Bassirou Diomaye Faye présidera sa première rentrée solennelle des Cours et Tribunaux

La rentrée solennelle des Cours et Tribunaux pour l’année judiciaire 2025 sera marquée par une grande première. Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, présidera cette cérémonie emblématique le mardi 16 janvier à la Cour suprême, selon l’Agence de presse sénégalaise (APS). Cet événement, réunissant magistrats, avocats, universitaires et acteurs du système judiciaire, mettra en lumière un thème de grande actualité : « Droit de grève et préservation de l’ordre public ».

Le choix du thème reflète les défis croissants auxquels le Sénégal est confronté en matière d’équilibre entre l’exercice des libertés fondamentales et la nécessité de maintenir la paix sociale. La question du droit de grève, inscrit dans la Constitution, s’est posée avec acuité ces dernières années, notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation et des transports. Parallèlement, la préservation de l’ordre public demeure une priorité pour éviter des troubles pouvant paralyser le pays.

Cette rentrée des Cours et Tribunaux sera ainsi l’occasion d’explorer les mécanismes juridiques et institutionnels permettant d’harmoniser ces deux impératifs, dans un contexte où les revendications sociales et les tensions sociopolitiques sont de plus en plus récurrentes.

En sa qualité de garant des institutions, le président Bassirou Diomaye Faye prononcera un discours attendu, dans lequel il devrait évoquer sa vision pour le système judiciaire sénégalais. Depuis son accession au pouvoir, il a mis l’accent sur la modernisation de la justice et le renforcement de son indépendance. Cette rentrée solennelle sera une plateforme idéale pour réaffirmer son engagement en faveur d’une justice équitable et accessible à tous.

La rentrée des Cours et Tribunaux est une tradition qui permet de dresser un bilan de l’année écoulée tout en annonçant les priorités pour l’année à venir. Elle est également l’occasion pour les acteurs du secteur judiciaire de débattre des grandes questions de droit, en présence d’experts et de personnalités publiques.

Tirailleurs sénégalais : une polémique autour de leurs sacrifices et héritages

Une vive polémique secoue l’opinion publique depuis les récents propos tenus par Cheikh Oumar Diagne, ministre chargé de l’Administration et de l’Équipement à la présidence. Ce dernier a qualifié les tirailleurs sénégalais de “traîtres” en affirmant qu’ils “se sont battus contre leurs frères”. Ces déclarations, perçues comme un affront à la mémoire des soldats africains enrôlés par la France dans ses guerres coloniales, ont suscité une indignation générale.

Les descendants des tirailleurs sénégalais n’ont pas tardé à réagir. Ils ont dénoncé des propos jugés insultants envers la mémoire de leurs aïeux, dont les sacrifices ont marqué l’histoire. Les petits-fils des tirailleurs ont annoncé leur intention de porter plainte contre le ministre pour “propos diffamatoires”. À travers cette démarche, ils souhaitent défendre l’honneur de ces soldats qui, selon eux, ont été des victimes des systèmes coloniaux plutôt que des complices.

Face à la controverse, Cheikh Oumar Diagne n’a pas fait marche arrière. Dans une déclaration, il a réitéré ses propos, reprochant aux tirailleurs sénégalais d’avoir accepté d’être instrumentalisés pour réprimer les populations opprimées dans des zones comme l’Algérie durant la guerre d’indépendance. “Il est important de reconnaître que ces hommes ont aussi servi un système colonial qui opprimait leurs propres frères africains”, a-t-il insisté.

Le journaliste et directeur général de la RTS, Pape Alé Niang, a exprimé une position opposée à celle du ministre. Sur le réseau social X (anciennement Twitter), il a partagé le livre d’Anthony Guyon intitulé “Les tirailleurs sénégalais : de l’indigène au soldat, de 1857 à nos jours”. En légende, il a écrit un message simple mais lourd de sens : “RESPECT ! Un point c’est tout !”. Cette réaction exprime clairement son désaccord avec les propos du ministre et rend hommage à ces hommes souvent contraints de combattre dans des contextes qu’ils ne maîtrisaient pas.

La polémique autour des tirailleurs sénégalais met en lumière des tensions entre deux lectures historiques : celle qui considère ces soldats comme des héros ayant payé le prix fort dans des guerres qui ne les concernaient pas directement, et celle qui pointe leur rôle dans la répression des luttes d’émancipation sur le continent africain.

Pour de nombreux historiens, il est essentiel de replacer ces hommes dans leur contexte : recrutés de force ou attirés par des promesses de meilleures conditions de vie, les tirailleurs étaient souvent des victimes d’un système colonial oppressif. À ce titre, certains estiment que les critiques à leur encontre devraient s’adresser davantage aux responsables de ce système qu’aux soldats eux-mêmes.

Les déclarations de Cheikh Oumar Diagne et les réactions qui ont suivi montrent que le sujet des tirailleurs sénégalais reste sensible au Sénégal et en Afrique. Cette controverse rappelle l’importance de traiter avec précaution les mémoires collectives et de reconnaître la complexité des trajectoires historiques.

Guinguinéo : Les acteurs de la CSU dénoncent les manquements dans la Couverture Sanitaire Universelle

Depuis l’arrivée du régime du tandem “Diomaye-Sonko” à la tête du pays, la dénomination de l’Agence Nationale de la Couverture Maladie Universelle (CMU) a été changée en Agence Sénégalaise de la Couverture Sanitaire Universelle (Sen-CSU), par le décret n° 2024-832 du 27 mars 2024. Ce décret fixe également les règles d’organisation et de fonctionnement de cette nouvelle entité. Cependant, depuis sa mise en place, des critiques sur sa gestion émergent, notamment dans le département de Guinguinéo, région de Kaolack.

“De la couverture maladie universelle à la couverture sanitaire universelle, le brouillard n’a fait que trop durer. Sur les bases de la CMU devait renaître la CSU, avec des attentes accrues pour les populations des secteurs informel et rural”, a expliqué Mamadou Ba, vice-président du conseil d’administration de la mutuelle de santé départementale de Guinguinéo, lors d’une conférence de presse.

Mamadou Ba a rappelé que la CMU, en ce qui concerne l’assurance maladie, était bien soutenue par les mutuelles de santé communautaires réparties sur tout le territoire national. Toutefois, malgré les performances enregistrées entre 2018 et 2022, notamment en termes de subventions promises par l’État (qui s’élèvent à 24 milliards de francs CFA), de nombreux défis persistent.

En 2013, l’État avait entrepris une réforme portant sur la départementalisation de l’assurance maladie, mais aucune mesure d’accompagnement n’avait été mise en place pour soutenir les mutuelles de santé. “Aujourd’hui, plusieurs interrogations subsistent : quel sera le nouveau format des cotisations pour les bénéficiaires ? La subvention va-t-elle cesser ? Quelle sera la place des mutuelles de santé dans le nouveau dispositif de la CSU ?” s’est interrogé Mamadou Ba.

De plus, les subventions attendues pour l’année 2023 tardent encore à être versées, ce qui impacte considérablement le fonctionnement des mutuelles de santé. Dans le département de Guinguinéo, bien que les populations et les collectivités locales aient largement adopté et soutenu le programme, certaines prestations commencent à être suspendues en raison du manque de ressources.

Malgré ces défis, les prestataires de soins, notamment les postes de santé, centres de santé et pharmacies, continuent de collaborer étroitement avec les mutuelles. Cependant, Mamadou Ba exprime son inquiétude : “Nous, mutualistes de santé communautaires, sommes déboussolés. L’État, à travers la délégation de gestion, entend prendre directement en charge une partie importante de nos bénéficiaires, notamment ceux des bourses familiales et des cartes d’égalité des chances.”

En outre, Mamadou Ba déplore le manque de dialogue entre les acteurs impliqués dans la mise en œuvre de la CSU, une situation qui freine l’amélioration de ce programme crucial pour les populations vulnérables.

Les acteurs des mutuelles de santé appellent les nouvelles autorités à faire preuve de diligence et à clarifier les modalités de gestion de la CSU. “Nous espérons que la subvention de 2023 sera versée rapidement et que des mesures concrètes seront prises pour garantir la pérennité de ce programme de protection sociale essentiel”, conclut Mamadou Ba.

Ainsi, alors que la transition de la CMU vers la CSU était censée renforcer le système de couverture sociale, elle semble pour l’instant engendrer davantage de questionnements et d’incertitudes parmi les bénéficiaires et les acteurs locaux.

Polémique à Mbacke : un groupe WhatsApp appelle à la violence contre les Baye Fall suite à une rumeur, Waly Seck reporte son concert

Un climat de tension s’est installé à Touba et ses environs après la diffusion d’une rumeur sur une prétendue interdiction imposée aux habitants de la cité religieuse de se rendre au concert du chanteur Waly Seck. Ce spectacle, initialement prévu le 25 décembre à Mbacké, a finalement été reporté face à la controverse.

Un groupe WhatsApp dénommé « And Khékh Baye Fall yi », comptant plus de 300 membres, a vu le jour dans ce contexte. Les participants, principalement des jeunes de Touba, appelaient à une mobilisation contre les Baye Fall, accusés à tort d’être à l’origine de cette interdiction. Dans des messages vocaux ayant fuité, certains membres allaient jusqu’à suggérer des actions violentes, notamment l’utilisation de cocktails Molotov, pour attaquer les Baye Fall chargés de veiller au respect des interdictions dans la ville.

Cependant, les Baye Fall ont démenti toute implication dans cette rumeur. Selon un responsable des opérations interrogé , aucune mesure n’a été prise pour interdire aux habitants de Touba d’assister au concert à Mbacké. « Cette rumeur n’émane pas de nous. Nous veillons simplement au respect des interdictions au sein de Touba, notamment les activités folkloriques ou les rassemblements qui pourraient troubler la sacralité de la cité », a précisé cette source. Il a rappelé que les efforts des Baye Fall s’inscrivent dans le respect des volontés de Serigne Mountakha Bachir Mbacké, Khalife général des Mourides.

La polémique a pris une telle ampleur que Waly Seck a choisi de reporter son spectacle à une date ultérieure, dans le souci d’apaiser les tensions et de préserver la sérénité de la région. Ce report est également perçu comme un geste de respect envers les valeurs religieuses et les sensibilités locales.

Enseignement supérieur : Dénonciation de la procédure budgétaire à l’Université Sine Saloum El Hadji Ibrahima Niass (USSEIN) pour le budget 2025

Depuis quelque temps, l’Université Sine Saloum El Hadji Ibrahima Niass (USSEIN) multiplie les alertes pour attirer l’attention des nouvelles autorités sur les difficultés qu’elle traverse. Cependant, ces appels semblent rester lettre morte. En effet, sur un budget de 2,5 milliards de francs CFA, l’USSEIN n’a obtenu qu’une rallonge budgétaire de 130 millions en fin d’année 2024, un montant jugé largement insuffisant.

Selon le communiqué publié par la coordination du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES) de l’USSEIN :

« Depuis son démarrage en 2019, l’USSEIN fait face à un déficit budgétaire chronique, ce qui est regrettable pour une université à vocation professionnalisante et agricole, ayant pour mission de relever le défi de l’autosuffisance alimentaire. L’année budgétaire 2024 a été particulièrement critique : le budget alloué n’a même pas permis de couvrir les dépenses prioritaires incompressibles. L’administration a été contrainte de budgétiser les salaires sur une durée de neuf mois, réduisant drastiquement le montant consacré à la pédagogie. »

En fin d’année 2024, une rallonge de 200 millions de francs CFA a été attribuée à l’USSEIN, mais cette somme a été amputée de 70 millions par la suite, aggravant davantage la situation. Ce manque de moyens a eu pour conséquence le report du recrutement de 12 enseignants-chercheurs initialement prévu pour le second semestre de 2024. Leur intégration ne sera finalement effective qu’en janvier 2025.

Pour l’année 2025, les autorités étatiques, notamment le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) et le Ministère des Finances, ont décidé de maintenir le maigre budget de 2,5 milliards, complété par les 130 millions de rallonge obtenus en fin d’année 2024.

La coordination SAES-USSEIN critique fortement les pratiques de l’administration rectorale, qu’elle accuse de « contourner les instances universitaires ». D’après le syndicat, « l’administration a proposé un budget pour validation au Conseil d’Administration (CA) de façon unilatérale, sans consultation préalable des instances pédagogiques et sans prévoir de financements pour les quatre UFR (Unités de Formation et de Recherche). »

« Ce budget insignifiant de 2,5 milliards, consolidé par une rallonge dérisoire, est insuffisant pour couvrir les salaires sur douze mois ou financer correctement les charges pédagogiques et autres dépenses incompressibles. Ces pratiques ne respectent pas l’autonomie des instances universitaires et négligent la pédagogie, qui est pourtant la raison d’être d’une université. »

La coordination du SAES-USSEIN appelle les représentants du syndicat à dénoncer cette situation lors du Conseil d’Administration prévu le 30 décembre 2024. Elle invite également les membres du CA à refuser de voter un budget qui :

• Ne tient pas compte des besoins pédagogiques ;

• Ne garantit pas le paiement des salaires sur une année entière.

Pour les enseignants de l’USSEIN, ces difficultés financières récurrentes risquent de compromettre la mission fondamentale de l’université, qui est de former des cadres capables de répondre aux défis du développement agricole et de l’autosuffisance alimentaire au Sénégal. Ils demandent une correction immédiate de ces pratiques, tout en réaffirmant leur engagement pour la défense de l’autonomie universitaire et des droits pédagogiques.

Finale de la 1ère édition du concours Gov’Athon : le Premier ministre distingue son ministre le plus performant

Lors de la finale de la 1ère édition du concours Gov’Athon 2024, organisée ce lundi, le Premier ministre Ousmane Sonko a exprimé publiquement ses félicitations à l’égard de M. Olivier Boucal, ministre de la Fonction publique et de la Réforme du service public. Dans une déclaration marquée par une rare emphase, le chef du gouvernement n’a pas tari d’éloges sur l’initiative portée par ce dernier.

« Je ne terminerai pas sans féliciter M. le ministre de la Fonction publique et de la Réforme du service public. Sans vouloir froisser mes autres ministres, je crois que, depuis huit mois que nous sommes arrivés aux affaires, je viens de vivre la meilleure initiative gouvernementale », a affirmé le Premier ministre.

M. Sonko a également souligné le caractère prometteur de cette action, insistant sur son potentiel immense pour le développement du pays et son rôle en tant que source d’espoir pour un avenir meilleur.

Grâce à cette initiative, M. Olivier Boucal semble avoir gagné la confiance et le respect de l’exécutif. Cette reconnaissance publique, rare de la part du Premier ministre, fera certainement des heureux au ministère de la Fonction publique et renforcera son image au sein de l’administration.

Barthélémy Dias radié du Parlement : le Conseil constitutionnel se déclare incompétent

Barthélémy Dias, maire de Dakar et figure de proue de l’opposition sénégalaise, a officiellement perdu son siège à l’Assemblée nationale, une décision confirmée le 6 décembre 2024 par le président de l’institution, El Hadj Malick Ndiaye. Cette radiation découle d’une condamnation judiciaire définitive liée à une affaire remontant aux tensions électorales de 2011. Alors qu’il contestait cette révocation devant le Conseil constitutionnel, ce dernier s’est récemment déclaré incompétent pour traiter le recours déposé par l’élu, laissant peu de perspectives juridiques pour un réexamen de sa situation.

La radiation de Barthélémy Dias a été décidée lors d’une réunion du bureau de l’Assemblée nationale tenue le 5 décembre 2024. Selon le président de l’Assemblée, cette décision s’appuie sur l’article 61 de la Constitution sénégalaise ainsi que sur l’article 51 du règlement intérieur du Parlement. Ces dispositions stipulent qu’un député condamné par une décision judiciaire définitive peut être révoqué. Le ministère de la Justice a donc formellement saisi l’Assemblée pour appliquer cette disposition, ce qui a conduit à la perte du mandat parlementaire de Dias.

La radiation de Barthélémy Dias suscite une vive polémique dans les milieux politiques sénégalais. Pour ses partisans, cette révocation est une manœuvre politique destinée à affaiblir l’un des leaders les plus influents de l’opposition. Selon eux, elle s’inscrit dans une stratégie plus large de marginalisation des figures critiques au sein des institutions.

Pour ses détracteurs, la décision est simplement l’application des textes légaux et ne saurait être interprétée comme une injustice ou une persécution politique. « Nul n’est au-dessus des lois, quelles que soient ses fonctions ou son influence », a déclaré un député de la majorité.

Dans l’espoir de contester cette décision, Barthélémy Dias avait saisi le Conseil constitutionnel pour examiner la légalité de sa radiation. Mais ce dernier a récemment déclaré qu’il n’était pas compétent pour traiter le dossier. Cette position, bien que conforme aux prérogatives de l’institution, limite considérablement les recours possibles pour le maire de Dakar.

Barthélémy Dias, connu pour son franc-parler et son engagement dans la lutte pour une gouvernance plus transparente, n’a pas tardé à réagir. Dans une déclaration publique, il a dénoncé ce qu’il qualifie de « mascarade judiciaire » et a appelé ses partisans à rester mobilisés face à ce qu’il perçoit comme une dérive autoritaire.

La radiation de Barthélémy Dias du Parlement représente un coup dur pour son parcours politique, mais elle ne met pas nécessairement fin à sa carrière. Toujours en poste comme maire de Dakar, Dias pourrait capitaliser sur son rôle au niveau local pour maintenir son influence et mobiliser ses partisans.

Affaire AAE POWER : L’État porte plainte et ordonne un audit

L’affaire AAE POWER, qui suscite de vives préoccupations, est désormais sous le radar de l’État sénégalais. Cheikh Diba, ministre des Finances et du Budget, a confirmé que le gouvernement suit activement ce dossier. Cette déclaration a été faite devant les députés en commission et en plénière lors de l’examen de la Loi de Finances Rectificative (LFR) 2024.

Le rapport accompagnant la LFR 2024 précise que le ministère des Finances et du Budget a pris des mesures concrètes. Le dossier a été transmis à l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARCOP) pour examen approfondi. En parallèle, une plainte a été déposée par l’intermédiaire de l’Agent Judiciaire de l’État (AJE).

De son côté, la Direction Générale des Impôts et des Domaines (DGID) s’est saisie de l’affaire et a commandité un audit pour faire la lumière sur les éventuelles irrégularités.

L’implication de plusieurs organes de l’État témoigne de la gravité de l’affaire AAE POWER, bien que les détails précis sur les irrégularités reprochées à cette entreprise n’aient pas encore été rendus publics. Les parlementaires, soucieux de la transparence, ont interpellé le ministre pour obtenir des clarifications, mais celui-ci s’est contenté d’affirmer que des investigations sont en cours.

Cet audit, commandité par la DGID, et les investigations menées par l’ARCOP pourraient révéler des informations cruciales sur l’affaire. En attendant les conclusions, le gouvernement semble déterminé à maintenir la rigueur et à assurer la transparence dans la gestion des fonds publics.

Radiation de Barthélémy Dias : Le Conseil constitutionnel se déclare « incompétent »

Le Conseil constitutionnel a annoncé son incapacité à traiter le recours déposé par Barthélémy Dias, maire de Dakar et figure majeure de l’opposition sénégalaise, suite à sa radiation de l’Assemblée nationale. Cette décision, émanant du bureau de l’Assemblée le 6 décembre dernier, a été officialisée par le président de l’institution, El Hadj Malick Ndiaye.

La radiation de Barthélémy Dias intervient à la suite d’une condamnation judiciaire définitive datant de 2023, liée à une affaire remontant aux troubles électoraux de 2011. Selon les autorités parlementaires, cette décision est conforme à l’article 61 de la Constitution et à l’article 51 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale.

« Le bureau de l’Assemblée nationale, réuni le jeudi 5 décembre 2024, a procédé à la radiation de Barthélémy Toye Dias », a déclaré Malick Ndiaye. La démarche s’appuie sur une demande formulée par le ministère de la Justice, visant à mettre en œuvre les dispositions constitutionnelles et réglementaires applicables aux parlementaires condamnés définitivement.

Malgré le recours introduit par Barthélémy Dias pour contester cette radiation, le Conseil constitutionnel s’est déclaré incompétent pour examiner le dossier. Cette position soulève des interrogations sur les possibilités de recours disponibles pour un député révoqué dans de telles circonstances.

La décision de radiation a provoqué de vives réactions au sein de l’opposition et des partisans de Barthélémy Dias, qui dénoncent une instrumentalisation de la justice pour des fins politiques. Plusieurs voix appellent à un débat national sur l’indépendance des institutions et la nécessité de garantir une justice équitable pour tous les acteurs politiques.

Assemblée nationale : Adoption de la Loi de Finances Rectificative 2024

Le mardi 24 décembre 2024, l’Assemblée nationale du Sénégal a adopté en séance plénière le Projet de loi n°15/2024 portant Loi de Finances Rectificative (LFR) pour l’année 2024. Sur un total de 151 députés présents, 137 ont voté en faveur du texte, tandis que 14 se sont abstenus. Aucune voix contre n’a été enregistrée.

Le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a défendu le projet devant les parlementaires. En réponse aux interrogations, il a affirmé que la procédure suivie respecte pleinement les dispositions légales en vigueur. Il a précisé que le gouvernement est resté dans les délais impartis et que l’absence d’une Assemblée nationale, en raison des récentes élections législatives anticipées, avait retardé le processus d’adoption.

La Loi de Finances Rectificative vise à ajuster les prévisions budgétaires initiales en fonction de l’évolution de la conjoncture économique et des besoins nationaux. Elle permet de réévaluer les recettes et les dépenses de l’État pour l’année en cours, afin de mieux répondre aux priorités du moment.

L’adoption de cette loi intervient dans un contexte marqué par des défis économiques et sociaux, nécessitant une réactivité accrue des autorités pour assurer la stabilité financière et le développement du pays. Les ajustements budgétaires prévus devraient permettre de mieux répondre aux attentes des citoyens et de soutenir les secteurs clés de l’économie nationale.

Il est à noter que l’adoption de la Loi de Finances Rectificative est une étape cruciale pour la gestion des finances publiques, permettant d’ajuster les allocations budgétaires en fonction des réalités économiques et des priorités gouvernementales. La collaboration entre le gouvernement et l’Assemblée nationale est essentielle pour assurer une gestion efficace et transparente des ressources de l’État.

Le président Bassirou Diomaye Faye honore Reug Reug et Mouhamed Tafsir Ba pour leurs exploits internationaux

Le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, a accordé une audience spéciale, ce mardi 24 décembre, aux champions Omar Kane, plus connu sous le nom de Reug Reug, et Mouhamed Tafsir Ba. Ces deux icônes sénégalaises des sports de combat ont été décorées du titre de Chevalier de l’Ordre du Mérite pour leurs parcours exceptionnels et leurs récentes victoires internationales.

Reug Reug, champion du monde des poids lourds en MMA, et Mouhamed Tafsir Ba, sacré champion du monde en kickboxing, ont été reçus au Palais de la République. “J’ai eu le plaisir de recevoir en audience nos compatriotes Omar Kane alias Reug Reug et Mouhamed Tafsir Ba, respectivement champion du monde de MMA et de Kickboxing, que j’ai élevés au rang de Chevalier de l’Ordre du Mérite”, a annoncé le président sur son compte X (anciennement Twitter).

Cette reconnaissance, selon le chef de l’État, est un hommage non seulement aux prouesses individuelles de ces deux athlètes, mais également à l’ensemble des disciplines de combat. “Leur parcours exemplaire mérite cette distinction. À travers eux, c’est l’ensemble des sports de combat que j’ai voulu honorer, en leur réitérant le soutien de l’État”, a-t-il ajouté.

Ce geste témoigne de la volonté du gouvernement de promouvoir et de valoriser les talents sportifs nationaux, tout en encourageant les générations futures à embrasser les valeurs de travail, de discipline et de dépassement de soi.

Les deux champions, émus par cette distinction, ont exprimé leur gratitude envers le président et le peuple sénégalais. “C’est un honneur pour nous de représenter notre pays à l’international et de recevoir cette reconnaissance au plus haut niveau”, a déclaré Reug Reug.

Aïssata Tall Sall critique la Loi de Finances Rectificative : « Une LFR illégale et incohérente »

Lors de l’examen de la Loi de Finances Rectificative (LFR) par l’Assemblée nationale, la présidente du groupe parlementaire Takku Takku Wallu, Me Aïssata Tall Sall, n’a pas mâché ses mots pour exprimer son désaccord. Elle a dénoncé une loi qu’elle juge « illégale » et en décalage avec les réalités économiques et les attentes du peuple sénégalais.

Dans une déclaration marquée par son ton incisif, Me Tall Sall a mis en lumière ce qu’elle considère comme une mauvaise gestion des priorités dans la répartition budgétaire. « Pourquoi, quand vous me demandez de serrer la ceinture, vous demandez des dépenses qui sont des dépenses de fonctionnement ? » s’est-elle insurgée. Selon elle, ces dépenses, qualifiées de « dépenses de prestige », n’apportent rien de concret pour améliorer le quotidien des Sénégalais.

Elle précise que ces dépenses concernent principalement le confort des institutions et des responsables : « C’est le bureau, c’est le matériel, c’est tout ce qui vous rend heureux », a-t-elle déclaré, visiblement exaspérée.

La députée a également critiqué le timing de la présentation de cette LFR. En place depuis neuf mois, elle s’interroge sur les raisons pour lesquelles ce projet n’a été soumis que maintenant, en plein exercice budgétaire. « Une loi de finances n’est pas avant l’exercice, elle n’est pas à la fin de l’exercice, elle est pendant l’exercice. Pourquoi attendre si longtemps ? », a-t-elle demandé au ministre des Finances.

Aïssata Tall Sall a par ailleurs pointé du doigt des contradictions dans les prévisions budgétaires du gouvernement. « Vous nous dites que le déficit sera à 3% d’ici 2027, mais dans le projet Sénégal 2050, il est indiqué que ce même déficit sera réduit à 3% dès l’année prochaine. Qui devons-nous croire ? », a-t-elle lancé, soulevant des doutes sur la crédibilité des chiffres avancés par le ministère des Finances.

Ces critiques s’inscrivent dans un contexte où la LFR est perçue comme un outil pour ajuster les finances publiques face aux nouvelles contraintes économiques. Cependant, pour Me Tall Sall, ce projet semble davantage orienté vers le confort des décideurs que vers une véritable relance économique. Elle appelle ainsi à plus de transparence et à une meilleure prise en compte des besoins réels des citoyens.

Démission de Mbaye Dione : Une décision actée par l’Assemblée nationale

Le député Mbaye Dione a officiellement démissionné de son poste de directeur général de la Banque des institutions mutualistes d’Afrique de l’Ouest (Bimao). Cette décision a été constatée et annoncée par le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, lors de la séance plénière de ce mardi 24 décembre 2024, consacrée à l’examen du projet de loi 15/2024 portant loi de finances rectificative (LFR).

La démission de Mbaye Dione fait suite à l’interpellation du député Guy Marius Sagna, qui, le 14 décembre dernier, avait attiré l’attention sur une incompatibilité potentielle entre les fonctions exercées par Mbaye Dione et son mandat de député. En s’appuyant sur l’article 113 du règlement de l’Assemblée nationale, Guy Marius Sagna avait rappelé que les fonctions de direction exercées dans des entreprises ou institutions bénéficiant d’avantages assurés par l’État ou une collectivité publique sont incompatibles avec le mandat parlementaire.

Cet article précise notamment que des fonctions telles que celles de directeur général, administrateur délégué ou chef d’entreprise ne peuvent être cumulées avec un mandat de député lorsque l’entité concernée bénéficie directement ou indirectement de subventions ou garanties publiques, sauf si ces avantages découlent d’une législation ou réglementation générale. La Bimao, en tant qu’institution financière régionale, entre dans ce cadre d’incompatibilité.

Le bureau de l’Assemblée nationale, réuni le 19 décembre, a pris acte de la démission de Mbaye Dione, qui a ainsi choisi de se conformer à la réglementation en vigueur. Cette décision met fin à la polémique et témoigne de l’application stricte des règles encadrant les fonctions des parlementaires sénégalais.

Ngor-Almadies : Un gérant d’appartements meublés arrêté pour espionnage de clients

Un scandale d’espionnage secoue le quartier résidentiel de Ngor-Almadies à Dakar. S. Diallo, gérant de cinq appartements meublés dans cette zone huppée, a été arrêté par la Division spéciale de la cybersécurité (DSC) pour atteinte grave à la vie privée de ses clients. Une enquête approfondie a révélé un système élaboré de surveillance clandestine mis en place par le suspect, qui aurait secrètement filmé des couples dans leur intimité.

Selon le journal L’Observateur, l’exploitation du téléphone portable de l’accusé a permis de découvrir plus d’une centaine de vidéos compromettantes montrant des scènes intimes impliquant divers couples. Diallo avait dissimulé des caméras dans chaque pièce de ses appartements, soigneusement positionnées pour capturer des vues dégagées des lits. Ces dispositifs de surveillance étaient connectés à son téléphone, lui permettant de visionner à distance les ébats de ses clients en temps réel.

Les autorités ont identifié plus de cinquante couples filmés à leur insu, dont une dizaine de clients réguliers apparaissant à plusieurs reprises avec différentes partenaires. Ce système de voyeurisme, installé à l’insu des occupants, constitue une violation flagrante de leur vie privée et soulève des inquiétudes sur les mesures de sécurité dans les établissements d’hébergement temporaire à Dakar.

Malgré ses dénégations, S. Diallo a été déféré vendredi dernier devant le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Dakar. Il devra répondre des accusations portées contre lui, notamment l’installation de dispositifs de surveillance sans consentement et l’atteinte à la vie privée.

Ce scandale a suscité une vive indignation dans l’opinion publique et relance le débat sur la protection des droits des locataires, en particulier dans des quartiers prisés comme Ngor-Almadies. Les autorités judiciaires devraient, dans les jours à venir, décider de la suite à donner à cette affaire qui met en lumière les dérives possibles dans le secteur de la location d’appartements meublés.

Indemnisation des victimes des manifestations : l’État du Sénégal alloue 5 milliards de FCFA dans le projet de loi rectificative 2024

L’État du Sénégal a décidé d’accorder un soutien financier aux victimes des récentes manifestations politiques préélectorales. Cette mesure s’inscrit dans le cadre du projet de loi 15/2024 portant loi de finances rectificative de l’année 2024, actuellement en discussion à l’Assemblée nationale.

Lors de la séance de défense du projet de loi, tenue ce mardi, le ministre des Finances et du Budget a détaillé les dispositions budgétaires prévues à cet effet. Initialement fixé à 8 milliards de FCFA, le montant destiné à l’indemnisation des victimes a été ramené à 5 milliards de FCFA. Cette réduction a été rendue possible grâce aux efforts de rationalisation engagés par le ministère de l’Intérieur, a expliqué le ministre.

Ce fonds d’indemnisation est destiné à apporter un soutien aux familles des personnes ayant perdu la vie ou subi des dommages matériels et corporels lors des manifestations qui ont marqué le climat politique de ces derniers mois. Les manifestations, souvent émaillées de violences, avaient éclaté dans plusieurs régions du pays dans le contexte tendu des préparatifs pour l’élection présidentielle de 2024.

Selon le ministre, cette décision traduit la volonté de l’État de montrer sa solidarité envers les citoyens touchés par ces événements, tout en veillant à une gestion optimale des ressources publiques. Les débats autour du projet de loi rectificative se poursuivent, les députés étant appelés à voter sur l’ensemble des mesures budgétaires qu’il contient.

En dehors de l’indemnisation des victimes, le projet de loi rectificative intègre d’autres ajustements budgétaires en lien avec les priorités de l’année, notamment dans les secteurs de la sécurité, de l’éducation et de l’infrastructure.

