ministre Ousmane Sonko aux propos maladroits de Macron », a déclaré Abdoul Mbaye. Toutefois, il a tenu à rappeler que les affaires étrangères relèvent d’un domaine sensible qui doit être traité avec rigueur et méthode.

L’ex-chef du gouvernement a souligné que la gestion des relations internationales est une compétence qui devrait rester entre les mains du Président de la République, Bassirou Diomaye Faye. « Qu’il apprenne cependant à considérer les affaires étrangères comme un domaine réservé du Chef de l’État », a-t-il conseillé.

Abdoul Mbaye a également appelé à plus de collégialité et de formalité dans la communication sur les questions diplomatiques : « Elles sont à traiter au moins de manière collégiale par communiqués officiels plutôt que par posts personnels », a-t-il ajouté, faisant référence au style direct et parfois incisif de Sonko, qui privilégie les réseaux sociaux pour s’adresser à l’opinion publique.

Pour rappel, Ousmane Sonko avait réagi fermement aux déclarations d’Emmanuel Macron, qui avait critiqué le retrait des troupes françaises d’Afrique comme étant une décision précipitée et sous la pression des gouvernements locaux. Sonko avait qualifié ces propos d’arrogants et avait défendu le droit des pays africains à gérer leur propre sécurité.

Condamnation de ses gardes du corps : Barthélémy Dias accuse le PM – « C’est une prise d’otage… »

Le maire de Dakar, Barthélémy Dias, est monté au créneau pour condamner avec fermeté le verdict rendu par le tribunal de grande instance de Saint-Louis concernant les 80 personnes arrêtées lors des affrontements à Sor. Ces individus, essentiellement composés de gardes du corps assurant la sécurité des leaders de la coalition Sàmm Sa Kàddu, ont été jugés et condamnés à des peines allant de la relaxe à de lourdes sanctions pénales.

Dans une déclaration faite ce mardi, Barthélémy Dias n’a pas caché son indignation face à ce qu’il qualifie de « prise d’otages » orchestrée par les plus hautes autorités de l’Etat. Selon lui, ces arrestations sont injustifiées et constituent une nouvelle forme de répression politique visant à intimider les opposants.

Barthélémy Dias est revenu sur les circonstances entourant ces arrestations en affirmant qu’il n’existe aucune vidéo ni preuve tangible pouvant attester de la culpabilité des personnes condamnées. « Ce qui s’est passé est grave. Ces jeunes n’ont fait que leur devoir en assurant la sécurité de nos leaders durant la campagne. Aujourd’hui, on les condamne sans la moindre preuve de leur implication dans des actes répréhensibles », a-t-il déclaré.

Le maire de Dakar a aussi pointé du doigt les irrégularités constatées dans le procès, notamment le manque d’impartialité du tribunal et l’absence de considération pour les droits des accusés. « C’est un procès politique visant à affaiblir notre coalition. Ils veulent nous faire taire, mais nous ne céderons pas », a-t-il martelé.

Barthélémy Dias n’a pas manqué de pointer un doigt accusateur vers le Premier ministre, qu’il tient pour principal responsable de cette situation. « Ce verdict n’est pas l’œuvre de la justice, c’est un coup de force orchestré par le Premier ministre. Nous sommes face à un gouvernement qui instrumentalise la justice pour faire taire l’opposition », a-t-il dénoncé.

Le maire de Dakar a promis de ne pas rester les bras croisés face à cette situation. « Nous allons répondre par des actes forts. Cette injustice ne passera pas sans conséquences. Nous allons mobiliser la population pour exiger la libération de nos camarades et faire barrage à cette dictature rampante », a-t-il prévenu.

Ce discours de Barthélémy Dias intervient alors que la tension politique est à son comble au Sénégal. Plusieurs leaders de l’opposition ont exprimé leur solidarité avec les personnes condamnées et envisagent de lancer une grande mobilisation dans les prochains jours pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme une chasse aux sorcières politique.

Ziguinchor : Les Jakartamen étalent leur colère

Les conducteurs de motos Jakarta, communément appelés « Jakartamen », ont manifesté leur ras-le-bol dans les rues de Ziguinchor, au sud du Sénégal. Cette colère est dirigée contre les lourdeurs administratives liées à la régularisation de leur activité. Ils dénoncent notamment les exigences d’immatriculation, le port obligatoire du casque, ainsi que la détention d’une assurance, des mesures jugées trop coûteuses et inadaptées à leur réalité socio-économique.

Les Jakartamen ont sillonné les principales artères de la ville de Ziguinchor pour exprimer leur mécontentement. La manifestation a pris d’assaut des lieux stratégiques tels que le service des mines, la perception municipale, la place Bambaya et le rond-point Aline Sitoé Diatta. Le cortège, bruyant et déterminé, a attiré l’attention des riverains et des autorités locales.

Ansoumana Badji, président de l’Association des conducteurs de motos Jakarta, a pris la parole devant les manifestants. Entouré de ses camarades, il a dénoncé les « multiples démarches » exigées pour la formalisation de leur activité. Selon lui, ces procédures sont non seulement fastidieuses, mais aussi financièrement inaccessibles pour la plupart des conducteurs de motos.

Parmi les griefs exprimés par les Jakartamen figure le coût global de la régularisation. Selon les manifestants, les frais d’immatriculation, d’assurance et d’acquisition des casques imposent une charge financière bien trop lourde pour leur pouvoir d’achat.

« Nous ne sommes pas contre la régularisation, mais les autorités doivent prendre en compte nos conditions de vie. La plupart des conducteurs de Jakarta n’ont pas les moyens de supporter ces coûts. Cela risque de mettre beaucoup de personnes au chômage », a déclaré Ansoumana Badji.

Les motos Jakarta jouent un rôle crucial dans le transport urbain et périurbain à Ziguinchor. Elles sont le moyen de transport privilégié des populations locales, en raison de leur rapidité et de leur accessibilité.

Cependant, les autorités locales souhaitent formaliser ce secteur pour améliorer la sécurité routière et garantir une meilleure protection des usagers de la route. Cette formalisation passe par des mesures que les Jakartamen jugent aujourd’hui trop contraignantes.

Face à cette situation, les Jakartamen appellent à l’ouverture d’un dialogue avec les autorités locales. Ils espèrent que les responsables municipaux, le gouverneur et les services des mines pourront prendre en compte leurs doléances afin d’adapter les mesures de formalisation à leur réalité.

« Nous demandons une rencontre avec le maire et le gouverneur pour trouver une solution consensuelle. Nous sommes ouverts au dialogue, mais il faut que cela se fasse dans le respect de nos conditions de vie », a conclu Ansoumana Badji.

Sénégal : Le taux de chômage élargi atteint 20,3 % au 3e trimestre 2024 (ANSD)

Les derniers résultats de l’enquête trimestrielle sur l’emploi publiés par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) font état d’un taux de chômage élargi de 20,3 % au troisième trimestre 2024. Ces chiffres dévoilés ce mardi 7 janvier 2025, marquent une légère augmentation de 0,8 point de pourcentage par rapport aux 19,5 % enregistrés à la même période en 2023.

Au sens strict du Bureau international du travail (BIT), le taux de chômage s’élève à 5,3 % pour le trimestre sous revue. Cependant, les données montrent une tendance à la hausse, avec un taux de 23,2 % au premier trimestre 2024, suivi de 21,6 % au deuxième trimestre.

Selon l’ANSD, le taux de chômage au Sénégal a atteint une moyenne de 18,01 % entre 1994 et 2024. Le record historique de 26,1 % avait été atteint au deuxième trimestre 2020, tandis que le niveau le plus bas, 5,6 %, a été observé au quatrième trimestre 2002.

L’enquête révèle que 58,3 % des personnes en âge de travailler (15 ans ou plus) ont participé au marché du travail au troisième trimestre 2024. Ce chiffre représente une rétractation de 3,1 points de pourcentage par rapport à la même période en 2023.

  • Milieu rural : 58,8 %
  • Milieu urbain : 58,0 %

Le taux de participation reste plus élevé chez les hommes (68,7 %) que chez les femmes (47,7 %), ce qui met en lumière les disparités persistantes entre les sexes sur le marché du travail.

Le taux d’emploi, qui mesure la part des personnes en emploi parmi celles en âge de travailler, s’est établi à 42,8 % au troisième trimestre 2024, marquant une baisse de 1,6 point de pourcentage par rapport aux 44,4 % du troisième trimestre 2023. Là encore, des disparités géographiques et de genre sont à noter :

  • Milieu urbain : 45,7 %
  • Milieu rural : 38,3 %

Chez les hommes, le taux d’emploi atteint 56,4 %, contre seulement 28,8 % chez les femmes. Ces écarts illustrent une problématique récurrente d’inégalité d’accès à l’emploi selon le genre.

Ces chiffres confirment que le marché du travail sénégalais reste marqué par un taux de chômage élevé et des disparités importantes entre les sexes et les zones géographiques. Face à cette situation, les autorités sont appelées à renforcer les politiques d’emploi afin de réduire ces inégalités et d’améliorer l’accès au travail, notamment pour les femmes et les jeunes vivant en milieu rural.

Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 : Barthélémy Dias dénonce l’exclusion de la Ville de Dakar

Lors d’un face-à-face avec la presse, le maire de Dakar, Barthélémy Dias, a exprimé sa vive désapprobation quant à l’exclusion de la Ville de Dakar dans l’organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) prévus en 2026. Selon lui, cette situation est non seulement injuste, mais elle prive également Dakar des retombées directes qu’un tel événement pourrait générer.

Barthélémy Dias a révélé que le comité d’organisation des JOJ, qui a bénéficié d’un budget colossal de 80 milliards de FCFA, aurait écarté la Ville de Dakar de ses plans d’aménagements urbains. Il a notamment souligné le refus de prendre en charge trois projets d’une importance capitale pour Dakar, évalués à un montant global de 10 milliards de FCFA. Ces projets, bien qu’il n’ait pas précisé leur nature exacte, semblent constituer un point de tension majeur entre le maire et le Comité national olympique et sportif sénégalais (CNOSS).

« Dakar a candidaté pour accueillir les Jeux Olympiques de la Jeunesse, mais aujourd’hui, la Ville est mise de côté. Nous exigeons le respect », a martelé Barthélémy Dias.

Le maire de Dakar a également fait un parallèle avec d’autres villes ayant accueilli des événements olympiques, à l’instar de Paris, qui s’est vu octroyer un véritable « héritage olympique » à travers des infrastructures modernes et des aménagements durables. Pour Barthélémy Dias, Dakar mérite le même traitement et ne doit pas être reléguée au second plan.

« Nous allons nous organiser pour nous faire entendre à l’étranger », a-t-il averti, tout en s’adressant au CNOSS, qu’il accuse de ne pas respecter la Ville de Dakar et ses habitants.

Barthélémy Dias semble déterminé à se battre pour que Dakar puisse tirer pleinement parti de cet événement mondial. Selon lui, les JOJ doivent laisser un impact positif et durable dans la capitale sénégalaise, à travers des infrastructures modernisées, des espaces publics aménagés et des investissements qui profiteront directement à la population.

Alors que les préparatifs des JOJ de 2026 s’intensifient, ce différend entre la Ville de Dakar et le comité d’organisation pourrait bien jeter une ombre sur un événement censé célébrer la jeunesse et l’unité internationale. Reste à voir si Barthélémy Dias parviendra à faire entendre sa voix et à obtenir des réponses concrètes de la part des organisateurs.

Kaolack : Le Khalife général des Khadres accueilli en grande pompe par les talibés

Le Khalife général des Khadres de Nimzat, Cheikh Sidi El Khair Aïdara Ould Cheikh Bounana Ould Cheikh Talibouya Ould Cheikhna Cheikh Saadbou Abihi, a été accueilli avec ferveur ce lundi à Kaolack dans le cadre de sa tournée nationale. Une foule nombreuse de talibés s’est rassemblée pour lui témoigner leur attachement et leur respect.

À son arrivée, le représentant local, Amadou Dieng, a salué la forte mobilisation des fidèles et a exprimé sa reconnaissance envers le guide religieux. Lors de son allocution, le Khalife général des Khadres a mis l’accent sur l’importance de l’unité entre les peuples, soulignant qu’elle constitue un pilier essentiel des valeurs spirituelles et humaines. « C’est ensemble que nous devons surmonter les épreuves », a-t-il déclaré avec conviction.

Il a également rappelé que ce voyage s’inscrit dans la continuité de la mission du vénéré Cheikhna Cheikh Saadbou, son grand-père, connu pour son engagement spirituel et social. Le guide religieux a exhorté les jeunes à jouer un rôle central dans le progrès et la prospérité de la société, ainsi que dans la construction d’un État fort et d’une grande nation.

Le Khalife a insisté sur l’importance de la foi en Dieu et dans le Qur’an, qu’il a associée à la croyance en Ses Prophètes et messagers, à travers lesquels Dieu guide l’humanité. « La foi signifie également s’engager à orienter sa vie en fonction des idéaux spirituels et moraux reflétés dans les révélations divines », a-t-il affirmé devant une assemblée attentive.

Cette visite marque une étape importante dans le renforcement des liens spirituels et sociaux entre les communautés, consolidant ainsi l’héritage des enseignements des Khadres.

Kaolack / Magal de Porokhane édition 2025 : 600 agents du GMI déployés pour sécuriser l’événement

La Police nationale déploiera 600 agents du Groupement mobile d’intervention (GMI) pour assurer la sécurité du Magal de Porokhane, dans le département de Nioro du Rip (Kaolack, centre). Cet événement religieux est prévu le 6 février 2025.

‘’Pour cet événement religieux, 600 éléments du GMI, dont un détachement de 100 agents prépositionnés à Kaolack et autant à Nioro du Rip, assureront principalement le respect du plan de circulation’’, a indiqué Ousseynou Diagne, commandant du groupe opérationnel du Groupement mobile d’intervention (GMI).

Pour renforcer ce dispositif, 15 véhicules et environ 900 barrières seront mobilisés. Une innovation marquera cette édition : un centre de santé sera installé par l’École des sous-officiers de la Police nationale, ainsi qu’une citerne d’eau de grande capacité pour améliorer l’approvisionnement en eau potable des pèlerins.

Le Groupement national des sapeurs-pompiers prévoit, quant à lui, de déployer 150 agents, une dizaine d’ambulances, et d’autres moyens logistiques pour cet événement.

Lundi, le gouverneur de la région a présidé une réunion du Comité régional de développement (CRD), réunissant les différents services déconcentrés de l’État du Sénégal. Ce CRD fait suite au Conseil local de développement (CLD) et au Comité départemental de développement (CDD). Ces deux rencontres ont permis de définir les dispositions nécessaires pour une organisation optimale de cet événement religieux ‘’d’une importance capitale’’, a souligné Mohamadou Moctar Watt, gouverneur de la région.

‘’Nous avons insisté sur l’implication de tous les chefs de service, afin de répondre aux doléances du comité d’organisation et d’assurer une réussite totale de cette édition’’, a-t-il ajouté.

Après plusieurs heures de discussions, il a été convenu que toutes les mesures sécuritaires, qu’elles soient mises en œuvre par la gendarmerie ou par la police, soient renforcées. ‘’Au-delà de la sécurité classique, l’accent sera mis sur la sécurité routière, avec un focus particulier sur la fluidité de la circulation et les mesures préventives, grâce à une parfaite collaboration entre la Police et la Gendarmerie. Cela permettra de réduire le nombre d’accidents durant l’événement’’, a précisé le gouverneur.

Les forces de défense et de sécurité veilleront particulièrement au respect des règles de circulation par les conducteurs de motos Jakarta, notamment le port obligatoire du casque et le respect du nombre de passagers autorisés.

En matière de santé, le comité d’organisation a sollicité le déploiement d’un hélicoptère médicalisé ainsi qu’une enveloppe de 40 millions de francs CFA pour l’achat de médicaments.

Pour faciliter la mobilité des pèlerins, l’Agence de gestion des routes (AGEROUTE) s’engage à améliorer la qualité des pistes et à réhabiliter la route nationale numéro 4, afin de garantir un meilleur accès à Porokhane.

Enfin, une réunion de coordination se tiendra les 29 et 30 janvier à Porokhane pour évaluer la mise en œuvre des décisions prises lors de ce CRD. Le président du comité d’organisation, satisfait de l’engagement des différents services de l’État, a assuré que les promesses tenues augurent une organisation réussie de cette édition.

Pétrole : Le Sénégal produit 16,9 millions de barils en 2024, tous les puits en service

Le champ pétrolier de Sangomar, situé au large des côtes sénégalaises, a atteint sa pleine capacité opérationnelle en 2024, marquant une année record pour le secteur pétrolier national. Selon un rapport du ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, consulté par Ledakarois.sn, l’ensemble des 12 puits producteurs du champ est désormais actif, permettant une production quotidienne de 100 000 barils de pétrole brut.

En 2024, le Sénégal a produit environ 16,9 millions de barils de pétrole brut, dépassant largement l’objectif initial de 11,7 millions de barils fixé par les autorités. Cette performance exceptionnelle s’explique par la mise en service de tous les puits producteurs conformément à un planning de production optimisé.

Le seul mois de décembre a vu une production de 2,96 millions de barils, dont 2,94 millions ont été expédiés et commercialisés sur le marché international, témoignant de la montée en puissance des exportations sénégalaises de pétrole brut.

Le champ de Sangomar, devenu pleinement opérationnel à la fin de 2023, joue un rôle clé dans le développement économique du Sénégal. La production pétrolière ouvre des perspectives importantes pour diversifier les sources de revenus du pays, réduire le déficit commercial, et renforcer la balance des paiements grâce aux exportations.

Cependant, cette dynamique positive doit être accompagnée par une gestion rigoureuse des recettes pétrolières pour éviter les écueils courants liés à la “malédiction des ressources naturelles”. Le gouvernement sénégalais est ainsi attendu sur la mise en place de mécanismes transparents pour l’allocation des revenus issus de cette nouvelle manne économique, en faveur des infrastructures, de l’éducation, et du développement durable.

Avec une production quotidienne de 100 000 barils, les prévisions pour 2025 laissent entrevoir une croissance continue de la production et des exportations. Si cette tendance se confirme, le Sénégal pourrait consolider sa position comme acteur émergent dans l’industrie pétrolière mondiale, tout en répondant aux attentes des Sénégalais pour des retombées économiques concrètes.

Le champ de Sangomar incarne donc un tournant stratégique pour le pays, qui devra concilier croissance économique et gestion responsable de ses ressources naturelles pour bâtir un avenir prospère.

Triste virée mortelle : les “Blowmen” de la VDN 3 devant la justice

L’accident tragique survenu le 27 décembre 2023 sur la VDN 3, à Guédiawaye, a plongé le Sénégal dans la stupeur. Ce drame, impliquant un groupe de jeunes surnommé les “Blowmen”, a coûté la vie à Mamadou Konté, un mécanicien de 19 ans. Aujourd’hui, les sept membres de cette bande, dont le conducteur et artiste Ismaila Camara, répondent de leurs actes devant le tribunal de Pikine-Guédiawaye.

La soirée du 27 décembre devait être un moment de fête pour Ismaila Camara, musicien de 21 ans, et ses amis. À bord d’une Ford Taurus louée, le groupe, composé de trois garçons et trois filles, s’était lancé dans une virée nocturne, animée par de la musique forte, des acrobaties dangereuses au volant et la consommation de substances illicites.

Selon L’Observateur, la situation a basculé lorsque, roulant à une vitesse de 80-90 km/h avec un pneu de secours défectueux, Ismaila Camara a perdu le contrôle de son véhicule près du palais de justice de Pikine-Guédiawaye. Mamadou Konté, un piéton présent sur les lieux, a été violemment percuté et traîné sur 300 mètres. L’impact a été fatal, laissant la communauté locale sous le choc.

L’enquête a révélé les circonstances aggravantes entourant l’accident. Ismaila Camara, qui conduisait sous l’emprise de benzodiazépines et d’ecstasy, est accusé d’homicide involontaire et de mise en danger de la vie d’autrui. Les analyses toxicologiques ont confirmé la consommation de drogues par le conducteur et deux de ses complices, Amady Ba et Issa Mballo.

Le tribunal de Pikine-Guédiawaye a requis une peine de cinq ans de prison ferme et une amende de 500 000 FCFA contre Ismaila Camara. Ses deux complices masculins risquent également six mois de prison ferme pour complicité d’homicide involontaire et usage de stupéfiants. Les trois jeunes filles présentes dans le véhicule ont, quant à elles, été relaxées, leur implication directe dans les faits n’ayant pas été établie.

Ce procès, suivi avec attention, met en lumière les dangers liés aux comportements irresponsables et à la consommation de substances illicites parmi une partie de la jeunesse sénégalaise. La famille de Mamadou Konté, absente à l’audience, réclame justice pour leur fils, victime innocente d’une soirée qui aurait dû rester festive.

Le délibéré de cette affaire dramatique est attendu pour le 10 janvier. En attendant, elle reste un rappel brutal des conséquences irréversibles de l’insouciance et de l’irresponsabilité sur la route, interpellant à la fois les jeunes et les autorités sur la nécessité de prévenir de telles tragédies.

Hausse des prix des denrées de première nécessité : le député Abdou Mbow interpelle le ministre du Commerce

La flambée des prix de certaines denrées de première nécessité, telles que l’huile et le sucre, alimente une profonde inquiétude parmi les ménages sénégalais. Face à cette situation, le député Abdou Mbow a décidé d’interpeller le ministre de l’Industrie et du Commerce à travers une question écrite.

Depuis plusieurs jours, les dénonciations se multiplient, notamment de la part des commerçants et des consommateurs. “Depuis quelques jours, des voix s’élèvent pour dénoncer la hausse de certaines denrées de première nécessité, notamment l’huile et le sucre. Face à cette situation, une inquiétude profonde commence à habiter les ménages sénégalais, qui ne parviennent pas à joindre les deux bouts et à faire vivre leurs familles décemment”, a souligné le député dans sa lettre.

Cette crise prend une dimension encore plus préoccupante avec l’approche du mois de Ramadan, période où la demande en denrées alimentaires augmente traditionnellement. Abdou Mbow a également évoqué une possible pénurie de sucre, causée par un déficit de stocks à la Compagnie sucrière sénégalaise (CSS), selon les alertes de certains commerçants.

Dans son courrier, le député a exprimé sa préoccupation face à cette situation et a demandé au ministre des précisions sur les mesures envisagées par le gouvernement pour atténuer les difficultés des populations. “Si ces faits angoissants sont avérés, quelles stratégies compte utiliser le gouvernement pour soulager les populations ?” a-t-il écrit.

Pour les ménages sénégalais, qui sont déjà confrontés à une hausse générale du coût de la vie, cette situation accentue davantage la précarité. L’intervention du gouvernement est vivement attendue pour stabiliser les prix et garantir un approvisionnement suffisant en produits essentiels à l’approche du Ramadan.

Emmanuel Macron face aux critiques acerbes : Mamoudou Ibra Kane dénonce “l’ingratitude” évoquée par le président français

La dernière déclaration d’Emmanuel Macron, où il évoquait un sentiment d’“ingratitude” à l’égard de la France, a déclenché une vive polémique, notamment en Afrique. Cette sortie, perçue par beaucoup comme condescendante, continue de susciter des réactions indignées. Parmi les voix les plus critiques figure celle du journaliste et leader politique sénégalais, Mamoudou Ibra Kane, qui n’a pas mâché ses mots.

Dans un tweet qui fait désormais le tour des réseaux sociaux, Mamoudou Ibra Kane a sévèrement critiqué le président français, remettant en question sa compréhension des relations historiques entre la France et l’Afrique. “Manifestement énervée d’être priée de quitter l’Afrique avec armes, bases et bagages, la France a maintenant l’insulte à la bouche. Le président Macron ose parler d’ingratitude ?! Pathétique. L’histoire sait heureusement qui de l’Afrique ou de la France est le vrai ingrat”, a-t-il écrit.

Ce message traduit un sentiment partagé par de nombreux Africains, particulièrement dans un contexte où plusieurs pays du continent, comme le Mali, le Burkina Faso ou encore la Centrafrique, ont pris des mesures fermes pour réduire, voire mettre fin, à la présence militaire et économique française sur leurs territoires.

Le terme d’“ingratitude” utilisé par Emmanuel Macron a ravivé un vieux débat sur les relations entre la France et ses anciennes colonies. Pour ses détracteurs, cette déclaration illustre une certaine incapacité de Paris à accepter la montée en puissance d’un panafricanisme revendiquant une souveraineté totale, à la fois politique et économique.

Des voix africaines dénoncent régulièrement une relation déséquilibrée et paternaliste, entretenue par des accords économiques jugés défavorables, et par la présence militaire française souvent perçue comme une ingérence. L’évocation de “l’ingratitude” par Emmanuel Macron a donc été interprétée par beaucoup comme une tentative de minimiser ces critiques légitimes.

Le tweet de Mamoudou Ibra Kane n’est pas un cas isolé. Sur les réseaux sociaux, de nombreux intellectuels, activistes et citoyens africains ont exprimé leur indignation face à ce qu’ils considèrent comme un manque de respect envers les aspirations souveraines des peuples africains.

Cette polémique intervient également à un moment où la France subit une perte d’influence géopolitique en Afrique de l’Ouest, avec l’émergence de nouvelles alliances entre certains pays africains et d’autres puissances, comme la Russie ou la Chine.

Pour Emmanuel Macron, qui a souvent tenté de se présenter comme un réformateur des relations entre la France et l’Afrique, cette nouvelle controverse complique davantage une position déjà fragilisée.

Les propos de Mamoudou Ibra Kane mettent également en lumière une question fondamentale : qui, de l’Afrique ou de la France, devrait parler d’ingratitude ? De nombreux Africains rappellent les siècles de colonisation, les pillages économiques, les injustices historiques et les ingérences postcoloniales.

Pour certains observateurs, la déclaration de Macron trahit une difficulté pour la France à faire face à une nouvelle ère où les nations africaines réclament une relation d’égal à égal. Une telle transformation passe nécessairement par l’abandon des discours paternalistes et la reconnaissance des responsabilités historiques.

La sortie d’Emmanuel Macron et la réaction cinglante de Mamoudou Ibra Kane sont le reflet d’un fossé croissant entre les perceptions africaines et françaises des relations bilatérales. Alors que les revendications pour une souveraineté africaine s’intensifient, les dirigeants français devront repenser leur approche, au risque de voir leur influence s’éroder davantage sur le continent.

Barthélémy Dias s’exprime ce mardi : un point de presse attendu sur la VDN

Ce mardi 7 janvier, l’ancien maire de Dakar, Barthélémy Dias, tiendra un point de presse à 16h, à Fun City, sur la VDN. Cette prise de parole intervient dans un contexte marqué par sa destitution récente et les tensions politiques qui en découlent.

La Cour d’appel de Dakar a, en effet, rejeté il y a quelques jours le recours introduit par ses avocats. Barthélémy Dias espérait ainsi retrouver son poste à la tête de la mairie de Dakar, après une décision de justice ayant conduit à sa destitution. Ce rejet confirme donc la fin de son mandat à la tête de la capitale sénégalaise, qu’il occupait depuis février 2022.

Cette conférence de presse, attendue par ses partisans comme par ses détracteurs, devrait permettre à Barthélémy Dias de clarifier sa position face à cette situation. Beaucoup s’attendent à une déclaration forte de celui qui n’a jamais hésité à dénoncer ce qu’il considère comme des “manœuvres politiques” à son encontre.

Pour rappel, Barthélémy Dias avait été élu maire de Dakar en janvier 2022, dans un contexte d’espoir et de réformes promises. Sa gestion de la mairie a été marquée par plusieurs initiatives, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’amélioration des infrastructures routières.

La conférence de presse de ce mardi pourrait également être l’occasion pour lui d’évoquer ses projets politiques futurs ou encore de mobiliser ses soutiens en vue des échéances à venir.

Rendez-vous donc à 16h pour suivre les déclarations de celui qui, malgré sa déchéance, reste une figure incontournable de la scène politique sénégalaise.

Pastef : Tensions internes entre Fadilou Keïta et Ansou Sambou sur fond de divergences politiques

Le parti Pastef-Les Patriotes traverse une nouvelle zone de turbulences marquée par des tensions internes. Fadilou Keïta, directeur de campagne d’Ousmane Sonko lors des élections législatives du 17 novembre dernier, se retrouve au cœur d’une vive controverse. Sa récente déclaration concernant la nomination d’Aoua Bocar Ly Tall à la présidence du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) a suscité une riposte cinglante de la part d’Ansou Sambou, cadre influent du parti.

Dans une déclaration publique, Fadilou Keïta a exprimé ses préoccupations quant à l’avenir du « Projet » porté par Pastef-Les Patriotes. Selon lui, ce projet, bien que symbolisé par la figure emblématique d’Ousmane Sonko, ne devrait pas se réduire uniquement à sa personne. « Au-delà de nos erreurs, ce qui s’est passé hier me semble extrêmement grave pour la viabilité du Projet pour lequel nous nous battons. Ce Projet ne peut pas se résumer à la seule personne d’Ousmane Sonko même s’il en est le porte-étendard », a-t-il déclaré, ajoutant que les positions au sein du parti ne sont pas octroyées par mérite personnel mais par une implication collective.

