Sénégal : l’APIX met en lumière les opportunités d’investissement pour des investisseurs américains

Le directeur général de l’Agence pour la Promotion des Investissements et des Grands Travaux (APIX), Bakary Séga Bathily, a reçu une délégation de 15 investisseurs américains à Dakar. Ces entrepreneurs, venus de l’État du Colorado, ont été introduits par Papa Maritew Dia, un Sénégalais établi aux États-Unis depuis plus de 20 ans. L’objectif de cette rencontre était de leur présenter les nombreuses opportunités d’investissement au Sénégal et de renforcer les liens économiques entre les deux pays.

Lors de son intervention, Bakary Séga Bathily a mis en avant le potentiel économique du Sénégal, décrivant le pays comme une terre d’opportunités stratégiquement située et en pleine transformation. Il a souligné l’importance de la Vision Sénégal 2050, le référentiel des politiques publiques, et expliqué les efforts déployés pour attirer davantage d’investissements étrangers dans divers secteurs clés.

Parmi les domaines abordés figurent l’agriculture, avec plus de 9,5 millions d’hectares de terres arables, dont une partie reste sous-exploitée. Il a également mentionné les vastes ressources énergétiques du Sénégal, comprenant 2,7 milliards de barils de pétrole et 910 milliards de mètres cubes de gaz, ainsi que des réserves importantes de fer. Les infrastructures, le transport maritime et aérien, la logistique et les systèmes de transport modernes ont également été présentés comme des secteurs attractifs pour les investisseurs.

Le secteur touristique, qui contribue actuellement à hauteur de 7 % au PIB national, a également été mis en avant. Avec un objectif de 3 millions de visiteurs en 2024, le Sénégal espère capitaliser sur son patrimoine culturel riche, ses paysages diversifiés et ses infrastructures en développement.

Papa Maritew Dia, représentant les investisseurs, a salué l’initiative et confirmé l’intérêt des entrepreneurs américains pour des projets spécifiques, notamment dans les domaines de la santé oculaire, de la cybersécurité, du transport aérien et de l’agriculture. Il a annoncé la construction d’un laboratoire de lunettes à Thiès et d’un jardin botanique à l’École nationale supérieure d’agriculture de la même région.

Ces projets, entièrement financés par des fonds privés, témoignent de la confiance des investisseurs dans l’environnement des affaires au Sénégal. Selon M. Dia, un projet de cybersécurité est également en préparation pour renforcer la sécurité nationale et générer des emplois.

Le directeur général de l’APIX a encouragé la délégation à exploiter pleinement les opportunités offertes par le Sénégal et a insisté su

Barthélémy Dias règle les dommages : sa sœur prend en charge les 25 millions FCFA

Barthélémy Dias, maire de Dakar, a effectué le paiement des 25 millions de francs CFA de dommages et intérêts exigés par la justice dans l’affaire Ndiaga Diouf. Un chèque a été transmis à l’avocat de la famille de la victime, conformément à la décision rendue. Cependant, ce règlement n’a pu être accompli qu’avec le soutien de la sœur de l’homme politique, qui a intégralement pris en charge la somme.

Lors de sa dernière conférence de presse, Barthélémy Dias avait expliqué être dans l’incapacité de régler cette somme en raison de contraintes financières. Ce soutien de sa sœur a donc permis de respecter l’obligation imposée par la justice et d’honorer les engagements envers la famille de Ndiaga Diouf.

L’affaire Ndiaga Diouf, remontant à 2011, avait conduit à la condamnation de Barthélémy Dias à deux ans de prison, dont six mois ferme, pour son implication dans la mort de Ndiaga Diouf lors d’affrontements politiques. En plus de cette peine, il devait verser 25 millions FCFA de dommages et intérêts à la famille. Cette condamnation a également conduit à sa radiation de l’Assemblée nationale, où il occupait un siège de député.

Le règlement de cette somme marque une étape importante dans l’affaire, bien qu’elle n’efface pas les tensions qu’elle a suscitées dans l’arène politique et judiciaire. Barthélémy Dias, connu pour son franc-parler et ses critiques virulentes contre le système, continue à jouer un rôle actif sur la scène politique sénégalaise malgré ces déboires. Cette affaire reste emblématique des luttes d’influence et des enjeux autour de la justice et de la démocratie au Sénégal.

Inauguration du mémorial de Lat Dior : Le président Bassirou Diomaye Faye célèbre les héros de l’histoire sénégalaise

Lors de l’inauguration du mémorial dédié à Lat Dior, figure emblématique de la résistance sénégalaise, le président Bassirou Diomaye Faye a rendu un hommage appuyé aux héros et héroïnes qui ont façonné l’histoire de la nation.

Dans son discours, le chef de l’État a salué “la mémoire des valeureux fils de notre nation”, en rappelant les sacrifices de ceux qui ont résisté aux forces coloniales.

« Hommes et femmes, qui, à l’image de Lat Dior, ont marqué de leurs empreintes indélébiles les plus glorieuses pages de notre histoire. »

Le président a également souligné l’importance des contributions des différentes régions du pays, telles que le Cayor, le Walo, le Sine-Saloum, et le Baol. Ces territoires, selon lui, témoignent de la richesse et de la diversité culturelle qui ont forgé l’identité sénégalaise.

« C’est dans la diversité des moments des terroirs constitutifs de la nation sénégalaise ouverte sur l’Afrique que nous construisons un futur de dignité, de solidarité et de cohésion », a-t-il déclaré.

Pour le président, l’inauguration de ce mémorial est une manière de préserver et de transmettre aux générations futures l’héritage des figures historiques comme Lat Dior. Il a insisté sur la nécessité d’immortaliser leurs vies exemplaires afin d’inspirer un sentiment de dignité et d’unité nationale.

Ce mémorial, désormais érigé en hommage à Lat Dior et à d’autres résistants, est destiné à devenir un lieu de mémoire et de réflexion sur l’histoire du Sénégal. Il marque également un engagement fort du gouvernement à valoriser les symboles historiques et à promouvoir une identité nationale ancrée dans la solidarité et la résilience.

UASZ : Le Conseil académique fixe la reprise des cours au 6 janvier 2025 et lance un ultimatum

L’Université Assane Seck de Ziguinchor (UASZ) est à un tournant décisif pour l’année académique 2023-2024. Ce jeudi 12 décembre 2024, le Conseil académique s’est réuni pour discuter de l’état alarmant des activités pédagogiques, fortement perturbées depuis plusieurs mois.

Dans un communiqué officiel, le Conseil a annoncé que les cours reprendront le lundi 6 janvier 2025. Cette décision concerne particulièrement les UFR LASHU (Lettres, Arts et Sciences Humaines), SES (Sciences Économiques et Sociales) et ST (Sciences et Technologies). Une session unique sera organisée pour permettre aux étudiants de rattraper les retards significatifs accumulés au cours de l’année.

Conscient de l’urgence, le Conseil académique a également fixé un ultimatum.

« Le second semestre de l’année 2023-2024 sera invalidé si les étudiants ne retournent pas en cours au plus tard le lundi 13 janvier 2025 », indique le communiqué.

Ce délai a été instauré pour inciter les étudiants à reprendre les activités pédagogiques et éviter une année blanche.

L’UASZ fait face à des perturbations fréquentes, causées par des grèves estudiantines, des revendications sociales, et des conflits internes. Ces interruptions ont gravement affecté le calendrier académique, suscitant des inquiétudes tant chez les étudiants que chez le personnel enseignant.

Le Conseil académique exhorte les étudiants et tous les acteurs de l’université à faire preuve de responsabilité et à collaborer pour sauver l’année. Cette reprise s’annonce cruciale pour restaurer la stabilité académique de l’institution.

La reprise des cours et le respect de l’ultimatum constitueront un test majeur pour la communauté universitaire. L’efficacité des mesures prises par le Conseil dépendra de la volonté des différentes parties à prioriser l’intérêt collectif.

L’évolution de la situation sera déterminante pour l’avenir de l’UASZ et sa capacité à relever les défis persistants.

Kaolack – Transport : L’interdiction de voyager à partir de minuit n’est pas la solution pour freiner les accidents

« L’interdiction de voyager la nuit représente une perte de temps et de revenus en raison du bouleversement des horaires de voyage. Nous ne croyons pas que cette mesure réduira les accidents de la route au Sénégal. Les décisions prises par l’État doivent être réexaminées. Cette interdiction ne convient ni aux chauffeurs ni aux voyageurs, notamment ceux qui parcourent de longues distances », a déploré Tamsir Ndiaye, président des chauffeurs routiers du Sénégal, lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi.

La mesure interdisant la circulation des véhicules à partir de minuit, prise par les autorités, soulève de nombreuses interrogations, notamment en cas d’urgence pour l’évacuation de malades ou de corps d’une région à une autre, lorsque les structures ne disposent pas d’ambulances. « Quelle solution les autorités ont-elles prévue dans de tels cas ? » s’est interrogé M. Ndiaye.

Par ailleurs, il a évoqué d’autres défis majeurs du secteur, notamment la limitation d’âge des véhicules, une mesure qui, selon lui, n’est appliquée dans aucun autre pays de la sous-région.

Concernant le développement économique de la région de Kaolack, Tamsir Ndiaye a plaidé pour le dragage du port de Kaolack et la création d’un port sec. « Cela reste une demande sociale. Si ces projets voient le jour, le secteur du transport pourra profiter de nouvelles opportunités, surtout dans une région comme Kaolack, qui est un carrefour stratégique. Nous interpellons le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre, Ousmane Sonko, pour qu’ils agissent en urgence sur ces dossiers », a-t-il déclaré.

Le président des transporteurs routiers a également souligné que le secteur du transport terrestre reste confronté à des défis structurels majeurs, notamment la vétusté du parc automobile et le manque d’organisation. Il a plaidé pour une modernisation des gros porteurs, à l’image de ce qui se fait dans d’autres pays de la sous-région, ainsi qu’une meilleure prise en charge sociale des acteurs du secteur.

Tamsir Ndiaye a notamment insisté sur l’importance d’intégrer les chauffeurs au système de protection sociale en veillant à leur embauche officielle, à leur couverture médicale, et à leur affiliation à la Caisse de Sécurité Sociale et à l’IPRESS.

Sûreté urbaine : Madiambal Diagne convoqué ce vendredi

Le journaliste Madiambal Diagne, président du groupe parlementaire “Avenir Communication”, a annoncé qu’il se rendra ce vendredi 13 décembre 2024 à la Sûreté urbaine de Dakar. Cette convocation fait suite à une plainte déposée contre lui par Ousmane Sonko, leader du parti Pastef, durant la dernière campagne électorale.

C’est Madiambal Diagne lui-même qui a révélé l’information via un post publié sur son compte X (anciennement Twitter) :

« Je viens de recevoir la convocation de la police, suite à la plainte qu’Ousmane Sonko avait déposée contre moi durant la campagne électorale. J’ai rendez-vous donc, demain vendredi 13 décembre 2024, à 10 h à la Sûreté urbaine à Dakar. »

Cette convocation s’inscrit dans un contexte de tensions récurrentes entre Ousmane Sonko et Madiambal Diagne, deux personnalités influentes du paysage sénégalais. Lors de la campagne électorale, des échanges acrimonieux avaient marqué les débats, Madiambal Diagne ayant pris des positions critiques à l’égard de Sonko, tandis que ce dernier dénonçait ce qu’il considérait comme des « attaques infondées » de la part du journaliste.

La plainte en question, déposée par Ousmane Sonko, n’a pas encore révélé tous ses contours. Toutefois, elle pourrait concerner des déclarations ou écrits de Madiambal Diagne que Sonko estime diffamatoires ou préjudiciables à son image.

Cette convocation intervient dans un climat politique tendu où la liberté de la presse et les accusations de diffamation s’entrecroisent régulièrement. La démarche de la police, répondant à une plainte d’un acteur politique de premier plan, suscite déjà des interrogations sur la suite juridique et politique de l’affaire.

Madiambal Diagne est connu pour son franc-parler et ses opinions tranchées sur des sujets d’actualité, ce qui fait de lui une figure controversée dans le paysage médiatique. De son côté, Ousmane Sonko reste un acteur central de l’opposition sénégalaise, souvent au cœur de polémiques.

Le rendez-vous fixé à 10 h ce vendredi pourrait marquer un tournant dans cette affaire, dont les implications pourraient dépasser le simple cadre juridique pour alimenter encore les débats publics au Sénégal.

Affaire à suivre…

Ousmane SONKO, Homme de l’année : zoom sur la boussole de la révolution ( Omar Diop Al Farokh)

Évitons de nous tromper de combat et sauvons cette révolution qui déterminera l’avenir de l’Afrique.

Protégeons notre porte étendard « SONKO » car il représente l’espoir de tout un continent.

L’affaiblir c’est donner aux pilleurs du continent africain les moyens de continuer à asservir notre vaillant peuple et à voler nos ressources naturelles.

Protéger le combattant SONKO c’est sauvegarder l’avenir des futures générations, en effet son échec sera celui de tous les panafricains décomplexés voulant une Afrique prospère.

Il sera sans nulle doute le prochain Nelson Mandela de l’Afrique, ce leader résilient qui guidera les prochaines générations vers la lumière.

Comment faire pour préserver la dignité humaine ?
Comment préserver l’environnement et l’écosystème ?

Autant de questions qui méritent des réponses, mais aussi un engagement sans faille afin qu’au crépuscule de notre vie nous n’ayons pas le sentiment d’avoir déroger à notre mission première qui est d’incarner le vicariat de DIEU sur terre.

Représenter DIEU sur terre c’est avoir de l’empathie pour tous les êtres vivants.

Représenter DIEU sur terre c’est être indulgent et généreux.

Représenter DIEU sur terre c’est servir son prochain et œuvrer pour son bien-être.

Donner aux gens Ordinaires les moyens d’accomplir des choses extraordinaires, telle est ta vocation Ousmane !

Malgré les injustices que tu as subies !

Malgré l’acharnement et les diffamations sur ta personne !

Tu restes et demeures engagé et dévoué à servir ton peuple.

Ton courage est sans commune mesure et ta générosité insondable.

Tu es l’incarnation du « Jom », tu es l’exemple patent du « Fula » et du Fayda ».

La patience est ta grande vertu et la résilience est ton identité.

Ton combat est noble car destiné à libérer tout un peuple sous la domination des oppresseurs.

Malgré la petitesse de tes moyens tu es arrivé en un temps record à accomplir une révolution dans l’arène politique. Tu as en effet, relevé le niveau du débat politique, conscientisé la jeunesse et assaini la scène politique.

Je serai tenté de paraphraser Lamartine en te disant que si la grandeur du dessein, la petitesse des moyens et l’immensité du résultat sont les trois mesures du génie de l’homme qui osera comparer Ousmane Sonko à un acteur politique de notre époque.

Vous êtes sans conteste l’homme de l’année 2024, de par votre générosité vous avez façonné des destins et montré la voie du véritable serviteur du peuple.

Force à vous Jambar !!!