Sénégal : le ministre de la Justice invite à une rationalisation des mandats de dépôt pour lutter contre la surpopulation carcérale

Dans une circulaire confidentielle datée du 8 novembre, le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, a demandé aux procureurs et magistrats du Sénégal de limiter l’usage des mandats de dépôt, en réponse à la crise aiguë de surpopulation carcérale qui frappe les établissements pénitentiaires du pays. Cette instruction vise à rééquilibrer les pratiques judiciaires pour respecter les normes légales et internationales en matière de détention.

Dans son courrier, le Garde des Sceaux a souligné l’urgence de la situation, illustrant son propos par des données préoccupantes. À la prison centrale de Rebeuss, à Dakar, on comptait 3 257 détenus au 10 septembre 2024 pour une capacité de 1 800 places, soit un taux d’occupation de plus de 180 %. La Maison d’arrêt et de correction de Thiès, quant à elle, hébergeait 1 223 prisonniers au 16 octobre, alors qu’elle n’est conçue que pour 632 personnes.

Le ministre a averti que cette surpopulation généralisée rend quasiment impossible le respect des standards internationaux sur les conditions de détention. « Les établissements pénitentiaires ont depuis longtemps atteint leur capacité », écrit-il, évoquant des difficultés majeures pour héberger dignement les détenus.

Pour répondre à cette crise, Ousmane Diagne appelle à une application stricte et rationnelle des mandats de dépôt, qui ne devraient être prononcés qu’en dernier recours, lorsqu’ils sont « strictement indispensables ». Il exhorte les procureurs généraux, les procureurs de la République et les délégués du procureur à en faire un usage exceptionnel, en particulier pour des infractions mineures.

Dans sa circulaire, le ministre a dressé une liste des infractions pour lesquelles le mandat de dépôt ne doit pas être privilégié, sauf en cas de gravité avérée ou d’absence de garanties de représentation en justice. Ces infractions incluent :

• La détention et l’usage de chanvre indien ;

• Les violences et voies de fait ;

• Le vol simple ;

• L’escroquerie, l’abus de confiance et d’autres infractions financières mineures.

Il encourage également le recours à la médiation pénale pour les infractions financières graves, lorsque le préjudice est significatif mais que les conditions de règlement à l’amiable sont réunies.

Entre le 20 et le 30 septembre dernier, 461 mandats de dépôt ont été prononcés, selon les chiffres cités par le ministre. La plupart de ces prévenus ont été orientés vers Rebeuss, aggravant une situation déjà critique. Ousmane Diagne a pointé du doigt les juges d’instruction comme principaux responsables de ces décisions.

Cette initiative s’inscrit dans une volonté plus large de réforme du système judiciaire et carcéral sénégalais. Face à la crise, le ministre de la Justice tente de conjuguer respect des droits humains et efficacité judiciaire. La rationalisation des mandats de dépôt pourrait, à court terme, soulager les prisons sénégalaises, mais elle met également en lumière l’urgence d’une réforme structurelle pour améliorer les conditions de détention et le fonctionnement de la justice.

Cheikh Oumar Diagne et la polémique sur les tirailleurs sénégalais : un appel à une relecture critique de l’histoire

Dans une récente déclaration qui a suscité un large débat public, Cheikh Oumar Diagne a choisi de revenir sur ses propos concernant les tirailleurs sénégalais. L’intellectuel sénégalais, accusé de dénigrer la mémoire de ces soldats africains ayant servi la France durant la période coloniale, a tenu à clarifier ses intentions et à inviter à une relecture critique de l’histoire, dénuée d’émotions et de polémiques stériles.

Cheikh Oumar Diagne rappelle que le corps des tirailleurs sénégalais, créé en 1857 par décret de Napoléon III à la demande de Louis Faidherbe, servait initialement à consolider les ambitions coloniales françaises en Afrique. Ces soldats, souvent recrutés de manière forcée ou sous des promesses de rémunération et de reconnaissance, ont été impliqués dans des expéditions militaires visant à maintenir l’ordre colonial et à réprimer les résistances locales. Diagne met en avant ce rôle ambigu, soulignant que les tirailleurs étaient le « bras armé » de l’administration coloniale française.

« Comment peut-on détester Louis Faidherbe pour ce qu’il a fait, mais aimer ceux qui exécutaient ses ordres ? » interroge-t-il. Il pousse ainsi à une réflexion plus nuancée sur le rôle historique de ces soldats, entre héroïsme militaire et collaboration involontaire avec une puissance oppressive.

Dans sa déclaration, Cheikh Oumar Diagne précise qu’il n’a jamais remis en question la dignité des tirailleurs ni nié leurs sacrifices. Toutefois, il distingue entre la commémoration des tirailleurs eux-mêmes et celle des massacres coloniaux qu’ils ont parfois subis. Le 1er décembre, jour de commémoration du massacre de Thiaroye (1944), il affirme avoir voulu souligner l’acte « lâche et ingrat » de la France envers ces soldats africains. Pour lui, cette commémoration devrait être une victoire contre le déni occidental et non une simple glorification des tirailleurs sans critique de leur rôle historique.

Diagne appelle à une relecture « décomplexée » de l’histoire coloniale sénégalaise. Selon lui, il faut classer les différents acteurs de la colonisation : les résistants, qu’il qualifie de « héros », les collaborateurs qu’il considère comme des « traîtres », et les neutres. « Où placer les tirailleurs dans cette typologie ? » demande-t-il à ses interlocuteurs, les invitant à dépasser les émotions pour engager un débat basé sur des faits historiques.

Il rappelle également que les premiers soldats africains au service de la France étaient souvent des anciens esclaves reconvertis, utilisés pour sécuriser les intérêts commerciaux français. Pour lui, l’histoire des tirailleurs ne peut être dissociée du contexte de domination coloniale, et toute tentative d’idéalisation risque d’occulter des vérités fondamentales.

Cheikh Oumar Diagne dénonce par ailleurs ce qu’il appelle la « fabrique de la polémique » dans le débat public sénégalais. Selon lui, ses propos ont été sortis de leur contexte pour alimenter des controverses inutiles, empêchant ainsi un véritable échange d’idées. Il invite ses détracteurs à visionner l’intégralité de son interview diffusée sur Fafa TV avant de formuler des jugements hâtifs.

La question des tirailleurs sénégalais reste un sujet sensible au Sénégal et dans les anciens territoires colonisés. Pour Cheikh Oumar Diagne, la mémoire collective ne peut se construire que sur une base historique solide et sans tabous. Tout en rendant hommage aux sacrifices des tirailleurs, il appelle à reconnaître les ambiguïtés de leur rôle dans l’histoire coloniale afin de mieux comprendre le passé et de tirer les leçons nécessaires pour l’avenir.

Sénégal : Plainte déposée contre un sit-in féministe prévu le 31 décembre 2024

Un collectif composé d’organisations sénégalaises et de figures religieuses a officiellement déposé, ce lundi 23 décembre 2024, une plainte auprès du Procureur de la République pour s’opposer à un sit-in annoncé par un groupe de féministes. Ce rassemblement, prévu le 31 décembre, vise à dénoncer la “culture du viol” et à réclamer l’application effective du Protocole de Maputo, un texte juridique adopté par l’Union africaine pour la protection des droits des femmes.

Mené par Mame Mactar Guèye, vice-président de l’ONG Jamra, et soutenu par d’autres personnalités telles qu’Adama Mboup (Coalition pour la Défense des Valeurs Morales – CDVM), Imam El Hadji Aliou Dia (DKWH) et Imam El Hadji Lamine Diagne (DMKS), le collectif affirme que la forme choisie pour ce sit-in est en contradiction avec les lois et les valeurs socio-culturelles du Sénégal.

En effet, les organisatrices du mouvement féministe prévoient une manifestation inspirée du modèle des Femen, où des femmes protesteraient en public, entièrement nues. Les plaignants considèrent cette action comme une atteinte grave aux “bonnes mœurs” et une violation des articles 318 et 324 du Code pénal sénégalais, qui répriment l’outrage public à la pudeur et l’incitation à des comportements contraires à la moralité publique.

Selon eux, un tel événement pourrait non seulement heurter la sensibilité des citoyens, mais également troubler l’ordre public, surtout en cette période festive de fin d’année marquée par des préoccupations de stabilité sociale et de tranquillité.

Dans leur plainte, le collectif insiste sur l’importance de préserver les valeurs socio-culturelles du pays et d’éviter ce qu’ils qualifient de “destruction de la cellule familiale” et de “dégrégation de l’image de la femme sénégalaise”. Ils dénoncent une initiative visant, selon eux, à “imposer des pratiques étrangères” en contradiction avec l’identité nationale et les traditions locales.

“Nous respectons le droit à la liberté d’expression, mais cette liberté ne peut se faire au détriment des bonnes mœurs et de l’ordre public”, a déclaré Mame Mactar Guèye, porte-parole du collectif.

Les militantes féministes à l’origine du sit-in souhaitent attirer l’attention sur des problématiques urgentes telles que la “culture du viol”, une expression dénonçant l’impunité et la banalisation des violences sexuelles, ainsi que le non-respect du Protocole de Maputo. Ce texte, adopté en 2003, encourage les États membres de l’Union africaine à garantir les droits fondamentaux des femmes, notamment en matière de santé reproductive et de lutte contre les violences basées sur le genre.

Cependant, le mode de protestation choisi semble diviser l’opinion publique. Si certains saluent le courage des organisatrices pour mettre en lumière des sujets souvent occultés, d’autres, comme le collectif plaignant, y voient une provocation inacceptable.

Les plaignants exhortent le Procureur de la République à agir en amont pour interdire la tenue de ce sit-in, arguant qu’il constitue une menace pour la paix sociale. Pour l’heure, aucune décision officielle n’a été communiquée, mais cette affaire suscite déjà un vif débat au sein de l’opinion publique, entre défense de la liberté d’expression et préservation des valeurs culturelles et religieuses du pays.

Kaolack : Incendie au marché Guedji – Badou Ndour plaide pour un recensement inclusif et transparent des dégâts

Suite au violent incendie survenu dans la nuit du samedi dernier au marché Guedji de Kaolack, Badou Ndour, président du Mouvement pour le Développement Inclusif du Sénégal, accompagné d’une forte délégation, s’est rendu ce lundi auprès des commerçants sinistrés pour leur exprimer sa solidarité et sa compassion.

« Cet incident est naturellement très malheureux, car non seulement les dégâts matériels sont énormes, mais il intervient également dans un contexte de crise économique qui affecte déjà fortement l’activité de ces commerçants », a-t-il déclaré.

En tant qu’acteur de développement, Badou Ndour a proposé des mesures préventives pour éviter que ces incendies, devenus récurrents au marché central de Kaolack, ne se reproduisent. Il a également exprimé son désaccord avec l’idée d’une reconstruction directe du marché par l’État :

« Il est grand temps de se pencher sérieusement sur l’état de nos marchés et sur leur entretien. La reconstruction du marché Guedji par l’État ne me semble pas être la meilleure option. Cela pourrait créer des tensions ou des conflits internes entre les commerçants au moment où ils recevront leurs clés. La solution, selon nous, serait de les accompagner financièrement afin qu’ils puissent eux-mêmes reconstruire leurs cantines », a-t-il suggéré.

Le président du Mouvement pour le Développement Inclusif du Sénégal a également appelé à une mobilisation des ressources régionales et nationales pour soutenir ces commerçants dans la reprise de leurs activités. Il s’est dit réconforté par la visite des autorités locales et des bonnes volontés, tout en saluant le travail des sapeurs-pompiers.

« Ces derniers ont apporté leur expertise pour éteindre l’incendie et continuent de surveiller les lieux », a-t-il affirmé.

Enfin, Badou Ndour a insisté sur la nécessité d’un recensement des dégâts causés par l’incendie, réalisé dans un esprit d’inclusion et de transparence, afin de garantir une gestion équitable et efficace des aides.

Abdoulaye Sylla face à une nouvelle affaire judiciaire : 2 750 kilogrammes d’or au cœur des interrogations

Le député sénégalais Abdoulaye Sylla est de nouveau au centre d’une affaire judiciaire, cette fois concernant une cargaison suspectée de 2 750 kilogrammes d’or, qui aurait été illégalement exportée hors du territoire national. Convoqué ce lundi 23 décembre par la Direction des enquêtes douanières à Dakar, le parlementaire a répondu aux questions des agents de la Douane sénégalaise, accompagné de son équipe juridique.

Contrairement à ce que permet son statut, Abdoulaye Sylla n’a pas invoqué son immunité parlementaire pour éviter cette audition. Durant plusieurs heures, il a été entendu par les soldats de l’économie sur cette affaire qualifiée de « sensible » par des sources proches du dossier. Si les détails de l’interrogatoire n’ont pas été dévoilés, cette audition marque un tournant dans une affaire qui suscite déjà de vives réactions.

Cette affaire d’exportation présumée illégale d’or a d’abord été révélée par la presse, enflammant l’opinion publique et alimentant les débats sur les implications d’un tel trafic. L’accusation portant sur une cargaison de cette ampleur pose de nombreuses questions, notamment sur les réseaux impliqués et les mécanismes ayant permis un éventuel contournement des contrôles douaniers.

Abdoulaye Sylla, déjà connu pour avoir été mêlé à des controverses judiciaires par le passé, se retrouve une nouvelle fois dans une position délicate. Toutefois, malgré la gravité des accusations, il est ressorti libre après son audition, ce qui laisse planer une incertitude sur la suite des événements.

Cette affaire met également en lumière le rôle de la Douane sénégalaise dans la lutte contre le trafic illicite. La direction des enquêtes douanières, en charge de cette investigation, est sous pression pour élucider cette affaire et établir les responsabilités.

Pour le moment, Abdoulaye Sylla n’a pas officiellement réagi aux accusations. Ses avocats, eux, adoptent une posture prudente, insistant sur la présomption d’innocence dont bénéficie leur client. Si aucune inculpation n’a encore été prononcée, les observateurs s’attendent à ce que l’affaire prenne une tournure judiciaire plus formelle dans les jours ou semaines à venir.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°354 – du 24 ET 25/12/2024

🔴 13e PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE À 42 ANS : EL MALICK NDIAYE : UNE PAGE INDÉLÉBILE DANS L’HISTOIRE POLITIQUE
🔴 KAOLACK / ATTRIBUTION D’UN TERRAIN DE 3 HA À LA CHAMBRE DE COMMERCE DIRIGÉE PAR LE MAIRE LUI-MÊME : Les habitants de Kabatoki décèlent un conflit d’intérêts

🔴 ORGANISATION JOJ DAKAR 2026 / EXCLUSION DES « SOMMITÉS » DES SPORTS AU PROFIT DE « GENS SANS EXPERTISE » : « C’EST UNE INSULTE ET UN MANQUE DE RESPECT NOTOIRE », SELON MBAYE JACQUES DIOP

Massacre de Thiaroye : la mémoire des tirailleurs sénégalais divise au sommet de l’État

Le Sénégal a célébré, le 1ᵉʳ décembre 2024, le 80ᵉ anniversaire du massacre de Thiaroye, une tragédie survenue en 1944, où des tirailleurs sénégalais furent massacrés par l’armée coloniale française pour avoir réclamé leurs droits après leur retour du front. Cette commémoration, présidée par le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, a été marquée par des annonces historiques visant à honorer la mémoire des victimes et réhabiliter cette page sombre de l’histoire coloniale. Pourtant, ces initiatives présidentielles viennent d’être ébranlées par des propos controversés d’un proche collaborateur : Cheikh Omar Diagne, ministre conseiller et Directeur des moyens généraux à la présidence.

Lors de la cérémonie, le président Bassirou Diomaye Faye a prononcé un discours émouvant, dans lequel il a dévoilé une série de mesures ambitieuses pour restaurer l’honneur des tirailleurs sénégalais. Parmi ces annonces figurent l’érection d’un mémorial à Thiaroye, la revalorisation des pensions des descendants des victimes et le lancement d’une campagne nationale de sensibilisation sur cet épisode tragique. Le président a également appelé les Sénégalais à se souvenir de ces soldats souvent enrôlés sous contrainte et à reconnaître leur sacrifice.

Ces annonces ont été largement saluées, tant par la société civile que par les historiens. Beaucoup y voient un geste fort pour renforcer la conscience nationale et faire face aux blessures laissées par la colonisation. « C’est une initiative qui montre que l’État prend enfin ses responsabilités envers ceux qui ont été abandonnés à leur sort pendant des décennies », a déclaré l’historien Mamadou Diop, spécialiste de la période coloniale.

Cependant, cette démarche présidentielle a été éclipsée par une polémique déclenchée par Cheikh Omar Diagne. Dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, ce ministre conseiller a tenu des propos jugés révisionnistes et offensants. Il a qualifié les tirailleurs sénégalais de « traîtres » et estimé qu’ils « ne méritent pas d’être célébrés ». Selon lui, bien que ces soldats aient été enrôlés sous contrainte, ils auraient participé à l’oppression de leurs propres compatriotes au service de l’armée coloniale française.

« Ils ont combattu pour une cause qui n’était pas la leur. Ils ont porté l’uniforme de l’oppresseur et se sont retournés contre leurs propres frères africains. Comment pouvons-nous les honorer aujourd’hui ? », aurait-il déclaré dans cette vidéo, dont l’origine et la date d’enregistrement restent incertaines.

Ces propos ont suscité une vive indignation au sein de l’opinion publique et de la classe politique. Plusieurs organisations de défense des droits humains et de la mémoire historique ont dénoncé des « déclarations irresponsables » et exigé des clarifications de la part du gouvernement. Pour Sokhna Ndiaye, présidente de l’Association des descendants des tirailleurs sénégalais, ces propos « trahissent l’engagement de l’État à rétablir la vérité et à rendre justice à ceux qui ont été injustement sacrifiés ».

Dans les cercles politiques, la position de Cheikh Omar Diagne crée un malaise. Certains estiment que ces déclarations ternissent l’image du gouvernement et mettent en péril les efforts du président Faye pour réconcilier les Sénégalais avec leur histoire. « Ces propos sont inacceptables, d’autant plus qu’ils viennent de quelqu’un qui occupe une position influente dans l’entourage présidentiel », a réagi un député de l’opposition.

Face à la controverse, la présidence n’a pour l’instant publié aucun communiqué officiel. Toutefois, des sources proches de l’entourage présidentiel affirment que le chef de l’État serait profondément contrarié par les propos de son conseiller. Certains observateurs estiment qu’une sanction ou un rappel à l’ordre pourrait être envisagé pour dissiper les tensions et rassurer l’opinion publique.

Cette controverse illustre les tensions persistantes autour de la mémoire des tirailleurs sénégalais, symboles à la fois du sacrifice et des injustices de l’époque coloniale. Elle pose également des questions plus larges sur la manière dont le Sénégal souhaite se réapproprier son histoire et en tirer les leçons pour l’avenir.

Vers une réforme du transport public : le Sénégal adopte des mesures conservatoires pour la sécurité routière

Dans le cadre de la transformation rapide et intégrale du transport public au Sénégal, le gouvernement a décidé d’organiser des États généraux des Transports publics. Cette initiative vise à établir un consensus indispensable pour réformer ce secteur stratégique. Cependant, en attendant la mise en œuvre de ces nouvelles mesures, le Premier ministre a validé un ensemble de dispositions conservatoires destinées à renforcer immédiatement la prévention et la sécurité routières. Ces mesures, issues d’une réunion interministérielle tenue le 8 août 2024, seront appliquées sans délai.

Les premières mesures conservatoires visent à intensifier le contrôle routier et à durcir les sanctions pour les infractions au Code de la route. Parmi les actions prioritaires figurent :

• Réactivation des commissions régionales pour le retrait et la restitution des permis de conduire, avec l’obligation pour les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) de transmettre systématiquement les permis des contrevenants à ces commissions.

• Rapports mensuels : chaque commission devra produire un rapport mensuel destiné au ministère des Transports terrestres pour un suivi rigoureux.

• Application stricte des sanctions prévues par le Code de la route, notamment sur les excès de vitesse, les dépassements dangereux, les surcharges de bagages, le transport mixte, les surnombres de passagers, ainsi que les défaillances techniques (pneumatiques, pare-brise, rétroviseurs, etc.).

Concernant les deux-roues, qui représentent une part importante des accidents de la route, des mesures spécifiques ont été adoptées :

• Immatriculation obligatoire pour toutes les motos de cylindrée supérieure à 49 cc. Une période de gratuité de trois mois pour l’immatriculation des motos déjà dédouanées et en règle a été instaurée, à l’exclusion des frais de plaque.

• Sanctions systématiques contre les comportements dangereux : circulation sur les trottoirs, non-respect des stops, feux tricolores, ou sens giratoires, rodéos urbains, circulation en sens interdit, et non-port du casque.

• Interdiction stricte de transporter plus de deux personnes sur une moto.

Libération des emprises et préservation des infrastructures routières

Pour améliorer la circulation et protéger les infrastructures, le gouvernement a ordonné :

• La libération des routes à grande circulation (nationales, régionales et départementales) et de leurs dépendances (voies, trottoirs, etc.) des occupations anarchiques, y compris les panneaux publicitaires non autorisés.

• La désoccupation des ponts, passerelles, et exutoires naturels des eaux pluviales pour préserver leur fonctionnalité et éviter des inondations ou déséquilibres structurels.

Ces mesures conservatoires, bien qu’urgentes et immédiates, s’inscrivent dans une stratégie globale visant à réformer le transport public sénégalais. Les États généraux des Transports publics, qui seront organisés prochainement, devront approfondir cette dynamique en impliquant toutes les parties prenantes.

En renforçant à court terme la sécurité et la prévention, tout en engageant des réformes de fond, le gouvernement entend poser les bases d’un système de transport public moderne, sûr et adapté aux besoins croissants de la population.

Réforme administrative : le gouvernement sénégalais s’engage à moderniser le service public

Lors de la première édition du concours inter-universitaire dédié aux étudiants, tenue ce lundi au Centre International de Conférences Abdou Diouf (CICAD), le Premier ministre, M. Ousmane Sonko, a réaffirmé l’engagement du gouvernement sénégalais à réformer en profondeur l’administration publique. Dans son discours, le chef du gouvernement a exprimé sa volonté de faire de l’assainissement de l’administration un combat prioritaire pour les mois à venir.

Le Premier ministre a souligné les nombreuses failles qui minent aujourd’hui l’administration sénégalaise. “Je puis vous assurer que le plus grand combat pour les prochains mois est celui de l’assainissement de notre administration, qui souffre de beaucoup de maux liés à la qualité du service à l’usager”, a déclaré M. Sonko devant un parterre d’étudiants, d’académiciens et de responsables gouvernementaux.

Cette déclaration intervient dans un contexte où les citoyens dénoncent régulièrement les lenteurs administratives, le manque de professionnalisme de certains agents publics, et l’absence de mécanismes efficaces pour répondre aux besoins des usagers.

M. Sonko a attribué ces dysfonctionnements à plusieurs facteurs structurels. Selon lui, la formation initiale des agents publics est insuffisante et ne correspond pas toujours aux exigences modernes de la gouvernance. “C’est lié certainement à la formation à la base, à la pratique de l’administration encore cantonale où l’usager est considéré comme redevable alors qu’on parle de services à l’usager”, a-t-il expliqué.

Le Premier ministre a également déploré le décalage persistant entre les objectifs de développement national et la structure actuelle de l’administration publique. “Il faut que cette administration redevienne une administration du développement. Elle ne l’est pas ou elle ne l’est pas suffisamment aujourd’hui”, a-t-il ajouté.

Pour le chef du gouvernement, l’objectif est clair : repositionner l’administration publique comme un outil au service du citoyen et non l’inverse. “Il faut que l’administration redevienne un outil au service du citoyen”, a insisté M. Sonko. Cette ambition s’inscrit dans un processus global de modernisation qui vise à améliorer la transparence, la performance et l’accessibilité des services publics.

Organisé au CICAD, ce concours inter-universitaire, qui réunit les meilleurs étudiants des établissements d’enseignement supérieur du pays, symbolise l’importance accordée à la jeunesse et à l’éducation dans le développement du Sénégal. À travers cet événement, le gouvernement entend promouvoir l’excellence et encourager les initiatives innovantes qui pourraient inspirer les réformes futures.

2ème Anniversaire du REFLET : Le leadership féminin dans l’éducation au coeur des réflexions

Devant un parterre d’invités composés d’universitaires, de diplomates, de sommités religieuses entre autres, le Réseau des femmes leaders autour de Thierno Amadou Ba (REFLET), a célèbré son deuxième anniversaire ce samedi 21 décembre. En effet, « Leadership féminin dans l’éducation : le rôle éducatif de la femme dans une société en mutation » est le thème choisi pour la célébration de cette année. La salle de conférence de l’UCAD2, archi comble, a vibré au rythme de discours de conscientisation et rassembleurs au profit de la femme sénégalaise. Selon la présidente du REFLET, pour atteindre son objectif, ce Réseau qui a des représentations dans plusieurs régions à travers le monde, se fonde sur un principe clair: « favoriser l’épanouissement social de la femme, encourager l’entreprenariat féminin, faciliter l’accès au financement pour les femmes, promouvoir l’autonomisation des femmes ». « Il y’a deux ans aujourd’hui, jour pour jour, le Réseau des femmes leaders autour de Thierno Amadou Ba a été fondé. Depuis sa création, le REFLET est devenu une organisation bien structurée, rassemblant des femmes engagées et actives dans le développement de leur communauté, de leur entreprise et de leur groupement. Ces femmes se distinguent par leur participation active à l’édification du développement en général et par leur engagement pour l’amélioration des conditions socio-économiques des femmes en particulier. Le REFLET est ainsi un cadre de réflexion et d’échange sur l’avenir économique et social des femmes dans un monde de plus en plus sélectif. Il promeut la culture de l’excellence afin de permettre à la femme d’atteindre les plus hauts niveaux de responsabilité et de s’y maintenir. Les membres du réseau sont présentes dans plusieurs regions du monde, brisant ainsi les frontières géographiques et confrériques. Mais ses succès n’auraient pas été possible sans l’engagement indéfectible de notre visionnaire. Un homme dont les multiples talents et son dévouement au développement de la femme en font une référence, le Khalife de Bambilor. Thierno, vos efforts sont incommensurables et nous vous remercions très sincèrement pour le soutien constant que vous apportez au REFLET », a expliqué Adja Binta Ndiaye, Présidente du REFLET. Pour sa part, Thierno Amadou Ba a confondu en remerciements les invités, le parrain et la marraine pour les valeurs qu’ils incarnent ainsi que les conférenciers, les autorités universitaires mais aussi la délégation centrafricaine venue solliciter auprès de lui une assistance et des prières pour le retour des bonnes valeurs et de la paix dans leur pays. « Je me réjouis de la présence de tout le monde ici dans cette grande salle de conférences de l’UCAD2. Cher parrain et chère marraine, chers conférenciers, vous êtes des monuments et source d’inspiration. De par vos enseignements et la façon dont vous avez abordé le thème ici aujourd’hui, c’est une première dans ce temple du savoir. Vous avez pris tout votre temps pour le consacrer à vos messages à la fois pertinents, poignants et éducateurs dont toutes les femmes devraient s’inspirer pour être des modèles dans cette société aujourd’hui en pleine mutation. C’est pourquoi, au nom des femmes du Réseau, je voudrais demander solennellement à mon amie et ma soeur, madame le ministre Ngoné Ndoye, d’être la présidente d’honneur du REFLET, tel est le vœu de ces femmes. Vous avez réussi cette journée mâcha Allah. Nous avons entendu le cris de cœur de nos invitées centrafricaines, maman Rosalie et le reste de la délégation, sachez que nous avons mis en place la diplomatie religieuse en Centrafrique, nous avons contacté les imams, les évêques, nous allons y travailler de sorte que même si nous n’avons pas le prototype sénégalais en entier, on aura quelque chose qui vous permettra de vivre dans la paix, la solidarité et la cohésion sociale », a dit le Khalife général de Bambilor, Thierno Amadou Ba.
A noter que ce Réseau ouvert à toutes les femmes qui adhérent aux valeurs d’éthique, de morale, de vertu et qui partagent la vision d’une amélioration de la condition féminine dans toutes ses dimensions tant familiales que professionnelles, a eu comme parrain pour cette édition, Amadou François Gaye, directeur général des sénégalais de l’extérieur et comme marraine, Awa Diop Ndiaye. Dans une approche pédagogique, les conférenciers, Pr Ben Omar Ndiaye, enseignant chercheur à l’Ucad, l’ancienne ministre des sénégalais de l’extérieur, Ngoné Ndoye et Oustaz Idrissa Gaye de Thiés, islamalogue, ont su, dans leurs exposés, tenir en haleine l’assistance par leurs enseignements et discours de haute facture à travers des communications basées sur le respect, la tolérance, la solidarité dans la société. Les femmes ont été également sensibilisées sur le gaspillage et les dépenses excessives lors des cérémonies familiales.

A. Saleh

Macky Sall dépose plainte contre X après la diffusion de faux relevés bancaires

L’ancien président sénégalais Macky Sall a déposé une plainte contre X le 23 décembre 2024 auprès du procureur de la République près le Tribunal de grande instance hors classe de Dakar. Cette démarche intervient à la suite de la diffusion sur les réseaux sociaux de prétendus relevés bancaires à son nom, évoquant un compte à la HSBC de Singapour crédité d’un milliard de dollars. Après des vérifications approfondies, ces documents se sont révélés être des faux.

Le quotidien sénégalais Le Soleil, via son service de vérification des faits, a enquêté sur l’authenticité des documents. La HSBC de Singapour, directement sollicitée, a confirmé leur caractère frauduleux en déclarant : « Ce document n’est pas légitime. » De nombreuses anomalies renforcent cette conclusion, notamment :

Ces incohérences, détectées dès les premières analyses, ont mis en évidence une manipulation visant à discréditer Macky Sall, personnalité politique de premier plan au Sénégal.

Macky Sall, connu pour sa fermeté face aux campagnes de désinformation, a décidé d’agir en justice pour faire la lumière sur cette affaire. Me Antoine Vey, avocat de l’ancien président, a précisé dans un entretien avec Jeune Afrique que cette plainte marque le début d’une stratégie juridique plus large. « Macky Sall est décidé à ne plus rien laisser passer », a-t-il déclaré.

Me Vey, habitué des dossiers complexes, s’est illustré par le passé en défendant des figures politiques internationales, comme l’ancien président français Nicolas Sarkozy dans l’affaire dite du « téléphone Bismuth ». Cette expertise renforcera sans doute la défense de Macky Sall face à cette tentative de déstabilisation.

Malgré les preuves de falsification, ces faux documents ont largement circulé sur les réseaux sociaux, alimentant débats et polémiques. Les accusations, bien qu’infondées, ont fait les choux gras de certaines plateformes en ligne. Cependant, l’absence de relais par les médias traditionnels, qui se sont appuyés sur des investigations fiables, a permis d’éviter une amplification démesurée.

Cette affaire relance néanmoins le débat sur les dangers de la désinformation et son impact sur les personnalités publiques. Alors que les réseaux sociaux deviennent de plus en plus un terrain propice aux manipulations, Macky Sall semble résolu à ne plus tolérer de telles atteintes à sa réputation.

Incendie à Yoff : l’hypermarché Exclusive ravagé par les flammes

Un violent incendie a complètement détruit l’hypermarché Exclusive situé à Yoff ce matin, semant la panique dans le quartier et laissant les résidents de la Cité Biagui et de la Cité ASECNA dans l’obscurité. Le feu s’est déclaré aux environs de 5 heures du matin, au niveau du Chicken Masters, avant de se propager à une vitesse alarmante à travers l’établissement.