Ces propos n’ont pas manqué de faire réagir Ansou Sambou, qui a vertement critiqué Fadilou Keïta à travers des déclarations relayées par Les Échos. Selon lui, les affirmations de Keïta sur sa légitimité et son engagement au sein du parti sont infondées. « Venir à Pastef en janvier 2019 et dire que ta position ne t’a pas été offerte, c’est faux. Cette position t’a été offerte gracieusement et sans mérite », a rétorqué Sambou.

Poursuivant son attaque, il a ajouté que Keïta n’était pas parmi les plus compétents ni les plus engagés lors de son arrivée dans le parti. « Si c’est la compétence, tu es parmi les moins capés ! Si c’est l’engagement et le mérite, tu es le dernier arrivé. » Sambou a également rappelé que les nominations au sein des instances de Pastef, y compris celle de Keïta au cabinet politique d’Ousmane Sonko en 2022, n’ont pas suivi de processus électoral ou compétitif, mais relevaient plutôt de décisions discrétionnaires du leader du parti.

Cette confrontation publique entre deux figures de Pastef révèle des tensions latentes au sein du parti. Alors que certains membres appellent à une unité autour d’Ousmane Sonko et de son projet politique, d’autres remettent en question les pratiques internes et la gouvernance du parti.

Ces divergences interviennent dans un contexte déjà délicat pour Pastef, marqué par des défis politiques et judiciaires auxquels Ousmane Sonko est confronté. Si ces tensions internes ne sont pas rapidement apaisées, elles pourraient affecter la cohésion du parti et compromettre ses ambitions électorales futures.

Affaire Ndiaga Diouf : Barthélémy Dias solde les 25 millions FCFA de dommages et intérêts avec l’aide de sa famille

L’affaire Ndiaga Diouf, qui a marqué la sphère politico-judiciaire sénégalaise depuis plus d’une décennie, connaît un nouveau tournant. Selon les informations rapportées par L’Observateur, la famille de feu Ndiaga Diouf a récemment reçu un chèque de 25 millions FCFA, correspondant au montant des dommages et intérêts que Barthélémy Dias avait été condamné à verser dans le cadre de cette affaire. Ce règlement met un terme à une longue procédure judiciaire.

Le chèque a été remis par les avocats de Barthélémy Dias à Me Pape Mor Niang, avocat de la famille de la victime. Toutefois, ce processus n’a pas été exempt de tensions. Selon Me Niang, la famille Ndiaga Diouf a accepté ce règlement malgré des doutes initiaux. « C’était un coup de communication, car la famille avait du mal à comprendre le processus », a-t-il déclaré. Ce paiement, bien qu’attendu depuis des années, a été perçu comme une étape nécessaire pour clore un chapitre douloureux.

Pour rappel, Ndiaga Diouf avait perdu la vie en décembre 2011 lors de l’attaque de la mairie de Mermoz/Sacré-Cœur. Barthélémy Dias, alors maire de cette commune, avait été condamné en première instance pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort, une peine confirmée en appel et en cassation. En plus de sa peine d’emprisonnement de deux ans, dont six mois ferme, Barthélémy Dias avait été condamné à verser 25 millions FCFA à la famille de la victime.

Si ce paiement marque une avancée dans l’exécution de la décision judiciaire, il met également en lumière les contraintes financières actuelles de Barthélémy Dias. Toujours selon L’Observateur, c’est sa sœur qui aurait pris en charge ce montant, en raison de l’absence de ressources saisissables sur les comptes de l’ex-maire. L’huissier mandaté pour l’exécution de la décision judiciaire n’avait trouvé ni comptes bancaires actifs ni biens matériels à saisir. Cette situation reflète une réalité financière délicate pour l’ancien maire de Dakar, aujourd’hui sous pression.

L’affaire Ndiaga Diouf demeure l’un des dossiers les plus symboliques des tensions politiques et sociales au Sénégal. La mort de ce jeune homme, intervenue dans un contexte de violence politique, avait suscité une vive indignation. Elle avait également placé Barthélémy Dias au centre des débats, faisant de lui une figure controversée.

Malgré le paiement des dommages et intérêts, cette affaire continue de diviser l’opinion publique. Pour la famille de Ndiaga Diouf, ce règlement financier ne pourra jamais compenser la perte d’un être cher. « C’est un dénouement, mais la douleur reste intacte », aurait confié une source proche de la famille.

Cette étape judiciaire, bien qu’importante, ne met pas totalement fin aux débats autour de l’exécution des décisions de justice et de la responsabilité des acteurs politiques dans ce genre d’affaires. Ce règlement illustre une fois de plus la complexité de cette affaire emblématique, qui continue de résonner au-delà des cercles judiciaires.

Drame sur la VDN 3 : Une jeunesse perdue face à ses excès

L’accident survenu dans la nuit du 27 décembre sur la VDN 3, à Guédiawaye, continue de secouer les consciences. Ce tragique événement, impliquant un groupe de jeunes surnommés les “Blowmen”, met en lumière les dangers des comportements irresponsables, exacerbés par la consommation de substances illicites.

La soirée du 27 décembre aurait pu être une fête ordinaire entre amis. Ismaila Camara, jeune artiste de 21 ans, avait loué une Ford Taurus pour une virée nocturne avec six de ses amis. À bord, musique assourdissante et substances illicites rythmaient l’ambiance, transformant une escapade festive en une course effrénée et dangereuse.

Le véhicule, conduit à vive allure par Ismaila, roulait sur un pneu de secours arrière, un détail révélateur de l’imprudence générale. Près du palais de justice de Pikine-Guédiawaye, l’irréparable s’est produit : Mamadou Konté, un mécanicien de 19 ans, fut percuté et traîné sur 300 mètres. L’impact ne lui laissa aucune chance.

Dix jours après le drame, les sept jeunes du groupe ont comparu devant le tribunal de Pikine-Guédiawaye. Ismaila Camara, présenté comme le principal accusé, est poursuivi pour homicide involontaire et mise en danger de la vie d’autrui. Les analyses toxicologiques ont confirmé la présence de benzodiazépines et d’ecstasy dans son organisme, ainsi que dans celui de deux autres garçons du groupe, Amady Ba et Issa Mballo.

Malgré ses dénégations, Ismaila fait face à une peine requise de cinq ans de prison ferme et une amende de 500 000 FCFA. Ses deux complices risquent quant à eux six mois de prison ferme pour complicité et consommation de drogues. Les trois jeunes femmes présentes dans le véhicule ont été relaxées, le procureur ayant souligné leur implication moindre.

Au-delà des faits, cette affaire illustre les dérives inquiétantes de certains jeunes, entre consommation de substances illicites, insouciance et comportements à risque. La famille de Mamadou Konté, absente lors du procès, réclame justice pour leur fils, victime d’une tragédie absurde.

Ce drame interpelle également sur la responsabilité collective face à ces phénomènes. La route devient trop souvent le théâtre d’actes d’irresponsabilité, transformant une fête en cauchemar.

Le tribunal a fixé le délibéré au 10 janvier. D’ici là, l’affaire des “Blowmen” reste gravée dans les esprits, non seulement pour la douleur qu’elle a causée, mais aussi comme un rappel brutal des conséquences irréversibles des excès.

Réajustement au Port autonome de Dakar : entre fins de contrat et nouveaux recrutements

Depuis sa nomination en avril 2024 en tant que Directeur général du Port autonome de Dakar (PAD), Waly Diouf Bodian a enclenché une série de réformes visant à optimiser la gestion des effectifs de la société. Dès sa prise de fonction en mai, il a initié un « réajustement des effectifs », une démarche qui a conduit à des départs massifs parmi les employés.

Selon le journal Les Échos, une première vague de départs avait été enregistrée peu après l’arrivée de Waly Diouf Bodian. En décembre 2024, une deuxième vague a concerné une centaine de travailleurs, dont les contrats n’ont pas été renouvelés. Ces employés, pour la plupart, espéraient obtenir des Contrats à durée indéterminée (CDI) après plusieurs années de service.

Cependant, Abdou Karim Diarra, membre de la cellule de communication du PAD, a tenu à nuancer le terme de « licenciement » employé par certains. « Il s’agit de travailleurs dont les contrats sont arrivés à terme. Le Directeur général ne pouvait pas prolonger ces contrats pour des motifs similaires à ceux des départs antérieurs », a-t-il expliqué.

En dépit des départs, la direction du PAD a également procédé à de nouveaux recrutements. En novembre 2024, 169 nouveaux agents ont été intégrés, conformément à un accord passé entre l’ancienne direction, dirigée par Mountaga Sy, et les syndicats. « Ces recrutements faisaient partie d’un engagement antérieur, et le nouveau Directeur général s’y est conformé », a précisé Diarra.

La gestion des effectifs s’inscrit dans un processus plus large d’audit initié par Waly Diouf Bodian. « L’audit physique du personnel est en cours, et une fois qu’il sera finalisé, des solutions seront trouvées pour stabiliser la situation », a indiqué Abdou Karim Diarra. Ce travail de réorganisation vise à répondre aux exigences de performance et de transparence du PAD tout en respectant les accords avec les partenaires sociaux.

Si la direction présente ces mesures comme un effort de rationalisation, elles suscitent des réactions mitigées. Pour les travailleurs concernés, dont certains ont cumulé plusieurs années au service du PAD, l’absence de prolongation de leurs contrats constitue une véritable déception. Toutefois, les recrutements effectués et les audits en cours semblent indiquer une volonté de structurer durablement la gestion des ressources humaines.

Un crime odieux à Malika : El Hadji Modou Fall inculpé pour le meurtre de la jeune Diary Sow

L’affaire du meurtre de la jeune Diary Sow, 12 ans, a connu un tournant décisif avec l’inculpation et le placement sous mandat de dépôt d’El Hadji Modou Fall, principal suspect. Ce dernier a été arrêté par la police de Malika, avant de passer aux aveux concernant ce crime atroce qui a secoué la commune.

Selon les autorités, El Hadji Modou Fall a avoué avoir étranglé Diary Sow dans sa chambre. Il aurait ensuite déplacé le corps de la fillette dans les toilettes. Bien qu’il ait reconnu le meurtre, il a catégoriquement nié toute agression sexuelle, laissant des zones d’ombre autour de ses motivations.

L’arrestation du suspect a été saluée par les habitants de Malika, profondément choqués par cet acte abominable. Diary Sow, décrite par ses proches comme une élève brillante et joyeuse, a vu sa vie brutalement arrachée, plongeant sa famille et sa communauté dans une douleur indescriptible.

En réaction à ce drame, la fédération des femmes de Malika avait prévu d’organiser une marche pacifique en hommage à la victime, ce mercredi 7 janvier 2025. Cependant, leur demande d’autorisation a été rejetée par les autorités locales en raison du non-respect du délai légal de trois jours francs avant la tenue de toute manifestation publique.

Cette décision a suscité de vives réactions parmi les habitants, qui espéraient manifester leur solidarité et exiger des mesures plus strictes pour protéger les enfants dans la commune.

Le meurtre de Diary Sow relance le débat sur la sécurité des enfants et les mesures à prendre pour prévenir de telles tragédies. De nombreuses voix s’élèvent pour réclamer une justice rapide et exemplaire afin que l’auteur de cet acte ignoble soit puni à la hauteur de son crime.

Les associations de défense des droits de l’enfant ont également exhorté les autorités à renforcer la sensibilisation et à multiplier les campagnes éducatives sur les dangers auxquels les enfants peuvent être confrontés.

Ce drame bouleverse profondément Malika et, plus largement, le Sénégal. Tandis que l’enquête se poursuit pour clarifier les zones d’ombre, les habitants espèrent que justice sera rendue à Diary Sow et que des mesures concrètes seront mises en place pour éviter que d’autres vies innocentes ne soient arrachées de cette manière tragique.

RETRAIT DES TROUPES MILITAIRES FRANÇAISES : Sonko arrache l’initiative à Macron

Le 24 octobre 2024, avant même les annonces officielles faites par les présidents Diomaye Faye du Sénégal et Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire, « Le Dakarois Quotidien » a révélé en exclusivité la décision de Paris de retirer ses bases militaires des anciennes colonies françaises. Cette initiative, mûrie depuis plusieurs années, a été décidée lors d’un Conseil de défense qui a eu lieu en octobre 2024.
Face à la montée du sentiment anti-français et au développement du populisme et du nationalisme en Afrique francophone, la France, déjà fragilisée économiquement par la pandémie de Covid-19, a jugé nécessaire de revoir sa stratégie militaire sur le continent africain.
Dans un discours ce lundi, Emmanuel Macron a affirmé que cette décision était le fruit de longues négociations avec les chefs d’État africains.
Cependant, cette version des faits a été vivement contestée par le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko. Intervenant à la suite des déclarations de Macron, Sonko a réfuté l’idée d’une négociation ouverte et équitable.
Le « Dakarois Quotidien » vous présente ci-dessous les détails du discours de Macron ainsi que la réaction musclée de Sonko.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°364 – du 07/01/2025

🔴 DISCOURS DE MACRON SUR LA NÉGOCIATION DU RETRAIT DES BASES MILITAIRES FRANÇAISES : SONKO CONTESTE L’INITIATIVE ÉLYSÉENNE
🔴 DÉMISSION DE RAKY KANE : BAH DIAKHATÉ APPELLE LES « APÉRISTES » À SUIVRE SON EXEMPLE

🔴 ÉQUIPE NATIONALE DE FOOTBALL : PAPE THIAW OUVRE LA « TANIÈRE » AUX SPÉCIALISTES LOCAUX
🔴 CHAN 2025 / TIRAGE AU SORT : LES ADVERSAIRES DU SÉNÉGAL DÉVOILÉS LE 15 JANVIER


Ousmane Sonko répond à Macron : « Le Sénégal est un pays libre et souverain »

Le Président Emanuel Macron a affirmé aujourd’hui que le départ annoncé des bases français aurait été négocié entre les pays africains qui l’ont décrété et la France.

Il poursuit en estimant que c’est par simple commodité et par politesse que la France a consenti la primeur de l’annonce à ces pays africains.

Je tiens à dire que, dans le cas du Sénégal, cette affirmation est totalement erronée.
Aucune discussion ou négociation n’a eu lieu à ce jour et la décision prise par le Sénégal découle de sa seule volonté , en tant que pays libre, indépendant et souverain.

Il déclare, enfin, « qu’aucun pays africain ne serait aujourd’hui souverain, si la France ne s’était déployée ». Constatons que la France n’a ni la capacité ni la légitimité pour assurer à l’Afrique sa sécurité et sa souveraineté.

Bien au contraire, elle a souvent contribué à déstabiliser certains pays africains comme la lybie avec des conséquences désastreuses notées sur la stabilité et la sécurité du Sahel.

C’est enfin le lieu de rappeler au Président Macron que si les soldats Africains, quelquefois mobilisés de force, maltraités et finalement trahis, ne s’étaient pas déployés lors la deuxième guerre mondiale pour défendre la France, celle-ci serait, peut être aujourd’hui encore, Allemande.

Compétitions africaines : Le Sénégal vise à conserver sa suprématie en football

Le Sénégal, fort de ses succès récents, ambitionne de maintenir sa domination sur le football africain en 2025. Lors d’une réunion consacrée au bilan des qualifications des équipes nationales sénégalaises pour les compétitions africaines, Mayacine Mar, directeur technique national (DTN), a affirmé l’objectif de conserver les titres continentaux remportés ces dernières années. Il a notamment souligné la volonté de défendre les trophées gagnés et de viser la Coupe d’Afrique pour l’équipe nationale féminine.

« Nous avons envie et nous voulons conserver les titres que nous avons gagnés. De plus, nous visons la Coupe d’Afrique pour l’équipe nationale féminine », a déclaré Mayacine Mar, insistant sur l’importance de maintenir l’élan victorieux des équipes sénégalaises.

Le Sénégal a d’ores et déjà brillamment qualifié toutes ses équipes nationales pour les compétitions de la Confédération africaine de football (CAF). Le pays, déjà sacré champion d’Afrique chez les catégories U17, U20, et lors du Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) réservé aux joueurs locaux, se prépare à défendre avec détermination ses titres sur la scène continentale.

Pour Mayacine Mar, la clé du succès réside dans une préparation rigoureuse et méthodique. « Nous devons mettre en place un système et un planning efficaces dès maintenant, en privilégiant les stages et les matchs amicaux internationaux », a-t-il précisé. Le DTN a également assuré que la Fédération sénégalaise de football (FSF) s’engage à fournir aux sélections nationales des conditions optimales pour assurer leur préparation.

En 2025, les équipes sénégalaises seront engagées dans plusieurs compétitions majeures. Les Lions locaux participeront au CHAN, prévu du 1er au 28 février au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda, où ils défendront leur titre. Parallèlement, les Lionceaux prendront part à la CAN U17 au Maroc, du 30 mars au 19 avril, puis à la CAN U20 en Côte d’Ivoire, du 26 avril au 18 mai.

Les jeunes U15, quant à eux, disputeront le Championnat africain scolaire à Zanzibar (Tanzanie) du 18 au 24 mai. L’équipe nationale féminine jouera la CAN au Maroc du 5 au 26 juillet. Enfin, l’équipe nationale senior des Lions clôturera l’année avec la CAN 2025, qui se tiendra également au Maroc, du 21 décembre au 18 janvier 2026.

Le Sénégal, avec un palmarès déjà impressionnant, se positionne comme une référence incontournable du football africain. « Aujourd’hui, nous sommes champions d’Afrique. Nous devons réitérer ces succès. Nous en avons les capacités », a insisté le DTN, appelant les entraîneurs à élaborer des plans de préparation adaptés pour maintenir la dynamique de victoire.

Vive polémique suscitée par ses positions politiques passées : Raki Kane démissionne pour « mettre à l’aise l’Autorité »

Raki Kane a annoncé sa démission de ses fonctions de Secrétaire Exécutif de la Commission d’Évaluation, d’Appui et de Coordination des Startups au Sénégal (Sénégal Connect Startup), suite à la vive polémique générée par la publication de ses positions politiques passées. Dans une lettre adressée au président de la République, Raki Kane a exprimé sa gratitude envers l’ancien chef de l’État, Macky Sall, pour la confiance qu’il lui avait accordée et a souligné l’honneur qu’il a eu à contribuer au développement de l’entrepreneuriat et de l’innovation au Sénégal.

Madame Kane a précisé que sa décision visait à « mettre à l’aise l’Autorité », tout en alléguant que la situation politique entourant les clarifications publiques faites par le Premier Ministre Ousmane Sonko, concernant ses déclarations passées, a rendu nécessaire cette démission. Selon elle, ce geste était un acte de responsabilité, permettant ainsi à l’Autorité de poursuivre son travail dans de meilleures conditions, sans distraction ni malentendu.

Dans son message, Raki Kane a également mis en avant ses réalisations au sein de la Commission, notamment l’opérationnalisation de la loi « STARTUP ACT ». Elle a salué les avancées réalisées, telles que la mise en place de la plateforme d’enregistrement et de labellisation des startups, qui ont facilité l’essor du secteur au Sénégal. Elle a également remercié les employés de la Commission pour leur engagement et leur contribution au succès de ces initiatives, et a exprimé sa fierté d’avoir été un acteur clé dans ce processus.

La démission de Raki Kane intervient dans un contexte de tensions politiques, et son geste, bien qu’issu d’une démarche de responsabilité, souligne la complexité des relations entre engagement politique et fonction publique dans le cadre du développement du pays.

CHAN 2024 : Le tirage au sort prévu le 15 janvier à Nairobi

Le tirage au sort de la huitième édition du Championnat d’Afrique des nations (CHAN) 2024 se déroulera le 15 janvier prochain à Nairobi, au Kenya. Annoncé par la Confédération africaine de football (CAF) ce lundi, l’événement aura lieu au Kenyatta International Convention Centre, à partir de 17h00 GMT. Cette cérémonie marquera une étape importante dans la préparation du tournoi, qui se déroulera du 1er au 28 février 2024.

Cette année, le CHAN sera une compétition coorganisée par trois pays : le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie. Il s’agit d’une édition historique, qui réunira des équipes composées exclusivement de joueurs évoluant dans leurs championnats nationaux respectifs. C’est un aspect particulier du CHAN, qui met en avant le football local et permet aux joueurs de briller sous les couleurs de leur pays sans l’opportunité de jouer à l’étranger.

Le Sénégal, actuel champion en titre, participera à cette compétition pour la quatrième fois. Vainqueur du CHAN 2022, le pays est déterminé à défendre son trophée et à prouver à nouveau sa supériorité sur le continent africain. Les Lions, qui ont démontré un haut niveau de jeu lors de leurs précédentes participations, devront faire face à une concurrence accrue cette année, avec plusieurs équipes prêtes à tout donner pour détrôner les champions en titre.

Le tirage au sort du CHAN 2024 est très attendu, car il déterminera les groupes et les rencontres à venir. Cette étape cruciale donnera un premier aperçu des confrontations qui promettent d’être palpitantes et disputées. Les équipes devront se préparer à relever des défis de taille pour espérer décrocher la victoire.

Le CHAN 2024, qui met en lumière le football africain et le talent local, est une compétition qui capte l’attention des passionnés du continent. Chaque édition est une occasion pour les joueurs de se faire remarquer et d’illustrer la richesse du football africain, tout en stimulant la passion des supporters.

Avec un tirage au sort prévu dans quelques jours, le suspense grandit. Les équipes, les joueurs et les supporters attendent avec impatience de découvrir les groupes et les matchs qui composeront cette édition du CHAN. Le tournoi promet de belles émotions et de nouvelles histoires à écrire dans l’histoire du football africain.

Malick Ndiaye, président de l’Assemblée nationale : « En 2025, nous devons travailler avec rigueur et méthode »

Le président de l’Assemblée nationale, Malick Ndiaye, a profité de la traditionnelle cérémonie de présentation des vœux, ce lundi 6 janvier, pour adresser un message fort à ses collègues parlementaires et aux citoyens sénégalais. Sous le thème de l’unité et de la solidarité, l’ancien ministre des Infrastructures a détaillé les grandes lignes de son mandat, marquant sa volonté de moderniser le Parlement et de renforcer son rôle dans la démocratie sénégalaise.

Dans son discours, Malick Ndiaye a exprimé son ambition de réhabiliter le travail parlementaire auprès de l’opinion publique, tout en mettant en avant la nécessité de revaloriser le statut des députés et des assistants parlementaires. « Nous devons encourager la tenue régulière de permanences citoyennes afin de favoriser un dialogue continu entre les élus et les citoyens », a-t-il souligné.

Le président de l’Assemblée nationale a également évoqué la nécessité d’entamer une réforme structurelle et symbolique du Parlement, pour l’adapter aux exigences de la modernité. Il a appelé ses collaborateurs à travailler dans un esprit d’unité et de solidarité, avec une projection vers l’avenir.

« Je lance un appel à l’unité et à la solidarité, afin que, dès 2025, nous puissions continuer à travailler avec rigueur, efficacité et méthode », a déclaré Malick Ndiaye.

Dans son allocution, le président de l’Assemblée nationale a réitéré son engagement à renforcer le dialogue entre le Parlement et le Gouvernement. Selon lui, la collaboration entre les deux institutions est cruciale pour répondre aux défis législatifs des réformes annoncées par l’exécutif.

« Soyez assurés que je serai le garant de l’équilibre démocratique, et je sais pouvoir compter sur votre soutien », a-t-il promis, ajoutant qu’il œuvrera à instaurer des pratiques exemplaires dans le fonctionnement du Parlement.

Malick Ndiaye a également mis en avant la nécessité d’une diplomatie parlementaire dynamique. Il s’est engagé à renforcer les échanges avec d’autres nations sur des questions stratégiques telles que l’éducation, le numérique, la santé, l’environnement et la sécurité.

Revenant sur les premières semaines de la nouvelle législature, Malick Ndiaye a salué le travail déjà accompli par les députés. Il a rappelé que plusieurs textes importants ont été adoptés, notamment la suppression du Conseil économique, social et environnemental (CESE) et du Haut Conseil des Collectivités Territoriales (HCCT), ainsi que l’adoption de la Loi de finances initiale (LFI) 2025.

« Un mois après l’installation du bureau de la quinzième législature, je nourris l’espoir et le vœu de renforcer la voix du Parlement. Car c’est ici, au sein de cette institution, que sont votées les lois et les budgets. C’est également ici que l’action de l’exécutif est contrôlée et évaluée, afin de garantir que l’intérêt général soit préservé, et que les politiques menées au nom du peuple sénégalais servent véritablement ce dernier », a conclu Malick Ndiaye.

Trois membres de la coalition « Sam Sa Kaddù » condamnés à trois ans de prison ferme

Le tribunal de grande instance (TGI) de Saint-Louis a rendu son verdict ce lundi concernant les violences électorales survenues lors de la campagne pour les législatives du 17 novembre. Parmi les condamnés figurent trois membres de la sécurité rapprochée de Barthélemy Dias, appartenant à la coalition « Sam Sa Kaddù », qui ont écopé de trois ans de prison ferme.

Outre les trois membres de la garde rapprochée, le tribunal a prononcé d’autres condamnations allant de deux ans, dont six mois ferme, à trois ans, assortis de deux ans ferme, à l’encontre de certains prévenus. Ces peines ont été prononcées pour des actes de violence perpétrés contre des marchands ambulants dans le quartier de Sor, à Saint-Louis. Cependant, plusieurs autres accusés ont été relaxés faute de preuves suffisantes.

Les incidents remontent à la campagne électorale des législatives anticipées. La coalition « Sam Sa Kaddù », dirigée par Barthélemy Dias, menait une caravane dans le quartier de Sor, connu pour être un fief stratégique. Des heurts ont alors éclaté entre des marchands ambulants et les membres de la sécurité du convoi.

Selon les témoignages recueillis, les gardes rapprochés auraient usé de la violence pour disperser les marchands qui refusaient de quitter leurs emplacements. Les tensions ont rapidement dégénéré en affrontements, nécessitant l’intervention des forces de l’ordre.

Suite au verdict, plusieurs proches des condamnés ont exprimé leur indignation. Certains estiment que la justice a été instrumentalisée pour réprimer l’opposition politique, tandis que d’autres jugent les peines disproportionnées par rapport aux faits reprochés.

De son côté, Barthélemy Dias, qui n’a pas encore réagi publiquement, est attendu pour s’exprimer sur le sujet dans les prochains jours. Son entourage affirme toutefois que ces condamnations ne remettront pas en cause leur détermination à poursuivre leurs activités politiques.

Ce verdict intervient dans un contexte de tensions politiques accrues, marqué par une montée des revendications sociales et une instabilité grandissante dans certaines régions du pays. Pour la coalition « Sam Sa Kaddù », ces condamnations représentent un coup dur, mais elles pourraient également renforcer leur position de victimes d’une justice partisane aux yeux de leurs sympathisants.

Les avocats des condamnés ont déjà annoncé leur intention de faire appel. Ils prévoient de dénoncer les conditions d’arrestation et de détention de leurs clients, qu’ils jugent arbitraires et contraires aux droits fondamentaux.

Affaire à suivre.

Présence militaire française en Afrique : une réorganisation sous tension

La France revoit sa présence militaire en Afrique. Le président Emmanuel Macron a annoncé, lors d’un discours devant ses ambassadeurs, une réduction significative des effectifs militaires français sur le continent, une décision qui suscite des réactions variées selon les pays concernés. Si certains États africains ont accueilli favorablement cette mesure, d’autres y voient une opportunité de consolider leur souveraineté en mettant fin à une présence héritée de l’époque coloniale.

De plusieurs milliers de soldats en 2021, le dispositif militaire français en Afrique comptera quelques centaines d’hommes d’ici 2025. Ces effectifs seront essentiellement concentrés sur des missions de formation et d’appui logistique, marquant ainsi une rupture avec les opérations militaires directes menées ces dernières années.

« Nous avons proposé aux chefs d’État africains de réorganiser notre présence. Comme on est très polis, on leur a laissé la primauté de l’annonce. Et parfois, il a fallu pousser », a déclaré Emmanuel Macron.

Cette réorganisation varie toutefois selon les pays. Voici un tour d’horizon des principales évolutions :

Le cas des pays sahéliens : Burkina Faso, Mali et Niger

Dans les pays du Sahel, les relations avec Paris se sont considérablement dégradées. Accueillies comme des forces de libération en 2013 lors de l’opération Serval au Mali, les troupes françaises ont vu leur légitimité contestée à la suite de plusieurs coups d’État militaires.

À Bamako, la junte dirigée par Assimi Goïta a opté pour un partenariat militaire avec le groupe russe Wagner. Le retrait des 2.400 militaires français a été acté en février 2022.

Au Burkina Faso, la dénonciation de l’accord relatif au statut des forces françaises a conduit au départ précipité des troupes en janvier 2023.