Nomination de Pierre Maad Faye comme nouvel ambassadeur à l’UNESCO

Plus de quatre mois après le rappel de Souleymane Jules Diop à Dakar, le gouvernement sénégalais a annoncé la nomination de Monsieur Pierre Maad Faye en tant que nouvel ambassadeur, délégué permanent auprès de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO). Cette décision, prise dans le cadre d’une vaste réforme au ministère des Affaires étrangères, a été confirmée par le communiqué du Conseil des ministres.

Monsieur Faye, qui était précédemment conseiller principal des Affaires étrangères et directeur des Organisations internationales et de la mondialisation, remplace M. Diop, qui a été appelé à d’autres fonctions. Cette nomination fait partie d’un mouvement plus large, impliquant une quarantaine de diplomates, dont 19 ambassadeurs, 11 consuls généraux, et plusieurs conseillers d’ambassades, qui ont tous reçu en juillet dernier leur lettre d’appel à rejoindre le Sénégal.

Le rappel de ces diplomates s’inscrit dans le cadre d’une réforme ambitieuse visant à améliorer l’administration publique par le nouveau pouvoir en place, dirigé par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye.

Le président Faye semble mettre en œuvre une approche diplomatique renouvelée, plaçant ses hommes clés dans des postes stratégiques. Cela a conduit à de nombreuses nominations effectuées ce mercredi dans des ambassades à l’étranger, notamment en Turquie, en Arabie Saoudite, au Qatar, et auprès de l’Organisation des Nations Unies à New York.

À Doha, par exemple, Cheikh Tidiane Sall, ancien ambassadeur en République fédérale d’Allemagne, a été nommé auprès de l’Émir Cheikh Tamim Bin Ahmad Al Thani, tandis qu’en Arabie Saoudite, Birame Mbagnick Diagne a été désigné pour représenter le Sénégal auprès de Sa Majesté Salman Bin Abdelaziz Al-Saoud.

Ces changements témoignent d’une volonté claire du gouvernement sénégalais de renforcer sa diplomatie et d’adapter sa représentation internationale aux défis actuels. Avec de nouveaux visages à des postes clés, le Sénégal semble prêt à naviguer dans un paysage diplomatique en constante évolution, tout en renforçant ses liens avec des partenaires stratégiques dans le monde entier.

Candidature d’Augustin Senghor à la FIFA

Le président de la Fédération sénégalaise de football, Augustin Senghor, a officiellement déposé sa candidature pour siéger au Conseil de la FIFA. Cette annonce a été confirmée par des sources fiables depuis Zurich, le siège de la FIFA. Senghor, qui a déjà été élu deuxième personnalité du football africain, se lance dans une compétition où seulement 5 des 16 candidats seront retenus.

Senghor a choisi de rester discret sur sa candidature jusqu’à récemment, mais il a finalement décidé de se porter candidat pour rejoindre Gianni Infantino dans la gestion du football mondial. La date limite pour les candidatures était le 12 novembre 2024, et Senghor a pris cette décision à la dernière minute.

La compétition s’annonce difficile, avec plusieurs autres candidats d’Afrique de l’Ouest, notamment Idriss Diallo (Côte d’Ivoire), Mathurin de Chacus (Bénin), Ibrahim Musa Gusau (Nigeria), et Hima Hamidou Djibrilla (Niger). D’autres candidats de la région, comme Fawzi Lekjaa (Maroc) et Hani Abu Rida (Égypte), sont également en lice. L’élection est prévue pour mars 2025 au Caire, et si Senghor réussit, il deviendra de facto membre du comité exécutif de la FIFA.

La candidature d’Augustin Senghor représente une étape significative pour le football sénégalais et africain sur la scène mondiale. Avec une concurrence serrée et des enjeux élevés, son parcours sera à suivre de près dans les mois à venir.

Inauguration du Centre Médico-Social de Ziguinchor

Le Ministère de la Fonction Publique et de la Réforme du Service Public a inauguré le nouveau Centre Médico-Social de Ziguinchor, un espace dédié à la santé et au bien-être des agents de l’État et de leurs familles. Cette initiative s’inscrit dans une démarche de décentralisation des services de santé, auparavant concentrés à Dakar, vers les régions, afin de faciliter l’accès aux soins pour tous.

En plus de l’inauguration du centre, cet événement a marqué le lancement officiel du portail numérique E-carrière. Cette plateforme innovante permet aux agents de l’État de suivre en temps réel l’évolution de leurs dossiers administratifs, renforçant ainsi la transparence et l’efficacité des services publics.

Le ministre, M. Olivier Boucal, a souligné l’importance de cette décentralisation : « Il faut dire que le centre médico-social de la fonction publique n’était situé qu’à Dakar et dans les sphères ministérielles. Depuis quelques années, nous avons entrepris de le décentraliser vers les régions pour leur faciliter l’accès. » Après Kaolack, Ziguinchor devient ainsi un nouveau pôle d’accès aux services de santé pour les fonctionnaires.

M. Boucal a également précisé que cette initiative s’inscrit dans une dynamique de proximité, efficacité, et transparence : « Cette visite d’inauguration participe de la matérialisation de la volonté et de la vision de l’État, en droite ligne avec les orientations du Projet et fondée sur la modernisation de notre administration afin qu’elle soit plus proche des usagers. »

L’inauguration du Centre Médico-Social de Ziguinchor et le lancement du portail E-carrière représentent des avancées significatives pour le service public au Sénégal, visant à améliorer les conditions de vie des agents de l’État et à moderniser l’administration publique. Ces efforts témoignent d’un engagement fort vers une administration plus accessible et plus réactive aux besoins des citoyens.

Convocation du Maire de Dakar

Le maire de la ville de Dakar, Barthelemy Dias, a été récemment convoqué par la sûreté urbaine de Dakar. Les raisons de cette convocation n’ont pas encore été révélées, laissant place à diverses spéculations.

Cette situation suscite l’intérêt des médias et des citoyens, et nous attendons avec impatience des informations supplémentaires pour mieux comprendre les enjeux entourant cette convocation.

Nous vous tiendrons informés des développements à venir.

Projet de Budget 2025 : Dépôt et Perspectives

Le mercredi 11 décembre 2024, le projet de budget pour l’année 2025 a été officiellement déposé à l’Assemblée nationale, accompagné de la loi de Finances rectificative. Ce dépôt fait suite à son adoption en Conseil des ministres la semaine précédente, marquant une étape cruciale dans le processus budgétaire annuel.

Le ministre des Finances et du Budget a joué un rôle clé dans la finalisation de ce document, s’assurant que toutes les mesures nécessaires soient prises en compte pour répondre aux enjeux économiques et sociaux du pays. Ce projet vise à établir des priorités et des allocations financières qui reflètent les besoins actuels de la nation.

L’Assemblée nationale se réunira aujourd’hui, jeudi 12 décembre 2024, pour procéder au vote du budget. Ce moment est déterminant, car il permet aux députés d’examiner et d’approuver les orientations budgétaires proposées.

Pour faciliter l’adoption du budget, il est prévu d’invoquer l’article 86 de la Constitution. Cet article permet d’accélérer le processus législatif en matière budgétaire, garantissant ainsi que le budget puisse être voté dans les délais impartis. Selon les informations relayées par Rfm, cette démarche vise à assurer une mise en œuvre rapide et efficace des politiques publiques.

La présentation et le vote du budget 2025 sont des moments clés pour le paysage économique et politique du pays. L’engagement des élus et la réactivité du gouvernement face aux défis budgétaires seront essentiels pour bâtir un avenir prospère et durable. Les prochaines heures seront donc cruciales pour l’approbation de ce projet tant attendu.

L’Affaire Mame Boye Diao et Adama Faye : Un Conflit Foncier au Tribunal de Dakar

L’affaire opposant Mame Boye Diao à Adama Faye a récemment pris un tournant au tribunal de Dakar. Ce litige, qui a des implications significatives dans le domaine du foncier au Sénégal, a été évoqué le mercredi 11 décembre 2024.

Après la fixation de la consignation, le tribunal a décidé de renvoyer l’affaire au 22 janvier 2025 pour permettre le dépôt de la preuve de paiement. Mame Boye Diao, ancien directeur général des Domaines, a introduit une citation directe contre Adama Faye, l’accusant de propos diffamatoires concernant sa gestion du foncier.

Les Accusations de Diffamation
Lors d’une émission diffusée le 9 novembre 2024, Adama Faye a fait des déclarations graves à l’encontre de Mame Boye Diao. Selon la défense de Diao, Faye a affirmé que ce dernier aurait encaissé des sommes importantes relatives au foncier, insinuant qu’il aurait exigé des pots-de-vin pour signer des documents administratifs. Voici quelques extraits des déclarations de Faye :

Ces accusations, si elles sont prouvées, pourraient avoir des répercussions majeures sur la réputation de Mame Boye Diao, ainsi que sur la confiance dans les institutions foncières du pays.

Répercussions et Perspectives
Le renvoi de l’affaire au 22 janvier 2025 laisse présager une période d’attente pour les deux parties. La décision du tribunal sera attentivement observée, non seulement pour son impact sur les individus concernés, mais aussi pour ses implications sur la gouvernance foncière au Sénégal.

Il est crucial de noter que la lutte contre la corruption et les abus dans le secteur foncier est un enjeu majeur pour le développement économique et social du Sénégal. Ce cas pourrait donc servir de précédent dans la lutte contre la corruption dans le pays.

L’affaire Mame Boye Diao et Adama Faye soulève des questions importantes sur la transparence dans le secteur foncier sénégalais. Alors que le tribunal se prépare à entendre les arguments des deux parties, l’issue de cette affaire pourrait influencer les perceptions et les politiques foncières au Sénégal. Restez connectés pour suivre les développements de cette affaire qui promet d’être riche en rebondissements.

Démission de Thierno Alassane Sy : Un tournant politique au sein de l’Assemblée nationale

Thierno Alassane Sy, député du parti Pastef, a annoncé sa démission de son poste ce mercredi 11 décembre 2024. Cette décision, qui survient dans un contexte politique tendu, a été communiquée au président de l’Assemblée nationale par le biais d’une lettre officielle.

La démission de Thierno Alassane Sy laisse son siège vacant, qui sera désormais occupé par El Hadji Ababacar Tambédou. Technicien en génie civil, Tambédou a été désigné pour prendre la relève, comme rapporté par le journal Les Échos dans son édition du 12 décembre. Ce changement de représentant illustre la dynamique évolutive au sein de l’Assemblée nationale.

Thierno Alassane Sy succédait à Abass Fall, un ancien député qui avait échangé son mandat contre le poste de ministre du Travail. La démission de Sy fait suite à une condamnation définitive pour abus de confiance, révélée récemment, ce qui l’a poussé à quitter son poste. En effet, il souhaite éviter le même sort qu’un autre député, Barthélémy Dias, qui a été radié de l’Assemblée nationale en raison de sa propre condamnation dans l’affaire Ndiaga Diouf.

Cette démission soulève des questions sur la stabilité politique au sein de l’Assemblée nationale et sur les conséquences que cela pourrait avoir pour le parti Pastef. Alors que la situation continue d’évoluer, les yeux sont désormais tournés vers El Hadji Ababacar Tambédou et son rôle dans cette nouvelle dynamique politique.

Incident de la Passerelle de Yoff : Un Camion Cause des Dégâts Considérables

Le mercredi 11 décembre 2024, un incident majeur a eu lieu à Yoff, où un camion a endommagé une passerelle piétonne. Selon le directeur général de l’Agence des travaux et de gestion des routes (Ageroute), Mamadou Ndao, le chauffeur du camion est désormais entre les mains de la gendarmerie.

Dans un entretien accordé à L’Observateur, Mamadou Ndao a annoncé que ses services vont porter plainte pour la destruction de l’infrastructure. Il a indiqué que les équipes juridiques de l’Ageroute collaboreront avec le ministère des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens pour faire avancer le dossier.

Heureusement, l’incident n’a pas causé de pertes humaines ni de blessures graves, bien qu’un blessé léger ait été signalé. Mamadou Ndao a exprimé son regret face aux dégâts matériels considérables. Il a averti que le coût de la remise en état de la passerelle serait assez important, bien qu’il n’ait pas pu fournir de chiffre précis.

Concernant la remise en service de l’infrastructure, Ndao a précisé qu’aucun délai ne peut être donné pour le moment. Il a expliqué que les équipes sont actuellement en train de déposer la passerelle afin d’éviter d’autres accidents. Une fois cette opération terminée, un diagnostic sera effectué pour évaluer les coûts des travaux nécessaires, ce qui implique une évaluation précise.

La priorité de l’Ageroute, selon Mamadou Ndao, reste de déposer la passerelle pour éviter toute situation dangereuse sur la route. Il a souligné que la sécurité des usagers doit être la préoccupation principale dans cette situation délicate.

En conclusion, cet incident a mis en lumière la vulnérabilité des infrastructures routières et l’importance d’une gestion proactive pour assurer la sécurité des piétons et des automobilistes. Les prochaines étapes incluront des évaluations détaillées et une planification pour la remise en état de la passerelle.

Journée internationale des droits de l’homme : Les défis de la présidente de la CNDHS, Asmatou Sow Sidibé

La Communauté internationale célèbre le 10 décembre de chaque année la Journée internationale des droits de l’homme, en raison de l’adoption en 1948, à cette date, par l’Assemblée générale de l’ONU, de la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH). La Commission nationale des droits de l’homme du Sénégal (CNDHS), ainsi que ses partenaires techniques et financiers et la société civile, se joignent à la communauté internationale pour commémorer cet événement important. Cette année, la célébration a eu lieu le mardi 10 décembre 2024, à l’hôtel Pullman de Dakar, sous le thème « La place des droits humains dans la vision 2050 : agenda national de transformation… ».

Lors de cet événement, la présidente Asmatou Sow Sidibé a rappelé que la défense des droits de l’homme est une responsabilité collective qui nécessite un engagement constant de chacun pour veiller au respect et à la mise en œuvre des droits garantis par différents instruments. Alioune Tine, un acteur majeur de la société civile, a souligné que le défi des droits humains, du respect de la démocratie et de l’État de droit face à l’exercice du pouvoir est une réalité préoccupante.

« La commission sénégalaise des droits de l’homme est une institution indépendante mise en place pour accompagner les autorités à respecter les droits des personnes, qui sont le fondement de notre humanité collective. Cela transcende toutes les différences et nous unit dans notre quête d’égalité, d’équité et de respect de la dignité humaine« , a déclaré Mme Sidibé. Elle a également insisté sur l’importance d’accorder une attention particulière aux catégories vulnérables, notamment les femmes, les jeunes, les demandeurs d’asile, les réfugiés, les migrants, les personnes déplacées internes, les populations autochtones, les personnes âgées et les personnes handicapées.