Les flammes, attisées par des matériaux hautement inflammables tels que des textiles, des ustensiles et des décorations en plastique stockés aux premier et deuxième étages, ont ravagé la devanture de l’hypermarché avant d’engloutir l’intérieur. Les explosions répétées de certains matériaux ont amplifié l’intensité du feu, mettant à rude épreuve les efforts des sapeurs-pompiers.

Face à l’ampleur de l’incendie, une dizaine de camions-citernes des sapeurs-pompiers ont été dépêchés sur les lieux pour contenir les flammes et empêcher leur propagation aux commerces et bâtiments voisins. Les opérations de lutte contre le sinistre ont duré plusieurs heures, la fumée épaisse étant visible à plusieurs kilomètres à la ronde.

En plus des dégâts matériels majeurs, l’incendie a causé des perturbations dans les quartiers environnants. L’alimentation électrique a été coupée à titre préventif, plongeant la Cité Biagui et la Cité ASECNA dans le noir dès les premières heures du jour. Les résidents, inquiets de l’ampleur du feu, ont été contraints de quitter temporairement leurs maisons, certains redoutant une éventuelle propagation.

Pour l’instant, l’origine exacte de l’incendie reste inconnue. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes du sinistre. Aucun bilan humain n’a été communiqué à cette heure, mais les pertes matérielles sont estimées à plusieurs millions de francs CFA. Les propriétaires des commerces touchés par l’incendie tentent déjà d’évaluer l’étendue des dégâts.

Kaolack : Incendie au marché Guedji, le président du Mouvement “Kaolack Droit au Devant” sur les lieux

Dans la nuit du samedi au dimanche, un incendie dévastateur s’est déclaré au marché Guedji de Kaolack, ravageant plus d’une centaine de cantines. Suite à ce drame, le président du Mouvement “Kaolack Droit au Devant”, Ass Khalifa Niasse, s’est rendu sur les lieux ce dimanche pour apporter son soutien aux sinistrés.

“Nous avons été informés de l’incendie qui s’est produit entre 22h et 23h au marché Guedji. Ce que nous avons constaté sur place est alarmant : de nombreux biens, des marchandises et d’autres équipements sont partis en fumée. En tant que fils de la commune, il était de notre devoir de venir soutenir les sinistrés et partager leur douleur. Ici, plusieurs millions ont été réduits en cendres”, a déclaré Ass Khalifa Niasse.

Lors de cette visite, le leader du mouvement a échangé avec les commerçants touchés par cette tragédie. Après avoir écouté leurs préoccupations, il a tenu à les rassurer quant à l’arrivée prochaine de soutiens pour les aider à surmonter cette épreuve. En guise de solidarité, Ass Khalifa Niasse a offert une somme importante aux commerçants ayant perdu leurs biens dans l’incendie.

Le petit-fils de Mame Baye Niasse a également profité de l’occasion pour interpeller les nouvelles autorités du pays. “Le marché de Kaolack est l’un des plus grands marchés de la sous-région. Cependant, il mérite un programme spécial de modernisation pour prévenir ces drames récurrents qui entravent l’activité commerciale de nombreux citoyens. Je lance un appel non seulement aux autorités étatiques mais aussi aux autorités territoriales et aux bonnes volontés pour venir en aide à ces pères et mères de famille qui traversent une période difficile”, a plaidé Ass Khalifa Niasse.

Ce geste de solidarité, combiné à son appel à une meilleure prise en charge des infrastructures commerciales de Kaolack, reflète l’engagement du président du Mouvement “Kaolack Droit au Devant” à défendre les intérêts des habitants de la ville.

Secteur informel : L’Union des Commerçants en Équipement et Technologies de Bureautique du Sénégal (UCOTEBS) se fixe des défis pour le développement et la structuration du secteur

La Chambre de Commerce de Dakar a abrité, ce samedi 21 décembre 2024, le lancement officiel des activités de l’Union des Commerçants en Équipement et Technologies de Bureautique du Sénégal (UCOTEBS). Cet événement a été l’occasion pour les membres de l’association de renforcer leur synergie avec la Chambre de Commerce de Dakar.

Selon Modou Niang, vice-président de l’association, ce lancement marque une étape importante pour l’UCOTEBS, ouvrant la porte à une collaboration avec cette structure étatique essentielle pour tous les commerçants. Il a affirmé que l’association a de nombreux défis à relever et qu’une tournée nationale sera bientôt organisée pour fédérer les acteurs du secteur. L’objectif est de transformer l’UCOTEBS en une structure nationale, et non plus régionale.

Des opportunités pour les commerçants

« Le commerce est un atout important pour la Chambre de Commerce, tout comme pour le ministère du Commerce, qui est notre tutelle. C’est pourquoi nous avons choisi de lancer nos activités dans cette maison qui nous est dédiée. Aujourd’hui, nous procédons à notre lancement officiel avec des débats, des échanges et des partenariats. Le président de la Chambre de Commerce nous a orientés vers une voie prometteuse, nous assurant que les portes de cette institution nous resteront ouvertes. Nous pourrons ainsi bénéficier de formations et d’informations qui nous aideront à redynamiser notre secteur.

L’UCOTEBS a pour mission de fédérer l’ensemble de ses membres, c’est-à-dire les acteurs du commerce dans les différents domaines affiliés à l’association. Nous avons décidé de nous regrouper pour relever ensemble les défis qui jalonnent notre parcours. Nous allons former nos membres dans des domaines tels que l’informatique, l’électroménager, la bureautique, etc. », a déclaré Modou Niang.

Des défis multiples et une volonté de modernisation

De son côté, le secrétaire général national de l’UCOTEBS, Serigne Saliou Ndao, a souligné l’ampleur des défis à relever, notamment en matière de modernisation et de formation des membres de l’association. « Parmi les commerçants, certains n’ont pas eu la chance de faire des études, et d’autres n’ont reçu aucune formation. Cependant, les nouvelles autorités nous encouragent à aller vers la formalisation. Aujourd’hui, cela devient notre credo : nous former et acquérir les compétences nécessaires pour nous conformer aux exigences de l’État.

Les défis sont multiples. Nous allons les identifier, les analyser et proposer des solutions adaptées. La formation est un axe prioritaire, car elle permet de mieux répondre aux besoins du marché et de s’intégrer dans une économie en pleine évolution », a-t-il ajouté.

Une ambition nationale

Modou Niang a conclu en affirmant que l’UCOTEBS ambitionne de représenter tous les commerçants du Sénégal. « Dans les jours à venir, nous allons créer des comités régionaux. Nous travaillerons avec sérieux et sincérité pour fédérer un maximum de membres et d’associations autour de l’UCOTEBS. Nous voulons faire en sorte que l’association ne soit pas uniquement dédiée aux commerçants de Dakar, mais qu’elle devienne une structure nationale, au service de tous les commerçants du Sénégal. »

Ce lancement marque ainsi le début d’un processus de structuration et de professionnalisation du secteur informel, avec l’ambition d’améliorer les conditions de travail des commerçants et de contribuer à leur intégration dans l’économie formelle.

« Les Sénégalais n’accepteront pas la dictature », avertit Mamadou Mbodji, coordonnateur de F24

Mamadou Mbodji, le coordonnateur des Forces Vives du Sénégal (F24), a accordé une interview percutante le 22 décembre 2024 dans l’émission Jury du dimanche sur I-radio, où il est revenu sur le silence observé par sa plateforme depuis l’installation du nouveau régime. Loin de se cantonner à une simple critique, Mbodji a émis des avertissements sévères à l’encontre des autorités en place, en dénonçant la violence policière et en insistant sur le fait que les Sénégalais ne toléreront jamais un régime dictatorial.

Depuis l’arrivée du président Macky Sall au pouvoir, le F24 a adopté une position de silence stratégique. Mamadou Mbodji a expliqué cette posture en rappelant le contexte initial de la plateforme, créée pour s’opposer à un troisième mandat du président Sall. Il a révélé qu’à la fin du mandat du F24, tel que défini par la charte signée, la plateforme s’est retrouvée face à un dilemme : quitter la scène ou continuer ses activités. Après une longue réflexion et des consultations internes, la décision a été prise de maintenir F24, mais en révisant sa charte. « Nous avons opté pour une nouvelle charte qui met l’accent sur la défense des acquis démocratiques, la préservation de l’état de droit, et un engagement à servir le peuple comme sentinelle », a expliqué Mbodji. Il a ajouté que cette nouvelle orientation visait à répondre aux enjeux actuels et à garantir que F24 reste fidèle à ses principes tout en restant vigilant face aux évolutions politiques du pays.

L’un des points les plus critiques soulevés par Mbodji concerne la brutalité policière qui s’est manifestée à la mairie de Dakar, dans le cadre des événements liés à Barthélémy Dias. Il a dénoncé avec force les excès policiers observés récemment, qu’il considère comme une régression des principes démocratiques pour lesquels F24 a longtemps lutté. Selon lui, ces violences sont un signe inquiétant d’une détérioration de l’État de droit au Sénégal, un phénomène qu’il juge inacceptable dans une démocratie.

Mamadou Mbodji a insisté sur le fait que le climat de violence et de tension politique, exacerbée par les récents événements à Dakar, menace directement les valeurs fondamentales sur lesquelles le pays repose. « On a vu les tensions grandir, avec des discours haineux de part et d’autre. C’est inquiétant. Dans cette affaire-là, il est impératif de tourner la page de la brutalité policière », a-t-il déclaré. Il a souligné que la gestion de ces violences doit être pacifique et respectueuse des droits humains, sans recours excessif à la force.

Mamadou Mbodji a abordé l’affaire de la révocation de Barthélémy Dias, soulignant qu’il s’agit non seulement d’une question politique mais aussi juridique. En sa qualité de maire de Dakar, Dias fait face à une série de controverses liées à son rôle dans les événements violents qui ont éclaté dans la capitale. Selon Mbodji, il existe un fondement politique dans cette affaire, où la gestion de la situation pourrait être influencée par des considérations politiques plus larges. Cependant, il a insisté sur le fait que la justice doit être laissée à la Cour suprême pour trancher en toute indépendance.

« Si les autorités ont révoqué Barthélémy Dias sans en avoir le droit, alors elles doivent le rétablir dans ses fonctions. Si elles ont agi conformément à la loi, alors il n’y a rien à dire », a expliqué Mbodji. Il a précisé que la décision doit respecter l’équilibre entre le droit politique et le droit judiciaire, et que la Cour suprême doit être laissée le temps de rendre son verdict sur cette affaire complexe.

Dans son interview, Mbodji a également averti les autorités sur les dangers d’une politique de vengeance et d’intolérance. Selon lui, ces comportements pourraient déstabiliser le pays, surtout à une époque où le Sénégal traverse une période politique particulièrement tendue. « Il n’y a aucune garantie que les Sénégalais accepteront la dictature. Je suis convaincu que le peuple sénégalais ne tolérera jamais cela », a-t-il affirmé fermement.

Il a souligné qu’aucune forme de dictature ne serait acceptée par les Sénégalais, un peuple historiquement engagé pour la démocratie et la liberté. Toutefois, il a ajouté qu’il ne perçoit pas encore de signes clairs d’une dérive autoritaire, mais a mis en garde contre certains discours en ligne et les tensions qui pourraient conduire à un climat d’intolérance. « Il faut se méfier de ce qui se passe sur les réseaux sociaux. Si l’on laisse ce climat de haine se propager, cela pourrait créer des situations de violence et de vengeance, et cela pourrait être très dangereux pour notre pays », a-t-il conclu.

La rupture entre le F24 et le Pastef : un clash idéologique ou un conflit de leadership ?

La récente rupture entre le Front pour une Alternative Démocratique (F24) et le Parti des Travailleurs, du Socialisme et de la Liberté (Pastef) a secoué le paysage politique sénégalais. En effet, les accusations de trahison et d’ingratitude fusent de part et d’autre, tandis que les observateurs s’interrogent sur les raisons profondes de cette séparation.

Depuis la création du F24, une coalition de partis et d’organisations politiques, l’objectif était de rassembler les forces de l’opposition pour défier le pouvoir en place. Le Pastef, dirigé par Ousmane Sonko, avait été un acteur clé de cette alliance, jouant un rôle central dans les manifestations et dans la mobilisation contre le régime actuel. À travers cette union, les partis de l’opposition espéraient se renforcer mutuellement face à une majorité qui semblait omniprésente sur la scène politique.

La rupture entre le F24 et le Pastef s’explique en grande partie par des divergences stratégiques et des conflits de leadership. En effet, le Pastef a longtemps occupé une position dominante au sein de la coalition, notamment en raison de son charisme et de son influence croissante. Cependant, certains membres du F24 ont commencé à exprimer leur mécontentement, estimant que la voix du Pastef étouffait celle des autres partis et organisations. Le Pastef, de son côté, a accusé certains membres du F24 d’être trop conciliants envers le pouvoir et d’avoir perdu leur ligne de conduite.

Le débat sur la rupture se cristallise autour de deux notions : trahison et ingratitude. Certains analystes et partisans du Pastef accusent les membres du F24 de trahison, les qualifiant de « déserteurs » qui ont abandonné une cause juste pour des raisons personnelles ou pour s’attirer les faveurs du pouvoir. Selon cette vision, les autres membres du F24 auraient profité de la dynamique du Pastef sans jamais véritablement soutenir ses objectifs ou son programme.

D’un autre côté, certains leaders du F24 dénoncent l’ingratitude du Pastef, arguant que le parti d’Ousmane Sonko a oublié les sacrifices et les efforts consentis par les autres membres de la coalition pour parvenir aux avancées politiques qui avaient été accomplies. Pour ces derniers, la rupture n’est qu’une conséquence d’une domination jugée excessive du Pastef au sein du F24.

Cette rupture risque de fragiliser l’opposition sénégalaise, déjà divisée. La perte de cette alliance met en lumière les tensions internes qui existent depuis longtemps dans le camp de l’opposition, mais aussi les rivalités personnelles et idéologiques qui menacent de s’aggraver.

Alors que le pouvoir semble profiter de ces divisions pour renforcer sa position, les acteurs politiques de l’opposition devront trouver des moyens de surmonter leurs divergences pour regagner la confiance des électeurs et peser de nouveau sur la scène politique.

La rupture entre le F24 et le Pastef ne se résume ni à une simple question de trahison, ni à un simple cas d’ingratitude. Elle est le reflet d’une tension profonde qui traverse l’opposition sénégalaise et qui mérite une analyse plus nuancée. Le temps dira si cette séparation sera une opportunité de renouveau pour l’opposition ou si elle marquera un échec supplémentaire dans la quête de l’alternance politique au Sénégal.

Le Syndicat Démocratique des Travailleurs de l’Administration (SDTA) réclame des réformes et interpelle les autorités

C’est avec une colère noire que le Syndicat Démocratique des Travailleurs de l’Administration (SDTA) a tenu une conférence de presse ce samedi matin, au siège de la centrale syndicale CSA. Les membres du syndicat ont exigé la généralisation de l’indemnité de logement afin de promouvoir une équité socioprofessionnelle. Ils ont également dénoncé les mauvaises conditions de travail, le retard dans la délivrance des titres de propriété des terrains acquis par les agents de l’administration sur le site de Mbour IV à Thiès, ainsi que la non-mutualisation des moyens de transport.

Au cours de cette rencontre, M. Birima Ndiaye, secrétaire général du SDTA, a exposé les principales doléances du syndicat :

1. Généralisation de l’indemnité de logement : Le SDTA demande que tous les travailleurs de l’administration bénéficient de cette indemnité pour garantir une justice sociale et professionnelle.

2. Délivrance des titres de propriété : Les agents de l’administration ayant acquis des terrains à Mbour IV, à Thiès, attendent toujours leurs titres de propriété. Le syndicat exhorte les autorités à accélérer ce processus.

3. Conditions de travail à Diamniadio : M. Ndiaye a déploré les conditions difficiles dans lesquelles travaillent les agents. Concernant le transport, le syndicat réclame une mutualisation des moyens de déplacement pour les différents ministères, avec la création de lignes adaptées aux destinations des agents.

4. Restauration sur le lieu de travail : Le SDTA demande une augmentation de la dotation en tickets subventionnés, passant de 20 à 100 tickets par mois, en raison de la hausse des prix des repas, qui atteignent en moyenne 3 000 FCFA l’unité. Par ailleurs, le syndicat souhaite être impliqué dans le contrôle de la qualité des aliments et l’organisation des échanges entre tickets, argent et denrées alimentaires dans les restaurants et supérettes.

5. Recrutement des contractuels : Le syndicat appelle à l’intégration dans la fonction publique des contractuels ayant au moins deux ans d’ancienneté. Il demande également une prise en compte de l’expérience et de la formation professionnelle dans les recrutements, tout en dénonçant les contrats fictifs ou irréguliers.

6. Harmonisation des cotisations sociales : Le SDTA propose la création de bureaux consolidés entre l’IPRES et la Caisse de Sécurité Sociale pour un meilleur contrôle des versements des cotisations des travailleurs.

M. Ndiaye a affirmé l’engagement du SDTA à établir un partenariat sincère, dynamique et durable avec l’État sur toutes les questions relatives aux droits des travailleurs de l’administration.

« Nous voulons un dialogue constructif pour le bien-être des travailleurs et le bon fonctionnement de l’administration », a-t-il souligné.

M. Ndiaye a conclu en saluant la posture favorable des autorités, notamment du Premier ministre Ousmane Sonko et du président Mamadou Diomaye Faye, qui, selon lui, comprennent les préoccupations syndicales, étant eux-mêmes issus du milieu syndical.

« Nous avons bon espoir que les revendications des travailleurs seront entendues et prises en charge dans les meilleurs délais », a-t-il affirmé.

Le SDTA reste mobilisé pour défendre les intérêts des travailleurs de l’administration sénégalaise et attend des actions concrètes de la part des autorités.

Arriérés de factures agricoles et impayés bancaires : le Député Mbaye Dione interpelle le Ministre de l’Agriculture

Lors de l’examen du projet de budget du Ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, le Député Maire Mbaye Dione a exprimé de vives préoccupations concernant les arriérés de factures de la campagne agricole 2023-2024. Ces arriérés, qui dépassent les 56 milliards de FCFA, ont un impact considérable sur la situation financière du secteur bancaire, engendrant des impayés et des difficultés pour les opérateurs agricoles. Mbaye Dione a interpellé le Ministre de l’Agriculture, Docteur Mabouba Diagne, afin de comprendre les mesures prises par le gouvernement pour résoudre cette situation.

En réponse, le Ministre des Finances et du Budget a détaillé l’effort exceptionnel de l’État pour financer la campagne agricole 2024. Un montant de 100 milliards de FCFA avait été prévu pour cette campagne, et à la date du 21 décembre 2024, un montant de 89,34 milliards de FCFA a été mobilisé, soit environ 96% du budget alloué. Le ministre a rappelé que lors de la passation de service, les arriérés des campagnes agricoles précédentes (2021-2022 et 2022-2023) étaient de 137,6 milliards de FCFA.

Pour les campagnes 2021-2022 et 2022-2023, ces arriérés ont été partiellement apurés, et au 15 décembre 2024, un total de 28,5 milliards de FCFA a été payé, réparti entre les opérateurs d’engrais (3,5 milliards de FCFA), les opérateurs horticoles (10,2 milliards de FCFA) et les opérateurs via les ressources du PCAE (15 milliards de FCFA). Cette mesure a permis de réduire le montant global des arriérés, mais une partie des dettes reste en souffrance.

En ce qui concerne la campagne 2023-2024, les factures provisoires réclamées par les opérateurs agricoles s’élèvent à 91 milliards de FCFA. Une mission d’audit dirigée par l’Inspection Générale des Finances (IGF) a certifié un montant de 85 milliards de FCFA pour ces factures. Cependant, un reliquat de 56,5 milliards de FCFA reste à payer, et ce montant sera réglé dès l’approbation du budget 2025, qui prévoit des crédits de 120 milliards de FCFA pour le règlement de ces dettes.

Les arriérés de paiement de la campagne agricole ont créé une pression considérable sur les opérateurs économiques et le secteur bancaire, avec des conséquences sur la fluidité des transactions financières dans le pays. Les préoccupations exprimées par le Député Mbaye Dione soulignent la nécessité d’une gestion plus rapide et plus transparente des fonds alloués à l’agriculture, ainsi qu’un suivi rigoureux de la situation pour éviter de nouvelles tensions dans le secteur financier et agricole.

Cette situation met en lumière les défis structurels du financement de l’agriculture au Sénégal, notamment la lenteur des paiements, la gestion des arriérés et l’impact sur la solvabilité des opérateurs. Il est crucial que des solutions pérennes soient trouvées pour alléger les charges financières des acteurs du secteur agricole et garantir une meilleure gestion des fonds publics dans le cadre de la souveraineté alimentaire.

Kaolack : Le Collectif pour la Défense des Intérêts de Kabatoki (CDIK) dénonce la gestion foncière de la commune

Le Collectif pour la Défense des Intérêts de Kabatoki (CDIK) exprime fermement son opposition à la gestion foncière actuelle de la commune de Kaolack, notamment sous l’administration du maire Serigne Mboup. Le CDIK dénonce en particulier la délibération adoptée le 26 septembre 2024 par le conseil municipal, attribuant un terrain de 3 hectares à la Chambre de Commerce, dirigée par le maire lui-même. Selon le collectif, cet acte constitue un conflit d’intérêts flagrant, ainsi qu’un mépris des principes de transparence et d’équité, au détriment des droits des populations de Kabatoki.

Ce terrain, situé derrière le Collège d’Enseignement Moyen (CEM), avait été réservé de longue date par la communauté éducative pour l’extension de l’établissement et la construction d’un lycée mixte. En dépit des démarches récurrentes entreprises par l’Association des Parents d’Élèves et des correspondances adressées aux autorités municipales, les aspirations de la population ont été ignorées. À la place, le maire propose un projet d’implantation d’une zone d’activités économiques ou d’une aire de stationnement pour camions, une décision jugée incompatible avec l’environnement scolaire et dangereuse pour la sécurité des élèves et des résidents.

Le CDIK exige donc l’annulation immédiate de cette délibération et appelle à la relocalisation du projet dans une zone plus appropriée, éloignée des écoles et des habitations. Le collectif réclame également une transparence totale dans le processus de lotissement en cours, notamment la publication du plan de lotissement et l’implication active du conseil de quartier, pour garantir l’équité dans l’attribution des parcelles.

Par ailleurs, le CDIK interpelle directement les autorités étatiques, notamment le Ministère des Collectivités Territoriales, le Premier ministre et le Président de la République, pour une intervention urgente afin de préserver les intérêts des populations de Kabatoki. Le collectif déplore les violations des principes de décentralisation et de démocratie participative, marquées par l’exclusion du délégué de quartier et du conseil de quartier dans les décisions qui affectent directement la communauté.

La situation est d’autant plus préoccupante que le maire, Serigne Mboup, a lui-même avoué ne pas connaître l’emplacement exact du terrain dans le titre foncier 913 lors du vote de la délibération. Cette grave irrégularité renforce les inquiétudes du collectif quant à la gestion foncière dans la commune.

Le CDIK appelle donc à la sécurisation de l’environnement scolaire, en garantissant des espaces pour l’extension du CEM et la construction d’un lycée mixte. Le collectif exige également la révision de la délibération en faveur de ces projets prioritaires, ou à défaut, le rétablissement de l’ancienne délibération de 1998, qui garantissait ces droits. Pour le CDIK, ce combat n’est pas seulement celui d’une communauté, mais celui de la justice, de la transparence et de la dignité. Le collectif restera mobilisé jusqu’à ce que ses revendications soient satisfaites et que les intérêts de Kabatoki soient protégés.

Barthélémy Dias sur Dakar 2026 : « La ville de Dakar mérite un véritable héritage des Jeux »

Le maire de Dakar, Barthélémy Dias, a vivement critiqué la gestion des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026, pointant du doigt une opacité qu’il juge inacceptable. Selon lui, bien que la ville de Dakar ait été au cœur de la candidature ayant permis d’obtenir un financement de 112 millions d’euros (soit environ 80 milliards de FCFA), elle n’a aujourd’hui aucune prise sur ces fonds ni sur leur affectation.

Barthélémy Dias a rappelé que c’est grâce à la signature de la mairie de Dakar, sous Khalifa Sall alors incarcéré, que ces Jeux ont été attribués. « Si Dakar n’avait pas candidaté, il n’y aurait pas de Jeux olympiques de la jeunesse au Sénégal. Mais aujourd’hui, la ville est mise de côté et ne bénéficie même pas d’un euro de cet argent, » a-t-il déploré.

Il a dénoncé l’attitude du Comité d’Organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse (COJOJ), qu’il accuse de fonctionner en vase clos, sans aucune transparence. « Ces gens veulent garder pour eux tout cet argent, alors qu’il s’agit de fonds obtenus au nom de Dakar, » a-t-il déclaré avec indignation.

Barthélémy Dias a également critiqué l’absence d’un véritable héritage pour Dakar, une exigence fondamentale selon lui pour toute ville hôte d’événements olympiques. « Partout dans le monde, les villes organisatrices des Jeux bénéficient d’infrastructures durables, comme de nouvelles lignes de métro, des équipements sportifs modernes ou des logements sociaux. Ici, rien de tout cela n’est prévu, » a-t-il affirmé.

Le maire a proposé plusieurs projets pour doter Dakar d’infrastructures modernes, notamment :

  • L’aménagement de la corniche des HLM pour un coût estimé à 3 ou 4 milliards de FCFA.
  • La transformation du boulevard de la Gueule Tapée en un parcours sportif pour environ 2 milliards de FCFA.
  • L’extension de la VDN après le cimetière de Yoff, à un coût estimé à 3 milliards de FCFA.

Cependant, ces propositions ont été rejetées par le COJOJ, ce que Dias considère comme une preuve de leur manque de volonté de collaborer avec la ville. « Ils ne veulent rien faire pour Dakar, ni en termes de sport, ni en termes de développement urbain, » a-t-il accusé.

En plus des infrastructures, Barthélémy Dias a pointé l’absence totale d’implication des fédérations et ligues sportives nationales dans l’organisation des JOJ. Selon lui, cette situation pourrait conduire à un échec sportif cuisant pour le Sénégal. « Nous risquons d’être le premier pays à organiser des Jeux olympiques sans remporter une seule médaille, parce que nos fédérations et ligues ne sont même pas associées, » a-t-il averti.

Barthélémy Dias a annoncé son intention de saisir le Comité International Olympique (CIO) pour dénoncer cette situation et exiger plus de transparence. « Nous devons nous battre pour que Dakar soit respectée. Ce n’est pas le CNOSS (Comité National Olympique et Sportif Sénégalais) qui a candidaté, mais bien la ville de Dakar, » a-t-il martelé.

Kaolack : Un incendie ravage plus d’une centaine de cantines au marché Guedj

Le marché Guedj de Kaolack a été frappé par un violent incendie dans la nuit du samedi 21 décembre 2024, détruisant plus d’une centaine de cantines et causant des dégâts matériels considérables. L’origine du sinistre demeure inconnue, mais une enquête a été ouverte pour déterminer les causes exactes, selon le capitaine Mamadou Yaga Mané du groupement d’incendie et de secours n°3 de Kaolack.

L’alerte a été donnée à 23 h 20, et les équipes de secours sont intervenues rapidement, arrivant sur les lieux en seulement neuf minutes. Malgré la violence des flammes, la rapidité et l’efficacité de la mobilisation des moyens d’intervention ont permis de limiter l’étendue du sinistre. Le feu a toutefois ravagé une superficie d’environ 5 000 m², laissant derrière lui un paysage de désolation.

Selon le capitaine Mané, les efforts déployés ont été cruciaux pour circonscrire l’incendie et stopper sa propagation vers d’autres zones du marché. Cependant, les pertes matérielles sont considérables, et les commerçants touchés se retrouvent désemparés, ayant vu leurs moyens de subsistance partir en fumée.

Le marché Guedj, un point névralgique du commerce à Kaolack, est souvent sujet à des risques d’incendie en raison de son infrastructure vétuste et des installations électriques souvent précaires. Ce drame relance les débats sur la nécessité de moderniser les marchés du Sénégal pour prévenir de tels incidents à l’avenir.

Les autorités locales et les sapeurs-pompiers continuent de travailler pour établir un bilan définitif des pertes et évaluer les mesures à prendre pour aider les victimes. En attendant les conclusions de l’enquête, les commerçants appellent à un soutien urgent pour se relever de cette tragédie.

Radiation de Barthélémy Dias de l’Assemblée nationale : Me Moussa Diop pointe un vice de procédure

La décision de radier Barthélémy Dias de son poste de député et de maire de Dakar continue de susciter des débats juridiques. Me Moussa Diop, ancien directeur général de Dakar Dem Dikk et membre de la mouvance présidentielle, a exprimé des réserves sur la légalité de la procédure lors de son passage à l’émission Grand Jury de la Radio Futurs Médias (RFM), ce dimanche 22 décembre 2024.

Se référant à l’article 198 du Code électoral, Me Moussa Diop estime que la radiation de Barthélémy Dias aurait dû suivre une démarche bien précise impliquant le Conseil constitutionnel. « Quand on doit déchoir un maire, surtout s’il est député, l’article 198 prévoit qu’il faut impérativement saisir le Conseil constitutionnel. Or, dans cette affaire, je n’ai pas vu de preuve que cette instance a été saisie, que ce soit par le président de la République, le bureau de l’Assemblée nationale ou un groupe de députés », a-t-il affirmé.

L’ancien juriste a dénoncé ce qu’il qualifie d’« instrumentalisation de l’administration », tout en critiquant le rôle joué par le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye. Selon lui, ce dernier n’a pas qualité pour agir de son propre chef dans une telle procédure. « Seuls le bureau de l’Assemblée, un groupe de députés ou le président de la République peuvent saisir le Conseil constitutionnel, conformément au règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Le président de l’Assemblée n’est pas habilité à initier cette démarche », a-t-il martelé.

Me Moussa Diop a également remis en cause la légitimité de la requête émise par le ministre de la Justice. Selon lui, cette lettre « n’a pas valeur juridique pour radier Barthélémy Dias de l’Assemblée nationale ». Il a ajouté que le président de l’Assemblée nationale n’aurait pas dû exécuter cette demande sans une saisine formelle du Conseil constitutionnel, comme le stipule la loi.

L’article 198 du Code électoral, sur lequel s’appuie Me Moussa Diop, stipule :

« La déchéance prévue par l’article LO.162 du présent Code est constatée par le Conseil constitutionnel à la requête du bureau de l’Assemblée nationale, d’un groupe de députés, conformément au règlement intérieur de l’Assemblée nationale ou du Président de la République. En outre, en cas de condamnation définitive postérieure à l’élection, la déchéance est constatée, dans les mêmes formes, à la requête du ministère public. »

Me Diop a conclu en soulignant que cette question pourrait être définitivement tranchée par le Conseil constitutionnel, si ce dernier venait à être effectivement saisi.

Ziguinchor : Le SAEMS prépare un préavis de grève pour le respect des accords avec l’État

Lors de sa tournée nationale, le Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire (SAEMS) a marqué une étape importante à Ziguinchor, où son secrétaire général national, El Hadji Malick Youm, a annoncé la décision de déposer un préavis de grève. Ce dépôt, prévu à leur retour à Dakar, vise à faire pression sur le gouvernement pour le respect des accords signés avec les enseignants.

Cette déclaration a été faite en marge de la finale du tournoi de football de la fraternité « SAEMSIENNE », organisée par la sous-section du SAEMS de Ziguinchor. La compétition a vu la victoire du lycée Djignabo Bassène sur le CEM Tété Diédhiou par un score d’un but à zéro.