Quant au Niger, les militaires français ont été contraints de quitter le pays en décembre 2023, quelques mois après le coup d’État qui a renversé le président Mohamed Bazoum.

Tchad : fin de soixante ans de coopération militaire

Le Tchad était jusqu’à présent le principal point d’ancrage de la France au Sahel. Cependant, fin novembre 2024, les autorités tchadiennes ont également demandé le retrait des troupes françaises, mettant fin à six décennies de coopération militaire.

Environ 1.000 militaires français étaient stationnés au Tchad. Ce chiffre a rapidement diminué avec le départ des avions de chasse et la rétrocession de la base de Faya-Largeau aux forces armées tchadiennes.

Sénégal : une rupture annoncée

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a surpris de nombreux observateurs en annonçant fin novembre 2024 la fermeture des bases militaires françaises sur le sol sénégalais. Selon lui, cette présence est incompatible avec la souveraineté nationale.

« La fin de toutes les présences militaires étrangères au Sénégal sera effective dès 2025 », a-t-il affirmé lors de ses vœux du Nouvel An.

Les effectifs militaires français au Sénégal sont déjà passés de 500 à un peu plus de 200 hommes en 2024, une réduction qui devrait se poursuivre jusqu’à leur départ total.

Côte d’Ivoire : un retrait concerté

En Côte d’Ivoire, le président Alassane Ouattara a annoncé la rétrocession du camp du 43e BIMA (bataillon d’infanterie de marine) de Port-Bouët à l’armée ivoirienne dès janvier 2025.

Toutefois, les relations entre Paris et Abidjan restent cordiales. Le retrait des troupes se fait de manière concertée, et une capacité d’accueil minimale sera maintenue en cas de déploiement futur.

Gabon : une présence réduite mais maintenue

Au Gabon, malgré le coup d’État qui a renversé Ali Bongo en 2023, les relations avec la France sont restées stables. Le nombre de militaires français a progressivement diminué, passant de 400 à 200 hommes. Leur mission est désormais axée sur la formation des forces locales.

Djibouti : le dernier bastion

Avec 1.500 hommes stationnés, Djibouti reste la plus importante base militaire française à l’étranger. Les accords militaires entre les deux pays ont été renouvelés en juillet 2024, confirmant la volonté de maintenir cette présence stratégique dans la Corne de l’Afrique.

La réorganisation du dispositif militaire français en Afrique marque la fin d’une époque où Paris jouait un rôle prépondérant dans la sécurité du continent. Si certains pays africains saluent cette décision comme un pas vers une pleine souveraineté, d’autres craignent un vide sécuritaire susceptible de profiter aux groupes armés et aux puissances concurrentes comme la Russie.

Nomination des membres du CNRA : Le CDEPS dénonce une « entorse » du régime de Diomaye Faye

e Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse du Sénégal (CDEPS) dénonce une « entorse » du régime dans la nomination des membres du CNRA. Selon son président Mamadou Ibra Kane, le décret portant nomination des membres recèle des manquements. « Le secteur des médias au Sénégal est de nouveau secoué par les agissements du ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, avec la publication du décret 2024-3401 portant nomination des membres du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA), en date du 11 décembre 2024 », souligne un communiqué parvenu à Ledakarois.sn.
Selon le CDEPS, ce document recèle « beaucoup de manquements qui dénotent, encore une fois, de l’incompétence du ministre de la Communication ». Pour Mamadou Ibra Kane et Cie : 
1) « C’est de la seule compétence du président de la République, par décret, que relève la nomination aux postes civils et militaires. En aucun cas, la nomination des membres du CNRA ne saurait l’être sur proposition du ministre de la Communication.
2) Les membres du CNRA ont un mandat de six ans, non renouvelable et non révocable. Il ne s’agit nullement de les remplacer. C’est là aussi simplement une nouvelle maladresse du fait d’une méconnaissance totale des textes qui régissent le secteur.
3) Le CNRA est une «autorité indépendante de régulation de l’audiovisuel» (art. 1 loi n°2006 portant création du CNRA). À ce titre, parmi ses attributions, le CNRA veille, entre autres, « à l’indépendance et à la liberté de l’information et de la communication dans le secteur de l’audiovisuel» (art. 7). Dans la tradition républicaine, aucun membre du CNRA ne peut être affilié à un parti politique ou en être sympathisant de manière publique.
4) Par ailleurs, le CDEPS invite urgemment le pouvoir à mettre en place la Haute autorité de régulation de la communication audiovisuelle (HARCA), qui doit remplacer depuis fort longtemps l’actuel CNRA, conformément aux textes pertinents du nouveau Code de la presse, tout en respectant les critères objectifs de nomination. Le «jub, jubal, jubanti » commence par le respect des lois en vigueur, sinon il reste un slogan creux.
À en croire le CDEPS, « ces nouveaux agissements du ministre de la Communication sont en droite ligne de toutes les entorses de son ministère depuis l’avènement de la troisième alternance politique du 24 mars 2024 ».
« Là où la Constitution consacre la liberté de la presse et le droit d’entreprendre dans tous les secteurs, y compris celui des médias, le ministre commet la forfaiture de s’arroger le droit de dire qui est média légal ou non et quelle entreprise de presse a le droit d’exercer sur le territoire sénégalais ou non », lit-on dans les colonnes du texte.
Rappelant que « récemment, l’avant-projet de la loi sur la publicité exclut, tant dans sa phase d’élaboration que dans l’identification des acteurs du secteur, les entreprises de presse qui sont sans conteste des supports naturels de la réclame commerciale », Mamadou Ibra Kane et Cie soutiennent que « tous ces agissements du ministre de la Communication, sous le régime du président Bassirou Diomaye Diakhar Faye, ont fini par instaurer une situation de tension permanente avec les médias depuis bientôt 10 mois (289 jours) ».

« C’est le règne de la terreur et de l’arbitraire dans le secteur de la presse au Sénégal depuis la nomination de l’actuel ministre. Au Sénégal, on ne parle plus de menaces, mais d’atteintes récurrentes à la liberté de presse. Les médias sénégalais, qui ont grandement contribué à trois alternances politiques, ont besoin d’un environnement serein pour continuer à jouer leur rôle dans la stabilité et le développement du Sénégal », dénoncent-ils.

Thierno Bocoum fustige la gestion des 108 millions F CFA par Ousmane Sonko : « Il confond les comptes de Pastef et ceux de l’État »

Thierno Bocoum, leader du mouvement Agir, est monté au créneau pour dénoncer la gestion des 108 millions F CFA annoncés par le Premier ministre Ousmane Sonko en faveur des militants de Pastef blessés lors des récentes manifestations. Dans une vidéo diffusée par Seneweb, l’opposant a exprimé son désaccord face aux explications fournies par le chef du gouvernement.

Selon Thierno Bocoum, les déclarations d’Ousmane Sonko montrent une confusion inquiétante entre les finances publiques et les comptes du parti Pastef. « Les explications d’Ousmane Sonko révèlent une confusion entre les comptes de son parti et ceux de l’État. L’État ne fonctionne pas ainsi. On ne doit pas prendre l’argent des contribuables et le distribuer à des militants blessés », a-t-il martelé.

Le chef de file d’Agir a rappelé que les ressources publiques doivent être gérées avec rigueur et transparence, conformément aux principes de bonne gouvernance. « Ce n’est pas parce que des militants de votre parti ont été blessés qu’il faut puiser dans les caisses de l’État pour les indemniser », a-t-il critiqué.

L’ancien député a également mis en avant d’autres urgences auxquelles l’État devrait répondre, notamment les difficultés économiques que traverse le pays. « Est-ce que l’État va débloquer de l’argent pour les personnes qui ont perdu leur emploi dans le secteur du BTP, ou pour les Sénégalais affectés par la situation économique ? Il y a des cas urgents parmi eux », s’est-il interrogé.

Thierno Bocoum estime que la démarche du Premier ministre donne l’impression qu’il existe un « État dans l’État », dirigé par Pastef. « Il ne peut pas y avoir d’État Pastef dans ce pays. Nous sommes dans une République, et les règles doivent être les mêmes pour tous », a-t-il déclaré.

Pour le leader d’Agir, une enquête indépendante devrait être ouverte afin de faire la lumière sur les conditions d’attribution des indemnités et d’établir qui sont les bénéficiaires légitimes. « Il faut clarifier cette situation. L’argent du contribuable appartient aux Sénégalais, pas à un parti politique », a-t-il affirmé.

Thierno Bocoum a également pointé du doigt la posture du Premier ministre et de ses alliés, qu’il juge inquiétante. « La gestion des fonds publics ne peut pas se faire de manière opaque. Nous exigeons de la transparence et de la rigueur dans la gestion des deniers publics », a-t-il conclu.

L’affaire des 108 millions F CFA continue de faire des vagues sur la scène politique sénégalaise. Alors que le gouvernement justifie cette enveloppe par la nécessité de prendre en charge les militants blessés lors des manifestations, l’opposition dénonce une gestion partisane des fonds publics.

Violences électorales à Saint-Louis : Me El Hadj Diouf réclame une enquête impartiale sur la mort de Bassirou Diop

Le tribunal de Saint-Louis a rendu son verdict dans le cadre du procès des 81 prévenus arrêtés lors des violences électorales qui ont marqué la campagne des législatives anticipées. Si le délibéré était attendu, l’affaire a pris une tournure dramatique avec la mort en détention de Bassirou Diop, l’un des détenus. Une situation qui suscite une vive indignation chez la défense, représentée par Me El Hadj Diouf, qui exige la tenue d’une enquête indépendante pour faire la lumière sur les circonstances de ce décès.

Bassirou Diop est décédé le 7 décembre dernier alors qu’il était toujours en détention, malgré son jugement. Selon Me El Hadj Diouf, l’arrestation musclée de son client, suivie d’une détention prolongée, constitue une violation flagrante de ses droits fondamentaux.

S’exprimant devant la presse, l’avocat a dénoncé les conditions troubles entourant ce décès. « Nous déplorons profondément cette tragédie. Ce qui s’est passé est inacceptable. Nous demandons aux instances internationales et aux organisations de défense des Droits de l’Homme d’exiger une enquête neutre et impartiale », a martelé Me Diouf.

D’après le certificat de genre de mort, Bassirou Diop présentait des contusions au niveau de la tempe droite. Un détail qui alimente les soupçons de violences subies en détention. « Bien que la mort ait été officiellement qualifiée de ‘naturelle’, nous avons des raisons de penser qu’il y a eu des actes de torture. Peut-on vraiment parler d’une simple maladie cardiaque lorsqu’on observe des traces évidentes de violence ? Un seul coup peut suffire à provoquer une crise cardiaque chez une personne fragile », a souligné l’avocat.

Le procès des 81 individus poursuivis pour violences électorales a été l’un des plus médiatisés dans la région nord du Sénégal. Les violences avaient éclaté au cours de la campagne pour les législatives anticipées, plongeant Saint-Louis dans un climat de tensions politiques extrêmes.

Cependant, la détention prolongée des prévenus après leur jugement a été fortement critiquée par les avocats de la défense, qui y voient une manœuvre politique visant à museler les opposants. « Nous sommes dans un État de droit. Toute personne jugée doit voir sa situation clarifiée dans les meilleurs délais. Maintenir quelqu’un en détention sans justification valable est une atteinte à la liberté individuelle », a rappelé Me El Hadj Diouf.

Le décès de Bassirou Diop en détention ne fait qu’aggraver cette situation. Pour la défense, il est urgent de mener des investigations approfondies pour établir les responsabilités. « Le Sénégal ne peut se permettre de voir son image ternie par des cas de torture ou de mauvais traitements en prison. Nous devons être exemplaires dans la protection des droits humains », a ajouté l’avocat.

Face à la gravité de la situation, Me El Hadj Diouf a appelé les organisations internationales de défense des Droits de l’Homme à intervenir. Il souhaite que des experts neutres soient mobilisés pour enquêter sur les circonstances de la mort de Bassirou Diop.

Plusieurs ONG locales ont déjà exprimé leur préoccupation face aux conditions de détention dans les prisons sénégalaises. Elles dénoncent des traitements dégradants et un manque de suivi médical des détenus.

La mort de Bassirou Diop pourrait devenir un cas emblématique de la lutte pour une réforme des conditions carcérales au Sénégal. Pour Me Diouf, il est impératif que des mesures soient prises pour éviter qu’un tel drame ne se reproduise. « Il est temps que la lumière soit faite sur cette affaire. Il en va de la crédibilité de notre justice et du respect des droits fondamentaux », a-t-il conclu.

Alors que le verdict du procès des 81 prévenus vient de tomber, la défense ne compte pas baisser les bras. Me El Hadj Diouf envisage de porter l’affaire devant les juridictions internationales si une enquête impartiale n’est pas ouverte rapidement au Sénégal.

Présence militaire française en Afrique : Emmanuel Macron défend une réorganisation stratégique

Le président français, Emmanuel Macron, s’est exprimé ce dimanche sur la réorganisation de la présence militaire française en Afrique. Lors d’une intervention médiatique, il a tenu à clarifier la position de la France, insistant sur le fait que le retrait progressif des troupes françaises dans certains pays africains n’est pas un signe de recul, mais une stratégie réfléchie et concertée avec les chefs d’État africains.

« Nous avons proposé aux chefs d’État africains de réorganiser notre présence. Comme nous sommes très polis, nous leur avons laissé la primauté de l’annonce », a déclaré le président français, affirmant que la France reste engagée sur le continent africain, mais sous de nouvelles modalités.

Macron a également dénoncé ce qu’il appelle une manipulation idéologique dans les discours anti-français, qu’il attribue à des réseaux panafricanistes influencés par des puissances étrangères, notamment la Russie. Il a pointé du doigt « une combinaison de faux intellectuels manipulant les réseaux sociaux, utilisant le désarroi d’une jeunesse et les intérêts de la Russie ou d’autres en Afrique ».

Le chef de l’État français a aussi critiqué les campagnes de désinformation liées au départ des troupes françaises de plusieurs pays africains, notamment au Mali, au Burkina Faso et au Niger. « Je dis ça parce que quand je lis une bonne partie de notre presse, il y a beaucoup de commentaires. Les gens regardent avec les lunettes d’hier, disent que c’est terrible. L’Afrique, on est en train de disparaître. Non ! On a choisi de bouger en Afrique parce qu’il fallait bouger. Mais on ne cède rien à la désinformation et aux ingérences », a-t-il martelé.

Le président français a tenu à souligner que la décision de réorganiser la présence militaire française découle d’une volonté de s’adapter aux réalités géopolitiques actuelles et aux aspirations des peuples africains. « Dans bien de ces pays, on ne voulait pas enlever l’armée française ou la réorganiser, mais on l’a assumé ensemble », a-t-il conclu.

Face à la montée des sentiments anti-français dans certains pays d’Afrique, Emmanuel Macron entend repositionner la France comme un partenaire stratégique, lucide et respectueux de la souveraineté des États africains. Cette approche vise à rétablir une relation apaisée entre la France et ses partenaires africains, tout en luttant contre les influences extérieures qui cherchent à déstabiliser ces relations historiques.

KEBEMER : Une commune en panne d’imagination

En délibérant sur le projet de budget de 2025 de la Commune,les autorités municipales auraient dû présenter leurs excuses aux kébémeroises et aux Kébémérois pour leur gestion catastrophique.

Avant de revenir sur le projet de budget, il y a lieu de rappeler que le budget est un exercice de planification par lequel l’administration parvient à identifier les objectifs et les moyens pour les atteindre.

Un des principes qui fondent un budget est sa sincérité. En effet, un budget doit être basé sur les possibilités réelles de mobilisation, sans exagération, ni augmentation des prévisions de recettes et des dépenses.

Ce budget présenté au conseil municipal et probablement adopté est loin des standards en matière de préparation de budget tant sur le plan de la forme que sur le fond.

Sur la forme, le budget ne recoupe pas les préoccupations des jeunes, des femmes et des artisans. Les secteurs à même de soutenir les couches les plus vulnérables sont délaissés notamment ceux générateurs de revenus.

On se contente simplement de reproduire les différentes rubriques chaque année sans se préoccuper aucunement de l’évolution économique et sociale de la ville.

D’ailleurs, comment peut-on élaborer un budget sans indiquer les taux de réalisation de l’année écoulée qui doivent constituer la référence ? Ces données omises à dessein ou par incompétence sur la situation d’exécution budgétaire sont lesigne que les règles élémentaires d’élaboration d’un budget ne sont pas respectées. 

Le budget 2025 de la Commune de KEBEMER est évalué en recettes et dépenses à 607 millions F dont 37% en dépenses d’investissement. Si on le compare aux années passées, on observe une baisse tendancielle des ressources depuis 2021.

Cette baisse est illustrée par les produits du budget de fonctionnement qui sont passés de 575 millions F en 2021 à 380 millions F en 2025 sur la période. Il en est de même du budget d’investissement qui continue à stagner autour de 200 Millions F par an encore qu’en réalité une chute drastique des investissementsest notée. D’ailleurs, le montant indiqué sur le budget d’investissement n’est qu’une illusion. Le report de crédit de 90 millions F qui le sous-tend ne correspond à aucune réalité dès lors que les ressources sont en baisse constante. En fait, le budget d’investissement réel est de 137 millions, soit 22% en valeur relative. Une somme très dérisoire pour les besoins en investissement de la ville. 

Si on examine le détail des produits du projet de budget, on observe une baisse continue des ressources propres depuis des années. Les produits d’exploitation et les produits domaniaux ont baissé respectivement de 19% et de 18%. On constate que la Commune n’est même pas capable de recouvrer les recettes attendues. En réalité, les autorités municipales ont baissé les bras depuis des années se contentant de gérer le quotidien.

Sur les rubriques de dépenses, je vais citer un seul exemple : Alors que la ville ne dispose que d’un tracteur, la rubrique ateliers et garage est dotée d’un budget conséquent de 30 millions de frs CFA environ.

Sur le budget d’investissement, la situation est semblable. Il n’y a aucune réalisation concrète. On se contente de reporter des investissements irréalisables faute de ressources.

Les projets d’extension des réseaux électriques et d’eau sont toujours dotés sans qu’aucune évaluation n’ait été faite sur le nombre de mètres linéaires réalisés.

Je m’en arrête là. Il n’y pas lieu d’énumérer toutes les incohérences relevées dans ce budget. 

Pour conclure sur ce point, il y a lieu d’attirer l’attention des autorités administratives chargées de son approbation que ce budget en dégradation continue n’est pas sincère. 

Si vous vous promenez en ville, vous constaterez aisément son impact sur le fonctionnement des infrastructures communales : un marché engorgé et menaçant ruine, une voirie sans programme d’entretien ou de réhabilitation, une gare routière très mal entretenue, une décrépitude des bâtiments municipaux, une place de l’Indépendance, place symbole,jadis réputée par sa beauté et très enviée par les autres communes, transformée en terrain de jeu et enfin une salle des fêtes sans aucune commodité.

Sur le plan social, culturel et éducationnel, le budget ne prévoit aucune dotation en fournitures scolaires et un soutien à la formation des jeunes, des femmes et des artisans. Les factures d’eau des écoles ne sont plus prises en charge par la mairie, en attestent de récurrentes coupures dans certaines écoles. 

Sur le volet santé, KEBESANTE qui constitue une réussite indéniable avec plus de 3 000 consultations par an est très peu soutenue.

En ce qui concerne l’environnement, la saleté encombre les rues, heureusement que la SONAGED et les populations viennent en appoint. Les animaux domestiques ont fini d’envahir la ville, vadrouillant dans la saleté et les tas d’immondices laissant pantois les autorités municipales qui se contentent d’observer une dégradation du cadre de vie sans réaction.

La ville de KEBEMER, est en réalité, une ville en faillite.

Pourtant, la commune de KEBEMER est un carrefour, bien positionnée sur la RN2 à 150 km de DAKAR. A l’ouest, il y’a LOMPOUL avec la mer, le maraichage, le tourisme et les mines. A l’Est, Touba présente un marché important. La ville ne profite pas de ses atouts.

Les populations qui y habitent malgré tout sont dans l’effort continu. C’est grâce à leur résilience et leur volonté qu’elles parviennent à s’en sortir de par leur propre moyen.  Ils n’ont pas tort. Ils n’ont rien à attendre de la Commune.

Les atouts de la ville, je le répète ne sont pas du tout exploités. Les possibilités de faire de cette ville un pôle économique et culturel attractif sont ignorées. Un plan communal de développement bien étudié et bien pensé avec les compétences locales et de la diaspora aurait permis de mettre en place une planification stratégique capable de dégager une vision à long terme.

Il ne faudra pas se voiler la face. KEBEMER est une des rares communes sinon la seule du Sénégal à voir chaque année son budget baisser.

On est train d’observer un déclassement de la Commune. 

D’une commune urbaine depuis les années 50, elle est en passe de devenir une commune rurale.

Les populations de KEBEMER surtout les jeunes doivent refuser ce fatalisme, un autre destin est possible. 

Le temps du sursaut est arrivé.

 

AMADOU KEBE

AND SUXALI KEBEMER

Raki Kane démissionne de son poste de Secrétaire Exécutif de Senegal Connect Startup : les pressions des patriotes ont eu raison d’elle

Raki Kane, jusque-là Secrétaire Exécutif de la Commission d’Évaluation, d’Appui et de Coordination des startups au Sénégal (Senegal Connect Startup), a annoncé sa démission dans un contexte marqué par une vive polémique. En cause, ses positions politiques passées qui ont suscité une indignation généralisée de la part des « patriotes », mettant ainsi le gouvernement dans une situation inconfortable.

Dans une lettre adressée au Président de la République, Raki Kane a officialisé son départ, exprimant sa gratitude envers l’ancien Président Macky Sall, qui l’avait nommée à ce poste stratégique. « C’est avec un profond respect que je vous fais part de ma décision de démissionner de mes fonctions […] Je tiens à exprimer ma profonde gratitude à Son Excellence Monsieur Macky SALL […] pour sa confiance », a-t-elle déclaré dans sa correspondance.

La décision de Raki Kane intervient après des pressions répétées de militants proches du régime en place. Ces derniers n’ont cessé de critiquer le maintien de Raki Kane à ce poste, notamment en raison de ses critiques passées envers le Premier ministre Ousmane Sonko, devenu aujourd’hui une figure incontournable du pouvoir exécutif. Les « patriotes » ont jugé sa présence au sein de l’administration incompatible avec ses antécédents politiques, relançant ainsi le débat sur la place des personnalités marquées par leurs opinions dans l’appareil d’État.

Dans sa lettre de démission, Raki Kane a évoqué les raisons de son retrait : « Suite à la vive polémique suscitée par la publication de mes positions politiques passées, poussant Monsieur le Premier Ministre Ousmane SONKO à s’adonner au difficile exercice de clarification et de mise au point […], j’ai pris la décision, en toute conscience et responsabilité, de me retirer de cette fonction. »

Elle a également affirmé que sa démission visait à « mettre à l’aise l’Autorité », faisant référence aux pressions croissantes qui ont pesé sur le Premier ministre. En effet, ce dernier s’est vu contraint de réagir publiquement pour calmer les tensions, une situation qu’elle qualifie de « peu enviable ».

Cette affaire rappelle d’autres épisodes récents, notamment la nomination contestée d’Aoua Bocar Ly Tall au sein du Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA), qui avait également suscité une vive polémique. Ce nouveau cas met en lumière les défis de gouvernance et d’équilibre dans un contexte où les divergences politiques peuvent rapidement dégénérer en crise institutionnelle.

Le départ de Raki Kane soulève par ailleurs des interrogations sur l’impact de cette décision sur la gestion de la Commission d’évaluation des startups, un organe stratégique pour le développement de l’entrepreneuriat et de l’innovation au Sénégal. Beaucoup redoutent que ces polémiques n’éloignent des talents et des compétences indispensables à la mise en œuvre des réformes nécessaires pour booster le secteur.

Raki Kane, désormais retirée de la scène institutionnelle, laisse derrière elle un poste clé dans une période où le Sénégal mise sur les startups pour diversifier son économie et attirer des investissements. Reste à savoir si cette décision contribuera à apaiser les tensions ou, au contraire, à alimenter davantage le débat politique.

Le Pastef face à la tourmente : le projet en question ?

Le Pastef-Les Patriotes traverse une période agitée. La nomination d’Aoua Bocar Ly Tall au Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) a provoqué une onde de choc au sein du parti, suscitant une réaction vive de son leader Ousmane Sonko et des remous dans les rangs des militants. Cette situation a mis en lumière des tensions internes et une remise en question du « projet » porté par le parti.

Fadilou Keïta, membre influent du Pastef et directeur général de la Caisse des dépôts et consignations, a réagi avec fermeté dans une publication sur Facebook. Pour lui, les récents événements menacent la viabilité du projet collectif pour lequel il milite depuis des années. « Ce ‘PROJET’ ne peut pas se résumer à la seule personne d’Ousmane Sonko, même s’il en est le porte-étendard », a-t-il déclaré. Il rappelle que la lutte pour les valeurs du parti est une responsabilité collective partagée par tous les militants, et non une mission portée uniquement par le leadership du président.

Fadilou Keïta a également critiqué certaines pratiques au sein du parti, estimant que le respect mutuel doit primer, même dans des moments de divergence. « Nos places au sein de Pastef-Les Patriotes ne nous sont pas offertes (…). Nous sommes loin d’être dans le suivisme ou des hommes qui accepteraient n’importe quelle situation parce qu’ils sont DG, ministres ou autres », a-t-il martelé.

Pour lui, l’engagement politique transcende les intérêts personnels ou les privilèges : « Rien de nos situations actuelles ne peut nous éblouir à telle enseigne qu’on s’y perdrait du fait de la poursuite d’un quelconque privilège. » Il semble ainsi répondre aux critiques qui pourraient être adressées à certains responsables accusés d’instrumentaliser la jeunesse ou de manquer de cohérence dans leur engagement.

Face aux accusations et aux tensions, Fadilou Keïta reste fidèle à son engagement initial : combattre l’injustice. « C’est l’injustice qui m’a amené en politique et je la combattrai d’où qu’elle se manifeste », a-t-il affirmé. Ce rappel des motivations profondes qui animent les membres du Pastef pourrait servir à recentrer le débat et réaffirmer les fondements du parti : défendre les valeurs de justice, d’équité et de responsabilité face à l’histoire.

Pour Keïta, les différends internes et les tentatives de division ne doivent pas compromettre le projet collectif : « Nous avons décidé de nous battre aux côtés de nos sœurs et frères avec qui nous partageons des valeurs hautement sympathiques dépassant les simples aspects familiaux. » Il en appelle ainsi à l’unité et au dépassement des querelles personnelles.

Ces déclarations interviennent dans un contexte où le Pastef est déjà sous pression, notamment en raison des démêlés judiciaires de son leader Ousmane Sonko et des incertitudes politiques qui en découlent. Si les propos de Fadilou Keïta traduisent une volonté de réaffirmer les principes du parti, ils mettent également en lumière des divergences internes qui pourraient fragiliser l’unité du mouvement.

La question reste ouverte : le Pastef saura-t-il surmonter cette crise pour préserver la cohérence de son « projet » ? Ou cette période de turbulences marquera-t-elle le début d’une fracture plus profonde ? L’avenir du parti, et de son ambition pour le Sénégal, dépendra de sa capacité à conjuguer leadership fort et engagement collectif.

Co-construction et gestion d’État : Le leader du mouvement « Demain, c’est maintenant » critique Ousmane Sonko

Dans une sortie remarquée ce lundi, le leader du mouvement « Demain, c’est maintenant » (DCM) a adressé de vives critiques au Premier ministre Ousmane Sonko, soulignant que « gouverner ne se fait pas pour les réseaux sociaux ». Cette déclaration intervient au lendemain d’une adresse du chef du gouvernement, motivée par une vague de critiques visant la nomination d’Awa Bokar Ly à un poste stratégique.

Sur la plateforme X, le leader de DCM a dénoncé ce qu’il considère comme une propension des autorités de l’État à répondre systématiquement aux critiques formulées sur les réseaux sociaux. « Le problème, a-t-il écrit, n’est pas tant les injonctions des militants de Pastef via les réseaux sociaux, mais plutôt la tendance des autorités à vouloir constamment justifier les décisions du président de la République dès qu’il y a une vague de contestation. On ne gouverne pas pour les réseaux sociaux. »

Face à ce climat de polarisation, le leader de DCM propose une solution qu’il qualifie de durable : la co-construction. Selon lui, cette démarche est le seul moyen de dépasser les clivages politiques et sociaux et de créer une gouvernance inclusive. « La co-construction, a-t-il insisté, permet d’impliquer tous les citoyens, sans distinction de race, d’ethnie, de région ou de parti, dans la prise de décision. »

Cette approche, selon le chef de file de DCM, permettrait de bâtir un État solide et résilient, à l’abri des pressions immédiates et superficielles des réseaux sociaux.