Alioune Tine a fait part de ses réflexions concernant l’exercice du pouvoir et le respect des droits de l’homme au Sénégal. « En tant que société civile, nous observons aujourd’hui un défi majeur : le respect des droits humains, de la démocratie et de l’État de droit face à l’exercice du pouvoir », a-t-il déclaré. Il a souligné que depuis 2021, le pays a vécu des tensions liées à la lutte pour le pouvoir, ce qui a mis à mal les normes démocratiques et les droits de l’homme.

M. Robert, représentant de M. Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations Unies, a affirmé que les droits humains concernent chacun d’entre nous. Il a énuméré les droits essentiels, tels que vivre en sécurité, avoir accès à la nourriture et à l’eau potable, bénéficier de soins de santé, d’une éducation, d’un travail décent et d’un salaire minimum viable, ainsi que vivre en paix et être libre d’exprimer ses opinions.

Monsieur Jean-Marc Pisani, l’ambassadeur de l’Union européenne au Sénégal, a salué l’initiative de la CNDHS. Selon lui, la démarche de réflexion sur la place des droits de l’homme dans le cadre de Vision Sénégal 2050 est essentielle. Ce nouveau référentiel des politiques publiques propose une feuille de route ambitieuse pour un modèle de développement durable, inclusif et respectueux des droits humains. Il met l’accent sur des piliers tels que l’éducation, la santé, la réduction des inégalités et la protection de l’environnement.

Pour conclure, Asmatou Sow Sidibé a lancé un appel à l’action : « Engageons-nous tous à agir, que ce soit en plaidant pour le changement, en soutenant les communautés vulnérables ou en amplifiant la voix de ceux qui sont réduits au silence. Ensemble, nous pouvons faire des droits de l’homme plus que des idéaux, elles peuvent devenir des réalités quotidiennes. Pour un meilleur avenir ! »

FINANCES : Hausse de 10,4% des dépenses publiques sur sur les dix premiers mois de 2024

Le point mensuel de conjoncture de la Direction générale de la planification et des politiques économiques (DPEE) du mois d’octobre 2024 a émis une progression de la gestion budgétaire, caractérisée par une progression modérée de la mobilisation des ressources et associée à une exécution soutenue des dépenses. Ainsi les ressources globales (hors dons en capital) estimées provisoirement à 3052,5 milliards, ont progressé de 6,8%, en glissement annuel. Quant aux dépenses publiques (hors dépenses d’investissement financées sur ressources extérieures), elles se sont confortées de 10,4% pour se situer à 3925,1 milliards, selon le dernier point de conjoncture de la Direction générale de la planification et des politiques économiques (DPEE).

En effet, les dépenses publiques (hors celles financées sur ressources extérieures) ont été exécutées à hauteur de 3925,1 milliards à fin octobre 2024 contre un montant de 3554,6 milliards un an auparavant.

Ceci est dû à la hausse de la masse salariale, à celles des intérêts sur la dette publique (10,8%), des transferts (38,3%) et subventions (15,8%). Elles sont respectivement passées à 1181,8 milliards, 647 milliards et 1172,4 milliards.

En revanche, les dépenses de fonctionnement (fournitures, entretien) et les investissements financés sur ressources internes ont diminué, respectivement, de 13,1% (-43,9 milliards) et 5,9% (-40,0 milliards), avec des exécutions évaluées, dans l’ordre, à 290,4 milliards et 633,4 milliards.

Le Dakarois

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°345 – du 12/12/2024

🔴 PASSÉES DE 3554,6 MILLIARDS À 3925,1 MILLIARDS F CFA : LES DÉPENSES PUBLIQUES GRIMPENT À 10,4%
🔴 UN AN APRÈS LA DISPARITION DE PATHÉ DIONE, FONDATEUR DU GROUPE « SUNU » : SON HÉRITAGE MENACÉ

🔴 ÉDITIONS 2030 ET 2034 SUR QUATRE CONTINENTS : L’EXPANSION INCLUSIVE DE LA COUPE DU MONDE
🔴 3e ÉDITION DU RAID TERANGA TEAM CHALLENGE : LE SPORT EN ENTREPRISE EN CHŒUR

Système éducatif : Vers un recrutement massif d’enseignants et la fin des abris provisoires

Le déficit d’enseignants dans les écoles, collèges et lycées, aggravé par une démographie scolaire croissante, constitue un problème majeur pour le système éducatif sénégalais, comme l’a souligné le dernier Conseil des ministres.

Pour y remédier, le gouvernement a décidé de lancer un programme spécial de recrutement d’enseignants entre 2025 et 2027. Ce plan ciblera particulièrement les matières prioritaires et les spécialités les plus déficitaires, avec une attention particulière accordée aux zones rurales et périurbaines, souvent les plus touchées par le manque d’enseignants.
Le Président a ainsi donné des instructions claires pour que ce recrutement massif soit mis en œuvre rapidement afin de combler les besoins criants dans le système éducatif.
Dans le cadre des résolutions adoptées au Conseil des ministres, le Président a également décidé de mobiliser les Forces armées, notamment le génie militaire, pour accélérer la résorption des abris provisoires utilisés comme salles de classe. Ces équipes joueront un rôle clé dans la construction rapide d’infrastructures scolaires durables, en collaboration étroite avec les collectivités locales et les ministères concernés.
Cet apport du génie militaire permettra de remplacer ces abris de fortune par des bâtiments scolaires modernes et adaptés, offrant de meilleures conditions d’apprentissage aux élèves.
Au-delà de ces mesures d’urgence, le Conseil des ministres a mis l’accent sur la nécessité d’une réforme structurelle de la gestion des flux d’élèves et des emplois dans le secteur éducatif.
Cette réforme inclura une planification à long terme pour anticiper les besoins futurs, ainsi qu’un accent mis sur la formation continue et la mobilité au sein de la fonction publique pour combler les gaps de compétences.
L’objectif est d’assurer une gestion prévisionnelle et efficace des ressources humaines dans l’éducation, afin de garantir un système éducatif performant et adapté aux défis démographiques et pédagogiques du Sénégal.
Ces mesures ambitieuses, décidées en Conseil des ministres, traduisent une volonté politique forte de moderniser le système éducatif sénégalais et d’assurer un avenir scolaire digne pour tous les élèves du pays.
Le recrutement massif d’enseignants, la construction d’infrastructures durables et la réforme structurelle de la gestion des ressources humaines sont autant d’initiatives qui devraient permettre de relever les défis auxquels est confronté le système éducatif sénégalais.

Les nominations en conseil des ministres du Mercredi 11 Décembre 2024

Le Président de la République a pris les décisions suivantes :

Au titre du Ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères
 
•        Monsieur Mame Baba CISSE, Conseiller principal des Affaires étrangères de classe exceptionnelle, matricule de solde 516 903/B, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Sénégal auprès de Sa Majesté Philippe 1er, Roi des Belges, en remplacement de Monsieur Baye Moctar DIOP, appelé à d’autres fonctions ;
 
•        Madame Fatou Isidora MARA NIANG, Conseiller principal des Affaires étrangères de classe exceptionnelle, matricule de solde 602 565/D, précédemment Ambassadeur, Secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères, est nommée Ambassadeur, Représentant personnel du Chef de l’Etat pour la Francophonie ;
 
 
•        Monsieur Ibrahima Al Khalil SECK, Conseiller principal des Affaires étrangères, matricule de solde 604 448/B, précédemment Ambassadeur du Sénégal au Koweït est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Sénégal auprès de Sa Majesté Felipe VI, Roi d’Espagne, en remplacement de Madame Mariame SY, appelée à d’autres fonctions ;
 
•        Monsieur Coly SECK, Conseiller principal des Affaires étrangères, matricule de solde 604 134/H, précédemment Ambassadeur, Représentant permanent du Sénégal auprès de l’Office des Nations Unies à Genève, est nommé Ambassadeur, Représentant permanent du Sénégal auprès de l’Organisation des Nations Unies à New York, en remplacement de Monsieur Cheikh NIANG, appelé à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;
 
 
•        Monsieur Aboubacar Sadikh BARRY, Conseiller principal des Affaires étrangères, matricule de solde 604 133/I, précédemment Ambassadeur du Sénégal au Ghana, est nommé Ambassadeur, Représentant permanent du Sénégal auprès de l’Office des Nations Unies à Genève, en remplacement de Monsieur Coly SECK, appelé à d’autres fonctions ;
 
•        Monsieur Birame Mbagnick DIAGNE, Conseiller Principal des Affaires étrangères, matricule de solde 604 446/D, précédemment Ambassadeur du Sénégal en République islamique de Mauritanie, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Sa Majesté Salman Bin Abdelaziz Al-SAOUD, Roi d’Arabie Saoudite, Gardien des Deux Saintes Mosquées, en remplacement de Monsieur Mamadou Mamoudou SALL, appelé à d’autres fonctions ;
 
•        Monsieur Cheikh Tidiane SALL, matricule de solde 604 131/K, précédemment
Ambassadeur du Sénégal en République fédérale d’Allemagne, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Altesse Cheikh Tamin Bin Ahmad Al TAMIN, Emir du Qatar, en remplacement de Monsieur Mouhamed Abibou DIALLO, appelé à d’autres fonctions ;
 
•        Madame Geneviève FAYE MANEL, Conseiller Principal des Affaires étrangères, matricule de Solde 606 892/K, est nommée Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Cyril RAMAPHOSA, Président de la République d’Afrique du Sud, en remplacement de Madame Safiétou NDIAYE, appelée à d’autres fonctions ;
 
•        Madame Marie Gnama BASSENE, Conseiller Principal des Affaires étrangères, matricule de solde 611 459/B, précédemment Ministre-Conseiller à l’Ambassade du Sénégal en Italie, est nommée Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la
République du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Luiz Inacio Lula Da
Silva, Président de la République fédérative du Brésil, en remplacement de Madame Aminata FALL CISSE, appelée à d’autres fonctions ;
 
•        Monsieur Assane SOUGOU, Conseiller principal des Affaires étrangères, matricule de solde 603 336/C, précédemment Ministre-Conseiller à l’Ambassade du Sénégal à Paris, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Altesse Nawaf Al-Ahmad Al-Jaber Al Sabah, Emir du Koweït, en remplacement de Monsieur Ibrahim Al Khalil SECK, appelé à d’autres fonctions ;
 
•        Monsieur Isidor Marcel SENE, Conseiller principal des Affaires étrangères, matricule de solde 624 526/A, précédemment Ministre-Conseiller à l’Ambassade du Sénégal à Washington, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Sa Sainteté le Pape François, en remplacement de Monsieur Martin Pascal TINE, appelé à d’autres fonctions ;
 
•        Monsieur Moustapha Sokhna DIOP, Conseiller principal des Affaires étrangères, matricule de solde 616 223/H, précédemment Ambassadeur, Conseiller technique au Ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, est nommé
Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Recep Tayyip ERDOGAN, Président de la République de Türkiye, en remplacement du Général Cheikh GUEYE, appelé à d’autres fonctions ;
 
•        Monsieur Pierre Maad FAYE, Conseiller principal des Affaires étrangères, matricule de solde 624 511/C, Ambassadeur, Directeur des Organisations internationales et de la Mondialisation, est nommé Ambassadeur, Délégué permanent auprès de l’Organisation des Nations Unies pour l’Education la Science et la Culture (UNESCO), en remplacement de Monsieur Souleymane Jules DIOP, appelé à d’autres fonctions ;
 
 
•        Monsieur Arona CISSE, Chancelier des Affaires étrangères de classe exceptionnelle, matricule de solde 506 348/D, est nommé Consul général du Sénégal à Djeddah, en remplacement de Monsieur Cheikhouna MBACKE, appelé à d’autres fonctions ;
 
•        Monsieur Salifou DIADHIOU, Chancelier principal des Affaires étrangères, matricule de solde 602 521/D, est nommé Consul du Sénégal à Naples, en remplacement de Monsieur Idrissa Ben SENE, appelé à d’autres fonctions ;
 
•        Monsieur Momar Anta CISSE, Chancelier principal des Affaires étrangères, matricule de solde 616 051/O est nommé Consul général du Sénégal à Casablanca, en remplacement de Monsieur Youssou DIOP, appelé à d’autres fonctions.
 
•        Monsieur Mamadou LO, Chancelier principal des Affaires étrangères, matricule de solde 616 055/K, est nommé Consul général du Sénégal à Madrid, en remplacement de Monsieur Mamadou Moustapha LOUM, appelé à d’autres fonctions.
 
•        Monsieur Lamine KA MBAYE, Chancelier principal des Affaires étrangères, matricule de solde 620 657/D, est nommé Consul général du Sénégal à Barcelone, en remplacement de Monsieur Aliou DIAO, appelé à d’autres fonctions.

Communique du conseil des ministres du Mercredi 11 Décembre 2024

Le Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE a présidé, ce mercredi 11 décembre 2024, la réunion hebdomadaire du Conseil des Ministres, au Palais de la République.

A l’entame de sa communication, le Président de la République est revenu sur la Journée des Droits de l’homme que la Communauté internationale a célébrée hier, 10 décembre 2024, pour ensuite évoquer la question du renforcement de l’Etat de droit au Sénégal et la politique nationale de promotion et de protection des droits humains. Il a ainsi rappelé l’attachement particulier du Sénégal à l’Etat de droit et au respect permanent des droits humains et leur protection.

C’est tout le sens de l’organisation, le 28 mai 2024, des Assises de la Justice dont les recommandations sont en cours d’application selon un calendrier maitrisé. Il a, en outre, souligné l’avancée significative et qualitative notée, cette année, dans la mise en œuvre de la politique de promotion des droits humains avec le renforcement du cadre institutionnel par la promulgation, le 18 septembre 2024, de la loi n° 2024-14 portant création de la Commission nationale des Droits de l’Homme dont les membres seront nommés après un appel à candidature.

A cet effet, il a instruit le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, de prendre toutes les dispositions requises en vue de finaliser le processus de recrutement et de nomination des nouveaux membres de la Commission nationale des Droits de l’Homme avant le 31 janvier 2025.

Il a, par ailleurs, indiqué au Ministre des Finances et du Budget, la nécessité de renforcer les ressources budgétaires de la nouvelle Commission qui, dès à présent, doit élaborer, pour les cinq (5) prochaines années, un plan stratégique de développement conforme à la Vision d’un Sénégal souverain, juste et prospère. Il a demandé au Premier Ministre d’assurer le suivi et la supervision de toutes les actions gouvernementales visant l’amélioration continue du statut du Sénégal dans le classement international des organismes des Droits de l’homme et de veiller à l’enseignement obligatoire des modules sur la promotion et la protection des droits humains dans les systèmes scolaire et universitaire, ainsi que dans les différentes écoles nationales de formation.