Selon El Hadji Malick Youm, cette tournée nationale a pour objectif de mobiliser les enseignants et de les informer sur la situation actuelle. Il a déploré le manque d’avancées significatives dans les discussions avec le gouvernement, malgré plusieurs rencontres. « Nous constatons un statu quo sur des points essentiels tels que les lenteurs administratives, la revalorisation salariale, la surimposition et la formation des enseignants », a-t-il déclaré.

Le syndicaliste a également rappelé l’implication des enseignants dans l’avènement de la troisième alternance politique au Sénégal. Toutefois, il a souligné que cette contribution n’a pas été suivie par des réponses concrètes de la part des autorités. « La préoccupation des travailleurs, et notamment des enseignants, devrait être une priorité pour tout nouveau régime. Malheureusement, ce n’est pas encore le cas », a-t-il regretté.

Dans ses explications, El Hadji Malick Youm a précisé que le dépôt du préavis de grève n’est pas une décision prise à la légère, mais une réponse à l’inaction de l’État. « Ce préavis vise à exiger le respect des points de l’accord déjà signé, mais qui n’ont pas encore été mis en œuvre », a-t-il affirmé.

La tournée a également permis de mobiliser les enseignants à la base et de recueillir leurs préoccupations. Pour le SG du SAEMS, cette démarche est essentielle pour maintenir l’unité et la détermination du corps enseignant face aux défis auxquels il est confronté.

En conclusion, El Hadji Malick Youm a réitéré la volonté du SAEMS de poursuivre le combat pour l’amélioration des conditions de travail des enseignants et le respect de leurs droits. Ce préavis de grève, selon lui, est une étape clé pour obtenir des avancées concrètes.

Alexis SAGNA
Ziguinchor

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Barthélémy Dias dénonce l’opacité dans l’organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 : “Dakar mérite un héritage”

Hier, lors d’une réunion du conseil municipal, le maire de Dakar, Barthélémy Dias, a exprimé avec fermeté son mécontentement face à la gestion des fonds et l’absence de retombées pour la ville dans le cadre de l’organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) 2026. Se disant outré par la marginalisation de la mairie de Dakar dans les décisions du Comité d’Organisation des JOJ (COJOJ), il a dénoncé une opacité qu’il qualifie de “scandale”.

Barthélémy Dias a révélé que le financement de 112 millions d’euros (environ 80 milliards de FCFA) a été obtenu grâce à la candidature de Dakar, alors portée par l’ancien maire Khalifa Sall, incarcéré à l’époque. Pourtant, selon lui, la ville de Dakar n’a aucune visibilité sur l’utilisation de ces fonds ni sur les projets prévus pour améliorer les infrastructures locales.

“Si la mairie de Dakar n’avait pas candidaté, il n’y aurait pas de Jeux Olympiques de la Jeunesse. Mais aujourd’hui, cette ville qui a permis de décrocher ces jeux n’a aucun euro ni aucune garantie de bénéficier d’un héritage tangible,” a martelé le maire, visiblement frustré.

Pour Barthélémy Dias, l’organisation des Jeux Olympiques dans une ville doit avant tout laisser un héritage durable en termes d’infrastructures et de projets structurants. Il a cité en exemple Paris, hôte des Jeux Olympiques 2024, où des lignes de métro et de tramway supplémentaires ainsi que des logements sociaux issus du village olympique marquent l’héritage laissé à la ville.

Cependant, pour Dakar, il déplore un manque de vision claire et de projets d’envergure. Les trois propositions soumises par la mairie – l’aménagement de la corniche des HLM, du boulevard de la Gueule Tapée et l’extension de la VDN – ont été rejetées par le COJOJ.

“Nous demandons des projets raisonnables : transformer des espaces en parcours sportifs, aménager des infrastructures pour les habitants. Ce ne sont pas des exigences extravagantes, mais même cela, ils le refusent,” a-t-il déploré.

Au-delà des infrastructures, le maire a également critiqué l’absence d’implication des fédérations sportives sénégalaises et des ligues locales dans l’organisation des Jeux. “Si vous les laissez faire, le Sénégal sera le premier pays à organiser des Jeux Olympiques et à rafler zéro médaille,” a-t-il prévenu, pointant du doigt une mauvaise préparation sur le plan sportif.

Barthélémy Dias a également fustigé le manque de collaboration entre le COJOJ et la ville de Dakar, dénonçant une approche isolée qui exclut la mairie de la planification et de la prise de décision.

Face à ce qu’il considère comme une marginalisation injuste, Barthélémy Dias a appelé à un sursaut collectif pour exiger que Dakar, en tant que ville candidate, soit respectée et bénéficie d’un véritable héritage.

“Il est temps que le CIO (Comité International Olympique) soit informé. Dakar a candidaté, pas le CNOSS (Comité National Olympique et Sportif Sénégalais). Dakar doit être considérée et respectée,” a-t-il conclu, tout en annonçant qu’il communiquera davantage sur ce qu’il qualifie de “scandale” dans les prochains jours.

Ces déclarations interviennent dans un contexte où le Sénégal s’apprête à accueillir pour la première fois un événement olympique. Cependant, les critiques de Barthélémy Dias risquent de raviver les tensions entre la mairie de Dakar, le COJOJ et d’autres acteurs impliqués dans l’organisation. Pour les habitants de Dakar, la question de savoir si les JOJ 2026 laisseront un véritable impact positif sur la ville reste entière.

La décision du préfet de Dakar contestée par le Dr Yaya Niang : une mauvaise application du Code électoral ?

Le Dr Yaya Niang, enseignant-chercheur en droit public à l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis, a exprimé son désaccord avec la décision du préfet de Dakar, qui a notifié à Barthélémy Dias sa « démission » en tant que conseiller municipal et, par conséquent, en tant que maire de Dakar. Selon le juriste, cette décision repose sur une mauvaise interprétation de l’article L. 277 du Code électoral.

Dans un texte détaillé, le Dr Niang a rappelé que l’article L. 277 du Code électoral, utilisé pour justifier cette décision, appartient au chapitre intitulé « Des conditions d’éligibilité, d’inéligibilité et d’incompatibilité ». Ce chapitre, explique-t-il, énumère de manière limitative les cas d’inéligibilité dans ses articles 272, 273 et 274.

« L’article 277 indique qu’un conseiller municipal peut être considéré comme démissionnaire lorsqu’il se trouve dans un cas d’inéligibilité prévu par la loi. Il fallait donc vérifier si M. Dias se retrouvait dans l’un des cas d’inéligibilité mentionnés dans les articles précédents, qui sont limitativement énumérés », a-t-il précisé.

Or, selon le juriste, Barthélémy Dias ne correspond à aucun des cas énumérés par ces dispositions. Le préfet aurait donc élargi l’interprétation de l’inéligibilité en se référant aux articles 29 et 30 du Code électoral. Cependant, le Dr Niang rappelle que ces articles ne prévoient pas une inéligibilité automatique.

Pour le Dr Niang, l’inéligibilité est une compétence qui relève exclusivement du juge électoral. « C’est ce même juge qui, après examen, avait conclu à l’éligibilité du candidat. C’est donc également à lui de constater une éventuelle inéligibilité après l’acquisition du mandat », a-t-il souligné.

En conclusion, le juriste estime que le préfet a outrepassé ses prérogatives en cherchant à se substituer au juge électoral. Cette prise de position relance le débat sur les limites des pouvoirs de l’administration et sur la nécessité de respecter la séparation des compétences entre les autorités administratives et judiciaires.

Kaolack : Le MEEFAS liste ses attentes à l’État du Sénégal

Depuis l’indépendance du Sénégal, la place des arabophones dans les instances décisionnelles et administratives a été marginalisée. Bien que la langue arabe soit un pilier de notre patrimoine culturel et religieux, les diplômés issus de cette filière ont souvent été laissés à l’écart des postes de responsabilité, dénoncent les arabophones membres du Mouvement National des Élèves et Étudiants Franco-Arabe du Sénégal (MEEFAS), lors d’une conférence de presse ce dimanche.

 » Aujourd’hui, sous le nouveau régime dirigé par Son Excellence le Président Bassirou Diomaye Faye, il est essentiel d’œuvrer pour une véritable inclusion des arabophones dans la gestion des affaires publiques. Le système éducatif sénégalais a historiquement favorisé la langue française, reléguant les diplômés en arabe à des rôles périphériques », a expliqué Mactar Fall, président national du Mouvement National des Élèves et Étudiants Franco-Arabe du Sénégal.

Cette marginalisation a nourri des préjugés qui considèrent les diplômés en arabe comme moins aptes à diriger ou à occuper des postes de leadership. Pourtant, ces diplômés possèdent des compétences uniques, notamment en termes de culture, de langue et de compréhension des enjeux religieux et sociaux. Il est donc crucial de changer cette perception et de reconnaître la valeur ajoutée des arabophones dans la gestion publique, a rappelé M. Fall.

« L’un des défis majeurs reste l’intégration des diplômés de la langue arabe dans les sphères décisionnelles. Leur participation dans les ministères, les collectivités territoriales et autres instances publiques permettrait de diversifier les points de vue et de mieux répondre aux attentes des citoyens. Une telle inclusion renforcerait la gouvernance et garantirait une meilleure représentativité, surtout en tenant compte des réalités culturelles et religieuses du pays. En réhabilitant ces diplômés, le Sénégal pourrait bénéficier de nouvelles approches pour ses défis contemporains », a précisé le président du MEEFAS.

De plus, l’enseignement arabo-islamique, qui joue un rôle central dans la formation des jeunes générations, mérite une attention particulière. Pour garantir la qualité de cet enseignement, il est essentiel de choisir des responsables compétents, proches des réalités du terrain. « Très souvent, les choix des responsables dans ce domaine ont été influencés par des considérations politiques, ce qui a conduit à des dérives. Il est donc impératif de privilégier des interlocuteurs qui comprennent véritablement les besoins du terrain et qui sont à même d’assurer un enseignement de qualité », a-t-il souligné.

La récente création d’une direction chargée des affaires religieuses et de l’insertion des diplômés de la langue arabe est une initiative encourageante. Cependant, pour qu’elle soit réellement efficace, cette direction doit être dotée de moyens financiers et humains suffisants. « Il ne suffit pas de créer une structure administrative ; il faut lui donner les outils nécessaires pour réaliser sa mission. Des actions concrètes doivent être entreprises pour faciliter l’insertion professionnelle des diplômés et garantir leur intégration dans les différents secteurs de la société sénégalaise », a souhaité M. Fall.

« Pour que le Sénégal avance vers un avenir plus juste et plus équitable, il est impératif de valoriser les talents des diplômés de la langue arabe. Sous le leadership de Son Excellence le Président Bassirou Diomaye Faye, le pays a une occasion unique de réformer en profondeur son approche de l’inclusion. Une telle réforme garantirait une gouvernance plus représentative, en mettant l’accent sur la diversité linguistique et culturelle du pays. Cela permettrait au Sénégal de renforcer son unité et d’ouvrir la voie à un avenir prospère et harmonieux pour tous », a conclu le président national du MEEFAS.

Gestion des fonds Covid-19 : Abdoulaye Diouf Sarr se défend et met fin aux polémiques

L’ancien ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr, est sorti de son silence pour clarifier sa position sur les allégations entourant le rapport de la Cour des comptes relatif à la gestion des fonds Covid-19. Dans un entretien accordé à L’Observateur, il a fermement déclaré ne pas être impliqué dans une quelconque malversation financière.

Interrogé sur son éventuelle responsabilité dans les irrégularités relevées par la Cour des comptes, Abdoulaye Diouf Sarr a tenu à être catégorique : « Vous n’avez peut-être pas lu le rapport. Mon nom n’a jamais été cité dans le rapport de la Cour des comptes pour une malversation financière ou autre », a-t-il affirmé.

Il précise également que le ministère de la Santé, qu’il dirigeait durant la pandémie, n’a fait l’objet d’aucune demande d’ouverture d’information judiciaire par la Cour des comptes. « Excepté un cas isolé reproché à un comptable de l’hôpital de Kaffrine, il n’y a rien qui puisse me concerner dans ce rapport », a-t-il ajouté.

Le rapport de la Cour des comptes sur la gestion des fonds Covid-19 a suscité de nombreuses réactions depuis sa publication. Il met en lumière des manquements graves dans l’utilisation des ressources publiques allouées à la lutte contre la pandémie. Plusieurs responsables et entités sont cités pour des irrégularités ou des pratiques contraires aux règles de gestion publique.

Cependant, Abdoulaye Diouf Sarr insiste sur le fait que son ministère a respecté les procédures établies. « Les fonds alloués ont été utilisés conformément aux règles. Nous avons travaillé dans un contexte difficile, mais avec la rigueur que requérait la situation », a-t-il assuré.

Ces précisions interviennent dans un contexte où plusieurs personnalités publiques ont été accusées, à tort ou à raison, de mauvaise gestion des fonds Covid-19. Abdoulaye Diouf Sarr, en tant qu’ancien ministre de la Santé, a vu son nom associé à ces controverses malgré son absence dans les sections incriminées du rapport.

Avec cette sortie médiatique, l’ex-ministre tente de dissiper les doutes et de protéger son intégrité face aux critiques. « Je considère ce débat clos. Mon implication n’est fondée sur aucune preuve ou accusation documentée », a-t-il conclu.

Si Abdoulaye Diouf Sarr affirme être hors de cause, l’affaire des fonds Covid-19 reste un sujet brûlant au Sénégal. Les citoyens attendent des réponses claires et des sanctions pour les responsables impliqués dans des malversations. L’intervention de l’ancien ministre pourrait contribuer à recentrer le débat sur les véritables responsables, tels que mentionnés dans le rapport de la Cour des comptes.

Affaire Barthélémy Dias : Un juriste démonte la décision du préfet de Dakar

Le bras de fer juridique entre le maire de Dakar, Barthélémy Dias, et le préfet de la capitale sénégalaise continue de faire couler beaucoup d’encre. La récente décision du préfet, considérant Barthélémy Dias comme démissionnaire de son mandat de conseiller municipal et, par conséquent, de son poste de maire, suscite des critiques, notamment celles du Dr Yaya Niang, enseignant-chercheur en Droit public à l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis.

Le préfet a justifié sa décision en s’appuyant sur l’article L. 277 du Code électoral. Cet article stipule qu’un conseiller municipal peut être considéré comme démissionnaire s’il se trouve dans un cas d’inéligibilité prévu par la loi.

Cependant, pour Dr Niang, l’interprétation du préfet est erronée. « En réalité, de notre point de vue, le préfet a mal appliqué les dispositions du Code électoral », a déclaré le juriste. Il rappelle que l’article L. 277 s’inscrit dans un chapitre du Code électoral dédié aux conditions d’éligibilité, d’inéligibilité et d’incompatibilité.

Selon Dr Niang, les cas d’inéligibilité sont énumérés de manière limitative dans les articles 272, 273 et 274 du Code électoral. Ces articles mentionnent les motifs précis qui peuvent rendre un conseiller municipal inéligible, comme l’existence d’une condamnation ou d’un conflit d’intérêt avéré.

« M. Dias ne se retrouvant dans aucun de ces cas, le préfet a cherché ailleurs une hypothétique inéligibilité en invoquant les articles 29 et 30 », précise le juriste. Toutefois, ces articles ne prévoient pas d’inéligibilité automatique.

Dr Niang insiste sur le fait que seule une décision judiciaire peut remettre en cause l’éligibilité d’un élu. « L’inéligibilité relève exclusivement du juge électoral, car c’est lui qui avait validé la candidature de M. Dias. Toute modification de son statut doit passer par une décision judiciaire », a-t-il souligné.

Le juriste considère donc que le préfet a outrepassé ses prérogatives en prononçant une décision administrative sans base légale claire.

Cette affaire ne se limite pas à une simple interprétation juridique : elle reflète également les tensions politiques entre l’administration et l’opposition. Barthélémy Dias, figure de proue de l’opposition sénégalaise, dénonce une manœuvre visant à l’écarter de la scène politique.

Kaolack : Le plaidoyer de l’Association Enfants Soleil Monde aux autorités de la région

« Enfants Soleil Monde » est une association dédiée à l’assistance des enfants en situation de handicap, œuvrant pour l’amélioration de leurs conditions de vie. Parmi les bénéficiaires, on compte notamment les enfants atteints d’autisme, de trisomie 21 et d’infirmité motrice cérébrale (IMC) », a expliqué Madame Maguette Mbodji Diallo, présidente de la section de Kaolack.

L’objectif de l’association « Enfants Soleil Monde » est de promouvoir l’inclusion de cette catégorie vulnérable en leur facilitant l’accès aux soins médicaux, paramédicaux, scolaires et professionnels. Cette initiative est portée par des parents d’enfants handicapés, engagés pour la cause de leurs enfants.

« Enfants Soleil Monde » est une organisation internationale dirigée au niveau national par Sokhna Adama Ndao, qui a joué un rôle majeur dans l’installation d’antennes régionales. La structure prévoit d’ouvrir un centre spécialisé à Kaolack pour l’année scolaire 2025-2026. Ce centre inclura une école spécialisée pour l’éducation des enfants handicapés ainsi qu’une infirmerie.

« Vu l’importance de cette initiative, nous appelons à la mobilisation des bonnes volontés, des autorités administratives, locales et éducatives pour soutenir sa construction. L’association a déjà obtenu un terrain grâce au concours d’une bonne volonté », a plaidé Madame Diallo.

La cérémonie de célébration de l’arbre de Noël, dédiée aux enfants en situation de handicap, s’inscrit dans le cadre des actions traditionnelles de l’association pour le bien-être social et l’intégration de cette couche vulnérable.

« Cette cérémonie vise à attirer l’attention de la société en général, et en particulier des autorités locales et gouvernementales, pour qu’elles portent un regard nouveau sur ces enfants en situation de handicap : un regard d’amour », a déclaré Ibrahima Vieux Diagne, personne ressource de l’association.

Il a également souligné l’importance de cette initiative à Kaolack, qui ne date que de quelques mois : « Il faut que tout le monde se mobilise pour soutenir cette association. J’en appelle aux autorités administratives, religieuses et politiques pour rejoindre ‘Enfants Soleil Monde’ afin d’aider ces enfants à s’épanouir, à bénéficier d’une éducation spéciale et d’une prise en charge sanitaire adaptée. Ces enfants nécessitent une approche bio-psycho-sociale et un accompagnement constant », a-t-il ajouté.

Ce plaidoyer, lancé en marge de la cérémonie de l’arbre de Noël, reflète l’engagement de « Enfants Soleil Monde » à changer le regard de la société sur les enfants en situation de handicap et à leur offrir les moyens nécessaires pour s’épanouir pleinement.

Aminata Touré plaide pour l’instauration d’une Haute Cour de justice et un audit des fonds Covid-19

Dans une interview accordée au quotidien Le Soleil, l’ancienne Première ministre du Sénégal, Aminata Touré, a insisté sur la nécessité de créer une Haute Cour de justice. Cet organe, selon elle, est indispensable pour poursuivre les responsables impliqués dans des détournements de fonds publics.

L’ex-cheffe du gouvernement a mis en lumière les irrégularités présumées liées à la gestion des 1000 milliards de francs CFA alloués à la lutte contre la pandémie de Covid-19. Ces fonds, initialement destinés à protéger les populations et relancer l’économie nationale, auraient été détournés, accuse-t-elle, pour servir des intérêts privés.

Mme Touré a explicitement pointé du doigt l’ancien président Macky Sall, qu’elle accuse d’avoir facilité ou toléré ces malversations financières. Elle appelle à un audit approfondi pour faire toute la lumière sur l’utilisation de ces fonds.

Plaidant pour une justice impartiale, Aminata Touré a souligné l’importance de traduire en justice les anciens ministres impliqués dans ces détournements. « Personne ne devrait être au-dessus de la loi, pas même les anciens chefs d’État ou membres de leur gouvernement », a-t-elle martelé.

Selon elle, l’instauration de la Haute Cour de justice par l’Assemblée nationale est un préalable essentiel pour garantir que les responsables des malversations présumées répondent de leurs actes.

Pour Aminata Touré, ce combat judiciaire représente une opportunité unique de restaurer la confiance des citoyens envers les institutions publiques. Elle estime que la lutte contre la corruption est un pilier fondamental pour la consolidation de l’État de droit au Sénégal.

Avec ces déclarations, l’ancienne Première ministre s’impose une nouvelle fois comme une figure de proue dans la lutte pour la transparence et la justice, au moment où les citoyens réclament davantage de responsabilité de la part de leurs dirigeants.

Un montant exorbitant pour le site de la présidence : Ousseynou Ly dénonce une gestion contestable

Lors de son passage sur le plateau de Seneweb, Ousseynou Ly, porte-parole de la présidence de la République, a révélé des informations troublantes sur la gestion passée du pôle communication de l’institution. Il a notamment pointé du doigt les dépenses excessives liées à l’entretien du site internet officiel de la présidence.

« Chaque année, 85 000 euros, soit environ 54 millions de FCFA, étaient versés à une entreprise étrangère uniquement pour la maintenance du site internet de la présidence », a-t-il déclaré. Cette révélation suscite des interrogations sur la pertinence de ces montants et sur les choix opérés par l’ancien régime.

Selon M. Ly, cette somme exorbitante illustre une mauvaise gestion des ressources publiques. Il a souligné l’absence d’un recours à des compétences locales pour un travail qui, selon lui, aurait pu être réalisé à moindre coût au Sénégal. « Avec les talents que nous avons ici, il est inconcevable de dépenser une telle somme à l’étranger », a-t-il insisté.

Ces déclarations viennent alimenter le débat sur l’utilisation des fonds publics, un sujet qui divise l’opinion publique. Pour de nombreux observateurs, cette situation reflète une dépendance excessive aux prestataires étrangers dans des domaines où le pays dispose pourtant d’expertise locale.

Ces révélations pourraient pousser les autorités actuelles à repenser leur stratégie en matière de gestion de la communication numérique. Ousseynou Ly a d’ailleurs laissé entendre que des efforts sont en cours pour rationaliser les dépenses publiques et valoriser les compétences nationales.

« Nous travaillons à bâtir un système plus efficace et moins coûteux, avec une implication accrue de nos experts locaux », a-t-il affirmé.

Pour les citoyens, cette annonce est perçue comme un pas vers plus de transparence et une meilleure gestion des ressources publiques. Reste à savoir si des audits approfondis seront menés pour déterminer les responsabilités et éviter que de telles pratiques ne se reproduisent à l’avenir.

Cette polémique rappelle l’importance de la bonne gouvernance et de la transparence dans l’utilisation des deniers publics. Dans un contexte où le Sénégal s’efforce de moderniser ses institutions, cette affaire pourrait servir de point de départ à des réformes nécessaires pour restaurer la confiance entre les gouvernants et les citoyens.

Abdoulaye Diouf Sarr sur le rapport de la Cour des comptes : « Je ne suis pas concerné par une quelconque information judiciaire »

L’ancien ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr, a tenu à clarifier sa position concernant le rapport controversé de la Cour des comptes sur la gestion des fonds destinés à la lutte contre la pandémie de Covid-19. Dans une interview accordée au journal L’Observateur, il a rejeté toute implication dans une affaire de malversation.

« Vous n’avez peut-être pas lu le rapport. Mon nom n’a jamais été cité dans le rapport de la Cour des comptes pour une malversation financière ou autre », a-t-il affirmé, mettant ainsi un terme aux spéculations à son sujet.

Selon Abdoulaye Diouf Sarr, le ministère de la Santé qu’il a dirigé n’a fait l’objet d’aucune demande d’ouverture d’information judiciaire. Il reconnaît toutefois un « cas isolé » impliquant un comptable de l’hôpital de Kaffrine, mais insiste sur le fait que cela ne concerne ni lui, ni son administration.

Ces précisions interviennent alors que le rapport de la Cour des comptes a suscité une large indignation, notamment en raison des irrégularités relevées dans l’utilisation des fonds Covid-19. Plusieurs personnalités et institutions sont citées dans ce document, alimentant les débats sur la transparence dans la gestion des finances publiques.

Abdoulaye Diouf Sarr, ancien responsable de l’Alliance pour la République (APR), semble ainsi vouloir se dissocier des polémiques qui entourent ce rapport. En rappelant que son nom n’apparaît pas dans les accusations de la Cour des comptes, il cherche à protéger son image et à éteindre toute controverse.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°353 – du 21 ET 22/12/2024

🔴 HAUSSE DE PLUS DE 7 MILLIARDS F CFA DU BUDGET DU MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR : UNE RÉPONSE SUFFISANTE À LA CORRUPTION ET À L’INSÉCURITÉ ?
🔴 1,8 MILLIARDS F CFA POUR LA TRANSITION VERS DES SOLUTIONS ÉCOLOGIQUES DURABLES : « CLEAN TECH SENEGAL » EN MARCHE

🔴 MALGRÉ LA RUPTURE DES LIGAMENTS ET L’ABSENCE DE CLUB : BOUNA SARR N’ABANDONNE PAS LA « TANIÈRE »
🔴 E-SPORT / PREMIÈRE ÉDITION LES 28 ET 29 DÉCEMBRE : DAKAR AUX COULEURS DE L’E-FEST !

Ministère de l’Intérieur : un budget 2025 en hausse pour renforcer la sécurité et la lutte contre la corruption

Le budget 2025 du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique a été adopté ce vendredi par la commission des finances de l’Assemblée nationale. Fixé à 204,4 milliards de FCFA, il enregistre une augmentation de plus de 7,4 milliards de FCFA par rapport à l’exercice précédent, où le budget s’élevait à 197 milliards de FCFA.

Le Général Jean Baptiste Tine, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, a souligné sur sa page X que ces ressources supplémentaires sont destinées à soutenir les actions stratégiques inscrites dans le plan opérationnel 2025. Cette augmentation vise principalement à renforcer la sécurité publique, à améliorer la relation entre les forces de l’ordre et les citoyens, et à intensifier les efforts contre la corruption.

La nouvelle doctrine de police de proximité, adoptée en début de semaine, promet une meilleure collaboration entre les forces de sécurité – Police et Gendarmerie – et les populations. Selon le ministre, cette approche devrait marquer un changement significatif dans les relations entre citoyens et forces de l’ordre.

Parmi les priorités annoncées, la lutte contre l’insécurité demeure au centre des préoccupations. Des initiatives supplémentaires seront mises en œuvre pour renforcer les capacités des forces de sécurité face aux défis actuels.

Le ministre a également réaffirmé l’engagement du gouvernement à faire de la lutte contre la corruption un combat national. Ce fléau, qui affecte la bonne gouvernance et la confiance des citoyens, nécessite une réponse concertée et rigoureuse, selon le Général Tine.

Lors de la présentation du budget, le ministre a tenu à remercier les députés pour leurs suggestions. Il a assuré que les préoccupations soulevées seraient prises en compte dans les stratégies du ministère.

Le Collectif « Non à l’Amnistie » : Appel à la transparence et à l’abrogation totale de la loi d’amnistie

Le 20 décembre 2024, le Collectif « Non à l’Amnistie » a publié un communiqué adressé aux nouvelles autorités étatiques du Sénégal, dans lequel il exprime ses félicitations pour les efforts déployés en faveur de l’indemnisation des victimes des violences politiques et sociales. Toutefois, dans son message, le Collectif a soulevé plusieurs préoccupations concernant la mise en œuvre de cette initiative et a réitéré sa demande d’abrogation totale de la loi d’amnistie, considérée comme un obstacle majeur à la justice et à la réconciliation.

Dans un premier temps, le Collectif a salué l’initiative d’indemnisation lancée par le gouvernement, qu’il considère comme une avancée significative vers la reconnaissance des préjudices subis par les victimes des violences politiques passées. Cette démarche est vue comme un premier pas vers la réparation des torts infligés aux citoyens et un signe de volonté politique en faveur de la justice sociale. Le Collectif a toutefois exprimé des inquiétudes quant à la manière dont cette initiative est mise en œuvre, soulignant que de nombreux citoyens concernés par les indemnités ne sont pas suffisamment informés des démarches à suivre, des délais, et des conditions pour bénéficier de cette réparation.

Le Collectif a insisté sur la nécessité d’une communication claire, accessible et régulière. Il a précisé que les victimes doivent être informées de manière transparente sur les étapes du processus, les critères d’éligibilité, ainsi que les délais de traitement des dossiers. Selon le Collectif, une communication efficace est essentielle pour garantir une inclusion totale des victimes dans le processus et éviter des frustrations inutiles qui pourraient nuire à la confiance des citoyens dans les autorités.

Au-delà de la question de la communication, le Collectif a exhorté les autorités à faire preuve de transparence et de célérité dans le traitement des dossiers d’indemnisation. Selon le groupe, la lenteur administrative et l’opacité du processus pourraient nuire à l’efficacité de l’initiative et à la crédibilité des institutions publiques. Pour le Collectif, il est crucial que l’État respecte les principes d’équité et de justice dans le traitement des dossiers, afin de restaurer la confiance des citoyens envers les institutions et de renforcer la paix sociale. Le Collectif a également souligné que la transparence dans la gestion des fonds alloués à l’indemnisation est indispensable pour éviter toute suspicion de mauvaise gestion ou de détournement de fonds publics.

L’un des points les plus importants du communiqué reste la demande d’abrogation totale de la loi d’amnistie, une loi qui, selon le Collectif, continue de constituer un obstacle majeur à la justice. Le Collectif rappelle que cette loi a été promulguée dans un contexte politique particulier, avec l’objectif de mettre fin aux violences et aux conflits politiques, mais elle a eu pour effet de soustraire certains responsables d’actes criminels à toute poursuite judiciaire. En conséquence, de nombreuses victimes restent sans recours et les responsables de violations des droits humains échappent à la justice.

Le Collectif a exprimé sa conviction qu’une abrogation partielle de la loi d’amnistie ne suffira pas à réparer cette injustice. Une telle mesure, selon lui, ne ferait que maintenir une inégalité entre citoyens devant la justice, en permettant à certains responsables de bénéficier d’une impunité partielle. Pour le Collectif, l’abrogation totale de la loi d’amnistie est une condition sine qua non pour rétablir l’égalité devant la justice et garantir une réparation complète des préjudices subis par les victimes.

Enfin, le Collectif a conclu son communiqué en réaffirmant son appel à la réconciliation nationale, mais en insistant sur le fait que cette réconciliation ne pourra être effective que si elle repose sur des bases solides de justice. « Réconciliation oui, mais justice d’abord », tel est le message central du Collectif. Pour lui, la réconciliation ne peut se faire sans que les victimes ne soient pleinement réparées et que les responsables des violations des droits humains ne soient tenus pour responsables de leurs actes.

Ce communiqué s’inscrit dans un contexte politique tendu au Sénégal, où la question de l’amnistie continue de diviser l’opinion publique. Alors que certains estiment que l’amnistie est nécessaire pour favoriser la paix et la stabilité, d’autres, comme le Collectif « Non à l’Amnistie », considèrent qu’elle constitue un obstacle à la justice et à la réconciliation véritable. Le Collectif espère que ses appels seront entendus par les nouvelles autorités, et que des mesures concrètes seront prises pour garantir une justice équitable et une réparation complète des préjudices subis par les victimes.

Hajj 2025 : Ouverture des préinscriptions le 24 décembre

La Délégation générale au Pèlerinage aux Lieux saints de l’Islam a annoncé l’ouverture des préinscriptions pour le Hajj 2025 à partir du 24 décembre. Cette étape cruciale marque le lancement des démarches administratives pour les fidèles sénégalais désireux de remplir le cinquième pilier de l’Islam.

Dans un communiqué officiel, il est précisé que les préinscriptions se feront exclusivement auprès de la Banque Islamique du Sénégal (BIS), présente sur l’ensemble du territoire. Les candidats devront effectuer un versement provisoire de 4 millions de francs CFA. Ce montant, qui reste à confirmer, servira à réserver les places en attendant la fixation du tarif définitif dans les semaines à venir.