Dans la foulée, Mamoudou Ibra Kane, autre acteur influent dans le débat public, a plaidé pour une réforme de la régulation médiatique. Selon lui, le Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA) devrait céder la place à une nouvelle instance, la Haute Autorité de Régulation de la Communication Audiovisuelle (HARCA), en conformité avec les dispositions du Code de la presse.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions politiques et sociales croissantes, où les réseaux sociaux jouent un rôle prépondérant dans l’influence de l’opinion publique et dans la contestation des décisions gouvernementales.

La sortie du Premier ministre Ousmane Sonko visait à calmer les critiques concernant la nomination d’Awa Bokar Ly, mais elle semble avoir relancé le débat sur les défis d’une gouvernance sous pression. Entre les exigences des militants et les attentes d’une population en quête de résultats concrets, le gouvernement devra trouver un équilibre.

Le leader de DCM, en prônant la co-construction, invite à une réflexion de fond sur les mécanismes de prise de décision. Cette approche pourrait, selon lui, réconcilier les citoyens avec leurs dirigeants et poser les bases d’une gouvernance plus apaisée et inclusive.

Alors que le débat fait rage, les propositions de réforme et de dialogue émergent comme des pistes à explorer pour sortir du cercle vicieux des crises et des contestations. Le chemin vers une gouvernance durable semble toutefois encore semé d’embûches.

Mystérieux décès d’Ibrahima Konté à la MAC de Ziguinchor : les détenus réclament justice et dénoncent des conditions inhumaines

Un vent de panique souffle sur la Maison d’arrêt et de correction (MAC) de Ziguinchor après le décès inattendu d’Ibrahima Konté, 41 ans, survenu le mardi 5 janvier 2025. Originaire de Djiboughère, dans le département de Bignona, ce détenu, jusqu’alors en bonne santé apparente selon ses codétenus, a été victime d’un malaise alors qu’il était évacué vers l’hôpital de la Paix de Ziguinchor. Son décès, constaté à 14h43 par les médecins, a suscité de vives interrogations parmi ses compagnons d’infortune qui dénoncent une mort jugée « mystérieuse ».

Transporté par la fourgonnette de la prison, le corps d’Ibrahima Konté a été déposé aux urgences de l’hôpital vers 14h35, soit quelques minutes avant que les médecins n’officialisent son décès. Les responsables de la MAC de Ziguinchor affirment qu’il aurait succombé à un malaise. Pourtant, les détenus réfutent cette version. Ils témoignent qu’Ibrahima Konté se portait bien la veille, ce qui alimente leurs doutes sur les circonstances réelles de sa mort. Pour eux, il est impératif de procéder à une autopsie et d’ouvrir une enquête indépendante afin de faire toute la lumière sur cette affaire.

Ce décès met en lumière un malaise profond au sein de la MAC de Ziguinchor. Les détenus pointent du doigt des conditions de détention qu’ils qualifient d’inhumaines. Selon leurs témoignages, la prison est surpeuplée et les infrastructures sont vétustes, ce qui rend leur quotidien insupportable. Ils comparent leur situation à celle des « cales de navires négriers » et appellent à l’intervention urgente des défenseurs des droits humains pour améliorer leurs conditions de vie.

La surpopulation carcérale, problématique récurrente dans les établissements pénitentiaires sénégalais, rend la situation particulièrement critique à Ziguinchor. Cette prison, conçue pour accueillir un nombre limité de détenus, est aujourd’hui un espace exigu et insalubre où les prisonniers vivent dans une promiscuité alarmante.

Face à ce drame, les codétenus d’Ibrahima Konté réclament non seulement une enquête, mais également une réforme en profondeur des conditions carcérales au Sénégal. Leurs revendications vont au-delà de la simple reconnaissance des droits humains en milieu pénitentiaire : elles exigent des solutions concrètes pour mettre fin à la surpopulation, rénover les infrastructures et assurer un suivi médical digne de ce nom.

Le décès d’Ibrahima Konté pourrait bien être le point de départ d’une mobilisation plus large pour la défense des droits des détenus au Sénégal. L’onde de choc provoquée par cet incident remet en question le traitement des prisonniers dans les établissements pénitentiaires du pays, où les dysfonctionnements semblent se multiplier.

Pour l’heure, les autorités restent silencieuses face aux accusations portées par les détenus de la MAC de Ziguinchor. Une enquête indépendante et transparente permettra peut-être de répondre aux nombreuses questions soulevées par cette affaire tragique. En attendant, la communauté carcérale et les organisations de défense des droits humains se mobilisent pour que justice soit rendue à Ibrahima Konté et pour prévenir d’autres drames similaires à l’avenir.

Alioune Tine : « Le Sénégal au carrefour entre patriotisme de parti et patriotisme d’État »

Dans une analyse publiée sur X (anciennement Twitter), Alioune Tine, président de l’Afrika Jom Center et observateur avisé de la scène politique sénégalaise, a livré un point de vue éclairant sur la situation politique actuelle sous le régime dirigé par Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko. Selon lui, le Sénégal traverse une période critique marquée par une confrontation entre deux formes de patriotisme, le tout dans un contexte où les réseaux sociaux jouent un rôle de plus en plus déterminant.

Pour Alioune Tine, le principal défi du nouveau régime est d’arriver à concilier « le patriotisme de parti » avec « le patriotisme d’État ». Une tâche rendue encore plus délicate dans un contexte où les réseaux sociaux ont profondément transformé l’espace public. « Le nouveau régime de Diomaye et Sonko fait l’expérience du conflit entre patriotisme de parti et patriotisme d’État, mais à l’heure des réseaux sociaux, c’est-à-dire cette époque caractérisée par l’ouverture sans limite et sans filtre de l’espace public. Car explicitement ou non, ce débat a toujours existé au Sénégal », explique-t-il.

Cette opposition, bien que latente dans le passé, est aujourd’hui exacerbée par des attentes citoyennes fortes et des frustrations accumulées face au modèle de démocratie électorale. Alioune Tine invite à dépasser les incidents récents pour comprendre les dynamiques profondes en jeu.

Alioune Tine considère que les tensions actuelles sont révélatrices des limites du modèle démocratique sénégalais. « Il faut lire ces incidents comme les révélateurs de frustrations et attentes multiples inhérentes au modèle de démocratie électorale », écrit-il. Pour lui, ces défis nécessitent une réflexion nationale approfondie, ainsi qu’un effort collectif pour envisager une démocratie plus inclusive et mieux adaptée aux réalités du pays.

Cependant, cette transition ne peut se faire sans débat ni réformes structurelles. « Ce n’est pas facile de basculer dans un contrat social qui inclut un État impartial et neutre sans un débat national et sans les réformes et le débat national qui l’accompagnent », souligne-t-il.

Alioune Tine pointe également du doigt l’influence grandissante des réseaux sociaux, qui, selon lui, contribuent à polariser le débat public et à simplifier des problématiques pourtant complexes. « L’inconvénient avec les réseaux sociaux, c’est que ça polarise, ça simplifie les choses complexes et crée du conflit là où il faut débattre sereinement », avertit-il.

Dans ce contexte, il plaide pour une approche plus calme et constructive : « Tous, nous devons prendre un verre d’eau glacée et débattre sereinement pour des solutions efficaces, pragmatiques et durables ». Un appel qui vise à désamorcer les tensions et à favoriser un dialogue apaisé entre les différentes composantes de la société sénégalaise.

Le message d’Alioune Tine se veut avant tout un appel à la responsabilité collective. Il exhorte les Sénégalais à privilégier une approche basée sur la concertation et les réformes profondes pour bâtir un État impartial, capable de répondre aux aspirations de tous. Dans une époque où les réseaux sociaux brouillent les frontières entre le réel et le virtuel, il invite à ne pas perdre de vue l’essentiel : bâtir une nation unie et solidaire, au-delà des clivages partisans.

Le Sénégal, selon Alioune Tine, se trouve à un tournant décisif. C’est donc à travers des débats constructifs, loin des passions exacerbées par les réseaux sociaux, que le pays pourra répondre aux défis qui se posent à lui et avancer vers un avenir plus apaisé et inclusif.

Niagues endeuillée : le drame conjugal qui plonge une communauté dans l’horreur

Le petit quartier de HLM 3 Darou Salam, à Niagues, est sous le choc après un drame conjugal qui a coûté la vie à un couple et à leur femme de ménage. Trois semaines après l’incendie criminel ayant dévasté la maison du couple Seck, Fatou Sow, grièvement brûlée lors de l’incident, a succombé à ses blessures, emportant avec elle les vérités qu’elle aurait pu révéler.

Les événements tragiques se sont déroulés dans la nuit du 13 au 14 décembre 2024. Une explosion soudaine a alerté le voisinage, révélant un incendie dévastateur dans la maison du couple Oumar Khary Seck et Khady Diouf. Les flammes dévoraient le bâtiment tandis que des cris déchirants émanaient de l’intérieur.

Malgré l’intervention courageuse des voisins, Khady Diouf a été retrouvée calcinée dans sa chambre, et son mari, Oumar Seck, n’a pas survécu à ses blessures malgré les secours. Fatou Sow, la femme de ménage, grièvement brûlée, a survécu quelques semaines avant de succomber à l’hôpital. Les quatre enfants du couple, miraculeusement épargnés, ont été retrouvés sains et saufs dans leur chambre.

Avant d’être évacuée par les secours, Fatou Sow aurait confié aux voisins des détails glaçants, selon le journal L’Observateur. Le drame serait survenu après une dispute conjugale violente. Des témoins rapportent avoir entendu Khady Diouf crier : « Au secours, Seck veut me tuer ! ». Ces éléments orientent les enquêteurs vers la piste d’un acte prémédité de la part d’Oumar Seck, soupçonné d’avoir déclenché volontairement l’incendie.

Fatou Sow était considérée comme la seule personne capable de confirmer ces allégations ou d’apporter d’autres éléments cruciaux à l’enquête. Hospitalisée pendant trois semaines, elle s’est battue pour sa survie, mais ses brûlures graves ont finalement eu raison d’elle. Sa mort plonge l’affaire dans une obscurité encore plus profonde, laissant les enquêteurs avec des pistes limitées et des questions sans réponse.

Ce drame a également mis en lumière des carences dans les infrastructures et les services d’urgence. Les habitants de Niagues dénoncent la lenteur des secours, attribuée aux rues sablonneuses qui auraient retardé l’arrivée des sapeurs-pompiers et des gendarmes. Selon eux, une intervention plus rapide aurait pu sauver des vies.

Le décès des trois protagonistes principaux rend incertaine la résolution de ce drame conjugal. Les habitants de Niagues pleurent leurs morts, tout en s’interrogeant sur les circonstances exactes de cette tragédie. Les autorités parviendront-elles à reconstituer les événements de cette nuit fatidique ?

Ce drame soulève également des questions plus larges sur les violences conjugales et la nécessité de mesures préventives. Alors que Niagues s’efforce de se relever, cette tragédie rappelle avec force l’urgence de renforcer la lutte contre ces violences et d’améliorer les capacités d’intervention des services de secours, en particulier dans les zones difficiles d’accès.

Les cicatrices de cette nuit d’horreur marqueront à jamais la mémoire collective de Niagues, mais pour beaucoup, l’affaire reste un mystère, et les vérités qui pourraient apaiser les cœurs semblent s’être éteintes avec Fatou Sow.

Le Président Bassirou Diomaye Faye à Bambey : Hommage et Condoléances au Ministre Alioune Dione

Le Président de la République, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, s’est rendu ce dimanche 5 janvier à Bambey pour présenter ses condoléances au ministre de la Microfinance et de l’Économie Sociale et Solidaire, Alioune Dione, suite au décès de son épouse, feue Mame Diarra Tine. Cette visite empreinte de compassion s’est déroulée en présence de Serigne Mame Mor Mbacké Mourtalla, marquant un moment de recueillement et de solidarité nationale.

Dans une déclaration empreinte d’émotion, le ministre Alioune Dione a salué la démarche du chef de l’État, qui témoigne de son attachement aux valeurs humaines et à la proximité avec ses collaborateurs :

“Il m’a été accordé l’honneur de recevoir à Bambey Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Faye, Président de la République, qui est venu exprimer ses sincères condoléances suite au décès de mon épouse, feue Mame Diarra Tine. Cette visite du Chef de l’État témoigne une fois de plus de son attachement à la population, en général, mais particulièrement à l’égard de ses collaborateurs qui forment l’équipe gouvernementale.”

Le ministre a également exprimé sa profonde gratitude pour les paroles de réconfort et les prières adressées par le Président, lesquelles, selon lui, renforcent sa foi en Allah et sa sérénité face à cette douloureuse épreuve.

Le déplacement du chef de l’État à Bambey a également été l’occasion de constater la solidarité autour du ministre Alioune Dione. Ce dernier a tenu à remercier ses collègues ministres, ainsi que l’ensemble des agents de son ministère, pour leur soutien indéfectible. Il n’a pas manqué d’exprimer sa reconnaissance envers ses proches et amis pour leurs prières et leur présence à ses côtés.

Cette visite illustre, une fois de plus, la dimension humaine de la gouvernance du Président Bassirou Diomaye Faye, attaché aux valeurs de solidarité et de fraternité. Elle restera gravée comme un geste fort de compassion envers un membre de son équipe gouvernementale en deuil.

Scandale à la Sénégalaise de l’Automobile : Un détournement de 1,2 milliard CFA éclate au grand jour

La Sénégalaise de l’Automobile, l’un des plus grands concessionnaires automobiles au Sénégal, est secouée par un scandale financier d’une ampleur sans précédent. Un détournement massif de 1,2 milliard de francs CFA a été mis au jour, mettant en lumière des pratiques frauduleuses sophistiquées orchestrées par un ancien cadre de l’entreprise. Cette affaire explosive a été révélée par le quotidien Libération, à la suite d’une plainte déposée par la direction générale de la société.

Au centre de cette affaire, Cheikh Ahmadou El Khadim Dieng, 42 ans, ancien cadre du service transit de l’entreprise. Dieng, en charge du dépôt des chèques pour le dédouanement des véhicules importés, aurait détourné des paiements destinés à la Perception Dakar-Port, accumulant ainsi des arriérés de frais de douane estimés à plusieurs centaines de millions de francs CFA.

Le suspect a été arrêté à l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD) alors qu’il tentait de fuir le pays, prétextant un « arrêt maladie » non justifié. Mais ce n’est pas tout : les enquêteurs ont également découvert l’existence d’une société parallèle nommée Logis Transit, créée par Dieng. Dans les bureaux de cette entreprise, des documents compromettants, notamment des quittances remontant à 2020, ont été saisis, laissant penser que les détournements pourraient s’étendre sur plusieurs années.

L’enquête menée par la Division des Investigations Criminelles (DIC) ne s’arrête pas à Dieng. Des éléments retrouvés indiquent qu’il aurait bénéficié de complicités internes et externes. Parmi elles, sa seconde épouse, qui aurait tenté de négocier un moratoire auprès du Trésor public en usurpant une identité. Ces agissements, selon les enquêteurs, soulignent une possible organisation frauduleuse impliquant plusieurs acteurs.

Par ailleurs, les pratiques de Dieng incluraient des réceptions d’avoirs sur des chèques destinés aux paiements officiels. Ces mécanismes, encore à l’étude, pourraient révéler un système de blanchiment de capitaux bien élaboré.

Les révélations se multiplient alors que les audits internes de la Sénégalaise de l’Automobile pour l’année 2024 ont mis en lumière d’autres irrégularités dépassant l’année 2023. Ces découvertes laissent craindre un « carnage financier », selon les termes rapportés par Libération.

Face à l’ampleur de ce détournement, le parquet financier a décidé de prolonger les investigations. Dieng, pour sa part, garde le silence depuis son arrestation, mais les charges d’abus de confiance et de blanchiment de capitaux continuent de s’accumuler.

Ce scandale met en lumière les failles du système de contrôle interne des entreprises sénégalaises. La Sénégalaise de l’Automobile, comme d’autres grandes entreprises, devra repenser ses mécanismes de surveillance pour prévenir de telles dérives à l’avenir.

Saint-Louis : Le verdict du procès des 80 gardes du corps de Samm Sa Kaddu attendu ce lundi

Ce lundi 6 janvier, le Tribunal de Grande Instance de Saint-Louis devrait rendre son verdict dans l’affaire très médiatisée des 80 gardes du corps de Samm Sa Kaddu. Ces derniers avaient été arrêtés à la suite des violents heurts survenus dans la Vieille ville lors de la campagne pour les élections législatives. Après plusieurs mois d’attente, les prévenus devraient, sauf renvoi, être fixés sur leur sort aujourd’hui.

Les mis en cause font face à quatre chefs d’accusation : vol avec violence, voie de fait, port illégal d’armes et violation des arrêtés du ministre de l’Intérieur datant du 22 octobre. Ces charges ont été retenues suite aux incidents qui avaient suscité une grande indignation dans la ville de Saint-Louis, marquant un épisode tumultueux de la campagne électorale.

Lors de l’audience spéciale du lundi 2 décembre 2024, le ministère public n’avait pas mâché ses mots. Le procureur avait requis des peines de prison ferme allant de 2 à 5 ans contre certains prévenus, estimant que les preuves à leur encontre étaient accablantes. Toutefois, pour d’autres accusés, il avait demandé la relaxe, jugeant que leur implication dans les faits reprochés n’était pas établie.

Cette affaire a divisé l’opinion publique. D’un côté, certains voient dans ces gardes du corps des acteurs d’une violence politique qui doit être sévèrement punie pour servir d’exemple. De l’autre, des soutiens des accusés dénoncent une instrumentalisation judiciaire visant à affaiblir Samm Sa Kaddu et ses militants.

Le verdict attendu aujourd’hui pourrait marquer un tournant dans cette affaire, avec des conséquences potentielles sur le climat politique de la région. En attendant, la tension reste palpable à Saint-Louis, où les familles et les partisans des prévenus espèrent un jugement clément, tandis que d’autres exigent que justice soit faite.

Ousmane Sonko clarifie la question des fonds alloués aux soins des malades : un appel à la confiance et à la vigilance

Dans une récente sortie, Ousmane Sonko, leader du parti Pastef, a tenu à dissiper les malentendus concernant les fonds alloués pour soigner les malades. Selon lui, cette initiative ne date pas de leur arrivée au pouvoir, mais s’inscrit dans la continuité d’une tradition d’entraide au sein de leur mouvement. Avant d’assumer des responsabilités officielles, le Pastef utilisait ses propres moyens pour venir en aide aux malades en difficulté. Cependant, une fois au pouvoir, le parti a jugé nécessaire de dégager des fonds spécifiques pour répondre aux besoins urgents des personnes nécessitant une prise en charge rapide.

Ousmane Sonko a exprimé son regret face à la polémique que cette mesure a suscitée, y compris dans les rangs de son propre parti. « Cette décision, prise dans l’intérêt des plus démunis, a malheureusement été mal interprétée par certains, y compris parmi nos militants », a-t-il déclaré.

Dans ce contexte, le leader du Pastef a lancé un appel à ses militants pour qu’ils fassent preuve de confiance envers les nouvelles autorités. Il a également souligné l’importance de ne pas se laisser influencer par les discours des détracteurs. « Il y a des gens qui sont dans nos rangs, mais qui ne sont pas du Pastef, notamment certains qui s’expriment sur les réseaux sociaux. Il ne faut pas vous laisser embarquer par ces voix discordantes », a averti M. Sonko, insistant sur la nécessité de vigilance.

Il a également rappelé que toutes les décisions prises respectent les règles établies, appelant ses partisans à ne pas douter de la légitimité et de la transparence des actions entreprises. « Tout se fera dans les règles de l’art », a-t-il assuré.

Dans une phrase devenue récurrente dans son discours, Ousmane Sonko a affirmé : « Je dis souvent que Pastef est le problème du Pastef ». Par cette déclaration, il a voulu rappeler que les divisions internes et les malentendus peuvent être les plus grands obstacles à la réussite de leur projet politique. Il a ainsi exhorté ses militants à privilégier l’unité et à éviter les conflits internes qui pourraient affaiblir leur mouvement.

Cette sortie du leader du Pastef intervient dans un contexte marqué par des débats sur la gestion des fonds publics et des interrogations sur la transparence des décisions prises par le parti. En clarifiant la nature et l’objectif de ces fonds, Ousmane Sonko espère dissiper les doutes et ramener la sérénité au sein de ses rangs.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°363 – du 06/01/2025

🔴 LYNCHAGE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX : SONKO MET LES POINTS SUR LES « i »
🔴 VENTE DE LA MAISON DE FONCTION DU PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE : MBAYE DIONE « LAVE » MOUSTAPHA NIASS

🔴 LUTTE / FACE À FACE GRIS BORDEAUX – ZARCO : LA GUERRE DES MOTS
🔴 FINALES ZONE 3 DE L’OGDAM : LES ASC KANSALA ET KASSUMAY CHAMPIONNES !

Nomination polémique au CNRA : Ousmane Sonko met en garde les membres de Pastef contre les dérives

Le président du parti Pastef, Ousmane Sonko, s’est exprimé ce dimanche pour clarifier sa position face à la polémique suscitée par la nomination de Dr Aoua Bocar Ly Tall comme membre du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA). Cette nomination a provoqué des réactions vives parmi certains membres et sympathisants de Pastef, qui ont exprimé leur indignation sur les réseaux sociaux.

Face à cette situation, Ousmane Sonko a tenu à recadrer ses partisans, rappelant que le respect des institutions doit primer sur les considérations partisanes.

Dans son intervention, le leader de Pastef a appelé à la responsabilité et à la retenue au sein de son parti. Il a tenu à souligner que le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, agit en tant que chef de l’État, au service de tous les Sénégalais, et non uniquement en faveur de son parti ou de ses soutiens politiques.

« Il faut que les gens sachent que nous sommes dans un État. Ce n’est pas parce qu’on est patriote qu’on peut se permettre de tout dire ou de lancer des menaces. Le président de la République est l’institution suprême du pays et doit être respecté à ce titre. Nous devons savoir raison garder, car nous sommes désormais à la tête de l’État », a déclaré Ousmane Sonko.

Concernant la nomination controversée de Dr Aoua Bocar Ly Tall au CNRA, Ousmane Sonko a tenu à clarifier qu’il n’a trouvé aucune irrégularité dans cette décision.

« Le président de la République m’a soumis cette proposition, et après examen, je n’ai trouvé aucune anomalie. Il faut arrêter de penser que nous connaissons tous nos adversaires. Cette nomination s’inscrit dans le cadre des prérogatives du chef de l’État, et cela doit être respecté », a-t-il insisté.

Ousmane Sonko a également rappelé aux membres de son parti de ne pas oublier les principes qui les ont menés au pouvoir, notamment la rigueur, l’éthique et le respect des institutions.

« Nous ne devons pas oublier ce qui nous a conduits au pouvoir. Il est important de faire preuve de cohérence et de responsabilité, même lorsque certaines décisions peuvent ne pas plaire à tout le monde », a-t-il affirmé.

Le leader de Pastef a conclu son intervention en affirmant que le régime actuel est en phase de redressement et qu’il travaille à mener des réformes structurelles pour changer le système en profondeur.

« Le système est partout, c’est un fait. Mais nous allons vers de grandes réformes. Le président de la République travaille dans ce sens, et il est de notre devoir de le soutenir dans cette dynamique », a-t-il assuré.

Avant de terminer, Ousmane Sonko a lancé un dernier appel à ses partisans :

« Nous devons apprendre à respecter le président de la République comme institution, même si nous ne sommes pas d’accord avec toutes ses décisions. Le Sénégal a besoin de sérénité et de stabilité pour avancer. »

Cette sortie d’Ousmane Sonko, empreinte d’un appel à la responsabilité, marque un tournant dans la gestion des tensions internes au sein de Pastef. Elle met également en lumière la volonté du pouvoir actuel de rompre avec certaines pratiques du passé, tout en invitant les Sénégalais à faire preuve de patience et de maturité politique dans la gestion des affaires publiques.

El Malick Ndiaye : « Faisons confiance au Président et au Premier Ministre, pour le reste, tout en gardant patience »

Le Président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, s’est félicité de la maturité démocratique du Sénégal, saluant la vigilance du peuple et l’engagement des leaders patriotes dans la mise en œuvre du projet national.

Il appelle à l’unité et à la confiance envers les autorités pour bâtir un Sénégal souverain et prospère.

Texte in extenso :

ALHAMDULILAH ALA KULLI HAAL !

Je suis profondément satisfait pour deux choses, au moins :
• La présence de leaders foncièrement patriotes, éclairés, justes et animés d’un amour sincère pour ce pays.
• Un PEUPLE alerte, exigeant et attentif à la mise en œuvre du projet national, sans compromission aucune.

Ces éléments sont des signes d’une maturité démocratique certaine.

Nous pouvons être fiers, rassurés et retourner sereinement à nos activités. Faisons confiance au Président de la République et au Premier Ministre, pour le reste, tout en gardant patience.

Ensemble, restons unis et solidaires pour un Sénégal souverain, juste et prospère.

Saint-Louis : verdict attendu lundi dans le procès des gardes du corps de « Sam sa Kaddu »

Le tribunal de Grande instance de Saint-Louis rendra, ce lundi 8 janvier 2025, son verdict dans le procès des 80 personnes arrêtées après les violences survenues lors du passage de la caravane de la coalition d’opposition « Sam sa Kaddu » dans la ville, pendant la campagne électorale des législatives de novembre dernier.

Les prévenus, majoritairement des membres du service de sécurité de la caravane, sont poursuivis pour plusieurs infractions, notamment « vol avec violence », « voie de fait », « port illégal d’armes » et « violation des arrêtés ministériels » interdisant certaines manifestations publiques.

Les incidents remontent au 5 novembre 2024, lorsque la caravane de Sam sa Kaddu traversait le marché de Sor, à Saint-Louis. Des échauffourées avaient éclaté entre les gardes du corps de la coalition et des commerçants qui scandaient le nom d’Ousmane Sonko, tête de liste du parti au pouvoir, Union pour la République (UPR). Ces affrontements avaient fait plusieurs blessés graves parmi les commerçants.

Selon les témoignages recueillis par le tribunal, les préposés à la sécurité de Sam sa Kaddu auraient réagi avec violence aux provocations verbales des commerçants. Certains d’entre eux sont accusés d’avoir brandi des armes blanches et de s’être livrés à des actes de vandalisme contre les étals du marché.

Le procureur de la République avait requis des peines allant de deux à cinq ans de prison ferme contre les principaux prévenus. Il avait également demandé la relaxe de certains accusés, estimant que leur implication dans les faits reprochés n’était pas établie.

Ce procès a pris une dimension hautement politique, car la coalition Sam sa Kaddu incarne l’opposition radicale au régime de Bassirou Diomaye Faye. Plusieurs responsables de l’opposition dénoncent une tentative d’intimidation contre leurs militants.

Lors de son passage à Saint-Louis, la caravane de Sam sa Kaddu était conduite par le leader de la coalition, Cheikh Fall, qui avait promis de rétablir les libertés publiques s’il obtenait une majorité à l’Assemblée nationale.

La défense des prévenus, quant à elle, plaide la provocation des commerçants, estimant que les gardes du corps n’ont fait que réagir pour protéger la caravane d’un éventuel débordement.

Le verdict attendu ce lundi pourrait avoir des répercussions importantes, non seulement pour les familles des accusés, mais aussi sur le climat politique à Saint-Louis, où les tensions restent vives depuis les événements.

La coalition Sam sa Kaddu a d’ores et déjà annoncé qu’elle tiendra une conférence de presse après le verdict pour réagir à la décision du tribunal.

Vente de la maison de fonction du président de l’Assemblée nationale : Mbaye Dione dénonce un scandale et exige des éclaircissements

Le député Mbaye Dione, membre de l’Alliance des Forces de Progrès (AFP), est monté au créneau pour dénoncer la vente de la maison de fonction du président de l’Assemblée nationale, une transaction qu’il qualifie de « scandale extrêmement grave ». Invité de l’émission Point de Vue sur la RTS, il a réclamé une enquête approfondie afin de faire toute la lumière sur cette affaire qui suscite de vives polémiques.

Mbaye Dione a tenu à défendre son leader, Moustapha Niass, président de l’Assemblée nationale de 2012 à 2022, face aux accusations portées par Abdou Mbow, membre de la coalition au pouvoir. Il accuse ce dernier d’avoir « biaisé la chronologie » des événements et d’insinuer à tort que Niass serait impliqué dans cette vente controversée.

Selon le député, dès son arrivée à la tête de l’Assemblée nationale en 2012, Moustapha Niass avait choisi de ne pas occuper la résidence officielle attribuée au président de l’institution. Il avait préféré rester dans sa propre demeure familiale, estimant qu’il n’était pas nécessaire d’utiliser cette maison de fonction.

Mbaye Dione affirme qu’en 2017, une correspondance du ministre du Budget et du directeur du patrimoine bâti avait proposé la rétrocession de cette résidence à un particulier sénégalais. Mais face à cette proposition, Moustapha Niass aurait exprimé son refus catégorique, informant le Président Macky Sall de son opposition ferme à toute aliénation de ce bien public.