 Le Chef de l’Etat a abordé la question de la refondation urgente de la politique de promotion de l’emploi des jeunes qui demeure une priorité nationale, au regard de l’extrême jeunesse de la population du Sénégal et du taux de chômage très élevé chez les jeunes. Il a invité le Premier Ministre à finaliser l’évaluation de toutes les initiatives, de tous les programmes, projets et dispositifs publics de promotion de l’employabilité et de l’emploi des jeunes (ANPEJ, DER/FJ, 3 FPT, XEYU NDAW NI, Domaines agricoles communautaires
(DAC), Formation Ecole Entreprise (F2E), AGETIP, FERA…). Il a également demandé au Premier Ministre d’engager avec les Ministres et structures de l’Etat concernés, le secteur privé national et les centrales syndicales, l’élaboration consensuelle et la mise en œuvre pragmatique d’une Stratégie nationale innovante d’insertion professionnelle et d’emploi des jeunes. 

 Le Président de la République a réaffirmé son attachement profond au renforcement de la territorialisation des politiques de formation professionnelle et technique en cohérence avec la carte universitaire et les Instituts supérieurs d’Enseignement professionnel (ISEP), la mise en place des huit (8) Pôles de développement, la définition et le déploiement des filières prioritaires du référentiel de politique économique et sociale. 

Il a, dès lors, souligné l’impératif de renforcer la formation professionnelle et technique à travers la diversification, l’actualisation et l’adaptation des offres de formation et en insistant, dès le collège, sur la préparation à l’orientation professionnelle des élèves. II s’agit aussi et surtout d’accélérer les projets de réalisation de Centres de Formation professionnelle départementaux et d’opérationnalisation de mécanismes d’apprentissage adaptés à l’insertion de jeunes prématurément sortis du système éducatif.  

Le Chef de l’Etat a, par ailleurs, indiqué au Premier Ministre, l’impératif de réorienter les politiques et dispositifs d’encadrement, de financement, de promotion de l’entreprenariat et de l’auto emploi des jeunes, soutenus par un système d’information fiable et un suivi efficace. Dans la même lancée, il a souligné l’urgence d’une redéfinition des objectifs et des règles d’établissement des contrats aidés dans le cadre de la Convention nationale Etat- Employeurs (CNEE), instrument qui doit davantage cibler des secteurs fortement créateurs d’emplois. Il a aussi rappelé au Ministre en charge du Travail et de l’Emploi sa directive relative à la bonne préparation de la tenue, avant fin avril 2025, de la troisième Conférence sociale sous le thème de « l’Employabilité et l’Emploi des Jeunes ». 

Abordant la problématique de la maitrise stratégique du capital humain dans le système éducatif, le Président de la République a constaté que plusieurs écoles publiques, collèges et lycées du Sénégal connaissent un déficit criard d’enseignants. Cette situation, qui s’aggrave d’année en année, est fortement liée à l’évolution exceptionnelle de la démographie scolaire et à une mauvaise gestion prévisionnelle des flux d’élèves, des emplois et des compétences dans le secteur éducatif. Il a, par conséquent, demandé au Ministre de l’Education nationale, au Ministre de la Formation professionnelle et technique et au Ministre des Finances et du Budget de finaliser dans les meilleurs délais, sous la supervision du Premier Ministre, un programme spécial de recrutement d’enseignants sur trois ans (2025, 2026, 2027), selon les spécialités et matières prioritaires ciblées.  Il a, en outre, invité le Premier Ministre à accélérer la mise en œuvre du programme d’urgence de résorption des abris provisoires avec la mise à contribution des Forces armées, notamment du génie militaire, dans l’exécution diligente des travaux. 

Au chapitre de son agenda diplomatique, le Chef de l’Etat est revenu sur ses visites de travail effectuées respectivement à Abu Dhabi et au Qatar où il a participé au Forum de Doha.
Pour Abu Dhabi et Doha il a été retenu d’œuvrer à hisser la coopération à un niveau plus élevé. Le Président de la République est aussi revenu sur sa visite à Nouakchott, en République Islamique de Mauritanie, pour participer à la Conférence africaine sur l’Education, la Jeunesse et l’Employabilité des Jeunes.

Dans sa communication, le Premier Ministre a relevé l’importance capitale que revêt l’évaluation de la disponibilité de ressources humaines de qualité dans l’administration publique pour la mise en œuvre de l’Agenda nationale de transformation Sénégal 2050. A cet égard, il a invité les Ministres à allier le renforcement des capacités des agents, à travers un cadre normé de plans de formation, et l’identification des gaps de compétences pouvant être pourvus par la mobilité au sein de la fonction publique.

Évoquant les prochains débats budgétaires à l’Assemblée nationale, le Premier Ministre a rappelé les principes directeurs qui ont présidé à l’élaboration de la Loi de finances 2025, centrés sur la rationalisation des dépenses d’investissement et courantes ainsi que sur des efforts de relèvement des recettes, au regard de la situation de référence des finances publiques ressortie des audits.

 Il a demandé aux Ministres de s’approprier pleinement cette philosophie de la nouvelle gouvernance des finances publiques qui a nécessité des arbitrages sur les sollicitations budgétaires.  Il a été retenu de n’inscrire dans le budget que les projets et programmes matures ayant un fort impact économique et social.

Par ailleurs, conformément aux instructions de Monsieur le Président de la République, il a demandé au Ministre des Finances et du Budget et à tous les autres Ministres, au titre notamment des structures rattachées à leurs départements ministériels respectifs, de faire prendre les dispositions appropriées par leurs services compétents en vue de veiller strictement au règlement, à date échue, des salaires, bourses d’études et primes diverses dus par l’Etat.

Enfin, Monsieur le Premier Ministre a évoqué, en application des directives présidentielles, la priorité à accorder en 2025 au démarrage du plan d’urgence de résorption du déficit en personnel enseignant, en affectant les économies budgétaires issues de la dissolution d’institutions et d’agences au renforcement dudit personnel par des recrutements. Dans ce cadre, la priorité devra être accordée au personnel contractuel en place.

AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES :
•        Le Ministre de l’Energie, du Pétrole et des Mines a fait une communication sur l’audit des titres miniers réalisé par son département ; 

•        Le Ministre de l’Environnement et de la Transition écologique a fait le point sur les Conférences des Parties (COP) sur la biodiversité (COP16), les Changements climatiques (COP 29) et la Désertification (COP 16) ;


•        Le Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage a fait une communication sur la situation de la campagne de commercialisation de l’arachide 2024, les rendements de l’arachide et la campagne horticole.

      AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES,
      Le Conseil a examiné et adopté :
•        Le Projet de loi portant abrogation de la loi organique n° 2012-28 du 28 décembre 2012 portant organisation et fonctionnement du Conseil économique, social et environnemental et la loi organique n° 2016-24 du 14 juillet 2016 relative à l’organisation et au fonctionnement du Haut Conseil des Collectivités territoriales ;
•        Le Projet de loi portant révision de la Constitution. 

Ouverture officielle du Tribunal de Grande Instance de Rufisque : Une justice de proximité au service des populations

Le Tribunal de Grande Instance de Rufisque a officiellement ouvert ses portes, marquant une étape significative pour l’accès à la justice des populations locales. L’événement a été salué par les autorités judiciaires, les élus locaux et les acteurs du secteur, qui voient en cette nouvelle juridiction un progrès majeur vers une justice plus proche et plus efficace.

Le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, a souligné que la création de ce tribunal vise à rapprocher les services judiciaires des justiciables des communes environnantes. « Cette juridiction va contribuer à rapprocher davantage les justiciables des communes de Bargny, Diamniadio, Diaxaay, Rufisque Est, Rufisque Ouest, Rufisque Nord, la ville de Rufisque, Sangalkam, Sébikotane, Sendou, Tivaouane Peul, Niague et Yène. Les populations n’auront plus à se rendre jusqu’à Dakar pour faire examiner leurs différends relevant de la compétence du tribunal de grande instance. Il en est de même pour la délivrance de certains actes, comme le bulletin numéro 3 du casier judiciaire », a-t-il précisé.

Le tribunal, construit sur une superficie de 3756 mètres carrés, offre une infrastructure moderne et adaptée aux besoins de la justice. Le bâtiment comprend un tribunal de grande instance, un tribunal d’instance, 73 bureaux dédiés au personnel judiciaire et administratif, ainsi que 6 salles d’audience, permettant ainsi de traiter un large éventail de dossiers dans des conditions optimales.

Lors de son discours, le président du tribunal nouvellement installé, Alhamdou Diop, a affirmé son engagement à exercer ses fonctions dans le respect des principes fondamentaux de la justice. « Le serment que nous avons prêté nous engage à respecter strictement la déontologie et l’éthique. C’est un devoir envers les justiciables et envers la profession », a-t-il déclaré.

L’ouverture du Tribunal de Grande Instance de Rufisque permettra aux habitants des communes environnantes de bénéficier d’un accès simplifié et équitable à la justice. Cette nouvelle juridiction reflète l’engagement de l’État à rapprocher les services publics des citoyens et à alléger la charge des juridictions de Dakar.

Ce tribunal est appelé à jouer un rôle central dans la résolution des litiges civils et commerciaux, ainsi que dans l’amélioration de la délivrance des actes administratifs et judiciaires. Il constitue également un élément clé dans la réforme du système judiciaire sénégalais, visant à renforcer la confiance des citoyens dans les institutions et à promouvoir une justice rapide, transparente et équitable.

Assemblée Nationale : Thierno Aly Sy, Suppléant d’Abass Fall, Démissionne de son Poste de Député

Thierno Aly Sy, suppléant d’Abass Fall sur la liste départementale de Pastef, a officiellement démissionné de son poste de député à l’Assemblée nationale. Bien qu’il ait été installé lors de la formation des commissions permanentes de la XVe législature la semaine dernière, il n’a finalement pas pris part aux séances plénières de l’Assemblée.

Dans une lettre adressée au président de l’Assemblée nationale, Thierno Aly Sy a fait part de sa décision. « Monsieur le Président, je vous informe par cette lettre de ma décision de démissionner de mon mandat de député à l’Assemblée nationale. Je vous prie, Monsieur le Président, d’agréer l’expression de ma haute considération », a écrit le député démissionnaire.

Cette démission intervient dans un contexte où la politique sénégalaise connaît des bouleversements, notamment avec l’engagement de nombreux acteurs dans divers partis et mouvements. La démission de Thierno Aly Sy laisse un poste vacant qui pourrait être pourvu par un autre membre de la liste départementale de Pastef.

Suspension des lotissements à Dakar et Thiès : Nouvelles procédures pour les titulaires

Le secrétariat général du Gouvernement a récemment annoncé des mesures concernant la suspension de certains lotissements dans les régions de Dakar et Thiès. Dans un communiqué en date du 7 novembre 2024, le gouvernement a précisé la prorogation de la suspension pour une durée de 45 jours concernant des lotissements et zones spécifiques. Ces mesures visent à réguler l’urbanisation dans des secteurs clés et à garantir un développement urbain conforme aux normes établies.

La suspension concerne plusieurs lotissements dans des zones stratégiques, notamment les lotissements BOA, Hangars des pèlerins, Recasement 2, Eogen, et Eogen Extension. Elle touche également des plans d’urbanisme de détail (PUD) dans des zones comme Mbour 4, la nouvelle ville de Thiès, Guédiawaye, Yeumbeul, Malika, Tivaouane Peul, ainsi que les pôles urbains de Diacksao-Bambilor, Deni Birame Ndao, Yene et Dagua-Kholpa.

Cette décision s’inscrit dans le cadre des efforts du gouvernement pour maîtriser et réguler l’occupation du sol dans ces zones, afin de préserver l’ordre public et d’assurer un développement urbain équilibré et durable.

Afin de faciliter la levée partielle ou totale de la suspension, le secrétariat général a demandé aux titulaires des droits sur ces lotissements de remplir un formulaire d’identification. Ce formulaire, une fois renseigné, doit être déposé au siège de la Direction Générale de la Surveillance et du Contrôle de l’Occupation du Sol (DGSCOS), situé sur la VDN à Dakar, ou à la brigade zonale de la DGSCOS à Mbour. Le gouvernement a également précisé qu’un quitus, pouvant tenir lieu de mainlevée, sera délivré après exploitation des informations fournies par les titulaires. Cette procédure permettra d’évaluer les parcelles concernées et de prendre des décisions sur la levée de la suspension au cas par cas. Il est important de noter que les zones et parcelles ne présentant pas de problèmes particuliers bénéficieront d’une levée de la suspension au plus tard à la fin du délai de prorogation.

La prorogation de la suspension des lotissements, bien qu’elle puisse générer des contraintes pour certains promoteurs immobiliers et titulaires de droits, a pour objectif de réguler et d’orienter le développement urbain dans les régions de Dakar et Thiès. L’objectif est d’éviter l’extension anarchique des zones urbaines et de garantir que les projets d’urbanisme respectent les normes environnementales, architecturales et sociétales établies par les autorités locales.

Les autorités rassurent que cette suspension et les démarches administratives mises en place s’inscrivent dans une volonté de garantir un développement durable, tout en préservant les intérêts des habitants et des acteurs immobiliers. Les titulaires de droits ont désormais un mois et demi pour soumettre leurs formulaires et obtenir une réponse favorable, en fonction des résultats de l’analyse des informations transmises.

Le gouvernement, dans son communiqué, a également souligné qu’une fois les mesures prises, les titulaires des zones et parcelles concernées seront informés des décisions concernant la levée de la suspension.

La mesure de suspension des lotissements dans certaines zones des régions de Dakar et Thiès est une initiative visant à réguler l’urbanisation dans ces régions en plein développement. Les titulaires de droits sur ces lotissements devront désormais se conformer aux nouvelles procédures administratives pour permettre une évaluation et une gestion transparente des projets d’urbanisme. Cela marque une nouvelle étape dans l’organisation et la régulation du paysage urbain sénégalais, dans le respect des normes en vigueur et des besoins de développement durable.

Licenciements et affectations au Fongip : La directrice générale défend ses choix et s’explique

Le Fonds de Garantie des Investissements Prioritaires (Fongip) traverse une période de turbulences marquée par des licenciements et des affectations contestées. Des employés, estimant avoir été victimes de décisions arbitraires, dénoncent une gestion « cavalière » des ressources humaines sous la direction de Ndeye Fatou Mbodj, directrice générale récemment nommée.

Amadou Sy, ancien chef du département partenariat et préparation des projets au Fongip, est l’un des employés licenciés. Il s’insurge contre une décision qu’il juge abusive. Selon lui, il avait été recruté en février avec un contrat à durée indéterminée (CDI). Suite à la nomination de Ndeye Fatou Mbodj en octobre, il a reçu un mail le 13 novembre, l’informant de son affectation à Kaolack et du changement de son poste, une modification qui, selon lui, ne figurait pas dans son contrat initial. Comme lui, d’autres agents dénoncent des pratiques similaires, critiquant une absence de concertation et des conditions de licenciement jugées brutales.

Face à ces accusations, Ndeye Fatou Mbodj reste inflexible. Elle justifie ses décisions par un impératif de décentralisation et une volonté de redresser les pratiques internes du Fongip. Selon ses explications, le Fongip n’est pas destiné uniquement à Dakar, mais doit bénéficier à tous les Sénégalais, y compris dans les régions. Les affectations, affirme-t-elle, sont prévues dans les contrats signés par les agents. Quant aux licenciements, elle explique que certains employés ont accumulé plus de 80 jours d’absence injustifiée. Elle a également relevé des irrégularités telles que des employés recrutés à des postes de responsabilité sans qualifications adéquates, comme le baccalauréat, et des chauffeurs sans permis de conduire. Pour elle, ces anomalies sont inacceptables et justifient ses décisions.