Cette initiative vise à simplifier les formalités et à garantir une organisation optimale pour les départs. La Délégation générale rappelle aux candidats l’importance de respecter les délais et de fournir les documents nécessaires pour faciliter le traitement des dossiers.

Le Hajj, en tant que démarche spirituelle essentielle pour les musulmans, exige également une logistique rigoureuse. Le montant provisoire couvre les réservations et anticipe les frais liés au transport, à l’hébergement, ainsi qu’aux autres dépenses nécessaires au séjour des pèlerins dans les Lieux Saints.

La Délégation exhorte les futurs pèlerins à initier les démarches dès l’ouverture des préinscriptions afin d’éviter tout désagrément lié aux délais. Elle insiste également sur la vérification des documents de voyage, notamment les passeports et certificats médicaux, indispensables pour accomplir le pèlerinage.

Cette annonce marque le début d’une étape importante pour les fidèles sénégalais, leur permettant de se préparer spirituellement et logistiquement pour ce voyage unique.

Changements climatiques : le Sénégal lance « Clean Tech Sénégal » pour promouvoir les technologies propres

Le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique (METE) a officiellement lancé le projet « Promouvoir l’innovation en matière de Technologies Propres pour l’Action Climatique au Sénégal (Clean Tech Sénégal) ». Cette initiative vise à encourager et soutenir les petites et moyennes entreprises (PME) ainsi que les startups sénégalaises engagées dans le développement de technologies propres destinées à réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Avec un budget de 1,8 milliard de francs CFA, ce projet s’inscrit dans le cadre du Programme mondial d’innovation dans les technologies propres, une initiative portée par l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI). Ce programme, actif dans 17 pays, dont le Sénégal, a pour objectif de promouvoir des solutions technologiques respectueuses de l’environnement et adaptées aux enjeux climatiques actuels.

Lors de l’ouverture du premier forum national consacré à la promotion de l’innovation dans les technologies propres, Fodé Fall, secrétaire général du METE, a expliqué que « Clean Tech Sénégal » ambitionne de stimuler l’innovation locale en soutenant les entreprises dans leur transition vers des solutions technologiques durables. Selon lui, il est essentiel que ces technologies soient adaptées aux réalités socioéconomiques et culturelles du Sénégal pour garantir leur impact et leur durabilité.

Le projet cible plusieurs secteurs stratégiques, notamment les énergies renouvelables, la gestion des déchets, l’agriculture durable et la gestion des ressources en eau. Ces domaines ont été identifiés comme prioritaires pour leur potentiel à réduire l’empreinte écologique tout en répondant aux besoins spécifiques du pays.

Fodé Fall a également rappelé les données du rapport 2023 sur la technologie et l’innovation publié par la Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement (CNUCED). Ce rapport souligne que le marché des technologies propres, estimé à 1 500 milliards de dollars US en 2020, pourrait atteindre 9 500 milliards de dollars US d’ici 2030, illustrant ainsi leur importance croissante dans l’économie mondiale.

En lançant « Clean Tech Sénégal », le gouvernement entend non seulement contribuer à la lutte contre les changements climatiques, mais également positionner le Sénégal comme un acteur clé dans le développement et l’adoption de technologies respectueuses de l’environnement. Ce projet marque une étape importante dans la transition écologique du pays et pourrait servir de modèle pour d’autres nations en quête de solutions durables face aux défis climatiques.

286 kg de chanvre indien saisis : la gendarmerie frappe un grand coup dans la lutte contre le trafic de drogue

Dans un communiqué relayé par la rédaction de Ledakarois.sn, le Haut-commandement de la Gendarmerie nationale a annoncé un coup de filet majeur dans la lutte contre le trafic et l’usage de drogue au Sénégal. Les brigades territoriales de la Zone Franche Industrielle et de Yenne ont mené des opérations ciblées dans les nuits du 17 et 18 décembre 2024, aboutissant à des saisies significatives de chanvre indien.

Les dispositifs de surveillance, renforcés le long des plages de Petit Mbao et de Yenne, ont permis de déjouer des tentatives de transport de drogues. Selon le communiqué, 286 kilogrammes de chanvre indien soigneusement conditionnés dans des sacs en plastique ont été interceptés. La brigade de Yenne a saisi 216 kg, tandis que celle de la Zone Franche Industrielle a récupéré 70 kg.

En plus de cette importante saisie, deux véhicules utilisés pour les opérations de transport ont été immobilisés. Il s’agit d’un Rav4 immatriculé à Dakar et d’une Peugeot 307 immatriculée à Thiès.

Les enquêtes sont toujours en cours pour identifier et démanteler le réseau criminel derrière cette opération. Le communiqué souligne que l’implication des brigades de Yenne et de la Zone Franche Industrielle reflète l’efficacité des stratégies de surveillance mises en place par la gendarmerie, notamment dans les zones côtières, souvent utilisées pour le trafic de drogue.

Le Haut-commandement de la Gendarmerie nationale a réaffirmé son engagement dans la lutte contre les trafics de stupéfiants, qui constitue une priorité nationale. Cette saisie s’inscrit dans une série d’opérations visant à sécuriser les zones sensibles et à perturber les activités des réseaux criminels. La collaboration et la vigilance des forces de l’ordre démontrent que le Sénégal reste ferme dans sa volonté de combattre ce fléau.

Ledakarois.sn continuera de suivre cette affaire et les développements des investigations en cours. Ce succès représente un avertissement clair aux trafiquants et témoigne de la détermination des autorités à éradiquer le trafic de drogue sur le territoire national.

Ousmane Sonko accueilli à Banjul par Adama Barrow : Un nouvel élan pour les relations Sénégal-Gambie

Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a été reçu avec les honneurs ce jeudi à la State House de Banjul par le Président gambien, Adama Barrow. Cette rencontre, empreinte de cordialité et de fraternité, symbolise un tournant prometteur dans les relations bilatérales entre les deux pays voisins.

Lors de leur entretien, les deux dirigeants ont abordé des sujets cruciaux, tels que la sécurité transfrontalière, l’intégration économique régionale, ainsi que les projets de développement communs. En ces temps marqués par des défis régionaux croissants, la volonté de coopération mutuelle apparaît comme une réponse stratégique pour relever ensemble les enjeux auxquels font face le Sénégal et la Gambie.

Ousmane Sonko a souligné l’importance de renforcer les liens historiques et culturels entre les deux peuples. « Le Sénégal et la Gambie partagent une histoire, une géographie et une destinée communes. Il est de notre devoir de consolider cette amitié pour assurer un avenir prospère à nos populations », a-t-il déclaré. Il a également insisté sur la nécessité d’une collaboration accrue dans des domaines stratégiques tels que le commerce, la culture et les infrastructures transfrontalières.

De son côté, le Président Adama Barrow a salué les efforts constants du Sénégal pour promouvoir la stabilité en Afrique de l’Ouest. « La Gambie et le Sénégal sont comme deux branches d’un même arbre. Notre collaboration est essentielle pour le développement de notre région », a-t-il affirmé. Adama Barrow a également réitéré l’engagement de son pays à travailler main dans la main avec le Sénégal pour relever les défis liés à la paix et à la prospérité dans la sous-région.

Cette visite officielle du Premier ministre sénégalais s’inscrit dans une dynamique plus large visant à renforcer les liens diplomatiques et économiques entre Dakar et Banjul. Elle témoigne de la volonté commune des deux nations d’œuvrer pour un avenir marqué par une coopération mutuellement bénéfique.

Ndeye Khady Ndiaye réclame son procès en appel dans l’affaire Sweet Beauty

Condamnée à deux ans de prison ferme et à verser 20 millions de francs CFA à Adji Sarr par le Tribunal de Grande Instance de Dakar, Ndeye Khady Ndiaye, propriétaire de l’institut Sweet Beauty, veut tourner la page. Cela fait 18 mois que son appel reste en attente d’un examen par la Cour d’appel, une situation qui pèse lourdement sur elle, selon son avocat, Me Bassirou Baldé.

Dans une déclaration récente, l’avocat a confirmé avoir saisi le parquet général pour demander l’enrôlement du dossier. « C’est une démarche légitime. Ma cliente souhaite que cette affaire soit programmée afin qu’elle puisse être entendue par la Cour d’appel. Elle ne veut plus continuer à vivre sous le poids de cette condamnation », a-t-il expliqué.

Me Baldé a également souligné que Ndeye Khady Ndiaye ne bénéficie pas de la récente loi d’amnistie qui a permis à d’autres accusés de voir leurs condamnations annulées. Elle réclame donc un procès en appel pour faire valoir ses droits et obtenir une révision de sa condamnation.

Cette affaire, qui a suscité une forte médiatisation au Sénégal, reste sensible. La propriétaire de Sweet Beauty espère que la Cour d’appel agira rapidement pour clore un chapitre éprouvant de sa vie. Les prochains jours seront déterminants pour savoir si sa requête sera entendue.

Halte aux dérives policières : le cri d’alarme du Syndicat Unique des Travailleurs Municipaux (SUDTM)

Le Syndicat Unique des Travailleurs Municipaux (SUDTM) a tiré la sonnette d’alarme face à une situation préoccupante qui sévit à la mairie de Dakar. À travers un communiqué, l’organisation syndicale a dénoncé avec véhémence les récents agissements des forces de l’ordre, qu’elle qualifie de dérives policières.

Le SUDTM s’insurge contre des scènes choquantes qui ont marqué l’opinion publique. « Nous avons tous vu des images montrant des forces de l’ordre en train de défoncer avec une violence inouïe les portes de la salle de réunion, envahir les lieux pour empêcher la tenue d’une conférence de presse convoquée par le maire », souligne le syndicat dans son communiqué. Cette intrusion violente, suivie du refus d’accès à la mairie pour le conseil municipal et ses agents, est jugée inacceptable.

Le syndicat s’interroge : « Comment peut-on interdire à des citoyens, et a fortiori à un maire, l’accès à un hôtel de ville ? » Une question d’autant plus pertinente que tout retard dans le fonctionnement des services municipaux, notamment dans le paiement des salaires, pourrait être lourd de conséquences pour les agents municipaux.

Le SUDTM pointe également du doigt une application sélective des lois par les autorités. Il déplore que si une certaine célérité est observée pour exécuter des décisions défavorables au maire, les revendications des travailleurs continuent, elles, d’être ignorées. Le syndicat rappelle notamment l’existence de la loi 2011-08 du 30 mars 2011 portant statut de la Fonction Publique Locale. Cette loi, bien que votée et ses décrets d’application publiés, reste inappliquée à ce jour. L’article 29 de cette loi prévoit pourtant une augmentation substantielle des salaires des travailleurs des collectivités territoriales, à l’instar de leurs homologues du secteur public.

« Malgré une longue grève menée par les travailleurs des collectivités territoriales, les autorités continuent de faire la sourde oreille », déplore le syndicat. Il fustige également la manière « cavalière » avec laquelle les agents municipaux ont été empêchés d’accéder à leur lieu de travail.

Face à ces injustices, le SUDTM appelle les forces de l’ordre à la retenue et exhorte les autorités à garantir le respect strict des droits des travailleurs. L’organisation syndicale invite également ses partenaires, notamment la coalition And Gueusseum et la Fédération Générale des Travailleurs du Sénégal (FGTS-B), à rester vigilants et à défendre les droits légitimes des travailleurs municipaux.

Elle met en avant l’importance de la co-construction et de la co-responsabilité, prônées par la FGTS-B, tout en réaffirmant la centralité du travailleur dans toute démarche sociale et politique.

Lutte contre l’insécurité : 374 interpellations et plus d’un million de francs CFA récoltés en amendes

Dans le cadre de ses efforts pour assurer la sécurité des citoyens et de leurs biens, la police nationale a intensifié ses opérations sur l’ensemble du territoire. Dans la nuit du jeudi 19 au vendredi 20 décembre 2024, la Direction de la Sécurité Publique (DSP) a mené une vaste opération de sécurisation ciblant les zones criminogènes du Sénégal.

Cette intervention a permis d’interpeller 374 personnes pour diverses infractions. Parmi elles, 67 ont été arrêtées pour ivresse publique et manifeste, tandis que 30 autres ont été placées en garde à vue pour nécessité d’enquête. Un individu a été appréhendé pour détention de chanvre indien, et cinq autres pour détention et usage de cette substance. Un cas d’usage illicite de cigarette électronique a également été enregistré, ainsi que onze interpellations pour usage de produit cellulosique. Par ailleurs, deux individus ont été arrêtés pour rixe sur la voie publique et deux autres pour coups et blessures volontaires. D’autres infractions, telles que l’abus de confiance, l’association de malfaiteurs, le vol, la tentative de vol, ainsi que des violences et voies de fait, figurent parmi les motifs des interpellations.

En ce qui concerne les infractions routières, les agents de la DSP ont procédé à la mise en fourrière de 40 véhicules et à l’immobilisation de 67 motos. Ces contrôles routiers ont permis de collecter un total de 1 079 000 francs CFA en amendes forfaitaires, selon le bilan communiqué par les autorités.

Ces actions s’inscrivent dans une stratégie globale visant à renforcer la sécurité publique et à réduire la criminalité dans les zones sensibles. Sous la direction du commissaire Ndiarra Sène, les forces de l’ordre ont démontré leur détermination à lutter contre toutes les formes d’insécurité. Cette opération envoie un signal fort, rappelant que la sécurité des citoyens reste une priorité pour les autorités.

Cependant, ces efforts soulèvent également des questions sur les mécanismes de prévention et d’accompagnement des personnes interpellées, notamment en matière de réinsertion sociale. Les autorités assurent que ces interventions se poursuivront dans les semaines à venir, avec un accent particulier sur les zones les plus exposées aux actes criminels.

Situation des retraités : La grande promesse du ministre Abass Fall

Récemment nommé ministre du Travail, Abass Fall a pris une position forte sur la question des retraités sénégalais. Dans une lettre adressée à Demba Welle Diop, président de l’Association des retraités, veufs, veuves et orphelins du Sénégal (ARVOS), le ministre a affirmé que le gouvernement accorde une attention particulière à l’amélioration des conditions de vie des retraités et de leurs ayants droit. Cette initiative intervient sur instruction du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, qui a demandé une réflexion approfondie sur la gestion des retraites au Sénégal.

Le ministre a expliqué dans sa correspondance qu’il avait été saisi par le directeur de cabinet du président pour examiner les préoccupations des retraités. Il a précisé que cette réflexion stratégique vise à revoir en profondeur le système actuel, souvent critiqué pour ses insuffisances. Parmi les problèmes identifiés figurent la faiblesse des pensions de retraite, qui ne permettent pas aux bénéficiaires de subvenir pleinement à leurs besoins, ainsi que l’absence de mécanismes réguliers de revalorisation des pensions face à l’augmentation du coût de la vie. À cela s’ajoute le manque d’accompagnement social et médical, particulièrement crucial pour des personnes souvent âgées et confrontées à des dépenses de santé importantes.

Pour répondre à ces défis, Abass Fall a annoncé que son ministère a déjà engagé une réflexion stratégique, avec pour ambition de développer des solutions durables et adaptées. Cette démarche inclut l’organisation prochaine de réunions de concertation avec les représentants des retraités, afin de recueillir leurs avis et propositions. Le ministre a souligné l’importance de ces échanges, qui permettront de définir des mesures concrètes et efficaces pour un accompagnement global des retraités.

Dans sa lettre, il a réaffirmé que le gouvernement attache une grande importance à la revalorisation des pensions et à l’amélioration des conditions de vie des retraités. Il a également insisté sur le fait que cette démarche s’inscrit dans une vision inclusive, où les retraités et leurs ayants droit seront pleinement impliqués dans le processus de réforme.

Cette annonce marque un tournant pour les retraités sénégalais, qui espèrent depuis longtemps une meilleure prise en charge de leurs besoins. Le système actuel, jugé insuffisant, ne répond pas aux attentes d’une frange importante de la population, souvent marginalisée après des années de service.

Le ministre Abass Fall a conclu en exprimant son engagement personnel et celui de son département à travailler pour le bien-être des retraités, tout en rappelant que ces efforts s’inscrivent dans une dynamique gouvernementale globale visant à renforcer la justice sociale et à améliorer la qualité de vie des citoyens.

Cette initiative suscite beaucoup d’espoir, car elle pourrait marquer une avancée majeure dans la prise en charge des retraités au Sénégal. Si les promesses sont tenues, elles pourraient transformer positivement le quotidien de milliers de Sénégalais.

Kaolack : Célébration de la fête patronale du Génie – Sainte Barbe

La célébration de la Sainte Barbe, fête patronale du Génie, s’est tenue ce vendredi sous la présidence du colonel Diouma Sow, commandant de la zone militaire numéro 3 (Kaolack, Fatick et Kaffrine). Le thème de cette édition portait sur : « Évolution du concept armée-nation et adaptation aux politiques publiques de développement : enjeux, défis, perspectives pour le génie militaire. »

Un hommage aux traditions et aux anciens
« Ce matin, nous avons célébré la journée de cohésion des sapeurs. Une célébration qui s’inscrit dans le cadre de la commémoration de la Sainte Barbe, organisée chaque premier mercredi du mois de décembre. Cette année, elle a été célébrée le 4 décembre 2024 à Bargny », a expliqué le lieutenant-colonel Sérigne Aliou Faye, chef de corps du 1er bataillon de Génie.

Toutefois, en raison des contraintes de déplacement pour certains anciens sapeurs, le commandement du Génie a décidé que cette fête puisse être célébrée localement tout au long du mois de décembre. À Kaolack, cette journée s’est traduite par un repas de cohésion accompagné de prestations culturelles.

Perpétuer les traditions et honorer les anciens
La cérémonie a également été l’occasion de rendre un vibrant hommage aux anciens et aux retraités de 2023-2024, à qui des cadeaux ont été remis en signe de reconnaissance. « Cette fête nous permet de perpétuer les traditions du Génie. Parmi ces traditions, il y a la troupe théâtrale « Djadji », née sur les chantiers après les indépendances. Face aux conditions souvent difficiles, les sapeurs ont commencé à jouer des sketches et à présenter des prestations culturelles selon leurs groupes ethniques », a ajouté le lieutenant-colonel Faye.

La célébration a ainsi été marquée par des prestations de trois ballets : un ballet Lébou, un ballet Sérère et un ballet Diola, ainsi qu’une pièce théâtrale humoristique intitulée « Sapeurs au chantier ». Celle-ci illustre les réalités des chantiers et l’adaptation des jeunes officiers formés à l’étranger aux spécificités locales.

Le Génie : entre arme et service
Le lieutenant-colonel Faye a rappelé que les sapeurs du Génie se distinguent par leur polyvalence. « Le Génie allie à la fois une fonction d’arme et de service. Nous combattons en première ligne avec les unités de mêlée tout en construisant et entretenant des infrastructures. Nous intervenons également dans les situations d’urgence, comme lors des inondations ou de la crue du fleuve Sénégal, avec la construction d’une digue au quartier de Darou », a-t-il souligné.

Le rôle clé du 1er bataillon du Génie dans la zone militaire n°3
Présidant la cérémonie, le colonel Diouma Sow a salué le travail du 1er bataillon du Génie, malgré un contexte marqué par des contraintes de calendrier et la perte récente d’un camarade, le sapeur mineur Awa Fall.

Le colonel Sow a détaillé les contributions du bataillon à travers trois axes :

  1. Une coopération renforcée avec les autorités administratives, locales et les populations des localités de la zone.
  2. Un rôle fédérateur dans la réalisation de grands travaux au profit des unités de la zone.
  3. Une belle image des forces armées illustrée, par exemple, par la construction de l’école primaire de Taïba Némanding.

En conclusion, il a souligné l’importance pour les sapeurs de maintenir leur double compétence en tant que militaires et techniciens, pour honorer l’héritage du Génie et le transmettre aux générations futures.

Deux hommes condamnés pour violences et outrage envers un policier à Saly Portudal

Le Tribunal de grande instance de Mbour a tranché dans une affaire impliquant le chauffeur Ablaye Samb et le commerçant Mouhamed Diouf, tous deux reconnus coupables d’outrage et de violences envers un policier en pleine circulation à Saly Portudal. L’incident, survenu début novembre 2024, avait fait grand bruit dans cette commune touristique.

Aux alentours de 16 heures, sur une route particulièrement embouteillée de Saly, le chauffeur Ablaye Samb avait immobilisé son véhicule au milieu de la chaussée, provoquant un embouteillage massif. Le policier Diémé, chargé de réguler la circulation, intervient pour exiger que le véhicule soit déplacé. Mais face à l’interpellation, le chauffeur refuse catégoriquement, déclenchant un échange tendu. Les esprits s’échauffent rapidement, et Ablaye Samb en vient à insulter et agresser physiquement l’agent de police.

Sous les regards médusés des passants, la situation dégénère en une bagarre, nécessitant l’intervention de riverains pour séparer les deux hommes. Pendant ce temps, Mouhamed Diouf, un commerçant présent sur les lieux, filme la scène avec son téléphone portable, ce qui attise encore davantage les tensions.

Le policier, s’apercevant que la scène était enregistrée, confisque l’appareil du commerçant avant de signaler les faits au commissariat de Saly Portudal. Ablaye Samb et Mouhamed Diouf sont placés en garde à vue, puis déférés au tribunal.

Lors de leur comparution, les deux prévenus ont présenté des excuses au tribunal. Ablaye Samb a affirmé avoir agi sous le coup de la colère, accusant le policier d’avoir « usé de propos irrespectueux » en saisissant ses papiers. Mouhamed Diouf, quant à lui, a expliqué avoir filmé la scène pour « garder une preuve » des événements.

Le procureur a fustigé le comportement des deux hommes, estimant leur attitude incompatible avec le respect dû aux forces de l’ordre. Il a requis une peine de trois mois de prison ferme pour le chauffeur et l’application de la loi pour le commerçant.

Le tribunal a finalement condamné Ablaye Samb à trois mois de prison ferme pour outrage, rébellion et violences envers un agent en service. Mouhamed Diouf, pour sa part, a écopé d’une peine de trois mois de prison avec sursis pour avoir filmé sans autorisation une scène compromettant un agent en exercice.

Cette affaire met en lumière la nécessité de respecter les forces de sécurité dans l’exercice de leurs fonctions, un message que la justice sénégalaise souhaite marteler à travers ces sanctions. Pour le policier agressé, cette décision constitue une reconnaissance de son droit à intervenir dans le cadre de ses missions.

Sénégal : La Somisen lance un audit financier sur les actifs miniers de l’État

Dans un effort de transparence et de gestion optimale des ressources, la Société des Mines du Sénégal (Somisen), dirigée par Ngagne Demba Touré, a initié un audit financier approfondi sur les participations de l’État dans les entreprises minières opérant sur le territoire national. Cette démarche, rapportée par le journal Libération, vise à faire la lumière sur la gestion des actifs publics dans le secteur stratégique des mines.

Selon les informations relayées, une correspondance a été envoyée à toutes les entreprises concernées afin de collecter les documents nécessaires à cette analyse. Depuis juin dernier, la Somisen a entrepris une évaluation minutieuse de l’état des actions détenues par l’État dans ces entreprises minières.

Les premières conclusions de l’audit révèlent que l’État sénégalais détient des parts dans 14 sociétés minières. Cependant, ces participations, déjà jugées faibles, ne bénéficient pas d’une valorisation adéquate.

Le rapport provisoire pointe du doigt des pratiques financières et conventionnelles qui limitent les retombées économiques pour l’État. Dans la majorité des cas, le Sénégal n’a perçu aucun dividende, ou alors des montants jugés dérisoires, malgré les richesses considérables générées par les exploitations minières.

« Cette part de l’État dans les opérations minières, déjà faible, n’est pas valorisée », souligne le document. Cette situation interroge sur l’efficacité des accords signés et la capacité du pays à maximiser les retombées de ses ressources naturelles.

L’objectif de cet audit est de fournir un rapport détaillé aux autorités compétentes pour permettre une prise de décisions éclairées sur les mesures à adopter. La Somisen entend jouer un rôle de premier plan dans la gestion stratégique des ressources minières pour le développement économique du pays.

Cet audit s’inscrit dans une dynamique plus large de réforme du secteur minier, afin de renforcer la transparence et de garantir une juste rétribution des richesses nationales pour le bénéfice des citoyens sénégalais. Les conclusions finales de ce travail pourraient marquer un tournant dans la gestion des ressources naturelles du Sénégal.

Révision de la Constitution : Une controverse éclate autour de la suppression du CESE et du HCCT

Le samedi 14 décembre dernier, une révision constitutionnelle a été adoptée, actant la suppression de deux institutions consultatives, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) et le Haut Conseil des collectivités territoriales (HCCT). Cette décision, portée par le président de la République Bassirou Diomaye Faye, vise à réduire les dépenses publiques en supprimant ces institutions jugées « budgétivores ». Cependant, cette initiative suscite une vive controverse juridique.

L’ancien parlementaire Doudou Wade, repris par Les Échos, a soulevé ce qu’il qualifie de « grosse faille » dans la procédure suivie pour adopter cette réforme. Selon lui, le décret présidentiel n°2024-3404 signé le 11 décembre, qui ordonne la présentation du projet de révision, ne mentionne pas explicitement le choix de soumettre le projet uniquement à l’Assemblée nationale.

Pour étayer ses propos, Doudou Wade cite l’article 103 de la Constitution. Celui-ci précise que l’initiative de révision peut être prise par le président de la République ou les députés. Toutefois, deux conditions sont exigées pour valider la révision :

  1. L’adoption par l’Assemblée nationale suivant la procédure prévue à l’article 71.
  2. L’approbation par référendum, sauf si le président de la République décide de se limiter à un vote parlementaire réunissant une majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés.

Selon M. Wade, l’absence de mention explicite dans le décret présidentiel concernant le recours exclusif à l’Assemblée nationale pose problème. « Étant donné que [Bassirou Diomaye Faye] n’a pas spécifié dans son décret le besoin de se limiter à la seule Assemblée nationale, il doit convoquer le corps électoral pour approbation du projet de loi de révision », affirme-t-il.

Cette omission pourrait, selon les détracteurs du projet, invalider la procédure suivie pour cette révision constitutionnelle. Pour Doudou Wade, la tenue d’un référendum s’impose pour respecter pleinement la lettre et l’esprit de la Constitution.

D’autres acteurs politiques et juristes pourraient également se saisir de cette question, accentuant la pression sur le gouvernement pour clarifier ou rectifier la procédure.

Francis Mvemba, ancien candidat à la présidentielle en RDC, placé sous mandat de dépôt à Mbour pour filouterie d’hébergement

L’homme d’affaires congolais et ancien candidat à l’élection présidentielle de 2018 en République démocratique du Congo (RDC), Francis Mvemba, se trouve actuellement incarcéré à la prison de Mbour, au Sénégal. Cette situation fait suite à une plainte déposée par le propriétaire d’un hôtel de la Petite-Côte, pour des impayés estimés à plus de 2,7 millions de francs CFA.

Selon les informations recueillies par Seneweb, Francis Mvemba avait séjourné à la « Villa Petit Paradis » entre le 26 novembre et le 17 décembre dernier. D’abord logé dans une suite avec piscine privée, il aurait ensuite changé pour une autre suite équipée d’une baignoire. À la fin de son séjour, les frais s’élevaient à 3,623 millions de francs CFA.

Toutefois, l’homme politique congolais n’a réglé qu’une avance de 900 000 francs CFA, laissant un solde impayé de 2,723 millions de francs CFA. Malgré les relances répétées du propriétaire, aucune solution n’a été trouvée, ce qui a poussé ce dernier à déposer une plainte auprès de la brigade de proximité de Ngaparou.

Interpellé et entendu par les gendarmes, Francis Mvemba a reconnu les faits. Il a néanmoins sollicité un délai pour régler le montant dû. Cette demande n’a pas empêché son arrestation pour « filouterie d’hébergement et d’aliments », une infraction passible de sanctions au Sénégal.

Déféré au tribunal de Mbour le mercredi 19 décembre, Francis Mvemba a été placé sous mandat de dépôt par le procureur. Sa situation juridique est désormais entre les mains de la justice sénégalaise.

Francis Mvemba n’est pas inconnu du grand public. Homme d’affaires influent et ancien prétendant à la présidence de la RDC, il avait déjà attiré l’attention des médias pour son ambition politique et son train de vie luxueux. En 2018, un reportage réalisé par Le Parisien mettait en lumière son ascension et ses projets pour son pays.

Cette affaire relance les débats sur les obligations des personnalités publiques, notamment à l’étranger, et sur leur gestion des engagements financiers. Pour Francis Mvemba, ce nouvel épisode judiciaire pourrait ternir davantage son image, déjà sujette à diverses polémiques.

Kaolack / Incendie dévastateur à Ngane : la famille Senghor perd tous ses biens

Un grave incendie s’est déclaré ce vendredi 20 décembre 2024, aux environs de 1h du matin, au domicile de la famille Senghor à Ngane, dans la commune de Dya.

Les flammes ont ravagé les vivres alimentaires, les vêtements, les ustensiles, de l’argent, du foin, ainsi que des poules .

Cet incident a réveillé toute la population, la plongeant dans un profond désarroi.

Le Sénégal prépare l’arrivée du Premier ministre Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale

L’Assemblée nationale du Sénégal se mobilise pour accueillir le Premier ministre Ousmane Sonko, qui présentera sa Déclaration de politique générale (DPG) le mercredi 27 décembre 2023. Cet événement crucial marque une étape importante pour le chef du gouvernement, qui aura l’opportunité de décliner sa vision et ses priorités pour le pays.

Selon des informations rapportées par le journal Les Échos, une réunion de la conférence des présidents est prévue trois jours avant cette date, soit le mardi 24 décembre. Cette rencontre vise à organiser les débats et à préparer dans les moindres détails l’arrivée du Premier ministre devant l’Assemblée nationale.

La Déclaration de politique générale, exercice solennel et stratégique, permet au chef du gouvernement de présenter son programme aux parlementaires et de solliciter leur confiance. Cet échange entre l’exécutif et le législatif s’annonce d’autant plus attendu dans un contexte marqué par des défis socio-économiques et politiques.

Le journaliste de Les Échos souligne l’importance de cette étape préparatoire dans le cadre de l’organisation des débats. Cette réunion permettra notamment de définir les modalités d’intervention et d’assurer le bon déroulement de cette session parlementaire.

L’intervention d’Ousmane Sonko est très attendue, tant par les députés que par la population sénégalaise, qui espère des mesures concrètes pour répondre aux préoccupations nationales. Les regards sont donc tournés vers cette date charnière qui pourrait redéfinir les priorités et les orientations stratégiques du gouvernement.

Barthélémy Dias Accuse Ousmane Sonko et Défend son Bilan à la Mairie de Dakar

Dans une déclaration publique faite ce jeudi soir, Barthélémy Dias, récemment destitué de ses fonctions à la tête de la mairie de Dakar, a vivement dénoncé ce qu’il considère comme une campagne d’hostilité orchestrée par Ousmane Sonko et ses partisans. L’ancien maire n’a pas mâché ses mots, pointant directement du doigt le leader du parti Pastef, qu’il accuse d’avoir joué un rôle central dans sa destitution.

Barthélémy Dias n’a pas hésité à rappeler des incidents qu’il attribue aux partisans de Sonko lors de la dernière campagne électorale. Selon lui, ces derniers auraient organisé des manifestations provocantes devant son domicile. « Durant la campagne, ses partisans sont venus devant ma maison et ont déconné. J’irai moi aussi chez lui. Pas pour les mêmes raisons, mais pour lui montrer ce qu’est le travail », a-t-il déclaré avec fermeté, marquant une nouvelle escalade dans les tensions politiques entre les deux figures.