« Rien ne justifiait une telle vente. Le président Niass s’est tenu à cette position jusqu’à son départ de la présidence de l’Assemblée en 2022 », a-t-il déclaré. Il a également précisé que lors de la passation de service entre Moustapha Niass et son successeur Amadou Mame Diop, la maison était toujours propriété de l’État.

Ce n’est qu’en août 2024, soit deux ans après le départ de Moustapha Niass, que la transaction aurait été finalisée, selon Mbaye Dione. Il dénonce des « conditions opaques » dans lesquelles cette vente a été réalisée et affirme qu’elle n’a pas été validée par l’Assemblée nationale.

Le député a également remis en question la gestion de cette vente sous la présidence actuelle d’Amadou Mame Diop. Il estime que l’opération aurait dû faire l’objet d’un débat au sein de l’Assemblée nationale, afin d’assurer la transparence dans la gestion des biens publics.

« C’est un scandale que nous condamnons fermement. Nous exigeons que toute lumière soit faite sur cette affaire », a martelé Mbaye Dione, appelant les autorités compétentes à prendre leurs responsabilités et à ouvrir une enquête indépendante.

Transport : Vers une réforme du permis de conduire et l’introduction du permis à points cette année, selon Yankhoba Diémé

Le ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, a annoncé de grandes réformes dans le secteur des transports au Sénégal, notamment l’introduction d’un système de permis à points en 2025. Invité de l’émission En Vérité sur Radio Sénégal, il a abordé plusieurs enjeux liés à la sécurité routière, la réglementation des motos et la modernisation du permis de conduire.

Selon le ministre, la réforme du permis de conduire vise à renforcer la discipline et la sécurité sur les routes sénégalaises. Le système de permis à points permettra de sanctionner les infractions routières par un retrait progressif de points jusqu’à l’annulation du permis. Cette réforme, déjà en concertation avec les acteurs du secteur, devrait entrer en vigueur au courant de l’année 2025. Yankhoba Diémé a insisté sur l’importance d’un contrôle rigoureux du processus de délivrance des permis de conduire. Il a notamment évoqué la nécessité de sécuriser chaque étape, depuis l’apprentissage en auto-école jusqu’à l’examen final.

En parallèle, le ministre a annoncé une réglementation des motos, largement utilisées dans le pays, notamment à Dakar et dans les zones urbaines. Bien que les motos représentent un enjeu économique important pour de nombreux jeunes, elles sont responsables d’un nombre préoccupant d’accidents de la circulation. Près de 23 % des décès liés aux accidents de la route sont dus à des motos, selon les chiffres présentés par le ministre.

Pour y remédier, le ministère prévoit l’introduction d’un système d’immatriculation obligatoire pour les motos, ainsi que l’application stricte du code de la route, incluant le port du casque, le respect des feux tricolores et la limitation de vitesse. Le ministre a annoncé que l’immatriculation sera gratuite pendant une période de trois mois pour encourager les propriétaires à se conformer à cette nouvelle mesure. Il a également souligné que les nouvelles règles entreront en vigueur dès la publication d’une circulaire.

Par ailleurs, Yankhoba Diémé a salué l’engagement des syndicats de conducteurs de deux-roues, qui ont exprimé leur volonté de collaborer avec les autorités pour améliorer la sécurité routière. Il a insisté sur la nécessité d’organiser ce mode de transport, qu’il considère comme un transport d’avenir.

En ce qui concerne la lutte contre la corruption dans le secteur des transports, le ministre a évoqué une collaboration étroite avec le ministère de l’Intérieur pour éradiquer ce fléau. Des mesures spécifiques seront bientôt rendues publiques, mais Yankhoba Diémé a déjà annoncé des initiatives visant à renforcer la discipline sur les routes et à promouvoir l’éducation à la sécurité routière dès le plus jeune âge, en partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale.

Le ministre a également abordé la question des aiguilleurs du ciel, qui ont exprimé leurs préoccupations concernant le manque d’effectifs et les difficultés liées à la gestion des plans de vol. Yankhoba Diémé a assuré que leurs revendications étaient prises en compte et qu’une rencontre serait organisée dans les prochains jours pour trouver des solutions adaptées.

En conclusion, le ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens a réaffirmé la volonté du gouvernement de moderniser le secteur des transports au Sénégal. L’introduction du permis à points et la réglementation des motos s’inscrivent dans une stratégie visant à réduire le nombre d’accidents et à sécuriser les routes, tout en répondant aux préoccupations des acteurs du secteur.

Sédhiou : Le ministre de la Santé en tournée pour renforcer le système sanitaire régional

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Dr Ibrahima Sy, a entamé une tournée dans la région de Sédhiou ce vendredi 3 janvier 2025. Cette visite s’inscrit dans une dynamique de renforcement du système sanitaire régional et vise à apporter des réponses concrètes aux besoins de santé des populations du Sud.

Accompagné du Gouverneur de Sédhiou, des autorités locales et de ses collaborateurs, le ministre a été accueilli par une équipe cadre régionale et des habitants venus témoigner leur adhésion aux efforts gouvernementaux en matière de santé publique.

Lors de cette tournée, Dr Ibrahima Sy a rappelé l’importance d’une implication collective pour bâtir un système de santé résilient et performant. Il a salué le travail des agents de santé, des autorités locales, des partenaires techniques et des communautés dans la lutte pour l’amélioration de la couverture sanitaire.

Le ministre a également pris note des doléances des acteurs locaux, qui ont insisté sur les défis liés à l’accès aux soins de santé, au manque d’équipements médicaux et à l’insuffisance de personnel qualifié.

En réponse, Dr Sy a promis de mettre en œuvre des solutions adaptées aux réalités locales, tout en assurant un accompagnement continu de l’État pour répondre aux attentes des populations.

Dans le cadre de sa tournée, le ministre a procédé à la remise d’équipements destinés à renforcer les capacités des structures sanitaires locales. Parmi ces équipements figurent des tricycles et des motos pour le transport intégré des échantillons biologiques, un besoin crucial pour les centres de santé situés dans les zones enclavées.

Ces moyens de transport permettront de réduire les délais d’analyse et d’améliorer la prise en charge des patients, notamment dans les zones rurales de la région de Sédhiou.

Cette visite ministérielle s’inscrit dans le cadre du Plan Diomaye pour la Casamance, une initiative du président Bassirou Diomaye Faye visant à développer la région sud du Sénégal à travers des projets structurants dans les domaines de la santé, de l’éducation et des infrastructures.

Le ministre a réaffirmé la volonté du gouvernement de réduire les inégalités territoriales en matière d’accès aux services de santé. Le Plan Diomaye met particulièrement l’accent sur la modernisation des infrastructures sanitaires et le recrutement de personnel médical qualifié pour répondre aux besoins spécifiques des populations de la Casamance.

La tournée de Dr Ibrahima Sy à Sédhiou s’inscrit également dans la stratégie nationale Vision 2050, qui vise à faire du Sénégal un pays émergent, doté d’un système de santé performant et accessible à tous.

Le ministre a insisté sur la nécessité de réformer le secteur de la santé pour mieux répondre aux défis démographiques, aux changements climatiques et aux fluctuations économiques. Il a rappelé que le gouvernement entend accélérer les réformes pour garantir à chaque citoyen l’accès à des soins de qualité, quel que soit son lieu de résidence.

Les habitants de Sédhiou, tout en saluant la visite du ministre, ont exprimé leurs attentes concernant l’amélioration des services d’urgence, la disponibilité des médicaments, et le renforcement du personnel médical dans les postes de santé des zones rurales.

Critiques sur les nominations : Abba Mbaye exhorte Diomaye Faye à « réaffirmer son autorité »

Les récentes nominations effectuées par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, continuent de susciter des critiques au sein de PASTEF. Face à cette situation, Ababacar Abba Mbaye, ancien parlementaire et ancien membre du parti Taxawu Sénégal de Khalifa Sall, invite le chef de l’État à réaffirmer son autorité.

Invité de l’émission Grand Jury ce dimanche 5 janvier, Abba Mbaye a pris la défense du président de la République face aux attaques répétées des sympathisants de PASTEF. « Il faut que les patriotes arrêtent de critiquer systématiquement les décisions du président. Il est le président de tous les Sénégalais, pas uniquement celui de PASTEF », a-t-il déclaré au journaliste Georges Déthié Diop.

Parmi les nominations controversées figure celle de Samba Ndiaye, désigné président du Conseil d’administration de la Société nationale des Habitations à Loyer Modéré (SN-HLM). Cette décision a été accueillie avec scepticisme par une partie des militants de PASTEF, qui jugent ce choix incohérent avec les promesses de rupture faites par le président Diomaye Faye.

Plus récemment, la nomination de la sociologue Awa Bocar Ly comme membre du collège du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) a également fait couler beaucoup d’encre. Certains sympathisants du régime en place accusent Awa Bocar Ly d’avoir été proche de l’ancien président Macky Sall, ce qui a provoqué un tollé au sein du parti.

Pour Abba Mbaye, les critiques venant de PASTEF sont devenues systématiques et pourraient nuire à la crédibilité du président Diomaye Faye. « Il faut savoir faire la part des choses. Chaque décision du président n’a pas à être remise en question par ses sympathisants. Il doit pouvoir exercer son mandat sans être constamment critiqué par ceux qui l’ont porté au pouvoir », a martelé l’ancien député.

L’ex-parlementaire a également rappelé que la fonction présidentielle implique des choix stratégiques qui ne peuvent satisfaire tout le monde. Il estime que le président Diomaye Faye doit prendre ses distances vis-à-vis des critiques internes pour asseoir son autorité et gouverner efficacement.

Ces critiques internes au sein de PASTEF traduisent une certaine tension entre la base militante et le président Diomaye Faye, notamment sur la question des nominations aux postes stratégiques. Si certains patriotes estiment que ces choix sont contraires aux valeurs du parti, d’autres, comme Abba Mbaye, plaident pour une gouvernance apaisée et un respect des prérogatives présidentielles.

Kolda : L’hôpital régional confronté à de multiples défis, des solutions promises par le Ministre de la Santé

En visite à Kolda ce week-end, du 3 au 5 janvier, le Ministre de la Santé, Ibrahima Sy, a été confronté à une longue liste de doléances émanant du personnel et de la direction de l’hôpital régional. Ces revendications, exposées par Fallou Niang, directeur de l’établissement, mettent en lumière des carences profondes et urgentes qui affectent le fonctionnement de cette structure hospitalière stratégique pour la région.

Parmi les principaux problèmes soulevés figurent l’insuffisance d’équipements médicaux essentiels, notamment l’absence de mammographie, une salle de réveil du bloc opératoire hors service, et une morgue sous-dimensionnée, dont seulement quatre tiroirs fonctionnent. Ces dysfonctionnements compliquent la gestion des dépouilles, générant un véritable casse-tête logistique pour le personnel.

En outre, le manque d’un deuxième médecin-réanimateur, le déficit d’un poste de transfusion sanguine opérationnel, et les problèmes récurrents liés à la disponibilité de sang, particulièrement pour les patients en dialyse et les urgences obstétricales, sont des défis majeurs.

S’ajoutent à cela des préoccupations liées à l’état défectueux de la voirie interne de l’hôpital et au faible niveau de motivation du personnel, aggravé par neuf mois d’arriérés d’indemnités. Ces retards provoquent un climat social tendu, alimentant des grèves cycliques qui compromettent davantage la prise en charge des patients.

Malgré ce constat alarmant, quelques avancées ont été réalisées avec l’arrivée récente de plusieurs spécialistes, dont un urgentiste, un médecin-réanimateur, un diabéto-endocrinologue, deux ophtalmologues, et un dermatologue. Ces renforts permettent d’étoffer l’offre de soins et de rehausser le niveau de prestations.

Cependant, ces efforts restent insuffisants pour combler les lacunes structurelles et répondre à la demande croissante des populations locales.

Face à ces défis, le Ministre de la Santé, Ibrahima Sy, a promis des mesures correctives pour améliorer la situation de l’hôpital régional. Il a notamment annoncé la mise en place de contrats de performance avec les directeurs d’hôpitaux. Ces contrats seront assortis d’un soutien financier, mais également d’une exigence de résultats. “Ceux qui ne seront pas performants seront remplacés à la fin des deux ans de contrat”, a-t-il averti.

Le Ministre s’est également engagé à trouver des solutions aux doléances exprimées, notamment l’équipement en matériel, le renforcement du personnel médical, et l’amélioration des conditions de travail pour éviter les grèves.

Pour Fallou Niang, cette rencontre avec le Ministre constitue une étape importante dans le diagnostic des difficultés de l’établissement. “Nous espérons que ces échanges permettront de poser les bases d’une solution durable pour relever le niveau de l’hôpital et mieux servir les populations”, a-t-il déclaré.

MASAE ET TOUBA CA KANAM : Une entente agricole scellée

Touba Ca Kanam a accepté la main tendue du ministre de l’Agriculture, de la Sécurité Alimentaire et de l’Elevage dans le cadre d’une convention.

Le ministère de l’Agriculture , de la Souveraineté Alimentaire et de l’Élevage et Touba Ca Kanam ont paraphé, ce week-end , une convention de partenariat en présence de Mabouba Diagne. Le ministre a rencontré les responsables du bureau exécutif du dahira qui lui ont réservé un bel accueil et expliqué l’organigramme de la structure, ses objectifs et ambitions. Après avoir échangé avec le Président de Touba Ca Kanam Serigne Mame Mor Mbacké, le MASAE a proposé la mise en scelle d’un accord dont l’objectif de promouvoir le développement de l’agriculture et de l’élevage au Sénégal, et en particulier dans les zones rurales.

Cette collaboration devra reposer, confie le ministre , sur plusieurs objectifs clés et engagements mutuels visant à soutenir les politiques de souveraineté alimentaire et de revitalisation rurale. Ainsi , les objectifs principaux déclinés seront : de pourvoir la sécurité alimentaire en boostant la production agricole pour répondre aux besoins locaux, de créer des emplois. Pour ce cas précis , les effort seront déployés pont encourager l’intégration des jeunes et des femmes dans les coopératives agricoles. Mabouba Diagne évoquera aussi la modernisation de l’agriculture par l’introduction des techniques nouvelles comme la mécanisation et la maîtrise de l’eau et par la réduction de l’exode rural qui passe par la multiplication des opportunités d’emploi dans l’agriculture pour permettre un retour vers les terroirs. La collaboration du ministère de l’agriculture et Touba Ca Kanam devra , par ailleurs, aboutir à la mise en place de grands périmètres agricoles et fermes modernes, de projets d’autosuffisance en lait, viande, huile et œufs. Il permettra aussi de promouvoir les cultures comme celles du maïs, du blé, et du soja. Le développement des infrastructures comme les abattoirs, hangars de stockage, et serres agricoles est aussi dans les ambitions . « Cette convention reflète une volonté commune de moderniser le secteur agricole au Sénégal tout en impliquant activement les populations locales pour une meilleure résilience et durabilité face aux défis alimentaires et économiques contemporains » conclura le ministre.

Aoua Bocar Ly Tall défend sa nomination au CNRA et répond aux critiques

La nomination de Dr Aoua Bocar Ly Tall au Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) a suscité des débats animés, en particulier sur les réseaux sociaux. Certains membres et sympathisants du parti Pastef, qualifiés de “Patriotes”, ont exprimé des critiques virulentes, pointant du doigt ce choix. Néanmoins, Dr Ly Tall a réagi avec calme et assurance sur les ondes de la Radio Futurs Médias (RFM), mettant en avant les soutiens qu’elle a reçus depuis l’annonce.

Dr Aoua Bocar Ly Tall a tenu à remercier le chef de l’État pour la confiance placée en elle, tout en insistant sur ses qualifications et son mérite. « Il ne faut pas me voir le verre à moitié vide, mais plutôt le verre plein », a-t-elle déclaré. Selon elle, sa nomination a été saluée par de nombreuses personnes qui reconnaissent ses compétences et son engagement. « Depuis cette annonce, j’ai reçu une pluie de félicitations et de marques de confiance. On me dit : ‘Dr Aoua Bocar Ly, vous méritez cette nomination, vous apporterez un plus au CNRA’. Ce sont ces réactions positives que je considère », a-t-elle expliqué.

Face aux critiques, notamment celles émanant de certains membres du Pastef, Dr Ly Tall a évoqué un mélange de frustration et d’incompréhension. Citant le cas d’un compatriote, Lamine Diamé, elle a souligné que les attaques personnelles seraient motivées par une déception liée à l’absence de reconnaissance pour son investissement au sein du parti. « Il n’est pas frustré par ma nomination, mais plutôt parce qu’il n’a pas été nommé, contrairement à d’autres militants de Pastef comme le ministre Balla Moussa Daffé », a-t-elle déclaré.

Dr Aoua Bocar Ly Tall a réaffirmé son engagement à servir la Nation et à contribuer à la revalorisation du CNRA. Forte de ses expériences en tant qu’intellectuelle, analyste et écrivaine, elle estime être à la hauteur des attentes liées à sa nouvelle fonction. « J’ai toutes les compétences et les valeurs qu’il faut pour ce poste. Je remercie le chef de l’État pour sa confiance et je suis de tout cœur avec lui, le Premier ministre et son gouvernement », a-t-elle souligné.

Dr Ly Tall s’est également exprimée sur son alignement idéologique avec le président de la République et son gouvernement, qu’elle qualifie de panafricanistes. Elle a rappelé son rôle dans la défense du chef de l’État lors de précédentes controverses, notamment face à des critiques venant de l’étranger. « J’ai écrit un article publié dans onze journaux pour défendre le président et ses valeurs. Je suis pleinement en phase avec leur vision », a-t-elle affirmé.

Malgré les polémiques, Dr Aoua Bocar Ly Tall reste déterminée à assumer pleinement ses responsabilités au CNRA. En mettant en avant ses qualifications et son engagement, elle tourne le dos aux critiques et se concentre sur sa mission : contribuer à une meilleure régulation de l’audiovisuel au Sénégal. Une réponse qui témoigne de sa volonté de servir le pays avec conviction et professionnalisme.

Guy Marius Sagna s’oppose à la nomination d’Aoua Bocar Ly Tall et dénonce des propos “dangereux” pour l’unité nationale

Le député Guy Marius Sagna, connu pour ses prises de position tranchées sur les questions de gouvernance et d’unité nationale, a exprimé son opposition catégorique à la nomination d’Aoua Bocar Ly Tall au sein du Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA). Dans un communiqué rendu public, il a critiqué des déclarations qu’il attribue à cette dernière, estimant qu’elles menacent la cohésion nationale et le vivre-ensemble au Sénégal.

Dans son communiqué, Guy Marius Sagna s’est d’abord appuyé sur un principe fondamental : “Nous ne pouvons pas confier le projet [de régulation audiovisuelle] à des concitoyens dont le plan était que nous soyons peut-être en ce moment en plein deuxième tour de l’élection présidentielle et sans candidat.” Par cette déclaration, le député semble faire allusion à des positions ou des actions passées de Mme Ly Tall, qu’il juge incompatibles avec la promotion d’un Sénégal uni.

Pour Guy Marius Sagna, l’objectif ultime d’un “Sénégal souverain, juste et prospère” repose sur un préalable indiscutable : “UN Sénégal”. Ce principe non négociable, selon lui, est mis à mal par ce qu’il qualifie de “propos inflammables” tenus par Mme Ly Tall, qui auraient promu une division du pays sur une base ethnique, une approche jugée “dangereuse” et contraire aux valeurs républicaines.

Reconnaissant que demander la démission d’un ministre pour des propos similaires serait “excessif”, Guy Marius Sagna propose néanmoins des mesures fermes pour rectifier ce qu’il considère comme une erreur de nomination. Selon lui, deux options sont envisageables : “soit par la démission de la concernée, soit qu’elle soit enlevée des membres du CNRA.”

Cette déclaration intervient dans un contexte où la régulation des médias, notamment en période pré-électorale, est perçue comme cruciale pour maintenir la stabilité et la paix sociale au Sénégal. L’opposition du député souligne les tensions qui entourent cette nomination et reflète des sensibilités exacerbées autour de l’unité nationale.

La nomination d’Aoua Bocar Ly Tall a suscité des réactions mitigées dans le paysage politique et médiatique sénégalais. Tandis que certains saluent ses compétences et son expérience dans le domaine de la communication, d’autres, à l’instar de Guy Marius Sagna, remettent en question sa capacité à représenter l’ensemble des Sénégalais de manière impartiale.

En conclusion, le député appelle à la vigilance et à la responsabilité pour éviter toute dérive mettant en péril la stabilité du pays. La réponse des autorités et de Mme Ly Tall à ces accusations pourrait déterminer l’issue de cette polémique naissante.

Initiation de sortie des PMA : l’échec du PSE mis à nu

En décembre 2024, en réponse à une demande insistante de l’ancien Ministère de l’économie, du plan et de la coopération du Sénégal, datée février 2024 (bizarrement mentionné 29 février 2025 -futur- sur la lettre officielle), Les Nations Unies ont engagé le processus de sortie du Sénégal de la catégorie des Pays Moins Avancés sur la période 2025-2029. Ceci, après que le pays a franchi les seuils requis en matière de revenu national brut par habitant, d’indice des actifs humains et d’indice de vulnérabilité économique.

Présentée comme une validation des progrès économiques réalisés sous le Plan Sénégal Émergent (PSE) par l’ancien régime, cette graduation, en réalité, révèle l’échec du modèle de transformation structurelle promu depuis plus d’une décennie. Loin d’être le fruit d’un changement profond du tissu productif et de la compétitivité nationale, cette évolution repose sur des seuils techniques qui masquent les faiblesses persistantes de l’économie. Les performances en matière de croissance, d’industrialisation, d’emploi et d’intégration aux chaînes de valeur mondiales restent largement en deçà des ambitions initiales du PSE. En analysant les indicateurs économiques et sociaux, il apparaît que cette sortie des PMA est davantage une décision statistique qu’un réel bond vers l’émergence et pose la question de la soutenabilité du modèle économique adopté de 2014 à 2024 à travers le PSE.

Le Revenu National Brut par habitant a dépassé le seuil de graduation fixé à 1 306 USD pour atteindre 1 558 USD en 2024. Cette progression est indéniable, mais elle n’est pas le reflet d’une montée en productivité. La croissance économique observée depuis dix ans a été largement tirée par des investissements d’infrastructures massifs financés par l’endettement, sans effet significatif sur la transformation du tissu productif. La contribution du secteur industriel à la valeur ajoutée reste marginale, avec une part de l’industrie manufacturière inférieure à 9 % du PIB, bien loin des 30 à 40 % observés dans les économies émergentes. La dynamique de croissance repose toujours sur des secteurs traditionnels à faible valeur ajoutée, notamment les services et les exportations de matières premières, sans une montée en gamme technologique qui garantirait un changement structurel durable.

L’Indice des Actifs Humains a progressé pour atteindre 66,7 en 2024, juste au-dessus du seuil de sortie fixé à 66,0. Cette amélioration repose principalement sur des gains progressifs en matière de santé et d’éducation, mais les avancées restent limitées. Le taux de scolarisation dans l’enseignement secondaire, qui stagne à 31 %, reste l’un des plus faibles d’Afrique de l’Ouest et traduit une incapacité à préparer une main-d’œuvre compétitive pour une économie fondée sur la connaissance. L’alphabétisation des adultes plafonne à 57,7 %, ce qui freine la montée en compétence et la transition vers des emplois plus qualifiés. L’Indice de Développement Humain du Sénégal, à 0,517 en 2022, classe le pays 169ᵉ sur 190 et illustre à merveille un retard structurel qui n’a pas été corrigé par les réformes du PSE. Loin d’un signal de transformation réussie, cette évolution indique ainsi une progression lente et insuffisante pour assurer une trajectoire vers l’émergence.

L’Indice de Vulnérabilité Économique, à 42,3 (tendance décroissante requise), demeure largement au-dessus du seuil de sortie de 32,0, ce qui révèle une exposition persistante aux chocs économiques et climatiques. Notre économie fortement dépendante du secteur primaire peu performant ne dispose pas d’une base industrielle solide capable d’absorber les fluctuations des marchés mondiaux. La balance commerciale est structurellement déficitaire, avec un déficit dépassant 4 000 milliards de FCFA en 2023 qui illustre une dépendance excessive aux importations de biens manufacturés et une intégration limitée dans le commerce international. Le pays peine à se positionner sur des segments à haute valeur ajoutée, ce qui le rend vulnérable aux perturbations extérieures et limite son potentiel de croissance autonome.

L’endettement public a explosé pour atteindre 73,4 % du PIB en 2023 et 80% en 2024, après une décennie de recours intensif aux emprunts extérieurs pour financer de grands projets d’infrastructure. Si ces investissements ont modernisé certaines infrastructures, leur impact sur la transformation économique reste très limité. L’efficacité des investissements publics, mesurée par l’ICOR (Incremental Capital Output Ratio), est évaluée à 6,7, ce qui signifie que pour chaque unité de croissance générée, l’investissement nécessaire est bien plus élevé que dans des économies comparables, telles que la Côte d’Ivoire où l’ICOR est inférieur à 3,5. Cette faible rentabilité des investissements traduit un mauvais ciblage des priorités de développement et concentre les ressources sur des infrastructures sans impact immédiat sur la productivité et la compétitivité du secteur privé.

Le marché du travail reste extrêmement précaire, avec plus de 90 % des emplois relevant du secteur informel, où les travailleurs n’ont ni protection sociale, ni stabilité économique. La création d’emplois formels n’a pas suivi le rythme de la croissance démographique de 2,7%, ce qui a aggravé le chômage des jeunes, l’immigration clandestine suicidaire et l’exode des talents vers d’autres marchés. L’inadéquation entre la formation et les besoins du marché continue de limiter l’accès des jeunes diplômés à des opportunités d’emplois qualifiés. Cette situation met en évidence l’échec du PSE à structurer un modèle de croissance inclusif, où les gains économiques profiteraient à l’ensemble de la population plutôt qu’à certains secteurs privilégiés.

Les infrastructures sanitaires et sociales montrent des avancées très limitées. La mortalité maternelle, bien qu’en baisse, demeure à 261 décès pour 100 000 naissances, un niveau encore élevé par rapport aux standards des pays en transition. L’espérance de vie à la naissance est de 66,8 ans, un progrès, mais à un rythme plus lent que dans des pays comparables. La couverture sanitaire universelle peine à être mise en œuvre, en raison de contraintes budgétaires et d’une offre médicale encore insuffisante. Ces faiblesses structurelles traduisent un retard dans la modernisation des services publics essentiels, condition pourtant nécessaire pour asseoir une base solide de développement humain.

Les défis environnementaux accentuent les fragilités du modèle de développement. Plus de 90 % de la population vit en zones arides ou semi-arides, ce qui expose le pays aux effets du changement climatique et aux cycles de sécheresse qui affectent l’agriculture. L’érosion côtière met en péril les infrastructures et les moyens de subsistance des populations littorales, tandis que la désertification limite la productivité agricole et la sécurité alimentaire. La dépendance aux importations de denrées alimentaires et les pertes post-récoltes, estimées à 25 % de la production céréalière, aggravent la vulnérabilité économique. Les investissements dans l’adaptation climatique restent insuffisants, ce qui pourrait compromettre la soutenabilité des gains économiques réalisés jusqu’ici.

Face à ces constats, la Vision 2050 et la Stratégie Nationale de Développement 2025-2029 ont été mises en place par le nouveau régime pour rectifier les limites du PSE et repositionner le pays sur une trajectoire plus durable et inclusive. L’objectif est de passer d’une croissance tirée par l’endettement à un modèle basé sur une productivité accrue, une diversification industrielle et un développement économique plus endogène. La réforme fiscale promue vise à augmenter la mobilisation des ressources internes, réduire la dépendance aux financements extérieurs et améliorer la gestion budgétaire. Une attention particulière est accordée à la réforme du système éducatif et de la formation professionnelle, pour aligner les compétences de la main-d’œuvre avec les exigences d’un marché du travail plus compétitif.

L’initiation de la sortie des PMA ne valide en rien un quelconque succès du PSE. Elle met au contraire en évidence les limites de cette stratégie, qui n’a pas permis de garantir une transformation économique et sociale suffisamment robuste. Sans une refonte des politiques publiques, cette graduation pourrait se transformer en un piège, et exposerait le pays à une stagnation post-PMA et à une dépendance continue aux financements extérieurs. Le Sénégal doit désormais corriger ces lacunes pour assurer une véritable transition vers le développement inclusif, fondée sur une économie plus compétitive, plus résiliente et mieux intégrée aux marchés mondiaux. La réussite de cette phase dépendra de la capacité des nouveaux décideurs à piloter les réformes de la Vision 2050 avec rigueur, pragmatisme et une vision à long terme.