Critiquée pour favoriser des militants de son parti, le Pastef, Ndeye Fatou Mbodj réfute ces accusations. Elle reconnaît son appartenance au Pastef, qu’elle assume pleinement, mais assure qu’elle n’a pas politisé le Fongip. Une fois au travail, elle dit laisser sa casquette politique à l’extérieur et se concentrer sur son rôle d’administratrice générale. Elle affirme avoir nommé des personnes de l’APR à des postes de responsabilité en se basant uniquement sur leurs compétences et leur apport potentiel au Fongip.

Ces décisions, bien que controversées, s’inscrivent selon la directrice dans une démarche de restructuration et de professionnalisation du Fongip. Reste à voir si cette fermeté permettra d’améliorer l’efficacité de l’institution ou si elle creusera davantage le fossé entre la direction et les employés.

Kaffrine : 86 feux de brousse en 2023, des mesures renforcées pour protéger 2 859 hectares de terres

La région de Kaffrine a lancé officiellement sa campagne de lutte contre les feux de brousse pour la saison 2023-2024 lors d’un Comité régional de développement (CRD). La rencontre, présidée par Mme Lala Camara, adjointe au gouverneur chargée du développement, a rassemblé divers acteurs, dont les services de développement rural, la sécurité, les collectivités locales, et les populations.

Le Colonel Babacar Sall, inspecteur régional des eaux et forêts, a présenté des données alarmantes : 86 cas de feux de brousse ont été recensés en 2023, détruisant 2 859 hectares, contre 81 cas et 2 071,5 hectares l’année précédente. Ces chiffres montrent une augmentation inquiétante tant en fréquence qu’en superficie affectée. Depuis la fin de l’hivernage, six nouveaux cas ont été signalés, touchant 171,2 hectares.

Le Colonel a souligné l’urgence de la situation et la nécessité d’intensifier les efforts pour limiter les dégâts cette année.

La stratégie repose sur une participation active des collectivités territoriales, notamment dans l’approvisionnement de la banque de carburant et l’entretien des équipements de lutte contre les incendies. « Leur contribution est essentielle pour garantir l’efficacité des mesures préventives », a déclaré le Colonel Sall.

Les populations locales jouent également un rôle clé. Les autorités entendent renforcer la sensibilisation auprès des communautés, en particulier les jeunes, et soutenir les comités de lutte villageois, déjà reconnus pour leur efficacité. Des campagnes médiatiques et des émissions de radio seront organisées pour mieux informer les habitants sur les risques et les mesures de prévention.

Parmi les recommandations figurent la création et la réhabilitation de pare-feu, ainsi que l’installation de potences pour faciliter le remplissage des camions-citernes en cas d’incendie. Ces initiatives, combinées à une meilleure coordination entre les acteurs, visent à réduire l’impact des feux de brousse dans la région.

Mme Lala Camara a insisté sur la nécessité d’une synergie d’actions entre tous les acteurs : « Il est impératif de mutualiser nos efforts pour protéger les ressources naturelles de Kaffrine et réduire significativement le nombre de feux de brousse. »

Cette campagne, portée par une mobilisation collective, marque une étape décisive pour contenir les dégâts et protéger les terres agricoles et les forêts de Kaffrine. Les résultats escomptés dépendront de la capacité des acteurs à conjuguer leurs efforts dans la prévention et la lutte contre les incendies.

Journée mondiale des toilettes : plaidoyer pour un assainissement inclusif à Colobane

La célébration de la Journée mondiale des toilettes au Sénégal se tiendra dans la région de Fatick, à Colobane, dans le département de Gossas, le 14 décembre 2024. Bien que légèrement décalée par rapport à la date internationale, cette édition, placée sous le thème « Les toilettes, espace de paix », mettra en lumière l’importance des toilettes en tant que lieux centraux et sécurisés dans la vie quotidienne. La cérémonie officielle sera présidée par le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Dr Cheikh Tidiane Dièye.

Le Sénégal a accompli des progrès significatifs en matière d’assainissement grâce aux efforts conjoints du gouvernement et des partenaires techniques et financiers. Le taux d’accès à l’assainissement est passé de 61,7 % à 71,7 % en milieu urbain et de 52,6 % en milieu rural, selon le rapport WASH de l’ANSD. Cependant, le défi demeure pour atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) d’ici 2030.

Un des enjeux cruciaux reste l’élimination de la défécation à l’air libre, qui touche encore 8,3 % de la population au niveau national, et 11,8 % dans la région de Fatick, selon le dernier recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-5, 2023). Ces chiffres témoignent de la nécessité d’investir davantage dans les infrastructures d’assainissement, particulièrement en milieu rural.

Cette célébration sera marquée par des activités de sensibilisation et un plaidoyer pour une meilleure mobilisation des ressources financières. L’objectif est d’attirer l’attention des décideurs sur l’importance des toilettes en tant que symboles de dignité et de paix, mais aussi sur les besoins urgents en matière d’hygiène et d’assainissement.

Selon la Direction de l’Assainissement, cette journée représente une opportunité unique pour débattre des stratégies de financement et renforcer l’engagement des acteurs publics et privés. « Les toilettes sont bien plus que des installations sanitaires. Elles incarnent la dignité, la santé et la sécurité de chaque individu », souligne le rapport de la Direction.

Alors que le Sénégal se rapproche de l’échéance des ODD, les célébrations à Colobane rappelleront que l’accès à des toilettes adéquates est un droit fondamental. Ce plaidoyer vise à renforcer les politiques nationales et locales, tout en impliquant davantage la communauté internationale dans le financement des projets d’assainissement.

Saint-Louis : Les hémodialysés en détresse face à la panne du scanner

Les patients en hémodialyse à Saint-Louis sont confrontés à une situation critique depuis plus d’un mois. Le scanner de l’hémodialyse de l’hôpital régional est hors service, plongeant ces patients dans une détresse profonde.

Selon les informations rapportées par la RFM, cette panne oblige les hémodialysés à se rendre à Louga pour bénéficier de leurs séances de traitement vital. Ce déplacement représente un défi majeur, notamment en raison des coûts exorbitants qu’il implique, atteignant jusqu’à 120 000 F CFA.

Outre la panne du scanner, l’hôpital régional souffre également d’un manque criant de lits pour les hémodialysés, aggravant la situation des patients déjà fragilisés par leur état de santé.

Face à cette crise, les autorités sanitaires sont vivement interpellées. Les patients et leurs proches appellent le ministre de la Santé à agir rapidement pour doter l’hôpital régional de Saint-Louis d’un scanner moderne et améliorer les infrastructures existantes.

Cette urgence sanitaire met en lumière les défis structurels auxquels fait face le système de santé dans les régions, et appelle à des solutions rapides pour soulager les souffrances des malades et restaurer un accès équitable aux soins.

Usurpation de fonction et dérives : Les ASP sous le feu des critiques

La Direction générale de l’Agence d’assistance à la sécurité de proximité (ASP) a récemment pris des mesures pour rappeler à l’ordre certains de ses agents en raison de comportements jugés inappropriés. Ces agissements, constatés dans divers services, incluent notamment l’usurpation de fonctions, le port illégal de tenues et d’attributs réservés aux Forces de Défense et de Sécurité (FDS), ainsi que des écarts de langage et des attitudes contraires à la déontologie.

Selon une note de service officielle, ces pratiques concernent des ASP en service dans des commissariats de police et des brigades de gendarmerie. Les accusations portent également sur des interventions abusives lors de l’assistance à la circulation routière, où certains agents auraient exigé des documents aux usagers, allant au-delà de leurs attributions. Ces dérives, qualifiées de graves, sont en contradiction avec le cadre réglementaire établi par le décret n°2013-1063 du 5 août 2013 et l’arrêté n°2014-17877 du 24 novembre 2014, qui régissent les fonctions des ASP.

La Direction générale souligne l’importance du respect des règles d’éthique, de discipline et de déontologie. Elle rappelle que les ASP doivent porter uniquement l’uniforme réglementaire fourni par l’Agence et limiter leurs interventions aux missions strictement définies par leur administration utilisatrice. Tout manquement à ces directives est susceptible d’entraîner des sanctions disciplinaires prévues par la réglementation en vigueur.

Pour faire face à ces écarts, les responsables des pôles et des unités départementales sont appelés à prendre des mesures immédiates afin de prévenir de nouvelles infractions et de restaurer l’image de l’Agence. Ce rappel à l’ordre vise également à garantir une assistance sécuritaire respectueuse des citoyens, en alignant les actions des ASP avec les attentes de la société.

La Direction générale, tout en insistant sur la nécessité d’un comportement exemplaire de la part des ASP, exprime son espoir de voir ces agents renforcer la confiance du public et contribuer efficacement à l’ordre public dans un cadre professionnel et éthique.

Projet gazier GTA : BP et Kosmos accusés d’irrégularités graves

Les compagnies britannique BP et américaine Kosmos Energy font face à des accusations de malversations financières dans l’exploitation du gaz du champ Grand Tortue/Ahmeyim (GTA), situé entre le Sénégal et la Mauritanie. Ces accusations, révélées dans un rapport d’audit du cabinet Mazars, détaillent plusieurs irrégularités financières majeures sur la période 2012-2021, remettant en question la gestion transparente de ce projet stratégique.

Selon le rapport, BP détenait 60 % des parts du projet, Kosmos Energy 30 % et l’État du Sénégal, via la société nationale Petrosen, 10 %. Cependant, les auditeurs ont identifié des anomalies touchant la comptabilisation des coûts pétroliers, les procédures fiscales, et la conformité aux dispositions contractuelles.

Le document met en avant que BP a déclaré des coûts récupérables pour un total de 4,1 millions de dollars, dont 1,8 million de dollars hérités de Timis Corporation, l’opérateur initial du projet. Ces coûts, non justifiés par des pièces comptables probantes, ont été jugés inadmissibles pour récupération. De son côté, Kosmos Energy aurait déclaré près de 172 000 dollars de dépenses pour la période 2014-2016, mais les justificatifs fournis se limitaient à des factures sans documentation contractuelle ou preuve de services rendus, rendant ces coûts également non valables.

Le rapport souligne également des pratiques fiscales litigieuses. Par exemple, le sous-traitant Eiffage Marine aurait refacturé des charges fiscales d’un montant de 12 millions de dollars comme coûts récupérables, alors même que ces charges devraient être exonérées selon les termes du Contrat de recherche et de partage de production d’hydrocarbures (Crpp). De telles irrégularités pourraient avoir un impact significatif sur les revenus à percevoir par l’État sénégalais.

D’autres anomalies relevées incluent une gestion non conforme des devises étrangères. BP aurait généré un surplus de coûts estimé à 194 346 dollars en raison de la réestimation des gains et pertes de change. En outre, une surévaluation massive de 301 millions de dollars dans les frais de siège imputés au projet a été identifiée. Cette surévaluation pourrait représenter une tentative de gonfler artificiellement les coûts pétroliers à la charge des États partenaires.

Enfin, Mazars a mis en lumière un manque flagrant de documentation pour plusieurs dépenses. Des écarts totalisant près de 31 000 dollars ont été constatés sur les pièces justificatives, et certains montants, atteignant 69 731 dollars, étaient appuyés par des justificatifs insuffisants.

Ces accusations pourraient affecter gravement les intérêts du Sénégal, qui dépend des revenus issus de ce projet gazier pour financer son développement économique. Avec 34 milliards de francs CFA de coûts pétroliers jugés non récupérables, le pays risque de voir ses bénéfices futurs compromis. Les allégations d’irrégularités pourraient également entacher la réputation de BP et Kosmos Energy, tout en mettant en lumière la nécessité d’une gouvernance rigoureuse des ressources naturelles.

Face à ces révélations, il est attendu que les autorités sénégalaises et mauritaniennes procèdent à une enquête approfondie. Le rapport d’audit pourrait servir de base pour une renégociation des termes contractuels ou une prise de mesures légales contre les contractants concernés. De leur côté, BP et Kosmos Energy devront fournir des explications détaillées pour dissiper les doutes sur leur gestion du projet GTA, un projet clé pour l’avenir énergétique de la région.

RECOUVREMENT DES CRÉANCES : Un frein pour les entrepreneurs sénégalais

En dépit de l’amélioration du climat des affaires observée en octobre 2024, le recouvrement des créances demeure l’un des principaux défis pour les entreprises sénégalaises.

Selon le dernier point mensuel de conjoncture de la Direction générale de la planification et des politiques économiques (DPEE), le climat des affaires a progressé de 1,0 point, mais cette amélioration n’a pas bénéficié à tous les secteurs. En particulier, l’industrie, le BTP, les services et le commerce continuent de souffrir de créances impayées qui freinent leur développement.
Dans l’industrie, 28% des entreprises identifient cette problématique parmi les obstacles majeurs, accompagnée de difficultés liées à la demande, à la concurrence, à l’approvisionnement en matières premières et à la fiscalité.
Les entreprises du secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP), quant à elles, sont encore plus sévèrement touchées, avec 83% des entrepreneurs mentionnant le recouvrement des créances comme leur principale contrainte. La situation se complique également avec des défis comme la fiscalité, l’insuffisance de la demande et l’accès au foncier, contribuant à un climat des affaires de plus en plus défavorable.
Dans les secteurs des services et du commerce, la situation est quelque peu améliorée, mais le recouvrement des créances reste un problème pour 33% des prestataires de services et 70% des commerçants.
Malgré ces difficultés, certains secteurs, comme le commerce, ont montré un léger optimisme, avec une hausse de 6,1 points dans l’indicateur du climat des affaires, ce qui reflète une dynamique favorable dans les perspectives commerciales.
Ainsi, bien que l’indicateur global du climat des affaires ait progressé, les entreprises sénégalaises continuent de lutter contre les créances impayées, un obstacle majeur à leur développement.
Pour surmonter ce défi, des mesures efficaces doivent être mises en place, telles que l’amélioration de l’accès à la liquidité, la simplification des procédures judiciaires et la mise en œuvre de mécanismes incitatifs pour encourager le respect des délais de paiement.
Le Dakarois

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°344 – du 11/12/2024

🔴 RECOUVREMENT DES CRÉANCES : UN CASSE-TÊTE POUR LES ENTREPRISES SÉNÉGALAISES
🔴 MORT DE BASSIROU DIOP, 82 PERSONNES DU CONVOI DE BARTH’ DÉTENUES, VIOLENCES POLITIQUES : LE RESPECT DES DROITS HUMAINS EST-IL EN RECUL ?