Face à la tourmente politique, Barthélémy Dias s’est appliqué à défendre son bilan en tant que maire de Dakar, soulignant les projets d’aménagement urbain qu’il a entrepris. Parmi ces réalisations, il a mentionné les travaux effectués dans plusieurs quartiers, notamment à la Cité Keur Gorgui, où résidait Ousmane Sonko. « Quand il habitait à la Cité Keur Gorgui, il n’y avait pas de route qui traversait devant sa maison. Même ses fils sauront que Barthélémy Dias, maire de Dakar, a travaillé pour Dakar », a-t-il affirmé, insistant sur son impact concret sur la vie des Dakarois.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de rivalité politique de plus en plus tendue entre Barthélémy Dias et Ousmane Sonko. Les tensions entre les deux hommes illustrent les fractures au sein de l’opposition sénégalaise, à l’approche d’échéances politiques cruciales.

Alors que le débat s’intensifie, la scène politique sénégalaise semble s’engager dans une phase de confrontation ouverte, où les accusations et les répliques risquent de se multiplier. Reste à voir si cette querelle entre leaders aura des conséquences sur l’avenir de l’opposition et sur le paysage politique national.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°352 – du 20/12/2024

🔴 SECTEUR MINIER – EXONÉRATIONS FISCALES ET NON-PAIEMENT DE DIVIDENDES : L’ÉTAT SORT LE CARTON ROUGE
🔴 30 MILLIARDS F CFA ALLOUÉS À L’EXTENSION DU RÉSEAU DE VIDÉO-PROTECTION : LA BOAD EN CROISADE CONTRE LA CRIMINALITÉ AU SÉNÉGAL

🔴 APRÈS LA TEMPÊTE DE LA RÉVOCATION DU MAIRE BARTHÉLÉMY DIAS : LA VILLE DE DAKAR SE PROJETTE POUR LES JOJ 2026
🔴 DÉFENSEUR DU PARIS FC : MOUSTAPHA MBOW RÊVE DU MAILLOT NATIONAL

Ziguinchor : L’ONG Direct Aid au chevet des populations de Gonoum avec un projet de développement communautaire de 35 millions de francs CFA

Gonoum, un village situé dans la commune d’Adéane, arrondissement de Niaguis, département de Ziguinchor, a longtemps souffert des effets de la crise casamançaise. Après avoir été déserté par ses habitants dans les années 1990, le village a progressivement retrouvé sa population à partir de 1995. Aujourd’hui, grâce à l’ONG Direct Aid Society, un projet de développement communautaire ambitieux d’une valeur de 35 millions de francs CFA a été lancé pour améliorer les conditions de vie des populations locales, notamment les femmes et les jeunes.

Le programme structurant de l’ONG vise à rendre les femmes autonomes et à fixer les jeunes dans leur terroir, afin de lutter contre l’émigration irrégulière et encourager le développement local. Ce projet a été conçu autour de trois composantes majeures : le maraîchage, l’élevage et le transport. Il comprend la mise à disposition de 5 tricycles, 75 bovins, 15 caprins, et l’aménagement d’un périmètre maraîcher avec toutes les infrastructures nécessaires.

Almamy Badji, responsable de projet à Direct Aid, a expliqué que le programme a pour objectif d’aider les populations démunies, en particulier les femmes. « Ce programme revêt un caractère purement social », a-t-il précisé. Le périmètre maraîcher de Gonoum s’étend sur un hectare et dispose désormais d’un forage, d’un château d’eau et de bassins pour permettre aux femmes d’arroser les cultures. En plus du maraîchage, les tricycles permettront aux femmes de transporter et de vendre leurs produits dans les marchés locaux.

La composante élevage, avec les 75 caprins et 15 bovins, est un autre pilier essentiel du projet. Les caprins sont composés de 7 géniteurs et de femelles, tandis que les bovins incluent 2 géniteurs et des femelles. Ce programme vise à renforcer la reproduction du cheptel et à offrir aux femmes une source de revenus supplémentaires.

Le conseiller municipal de la commune d’Adéane, Sadio Seydi, a salué cette initiative, soulignant qu’elle constitue une grande aide pour le développement de la commune. « Un sentiment de satisfaction et de soulagement se dégage de la population et de la commune. Nous sommes très reconnaissants envers Direct Aid pour ce projet », a-t-il déclaré. Il a également noté que ce type de partenariat est essentiel pour le développement de la commune et a exprimé le souhait de renforcer les liens avec l’ONG.

Seydou Sadio, conseiller municipal, a quant à lui rappelé que ce projet s’inscrit parfaitement dans le cadre du programme national « Togg Fi Tekki Fi », visant à encourager l’agriculture et à fixer les jeunes dans leurs villages. Il a également encouragé les aînés de Gonoum à mettre à disposition des terres pour permettre aux jeunes de s’investir dans l’agriculture et ainsi participer au développement du village et du pays.

Pour Mamadou Lamine Diamé, président de la jeunesse de Gonoum, ce projet est une véritable opportunité pour la stabilité des jeunes. « Ce projet permettra aux jeunes de rester dans leur village et de subvenir aux besoins de leurs familles sans avoir à migrer », a-t-il déclaré, saluant l’impact positif de cette initiative pour les femmes, qui seront les premières bénéficiaires.

En conclusion, l’ONG Direct Aid Society, à travers ce programme de développement communautaire, apporte une réponse concrète aux défis de Gonoum, en contribuant à l’autonomisation des femmes et à la stabilisation des jeunes dans leur village. Avec un soutien comme celui-ci, les perspectives de développement pour Gonoum semblent désormais plus prometteuses.

Alexis SAGNA

Mairie de Dakar : Les premiers mots de Ngoné Mbengue, mairesse intérimaire après la déchéance de Barthélémy Dias

Suite à la déchéance de Barthélémy Dias de ses fonctions de maire de Dakar, c’est désormais Ngoné Mbengue qui assure l’intérim. Dans ses premiers propos sur les ondes de la Rfm, Mme Mbengue a exprimé sa volonté de poursuivre le travail entamé par son prédécesseur, en mettant l’accent sur les priorités des Dakarois.

En tant qu’adjointe au maire, elle a affirmé : « Aujourd’hui en tant qu’adjointe au maire assurant l’intérim, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour continuer le travail et suivre l’agenda que le maire avait laissé, en me focalisant sur tout ce qui est prioritaire pour les Dakarois. » Son message a été clair : elle entend préserver la continuité des projets et s’engager pleinement dans les préoccupations des habitants de Dakar.

Concernant la réunion du Conseil municipal, prévue pour ce jeudi, Mme Mbengue a expliqué que le préfet de Dakar avait signalé un manquement concernant le respect du délai de convocation de trois jours francs. En conséquence, la réunion a été reprogrammée pour le jeudi 26 décembre, afin de respecter pleinement les exigences légales. « Nous avons tenu, ce mercredi, la réunion du bureau municipal au sein de l’annexe. Nous avons donc décidé de convoquer le Conseil municipal pour la session ordinaire le jeudi 26. Cela va nous permettre de respecter les trois jours francs », a-t-elle précisé.

Elle a également rappelé que l’article 146 de la loi sur les collectivités locales stipule que le délai de convocation d’une session ordinaire est de trois jours francs, tandis qu’une session extraordinaire peut être convoquée avec un délai réduit de 24 heures. Ngoné Mbengue a conclu en précisant que le seul reproche formulé par le préfet concernait ce non-respect des délais de convocation, une situation désormais rectifiée.

Le Président de l’Assemblée nationale reçoit Ibrahima Nour Eddine Diagne pour la présentation de son ouvrage

Le Président de l’Assemblée nationale, Monsieur Malick Ndiaye, a accueilli en audience l’entrepreneur et écrivain Ibrahima Nour Eddine Diagne. Ce dernier est venu présenter son dernier ouvrage intitulé La parole des silences, une œuvre qui propose une réflexion profonde sur le Sénégal et les dynamiques du monde contemporain.

Au cours de cette rencontre, Ibrahima Nour Eddine Diagne a partagé sa vision des enjeux majeurs auxquels le Sénégal est confronté, tout en abordant les défis globaux. L’écrivain a expliqué que son livre se veut un appel à la réflexion collective, mettant en avant l’importance de comprendre les silences qui traversent nos sociétés.

Le Président de l’Assemblée nationale, Monsieur El Malick Ndiaye, a salué l’initiative de l’auteur, insistant sur la nécessité de telles contributions intellectuelles pour enrichir les débats publics. Il a également exprimé un vif intérêt pour le contenu de l’ouvrage, soulignant qu’il pourrait constituer une base pour alimenter des discussions constructives sur les problématiques contemporaines.

Cette audience illustre l’importance accordée par les autorités à la promotion des idées nouvelles et des réflexions enrichissantes sur le devenir du Sénégal. À travers La parole des silences, Ibrahima Nour Eddine Diagne invite les citoyens, les décideurs et les intellectuels à questionner les non-dits et à explorer des pistes pour un avenir meilleur.

Le député Tahirou Sarr interpelle le ministre de la Justice sur les questions de nationalité et de séjour des étrangers

Lors d’une séance tenue en commission des lois ce jeudi, le député non-inscrit Tahirou Sarr a interrogé le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Ousmane Diagne, sur neuf thématiques, dont la nationalité, l’identité et la gestion du séjour des étrangers au Sénégal. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de l’exercice de ses prérogatives parlementaires.

Découvrez l’intégralité de cette initiative portée par le député.

À Monsieur le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Ousmane Diagne. 

Objet: Initiative parlementaire

En tant que député, je tenais devant votre autorité d’exercer mon droit d’initiative parlementaire, qui j’espère vous parlera afin de vous aider davantage à faire respecter des lois déjà existantes mais à corriger certains laxismes d’État du passé.

Ci-dessous, neuf initiatives parlementaires:

1- Application totale de la loi sur l’interdiction du droit du sol et la limitation de « l’accès à la nationalité » pour les étrangers nés de deux parents étrangers.

2- Audit général de l’État Civil et Confier l’État Civil à la Gendarmerie.

3- Identifier et sanctionner les responsables du trafic d’identité. Et Récupération de tous les États civils donnés, volés et vendus entre 2007 et 2024.

4- Audit des jugements d’État Civil au niveau des tribunaux et la raison pour laquelle que c’est toujours un étranger qui gagne devant la plainte d’un plaignant sénégalais pour usurpation, vente et spoliation d’identité.

5- Obligation de test de paternité sous plainte de la femme ou de l’homme et Facilitation du certificat de divorce sous 9 mois après séparation (pour que les hommes ne tiennent plus en otage les femmes désireuses de refaire leur vie.)

6- En remplacement du CESE et HCCT, Créer une direction de Réparation des injustices et des inégalités pour résoudre tous les problèmes et préjudices subis entre 2000 et 2024 par les sénégalais qui soient abus de pouvoir, abus d’autorité, accaparement de biens ou d’héritage etc…

7- Création de Prisons Agricoles pour le désengorgement et l’intégration des centres pénitentiaires. Établissement pour but de faciliter la création des coopératives communales pour une agriculture durable et inclusive mais aussi assoir d’une manière plus citoyenne la réinsertion des détenus le méritant avec des salaires symboliques. (Dossier que je crois est déjà dans votre bureau via le ministre de l’Agriculture depuis trois mois).

8- Créer dans chaque ambassade un pool d’avocats (de deux à trois) pour assister les Sénégalais ayant des démêlés avec la justice du pays de leur résidence.

9- Intégration des Coordonnateurs (non intégrés) des Maisons de Justice dans la Fonction Publique par recrutement spécial comme ce fut le cas avec les coordonnateurs intégrés et tel que recommandé dans le rapport des assises de la justice, et ce afin de désengorger les cours et tribunaux et favoriser le rapprochement de la justice aux justiciables

Veuillez agréer, monsieur le Ministre l’expression de ma considération distinguée.

La session du Conseil municipal de Dakar reportée au 26 décembre

Initialement attendue avec grande anticipation, la réunion du Conseil municipal de Dakar prévue pour aujourd’hui n’aura finalement pas lieu. Selon des informations relayées par le journal Les Échos, la session a été reportée au jeudi 26 décembre, à la suite des incidents ayant perturbé les préparatifs et entraîné un dépassement des délais réglementaires.

Ce report a été décidé lors d’une réunion du bureau municipal tenue hier dans les annexes de l’Hôtel de Ville, sous la présidence de Mme Ngoné Mbengue, Première adjointe au Maire. Les membres du bureau, en concertation avec le préfet, ont convenu de fixer cette nouvelle date pour garantir une meilleure organisation et prévenir d’éventuelles tensions.

La décision s’appuie sur une lettre officielle, la N°04005/P/DK, adressée par le préfet et validée par les autorités municipales. Cette correspondance insiste sur la nécessité de reprendre les travaux dans un cadre apaisé, propice au bon déroulement des discussions.

L’annonce du report intervient dans un contexte marqué par des blocages et des divergences au sein de l’équipe municipale, perturbant le fonctionnement habituel de la mairie. Les observateurs espèrent que cette nouvelle échéance permettra aux différents protagonistes de surmonter les différends et de recentrer les débats sur les priorités de la ville et le bien-être de ses habitants.

La prochaine session ordinaire, désormais fixée au 26 décembre, sera un test décisif pour l’administration municipale et son leadership face aux défis organisationnels et politiques qui se posent. Affaire à suivre.

Bambey : Assane Dia dresse son bilan et annonce des projets ambitieux d’ici 2027

Le Maire de Bambey, Assane Dia, se distingue par sa modestie, sa simplicité et son exemplarité dans ses relations humaines. Gestionnaire et auditeur de profession, son expérience et sa rigueur se reflètent dans sa gestion municipale. Fidèle à une démarche de transparence et de bonne gouvernance, il a présenté son bilan à mi-parcours après deux ans et quelques mois de mandat (février 2022 à décembre 2024).

L’objectif de cet exercice est de mettre en lumière les réalisations majeures dans divers secteurs, de partager les perspectives pour la suite de son mandat, et de renforcer l’engagement de la municipalité envers les citoyens de Bambey.

Une approche participative dès le début
Dès sa prise de fonction, après son installation par Madame le Préfet, Assane Dia s’est immédiatement engagé dans une démarche d’écoute active en allant à la rencontre des doléances des populations. Selon lui, cette approche est une exigence de la démocratie moderne.

Le maire a précisé que le programme de travail mis en œuvre à Bambey repose sur une démarche participative. « Conçu avec les Bambeyois et pour les Bambeyois, ce programme place l’humain au cœur de nos priorités », a-t-il ajouté.

Réalisations notables (février 2022 – décembre 2024)

  1. Infrastructures et urbanisme :
    • Construction du mur de clôture de la gare routière et de 8 blocs sanitaires (8 millions FCFA).
    • Réfection du marché de bétail (daral) et construction de 8 autres blocs sanitaires au marché central (10 millions FCFA).
    • Remblayage et curage des voiries pour prévenir les inondations.
    • Organisation de campagnes de reboisement avec le soutien des services des eaux et forêts et de la population.
  2. Éducation :
    • Réfection de deux écoles maternelles pour un montant de 5 millions FCFA.
    • Construction de quatre salles de classe (24 millions FCFA) dans deux écoles élémentaires.
    • Dotation annuelle de fournitures scolaires (10 millions FCFA) et appui financier pour le désherbage des écoles.
    • Réhabilitation de l’école Cheikh Awa Mballa Mbacké (24 millions FCFA).
    • Recrutement d’un enseignant pour le nouveau daara moderne de Wakhaldiam.
    • Soutien aux amicales estudiantines (2 millions FCFA).
  3. Sport et culture :
    • Subvention annuelle des ASC (7 millions FCFA).
    • Avancées sur les travaux du stade départemental, désormais accessible à la jeunesse.
    • Organisation de la Coupe du Maire, avec une forte mobilisation.
  4. Santé :
    • Dotation d’une ambulance médicalisée.
    • Recrutement de personnel soignant et acquisition d’équipements médicaux (radioscopie, bloc opératoire en cours de finalisation).
    • Projet de construction d’un hôpital de niveau 2 ou 3, en collaboration avec le ministère de la Santé.
  5. Environnement et cadre de vie :
    • Réalisation de 11 km de routes bitumées (3 km déjà achevés, coût total : 794 millions FCFA).
    • Construction d’une Maison de la Jeunesse (1,2 milliard FCFA).
    • Extension de 12 km de réseau d’eau dans les quartiers périphériques (405 millions FCFA).
    • Aménagement de la Place de l’Indépendance (10 millions FCFA) et des marchés secondaires.
  6. Volet social :
    • Appui régulier lors des grandes fêtes religieuses et traditionnelles.
    • Soutien inconditionnel à la population lors des moments difficiles, renforçant la proximité entre le maire et ses concitoyens.

Perspectives pour 2027
Assane Dia a annoncé des projets structurants pour la seconde moitié de son mandat :

  • Finalisation de l’hôpital de niveau 2 ou 3 dès 2025.
  • Pavage des abords du marché central.
  • Acquisition de camions de vidange pour renforcer le système d’assainissement.
  • Création d’une nouvelle école élémentaire.
  • Lancement d’un partenariat avec EDK pour la création d’une structure générant plus de 200 emplois pour les jeunes de Bambey.

Avec cette vision claire et des actions concrètes, Assane Dia s’impose comme une figure majeure de l’histoire de Bambey.

Dakar : Un étudiant congolais jugé pour une escroquerie à trois millions de FCFA

Une affaire d’escroquerie spectaculaire a secoué le Tribunal des flagrants délits de Dakar, où Martinel Loko, un étudiant congolais, a été accusé d’avoir soutiré trois millions de FCFA à des victimes en se faisant passer pour un agent des douanes. Une opération frauduleuse habilement orchestrée via les réseaux sociaux, selon le journal L’Observateur.

Tout commence avec une annonce circulant sur les réseaux sociaux, prétendant organiser une vente aux enchères de véhicules saisis par la Douane sénégalaise. Martinel Loko, se présentant comme un agent des douanes, promettait des voitures à prix défiant toute concurrence. Pour accéder à cette vente fictive, les intéressés devaient verser un droit d’accès de 100 000 FCFA.

Séduites par cette offre, de nombreuses victimes ont rapidement effectué des paiements, espérant mettre la main sur des véhicules à prix réduit. Au fil des semaines, les fonds affluaient à un rythme soutenu : quinze envois par jour, pour un total estimé à trois millions de FCFA. Une fois les paiements reçus, le pseudo-agent disparaissait, coupant tout contact avec les victimes.

Lors de l’audience, trois victimes – Mamadou Diokhané, Mamadou Saliou Diallo et Sophie Dione – ont décrit la même mésaventure. Mamadou Diokhané a confié avoir perdu 500 000 FCFA, tandis que Mamadou Saliou Diallo et Sophie Dione ont été délestés respectivement de 600 000 et 150 000 FCFA. Tous ont dénoncé les fausses promesses et l’urgence imposée pour effectuer les paiements.

Martinel Loko a tenté de se défendre en incriminant un certain « Arthur », présenté comme le cerveau de l’opération. Selon lui, Arthur, un individu qu’il aurait rencontré par le biais d’une ancienne petite amie ivoirienne, lui aurait demandé de recevoir et de transférer les fonds. « Je n’ai rien touché de cet argent », a-t-il affirmé, évoquant un rôle d’intermédiaire.

Le procureur a cependant réfuté cette version, estimant qu’aucune preuve n’établissait l’existence d’Arthur. « Dès qu’il a été alerté par les victimes, il aurait dû cesser ses activités », a-t-il déclaré, tout en requérant une peine de deux ans de prison ferme pour complicité d’escroquerie.

L’avocat de la défense, Me Abdoul Gningue, a plaidé la bonne foi de son client, affirmant que Martinel Loko était un jeune diplômé manipulé et utilisé comme instrument par des tiers malintentionnés. Il a sollicité la clémence du tribunal, demandant une condamnation réduite au remboursement des victimes.

Le tribunal rendra son verdict le 26 décembre. Cette affaire met une nouvelle fois en lumière la prolifération des arnaques en ligne et appelle à une vigilance accrue face aux promesses trop alléchantes sur les réseaux sociaux.

Radiation de Barthélemy Dias : Ismaïla Madior Fall défend la légalité de la procédure mais évoque des recours possibles

Invité de l’émission MNF sur la 7TV, l’ancien ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, s’est exprimé sur la récente destitution de Barthélemy Dias de son poste de maire de Dakar. Une décision qui fait couler beaucoup d’encre. Selon l’ex-garde des Sceaux, cette mesure est conforme aux textes législatifs en vigueur.

« C’est fondé en droit. Le préfet n’a pas révoqué Barthélemy Dias, mais il a constaté sa démission en tant que conseiller municipal. Au regard de l’article 277 du Code électoral, l’acte du préfet est légal », a-t-il déclaré.

Malgré cette défense de la légalité de la décision, Ismaïla Madior Fall a tenu à souligner que celle-ci n’est pas définitive. « C’est attaquable, ce n’est pas un acte irrévocable. C’est d’ailleurs pour cela que Barthélemy Dias a décidé de saisir la justice », a-t-il ajouté.

Le recours annoncé par Barthélemy Dias pourrait ainsi remettre en cause cette décision administrative. Cette perspective laisse entrevoir une bataille juridique où les interprétations des dispositions du Code électoral seront au cœur des débats.

La radiation de Barthélemy Dias fait suite à une constatation du préfet selon laquelle l’édile de Dakar aurait perdu sa qualité de conseiller municipal, condition indispensable pour exercer la fonction de maire. Une lecture du Code électoral que le camp de Barthélemy Dias conteste fermement, dénonçant une décision politique déguisée en mesure administrative.

Le recours devant les juridictions compétentes marquera probablement une étape cruciale dans cette affaire, avec des enjeux qui dépassent le simple cadre de la mairie de Dakar.

L’affaire met en lumière les subtilités du droit administratif et électoral, tout en ravivant les tensions politiques dans la capitale sénégalaise. La décision de justice à venir sera scrutée de près, non seulement par les partisans de Barthélemy Dias, mais aussi par les observateurs de la vie politique nationale.

Adoption du budget 2025 : Une hausse significative pour le ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique

Le budget 2025 du ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique a été adopté ce mardi 17 décembre par la commission des Finances et du Contrôle budgétaire de l’Assemblée nationale. Cette enveloppe budgétaire, qui s’élève à 58,4 milliards de francs CFA, marque une augmentation notable de 36,8 % par rapport à l’exercice précédent, selon les informations rapportées par le quotidien L’AS.

Ce budget est réparti en trois grandes rubriques :

  • 13,5 milliards de francs CFA sont alloués au secteur de la Communication,
  • 31,1 milliards de francs CFA iront au développement du Numérique,
  • 12,7 milliards de francs CFA seront dédiés au secteur postal.

Le ministre en charge du département, Alioune Sall, aura l’occasion de défendre ces allocations budgétaires en plénière la semaine prochaine.

Cette hausse significative du budget reflète la volonté de renforcer les initiatives dans les domaines stratégiques de la communication et du numérique, essentiels à l’évolution socio-économique du pays. Elle traduit également un engagement en faveur de l’amélioration des infrastructures et des services dans ces secteurs.

Les observateurs attendent avec intérêt la plénière, au cours de laquelle des précisions pourraient être apportées sur les projets prioritaires du ministère et les impacts attendus de cette augmentation budgétaire sur les performances des secteurs concernés.

Le CIIEE International Plaide pour la Protection des droits des migrants à l’occasion de la Journée Internationale des Migrants

A l’occasion de la Journée Internationale des Migrants, le Conseil International pour l’Immigration, l’Entrepreneuriat et l’Emploi (CIIEE International) a lancé un appel fort pour la reconnaissance et la protection des droits des migrants. Dans une déclaration officielle, le président de l’organisation, Bright Fiaga, a souligné le rôle essentiel des migrants dans le développement économique, la diversité culturelle et la cohésion sociale des pays d’accueil. Il a insisté sur la nécessité d’adopter des politiques inclusives garantissant l’accès des migrants à des services de santé, à l’éducation, à l’emploi et à un logement décent, en respectant leurs droits fondamentaux, sans distinction de statut.

Bright Fiaga a également exprimé son inquiétude face à la stigmatisation croissante des migrants, souvent accusés à tort d’être liés à des actes de terrorisme. Le président du CIIEE a rappelé que la grande majorité des migrants sont des individus pacifiques, fuyant des situations difficiles pour améliorer leur condition de vie. Il a exhorté les gouvernements et la société civile à adopter des politiques qui reconnaissent la dignité humaine et évitent de restreindre les droits des migrants en raison de stéréotypes injustifiés. « La sécurité ne doit pas devenir un prétexte pour l’exclusion », a-t-il affirmé.

Enfin, le CIIEE a rendu hommage aux volontaires et aux partenaires qui œuvrent sans relâche pour la protection des migrants, notamment dans les zones de conflits. Bright Fiaga a réaffirmé l’engagement de l’organisation à soutenir les enfants orphelins et les victimes des crises migratoires. En conclusion, il a lancé un appel à la mobilisation collective pour construire un avenir respectueux et inclusif, où chaque migrant est reconnu pour sa contribution vitale au développement des sociétés.

Journée Internationale des Migrants : Un Appel à l’Action pour l’Intégration et la Lutte Contre l’Immigration Clandestine

Le 18 décembre, à l’occasion de la Journée Internationale des Migrants, une rencontre importante s’est tenue au Sénégal sous l’impulsion du Conseil International pour l’Immigration, l’Entrepreneuriat et l’Emploi (CIIEE). L’événement a réuni des acteurs de la société civile et des responsables locaux autour d’un enjeu majeur : la valorisation de la migration légale et la lutte contre l’immigration clandestine. Dans un contexte où la migration reste un sujet sensible et souvent mal compris, Mandiaye Ndiaye, Conseiller Pays, et Maguette Sambe, Secrétaire Général Pays, ont partagé leurs perspectives et les actions à venir pour répondre à ces défis.

Dans son intervention, Mandiaye Ndiaye a rappelé que la migration est une réalité complexe, née de diverses dynamiques socio-économiques. Si la communauté internationale se mobilise chaque année pour cette journée, c’est pour souligner l’importance de soutenir les migrants, qu’ils soient en transit ou dans leur pays d’accueil. « Les jeunes doivent pouvoir se déplacer, s’installer ailleurs pour travailler et contribuer à leurs pays d’origine et de destination », a-t-il souligné. Selon lui, l’essentiel est de trouver des solutions pour permettre aux jeunes de migrer de manière légale et sécurisée, en leur offrant des alternatives à la migration clandestine.

Le Secrétaire Général, Maguette Sambe, a abondé dans le même sens en insistant sur le drame que représente l’immigration clandestine dans de nombreux pays africains. « Nous souffrons énormément de cette migration illégale, qui met en danger la vie de nos jeunes et crée des fractures sociales profondes », a-t-il déclaré. Pour lui, il est impératif de mettre en place des stratégies concrètes pour freiner ce phénomène. Le CIIEE a été créé dans ce but : sensibiliser, éduquer et offrir des solutions durables pour ceux qui souhaitent migrer. Il est donc primordial de lutter contre les réseaux de passeurs et d’accompagner les jeunes dans leur démarche de migration.

Depuis sa création il y a un an, le CIIEE s’est donné pour mission de sensibiliser et de partager des informations sur les questions migratoires. Le Conseil œuvre également à la mise en place d’un réseau de partenariats solides avec des institutions internationales et des ministères concernés. Une de ses premières actions marquantes a été le lancement d’un communiqué qui a été largement diffusé dans la presse. Ce communiqué appelle à une mobilisation générale pour soutenir la migration légale et lutter contre l’immigration clandestine, en particulier en ciblant les jeunes au Sénégal.

Dans le cadre de ses initiatives, le CIIEE prévoit d’organiser, en janvier prochain, un atelier de partage des meilleures pratiques et de réflexion sur les actions à mener pour favoriser une migration sécurisée et régulée. Cet atelier impliquera des partenaires institutionnels, des ONG, des ministères et des représentations diplomatiques. L’objectif est de dresser un plan d’action pour informer et éduquer la jeunesse sénégalaise tout en renforçant la coopération internationale sur cette question.

Pour Mandiaye Ndiaye, l’atelier sera aussi l’occasion de structurer un programme d’activités qui permettra de mettre en œuvre des actions concrètes. « Nous devons davantage informer et accompagner nos jeunes pour qu’ils puissent prendre des décisions éclairées, qu’ils aient les moyens de migrer légalement, et surtout qu’ils soient protégés contre les dangers de la migration clandestine », a-t-il affirmé.

À l’heure où les migrations deviennent un sujet de préoccupation mondiale, il est plus que jamais crucial de penser des solutions qui permettent à chacun de migrer en toute sécurité. Le Conseil International pour l’Immigration, l’Entrepreneuriat et l’Emploi se positionne comme un acteur clé dans ce processus, visant à créer un environnement où les jeunes peuvent migrer pour travailler, apprendre, et contribuer à la prospérité de leurs pays d’origine et d’accueil.

L’appel lancé aujourd’hui par Mandiaye Ndiaye et Maguette Sambe est clair : il est temps de transformer la migration en une opportunité et de combattre l’immigration clandestine avec des actions concrètes, éclairées et solidaires. Les enjeux sont immenses, mais l’espoir est là, porté par une génération prête à œuvrer pour un avenir meilleur pour tous.

Kaolack/Santé : Plus de 100 personnes bénéficient de consultations gratuites en ophtalmologie

Plus de 100 patients ont bénéficié de consultations ophtalmologiques gratuites ce jeudi à Médina Baye. Cette initiative a été organisée par le GIE « Bayi Sawar » en collaboration avec ses partenaires européens.

« Cette campagne de deux jours, qui se déroule du jeudi au vendredi dans le quartier de Médina Baye, a déjà permis aux patients de bénéficier de consultations gratuites et de lunettes correctrices à bas prix », a déclaré Omar Diaw, coordonnateur des réseaux pour la protection des droits des enfants.

Selon M. Diaw, le choix de Médina Baye s’explique par la forte demande locale pour des soins ophtalmologiques, constatée lors des quatre dernières éditions organisées dans d’autres quartiers de la commune de Kaolack. « Nous avons remarqué qu’au cours de ces éditions passées, de nombreux patients provenaient de Médina Baye. C’est pourquoi nous avons jugé nécessaire de tenir cette campagne directement ici », a-t-il précisé.

M. Diaw a également souligné que le coût élevé des consultations en ophtalmologie dans les hôpitaux, ainsi que la cherté des lunettes correctrices (40 000 à 45 000 FCFA), constitue un obstacle majeur pour de nombreux patients.

Momar Ndiaye, membre du comité d’organisation, a salué cette initiative et encouragé la population à profiter de telles opportunités pour accéder à des soins à moindre coût.

Pour sa part, Oustaz Baye Thiam, l’un des bénéficiaires, a mis en avant l’importance de ces journées de consultations gratuites. Selon lui, cette initiative arrive à point nommé dans un contexte où les besoins en soins ophtalmologiques sont croissants dans la région.

Makhtar Diop, directeur général de l’IFC, en visite officielle au Sénégal

Depuis le mercredi 18 décembre, Makhtar Diop, directeur général de la Société financière internationale (IFC), branche de la Banque mondiale dédiée au secteur privé, est en visite au Sénégal. Ce séjour, qui s’achèvera le 23 décembre, a pour objectif principal de renforcer les collaborations entre l’IFC et les acteurs économiques sénégalais, dans une dynamique de soutien au développement économique et à la création d’emplois.

Selon une note relayée par Le Témoin, Makhtar Diop a prévu des entretiens avec le président de la République, Diomaye Faye, le Premier ministre, Ousmane Sonko, et plusieurs autres membres du gouvernement. Ces rencontres visent à identifier les opportunités pour mobiliser davantage d’investissements dans les secteurs stratégiques du pays.