Dr. Abdourahmane Ba
Ingénieur statisticien, Docteur en management
Expert international en évaluation des politiques publiques
Président du Mouvement ESSOR

Contentieux entre Bocar Samba Dieye et la CBAO : un cri de détresse pour la justice et l’équité

Ce samedi 4 janvier 2024, l’opérateur économique Bocar Samba Dieye, accompagné de son porte-parole Famara Ibrahima Cissé, a tenu un point de presse pour éclairer l’opinion sur le différend qui l’oppose depuis plusieurs années à la Compagnie Bancaire de l’Afrique Occidentale (CBAO). Cette affaire, qui dure depuis plus de 15 ans, connaît de nouveaux rebondissements, avec des appels à l’intervention des nouvelles autorités pour l’exécution des décisions judiciaires rendues en faveur de M. Dieye.

Selon Famara Ibrahima Cissé, président de l’Association pour la Convergence et la Sauvegarde des Intérêts des Financiers (ACSIF) et porte-parole de Bocar Samba Dieye, le litige porte sur une lettre de crédit fictive de 6 milliards 650 millions de FCFA, sur la base de laquelle les biens de l’opérateur économique ont été saisis par la CBAO. Suite à ces saisies, la justice avait ordonné une expertise pour examiner la situation.

Le rapport d’expertise homologué par les juridictions compétentes a révélé que le compte de Bocar Samba Dieye était en réalité créditeur de 879 millions de FCFA, prouvant ainsi que c’est la CBAO qui lui devait de l’argent. Depuis 2008, la justice a successivement rendu des décisions en faveur de M. Dieye, ordonnant notamment un dédommagement d’un montant de 11 milliards de FCFA. Cependant, ces décisions restent inexécutées, plongeant l’opérateur économique dans une interminable attente.

Prenant la parole, Famara Ibrahima Cissé a interpellé les nouvelles autorités, les appelant à respecter les principes de transparence, de justice et de gouvernance sur lesquels elles se sont engagées. « Nous lançons un cri de détresse et de justice pour Bocar Samba Dieye, qui a travaillé plus de 67 ans. Aujourd’hui, il est vieux, il attend son argent. La justice a tranché, la banque doit exécuter », a-t-il martelé.

De son côté, Bocar Samba Dieye a rappelé que toutes les juridictions, y compris la cour d’appel et la cour de cassation, se sont prononcées en sa faveur à douze reprises. Pourtant, il accuse la CBAO de multiplier les recours pour bloquer l’exécution des décisions. « Je ne leur dois rien, toutes les preuves sont là. Pourtant, la CBAO reste un problème pour moi, alors que toutes les autres banques avec lesquelles j’ai travaillé n’ont jamais posé de difficulté », a-t-il déclaré.

Face à cette situation, Bocar Samba Dieye a exhorté le nouveau régime en place à intervenir pour mettre fin à ce qu’il considère comme une injustice flagrante. Il appelle à l’application stricte des décisions judiciaires et à une réparation des préjudices subis, afin de pouvoir tourner la page de cette longue bataille juridique.

Ce contentieux, qui illustre les défis liés à l’exécution des décisions de justice dans certains contextes, pose une fois de plus la question de l’efficacité des institutions judiciaires et de leur capacité à garantir les droits des citoyens face aux puissants acteurs économiques. À mesure que cette affaire attire l’attention du public, les nouvelles autorités seront-elles en mesure d’apporter une solution définitive ? L’avenir le dira.

Kaolack : La nuit de Cheikh Ahmed Tidiane Chérif célébrée à Léona Niassène

La famille de Mame Khalifa Niasse a rendu hommage à Cheikh Ahmed Tidiane Chérif (RTA) en célébrant sa nuit au domicile du porte-parole de la famille, Sérigne Babacar Niasse, à Léona Niassène. La cérémonie s’est tenue en présence du préfet du département de Kaolack, Léty Ndiaye, et d’une forte délégation, dont la gouverneure de la région, Mme Mouhamed Moctar Watt.

« Nous sommes venus au nom du gouverneur de la région de Kaolack pour participer à cette importante cérémonie religieuse. Nous reconnaissons le rôle essentiel des chefs religieux dans la promotion de sociétés pacifiques et équilibrées. Nous devons leur témoigner notre reconnaissance et les soutenir dans leurs actions au quotidien. »

Il a également profité de l’occasion pour demander à Sérigne Babacar Niasse de prier pour un Sénégal de paix et de prospérité.

De son côté, Sérigne Babacar Niasse, porte-parole de la famille de Mame Khalifa Niasse, a salué la vision des nouvelles autorités étatiques, notamment le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko. Il a mis en avant leur projet de bâtir une nation souveraine, juste, prospère et ancrée dans des valeurs fortes à travers le programme « Projet Sénégal Vision 2050 ».

Toutefois, le guide religieux n’a pas manqué de soulever les préoccupations liées à la situation du monde rural :

« Cette année encore, la soudure sera difficilement supportable pour les populations rurales. La production agricole de l’année écoulée ne suffira pas à couvrir les besoins alimentaires, alors que le mois de Ramadan approche à grands pas, une période où les dépenses quotidiennes augmentent. Nous appelons l’État à agir rapidement en apportant une aide alimentaire aux populations sénégalaises afin d’éviter une crise alimentaire imminente. »

En outre, Sérigne Babacar Niasse a attiré l’attention des autorités sur l’état de dégradation avancée des routes secondaires dans la ville de Kaolack. Il a plaidé pour une intervention urgente afin de remédier à cette situation qui affecte le quotidien des habitants.

Cette nuit de recueillement et de prière s’est terminée dans une ambiance empreinte de spiritualité, avec des prières pour un Sénégal uni et prospère.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°362 – du 04 ET 05/01/2025

🔴 ESSEULÉ DANS L’ÉPREUVE PAR SES EX-COLLABORATEURS AU MINISTÈRE DES SPORTS ET À LA FSF : LAT DIOP FACE À L’INGRATITUDE
🔴 ABSENCE DE TRANSPARENCE SUR LES 108 MILLIONS F CFA ALLOUÉS AUX VICTIMES DES ÉMEUTES PRÉÉLECTORALES : LE FORUM CIVIL / BIGNONA S’INSURGE CONTRE L’OPACITÉ

🔴 COUPE CAF / SANCTIONS APRÈS LE MATCH CONTRE L’USM ALGER : JARAAF FACE À L’ORAPA UNITED À HUIS CLOS
🔴 2e ÉDITION DU BALLON D’OR SANDIKA : IBRAHIMA DIENG « PAULETA » SACRÉ

La Nouvelle Loi sur la Publicité : Une réforme nécessaire pour réguler le secteur et protéger les consommateurs

Le secteur de la publicité au Sénégal est sur le point de connaître une transformation majeure. Le ministre de la Communication, Alioune Sall, a annoncé qu’un projet de loi portant sur le Code de la Publicité sera soumis à l’Assemblée nationale au courant du premier trimestre 2025. Cette réforme vise à réguler un secteur actuellement « dans une totale anarchie », selon les propos du ministre, et à remédier à des déséquilibres persistants.

Depuis l’adoption de la loi n°1983-20 du 28 janvier 1983, le secteur de la publicité au Sénégal n’a cessé de se développer, mais il n’a pas suivi l’évolution rapide des technologies, notamment dans le domaine numérique. Le manque d’un cadre juridique adapté, l’absence d’un organe de régulation, et le non-respect de l’environnement et des droits des consommateurs sont autant de défis qui entravent la bonne marche de ce secteur. De plus, les acteurs du marché se retrouvent souvent dans une situation d’anarchie, sans contrôle ni visibilité.

Pour Alioune Sall, il est devenu indispensable de mettre en place un cadre légal et régulé, afin de garantir un développement harmonieux et durable du secteur. Cette nouvelle loi se veut une réponse à ces défis en structurant l’ensemble du domaine publicitaire et en instaurant des mécanismes pour identifier et encadrer les acteurs, notamment les agences-conseils.

L’objectif principal de cette réforme est de mettre en place un secteur de la publicité qui soit à la fois compétitif, transparent et respectueux des principes éthiques. La première mesure majeure de cette nouvelle législation est la création d’une autorité de régulation. Cet organisme sera chargé de contrôler l’application de la loi et de garantir la conformité des activités publicitaires aux règles établies. Il aura pour rôle d’assurer la transparence et de veiller à ce que les pratiques publicitaires ne soient pas abusives ni nuisibles pour les consommateurs.

Ensuite, cette réforme vise à renforcer la protection des consommateurs. Elle s’assurera que les messages publicitaires ne sont pas trompeurs ou nuisibles et mettra en place des mécanismes pour garantir le respect des droits des consommateurs dans le secteur publicitaire. En parallèle, la régulation apportera également la sécurisation de la contribution économique du secteur. Grâce à un cadre régulé, la publicité pourra participer pleinement à l’économie en matière de fiscalité, tout en permettant une meilleure visibilité des acteurs économiques.

Un autre aspect essentiel de cette loi concerne l’affichage publicitaire. Le gouvernement mettra en place un contrôle strict sur l’affichage publicitaire en collaboration avec les autorités administratives et les collectivités territoriales, afin de protéger l’environnement urbain et de garantir le respect des normes en matière de droits d’auteur. Cette régulation vise à éviter l’encombrement excessif de l’espace public et à favoriser un urbanisme respectueux.

Enfin, un des points forts de la réforme sera l’intégration du numérique. Avec l’essor des nouvelles technologies et la multiplication des supports numériques, il était crucial d’adapter le cadre législatif pour réguler les publicités diffusées sur internet et les réseaux sociaux. Ce domaine, en pleine expansion, nécessitait une attention particulière, et la nouvelle loi prendra en compte l’évolution rapide du secteur numérique.

En plus de ses effets sur l’économie, cette réforme aura des répercussions positives sur l’environnement et les infrastructures. En régulant les pratiques publicitaires, l’État pourra mieux gérer l’urbanisme, en empêchant les affichages publicitaires excessifs et en garantissant la préservation des espaces publics.

En outre, cette nouvelle législation permettra de faire du secteur de la publicité un véritable levier de développement. En réglementant les acteurs, en assurant la transparence des transactions et en garantissant la protection des droits des consommateurs, cette réforme pourrait contribuer à une croissance plus inclusive et durable du marché.

Le projet de loi portant Code de la Publicité est une réponse nécessaire aux défis actuels du secteur. En instaurant une régulation forte et transparente, il permettra de structurer un domaine en pleine expansion, d’assurer une meilleure protection des consommateurs et de favoriser le développement économique. La mise en place de cette loi sera un grand pas vers un secteur de la publicité plus responsable et plus en phase avec les enjeux du 21e siècle. Le Sénégal semble ainsi prêt à entrer dans une nouvelle ère de régulation publicitaire, où transparence et innovation riment avec croissance et développement.

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Le Président de l’Assemblée nationale renforce les liens diplomatiques avec l’Iran, le Sultanat d’Oman et le Qatar

El Malick Ndiaye, Président de l’Assemblée nationale du Sénégal, a reçu en audience trois hauts représentants diplomatiques : Son Excellence Hassan Asgari, Ambassadeur de la République islamique d’Iran, Monsieur Said Rashid Hilal Alsaadi, Chargé d’affaires du Sultanat d’Oman, et Son Excellence Youssef bin Shaaban, Ambassadeur du Qatar.

Ces rencontres successives s’inscrivent dans une démarche de renforcement des relations entre le Sénégal et ces nations partenaires. Lors de ces échanges, El Malick Ndiaye a souligné l’importance des relations diplomatiques dans le développement économique, culturel et social, tout en mettant en avant le rôle crucial des parlementaires dans la consolidation des relations internationales.

Le Président de l’Assemblée nationale a exprimé son ambition de voir ces rencontres déboucher sur des initiatives concrètes. Ces initiatives pourraient, selon lui, ouvrir la voie à une coopération bilatérale accrue dans des secteurs clés tels que l’économie, la culture et la diplomatie.

El Malick Ndiaye a également réitéré son engagement à promouvoir une diplomatie parlementaire active, considérée comme un levier essentiel pour renforcer les échanges entre les nations. Ces audiences marquent ainsi un pas supplémentaire vers la dynamisation des relations bilatérales entre le Sénégal et l’Iran, le Sultanat d’Oman, ainsi que le Qatar.

Khadim Bamba Diagne sur le projet gazier GTA : « Les contrats ne sont pas à l’avantage du Sénégal »

Alors que le groupe BP a annoncé le début de l’acheminement du gaz naturel liquéfié (GNL) dans le cadre du projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA), Khadim Bamba Diagne, secrétaire général du COS-PETROGAZ, a exprimé son inquiétude quant à la préparation du Sénégal pour tirer pleinement profit de cette exploitation. Lors d’une déclaration, il a estimé que les contrats conclus avec les opérateurs étrangers désavantagent le pays.

« Les contrats ne sont pas à l’avantage du Sénégal. En plus d’être perdant sur les négociations, on ne s’est pas préparé au début de l’exploitation. Il n’y a pas eu un mètre de pipeline posé, ni de centrale pour transformer ce gaz en énergie », a-t-il dénoncé.

Le secrétaire général du COS-PETROGAZ regrette également l’absence d’infrastructures nécessaires pour le transport du gaz. « BP met à disposition du gaz, mais le Sénégal n’a rien prévu pour le transporter », a-t-il ajouté, pointant un manque d’anticipation de la part des autorités sénégalaises.

Le 2 janvier 2025, BP a officiellement lancé l’acheminement du gaz naturel liquéfié extrait des puits de la phase 1 du projet GTA. Ce gaz est destiné à être stocké sur un navire flottant, une étape clé dans l’exploitation de l’un des projets gaziers les plus prometteurs de la région ouest-africaine.

BP détient une participation majoritaire de 56 % dans ce projet, aux côtés de Kosmos Energy (27 %), la Société mauritanienne des hydrocarbures (SMH) avec 7 %, et PETROSEN, la société pétrolière nationale sénégalaise, qui détient 10 % des parts.

Le projet Grand Tortue Ahmeyim, situé à la frontière maritime entre le Sénégal et la Mauritanie, est l’un des développements offshore les plus profonds d’Afrique, avec des ressources gazières extraites à des profondeurs pouvant atteindre 2 850 mètres. Une fois la phase 1 pleinement opérationnelle, la production devrait atteindre environ 2,3 millions de tonnes de GNL par an.

Le Conseil d’orientation stratégique du pétrole et du gaz (COS-PETROGAZ) joue un rôle clé dans la gestion des ressources pétrolières et gazières du pays. Cet organe conseille le Président de la République sur les politiques énergétiques et les stratégies à adopter.

Lors de son discours du 31 décembre 2024, le président Bassirou Diomaye Faye a annoncé la réorganisation du COS-PETROGAZ à travers un décret visant à élargir sa composition. Désormais, le conseil inclura des représentants de l’opposition, de la société civile, des syndicats et de l’ordre national des experts. Cette démarche vise à renforcer la transparence et la participation dans la gestion des ressources naturelles du pays.

Selon le budget 2025, les recettes fiscales et non fiscales issues de l’exploitation du pétrole et du gaz sont estimées à 72,53 milliards de FCFA, soit seulement 1 % du budget total de l’État sénégalais. Cette prévision budgétaire est jugée décevante par de nombreux observateurs, qui s’attendaient à des retombées financières plus significatives avec le début de l’exploitation gazière.

Malgré les perspectives économiques prometteuses offertes par le projet GTA, plusieurs défis restent à relever pour le Sénégal. Parmi eux, l’insuffisance des infrastructures nécessaires pour maximiser les bénéfices de l’exploitation du gaz et les interrogations autour des conditions des contrats signés avec les multinationales.

Pour Khadim Bamba Diagne, il est impératif que le Sénégal renégocie ses contrats afin de garantir des retombées économiques plus justes pour le pays. Il appelle également à une meilleure préparation des autorités pour éviter que le Sénégal ne devienne un simple fournisseur de matières premières sans réelle valeur ajoutée sur son territoire.

Alioune Tine exprime son soutien à Maïmouna Ndour Faye face aux menaces sur ses biens

Alioune Tine, fondateur d’Afrikajom Center et figure emblématique de la lutte pour les droits humains au Sénégal et en Afrique, a récemment adressé un vibrant message de soutien à Maïmouna Ndour Faye, directrice générale de la chaîne 7TV. Confrontée à une situation critique qui menace ses biens, notamment sa maison, cette femme de presse courageuse reçoit l’appui d’une voix influente dans le paysage sénégalais.

Dans un post largement relayé, Alioune Tine a salué le parcours exceptionnel de Maïmouna Ndour Faye, qu’il qualifie de “grande professionnelle” et de “battante”. Il a également souligné son rôle déterminant dans la promotion du pluralisme et de la diversité dans le paysage médiatique sénégalais. “On les compte sur les doigts de la main, les femmes patronnes de presse. C’est précieux aussi la promotion du genre dans la presse, comme partout”, a-t-il écrit.

Alors que Maïmouna Ndour Faye traverse une épreuve difficile, Alioune Tine a dénoncé l’image choquante de cinq véhicules de gendarmerie, accompagnés de 75 hommes, postés devant les locaux de la chaîne dans ce qui semble être une tentative de saisie de son matériel. “Ce n’est pas très joli en démocratie”, a-t-il déclaré, tout en exhortant à éviter ces “formes d’intimidation” qu’il juge “dépassées”.

Pour le fondateur d’Afrikajom Center, cette affaire dépasse la seule personne de Maïmouna Ndour Faye. Elle touche également tout le personnel de la 7TV et, plus largement, les principes fondamentaux du pluralisme et de la liberté de la presse. Alioune Tine appelle à une résolution rapide et positive de cette situation, espérant que Maïmouna Ndour Faye et son équipe pourront continuer à exercer leur mission dans des conditions sereines.

Cette prise de position intervient dans un contexte où les médias sénégalais sont confrontés à des pressions croissantes, suscitant des inquiétudes quant à la liberté de la presse dans le pays. Maïmouna Ndour Faye, par son combat, devient ainsi une figure emblématique de cette lutte pour la résilience et l’indépendance des médias face aux défis financiers et politiques.

Kaolack : Le CDD préparatoire de la Ziarra annuelle de Léona Niassène prévue le 1er février 2025 s’est tenu ce vendredi

Un Comité Départemental de Développement (CDD) consacré à la Ziarra annuelle de Léona Niassène, prévue le 1er février 2025, a réuni ce vendredi 3 janvier 2025 tous les services et acteurs impliqués dans l’organisation de cet important événement religieux, qui rassemble chaque année des milliers de fidèles.

“Nous venons de terminer le Comité Départemental de Développement (CDD) préparatoire de la Ziarra annuelle de Léona Niassène, comme nous le faisons chaque année à l’approche de cet événement religieux. Ce dernier réunit des pèlerins venant des quatre coins du monde. C’est pourquoi l’État du Sénégal prend toutes les dispositions nécessaires pour un bon déroulement de l’événement. Le CDD est une occasion d’échange entre le comité d’organisation, les autorités locales et les services techniques”, a déclaré Leytir Ndiaye, Préfet du département de Kaolack, en marge de la réunion.

Au cours de cette rencontre, le comité d’organisation a formulé ses attentes envers les différents services de l’État, et ces derniers ont apporté des réponses tout en prenant des engagements. Ces échanges ont permis d’identifier les principales difficultés et attentes des autorités religieuses et du comité d’organisation.

“Chaque question soulevée a été analysée, et les services techniques ont pris des engagements concrets qui seront réalisés avant l’événement prévu le 1er février 2025. Un suivi rigoureux sera assuré. Par ailleurs, un Comité Régional de Développement (CRD) sera bientôt convoqué par le Gouverneur de la région pour évaluer l’état d’avancement des préparatifs, afin que les problématiques non résolues au niveau départemental puissent être prises en charge au niveau régional”, a ajouté le Préfet.

Quant au comité d’organisation de la Ziarra, son porte-parole, par ailleurs président dudit comité, Elhadji Ahmeth Junior Niasse, s’est montré satisfait des engagements pris par les chefs de service ayant participé au CDD.

“L’ensemble des services ont pris des engagements qu’ils comptent respecter. Les préoccupations sont nombreuses, notamment dans les domaines de la santé, de l’assainissement et de la sécurité. Vous n’êtes pas sans savoir que la Ziarra de Léona Niassène continue de prendre de l’ampleur, attirant des pèlerins venant de Gambie, de Mauritanie, de Guinée-Bissau, du Mali, mais aussi d’Europe, sans oublier ceux des autres quartiers de Kaolack. Nous appelons particulièrement les forces de l’ordre à faciliter l’accès aux pèlerins”, a-t-il déclaré.

Il a également annoncé qu’à partir du 20 janvier 2025, des cérémonies quotidiennes seront organisées pour célébrer la vie et l’œuvre des différents Khalifes qui se sont succédé à la Khalifa de Mame Khalifa Niasse, ainsi que des Moukhadams ayant accompagné la communauté.

“Cette année, nous avons choisi comme conférenciers Tafsir Balla Seck de Fouta et Tafsir Moustapha Thiam, tous deux issus de la même localité”, a-t-il précisé.

La Ziarra annuelle de Léona Niassène est l’un des plus grands rassemblements religieux du Sénégal, et l’État, à travers ses différents services, s’engage à garantir son bon déroulement.

Alioune Tine vole au secours de Maïmouna Ndour Faye : « Je soutiens une grande professionnelle, une femme battante »

Face aux difficultés financières qui menacent la patronne de la 7TV, Maïmouna Ndour Faye, Alioune Tine, fondateur d’Afrikajom Center et défenseur des droits humains, a exprimé son soutien indéfectible. L’activiste a publié un message poignant, saluant le parcours exceptionnel de cette femme de presse tout en dénonçant les méthodes employées contre elle.

Dans un contexte où les biens de Maïmouna Ndour Faye risquent d’être saisis, Alioune Tine a rappelé l’importance de soutenir les femmes leaders dans le paysage médiatique sénégalais. « Je soutiens la patronne de la 7TV, Maïmouna Ndour Faye, femme patronne de presse. On les compte sur les doigts de la main. C’est précieux aussi de promouvoir le genre dans la presse, comme partout », a-t-il écrit.

Pour Alioune Tine, Maïmouna Ndour Faye incarne le professionnalisme et le courage. « Je la soutiens parce que c’est une grande professionnelle, qui a fait un parcours remarquable, courageuse et battante. Elle tente de cultiver le pluralisme, la diversité et l’équilibre en donnant la parole à tout le monde », a-t-il ajouté.

Cette prise de position intervient alors que la 7TV, connue pour ses émissions engagées et ses débats ouverts, traverse une situation délicate. Les autorités ont déployé un important dispositif sécuritaire devant les locaux de la chaîne, une scène qui a profondément choqué Alioune Tine. « L’image de cinq véhicules de la gendarmerie avec 75 hommes stationnés devant une télévision qu’on s’apprête à dépouiller de son matériel, ce n’est pas très joli en démocratie. On devrait éviter ces formes d’intimidation, c’est dépassé », a-t-il déploré.

Le défenseur des droits humains espère que cette affaire connaîtra une issue favorable pour Maïmouna Ndour Faye et ses collaborateurs. « Il faut souhaiter que cette affaire se termine pour le mieux pour la brave Maïmouna et pour tout le personnel de la 7TV », a conclu Alioune Tine, manifestant ainsi son souhait de voir cette femme de médias poursuivre son combat pour un journalisme libre et impartial.

Ce message de soutien est une marque de reconnaissance pour le travail accompli par Maïmouna Ndour Faye, dans un secteur où les femmes leaders restent encore rares. En prenant la parole, Alioune Tine appelle à une prise de conscience sur la nécessité de préserver la liberté d’expression et de protéger les acteurs médiatiques, pilier de toute démocratie saine.

Violences faites aux femmes : Safietou Diop Fall prône la castration des violeurs et appelle à la mobilisation des femmes sénégalaises

Invitée de la matinale « Salam Sénégal » sur Radio-Sénégal, Safietou Diop Fall, Présidente du réseau Siggil Jiguène, a tenu un discours percutant sur la recrudescence des violences sexuelles, notamment après le viol suivi de meurtre d’une fillette de 12 ans. Face à ce drame qui a bouleversé le pays, la militante féministe a réclamé des mesures drastiques pour dissuader les prédateurs sexuels.

D’emblée, Mme Fall a présenté ses condoléances à la famille de la victime tout en rappelant les acquis juridiques obtenus par les luttes féminines au Sénégal. « Trois générations de femmes se sont battues pour que nous ayons des lois comme celle de 1999 contre les violences faites aux femmes et celle de 2021 criminalisant le viol et la pédophilie. Mais les lois seules ne suffisent pas », a-t-elle martelé, soulignant que l’application reste problématique.

Selon Safietou Diop Fall, la lutte contre les violences sexuelles doit être globale et impliquer tous les acteurs de la société. Elle appelle les familles sénégalaises à jouer un rôle crucial dans la prévention de ces crimes. « La responsabilité des familles est engagée. Nous devons retrouver nos valeurs familiales et éduquer nos enfants, à la maison comme à l’école. Les enseignants doivent jouer leur rôle de parent, comme à notre époque », a-t-elle recommandé.

Elle a également mis en garde contre l’influence néfaste de certains programmes diffusés dans les médias. « Les médias doivent proposer des contenus qui protègent et éduquent, car certains programmes actuels nuisent à nos enfants », a déploré la présidente du réseau Siggil Jiguène. Safietou Diop Fall a aussi dénoncé la prolifération de la drogue dans les écoles, qui, selon elle, exacerbe les comportements déviants chez les jeunes.

Mais c’est sur la question des sanctions contre les violeurs que la militante féministe a été la plus ferme. Elle prône la castration chimique des coupables pour leur retirer toute pulsion sexuelle avant leur incarcération. « Il faut castrer les coupables avant de les envoyer en prison, pour donner un signal fort à ceux qui envisageraient de commettre ces actes. La peur de la sanction doit être dissuasive », a-t-elle déclaré avec fermeté.

Enfin, Safietou Diop Fall a lancé un appel à toutes les femmes sénégalaises à s’unir pour combattre les violences faites aux femmes. « Toutes les femmes du Sénégal doivent faire bloc pour combattre ces violences, en s’appuyant sur nos valeurs culturelles et en luttant contre les influences néfastes. Ce féminisme africaniste et positiviste est le socle de notre engagement », a-t-elle conclu.

Convoqué à la brigade de recherches de Faidherbe : Thierno Aly Sy introuvable, la gendarmerie à ses trousses

L’ancien député Thierno Aly Sy, membre influent du parti Pastef, est dans le collimateur de la brigade de recherches (BR) de Faidherbe. Convoqué depuis le 20 décembre 2024, le responsable politique de Mermoz ne s’est toujours pas présenté devant les enquêteurs. Selon des sources sécuritaires, cette situation commence à agacer les autorités, qui pourraient durcir le ton face à son absence répétée.

La convocation, adressée à Thierno Aly Sy pour une affaire encore non dévoilée, aurait dû être honorée il y a deux semaines. Toutefois, l’ancien parlementaire fait faux bond aux gendarmes. À chaque tentative de le localiser ou de le contacter, les pandores se retrouvent face à une absence inexpliquée.

Selon des informations exclusives obtenues par Seneweb, Thierno Aly Sy est activement recherché depuis ce vendredi 3 janvier 2025. La brigade de recherches, unité d’élite de la gendarmerie sénégalaise, multiplie les efforts pour mettre la main sur lui. Les autorités pourraient décider d’émettre un mandat d’amener si sa situation de « fugitif » perdure.

Le mutisme de Thierno Aly Sy intrigue. Le responsable de Pastef, connu pour ses prises de position radicales et ses discours contre le gouvernement, se retrouve aujourd’hui dans une posture délicate. Certaines sources avancent que cette affaire pourrait être liée aux récentes mobilisations politiques du Pastef, dont les leaders sont dans le viseur des autorités depuis la dissolution officielle du parti en août dernier.

Si Thierno Aly Sy ne se présente pas dans les prochaines heures, la procédure pourrait s’accélérer. Selon des sources proches du dossier, les gendarmes n’excluent pas d’opérer une interpellation musclée, notamment si l’ancien député tente de quitter Dakar ou de se soustraire aux convocations.

Cette affaire vient renforcer le climat tendu entre le gouvernement et les anciens responsables de Pastef. Thierno Aly Sy, qui s’était fait remarquer pour ses interventions musclées à l’Assemblée nationale lorsqu’il siégeait, est aujourd’hui en difficulté face à la justice. Son parti, désormais dissous, continue de susciter des débats au Sénégal, entre soutien populaire et répression judiciaire.

En attendant

Projet gazier GTA : BP annonce les premières exportations de gaz naturel liquéfié

Le projet gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA), fruit d’une coopération entre le Sénégal et la Mauritanie, a franchi une étape décisive avec le démarrage de l’acheminement du gaz naturel liquéfié (GNL) issu de la phase 1 du projet. Le groupe BP, principal opérateur de cette initiative, a fait l’annonce dans un communiqué relayé par le quotidien Enquête. Cette avancée majeure ouvre la voie à l’intégration des deux pays parmi les exportateurs de gaz naturel sur le marché mondial.