🔴 BILAN DES CASSES APRÈS LE MATCH JARAAF VS USM ALGER : LES DÉGÂTS ESTIMÉS À 5 MILLIONS F CFA
🔴 PRÈS DE 500 ATHLÈTES DISPARUS À CAUSE DES FRAPPES ISRAÉLIENNES : LA GUERRE DÉCIME LE SPORT PALESTINIEN

Décès de Bassirou Diop à Saint-Louis : Seydi Gassama appelle à la libération des 82 détenus

Le décès tragique de Bassirou Diop, garde du corps de la coalition « Sam Sa Kaddu », soulève de nombreuses interrogations sur les conditions de détention au Sénégal. Emprisonné à Saint-Louis dans le cadre de la campagne électorale pour les législatives du 17 novembre 2024, Bassirou Diop est décédé après avoir été transféré à l’hôpital régional de la ville. Son décès a suscité des réactions de la part des acteurs de la société civile, dont Seydi Gassama, coordonnateur national d’Amnesty International.

Lors de son intervention, Seydi Gassama a présenté ses condoléances à la famille de Bassirou Diop et a tenté d’apporter des éclaircissements sur les circonstances de sa mort. Selon les premières conclusions médicales, Bassirou Diop souffrait de cardiopathie, une maladie qui, selon le défenseur des droits humains, peut être aggravée par des facteurs externes. « Les conditions de détention et le stress psychologique lié à l’incarcération, ou encore à l’attente d’un jugement, peuvent jouer un rôle important dans l’aggravation de certaines maladies chroniques ou latentes », a-t-il expliqué.

Il a également insisté sur le fait que, même si la mort est classée comme naturelle, elle n’exonère pas les autorités de leur responsabilité dans la gestion des détenus. « Être en prison ne devrait jamais signifier être exposé à des conditions qui mettent en danger la vie d’une personne », a-t-il ajouté.

Le cas de Bassirou Diop a remis en lumière la situation des 82 jeunes encore emprisonnés à Saint-Louis à la suite des troubles survenus pendant la campagne législative. Seydi Gassama a appelé à leur libération immédiate, estimant que ces détentions prolongées n’aident pas à apaiser le climat social. « Ces jeunes n’ont pas leur place en prison. Ils sont arrêtés pour des incidents qui, certes, relèvent parfois de l’indiscipline, mais qui ne justifient pas une détention prolongée. Le Sénégal doit évoluer vers une gestion plus pacifique des manifestations et des campagnes électorales », a-t-il déclaré.

Il a également rappelé l’importance de protéger les droits des citoyens, même en période de tensions politiques. « Le Sénégal ne peut se permettre de continuer sur cette voie où la répression devient la réponse par défaut. Nous avons besoin d’unité et de paix pour relever les défis majeurs auxquels le pays est confronté », a-t-il affirmé.

Au-delà du cas de Bassirou Diop, Seydi Gassama a dénoncé les conditions de détention dans les prisons sénégalaises. Surpopulation, insuffisance des infrastructures sanitaires et alimentaires, et stress psychologique sont des réalités bien connues. « Ces conditions peuvent transformer une peine privative de liberté en une peine de mort lente et silencieuse », a-t-il alerté.

En réponse à ces préoccupations, Amnesty International recommande une réforme profonde du système carcéral, incluant des investissements dans les infrastructures, une meilleure formation des agents pénitentiaires et une prise en charge sanitaire accrue des détenus.

Seydi Gassama a adressé un appel direct au procureur de Saint-Louis et aux juges en charge des dossiers des 82 jeunes encore emprisonnés. Il les a exhortés à faire preuve de clémence et à relâcher ces prévenus. « Nous devons envoyer un message clair : le Sénégal est un État de droit où la justice peut aussi être un vecteur de paix et de réconciliation », a-t-il conclu.

Rencontre entre les Présidents Bassirou Diomaye Faye et Abdelmadjid Tebboune : vers un partenariat renforcé

Nouakchott, 10 décembre 2024 – En marge de la Conférence africaine sur l’éducation, la jeunesse et l’employabilité, le Président de la République Bassirou Diomaye Faye a eu un entretien fructueux avec son homologue algérien, Abdelmadjid Tebboune.

Cette rencontre bilatérale a été l’occasion pour les deux dirigeants de réaffirmer leur engagement commun à renforcer les relations de coopération entre le Sénégal et l’Algérie. Au centre des discussions figuraient des thématiques stratégiques telles que l’éducation, la jeunesse et l’employabilité, des domaines cruciaux pour le développement durable des deux nations.

Le Président Bassirou Diomaye Faye a salué la qualité des relations historiques entre les deux pays, tout en exprimant son souhait d’approfondir les partenariats dans des secteurs clés comme l’économie, la culture, et les échanges académiques. De son côté, le Président Abdelmadjid Tebboune a insisté sur l’importance d’une coopération sud-sud, mettant en avant la nécessité de mutualiser les efforts pour relever les défis communs du continent africain.

Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de renforcement des liens diplomatiques et de consolidation des relations économiques et sociales entre le Sénégal et l’Algérie. Les deux chefs d’État se sont engagés à initier des projets concrets pour stimuler les échanges entre leurs pays, notamment à travers des partenariats éducatifs et des initiatives en faveur de la jeunesse.

La conférence, qui a rassemblé de nombreux dirigeants africains, experts et organisations internationales, a offert une plateforme idéale pour promouvoir des solutions innovantes en matière d’éducation et d’employabilité, dans un continent où la jeunesse représente une ressource inestimable pour le futur.

En conclusion, cette rencontre a marqué une étape importante dans le rapprochement entre Dakar et Alger, promettant de nouvelles perspectives pour un partenariat durable au service des deux peuples.

Kaolack : Coopération bilatérale entre le Sénégal et le Qatar – Cheikh Baye Mbaye Niasse ALKAOLACKI salue le leadership du président sénégalais

« Un pays que je respecte profondément, car il a joué un rôle significatif dans ma vie. Je garde des souvenirs mémorables de mon séjour à l’université du Qatar pour mes études en langue arabe. Aujourd’hui, en 2024, 20 ans après, je ressens une immense fierté en voyant les liens solides qui unissent notre Nation au Royaume du Qatar sous le leadership de Son Altesse Sheikh Tamim Ben Hamad Al Thani », a déclaré Cheikh Baye Mbaye Niasse ALKAOLACKI.

Il a également salué Son Excellence Monsieur le Président Bassirou Diomaye Faye, qu’il qualifie de jeune leader prometteur et porteur d’espoir pour le Sénégal, ainsi que son Premier ministre, Ousmane Sonko, décrit comme un homme de sagesse, loyal et panafricaniste, connu depuis 2018 dans le cadre du PASTEF.

Le guide religieux a mis en exergue le discours empreint de panafricanisme et de patriotisme du président sénégalais, un discours qui, selon lui, reflète les qualités d’un véritable chef d’État. Ce discours ouvrirait des opportunités importantes pour le Sénégal, notamment dans le cadre du partenariat avec le Qatar.

« J’en appelle au ministre sénégalais de l’intégration africaine et des affaires étrangères afin de prendre des mesures pragmatiques pour renforcer cette coopération bilatérale. Il est temps pour nos autorités de traduire cette relation en actes concrets, permettant au Sénégal de bénéficier des opportunités dans divers domaines tels que l’agriculture, l’énergie et les partenariats public-privé », a-t-il ajouté.

Cheikh Baye Mbaye Niasse ALKAOLACKI a également évoqué la situation préoccupante du port de Kaolack. « Plusieurs années se sont écoulées depuis le lancement des travaux de dragage du fleuve et de réhabilitation du port par le président Macky Sall, qui avait promis de restituer à Kaolack sa vocation portuaire. Cependant, force est de constater que, jusqu’à présent, les choses ne bougent pas », a-t-il déploré.

Il a souligné l’importance stratégique et économique de ce projet pour la région de Kaolack et a dénoncé l’arrêt des travaux, qui, selon lui, a été décidé au profit du port de Foundiougne.

« La région de Kaolack, avec ses immenses potentialités économiques, attend ce projet depuis longtemps pour connaître un véritable décollage économique. Face à cette situation, je plaide pour une solution définitive. Je propose que les nouvelles autorités confient les travaux de dragage et de réhabilitation du port de Kaolack aux Qatariens. Cela serait dans l’intérêt de tout un peuple », a conclu Cheikh Baye Mbaye Niasse ALKAOLACKI.

Ce plaidoyer vise à mettre en lumière l’urgence de concrétiser les engagements pris en faveur du développement de Kaolack, tout en renforçant les relations bilatérales avec le Qatar.

Scandale familial : quand l’héritage devient un terrain de trahison et de fraude

Un drame familial mêlant argent, pouvoir et trahison a éclaté au grand jour, secouant les cercles politiques et économiques du Sénégal. Au centre de ce scandale, Habibou Thimbo, maire de Semmé et oncle de l’ancien président Macky Sall, ainsi que sa cousine, Aïssatou Ngaido. Tous deux ont été placés sous mandat de dépôt pour des accusations de détournement d’héritage et de manipulation frauduleuse.

Le dossier concerne l’héritage de feu Demba Boubou, un riche diamantaire ayant laissé derrière lui un patrimoine conséquent, notamment des biens immobiliers de grande valeur. De son vivant, Demba Boubou avait confié la gestion de ses biens à Habibou Thimbo, un opérateur économique influent. Mais à sa mort, des suspicions de détournement et de spoliation ont commencé à émerger.

Les héritiers légitimes, dont la veuve de Demba Boubou, accusent Thimbo et Ngaido d’avoir orchestré un stratagème visant à les écarter et à s’approprier les biens du défunt. Selon les plaignants, le duo aurait prétendu que les immeubles étaient inutilisables et en mauvais état tout en continuant à en percevoir d’importants loyers pendant des années.

Dans un premier temps, Thimbo et Ngaido ont tenté de discréditer la veuve de Demba Boubou, l’accusant d’avoir falsifié un certificat de mariage pour accéder aux biens. Mais cette manœuvre a échoué face à des preuves solides : un certificat de mariage authentique et un mandat signé par tous les ayants droit légitimes.

Les investigations ont mis en lumière une gestion opaque et frauduleuse des biens immobiliers, notamment la dissimulation de revenus locatifs importants, au détriment des héritiers. Ce double jeu a exacerbé les tensions au sein de la famille, poussant les ayants droit à déposer une plainte officielle.

Ce scandale aurait pu être étouffé en raison des liens familiaux de Habibou Thimbo avec l’ancien président Macky Sall. Cependant, l’arrivée d’un nouveau procureur, Saliou Dicko, à Pikine-Guédiawaye, a changé la donne. Refusant toute pression ou interférence politique, il a relancé le dossier et ordonné la mise en détention des deux accusés.

La mise sous mandat de dépôt de Habibou Thimbo et Aïssatou Ngaido marque un tournant. Non seulement elle ternit l’image d’un acteur politique et économique influent, mais elle envoie également un signal fort sur l’importance de l’impartialité de la justice.

Pour les ayants droit de feu Demba Boubou, cette procédure est un pas vers la restitution de leur héritage et la réparation des injustices subies. Cependant, le procès à venir sera déterminant pour éclaircir les zones d’ombre de cette affaire et pour établir les responsabilités de chacun.

Ce scandale illustre une vérité universelle : ni le pouvoir, ni les liens familiaux ne peuvent garantir une impunité absolue. La justice, bien que parfois lente ou influencée, finit par rattraper ceux qui abusent de leur position. Cette affaire, bien qu’emplie de douleur pour les familles impliquées, pourrait devenir un exemple pour d’autres victimes d’injustices patrimoniales.

En attendant le verdict, les regards sont tournés vers le tribunal qui aura la lourde tâche de rendre justice dans cette affaire mêlant trahison, cupidité et abus de pouvoir.

Mort de Bassirou Diop : les résultats de l’autopsie confirment une cardiomyopathie hypertrophique décompensée

Les conclusions de l’autopsie de Bassirou Diop, garde rapproché du maire de Dakar Barthélémy Dias, ont été révélées. Le rapport, effectué au laboratoire d’anatomie et de cytologie pathologiques de l’hôpital Idrissa Pouye de Grand Yoff, a permis de préciser les causes du décès.

Les résultats de l’autopsie

Le document indique plusieurs anomalies observées lors de l’examen du corps :

  • Une contusion à la pommette droite, suggérant un traumatisme mineur.
  • Une cardiomégalie (augmentation anormale du volume du cœur) pesant 500 g, accompagnée d’une hypertrophie du myocarde.
  • Un œdème pulmonaire, avec un poids disproportionné entre le poumon droit (12 g) et le poumon gauche (1 100 g).
  • Une hépatomégalie « muxade », soit une augmentation significative du volume du foie, pesant 2 800 g.
  • Une congestion cérébrale, associée à d’autres signes de surcharge liquidienne.

De plus, l’analyse rapide d’un fragment pulmonaire par cryotomie a révélé des caractéristiques correspondant à un « poumon cardiaque », un signe typique des pathologies cardiaques chroniques.

Une cause médicale confirmée

L’autopsie conclut à une cardiomyopathie hypertrophique décompensée comme cause principale du décès. Cette affection cardiaque, caractérisée par un épaississement anormal du muscle cardiaque, peut entraîner une insuffisance cardiaque et, dans certains cas, un décès soudain.

Une disparition qui suscite des interrogations

Le décès de Bassirou Diop intervient dans un contexte tendu, en raison de ses fonctions en tant que garde du corps de Barthélémy Dias, figure politique de premier plan au Sénégal. Bien que les résultats de l’autopsie mettent en évidence une cause naturelle, les circonstances entourant sa mort continuent de susciter des interrogations dans l’opinion publique.

Ces résultats devraient permettre de faire avancer les discussions, tant sur le plan judiciaire que dans le débat public, tout en éclairant les proches et les responsables sur les véritables causes de cette tragédie.

Malick Gakou : Entre convalescence et résilience après l’attaque de Koungheul

Victime d’une attaque en pleine campagne électorale pour les législatives du 17 novembre dernier, Malick Gakou, leader du Grand Parti et allié de la coalition au pouvoir, se remet progressivement de ses blessures. Lors de l’incident survenu à Koungheul, une étape clé de la caravane du parti Pastef, M. Gakou a subi une double fracture ouverte au bras après avoir été touché par un projectile.

Dans un entretien exclusif accordé à L’Observateur ce mardi 10 décembre, l’ancien ministre a donné des nouvelles de son état de santé et partagé ses réflexions sur cette épreuve.

« Sur le plan physique, je suis encore en convalescence bien que des douleurs persistantes me rappellent constamment cet épisode malheureux durant lequel j’ai reçu une pierre et perdu beaucoup de sang », a confié Malick Gakou. Son récit témoigne de la violence de l’attaque et des séquelles qu’il continue de subir, près d’un mois après les faits.

Cependant, loin de se laisser abattre, le leader politique voit dans cette épreuve une source de résilience. « Psychologiquement, je dirais que cela m’a surtout renforcé », affirme-t-il. Pour Malick Gakou, ces épreuves sont inhérentes à son combat pour une démocratie renforcée et un état de droit. « Cet événement est une preuve supplémentaire parmi les nombreuses que j’ai déjà subies dans notre combat pour l’avènement d’une démocratie renforcée, d’un état de droit et du développement harmonieux de notre pays », ajoute-t-il avec détermination.