Par ailleurs, le directeur général de l’IFC s’entretiendra également avec des représentants du secteur privé national pour discuter des moyens concrets d’intensifier l’appui technique et financier de l’IFC. Une attention particulière sera portée aux initiatives favorisant l’entrepreneuriat et la création d’emplois, en ligne avec les objectifs de développement durable.

Makhtar Diop visitera également le vaccinopôle de l’Institut Pasteur, situé à Diamniadio, une infrastructure clé pour la souveraineté sanitaire du Sénégal et de la région. Ce site, consacré à la production de vaccins, représente une avancée majeure pour la lutte contre les épidémies et les défis sanitaires en Afrique de l’Ouest.

Le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye exhorte à accélérer la promotion des logements sociaux

Lors du Conseil des ministres tenu ce mercredi, le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a insisté sur la nécessité de redoubler d’efforts dans le déploiement des programmes nationaux de promotion de logements sociaux.

Dans un communiqué publié à l’issue de la rencontre, le chef de l’État a exprimé son souci de répondre efficacement aux besoins croissants des populations en matière d’accès à un habitat décent. Il a ainsi instruit le Premier ministre de relancer les initiatives de construction de logements sociaux.

Ces programmes devront cibler des zones adaptées, tout en étant soutenus par des lotissements et des plans d’aménagement validés par les autorités compétentes. Le président a également souligné l’importance d’assurer une régularisation foncière préalable. « Les titres d’occupation devront être officiellement validés après les audits fonciers et immobiliers en cours », précise le communiqué.

Cette démarche s’inscrit dans une stratégie globale visant à renforcer l’accès à un logement abordable, tout en assurant une gestion transparente et efficace des ressources foncières et immobilières.

JOURNÉE INTERNATIONALE DES MIGRANTS : L’ADHA sonne l’alerte sur les conditions des 83 Sénégalais bloqués au Niger

Les migrants sénégalais bloqués au Niger doit être un électrochoc pour les autorités, les partenaires internationaux et la société civile, selon l’Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA), qui a lancé un appel à l’endroit de l’État pour alerter sur la détresse des pays.

En cette Journée internationale des migrants célébrée chaque 18 décembre, l’Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA) appelle à une mobilisation urgente face à la situation critique des migrants sénégalais bloqués dans le désert du Niger. À travers un communiqué parcouru par « Le Dakarois Quotidien », l’Organisation non gouvernementale (ONG) a renseigné que ces hommes et femmes, expulsés d’Algérie et de Tunisie, se retrouvent dans des camps de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM).
Ces Sénégalais, au nombre de 42 à Assamaka depuis plus d’un mois et de 41 à Agadez depuis près de cinq mois, vivent une tragédie silencieuse. Privés d’accès à l’eau potable, à une alimentation adéquate et à des soins médicaux de base, ils affrontent quotidiennement la faim, la maladie et des températures écrasantes. Le désert, impitoyable, devient pour eux une prison à ciel ouvert, où la survie est un combat de chaque instant. Nombre d’entre eux sont en état de détresse psychologique, rongés par le désespoir face à l’absence de perspectives de rapatriement.
Des témoignages de leurs familles, restées au Sénégal, viennent renforcer l’alerte sonnée par l’ADHA. Ces proches vivent dans l’angoisse permanente, impuissants devant la souffrance de leurs enfants, frères et sœurs. Ils implorent les autorités sénégalaises de prendre des mesures immédiates pour sauver ces vies en danger.

LES CARENCES D’UN SYSTÈME

Depuis des années, le Sénégal bénéficie de financements conséquents dans le cadre de la coopération internationale, notamment via le Fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique, destiné à freiner la migration irrégulière et à renforcer le développement local. Cependant, ces ressources n’ont pas permis d’apporter des solutions durables. De nombreux projets, mal conçus ou mal exécutés, ont échoué à répondre aux véritables besoins des populations locales. Pire encore, des cas de détournements et de gestion opaque de ces fonds ont été signalés, alimentant la méfiance des communautés et marginalisant les migrants de retour ainsi que les associations locales censées en être les principaux bénéficiaires, renseigne l’ADHA.
Les programmes migratoires se concentrent souvent sur des objectifs sécuritaires dictés par les bailleurs de fonds, en particulier l’Union européenne (UE), plutôt que sur les enjeux structurels du Sénégal. Ce déséquilibre stratégique contribue à la précarisation des migrants et au maintien des causes profondes de l’exode. La pauvreté, le chômage, l’accès limité à une éducation de qualité et les inégalités économiques poussent chaque année des milliers de Sénégalais à prendre des routes dangereuses vers un avenir incertain.
La situation actuelle des migrants bloqués au Niger illustre ces échecs à grande échelle. Face à cette crise humanitaire, l’inaction des autorités sénégalaises est incompréhensible. Le gouvernement a une responsabilité envers ses citoyens, qu’ils soient à l’intérieur de ses frontières ou à l’étranger. Le silence ou l’indifférence face à ces souffrances équivaut à une négation des droits les plus fondamentaux de ces hommes et femmes.

LES PROPOSITIONS DE L’ADHA

Pour l’ADHA, il est impératif que le Sénégal prenne des mesures immédiates et décisives pour répondre à cette crise. Un rapatriement urgent des Sénégalais bloqués au Niger doit être organisé dans des conditions respectant leur dignité et leurs droits fondamentaux. Ce rapatriement doit s’accompagner d’une assistance humanitaire d’urgence pour répondre à leurs besoins essentiels en matière d’eau potable, d’alimentation et de soins de santé.
Parallèlement, un audit rigoureux des financements liés à la migration et au développement doit être réalisé, avec une transparence totale. Cet audit permettra de faire la lumière sur les détournements et les dysfonctionnements, d’identifier les responsables et de rétablir la confiance des citoyens et des partenaires internationaux.
Il est également nécessaire de repenser les politiques nationales en matière de migration et de développement. Le système éducatif, souvent inadéquat, doit être réformé pour offrir aux jeunes Sénégalais une formation adaptée aux réalités économiques du pays. De même, le droit du travail doit être renforcé pour garantir des emplois décents et limiter l’exode économique.
Enfin, selon l’ADHA, la coopération internationale doit être réorientée pour mieux répondre aux besoins structurels et conjoncturels du Sénégal. Les financements alloués ne doivent pas seulement viser à sécuriser les frontières européennes, mais aussi à créer des opportunités locales pour dissuader la migration irrégulière. Une approche participative impliquant les migrants eux-mêmes, les associations locales et la société civile est essentielle pour garantir l’efficacité des programmes.
En conclusion dans sa note, l’ADHA rappelle que la migration ne doit pas être une condamnation à la souffrance ou à l’exclusion. Elle doit au contraire être perçue comme une opportunité, un droit et une contribution au développement humain et économique. Le Sénégal, en tant qu’État souverain, a l’obligation morale et juridique de protéger ses citoyens, où qu’ils se trouvent.

Le Dakarois

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°351 – du 19/12/2024

🔴 JOURNÉE INTERNATIONALE DES MIGRANTS / DÉTOURNEMENTS DE FONDS, INEFFICACITÉ DES PROJETS : CAUSES D’ÉCHEC DES POLITIQUES MIGRATOIRES
🔴 SAISIE DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE PAR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE POUR LA DPG : SONKO AU CHARBON LE 27 !

🔴 QUALIF’ CHAN 2024 / PUBLICATION DE LA LISTE DES JOUEURS CONVOQUÉS : SOULEYMANE DIALLO AJOUTE DU SANG NEUF
🔴 ÉLU MEILLEUR ESPOIR AFRICAIN : LAMINE CAMARA, VICTIME D’UNE BLESSURE FACE AU PSG

RÉVOCATION DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE ET DE LA MAIRIE DE DAKAR : Ismaïla Madior Fall confirme la sentence juridique de Barth’

Lors de son intervention sur le plateau de MNF ce mercredi, le Pr Ismaïla Madior Fall, éminent constitutionnaliste, a livré une analyse approfondie sur la question de la révocation de Barthélémy Dias de l’Assemblée nationale et de la mairie de Dakar.

Se fondant sur la jurisprudence et les dispositions légales en vigueur, le Pr Ismaïla Madior Fall, ancien ministre de la Justice, a évoqué les mécanismes juridiques qui sous-tendent la situation juridique dans laquelle se trouve Barthélémy Dias.
Concernant le cas d’espèce de l’Assemblée nationale, le constitutionnaliste, a rappelé la décision du Conseil constitutionnel dans l’affaire Khalifa Sall, qui disposait, à l’époque, que tout membre de l’Assemblée nationale faisant l’objet d’une condamnation définitive peut être radié sur demande du ministre de la Justice. Pour le constitutionnaliste, la décision du ministre est légale et fondée sur le droit actuel. « Il n’y a pas de problème d’inéligibilité », a-t-il affirmé.
Abordant destitution de Barthélémy Dias de la mairie de Dakar, le Pr Fall a précisé que le rôle du préfet, qui a constaté la démission de l’édile, n’entraîne pas nécessairement l’application de l’inéligibilité. En effet, le préfet, en vertu du Code électoral, a la possibilité de constater une présumée inéligibilité sans pour autant prononcer une décision définitive. « Il n’a pas révoqué, il a simplement constaté la démission ou la présumée inéligibilité », a expliqué le juriste. Selon lui, le processus est donc loin d’être conclu et pourrait faire l’objet de recours. Le Pr Fall a aussi souligné que, dans de tels cas, la cour d’appel est l’instance compétente pour trancher la question de manière définitive.

LIMITES DE L’ACTE 3 DE LA DÉCENTRALISATION

Le constitutionnaliste a également abordé la question de la décentralisation, en précisant que le statut des élus locaux, notamment des maires, reste fragile. Il a déploré que l’Acte 3 de la décentralisation n’ait pas renforcé les prérogatives des élus locaux, ce qui permet au pouvoir central de révoquer un maire de manière relativement aisée. “Le maire n’est pas protégé”, a-t-il insisté, précisant que le président de la République pourrait le révoquer sans grande difficulté.
En ce qui concerne les réformes à apporter, le professeur Fall a recommandé de mieux protéger les maires, en leur garantissant un statut plus solide, et de réorienter la gestion des élus locaux pour éviter de telles dérives. Il a également suggéré que l’État prenne des mesures législatives pour sécuriser les mandats des maires, et ce, par des textes qui prévoient des conditions précises pour toute révocation.
Le Pr Ismaïla Madior Fall a conclu son intervention en rappelant qu’une gouvernance respectueuse de la loi et de l’éthique politique est indispensable pour le bon fonctionnement des institutions. Selon lui, la politique doit se faire en harmonie avec la loi, tout en respectant l’équilibre et la courtoisie entre les acteurs.


Le Dakarois

Annulation de la délibération du bureau de l’Assemblée nationale : Le Conseil constitutionnel se déclare incompétent sur la requête d’Aïssata Tall Sall

Le 18 décembre 2024, le Conseil constitutionnel a rendu une décision importante concernant la requête de Me Aïssata Tall Sall, présidente du groupe parlementaire Takku Wallu, et de 13 autres députés. Ces derniers avaient saisi l’institution pour contester la délibération du bureau de l’Assemblée nationale relative à l’élection des membres de celui-ci, en particulier la nomination d’une dame au poste de vice-président, un poste normalement réservé à leur groupe.

Dans leur requête, les députés estimant que cette procédure était illégale avaient demandé l’annulation de la délibération du bureau du 2 décembre 2024. Ils dénonçaient ce qu’ils considéraient comme une violation des règles de représentation et d’équité parlementaire.

Cependant, dans sa réponse, le Conseil constitutionnel a jugé qu’il n’était pas compétent pour se prononcer sur ce type de litige. Selon l’institution, la gestion interne de l’Assemblée nationale relève de la compétence exclusive des députés eux-mêmes et non du Conseil constitutionnel. Par conséquent, la requête a été rejetée.

Cette décision marque une étape significative dans la délimitation des pouvoirs des différentes institutions de l’État, notamment en ce qui concerne les différends internes à l’Assemblée nationale. Bien que rejetée, cette requête met en lumière les tensions et les divisions existantes au sein de l’hémicycle, particulièrement entre les groupes parlementaires de la majorité et de l’opposition.

L’affaire soulève aussi des questions sur la manière dont les décisions prises par le bureau de l’Assemblée seront perçues à l’avenir et sur la capacité des groupes parlementaires à défendre leurs droits au sein de l’institution.

Annulation d’une délibération du bureau de l’AN: le Conseil se déclare incompétent face à la requête d’Aïssata Tall Sall et Cie
Annulation d’une délibération du bureau de l’AN: le Conseil se déclare incompétent face à la requête d’Aïssata Tall Sall et Cie
Annulation d’une délibération du bureau de l’AN: le Conseil se déclare incompétent face à la requête d’Aïssata Tall Sall et Cie

Kaolack/Société : Le Mouvement Citoyen interpelle les autorités sur le développement local

Le président du Mouvement Citoyen pour le Développement Inclusif du Sénégal, Badou Ndour, a exprimé les attentes des populations de la ville de Mbossé Coumba Djiguen à l’égard du nouveau régime ce mercredi, lors d’une rencontre avec la presse.

« En citant quelques maux auxquels les populations font face, on peut mentionner l’état de délabrement des routes secondaires, l’absence d’usines pour réduire le chômage des jeunes, le manque de canalisations dans certains quartiers, entre autres. Nous proposons au maire de la commune de Kahone et de Kaolack d’initier une intercommunalisation entre ces deux communes en créant une route reliant Médina Baye à Kahone, en passant par Kanda Fodé Bayo. Une fois réalisée, cela contribuera à réduire les accidents et les embouteillages sur la route nationale », a déclaré M. Ndour.

Selon lui, la région de Kaolack, avec son potentiel agricole, devrait figurer parmi les priorités du nouveau régime. Il a souligné que cette ville, qui constitue un carrefour commercial stratégique ouvrant sur la sous-région, mérite une attention particulière. M. Ndour a également mis en avant le développement du port comme une opportunité pour générer de nouvelles perspectives économiques.

« Nous appelons les nouvelles autorités à intégrer la région dans leur vision à l’horizon 2050 », a-t-il plaidé, tout en insistant sur la nécessité d’une stratégie claire pour réduire le coût de la vie et favoriser la création d’emplois. « Nous saluons leur esprit d’ouverture et leur volonté de dialogue avec les acteurs pour apaiser le climat social, mais nous les exhortons à ce que cela ne se limite pas à de simples slogans », a martelé Badou Ndour.

Il a également abordé le projet de construction d’une nouvelle gouvernance, un chantier lancé il y a plusieurs années mais resté à l’arrêt depuis, sans explication claire. « L’entrepreneur reste introuvable, laissant aux Kaolackois un chantier envahi par les herbes et inachevé. Les autorités doivent mener une enquête pour identifier les véritables causes de ce blocage. »

Le président du Mouvement Citoyen pour le Développement Inclusif du Sénégal a conclu en interpellant le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, ainsi que son Premier Ministre, Ousmane Sonko, pour qu’ils prennent des mesures concrètes en faveur du développement de la région.

Suppression du HCCT et CESE / Affaire Barthélémy / Affaire des nervis (Zarco) : Thierno Birahim Ndiaye prône le respect des promesses électorales, l’état de droit et interpelle le Chef de l’État

Face à notre rédaction, le président du mouvement Génération Jef, et membre de la coalition Diomaye Président, Mame Thierno Birahim Ndiaye, a félicité les nouvelles autorités pour leurs démarches qu’il juge très responsables et démocratiques. Interrogé sur diverses questions d’actualité, le candidat malheureux aux dernières élections municipales à Grand Dakar prône le respect des promesses électorales et l’instauration de l’état de droit sous le règne du président Diomaye Bassirou Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko.

Selon lui, le Sénégal connaît un changement systémique dans tous les domaines. « Sous cette gouvernance, les coupables des événements ayant entraîné des pertes humaines seront identifiés, et justice sera rendue », a-t-il affirmé. Mame Thierno Birahim Ndiaye en a profité pour interpeller le président et son Premier ministre, leur demandant de ne pas oublier les responsables de la commune de Grand Dakar, qui ont contribué à la réussite du projet Référentiel 2050.

L’Assemblée nationale a récemment voté la dissolution du Conseil économique, social et environnemental (CESE) et du Haut Conseil des collectivités territoriales (HCCT), deux institutions consultatives créées sous Macky Sall, jugées budgétivores par le pouvoir actuel.

Pour rappel, le député Babacar Tambédou avait affirmé avoir vu Zarco en compagnie de nervis lors des récentes manifestations au Sénégal. Tambédou a déclaré être un témoin oculaire, accusant Zarco de recruter des nervis armés à Grand Yoff. En réponse, Zarco a rejeté ces accusations et annoncé une plainte contre le député.

Concernant la démission de Barthélémy Dias de son mandat de conseiller municipal, Thierno Birahim Ndiaye a apporté des précisions :

Il a rappelé que le président Bassirou Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko sont focalisés sur des projets d’envergure et ne se laissent pas distraire par des détails.

Déclaration de Politique Générale : Ousmane Sonko attendu devant l’Assemblée nationale le 27 décembre

Le Premier ministre Ousmane Sonko présentera sa Déclaration de Politique Générale (DPG) devant l’Assemblée nationale le vendredi 27 décembre 2024, conformément aux exigences de l’article 55 de la Constitution sénégalaise. Cette déclaration constitue un moment important dans le parcours politique du gouvernement, offrant une occasion pour le Premier ministre de détailler les grandes orientations de sa politique publique et de répondre aux attentes des parlementaires.

L’annonce a été faite lors du Conseil des ministres du mercredi 18 décembre, sous la présidence du Chef de l’État, Bassirou Diomaye Diakhar Faye. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du nouveau référentiel des politiques publiques, en particulier la Vision Sénégal 2050, qui trace les grandes lignes du développement du pays à long terme.

La DPG de Sonko intervient dans un contexte où plusieurs réformes structurelles sont en cours, notamment dans les secteurs de l’urbanisme, de l’habitat social, et de la modernisation des infrastructures. Celles-ci font partie des priorités affichées par le gouvernement, qui souhaite inscrire son action dans une dynamique de développement durable et inclusif.

Lors de cette présentation, Ousmane Sonko aura l’opportunité de défendre sa vision stratégique pour le pays et de poser les bases des priorités législatives et économiques pour l’année 2025. Cette déclaration sera également l’occasion de faire face aux interrogations des parlementaires sur les modalités de mise en œuvre des réformes envisagées, leur impact sur les citoyens, ainsi que sur la cohérence globale des politiques publiques proposées.

La DPG représente ainsi un moment clé de l’agenda politique, où les décisions prises par le gouvernement seront scrutées de près. Chaque parole du Premier ministre sera attendue pour évaluer la faisabilité des mesures annoncées et leur capacité à répondre aux défis sociaux et économiques actuels du Sénégal.

Communique du conseil des ministres du Mercredi 18 Décembre 2024

​Le Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE a présidé, ce mercredi 18 décembre 2024, la réunion hebdomadaire du Conseil des Ministres, au Palais de la République.

 A l’entame de sa communication, le Président de la République est revenu sur la cérémonie d’inauguration, le jeudi 12 décembre 2024 à Thiès, du monument dédié au héros national Lat Dior Ngoné Latyr DIOP, à l’occasion du centenaire de sa disparition. Il a adressé ses remerciements aux populations de la ville de Thiès, notamment aux élèves, pour leur mobilisation exceptionnelle et leur accueil chaleureux. Il a aussi associé dans ses remerciements les autorités territoriales, le Maire de la ville, les élus, les notabilités religieuses et coutumières de Thiès qui ont fortement contribué au succès de la manifestation.
 
   La présence du Chef de l’Etat à Thiès symbolise son attachement particulier à la valorisation de notre patrimoine historique et culturel si nécessaire à la préservation d’un récit national assumé qui prend en compte nos valeurs traditionnelles séculaires, basées sur une culture de la mémoire et la célébration de nos héros nationaux dans tous les domaines. Dès lors, il a demandé au Premier Ministre, au Ministre des Collectivités territoriales, au Ministre de la Culture et au Secrétaire d’Etat en charge de la Culture, de travailler avec les Collectivités territoriales en vue de mettre en adéquation la dénomination de nos rues, avenues, boulevards et édifices publics avec les faits historiques et héros nationaux qui ont unanimement marqué la vie de notre pays.
 
            Le Président de la République a aussi souligné l’importance de vulgariser et d’enseigner l’histoire générale du Sénégal. Il a, à cet égard, demandé au Premier Ministre d’évaluer et de relancer le projet de réécriture scientifique de l’histoire générale du Sénégal, de réhabiliter et de promouvoir le patrimoine historique de nos communes et villes. Dans cet élan, il a indiqué au Ministre en charge de la Culture et au Secrétaire d’Etat chargé du patrimoine historique, la nécessité de travailler à la réhabilitation du patrimoine des îles, notamment Gorée et Carabane en étroite collaboration avec les autorités municipales et les populations. Il a, en outre, invité, le Premier Ministre à engager la réflexion sur la création d’un Conseil national de la Mémoire et de la Gestion du Patrimoine historique afin de faire de la préservation de notre histoire, un facteur majeur de développement économique, social et culturel du Sénégal. 
 
             Abordant la question de la politique d’urbanisme, d’architecture, d’habitat et de promotion du logement, le Chef de l’Etat a indiqué que la matérialisation de la Vision Sénégal 2050, révèle l’urgence d’accélérer l’aménagement du territoire, le développement de nos terroirs ainsi que la modernisation de nos communes et villes à partir des Pôles. Il a demandé au Ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires de veiller à l’actualisation et/ou à la généralisation des plans directeurs d’urbanisme dans toutes les communes et villes du Sénégal. Cet exercice impératif de planification, est fondamental pour maitriser le développement urbain et accélérer dans la cohérence et la rigueur des aménagements la mise en œuvre de la politique d’habitat et de promotion de logements sociaux en particulier. Dans ce sillage, il a instruit le Ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires, de veiller à l’application stricte des règles d’architecture harmonisées dans chaque commune et ville du Sénégal. A cet égard, il a invité le Gouvernement à travailler avec l’Ordre des architectes pour proposer un nouveau cadre légal et réglementaire de mise en œuvre de la nouvelle politique d’architecture du Sénégal.            Dans l’optique d’une dynamique de refondation de la politique d’urbanisme, de construction et du logement, le Président de la République a engagé le Gouvernement à poursuivre les efforts de promotion des constructions aux normes des habitations, bâtiments et édifices avec : 
–  l’application rigoureuse des codes de l’urbanisme, de la construction, de l’assainissement et de l’environnement principalement ; 
–  la maitrise des aménagements et occupations du littoral ;
–  la mise à contribution du Laboratoire national de référence des Bâtiments et Travaux publics qui assure l’homologation des  matériaux et produits utilisés dans le secteur des BTP et garantit la qualité et la conformité des constructions. ; 
–  l’intégration d’une exigence d’aménagement paysager et d’espaces verts dans les quartiers et les habitations ; 
–  la formation professionnelle initiale et continue des acteurs du bâtiment dans des écoles et instituts spécialisés.
               Par ailleurs, le Chef de l’Etat a indiqué l’urgence d’accélérer le déploiement national des programmes de promotion de logements sociaux. A cet effet, il a demandé au Premier Ministre de relancer les programmes de construction de logement sociaux dans les zones adaptées soutenus par des lotissements, des plans d’aménagement et des titres d’occupation officiellement validés après les audits fonciers et immobiliers en cours. Le Gouvernement devra aussi proposer des solutions soutenables pour accélérer la promotion d’un habitat décent à travers la conception de plans consensuels de restructuration et de rénovation urbaine et s’atteler à moderniser l’habitat en milieu rural. Il a invité le Premier Ministre et le
Gouvernement à faire du logement décent une cause nationale à partir de l’année 2025. Le Ministre de l’Urbanisme et le Secrétaire d’Etat au Logement feront le point mensuel en Conseil des Ministres sur la mise en œuvre de la politique du logement.  
            Dans cet esprit, il a demandé au Premier Ministre et au Ministre en charge l’Urbanisme de fixer, pour les trois (3) prochaines années, la lettre de mission et le cadre d’intervention de la Société d’Aménagement Foncier et de Restructuration urbaine (SAFRU), entité qui doit disposer de ressources foncières et financières adaptées à partir d’un modèle économique viable. Au demeurant, il convient d’évaluer le Fonds de Garantie pour l’accès Logement (FOCALOG) et l’application de la loi d’orientation n° 2016-31 du 08 novembre 2016 sur l’habitat social avec le dispositif du Fonds pour l’Habitat social (FHS).  
Le Gouvernement s’attèlera aussi à la relance des pôles urbains et des zones d’aménagement concerté pour faciliter l’accès à la propriété foncière et immobilière avec le concours des banques et établissements financiers (CDC en particulier…). Dans cette lancée, une importance primordiale sera accordée au développement prioritaire du pôle urbain de Diamniadio et du Lac Rose qui commencent à accueillir des infrastructures hôtelières de classe mondiale.       
            Au regard de la montée en puissance du secteur du tourisme, le Président de la République a demandé au Premier Ministre, au Ministre en charge des Collectivités territoriales et au Ministre en charge du Tourisme de veiller à la maitrise du développement urbain des zones touristiques du Sénégal. 
            Dans sa communication, le Premier Ministre a informé le Conseil qu’en vertu des dispositions de la Constitution, notamment en son article 84, Monsieur le Président de la République a saisi l’Assemblée nationale pour la tenue de sa Déclaration de Politique générale (DPG), le vendredi 27 décembre 2024, conformément aux dispositions de l’Article 55 de la Constitution.  
         Abordant la préparation de l’agenda législatif de l’année 2025, le Premier Ministre a indiqué que les projets de textes y afférents doivent être en phase avec le nouveau Référentiel des politiques publiques Vision Sénégal 2050. Il a, en outre, souligné l’exigence pour chaque ministère d’élaborer et de transmettre au Secrétariat général du Gouvernement son agenda législatif au titre du premier semestre de l’année 2025, au plus tard à la mi-janvier 2025À cet égard, il a demandé aux Ministres de veiller, après une stricte revue des projets de texte élaborés antérieurement à avril 2024, à bien identifier les textes à vocation stratégique et ceux à vocation opérationnelle, aux fins d’anticiper sur la complexité et les délais d’élaboration ainsi que sur l’ordre de priorité. En outre, il devra être tenu compte de l’orientation majeure de rationalisation des ressources publiques.
         Par ailleurs, le Premier Ministre a relevé l’attention particulière à accorder à la restructuration des entreprises publiques et parapubliques en grande difficulté pour garantir la continuité du service public. Il a ainsi demandé au Ministre Secrétaire général du Gouvernement de procéder à la reprise des travaux du Comité interministériel de Suivi et de Restructuration des entreprises publiques et parapubliques et instruit le Ministre des Finances et du Budget de prendre les dispositions nécessaires pour la mise en œuvre effective du Fonds de Relance pour la restructuration des dites entreprises.
          Enfin, le Premier Ministre a informé le Conseil qu’il co-présidera avec le Vice- Président de La Gambie, à l’occasion d’une visite de travail et d’amitié dans ce pays les 19 et 20 décembre 2024, la réunion de la Commission consultative conjointe chargée du suivi de la coopération entre les deux pays qui ne s’est pas tenue depuis 2011. La rencontre sera consacrée à la revue de l’état de mise en œuvre des décisions issues du Conseil présidentiel du 1er août 2023 et à l’examen de divers dossiers. Le Premier Ministre co-présidera également, avec le Vice-Président de La Gambie, la cérémonie d’ouverture de la 2ème édition du forum économique, commercial et d’investissement sénégalo-gambien.
 
AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES : 
•       Le Ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture a fait le point mensuel sur les préparatifs de l’organisation des Jeux olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026 ;
 
•       Le Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage a fait une communication sur la situation de la campagne de commercialisation de l’arachide 2024, les cultures de décrue et la campagne horticole ;
 
•       Le Ministre de la Microfinance et de l’Economie sociale et solidaire a fait une communication sur la synergie gouvernementale autour de la mise en œuvre d’une Stratégie nationale de Financement ciblé (SNFC) au service de l’économie sociale et solidaire.
 
AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES, 
Le Conseil a examiné et adopté :
•       Le Projet de décret portant organisation du Ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères.

Teyliom répond aux allégations de la presse : « Informations incomplètes et tendancieuses »

Le Groupe Teyliom a réagi fermement aux récentes informations diffusées par certains organes de presse concernant Yérim Sow, fondateur du groupe, et son collaborateur Yigo Faly Thiam. Selon ces rapports, les deux hommes seraient visés par un mandat d’arrêt international émis par la justice béninoise, suite à leur condamnation en décembre 2021 à Cotonou, à cinq ans de prison, dont deux ans fermes.

Dans un communiqué envoyé à Seneweb, Teyliom a apporté des éclaircissements sur cette affaire, en dénonçant des informations jugées « incomplètes et tendancieuses ». Le groupe a notamment précisé que Yérim Sow et Yigo Faly Thiam n’avaient jamais été notifiés de la décision de justice. Par conséquent, selon Teyliom, la condamnation ne peut être considérée comme exécutoire, et les délais d’opposition ou d’appel n’ont pas pu être engagés.

Teyliom a rappelé plusieurs éléments clés du dossier. En premier lieu, il a évoqué la « destruction arbitraire » de l’hôtel Noom Cotonou, qui a été au cœur du conflit. Ensuite, le groupe a souligné l’existence d’une procédure d’arbitrage en cours au Centre International de Règlement des Différends relatifs aux Investissements (CIRDI), opposant Teyliom à la République du Bénin. Le groupe a également mentionné les mesures prises par les autorités béninoises après l’introduction de cette procédure d’arbitrage.

Cependant, le groupe a fait savoir que les deux dirigeants n’ont jamais eu accès aux éléments factuels et juridiques ayant conduit à leur condamnation, car ils n’ont pas été informés des charges retenues contre eux ni du dossier d’instruction. Cette absence de notification a été mise en avant par Teyliom pour justifier l’absence de valeur juridique de la décision rendue par la chambre correctionnelle du Bénin.

Dans ce contexte, le Groupe Teyliom a réaffirmé son engagement à défendre son image, celle de ses dirigeants, et ses droits légitimes. Le groupe a précisé qu’il se réservait le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger sa réputation et contrer toute allégation qui pourrait nuire à son image.

Teyliom a également réaffirmé son rôle important dans le développement de la région, soulignant l’importance de ses investissements et réaffirmant son engagement à agir de manière sérieuse et respectée. Le groupe a conclu en insistant sur le fait qu’il continuerait à œuvrer pour le bien-être économique et social de la région, malgré les difficultés rencontrées.

Les Défis de la Régulation des Médias : Plus de 600 Entreprises de Presse Inscrites, Mais Des Incertitudes Persistantes

Le secteur de la presse au Sénégal est en pleine transformation, avec plus de 600 organes et entreprises de presse inscrits avant la clôture de la plateforme d’enregistrement mise en place par le Ministère de la Communication. Toutefois, bien que cette initiative vise à renforcer la régulation des médias, plusieurs défis demeurent et suscitent des inquiétudes parmi les acteurs du secteur.

La commission d’examen et de validation des entreprises de presse, actuellement en train d’étudier les dossiers des médias inscrits, doit faire face à des enjeux considérables. Daouda Mine, membre de cette commission, a souligné lors de l’émission « Lantinoor » sur RTS 1 que la résolution des problèmes dans le secteur de la presse dépend avant tout d’une volonté politique forte. Cependant, il a également précisé que l’objectif de la commission n’est pas de sanctionner ou de fermer les médias non conformes, mais de les accompagner dans un processus de mise en conformité. Ce processus, bien que bien intentionné, pourrait prolonger l’incertitude pour de nombreux médias, notamment ceux qui peinent à remplir les critères requis.