Selon Gordon Birrell, vice-président exécutif de BP, ce tournant marque un changement significatif pour la Mauritanie et le Sénégal. Il s’est félicité de cette réalisation qui témoigne du potentiel des deux nations à devenir des acteurs majeurs du secteur énergétique. Il a souligné l’importance des relations solides nouées avec les gouvernements et les populations des deux pays. Birrell a également rendu hommage aux efforts de l’équipe de BP et de ses partenaires, qui ont permis de concrétiser ce projet ambitieux.

Le projet GTA, situé à cheval sur les eaux territoriales du Sénégal et de la Mauritanie, est prévu pour produire environ 2,3 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié par an dans le cadre de sa phase 1. Cette production permettra non seulement de répondre à la demande locale en énergie, mais aussi d’exporter le gaz vers des marchés internationaux, notamment en Europe, où la demande reste élevée.

Le projet repose sur une infrastructure flottante innovante permettant de traiter et de liquéfier le gaz directement en mer. Ce dispositif technologique vise à maximiser l’efficacité et à minimiser les impacts environnementaux. Le démarrage de la production de GNL est une preuve de la faisabilité de cette approche unique dans la région.

Le projet GTA est le fruit d’un partenariat entre BP, Kosmos Energy, Petrosen pour le Sénégal et SMHPM pour la Mauritanie. Ce consortium travaille en étroite collaboration avec les autorités locales pour assurer le développement réussi de cette initiative stratégique. Le gaz naturel, considéré comme une source d’énergie de transition, pourrait jouer un rôle crucial dans la diversification des économies mauritanienne et sénégalaise.

Pour le Sénégal, ce projet s’inscrit dans une stratégie plus large de positionnement en tant que puissance énergétique régionale. Avec les découvertes récentes dans les blocs Sangomar et Yakaar-Teranga, le pays ambitionne de renforcer sa sécurité énergétique et de diversifier ses sources de revenus.

Cette nouvelle dynamique devrait avoir des retombées économiques et sociales positives pour les deux pays. En effet, les revenus générés par l’exportation du gaz pourraient être réinvestis dans des secteurs prioritaires tels que l’éducation, la santé et les infrastructures. Les gouvernements mauritanien et sénégalais ont déjà annoncé leur intention de mettre en place des programmes de développement durable afin d’assurer que les bénéfices de cette exploitation profitent à l’ensemble des populations.

Le démarrage de la production de GNL marque un nouveau chapitre dans l’histoire énergétique de la sous-région ouest-africaine. Cette avancée devrait renforcer la position du Sénégal et de la Mauritanie sur la scène internationale en tant que nouveaux acteurs dans le secteur du gaz naturel liquéfié.

Nouveau scandale sur la dette publique : un expert indépendant mandaté pour faire la lumière sur les comptes

Le gouvernement sénégalais a mandaté un expert indépendant pour mener un nouvel audit sur la situation réelle de la dette publique. Cette initiative, révélée par le quotidien Les Échos, intervient dans un contexte où les chiffres officiels semblent ne pas refléter l’ampleur exacte de la dette du pays.

Selon les informations du journal, un premier audit réalisé par l’Inspection générale des finances (IGF) avait déjà révélé un écart inquiétant dans l’estimation de la dette nationale. Officiellement, l’encours de la dette était annoncé à 15 500 milliards de francs CFA, mais l’IGF a découvert qu’il s’élève en réalité à 17 700 milliards de francs CFA. Ce décalage est attribué à des pratiques de maquillage comptable qui auraient eu lieu en 2023, sous la présidence de Macky Sall.

L’audit précédent a notamment mis en lumière des irrégularités graves dans la gestion des finances publiques. Parmi les révélations chocs figure l’existence de tirages sur des ressources externes qui n’ont pas été correctement enregistrés dans les statistiques officielles. L’IGF a également pointé du doigt une lourde dette bancaire contractée en dehors des circuits budgétaires habituels, ce qui soulève des questions sur la transparence de la gestion des finances publiques.

Cette situation a suscité de nombreuses interrogations sur la crédibilité des chiffres avancés par les autorités. Le journal Les Échos se demande si le gouvernement est réellement sûr de ses évaluations ou s’il craint que la dette ne soit encore plus importante que prévu. Cette incertitude pousse le gouvernement à diligenter un nouvel audit afin d’éviter toute polémique supplémentaire.

Le recours à un expert indépendant vise à rassurer les partenaires financiers du Sénégal, mais également à restaurer la confiance de l’opinion publique face à des soupçons de mauvaise gestion. Selon une source proche du dossier, cet audit permettra de clarifier plusieurs points cruciaux :

  1. La compatibilité des tirages sur ressources externes avec les statistiques nationales.
  2. L’existence de dettes cachées qui n’auraient pas été comptabilisées dans le budget officiel.
  3. L’impact de cette gestion opaque sur l’économie nationale, notamment sur la capacité de l’État à honorer ses engagements financiers.

Cette affaire n’est pas la première à jeter une ombre sur les finances publiques sénégalaises. En 2023, plusieurs économistes avaient déjà tiré la sonnette d’alarme sur la viabilité de la dette sénégalaise, craignant que le pays ne se retrouve dans une situation de surendettement.

La découverte d’irrégularités comptables vient renforcer ces craintes, d’autant plus que les agences de notation internationales pourraient revoir la note souveraine du Sénégal, ce qui aurait un impact direct sur la capacité du pays à lever des fonds sur les marchés financiers.

La décision de commander un nouvel audit a été accueillie avec prudence par les observateurs économiques. Certains saluent la démarche du gouvernement comme un signe de transparence, tandis que d’autres restent sceptiques, estimant que cette opération pourrait être une manœuvre politique pour tenter de rejeter la responsabilité des erreurs passées sur la précédente administration.

« Ce nouvel audit devra être exhaustif et impartial. Il est crucial pour le Sénégal d’établir une base financière saine et crédible afin de regagner la confiance des investisseurs et des partenaires internationaux », souligne un expert financier basé à Dakar.

Les conclusions de cet audit seront attendues avec beaucoup d’attention, tant par les acteurs économiques que par les citoyens. Si les résultats confirment une manipulation des comptes publics sous Macky Sall, cela pourrait entraîner des conséquences politiques majeures, notamment des poursuites judiciaires à l’encontre des responsables impliqués.

Ziguinchor : La CE-UASZ suspend son mot d’ordre de grève et appelle à la reprise des cours

La Coordination des Étudiants de l’Université Assane Seck de Ziguinchor (CE-UASZ) a annoncé, par un communiqué daté du 2 janvier 2025, la suspension de son mot d’ordre de grève. Cette décision fait suite à des avancées notables dans la satisfaction de certaines revendications des étudiants, bien que des points cruciaux demeurent en suspens.

Dans son communiqué, la CE-UASZ a reconnu les progrès réalisés, affirmant qu’ils répondent à 50 % des attentes des étudiants. Elle a particulièrement salué les efforts conjoints des différents acteurs, notamment le réseau des anciens étudiants (alumni), dont le généreux don de matériel a été qualifié de geste significatif pour améliorer les conditions d’apprentissage à l’université.

Cependant, la coordination reste ferme sur certaines exigences. Elle rejette catégoriquement l’imposition des sessions uniques, une mesure qu’elle estime pénalisante pour la réussite académique des étudiants. La CE-UASZ exige le retour à deux sessions normales avec deux périodes de rattrapage, qu’elle considère essentielles pour garantir une évaluation juste et adaptée au parcours des apprenants.

Pour parvenir à une résolution durable, une équipe de médiateurs a été mobilisée afin de proposer des solutions concrètes. Ces démarches nourrissent l’espoir d’une issue favorable, selon le communiqué.

En attendant, la CE-UASZ appelle les étudiants à retourner dans les amphithéâtres dès le lundi 6 janvier 2025. « Dans un esprit de responsabilité, nous annonçons la suspension du mot d’ordre de grève, tout en restant vigilants et prêts à poursuivre le combat si nécessaire », conclut le texte.

Cette décision marque un tournant important dans le dialogue entre les étudiants et les autorités universitaires. Si l’appel à la reprise des cours est une avancée significative, la vigilance des étudiants souligne qu’un terrain d’entente durable reste encore à trouver.

Rapport ITIE 2023 et gouvernance des ressources extractives au Sénégal

Les normes de l’initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE) constituent un cadre essentiel pour garantir la transparence et la redevabilité dans la gestion des ressources extractives. Elles s’articulent autour de six axes : la divulgation des revenus et paiements, la transparence des contrats et des licences, la gestion des ressources publiques, l’engagement des parties prenantes, l’assurance qualité des données et l’évaluation de l’impact sur le développement durable. Ces principes sont directement liés aux objectifs de gouvernance de la Vision Sénégal 2050, qui ambitionne une gestion rigoureuse et équitable des ressources naturelles au service d’un développement inclusif et durable. Toutefois, le rapport ITIE Sénégal 2023, bien qu’il reflète des avancées, met en lumière plusieurs insuffisances qui entravent la pleine conformité aux standards internationaux et limitent l’efficacité des politiques publiques.

Le rapport couvre 99,21 % des flux financiers du secteur extractif, avec une ventilation par entreprise, type de paiement et entité bénéficiaire. Cette couverture dépasse les seuils internationaux et traduit un effort de transparence. Cependant, un écart non concilié de 2,85 milliards FCFA subsiste, soit 0,79 % des recettes totales. Ce différentiel, combiné à l’absence de certification des données pour 10 entreprises sur 29, affecte la fiabilité des informations. Ces lacunes, en partie liées à une coordination insuffisante entre les entreprises et l’administration fiscale, fragilisent la traçabilité des recettes et réduisent la confiance des parties prenantes.

Le rapport fournit des informations sur les permis et contrats d’exploitation, mais ces données restent incomplètes. Certains accords stratégiques, notamment les contrats de partage de production entre PETROSEN et FORTESA, ne sont pas publiés. L’absence de mise à jour régulière du cadastre minier et pétrolier et la non-divulgation des critères d’attribution des licences limitent la transparence du processus. Ces lacunes, révélatrices d’une gouvernance institutionnelle perfectible, nuisent à la lisibilité des engagements contractuels et à la redevabilité des autorités publiques.

L’intégration des revenus extractifs au budget national atteint 91,10 %, ce qui traduit un effort d’optimisation des recettes publiques. Cependant, le rapport n’apporte pas de précisions sur la répartition territoriale des ressources ni sur l’impact des dépenses publiques financées par ces revenus. L’absence d’informations détaillées sur les paiements infranationaux et la gestion des fonds souverains rend difficile l’évaluation des effets redistributifs et l’alignement des recettes extractives avec les priorités de développement territorial.

L’engagement des parties prenantes apparaît limité. Le Comité National ITIE a impliqué les acteurs institutionnels et économiques, mais la participation de la société civile dans la validation et la diffusion des résultats reste insuffisante. De plus, la plateforme numérique GovIn, censée améliorer l’accessibilité des données, présente des défaillances techniques en matière de sécurité et de fonctionnalités analytiques. Ces contraintes réduisent l’utilité du dispositif pour les citoyens et freinent la transparence dans la gestion des ressources naturelles.

Le rapport montre un effort d’assurance qualité, mais il souffre d’un manque de documentation des critères d’audit et des méthodes de validation des écarts financiers. La publication tardive des résultats, près d’un an après l’exercice concerné, réduit la pertinence des données et limite leur exploitation pour la prise de décision. Ces délais affaiblissent l’efficacité des mécanismes de suivi et compliquent l’ajustement des politiques publiques en temps réel.

L’évaluation des impacts environnementaux et sociaux reste partielle. Les données sur les émissions de gaz à effet de serre, les mesures d’atténuation et les plans de réhabilitation des sites miniers sont insuffisantes. De même, les contributions sociales des entreprises ne sont pas systématiquement reliées à des indicateurs de performance, ce qui empêche d’évaluer leur effet réel sur les communautés locales.

Ces insuffisances structurelles compromettent l’efficacité de la gouvernance extractive et exposent le Sénégal à des risques accrus de mauvaise gestion des ressources naturelles. L’opacité dans la publication des données financières et contractuelles, associée à une coordination institutionnelle inadaptée, réduit la confiance des investisseurs et des citoyens. De plus, le retard dans la mise à disposition des informations nuit à l’alignement des recettes extractives avec les impératifs de stabilité macroéconomique et de financement des politiques publiques.

Pour remédier à ces faiblesses, plusieurs mesures s’imposent. La mise à jour régulière des bases de données contractuelles et cadastrales, la modernisation des plateformes numériques, et l’amélioration des mécanismes d’assurance qualité sont essentielles pour renforcer la transparence et la traçabilité des flux financiers. Un cadre plus structuré d’engagement multipartite, associant l’administration, le secteur privé et la société civile, permettrait d’améliorer la redevabilité. Enfin, une intégration plus stratégique des revenus extractifs dans les politiques de développement durable garantirait une meilleure articulation entre exploitation des ressources naturelles et financement des infrastructures, de l’éducation et de la transition énergétique.

Le renforcement de la gouvernance des industries extractives est un impératif pour aligner les performances économiques du secteur avec les objectifs de la Vision Sénégal 2050. L’adoption de réformes structurelles et la consolidation de mécanismes de transparence permintront au Sénégal de mieux optimiser la gestion de ses ressources naturelles et d’assurer un développement plus équitable et durable.

Dr. Abdourahmane Ba
Expert en Évaluation des politiques publiques
Président du mouvement ESSOR

Sénégal-Mauritanie : Un partenariat exemplaire pour l’exploitation du gaz offshore

Le Sénégal et la Mauritanie ont franchi une étape historique avec l’ouverture officielle, ce jour, du premier puits de gaz naturel du projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA). Ce gisement transfrontalier, situé à cheval sur les deux pays, marque l’entrée de ces nations dans le cercle restreint des producteurs de gaz naturel, une avancée majeure pour leur développement économique.

Cette exploitation commune, fruit d’une coopération entre les deux gouvernements, ainsi que leurs compagnies nationales Petrosen (Sénégal) et la Société mauritanienne des hydrocarbures (SMH), a été saluée comme un modèle de co-construction dans un contexte mondial marqué par les tensions énergétiques. Le projet GTA, qui bénéficie également du soutien des compagnies internationales comme BP et Kosmos Energy, illustre une gestion partagée et harmonieuse des ressources naturelles.

Le premier mètre cube de gaz extrait du projet est prévu pour le 31 décembre 2025, symbolisant une avancée décisive dans le démarrage de la production commerciale. Les deux pays envisagent de transformer cette richesse en levier de croissance économique et sociale, notamment à travers la création d’emplois, la hausse des recettes publiques, et le renforcement des infrastructures énergétiques.

Dans ce contexte, le journaliste et leader politique sénégalais, Mamoudou Ibra Kane, a réagi sur son compte X (anciennement Twitter), en mettant en avant l’importance de la diplomatie de bon voisinage entre le Sénégal et la Mauritanie. Il a écrit :

« Exploitation commune du gaz. Le 1er m³ extrait le 31 décembre pour une entrée dans le club restreint des pays producteurs de gaz. Un bel exemple de #co_construction. Privilégier la diplomatie de bon voisinage, gage de stabilité dans un monde très agité. »

Son plaidoyer souligne la nécessité pour les deux pays de maintenir des relations bilatérales solides, en vue de garantir une exploitation harmonieuse des ressources et d’assurer la stabilité dans une sous-région parfois marquée par des tensions géopolitiques.

Avec des réserves estimées à 15 trillions de pieds cubes de gaz, le projet GTA constitue l’un des plus grands gisements de gaz naturel en Afrique de l’Ouest. Sa mise en exploitation représente une opportunité stratégique pour les deux nations, qui ambitionnent de devenir des acteurs majeurs sur le marché mondial du gaz.

Le gaz extrait servira non seulement à répondre aux besoins énergétiques locaux, mais également à alimenter les marchés internationaux, contribuant ainsi à la diversification des sources d’énergie à l’échelle mondiale.

L’ouverture de ce premier puits de gaz représente bien plus qu’un simple projet énergétique. Elle incarne une vision commune portée par deux nations qui ont su dépasser leurs frontières pour bâtir un avenir commun. Ce partenariat, qui met en avant la co-construction et la solidarité régionale, pourrait inspirer d’autres pays africains confrontés à des défis similaires.

Scandale financier à la Sénégalaise de l’Automobile : un préjudice provisoire estimé à 1,2 milliard de FCFA

Un scandale financier majeur secoue la Sénégalaise de l’Automobile, société spécialisée dans la vente de véhicules. Selon les révélations du journal Libération, le préjudice provisoire est estimé à 1,2 milliard de FCFA. Cette affaire, gérée par le parquet financier, risque de faire grand bruit.

Un des responsables de la société, en charge des paiements des dépenses douanières auprès de la Perception de Dakar Port, a été déféré hier devant le parquet financier par la Division des investigations criminelles (DIC). Après un retour de parquet, l’accusé devrait être fixé sur son sort aujourd’hui.

Selon les informations de Libération, pendant près d’un an, le mis en cause n’a délivré aucune quittance des paiements douaniers, évoquant de prétendus « retards » dans le circuit. Or, les investigations ont révélé qu’il n’a jamais effectué les paiements en question, bien que les chèques émis par l’entreprise aient été encaissés.

Ce détournement laisse entrevoir l’éventualité de complicités internes au sein de l’entreprise. Ce développement aggrave encore davantage la situation d’une société déjà en proie à d’énormes difficultés financières.

Le parquet financier poursuit ses investigations pour établir les responsabilités et identifier les potentiels complices de cet acte présumé de malversation. Cette affaire, qui met en lumière des failles dans les mécanismes de contrôle interne de l’entreprise, devrait marquer un tournant dans la gestion des finances de la Sénégalaise de l’Automobile.

À suivre de près…

Mansour Faye sur les terres de Diama : « Je suis en paix avec ma conscience »

Dans un entretien exclusif accordé à L’Observateur ce vendredi 3 janvier, Mansour Faye, ancien ministre des Transports sous l’ancien régime et beau-frère de l’ex-président Macky Sall, est sorti du silence pour clarifier sa position sur les attributions foncières controversées dont il a bénéficié à Diama, une commune située au nord-ouest du Sénégal.

Interrogé sur les 100 hectares de terres qui lui ont été attribués par la commune de Diama, Mansour Faye a confirmé l’information sans détour : « Oui, la commune de Diama m’a attribué 100 hectares. » Il a également révélé avoir convaincu sa sœur, l’ancienne Première Dame Marième Faye Sall, de prendre elle aussi une parcelle afin d’y cultiver du riz. Selon ses dires, cette production était ensuite redistribuée à des familles en difficulté, dans un élan de solidarité.

L’ancien ministre a tenu à préciser que ces terres étaient exclusivement destinées à l’exploitation agricole : « C’est mon nom, Mansour Faye, qui est sur la délibération. Je ne m’en cache pas du tout. Si demain, je peux demander 500 ou 1000 hectares, je le ferai. Cette attribution ne constitue en rien un délit car elle respecte les procédures légales. »

Mansour Faye se montre serein face aux critiques qui entourent cette attribution foncière. « Je suis en paix avec ma conscience », affirme-t-il, soulignant qu’il ne redoute aucune convocation de la justice : « Les gens peuvent fouiller, fouiner, tout ce qu’ils veulent faire, ils n’ont qu’à le faire. Mille convocations ne me feront absolument rien du tout. »

L’ancien ministre a également défendu son bilan durant ses années passées dans des fonctions institutionnelles : « J’estime avoir accompli ma mission durant tout le temps que j’ai occupé des fonctions institutionnelles. »

Cette sortie de Mansour Faye intervient dans un contexte où les questions liées à l’attribution des terres agricoles et à leur gestion continuent de soulever des débats au Sénégal. La transparence des procédures et l’équité dans l’accès aux terres publiques sont souvent mises en cause, notamment lorsque des personnalités influentes se retrouvent impliquées.

Reste à savoir si cette déclaration suffira à apaiser les tensions ou si elle relancera au contraire le débat sur la gouvernance foncière au Sénégal. Pour Mansour Faye, cependant, l’heure n’est pas aux regrets : « Je ne crains rien. Les faits parlent d’eux-mêmes. »

Drame à Malika : Confessions et zones d’ombre autour du meurtre de la jeune Diary Sow

L’affaire tragique du meurtre de Diary Sow, une adolescente de 12 ans retrouvée sans vie dans une chambre à Malika, continue de secouer l’opinion publique. Selon les informations rapportées par Source A, le principal suspect, El Hadji Modou Fall, a avoué avoir tué la fillette tout en niant catégoriquement toute tentative de viol.

Face aux enquêteurs, El Hadji Modou Fall a reconnu avoir étranglé Diary Sow jusqu’à ce que mort s’ensuive. Selon ses dires, il était sous l’emprise du crack au moment des faits. Malgré cet aveu, il réfute toute accusation d’agression sexuelle, un point qui sera clarifié par les résultats de l’autopsie attendus ce vendredi. Ces conclusions médicales seront cruciales pour déterminer la nature exacte des violences subies par la victime.

Après avoir commis l’irréparable, le suspect aurait déplacé le corps de la fillette dans les toilettes, expliquant ce geste par un besoin de changer ses vêtements qu’il jugeait sales. Toutefois, un détail troublant relevé lors de la découverte du corps complique les faits : Diary Sow ne portait pas de pantalon. La domestique d’El Hadji Modou Fall, vivant seul avec sa fille de 9 ans, a fait la macabre découverte le lendemain de la Saint-Sylvestre, alertant immédiatement le voisinage.

Quelques instants avant la tragédie, le suspect aurait envoyé sa fille et la victime acheter des cigarettes dans une boutique du quartier. Ce geste banal semble avoir précédé l’horreur. Pendant ce temps, les parents de Diary Sow, qui pensaient qu’elle se trouvait dans leur maison familiale voisine, n’ont pas remarqué son absence immédiate. La présence d’un mariage à proximité, qui animait l’atmosphère festive de la nuit, aurait également réduit la vigilance.

Le quartier de Malika est plongé dans l’émoi depuis le drame. Les voisins, choqués par l’atrocité des faits, cherchent toujours à comprendre comment une telle tragédie a pu survenir. Les enquêteurs poursuivent leurs investigations pour éclaircir les circonstances exactes du meurtre et vérifier la véracité des déclarations du suspect.

La vérité autour de cette affaire repose désormais sur les résultats de l’autopsie. Ces derniers devront déterminer si la jeune Diary Sow a subi des violences autres que celles ayant causé sa mort. En attendant, El Hadji Modou Fall reste en garde à vue, tandis que la famille de la victime réclame justice pour leur fille.

OUSMANE SONKO : Le phénomène politique des 100 dernières années

En une décennie, Ousmane Sonko est passé du statut d’opposant prometteur à celui de maître incontesté des arènes politiques sénégalaises. Faiseur de rois, politicien hors pair et figure de proue de la résistance, le « Dakarois Quotidien » l’a nommé « phénomène politique des 100 dernières années » au Sénégal.

Dans les méandres de l’histoire politique sénégalaise, rares sont ceux qui, à la fois admirés et controversés, ont redéfini les contours du pouvoir. Ousmane Sonko est sans conteste l’une de ces figures. Leader charismatique, stratège redoutable et personnage atypique, Sonko est aujourd’hui reconnu comme le phénomène politique des 100 dernières années, capable de briser les carcans du système et de bouleverser les paradigmes établis.
Son ascension fulgurante a été jalonnée d’embûches et de controverses. Propulsé sur la scène politique nationale dans un contexte de crise en 2021, Sonko a su transformer une affaire judiciaire en levier pour consolider sa popularité. Alors que certains prédisaient sa chute, il a déjoué tous les pronostics, multipliant les victoires dans une arène politique qu’il qualifie lui-même de « jungle composée de caïmans et de hyènes ». En 2024, il atteint l’apogée de son influence, devenant le pivot incontournable de la politique sénégalaise.
Le fait le plus marquant de son parcours reste l’élection de Bassirou Diomaye Faye à la présidence de la République. Depuis sa cellule, où il était incarcéré avec Diomaye, Sonko orchestre une campagne sans précédent. À travers des vidéos diffusées depuis la prison et des slogans percutants comme « Sonko Moy Diomaye », il mobilise ses partisans, galvanise les foules et impose son candidat. Cette stratégie audacieuse atteint son paroxysme lorsque Sonko et Diomaye, libérés une semaine avant le scrutin grâce à une amnistie signée par Macky Sall, achèvent leur campagne en triomphe. Avec 54 % des suffrages, Bassirou Diomaye Faye devient le cinquième président de la République du Sénégal, marquant une rupture historique avec les dynamiques politiques traditionnelles.
Mais Sonko ne s’arrête pas là. Nommé Premier ministre par le président Diomaye, il forme un gouvernement restreint et efficace, posant les bases d’une gouvernance nouvelle. Fidèle à son style direct, il s’attaque rapidement à des problèmes épineux tels que la colère des marchands ambulants victimes de déguerpissements. Par son approche pragmatique et ses promesses de concertation, il parvient à désamorcer une crise sociale majeure, renforçant ainsi son image de leader proche du peuple.
En novembre 2024, il mène « Pastef-Les Patriotes » à une victoire écrasante lors des législatives anticipées, décrochant 130 sièges sur 165. Cette majorité confortable lui permet de placer El Malick Ndiaye à la tête de l’Assemblée nationale, consolidant davantage son emprise sur le système politique. Ce double succès – l’élection d’un président et celle d’un président de l’Assemblée nationale – fait de Sonko un véritable faiseur de rois.
Son passage devant une Assemblée nationale majoritairement acquise à sa cause pour présenter sa déclaration de politique générale (DOG) en décembre 2024 symbolise l’aboutissement de sa stratégie. En moins d’un an, il a réussi à renverser une opposition qui lui avait déclaré une guerre ouverte, tout en esquivant les tentatives de motion de censure portées par l’ancienne majorité parlementaire.
Ousmane Sonko, par sa résilience, son audace et sa capacité à fédérer ses militants, laissera une empreinte indélébile dans l’histoire politique sénégalaise.
Faiseur de roi, bâtisseur de majorités et fin stratège, il a s’imposer dans une nation en quête de renouveau. En inscrivant son nom en lettres d’or dans les annales de l’histoire, il incarne une figure politique exceptionnelle, indéniablement unique dans le paysage sénégalais.
Le Dakarois

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°361 – du 03/01/2025

🔴 OUSMANE SONKO : LE PHÉNOMÈNE POLITIQUE DES 100 DERNIÈRES ANNÉES

🔴 LUTTE / COMBAT CONTRE BALLA GAYE 2 : SITEU JURE DE VENGER YÉKINI

Le ministère de la Communication organise une journée de partage sur l’avant-projet de loi portant Code de la Publicité

Le ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique (MCTN) tiendra ce vendredi 3 janvier 2025 une journée de partage consacrée à l’avant-projet de loi portant Code de la Publicité. Cet événement, prévu à partir de 10 heures au 10ᵉ étage du building administratif Président Mamadou Dia, vise à recueillir les contributions des parties prenantes et à enrichir le texte législatif en préparation.

Cette initiative marque une étape clé dans le processus de modernisation du cadre réglementaire régissant le secteur de la publicité au Sénégal. Selon le communiqué du ministère, cette journée permettra de présenter le contenu de l’avant-projet de loi, de favoriser les échanges entre les parties prenantes sur les enjeux et défis du secteur, et de recueillir des propositions pour peaufiner et adapter le texte aux réalités actuelles.

La rencontre réunira plusieurs acteurs clés, notamment l’Association des Professionnels de Régies Publicitaires du Sénégal (APRPS), la Coordination des Associations de Presse du Sénégal (CAP), ainsi que des experts en communication et des représentants des institutions publiques concernées.

Le secteur de la publicité joue un rôle crucial dans le développement économique et la communication au Sénégal, mais il fait face à des défis importants, notamment en matière de régulation, de concurrence loyale et d’adaptation aux évolutions technologiques. Ce nouveau Code de la Publicité vise à combler les lacunes de la législation actuelle, tout en assurant une meilleure protection des consommateurs et une régulation adaptée aux exigences modernes.

Cette journée de partage reflète l’engagement du MCTN à adopter une approche inclusive dans l’élaboration des lois. Elle offrira une plateforme d’échanges et de concertation pour garantir que l’avant-projet reflète les attentes des acteurs du secteur et les besoins de la société sénégalaise. Les propositions recueillies lors de cet événement seront prises en compte pour finaliser le texte avant sa soumission au Parlement.

Démantèlement d’un réseau de faux-monnayage à Kounoune : une prise record de 368,3 millions F CFA en faux billets

Les autorités sénégalaises ont marqué un coup d’éclat dans la lutte contre le crime organisé en démantelant un réseau de trafic de faux billets à Kounoune, une localité située dans le département de Rufisque. L’opération, menée par la Sûreté urbaine (SU) sous la supervision du commissaire Ismaïla Goudiaby, a abouti à la saisie de 5 800 coupures en dollars contrefaits, évaluées à 368,3 millions de francs CFA.