Cette attaque, qui s’inscrit dans un contexte de tensions électorales, soulève des questions sur la sécurité des acteurs politiques en campagne. Bien que Malick Gakou n’ait pas directement accusé un groupe précis, l’incident reflète les défis auxquels sont confrontés les leaders politiques dans un climat de polarisation croissante.

Malgré les douleurs physiques et les cicatrices psychologiques, Malick Gakou affirme sa volonté de continuer son engagement politique. Ce drame, selon lui, ne fera que le pousser à redoubler d’efforts pour défendre ses convictions et œuvrer pour un Sénégal plus juste et pacifié.

Pour beaucoup, son parcours reste un témoignage de courage face à l’adversité et de fidélité à ses idéaux.

Ahmed Sylla et le renouveau politique au Sénégal : un message d’espoir pour l’Afrique

Comédien et humoriste bien connu, Ahmed Sylla, né à Nantes et issu de parents sénégalais, a toujours gardé un lien fort avec ses origines. Son attachement au Sénégal s’est révélé publiquement en juin 2023, lorsque des violences éclatèrent entre manifestants pro-Ousmane Sonko et forces de l’ordre. À l’époque, il avait pris position sur ses réseaux sociaux, appelant le gouvernement sénégalais à œuvrer « dans l’intérêt du peuple ».

Aujourd’hui, la transition politique amorcée par l’arrivée au pouvoir du duo Diomaye Faye et Ousmane Sonko semble susciter chez lui un profond optimisme. Lors d’une récente interview diffusée sur une chaîne YouTube de grande audience, Ahmed Sylla s’est exprimé avec enthousiasme :

Ces paroles témoignent de l’espoir que l’artiste place dans cette nouvelle ère pour le Sénégal. Selon lui, cette transition politique incarne bien plus qu’un changement de dirigeants. Elle offre une opportunité d’émancipation et de transformation profonde, non seulement pour le Sénégal, mais pour tout le continent africain.

Bien que sa carrière soit centrée sur le théâtre et le stand-up, Ahmed Sylla ne reste pas indifférent aux enjeux sociopolitiques qui touchent ses racines. À plusieurs reprises, il a utilisé sa notoriété pour sensibiliser ses fans sur des sujets tels que la justice sociale ou l’importance de la solidarité au sein des diasporas africaines.

Son soutien implicite aux idéaux de changement portés par Diomaye Faye et Ousmane Sonko reflète une tendance croissante parmi les membres de la diaspora africaine : celle de suivre de près, et parfois d’influencer, les transformations politiques dans leurs pays d’origine.

Avec l’avènement de ce nouveau duo à la tête du Sénégal, beaucoup partagent l’optimisme d’Ahmed Sylla. Si les défis restent nombreux – de la gestion économique aux tensions sociales –, cette transition suscite des attentes inédites. L’humoriste semble convaincu que cette dynamique peut résonner au-delà des frontières sénégalaises et inspirer d’autres pays africains.

En tant que figure publique, Ahmed Sylla incarne un pont entre deux mondes : celui de la diaspora et celui de ses racines. Par son discours, il rappelle l’importance pour les Afro-descendants de continuer à dialoguer avec leurs pays d’origine, tout en portant un regard critique et constructif sur leur avenir.

Avec cette prise de parole, Ahmed Sylla rejoint le cercle grandissant de personnalités qui, bien que résidant à l’étranger, contribuent à façonner le récit d’une Afrique tournée vers le progrès et l’émancipation.

Décès de Bassirou Diop : controverses autour des circonstances de sa mort en détention

Le décès de Bassirou Diop, membre de la garde rapprochée de Barthélémy Dias, survenu en détention le 7 décembre dernier, suscite une vive polémique. Tandis que l’autopsie, ordonnée par le procureur de Saint-Louis, conclut à une mort naturelle, cette version est contestée par Barthélémy Dias, qui exige des éclaircissements sur les conditions de détention et de suivi médical de son collaborateur.

Selon les informations rapportées par L’Observateur, Bassirou Diop s’était plaint de douleurs lombaires persistantes depuis plusieurs jours. Le 4 décembre, il avait informé ses proches de l’intensification de ses douleurs. Le lendemain, il fut admis à l’infirmerie de la prison de Saint-Louis, où il resta sous perfusion de 10 heures à 19 heures avant d’être renvoyé en cellule.

C’est le 6 décembre au matin, alors qu’il se trouvait dans sa cellule, qu’il aurait été pris d’un malaise respiratoire sévère. Alertés, les responsables de la prison l’ont rapidement transféré à l’infirmerie, puis à l’hôpital régional de Saint-Louis. Malgré la prise en charge du Dr Ali Diakhaté, il succomba le lendemain.

Face aux interrogations soulevées, le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Saint-Louis a ordonné une enquête. La police locale a été mobilisée pour établir les faits et déterminer si les conditions de détention ou une éventuelle négligence médicale auraient pu contribuer au décès.

La famille du défunt, informée officiellement par le magistrat instructeur, a dépêché des représentants pour obtenir des précisions sur le déroulement de l’enquête et les modalités de restitution de la dépouille.

Barthélémy Dias, maire de Dakar et employeur de Bassirou Diop, a vigoureusement contesté les conclusions de l’autopsie. Il demande des explications sur les circonstances ayant conduit à son décès et sur l’absence présumée d’un suivi médical adapté, malgré les plaintes exprimées par le défunt.

« Les autorités doivent assumer leurs responsabilités. Ce décès n’aurait jamais dû arriver », a-t-il déclaré dans une intervention publique, exigeant que justice soit rendue et que l’enquête se déroule en toute transparence.

La dépouille de Bassirou Diop sera inhumée ce mardi 10 décembre, dans un climat de tensions palpables. Ce drame relance le débat sur les conditions de détention dans les prisons sénégalaises et le traitement médical réservé aux détenus.

Les résultats de l’enquête en cours seront déterminants pour établir la vérité et répondre aux nombreuses questions soulevées par cette affaire.

Modou Lo confirmé vainqueur : la fin d’un bras de fer judiciaire retentissant

Lundi 9 décembre 2024 restera gravé dans les annales de la lutte sénégalaise. Le Comité d’appel, sous la présidence de Malick Ngom, a tranché définitivement en faveur de Modou Lo dans l’affaire qui l’opposait à Siteu. Cette décision met un point final à une bataille juridique acharnée qui a suivi leur confrontation sur l’arène.

Le combat, initialement remporté par Modou Lo, avait fait l’objet d’une contestation de l’école de lutte Lamsar, dirigée par Pere Max, le manager de Siteu. Ce dernier avait dénoncé une prétendue injustice lors du duel, soutenant que des erreurs d’arbitrage avaient faussé le résultat. Cependant, les analyses des vidéos ont clairement confirmé que Siteu avait quitté l’aire de combat, une infraction majeure selon les règles de la lutte sénégalaise.

Le Comité d’appel a rappelé que toute sortie de l’aire de combat est synonyme de sanction immédiate, et que la décision de l’arbitre reste souveraine. Ainsi, bien que l’appel ait été jugé recevable sur la forme, il a été rejeté sur le fond pour absence de preuves solides.

Malgré ses multiples recours et déclarations médiatiques, Pere Max n’a pu faire fléchir le verdict initial. Cette nouvelle confirmation représente un coup dur pour l’école Lamsar et ses supporters. Le manager de Siteu, qui avait promis d’aller jusqu’au bout pour défendre son lutteur, doit désormais accepter cette issue.

Avec cette décision, Modou Lo s’impose non seulement comme un champion dans l’arène, mais aussi comme un athlète capable de faire face à la pression médiatique et judiciaire. Sa victoire est désormais incontestable, et ses fans célèbrent cette reconnaissance officielle de sa supériorité face à Siteu.

Ce combat, marqué par des rebondissements sur le ring et en dehors, restera un moment fort de l’histoire de la lutte sénégalaise. Il témoigne de l’importance des règles et de la souveraineté des arbitres dans ce sport, mais aussi de l’impact de la justice sur les décisions contestées.

Le dernier mot revient donc à l’arène, où Modou Lo a prouvé qu’il était le roi. Une leçon pour tous les acteurs de la lutte, rappelant que seul le respect des règles peut mener à la victoire.

AUTOPSIE DE BASSIROU DIOP : Une cardiomyopathie hypertrophique décompensée identifiée comme cause du décès

La rédaction du Dakarois Quotidien a pu consulter le certificat de décès de Bassirou Diop, le garde du corps de Barthélémy Dias, qui est décédé le 7 décembre 2024. Le document, issu de l’autopsie pratiquée ce 09 décembre à l’Hôpital Idrissa Pouye (HOGIP), a permis d’établir les causes de sa mort.
Selon les résultats, la victime présentait plusieurs anomalies corporelles. Tout d’abord, une contusion de la pommette droite a été notée, un traumatisme physique mineur qui ne semble pas être la cause principale du décès. Cependant, des complications cardiaques graves ont été révélées par l’examen médical.
Il a été observé une cardiomégalie, c’est-à-dire une hypertrophie du cœur, pesant 500g, accompagnée d’une hypertrophie du myocarde ventriculaire de 1,8 cm. Ces deux éléments sont des signes de dysfonctionnement cardiaque sévère.
L’autopsie a également révélé une congestion et un œdème pulmonaire, avec un poids anormalement élevé des poumons : le poumon droit pesait 1250g, et le poumon gauche pesait 1100g, ce qui indique un dysfonctionnement cardiaque affectant la circulation sanguine vers les poumons.
De plus, une hépatomégalie « muscade » de 2800g a été constatée, une condition dans laquelle le foie est dilaté en raison d’une congestion liée à l’insuffisance cardiaque. Le contenu gastrique était liquide, mais sans particularités notables.
L’examen a aussi révélé une congestion cérébrale, suggérant des problèmes de circulation sanguine au niveau du cerveau, souvent associés à des défaillances cardiaques graves. Un examen microscopique d’un fragment de poumon par technique de cryotonie rapide a montré des signes typiques de poumon cardiaque, une manifestation fréquente d’insuffisance cardiaque.
Ainsi, la cause principale du décès de Bassirou Diop a été identifiée comme étant une cardiomyopathie hypertrophique décompensée, une pathologie cardiaque grave ayant entraîné des complications multiviscérales fatales.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°343 – du 10/12/2024

🔴 CAUSE DU DÉCÈS DE BASSIROU DIOP : LES RÉVÉLATIONS TROUBLANTES DE L’AUTOPSIE
🔴 RADIATION DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE ET MORT DE SON GARDE DU CORPS EN PRISON : BARTH’ DÉNONCE UNE MANŒUVRE DE LIQUIDATION

🔴 NAVÉTANES À MBORO : UN SUPPORTER MEURT APRÈS DES JETS DE PIERRES
🔴 AFFRONTEMENTS LORS DU MATCH JARAAF VS USM ALGER : LA CAF OUVRE UNE ENQUÊTE

Radiation de Barthélémy Dias : Me Ngagne Demba Touré s’explique sur les bases légales

Suite au point de presse de Barthélémy Dias, Me Ngagne Demba Touré, avocat, a tenu à éclaircir les raisons juridiques ayant conduit à la radiation de l’actuel maire de Dakar de l’Assemblée nationale. Se référant aux dispositions de la Constitution sénégalaise et au règlement intérieur de l’Assemblée nationale, il a précisé que cette décision repose sur des bases légales solides.

D’après Me Touré, la radiation de Barthélémy Dias découle principalement de l’application de deux textes fondamentaux :

  1. L’article 61 alinéa final de la Constitution :
    Il stipule que « le membre de l’Assemblée nationale qui fait l’objet d’une condamnation définitive est radié de la liste des parlementaires sur demande du ministre de la Justice ».
  2. L’article 51 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale :
    Cet article reprend une disposition similaire, précisant que « le député qui fait l’objet d’une condamnation pénale définitive est radié de la liste des députés de l’Assemblée nationale sur demande du ministre de la Justice ».

Ces deux textes ont été invoqués pour justifier la radiation de Barthélémy Dias, conformément aux procédures établies.

La condamnation définitive de Barthélémy Dias, confirmée par la Cour suprême du Sénégal, est au cœur de cette décision. L’arrêt n°76 rendu le 22 décembre 2023 a rejeté le pourvoi formé par M. Dias, confirmant ainsi le verdict de la Cour d’appel de Dakar. Ce dernier avait été condamné à deux ans de prison, dont six mois ferme, pour coups mortels ayant entraîné la mort de Ndiaga Diouf. À cela s’ajoute une obligation de payer 25 millions de francs CFA en dommages et intérêts à la famille de la victime.

Ce jugement est issu d’une affaire qui remonte à décembre 2011, lors d’une altercation violente au siège de la mairie de Mermoz-Sacré-Cœur, qui avait coûté la vie à Ndiaga Diouf.

La radiation de Barthélémy Dias de l’Assemblée nationale marque un tournant dans sa carrière politique et soulève des débats au sein de l’opinion publique sénégalaise. D’un côté, certains estiment que cette décision illustre le respect des lois et des institutions du pays. D’un autre côté, des voix critiques y voient une instrumentalisation de la justice à des fins politiques.

En conclusion, la radiation de Barthélémy Dias repose sur une interprétation stricte des textes légaux en vigueur, comme l’a rappelé Me Ngagne Demba Touré. Cette affaire rappelle les liens étroits entre justice et politique au Sénégal, tout en suscitant de vives réactions dans les sphères publiques et politiques.

Pratiques frauduleuses : La Banque africaine de développement exclut une entreprise sénégalaise

Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a annoncé, le 9 décembre 2024, l’exclusion de la Compagnie Sénégalaise de Travaux Publics (CSTP) pour une durée de 12 mois, en raison de pratiques frauduleuses détectées lors d’un appel d’offres. Cette exclusion prendra effet à partir du 10 décembre 2024 et interdit à l’entreprise de participer à tous les projets financés par la Banque pendant cette période.