L’un des points cruciaux soulevés lors de cette discussion est la question de la fiscalité, jugée inadaptée pour le secteur des médias. Migui Maram Ndiaye, président de la Convention des Jeunes Reporters, a dénoncé la situation absurde qui consiste à traiter les entreprises de presse comme des industries lourdes, à l’instar des cimenteries, dans le cadre de la fiscalité. Selon lui, une réforme fiscale s’impose de toute urgence pour permettre aux médias de se développer dans un environnement favorable.

Ndiaye a également insisté sur la nécessité d’adopter une loi sur la publicité, une mesure qui pourrait aider à réguler un secteur où les enjeux financiers sont importants. Il a enfin exhorté le Président de la République à organiser une rencontre officielle avec les organisations de presse afin de remettre officiellement les conclusions des Assises du secteur. Cependant, malgré ces appels, l’avenir de ces propositions reste incertain et dépendra de l’implication des autorités publiques.

Marguerite Rosalie Ndiaye, intervenant dans la même émission, a rappelé que la conformité des entreprises de presse ne se limite pas à un seul critère, comme l’inscription auprès des autorités compétentes. Elle a insisté sur l’importance d’autres aspects essentiels, tels que le respect des cotisations sociales, le paiement des impôts, ainsi que la formalisation des contrats de travail pour les journalistes. Ces éléments, souvent négligés dans le secteur, sont pourtant cruciaux pour garantir une presse indépendante et professionnelle.

Elle a également encouragé les journalistes à revendiquer leur droit d’accès au Fonds d’appui à la presse, dont le montant a récemment été revalorisé. Bien que cette mesure soit censée apporter un soutien au secteur, certains observateurs se demandent si elle suffira à répondre aux besoins réels des médias, notamment en termes de financement et de développement durable.

Le secteur de la presse sénégalaise est à un tournant décisif. Les réformes en cours et les mesures proposées pourraient potentiellement améliorer la régulation et soutenir les médias dans leur quête de professionnalisme et de durabilité. Toutefois, les acteurs du secteur, qu’il s’agisse des journalistes, des éditeurs ou des responsables politiques, devront surmonter de nombreux obstacles pour que ces réformes portent leurs fruits.

Les préoccupations fiscales, la conformité des entreprises de presse et l’accès au financement sont autant de défis qui, s’ils ne sont pas adressés rapidement, risquent de freiner l’évolution du secteur. Il est donc crucial que la volonté politique, ainsi que l’engagement des acteurs concernés, se concrétisent afin de créer un environnement propice au développement d’une presse libre et indépendante au Sénégal.

Kaffrine : 53 cas de grossesses précoces en milieu scolaire entre 2022 et 2023, une urgence éducative

Le phénomène des grossesses précoces en milieu scolaire continue de secouer la région de Kaffrine. Entre 2022 et 2023, 53 cas ont été recensés dans les établissements scolaires, représentant un taux de 4,4 %, selon un rapport du Groupe pour l’Étude et l’Enseignement de la Population (GEEP). Cette situation met en lumière une crise sociale et éducative qui nécessite des solutions urgentes pour protéger les jeunes filles et garantir leur avenir.

Ces chiffres, révélés récemment par le GEEP, traduisent une réalité alarmante dans le Ndoucoumane. « Notre objectif, c’est zéro grossesse à l’école. Même un seul cas est un signal que le travail reste à faire », a déclaré Ibrahima Guèye, coordonnateur de l’organisation, lors d’un entretien avec Ousmane Mbengue, correspondant de Radio Sénégal.

Les conséquences de ces grossesses sont dévastatrices. Une jeune fille enceinte en classe de 4e, de Première ou de Terminale voit sa scolarité brusquement interrompue. Cela entraîne souvent un abandon scolaire définitif, des difficultés économiques et sociales accrues, ainsi que des risques pour sa santé, notamment lors de l’accouchement. « Ces grossesses brisent des carrières et hypothèquent l’avenir de nombreuses filles », a ajouté Ibrahima Guèye.

Dans le cadre de son engagement à enrayer ce fléau, le GEEP a mené une enquête approfondie en partenariat avec l’Observatoire régional. Cette étude, basée sur un échantillon représentatif d’élèves, a permis de mieux cerner les causes et les dynamiques du phénomène. Les résultats ont été remis à l’inspecteur d’académie pour servir de base à des actions concrètes et adaptées aux réalités locales.

Pour prévenir ces situations, le GEEP a intensifié ses campagnes de sensibilisation dans les établissements scolaires et auprès des familles. Ces initiatives mettent l’accent sur l’éducation sexuelle, la communication parent-enfant et la responsabilisation des enseignants pour détecter et prévenir les comportements à risque.

Cependant, malgré ces efforts, le problème persiste et appelle une mobilisation collective. Les autorités éducatives, les organisations de la société civile, les chefs religieux et les communautés locales doivent travailler de concert pour offrir des solutions durables. Cela inclut la création d’espaces sécurisés pour les jeunes filles, des politiques éducatives inclusives et la mise en place de mesures dissuasives contre les comportements préjudiciables.

La région de Kaffrine, à travers ce rapport, lance un appel clair : il est urgent d’agir pour que chaque fille puisse poursuivre son éducation sans obstacle. Ce défi dépasse les seuls établissements scolaires et nécessite une approche sociétale globale pour garantir un avenir prometteur à toutes les jeunes filles.

DIPLOMATIE RELIGIEUSE : Le Khalife de Bambilor hôte de l’AG de la conférence des supérieurs majeurs

La conférence des supérieurs majeurs du Sénégal a organisé du 16 au 18 décembre 2024 à Dakar, son assemblée générale sous le thème: « Pélerins d’espérance sur le chemin Synodal ». Une occasion pour la communauté chrétienne de consacrer le dernier jour de son Assemblée générale à son hôte, le Khalife général de Bambilor, Thierno Amadou Ba avec qui, elle entretient une relation fondée sur la confiance mutuelle et l’esprit de collaboration. Cette invitation du Khalife à l’AG de la Conférence des supérieurs majeurs du Sénégal a été une opportunité pour lui de partager avec l’assistance quelques réflexions sur les trois enjeux cruciaux du moment : le vivre ensemble, la diplomatie religieuse et la contribution des religieux et religieuses à la résolution des conflits et au drame de l’immigration.


« Le vivre ensemble est au cœur de notre identité nationale. Au Sénégal, nous avons une véritable culture de la coexistence pacifique, non seulement entre religions, mais aussi entre les différentes ethnies et communautés. L’exemple de la coexistence pacifique entre les communautés musulmanes et chrétiennes est largement reconnu. Mais au-delà de cette dimension religieuse, il existe aussi une fraternité profondément enracinée entre les différentes ethnies, qui, tout en préservant leurs spécificités culturelles, vivent ensemble dans une harmonie remarquable.


Entre les communautés Peul, Sérère et Diola, par exemple, il existe une pratique de plaisanteries réciproques et d’ironie qui, loin d’être un facteur de division, devient un puissant ciment de la cohésion sociale. Ce cousinage à plaisanterie est une forme de relation interethnique basée sur une complicité ludique où chacun peut se moquer de l’autre sans animosité, créant ainsi une relation de confiance et d’amitié », a dit Thierno Amadou Ba avant d’ajouter: « pour le vivre ensemble, Bambilor fait bien école dans cette aube du troisième millenaire. À travers nos échanges, nous construisons ensemble un modèle vivant du vivre ensemble, une alliance où nos différences ne sont pas des barrières, mais des atouts précieux pour la construction d’une société plus unie. C’est grâce à ces rencontres, riches en échanges et en compréhension, que nous avançons ensemble, main dans la main, pour bâtir un avenir commun empreint de fraternité ». Ces moments d’échange et de partage ont aussi permis au guide religieux d’entretenir sur l’origine religieuse de la migration qui est selon lui, non seulement symbolique et spirituelle mais, dépasse les simples déplacements géographiques.

La diplomatie religieuse un outil pour la paix et la réconciliation

Selon Thierno Amadou Ba, la diplomatie religieuse est un instrument fondamental pour la résolution des conflits dans le monde. Les religions, souvent sources de tensions, peuvent aussi devenir des vecteurs de paix si elles sont orientées dans une dynamique de dialogue et de compréhension mutuelle. « En tant que leaders religieux, nous avons la responsabilité de promouvoir la paix, la réconciliation et la justice à travers un dialogue interreligieux sincère et constructif. Nos enseignements respectifs portent en eux des valeurs universelles de paix, de solidarité et de respect de la dignité humaine, et il est de notre devoir d’utiliser ces principes pour apaiser les conflits et éviter que la religion ne devienne un facteur de division.


A mon humble avis, la diplomatie religieuse, en mode contributoire pour la diplomatie traditionnelle, implique l’engagement et la médiation des acteurs religieux dans les affaires nationales et internationales », a indiqué M. Ba soulignant la diplomatie religieuse reconnaît l’impact significatif des croyances et des pratiques religieuses sur les dynamiques mondiales et cherche à les intégrer dans les processus diplomatiques. « Cette forme de diplomatie vise à promouvoir le dialogue interreligieux, à prévenir les conflits fondés sur la religion et à trouver des solutions pacifiques aux crises en s’appuyant sur les valeurs et les ressources des différentes traditions religieuses. Elle joue un rôle crucial dans la construction de la paix et le développement durable, en mettant l’accent sur la collaboration entre États, organisations internationales et institutions religieuses a-t-il ajouté.


Car pour lui, la diplomatie religieuse ne se limite pas à des discours théoriques, mais il se traduit par des actions concrètes. Elle consiste en des initiatives qui favorisent la rencontre entre les cultures et les croyances.


« Permettez-moi cette piqure de rappel pour partager avec vous trois expériences historique de la diplomatie religieuse pour vous montrer ce qu’elle à réussi, à l’assaut de la diplomatie classique par moment impuissante


L’Hégire : la protection des minorités religieuses :
L’Hégire, la migration des compagnons du Prophète Muhammad (PSL) de La Mecque vers l’Abyssinie, représente un tournant crucial dans l’histoire de l’Islam, non seulement sur le plan spirituel, mais aussi en matière de protection des minorités religieuses. Lorsqu’une partie des premiers musulmans fut persécutée à La Mecque, le Prophète Muhammad (Psl), dans un acte de sagesse, conseilla à ses compagnons de se réfugier en Abyssinie, auprès du Négus, un souverain chrétien. Ce dernier leur offrit une protection totale, leur garantissant la liberté de pratiquer leur foi sans crainte de persécution. Cette invitation à chercher refuge dans un royaume chrétien symbolise une forme de diplomatie religieuse, où l’État, représenté par le Négus, assurait la sécurité des croyants, et où les leaders spirituels (le Prophète et les prêtres) reconnaissaient l’importance de la coexistence pacifique et du respect mutuel entre religions. El-Hadji

Malick Sy et Cheikh Ibrahima Fall : des sacrifices ultimes


Dans un contexte colonial comme celui du Sénégal, les autorités coloniales françaises ont dû gérer les rapports entre les différentes religions (chrétiens, musulmans, animistes) et ont parfois eu recours à des figures religieuses locales pour apaiser les tensions.
Les actes d’El Hadj Malick Sy et de Cheikh Ibrahima Fall montrent une forme de diplomatie religieuse qui transcende les simples négociations politiques. En envoyant leurs fils à la France comme otages, ces leaders ont offert un sacrifice personnel profond pour garantir la sécurité et la protection de leurs disciples. Ce geste témoigne de l’engagement de ces figures religieuses à éviter les conflits violents, à préserver l’équilibre entre les communautés et à négocier avec les puissances coloniales dans le but de garantir un minimum de paix sociale.

La contribution des religieux et à la résolution des crises migratoires

Le dernier sujet abordé par le Khalife de Bambilor est les crises migratoires. Selon le conférencier, qu’elles soient liées à des conflits, à des conditions économiques désastreuses ou à des catastrophes environnementales, sont des phénomènes globaux qui exigent des réponses variées et nuancées. « L’une des approches les plus puissantes pour répondre à ces crises reste l’engagement des leaders religieux, qui ont un rôle clé à jouer non seulement en termes de soutien moral et spirituel, mais aussi dans la construction de solutions durables. Leur action s’inscrit dans une vision globale de l’humanité, reposant sur des principes de résilience, de dignité humaine et de coopération intercommunautaire ».
Thierno Amadou de poursuivre: « l’origine religieuse de la Migration : l’Arche de Noé.


Dans de nombreuses traditions religieuses, la migration a une origine symbolique et spirituelle qui dépasse les simples déplacements géographiques. L’histoire de l’arche de Noé, par exemple, présente la migration comme un acte de préservation de la vie face à la destruction. Après le déluge, Noé et les êtres vivants (humains et animaux) ont été sauvés, permettant ainsi la renaissance de la terre. Cet acte de migration (même si elle était forcée) a permis de créer un nouveau monde, tant pour l’humanité que pour les autres formes de vie », a-t-il ajouté.

« La migration, dans ce sens, porte en elle une dimension de reconstruction et de renouvellement. Elle symbolise un processus de transformation où des individus et des communautés, souvent dans des situations de détresse, peuvent être les vecteurs de nouveaux commencements et de nouvelles opportunités. De cette perspective, les migrations ont des conséquences positives, tant pour ceux qui migrent que pour les sociétés qui les accueillent. Cette vision religieuse invite à voir les migrants non comme des « problèmes », mais comme des « portes ouvertes » vers de nouvelles possibilités de développement humain et spirituel », a expliqué le Khalife de Bambilor, relevant que
l’un des grands problèmes qui se pose dans le cadre des migrations, en particulier en provenance des pays du Sud vers l’Occident, est que ces dernières sont souvent perçues uniquement sous un angle utilitaire, focalisé sur les avantages économiques qu’elles peuvent apporter.


Selon lui, l’Occident a largement profité des vagues migratoires à travers l’histoire, souvent en en tirant des bénéfices économiques et sociaux tout en imposant des souffrances profondes aux pays du Sud. Au cours des siècles, les européens se sont déplacés massivement vers les Amériques, colonisant ces terres et exploitant leurs ressources au prix de la destruction des civilisations autochtones. Parallèlement, l’Occident a orchestré des déplacements forcés d’africains pour alimenter la traite des esclaves, une entreprise inhumaine qui a déporté des millions d’individus à travers l’Atlantique. D’après le chef religieux, les deux guerres mondiales ont également vu des déplacements massifs, tant de populations que de ressources, pour nourrir les besoins militaires, souvent à travers des colonnes de tirailleurs africains et des ouvriers migrants. Ces déplacements, qu’ils soient forcés ou volontaires, ont permis à l’Occident de se développer et d’accumuler une richesse colossale. « Pourtant, paradoxalement, les pays du Sud, dont les peuples ont été dévastés par ces migrations imposées, font aujourd’hui face à des réactions souvent ingrates et xénophobes de la part de ceux-là même qui ont tiré profit de ces flux migratoires. L’Occident semble parfois ignorer les blessures historiques qu’il a infligées et continue de fermer les yeux sur les réalités humaines des migrations contemporaines, contribuant ainsi à la marginalisation des peuples du Sud qui cherchent à fuir la pauvreté, les conflits et les injustices historiques », a-t-il déploré au moment où la communauté internationale célèbre la journée internationale des migrants, ce 18 décembre.

Selon l’hôte du jour de la Conférence des supérieurs majeurs du Sénégal, la résilience, dans cette optique, consiste à transformer la douleur et la souffrance en forces nouvelles, à reconstruire les communautés dévastées tout en protégeant les dignités humaines. « Les leaders religieux doivent insister sur le fait que la véritable réponse aux crises, qu’elles soient migratoires ou autres, réside dans la capacité des sociétés à se reconstruire avec dignité, à travers l’écoute, la sensibilisation, et des actions concrètes. Les actions menées par les religieux doivent également être orientées vers la protection des migrants, notamment en leur fournissant un soutien moral et matériel dans leur parcours. Mais au-delà du soutien immédiat, une approche préventive et intégrative est nécessaire, qui consiste à renforcer les liens entre les communautés d’accueil et celles d’origine.


C’est pourquoi, l’une des initiatives les plus significatives que j’ai entreprises est la création d’une ONG dédiée à la gestion des crises migratoires. Depuis 20 ans, cette organisation travaille sans relâche pour soutenir les migrants, en particulier ceux vivant dans les cités ou en situation de vulnérabilité.
Un autre aspect de cette initiative est la mise en place de jumelages entre des maires d’Europe et du Sénégal. Ces échanges ont pour but de favoriser la coopération internationale en matière de développement et d’intégration des migrants. En organisant des voyages en Europe et en Amérique, j’ai pu renforcer ces liens et sensibiliser les autorités locales à la nécessité d’une approche plus humaine et inclusive de la migration.


Enfin, permettez-moi d’évoquer ma rencontre récente avec le Saint-Pere qui a été un moment fort, un échange significatif, qui m’a inspiré davantage à poursuivre ma vision pour le la paix et le dialogue interreligieux au profit d’un monde meilleur. Lors de notre prochaine rencontre, qui devrait avoir lieu très bientôt, je serai accompagné d’universitaires et de représentants de toutes les confessions religieuses du Sénégal. L’objectif est de montrer que le Sénégal est, et doit continuer à être, un véritable centre d’incubation de la diplomatie religieuse. Une diplomatie qui, à travers ses valeurs d’unité et de tolérance, pourrait inspirer le monde entier.


Lors de cette rencontre, nous aurons l’occasion d’échanger sur le colloque international sur la diplomatie religieuse (CIDIR), prévu à l’Ucad. Ce colloque, en collaboration avec notre ONG FWN et l’Institut des Politiques Publiques, représente pour moi bien plus qu’un simple événement académique. Il est une vitrine essentielle pour le Sénégal, un rendez-vous international et une véritable école d’expérimentation pour de nouvelles solutions aux défis mondiaux. Je suis convaincu que ce colloque pourrait jouer un rôle clé dans le rayonnement du Sénégal en tant que modèle de dialogue interreligieux et de diplomatie constructive », a conclu Thierno en magnifiant l’initiative de cette rencontre de la Conférence des supérieurs majeurs, qui représente une occasion unique de renforcer les liens entre les communautés musulmanes et chrétiennes et de mettre en avant le rôle essentiel de la diplomatie religieuse dans la résolution des crises mondiales.          

A.Saleh

Tragédie de Mbour : Un naufrage meurtrier souligne l’urgence d’une réponse collective face à l’immigration clandestine

Le naufrage survenu le 8 septembre 2024, au large de Mbour, au Sénégal, est une nouvelle tragédie qui met en lumière les dangers de l’immigration clandestine. Une pirogue transportant plus de 200 personnes, espérant rejoindre l’Europe, a chaviré à seulement 4 kilomètres des côtes. Ce drame a causé la mort d’au moins 30 personnes, tandis que plus de 100 autres sont portées disparues. Ce naufrage s’inscrit dans une série de catastrophes qui illustrent les risques extrêmes auxquels s’exposent des milliers de migrants désespérés.

Les autorités locales, en collaboration avec la marine sénégalaise, ont réussi à secourir une soixantaine de survivants, dont certains grièvement blessés. Les corps de plusieurs victimes ont été repêchés, mais les opérations de recherche se poursuivent pour retrouver les disparus. Les familles des victimes, dévastées, se rassemblent sur les plages de Mbour, espérant des nouvelles de leurs proches. Ce naufrage, comme beaucoup d’autres, témoigne de l’ampleur de la crise migratoire. Selon des statistiques des organisations humanitaires, plus de 2 500 migrants ont péri en mer en 2024, un chiffre en hausse par rapport à l’année précédente.

Ce drame met également en lumière les raisons qui poussent de nombreuses personnes à entreprendre ce voyage périlleux. La pauvreté, le chômage, l’instabilité politique et l’absence de perspectives économiques au Sénégal et dans d’autres pays africains figurent parmi les principaux moteurs de ces départs. À cela s’ajoutent les récits parfois embellis d’une « vie meilleure » en Europe, souvent relayés par les réseaux sociaux et les passeurs.

Le Conseil International pour l’Immigration, l’Entrepreneuriat et l’Emploi (CIIEE) a exprimé sa colère et sa tristesse, tout en exhortant les gouvernements sénégalais et européens, ainsi que la communauté internationale, à agir avec urgence. Il appelle à renforcer les campagnes de sensibilisation dans les communautés locales pour informer des dangers de l’immigration clandestine, tout en investissant dans des projets économiques locaux pour offrir des opportunités aux jeunes et réduire leur motivation à partir. Le CIIEE insiste également sur la nécessité de créer des voies légales et sécurisées pour la migration, afin de limiter l’activité des réseaux de passeurs, et d’améliorer la surveillance maritime et la coopération internationale pour sauver des vies en mer.

Cette tragédie a ravivé les appels à une coopération plus étroite entre le Sénégal et ses partenaires internationaux. Le président Bassirou Diomaye Faye a exprimé ses condoléances aux familles et promis un plan d’urgence pour lutter contre l’immigration clandestine. Cependant, les organisations de la société civile estiment que les mesures doivent aller au-delà des promesses. L’instauration de partenariats public-privé pour stimuler l’emploi, ainsi que des investissements massifs dans des secteurs comme l’agriculture et l’énergie, sont jugés essentiels pour prévenir ces drames.

La tragédie de Mbour n’est pas un simple accident ; elle est le reflet d’une crise mondiale nécessitant une réponse globale. Les efforts isolés ne suffiront pas à briser ce cycle. Ce moment de deuil collectif doit être un tournant, un appel à l’unité pour transformer cette réalité tragique en une opportunité de changement.

Affaire Doro Gaye : Libéré sous contrôle judiciaire, l’homme d’affaires sénégalais attend son audience décisive

L’homme d’affaires sénégalais Doro Gaye, interpellé lundi soir à Paris, a été remis en liberté sous contrôle judiciaire après avoir fait l’objet d’un mandat d’arrêt international émis par la justice sénégalaise. Accusé d’escroquerie foncière d’une valeur de 1,2 milliard de FCFA, il est désormais en attente d’une audience cruciale qui déterminera son sort.

Lundi soir, alors qu’il se promenait sur les Champs-Élysées, Doro Gaye a été arrêté par la police française. Localisé grâce à une enquête en coopération avec les autorités sénégalaises, il a été immédiatement conduit à Nanterre pour une audition. Son avocat, Me Seydou Diagne, présent à Paris pour une autre affaire, s’est rapidement rendu sur place.

Après une garde à vue dans la nuit de lundi à mardi, l’homme d’affaires a été présenté au procureur général de Paris. Ce dernier a plaidé pour l’exécution du mandat d’arrêt et l’extradition vers le Sénégal, conformément à la requête des autorités sénégalaises.

Dans la matinée de mardi, Doro Gaye a comparu devant un juge à Paris. Bien que remis en liberté provisoire, il a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction formelle de quitter le territoire français. Une nouvelle audience, dont la date reste à fixer, sera déterminante pour son avenir.

Selon des sources proches du dossier, son avocat devra convaincre le juge de le maintenir en France en mettant en avant des arguments juridiques solides. Le sort de Doro Gaye repose désormais sur cette audience qui pourrait décider de son extradition ou de son maintien en France.

L’accusation d’escroquerie foncière découle d’une plainte déposée par Zakriloulahi Sow. Ce dernier accuse Doro Gaye d’avoir orchestré une fraude portant sur une transaction immobilière d’une valeur de 1,2 milliard de FCFA, ce qui a conduit à l’émission du mandat d’arrêt international.

Pour le moment, Doro Gaye reste en liberté sous contrôle judiciaire, dans une situation où chaque décision judiciaire pourrait bouleverser son avenir.

En attendant l’audience au fond, l’affaire reste au cœur des discussions juridiques entre la France et le Sénégal, ajoutant une dimension diplomatique à ce dossier déjà complexe.

Barthélémy Dias : La police lève le blocus de son véhicule

Après un blocage momentanné au niveau de la Place de l’Indépendance, le véhicule transportant Barthélémy Dias a finalement été libéré par les forces de l’ordre. L’incident, qui avait suscité l’attention des passants et provoqué un bref embouteillage dans cette zone stratégique de Dakar, s’est terminé sans confrontation majeure. Cependant, la police est restée vigilante, suivant discrètement le cortège du maire de Dakar.

Le blocage, bien que temporaire, a suscité des interrogations. Les forces de l’ordre ont immobilisé le véhicule de Barthélémy Dias et de ses accompagnants, sans explication officielle immédiate. La situation a duré quelques minutes avant que le blocus ne soit levé, permettant au cortège de poursuivre son chemin.

Cette action intervient dans un contexte tendu où Barthélémy Dias fait face à plusieurs démêlés avec les autorités, notamment après sa radiation controversée de l’Assemblée nationale. L’épisode de la Place de l’Indépendance pourrait ainsi être perçu comme un nouvel acte dans cette série de frictions entre l’opposant et l’appareil étatique.

Bien que le blocus ait été levé, des agents de police ont continué à suivre le cortège, démontrant une vigilance accrue. Ce suivi discret traduit la volonté des autorités de surveiller les déplacements et les activités de Barthélémy Dias, un acteur politique souvent critique envers le gouvernement.

Cet incident s’ajoute à une série d’événements qui illustrent la tension entre Barthélémy Dias et l’Etat. Récemment, l’opposant avait dénoncé une « chasse aux sorcières » orchestrée par les autorités suite à sa radiation parlementaire.

Le maire de Dakar, connu pour son franc-parler et ses prises de position tranchées, devrait s’exprimer prochainement sur cet épisode, qui risque d’alimenter encore les débats autour de la liberté d’action des opposants politiques au Sénégal.

Jusqu’à présent, aucune déclaration officielle de la police nationale n’a été faite concernant les raisons du blocage. Cette absence de communication alimente les spéculations et suscite des interrogations sur les motivations réelles derrière cet acte.

Amnesty International appelle le Sénégal à abolir les peines de prison pour certains délits

Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, exhorte les autorités sénégalaises à respecter leurs engagements internationaux en matière de droits humains en mettant fin aux peines de prison pour des délits liés à l’atteinte à l’honorabilité des personnes et à la diffusion de fausses nouvelles.

Dans un message publié sur la plateforme X (anciennement Twitter), Seydi Gassama a souligné que ces pratiques judiciaires vont à l’encontre des principes de liberté d’expression et de respect des droits humains. « Le Sénégal doit se conformer à ses obligations internationales et mettre fin aux peines de prison pour les délits portant atteinte à l’honorabilité des personnes et la diffusion de fausses nouvelles », a-t-il déclaré.

Cette déclaration fait suite à la détention controversée du rappeur Khalifa, encore incarcéré après l’ouverture d’une information judiciaire par le procureur, et de Babacar Sow, finalement libéré. Le rappeur Khalifa s’était récemment illustré en critiquant le président de l’ADK, Demba Ka, ce qui a conduit à des poursuites judiciaires.

Pour Amnesty International, ces affaires mettent en lumière la nécessité de réviser les lois sénégalaises afin de garantir la liberté d’expression. Seydi Gassama rappelle que la criminalisation de tels délits porte atteinte aux normes internationales des droits humains, notamment celles prévues par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, auquel le Sénégal est partie.

Le débat relancé par cette affaire ravive la question de l’équilibre entre la protection de l’honorabilité des individus et la liberté d’expression dans le pays. Les défenseurs des droits humains appellent à des réformes législatives pour privilégier des sanctions alternatives, comme des amendes, plutôt que des peines privatives de liberté.

Blocage à l’Hôtel de Ville : La mairie de Dakar dément les accusations de la Police nationale

La tension entre la municipalité de Dakar et les forces de l’ordre ne faiblit pas. Dans un communiqué officiel publié ce vendredi 13 décembre 2024, le Bureau municipal de la Ville de Dakar a vivement contesté les déclarations faites par la Police nationale. Ces dernières affirmaient que les accusations de blocage formulées par le maire de Dakar, Barthélemy Dias, étaient sans fondement.

La mairie dénonce fermement ce qu’elle qualifie de « blocage manifeste » de ses activités. Le communiqué indique que « les accès à l’hôtel de ville de Dakar ont bel et bien été bloqués par les forces de l’ordre, empêchant ainsi l’entrée des conseillers municipaux ». Des images et vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, corroborées par un constat d’huissier, attesteraient de la fermeture des accès, précise la municipalité.

Face à cette situation, une délégation composée des adjoints au maire s’est rendue à la préfecture de Dakar pour rencontrer le Préfet par intérim. Selon le communiqué, ce dernier aurait confirmé que les ordres venaient de ses supérieurs et promis d’en référer à sa hiérarchie. Toutefois, la mairie déplore l’absence d’une solution concrète pour mettre fin à ce qu’elle qualifie de « harcèlement institutionnel ».

La mairie souligne également qu’un dispositif policier a été déployé pour empêcher le maire Barthélemy Dias de visiter des chantiers municipaux en cours. Cet acte, selon les responsables municipaux, constitue « une entrave directe à l’exercice de ses fonctions » et une violation des prérogatives des autorités élues.

Le point de presse organisé par le maire à l’hôtel de ville le même jour a également été marqué par des incidents. La police aurait fait usage de la force, causant des dégâts matériels au sein de la mairie. Les images de ces événements, largement partagées sur les réseaux sociaux, témoignent de la gravité de la situation, affirme la municipalité.

Dans son communiqué, la mairie de Dakar appelle la Police nationale à adopter une attitude « responsable et républicaine », respectueuse des droits et des prérogatives des élus locaux. Les responsables municipaux rappellent que le maire et son équipe agissent dans le cadre de leurs fonctions légitimes et que toute entrave à leur mission est inacceptable.

L’homme d’affaires en cavale arrêté à Paris : retour sur une fuite rocambolesque

Inculpé et placé sous mandat de dépôt en juin dernier, Doro Gaye, un homme d’affaires sénégalais, avait orchestré une fuite spectaculaire après avoir bénéficié d’une mise en liberté provisoire assortie d’un contrôle judiciaire. Cette liberté retrouvée, conditionnée par plusieurs garanties matérielles et médicales, n’aura duré que peu de temps avant qu’il ne quitte clandestinement le territoire sénégalais.

Pour obtenir sa mise en liberté, Doro Gaye avait signé un protocole d’accord avec Zakiloulahi Sow, la partie civile dans son dossier. Un premier acompte de 250 millions de francs CFA avait été versé, et des titres de propriété sur trois appartements et un magasin situés à la Cité Keur Gorgui avaient été remis au juge comme garanties supplémentaires. Par ailleurs, un rapport médical avait été intégré au dossier, attestant que son état de santé nécessitait un suivi permanent, incompatible avec une détention prolongée.

Moins d’un mois après sa libération, Doro Gaye parvenait à quitter le Sénégal via la Guinée-Bissau. Une cavale qui a pris fin à Paris, grâce à une coopération étroite entre les autorités sénégalaises et françaises. Un mandat d’arrêt international avait été émis par le juge d’instruction sénégalais, ce qui a permis de localiser et d’interpeller l’homme d’affaires en territoire français.

Selon des informations rapportées par le quotidien Libération, la police a pisté des transactions effectuées dans des boutiques de luxe à Paris, grâce à une carte bancaire utilisée par sa femme, Clara Gaye. Ces paiements ont servi de piste pour localiser Doro Gaye, qui se croyait hors d’atteinte des autorités.

L’arrestation de Doro Gaye marque un tournant dans cette affaire qui continue de susciter de nombreuses interrogations, notamment sur les failles du contrôle judiciaire ayant permis sa fuite. Désormais sous les verrous en France, son extradition vers le Sénégal semble être une formalité dans le cadre des accords bilatéraux entre les deux pays.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°350 – du 18/12/2024

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