L’intervention a été rendue possible grâce à un renseignement fiable signalant des activités de contrefaçon dans la région. Suite à cette alerte, les éléments de la SU ont lancé une surveillance discrète qui a confirmé les soupçons. Le 31 décembre 2024, une descente a été organisée dans la localité de Kounoune, permettant l’arrestation de M. Ndong, un commerçant présenté comme la figure centrale de ce réseau criminel.

Lors de la perquisition à son domicile, les agents ont découvert un stock impressionnant de faux billets soigneusement dissimulés. Ces billets étaient des imitations de dollars américains, prêtes à être mises en circulation.

Les investigations en cours indiquent que M. Ndong ne travaillait pas seul. Il serait en lien avec un réseau structuré comptant plusieurs complices, dont les rôles restent à préciser. Selon les enquêteurs, ce réseau ne se limitait pas à des activités locales. Les faux billets étaient destinés à circuler au Sénégal et dans d’autres pays, ce qui ajoute une dimension internationale à l’affaire.

Les autorités estiment que le réseau était organisé pour produire, stocker et distribuer ces billets contrefaits à grande échelle, représentant une menace significative pour l’économie et la stabilité financière.

Cette saisie s’inscrit dans une série d’opérations menées par le commissariat central de Dakar, dirigé par le commissaire divisionnaire Mamadou Tendeng. Les forces de sécurité, conscientes des risques posés par le faux-monnayage, ont intensifié leurs patrouilles et leurs enquêtes pour prévenir ce type de crimes.

Les efforts accrus des autorités visent à renforcer la confiance du public dans le système monétaire national et à protéger les citoyens contre les escroqueries financières.

M. Ndong a été déféré devant le tribunal de grande instance de Rufisque le jeudi 2 janvier 2025. Il est poursuivi pour des chefs d’accusation graves, notamment :

  • Association de malfaiteurs,
  • Tentative de contrefaçon,
  • Falsification de signes monétaires ayant cours légal au Sénégal et à l’étranger.

Le ministère public compte approfondir l’enquête pour identifier tous les complices impliqués dans ce réseau, en vue de leur traduction devant la justice.

Cette affaire met en lumière les dangers du faux-monnayage, un phénomène capable de déstabiliser les économies locales et internationales. Les autorités sénégalaises, par cette opération, envoient un signal fort : les activités criminelles mettant en péril la sécurité économique et monétaire ne seront pas tolérées.

Immatriculation gratuite des motos : une période de régularisation jusqu’au 13 mars 2025

Le Ministère des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens (MITTA) a annoncé une campagne spéciale d’immatriculation gratuite pour les motos de cylindrée supérieure à 49 cc non immatriculées. Cette initiative, qui découle de la circulaire primatorale n° 000015/PM/CAB/CT Infrastructure du 13 décembre 2024, s’inscrit dans le cadre des efforts visant à renforcer la sécurité routière et à prévenir les risques associés à l’usage des motos.

À partir de la semaine du 6 janvier 2025, les propriétaires de motos pourront profiter d’une période de trois mois pour régulariser gratuitement la situation de leurs véhicules. Ce délai s’étend jusqu’au 13 mars 2025. Passé cette date, toute moto circulant sans immatriculation sera systématiquement mise en fourrière par les autorités compétentes.

Cette campagne est le fruit d’une collaboration entre plusieurs institutions, dont le MITTA, le Ministère des Finances et du Budget (MFB), le Ministère des Pêches et des Infrastructures maritimes et portuaires (MPIMP), et les Forces de Défense et de Sécurité (FDS). L’objectif principal est d’assurer une meilleure régulation des motos sur les routes, tout en offrant une opportunité sans frais pour les conducteurs de se conformer à la législation.

Le ministère a appelé les détenteurs de motos concernées à saisir cette opportunité pour éviter les sanctions prévues après la période de régularisation. Cette mesure vise non seulement à garantir la sécurité des usagers, mais également à permettre une identification claire et rapide des véhicules en cas d’accident ou d’incident.

Les autorités ont insisté sur l’importance de cette initiative, rappelant qu’un nombre significatif d’accidents de la route implique des motos non immatriculées, ce qui complique les enquêtes et la prise en charge des victimes.

Le MITTA invite les usagers à se rapprocher des centres dédiés pour finaliser leur immatriculation et contribuer ainsi à la sécurité sur les routes sénégalaises.

Ziguinchor : Les étudiants de l’Université Assane Seck rejettent les sessions uniques

La Coordination des étudiants de l’Université Assane Seck de Ziguinchor (UASZ) a vivement réagi à l’imposition des sessions uniques, qu’elle considère comme un obstacle à la réussite académique. Dans un communiqué publié ce jeudi 2 janvier 2025, les représentants estudiantins ont clairement rejeté cette réforme, appelant à un retour au système initial comportant deux sessions normales et deux périodes de rattrapage. Selon eux, cette organisation permettrait une évaluation plus juste et adaptée aux réalités des étudiants.

Malgré leur opposition aux sessions uniques, les étudiants ont annoncé la suspension de leur mot d’ordre de grève. Ils invitent leurs camarades à reprendre les cours à partir du lundi 6 janvier 2025, marquant ainsi une ouverture au dialogue avec les autorités universitaires. Cette décision reflète une volonté de concilier revendications et continuité des activités académiques.

La Coordination a par ailleurs noté des avancées significatives sur plusieurs de leurs revendications. Les travaux dans la zone de production du restaurant de Diabir, longtemps en attente, ont été accélérés, tandis que les chantiers suspendus sur le campus ont repris. De plus, le pavillon E, jugé dangereux en raison de son état de délabrement, a été fermé pour garantir la sécurité des étudiants. Par ailleurs, des efforts ont été faits pour augmenter le nombre de lits superposés dans les pavillons, afin d’atténuer la crise de logement qui touche une grande partie des résidents.

Malgré ces progrès, la Coordination reste vigilante et mobilisée pour s’assurer que tous les engagements pris par les autorités soient respectés. Les étudiants considèrent que les avancées obtenues sont le fruit de leur mobilisation collective et de leur détermination à améliorer leurs conditions de vie et d’étude.

Ce désaccord sur les sessions uniques met en lumière des tensions persistantes entre les étudiants et les autorités universitaires. Il souligne également l’importance d’un dialogue constant et constructif pour parvenir à des solutions qui répondent aux besoins de toutes les parties.

Double meurtre à Thiès : les suspects en fuite, une enquête ouverte

Thiès a été secouée par deux meurtres tragiques survenus dans la nuit du mercredi 1er au jeudi 2 janvier 2025. Les deux victimes ont été découvertes à des endroits distincts, selon des sources policières autorisées.

La première victime, un berger âgé de 18 ans répondant aux initiales A.Ka, a été retrouvée sans vie à Médina Fall. Les premiers éléments de l’enquête révèlent qu’il aurait été violemment attaqué avec un objet tranchant.

Un autre corps, non identifié, a été découvert à Diassap. La victime présentait une grave blessure à la tête, infligée, selon les enquêteurs, par une brique lors d’une probable agression.

Les deux meurtres, survenus la même nuit dans des circonstances violentes, ont plongé la ville dans l’émoi. Les autorités locales, notamment le commissariat central de Thiès, ont ouvert une enquête pour retrouver les auteurs de ces crimes qui, pour l’heure, restent en fuite.

Assistance aux ex-détenus et autres: Le député Abdou Mbow adresse une question écrite au ministre des Finances et du Budget relative aux décrets d’avance.

L’honorable député Abdou Mbow a adressé une question écrite au ministre des Finances et du Budget, relative aux décrets d’avance, notamment celui  » autorisant un engagement et l’ouverture d’un crédit de paiement de 848.070.280 Ffca ».   » Le 30 juillet 2024, un arrêté ministériel n°017450 a été pris par le ministre en charge des Solidarités, fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du comité chargé de proposer une assistance aux exX-détenus. Cependant, le lendemain, soit le 31 juillet 2024, un décret d’avance n°2024-1499 a été signé, autorisant un engagement et l’ouverture d’un crédit de paiement de 848 070 280 Fcfa. Je souhaiterais savoir si cette somme a effectivement été utilisée pour indemniser les « ex-détenus et autres victimes des violences préélectorales ». Dans l’hypothèse où cela serait confirmé, je me permets de souligner qu’à la date du 31

juillet 2024, le recensement des bénéficiaires n’était même pas encore exhaustif. Dans ce contexte, pouvez-vous m’expliquer en quoi une telle action justifiait une urgence impérieuse d’intérêt national, au point de provoquer la prise d’un décret d’avance ? », a-t-il fait remarquer. 

 » Je vous invite, dans ce cadre, à prendre connaissance de l’alinéa 1 de l’article 23 de
la LOLF 2020-07, qui constitue le fondement législatif des décrets d’avance
: »Article 23. – En cas d’urgence ou de nécessité impérieuse d’intérêt national, des
crédits supplémentaires peuvent être ouverts par décret d’avance. » Par ailleurs, je tiens à rappeler que votre majorité a ratifié, lors du vote de la loi de finances rectificative, trois décrets d’avance, sans que vous ayez pris la peine de nous exposer leur contenu. Le peuple jugera, mais à travers cette question orale, Vous avez l’opportunité de l’informer sur le contenu de ces décrets, leur portée sociale et leur caractère urgent », a-t-il renchéri.

Revenant sur la prise d’un décret d’avance pour  » financer les législatives », Abdou Mbow s’interroge.  » Enfin, lors des discussions en commission, nous avions compris que les élections législatives avaient été financées grâce à la prise d’un décret d’avance. Voulez-vous

nous le confirmer ? Si tel est le cas, pourquoi avez-vous volontairement violé I’article 23 de la LOLF, qui vous oblige à proposer la ratification de ce décret lors de la « plus prochaine loi de finances », qui en l’occurrence est la LFR ?

Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, à ma distinguée considération ».

Lettre ouverte du SYTRAPAS : Les travailleurs de la pêche réclament justice et équité

Dans une lettre ouverte adressée au chef de l’État, le Syndicat national des travailleurs de la pêche et de l’aquaculture du Sénégal (SYTRAPAS) appelle à une reconnaissance équitable des droits et missions des agents du ministère des Pêches, des Infrastructures maritimes et portuaires. Ce cri du cœur, rédigé avec gravité et respect, met en lumière des revendications longtemps ignorées et des injustices qualifiées “d’historiques” par les signataires.

Les travailleurs du secteur halieutique rappellent l’importance cruciale de leurs fonctions pour la nation. “Nous assumons des missions fondamentales pour l’intérêt général, notamment la sauvegarde de la santé publique, la sécurité alimentaire, la régulation des flux commerciaux de produits halieutiques, la formation et la sensibilisation des acteurs du secteur, ainsi que la gestion de l’accès à notre Zone économique exclusive (ZEE)”, écrivent-ils. Ces tâches, inscrites dans les principes de service public tels que définis par la Constitution sénégalaise, visent à garantir la souveraineté économique et alimentaire du pays.

Malgré cela, les travailleurs affirment être victimes d’une inégalité flagrante de traitement par rapport à d’autres corps exerçant des missions similaires. Ils citent en exemple les agents de santé, les magistrats, les douaniers et les soldats de la marine nationale, qui, selon eux, bénéficient de conditions de travail et d’avantages bien supérieurs.

Le SYTRAPAS déplore également des conditions de travail précaires. “Nous faisons face à des risques sanitaires similaires à ceux des agents de santé, nous régulons les flux économiques avec le même engagement qu’un douanier, et nous contribuons à la défense des intérêts stratégiques de l’État dans notre ZEE au même titre que les forces paramilitaires. Pourtant, nos efforts ne sont ni reconnus ni valorisés à leur juste valeur”, souligne la lettre.

Face à cette situation, les travailleurs du ministère des Pêches réclament plusieurs mesures concrètes, dont :

• La revalorisation de leur statut à travers la création de fonds communs spécifiques au secteur primaire, sur le modèle de ceux octroyés à d’autres corps de contrôle ;

• L’instauration d’une prime de risque en raison des dangers liés à leurs fonctions ;

• Une indemnité de logement ;

• Une revalorisation des indices salariaux et des gratifications pour les heures supplémentaires effectuées.

Ils dénoncent également une discrimination envers les diplômés des structures nationales, qui se retrouvent souvent marginalisés au profit de ceux formés à l’étranger. Une situation qu’ils considèrent contraire aux principes d’égalité devant l’emploi public consacrés par la Constitution.

Dans leur missive, les travailleurs du SYTRAPAS interpellent directement le chef de l’État, le président Bassirou Diomaye Faye, pour qu’il corrige ce qu’ils qualifient d’“injustices historiques”. Ils demandent son intervention afin de rétablir une équité sociale et professionnelle qui s’inscrit dans les valeurs fondamentales de la République : justice, égalité et reconnaissance des efforts.

“Nous sollicitons votre intervention pour corriger ces injustices historiques et établir des bases équitables, comme le Jub-Jubal-Jubanti”, conclut la lettre, un appel vibrant à la solidarité et à la réforme dans ce secteur clé de l’économie sénégalaise.

Tensions à la RTS : Pape Alé Niang suspend plusieurs contrats, le malaise grandit

Depuis le 31 décembre 2024, la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise (RTS) est en proie à une crise interne suite à la suspension de plusieurs contrats d’agents et de prestataires. Cette décision, prise par le directeur général Pape Alé Niang, a provoqué une onde de choc dans l’institution, déjà marquée par des tensions récurrentes.

Selon des sources internes, les responsables des antennes radio ont reçu pour consigne de transmettre le message aux agents concernés, souvent en pleine activité. Certains, proches d’un contrat à durée indéterminée (CDI), ont vu leurs perspectives d’avenir repoussées, leurs dossiers ne devant être examinés qu’en juin prochain.

Ces mesures, qualifiées d’« abruptes » par certains syndicalistes, suscitent une vive indignation parmi les employés. Elles font suite à une série de licenciements intervenus en juin dernier, accentuant le climat de mécontentement au sein de la rédaction et des équipes techniques.

Les conséquences de ces suspensions ne se limitent pas aux agents directement touchés. Elles pourraient affecter le fonctionnement global de la RTS, notamment dans les régions où les prestataires jouent un rôle clé dans la production de contenus locaux.

Pour l’instant, aucun détail n’a été donné sur les raisons qui ont motivé ces décisions. Les tentatives de joindre Pape Alé Niang pour obtenir des éclaircissements sont restées infructueuses.

Ces suspensions interviennent dans un contexte où la RTS fait face à des critiques sur sa gestion et son positionnement éditorial. La crise actuelle pourrait encore ternir l’image de la chaîne publique, qui peine à maintenir la confiance de ses employés et à répondre aux attentes des téléspectateurs.

Les syndicats pourraient s’emparer de l’affaire, renforçant ainsi la pression sur la direction. Reste à savoir si un dialogue sera initié pour apaiser les tensions ou si cette crise marquera un nouveau tournant dans la gestion de l’institution.

Aviation : Les contrôleurs aériens menacent de restreindre la circulation pour des raisons de sécurité

L’Association professionnelle des contrôleurs de la circulation aérienne du Sénégal (APCCAS) a annoncé son intention de réduire le trafic aérien dans le pays. Cette mesure, qu’ils qualifient de préventive, vise à garantir la sécurité des voyageurs en réponse à une situation jugée critique.

Dans un communiqué publié ce jeudi 2 janvier 2025, l’APCCAS a exprimé ses préoccupations concernant la vétusté des équipements techniques utilisés pour la navigation aérienne et le manque criant de personnel qualifié. Ces contrôleurs, responsables de la gestion d’un espace aérien de près de quatre millions de kilomètres carrés, dénoncent une charge de travail devenue « difficilement supportable » en raison de moyens insuffisants.

L’association souligne que les moyens techniques actuels sont dans un état de « vétusté avancée », compromettant la qualité des services de navigation aérienne. En parallèle, le déficit d’effectifs au sein du centre ATS, chargé de la surveillance aérienne, aggrave la situation.

Les contrôleurs aériens rappellent qu’ils assurent non seulement la gestion des vols civils et militaires, mais également celle de l’avion présidentiel, ce qui rend leur mission particulièrement sensible.

L’APCCAS affirme avoir alerté les autorités à plusieurs reprises depuis 2019, sans qu’aucune action concrète ne soit entreprise pour remédier aux problèmes soulevés. « Ces deux dernières années, la situation s’est encore aggravée », déplore l’association, ajoutant que leur décision de restreindre le trafic aérien est motivée par la nécessité de maintenir un niveau de sécurité acceptable.

Si les contrôleurs mettent leur menace à exécution, cela pourrait entraîner une perturbation majeure du trafic aérien, affectant à la fois les vols nationaux et internationaux. Cette situation pourrait également avoir des répercussions économiques importantes, étant donné que le transport aérien est un secteur stratégique pour le Sénégal.

L’APCCAS appelle les autorités à prendre des mesures rapides et efficaces pour moderniser les infrastructures de navigation aérienne et renforcer les effectifs. À défaut, la restriction du trafic aérien pourrait devenir inévitable, avec des conséquences imprévisibles pour les voyageurs et l’industrie aéronautique sénégalaise.

Descente de la gendarmerie dans les locaux de la 7TV : un épisode sous haute tension

Ce jeudi, les locaux de la 7TV, média dirigé par Maimouna Ndour Faye, ont été le théâtre d’une intervention de la gendarmerie, suscitant l’émoi dans le paysage médiatique sénégalais. Selon des informations recueillies, les forces de l’ordre avaient pour objectif initial de saisir du matériel appartenant à la chaîne de télévision.

Des témoins sur place ont rapporté que les gendarmes, après être arrivés en nombre, ont passé de longs moments en communication téléphonique avec une personne non identifiée. Malgré leur présence imposante, l’opération s’est soldée par un retrait sans saisie de matériel.

Une source citée par Ledakarois.sn a indiqué que des négociations seraient en cours, laissant planer un flou sur les raisons exactes de cette intervention et les enjeux sous-jacents.

La descente de la gendarmerie dans un média aussi influent que la 7TV ne manque pas de susciter des interrogations et des réactions. Certains analystes y voient une tentative d’intimidation ou une pression exercée sur la chaîne, connue pour son ton parfois critique envers les autorités. D’autres estiment qu’il pourrait s’agir d’un différend administratif ou judiciaire dont les détails restent à éclaircir.

Cet incident relance le débat sur la liberté de la presse et la protection des organes médiatiques au Sénégal. Plusieurs observateurs appellent à une clarification rapide de la situation pour dissiper les zones d’ombre. De nombreux défenseurs des droits des médias estiment qu’une telle intervention, même avortée, peut avoir un effet dissuasif sur les journalistes et leur ligne éditoriale.

Maimouna Ndour Faye, directrice de la 7TV, n’a pas encore réagi publiquement à cet événement. Toutefois, des sources proches de la chaîne indiquent que des démarches sont en cours pour comprendre les raisons de cette descente et défendre les droits de l’entreprise.

L’incident de ce jeudi intervient dans un contexte politique et social tendu, où les médias jouent un rôle crucial dans l’information et le débat public. Les prochains jours seront déterminants pour comprendre si cette descente était un simple malentendu ou le début d’un bras de fer entre le média et les autorités.

Balla Gaye 2 vs Siteu : Le combat ficelé par Al Bourakh

Le monde de la lutte sénégalaise est en ébullition ! Al Bourakh, l’un des promoteurs les plus influents de l’arène, a réussi à ficeler un combat explosif qui promet d’attirer tous les regards : Balla Gaye 2, le “Lion de Guédiawaye”, affrontera Siteu, le “Phénomène de Lansar”.

Ce choc des générations suscite déjà un immense engouement. D’un côté, Balla Gaye 2, ancien roi des arènes et figure emblématique, compte bien prouver qu’il reste l’un des plus redoutables lutteurs de sa génération. De l’autre, Siteu, connu pour son agilité et sa fougue, rêve de faire tomber l’icône et d’inscrire son nom en lettres d’or dans l’histoire de la lutte sénégalaise.

Ce combat s’annonce stratégique et spectaculaire, opposant l’expérience de Balla Gaye 2 à la vivacité et l’ambition de Siteu. Pour les amateurs de lutte, c’est bien plus qu’un simple duel : c’est une rencontre entre deux styles, deux énergies, et deux publics passionnés.

Sénégal-FMI : des négociations sous tension autour des subventions énergétiques et de la gestion budgétaire

Les discussions entre le Sénégal et le Fonds monétaire international (FMI) s’annoncent complexes, notamment sur la gestion macroéconomique et budgétaire du pays. Alors que les autorités sénégalaises maintiennent les subventions énergétiques à un niveau élevé dans la loi de finances initiale 2025, le FMI, par la voix de son représentant à Dakar, Majdi Debbich, ne cache pas ses réserves.

La reconduction d’une enveloppe de 450 milliards de FCFA pour les subventions au secteur de l’énergie en 2025, conforme au niveau de 2024, va à l’encontre des recommandations du FMI. L’institution de Bretton Woods plaide depuis plusieurs années pour une réduction progressive de ces subventions jugées « très coûteuses ». Selon Majdi Debbich, il serait plus pertinent de rediriger ces fonds vers des aides ciblées en faveur des ménages vulnérables.

Cependant, le gouvernement sénégalais, conscient des impacts sociaux et économiques d’une augmentation des prix de l’énergie, préfère maintenir ces subventions, tout en promettant des réformes dans le secteur énergétique. Parmi ces mesures figurent la promulgation d’un nouveau Code de l’électricité, la restructuration de la Senelec, et une révision de la structure des prix des produits pétroliers. Toutefois, ces annonces restent vagues quant à leurs effets concrets et aux délais de mise en œuvre.

La position des autorités sénégalaises est dictée par un impératif : éviter une hausse des coûts de l’énergie, qui pourrait exacerber les tensions sociales dans un contexte de forte attente d’une baisse du coût de la vie. Toute majoration des prix du carburant ou de l’électricité serait politiquement risquée pour le tandem au pouvoir.

Néanmoins, le maintien de ces subventions pèse lourdement sur les finances publiques, alors que le FMI a déjà suspendu son accord avec le Sénégal en raison de problèmes de gestion budgétaire révélés par un audit. Ce désaccord a entraîné le report du dernier décaissement prévu dans le cadre du programme de prêts. Selon l’agence Reuters, Dakar devra attendre au moins jusqu’en juin 2025 pour espérer une reprise des financements du FMI.

Par ailleurs, les tensions entre Dakar et le FMI sont amplifiées par la stratégie de financement du Sénégal. En juillet dernier, le gouvernement a levé un eurobond de 450 milliards de FCFA, une décision qui a suscité l’étonnement du FMI. Cette stratégie devrait se poursuivre en 2025, avec deux nouveaux eurobonds représentant 50% des besoins de financement extérieur. Cette approche, bien que nécessaire pour répondre aux besoins de liquidités, pourrait accroître la vulnérabilité de l’économie sénégalaise face à une dette croissante, un point régulièrement critiqué par le FMI.

Dans ce contexte, il est peu probable que le Sénégal et le FMI parviennent à un accord rapidement. Les divergences sur la gestion des subventions, la stratégie de la dette et les réformes structurelles dans le secteur énergétique constituent des points d’achoppement majeurs.

Barthélémy Dias persiste et signe : deux recours en vue devant la Cour suprême

Le combat judiciaire de Barthélémy Dias contre sa destitution de ses fonctions de maire de Dakar et sa radiation de l’Assemblée nationale prend une nouvelle tournure. Selon les révélations de Me Amadou Sall, avocat du désormais ancien édile de la capitale, deux recours seront introduits devant la Cour suprême. Ces démarches visent à contester, d’une part, la décision du préfet qui l’a déclaré démissionnaire de son poste de maire et, d’autre part, à annuler l’acte qui a conduit à sa radiation de la liste des députés.

Cette offensive judiciaire intervient après le rejet, par la Cour d’appel, de la requête de Barthélémy Dias contre la décision préfectorale mettant fin à son mandat municipal. Me Amadou Sall, ancien ministre de la Justice, a confié au journal Les Échos que la première requête est déjà prête et signée. Elle sera déposée à la Cour suprême le jeudi 2 janvier au plus tard. La procédure pour contester la radiation de Barthélémy Dias de l’Assemblée nationale suivra rapidement, ont assuré les avocats.

Avant cette étape, Barthélémy Dias avait tenté de saisir le Conseil constitutionnel, notamment pour contester sa radiation de l’Assemblée nationale. Cependant, les Sages s’étaient déclarés incompétents, renvoyant ainsi le dossier vers d’autres juridictions. Ce nouvel échec s’est ajouté à celui essuyé devant la Cour d’appel, qui a confirmé la validité de l’acte préfectoral mettant un terme à son mandat de maire de Dakar.

Malgré ces obstacles, Barthélémy Dias semble résolu à faire valoir ses droits. Ses avocats se montrent confiants dans la solidité des arguments juridiques qui seront présentés à la Cour suprême. « Nous irons jusqu’au bout pour défendre la légalité et rétablir notre client dans ses droits », a affirmé Me Sall, réitérant la détermination de son client face à ce qu’il qualifie de « manœuvres politiques injustes ».

Le feuilleton Barthélémy Dias continue de passionner l’opinion publique, divisée entre partisans et détracteurs de l’ancien maire de Dakar. Certains y voient une lutte acharnée contre ce qu’ils perçoivent comme un règlement de comptes politique, tandis que d’autres estiment que la loi doit s’appliquer à tous, sans distinction.

Bilan 2024 des douanes sénégalaises : des performances remarquables et des perspectives prometteuses

Le bilan de l’exercice 2024 illustre les efforts soutenus des douanes sénégalaises pour moderniser leurs opérations et renforcer leur rôle stratégique dans le développement économique national. Entre augmentation des recettes fiscales, lutte contre la fraude et la criminalité transnationale, et digitalisation accrue, l’année a marqué une étape décisive dans l’évolution de l’administration douanière.

En 2024, les liquidations douanières ont atteint 1 613 milliards de FCFA, contre 1 426,6 milliards en 2023, enregistrant une hausse de 186,4 milliards en valeur absolue, soit 13 % en valeur relative. Cette progression est le fruit de plusieurs initiatives, notamment :

• L’opérationnalisation renforcée du Bureau du Guichet Unique de Dédouanement des Véhicules (BGUDV) : Les recettes issues de ce bureau ont augmenté de 24,2 %, passant de 109,9 milliards en 2023 à 136,6 milliards en 2024.

• La digitalisation des unités douanières : L’extension de la plateforme GAINDE a permis des hausses significatives des recettes, particulièrement dans les régions. Par exemple, le Bureau des Douanes de Rosso a enregistré une progression de 33,3 %.

• L’amélioration de la gouvernance de la valeur douanière, grâce à des dispositifs comme l’Inspection à Destination (IAD), garantissant une meilleure taxation des produits sensibles à la fraude.

Les efforts des douanes dans le contrôle des opérations commerciales ont permis une augmentation spectaculaire des réalisations contentieuses. Les saisies en valeur ont bondi de 28,3 milliards en 2023 à 67,8 milliards en 2024, soit une hausse de 139,5 %.

Ces progrès sont attribués à un contrôle renforcé sur :

• Les régimes suspensifs.

• Les déclarations en douane.

• Les produits générateurs de recettes.

Lutte contre la criminalité transnationale organisée

En matière de lutte contre la criminalité transnationale organisée, les douanes ont atteint des résultats impressionnants. Les saisies ont représenté une contre-valeur de 226,4 milliards de FCFA en 2024, contre 4,4 milliards en 2023. Parmi les faits marquants :

• La saisie de 2 681 kg de cocaïne, d’une valeur estimée à 212,7 milliards de FCFA.

• La confiscation de faux billets pour une contre-valeur de 11 milliards de FCFA.

• La saisie de 20 421 kg de chanvre indien, d’une valeur de 1,3 milliard de FCFA.

Ces performances ont été rendues possibles grâce au Programme de Modernisation de l’Administration des Douanes (PROMAD), qui a permis l’acquisition d’équipements modernes (drones, scanners, véhicules tactiques) et le renforcement du réseau de renseignement douanier.

Plusieurs facteurs expliquent ces performances :

• Des capacités opérationnelles accrues, grâce à des infrastructures modernes et des équipements sophistiqués.

• Un management inclusif, valorisant les ressources humaines et favorisant l’engagement des agents.

• Une collaboration renforcée avec les forces de défense et de sécurité, les acteurs portuaires et le secteur privé.

Avec une reprise économique attendue en 2025 et le renforcement des moyens d’action douaniers, plusieurs opportunités s’ouvrent :

• Une meilleure exploitation du potentiel fiscal des importations.

• Une lutte accrue contre la fraude commerciale et la criminalité transnationale.

• Une contribution renforcée à la facilitation des échanges économiques, grâce à des réformes innovantes comme le Programme Opérateur Économique Agréé.

Les douanes sénégalaises entendent capitaliser sur leurs acquis pour continuer à jouer un rôle clé dans la mobilisation des ressources et le développement économique du pays. Leur engagement envers l’innovation et la modernisation laisse entrevoir des résultats encore plus prometteurs dans les années à venir.

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