L’affaire découle d’un appel d’offres relatif au développement du Parc des technologies numériques au Sénégal, un projet ambitieux visant à faire du pays un leader régional dans le domaine des technologies de l’information et de la communication (TIC). L’objectif du projet est de bâtir une infrastructure technologique de classe mondiale, comprenant notamment un centre de données, un incubateur pour entreprises TIC, un centre de recherche, et des bureaux administratifs.
Le Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption de la BAD a découvert que la CSTP avait présenté des certificats d’achèvement falsifiés pour des travaux qu’elle prétendait avoir réalisés. Ces documents, soumis pour renforcer l’éligibilité de son offre, ont été reconnus comme étant faux après des investigations approfondies.
Pendant la durée de l’exclusion, la CSTP ne pourra pas soumissionner ou participer à des projets financés par la Banque africaine de développement. En outre, l’entreprise est tenue de coopérer pleinement avec les enquêtes menées par le Bureau de l’intégrité de la BAD ainsi qu’avec les autorités judiciaires et réglementaires des pays membres de l’institution.
À l’issue de cette période d’exclusion, la CSTP devra démontrer sa conformité aux normes éthiques et de transparence fixées par la Banque. Cela inclut la mise en place d’un programme interne de conformité à l’intégrité, condition essentielle pour pouvoir à nouveau collaborer avec la BAD.
Le Parc des technologies numériques représente une initiative stratégique pour le développement socio-économique du Sénégal et de l’Afrique de l’Ouest. Ce projet est conçu pour attirer des investissements étrangers dans les TIC, stimuler l’innovation technologique et créer des milliers d’emplois dans le secteur numérique.
Cependant, cette affaire met en lumière les défis auxquels font face les grands projets financés par des institutions internationales, notamment en matière de transparence et d’éthique. Le Sénégal devra veiller à renforcer les mécanismes de contrôle pour garantir que les objectifs de tels projets ne soient pas compromis par des irrégularités.

Barthélémy Dias accuse la BIP de violences ayant entraîné un décès

Le maire de Dakar, Barthélémy Dias, n’a pas mâché ses mots lors de ses récentes déclarations, accusant la Brigade d’Intervention Polyvalente (BIP) de violences à l’encontre des membres de la sécurité de la coalition « Sam sa Kaddu ». Ces actes, selon lui, ont conduit au décès tragique de Bassirou Diop, agent de sécurité, à Saint-Louis, quelques jours après avoir été détenu.

Lors d’une conférence de presse, Barthélémy Dias a dénoncé ce qu’il considère comme une tentative délibérée de saboter sa campagne électorale à Dakar. « Sur 41 convois, un seul a été arrêté, et c’était le nôtre. L’objectif était clair : empêcher Barth de battre campagne à Dakar », a-t-il affirmé. Selon le maire, les instructions données aux forces de sécurité visaient spécifiquement son arrestation et celle de son équipe.

Dias a également souligné que les forces de la BIP auraient ouvert le feu sur les membres de la sécurité de sa coalition, causant plusieurs blessures graves. Il affirme que ces actes de violence sont bien documentés et qu’il dispose de preuves qu’il entend soumettre à la justice. « Le procureur de la République est saisi, car les preuves sont là », a-t-il martelé avec insistance.

Bassirou Diop, un agent de sécurité affilié à la coalition « Sam sa Kaddu », aurait succombé à ses blessures après sa détention à Saint-Louis. Barthélémy Dias considère cet événement comme une conséquence directe des actions de la BIP. Il a également réfuté les allégations selon lesquelles son convoi utilisait une ambulance à des fins autres que médicales, précisant qu’elle servait exclusivement à des urgences de santé.

Le maire de Dakar appelle les autorités judiciaires à agir face à ce qu’il qualifie de dérives graves. Ces accusations surviennent dans un contexte de tension politique grandissante à Dakar, alors que la campagne électorale bat son plein.

L’affaire, désormais entre les mains du procureur, promet d’alimenter les débats politiques et judiciaires dans les jours à venir, tandis que les partisans de Barthélémy Dias réclament justice pour Bassirou Diop.

Barthélemy Dias dénonce un « règlement de comptes » après sa radiation de l’Assemblée nationale

Barthélemy Dias, maire de Dakar, a tenu une conférence de presse pour réagir à plusieurs questions, notamment sa récente radiation de l’Assemblée nationale. Le ton était ferme et accusateur, le leader politique estimant être victime d’une cabale politique orchestrée par le nouveau régime en place.

Pour Barthélemy Dias, cette décision s’inscrit dans une logique de vengeance et de déstabilisation politique. « Ce qu’ils veulent, c’est la mairie de Dakar. Mais nous ne l’accepterons pas. Ils peuvent auditer autant qu’ils veulent la mairie, jamais je ne serai épinglé. Je suis maire depuis 15 ans et je n’ai jamais été épinglé », a-t-il affirmé avec conviction.

Le maire de Dakar estime que cette radiation s’ajoute à une série de pressions politiques, notamment dans l’affaire Ndiaga Diop. Il rappelle que certains envisagent de recourir à une contrainte par corps pour le placer en détention et ainsi provoquer sa révocation. « Vous n’êtes pas élus pour combattre Barthélemy Dias. Occupez-vous des problèmes des Sénégalais et lâchez-moi les baskets. Je vous donne rendez-vous en 2029 », a-t-il lancé avec défi.

Bien qu’il ne compte pas siéger à l’Assemblée nationale, Barthélemy Dias a annoncé qu’il déposerait un recours pour contester sa radiation. Il souligne que sa condamnation, prononcée en 2017, dépasse désormais le délai de cinq ans et ne devrait donc plus justifier son exclusion.

Cette sortie médiatique marque une nouvelle étape dans le bras de fer entre Barthélemy Dias et le régime en place, un conflit qui pourrait redéfinir le paysage politique de Dakar et du Sénégal.

Kaolack : Vers une meilleure inclusion des personnes handicapées

Le directeur régional de l’Action Sociale de Kaolack, Saër Seck, appelle les autorités territoriales à renforcer l’autonomisation des personnes en situation de handicap à travers des initiatives porteuses de plus-value.

En marge d’une cérémonie dédiée aux personnes handicapées de Kaolack, Saër Seck a rappelé l’importance de la Semaine nationale du handicap, instituée au Sénégal dans le cadre de la Loi d’orientation sociale de 2010. Cet événement constitue un moment clé pour évaluer les politiques publiques en matière de protection sociale, identifier les besoins des personnes handicapées et relever les défis persistants.

Le directeur régional a souligné plusieurs avancées, notamment le déploiement de la Carte d’Égalité des Chances. À Kaolack, 5 870 personnes en sont détentrices, et 4 999 bénéficient également du programme de bourses de sécurité familiale. Par ailleurs, 872 d’entre elles sont enrôlées dans le dispositif de couverture maladie universelle. Cependant, Saër Seck reconnaît que ces chiffres restent insuffisants au regard des besoins réels.

Les efforts en matière d’éducation inclusive sont également notables avec l’existence d’écoles adaptées, mais ces infrastructures doivent être renforcées pour garantir à tous les enfants en situation de handicap un accès équitable à l’éducation.

Pour le directeur régional, l’assistance sociale seule ne suffit plus : l’autonomisation doit être au cœur des stratégies. Il préconise des actions concrètes pour encourager la formation, l’accès à l’emploi et le développement de projets économiques pour les personnes handicapées.

Il a également insisté sur l’importance du rôle des collectivités territoriales dans ce processus, en tirant parti du transfert de compétences en matière de santé et de protection sociale. « Les collectivités disposent souvent de lignes budgétaires telles que secours aux indigents, mais celles-ci restent axées sur l’assistance. Il faut évoluer vers un modèle qui mise sur l’autonomisation », a-t-il déclaré.

Un autre défi évoqué par Saër Seck concerne les difficultés liées au retrait des cartes d’Égalité des Chances. Des dizaines de cartes sont encore non récupérées à cause de problèmes de contact avec les bénéficiaires. Le directeur appelle à la mobilisation des associations et des maires pour identifier et informer les personnes concernées.

En conclusion, Saër Seck invite toutes les parties prenantes – autorités territoriales, agences étatiques, associations – à conjuguer leurs efforts pour répondre aux besoins des personnes handicapées. Le passage à un modèle axé sur l’autonomisation, en lieu et place de l’assistance, est essentiel pour permettre une inclusion véritable et durable.

Barthélémy Dias annonce son refus de siéger à l’Assemblée nationale

Ce lundi, lors d’un point de presse, Barthélémy Dias, maire de la ville de Dakar, a clarifié sa position concernant son mandat de député à l’Assemblée nationale. Suite à sa radiation confirmée, il a réaffirmé son refus catégorique de siéger pour la 15e législature, évoquant même une démission envisagée dès le départ.

« Je n’ai jamais souhaité siéger à l’Assemblée nationale pour cette 15e législature, et je l’avais déjà indiqué », a-t-il déclaré devant la presse. Selon le maire, cette démission aurait dû être enregistrée dès l’ouverture et l’installation de l’Assemblée. Dias a également exprimé sa satisfaction de voir Pape Djibril Fall le remplacer à l’hémicycle.

Barthélémy Dias a justifié son choix par des raisons personnelles et a évoqué sa condamnation définitive en 2017 par la cour d’appel. « Pour des raisons personnelles, je ne suis pas intéressé à siéger dans cette soi-disant 15e législature », a-t-il affirmé avec fermeté, rejetant toute volonté de participer aux travaux parlementaires actuels.

Cette déclaration marque un tournant dans la carrière politique de Barthélémy Dias, qui reste toutefois engagé dans ses fonctions de maire de Dakar. Sa prise de position pourrait également susciter des débats sur le fonctionnement et la représentativité au sein de l’Assemblée nationale.

Avec cette décision, Pape Djibril Fall prend désormais la relève en tant que député. Ce remplacement reflète une transition politique, mais pose également des questions sur la gestion des mandats électifs et les conflits d’intérêts potentiels. Pour Barthélémy Dias, le choix est clair : se consacrer pleinement à ses responsabilités locales plutôt qu’à un mandat qu’il n’a jamais souhaité assumer.

La déclaration du maire de Dakar pourrait ouvrir un nouveau chapitre dans sa carrière politique et dans les dynamiques parlementaires du Sénégal.

Carlou D : Entre gloire et douleur, un parcours marqué par le sacrifice et l’amour filial

Le 9 décembre 2024, dans un entretien accordé au journal L’Observateur, Carlou D revient sur un épisode marquant de sa vie : le sacre au concours RFI Découvertes, survenu il y a plus de 20 ans. Ce moment de gloire, partagé avec le groupe Positive Black Soul (PBS), reste à jamais teinté de tristesse, car il coïncidait avec la disparition de sa mère.

Ce jour-là, Carlou D se retrouve face à un dilemme cruel : jouer en finale au Centre Culturel Français (aujourd’hui Institut Français) ou être au chevet de sa mère, gravement malade. L’artiste opte pour la scène, avec l’espoir de gagner afin de pouvoir mieux subvenir aux besoins de sa mère.

Malgré cette décision motivée par l’amour et la responsabilité, Carlou D confie avoir longtemps regretté son choix. Cependant, avec le recul, il accepte cette épreuve comme une volonté divine.

Un adieu bouleversant

À l’aube du lendemain, alors qu’il franchit enfin la porte de la chambre d’hôpital, sa mère rend son dernier souffle.

Cet événement est devenu une source d’inspiration et un moteur pour le chanteur. Depuis, il rend hommage à cette femme qu’il qualifie de «guerrière». Ses filles portent toutes le prénom Dior, en hommage à leur grand-mère. Même sa guitare fétiche porte ce nom, un symbole de l’amour indéfectible qui lie Carlou D à celle qui l’a porté.

Cette année marque les 20 ans de musique de Carlou D, un artiste désormais emblématique de la scène sénégalaise. Les festivités pour célébrer cet anniversaire ont débuté le 4 août dernier au Radisson et s’achèveront en apothéose le 31 décembre au Terrou-Bi.

Avec des chansons mêlant rythmes traditionnels et sonorités modernes, Carlou D a su conquérir le cœur de son public. Ses textes, souvent empreints de spiritualité et d’engagement, reflètent son parcours : celui d’un homme habité par la foi, le souvenir et l’amour du prochain.

Carlou D reste un exemple de résilience et de dévouement, prouvant que la musique peut être à la fois une arme et un refuge face aux épreuves de la vie.

Le CDEPS dénonce des abus dans la publication de la liste des médias conformes au Code de la presse

Le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal (CDEPS) a saisi la Cour Suprême pour demander l’annulation des arrêtés du ministre de la Communication relatifs à la publication de la liste des médias conformes au Code de la presse. Cette action juridique reflète les préoccupations grandissantes du patronat de presse face à ce qu’il qualifie d’abus de pouvoir et de menace sur la liberté d’expression au Sénégal.

Selon Mamadou Ibra Kane, membre influent du CDEPS, les médias concernés ont été confrontés à un délai de 72 heures pour compléter leurs dossiers, une période qu’il estime insuffisante. « Ce délai, qui incluait même les médias déjà enregistrés et ayant reçu des notifications pour compléter leur dossier, s’est avéré impraticable. Ces notifications, pour certaines, sont arrivées très tardivement, le jeudi et le vendredi, alors que le délai expirait déjà », a-t-il expliqué.

Cette situation a conduit plusieurs médias à ne pas pouvoir finaliser leurs démarches administratives à temps, les plaçant ainsi dans une position délicate face aux autorités.

Le CDEPS reproche également au ministère de la Communication de dépasser ses prérogatives. « Le rôle du ministère devrait se limiter à l’enregistrement des entreprises de presse. Or, il s’arroge le droit, de manière illégale, de déclarer quelles entreprises ou quels médias sont légaux », s’est insurgé Mamadou Ibra Kane.

Cette pratique, perçue comme un contrôle arbitraire, est dénoncée par les professionnels des médias comme une atteinte à la liberté de la presse, pourtant garantie par la Constitution sénégalaise et les traités internationaux signés par le pays.

Le CDEPS redoute que ces mesures restrictives ne compromettent la pluralité de l’information au Sénégal. La publication de la liste des médias conformes au Code de la presse pourrait être perçue comme un moyen de marginaliser certains acteurs, au profit de médias jugés plus « alignés » avec les autorités.

Pour rappel, le Code de la presse, adopté en 2017, a été salué pour ses avancées dans la régulation du secteur médiatique, mais critiqué pour certaines dispositions considérées comme restrictives.

Face à cette impasse, le CDEPS appelle à un dialogue ouvert entre les acteurs de la presse et le ministère de la Communication. L’objectif serait de garantir un cadre légal clair, équitable et respectueux des principes démocratiques.

Cette affaire met en lumière les tensions persistantes entre le gouvernement et les professionnels des médias au Sénégal, dans un contexte où la liberté de la presse reste un pilier essentiel de la démocratie.

Samuel Sarr face à une expertise financière décisive : les enjeux du dossier de 8 milliards de francs CFA

L’affaire Samuel Sarr, ancien directeur général de West African Energy (WAE), connaît un tournant décisif. Sous mandat de dépôt pour abus de biens sociaux à hauteur de 8 milliards de francs CFA, il fait face à une troisième expertise comptable qui pourrait peser lourdement dans le verdict final.

Selon L’Observateur, un expert-comptable a été mandaté par le juge du deuxième cabinet pour analyser les documents financiers et contractuels de l’affaire. Cette mission s’étendra sur 30 jours, au cours desquels l’expert examinera les états financiers, relevés bancaires, rapports d’audit et contrats liés à West African Energy. La provision allouée à cette mission, d’un montant de 20 millions de francs CFA, sera prise en charge par la partie civile, représentée par Moustapha Ndiaye, actionnaire au sein de WAE et plaignant dans cette affaire.

Cette nouvelle expertise, troisième du genre, vise à trancher entre les conclusions contradictoires des deux précédentes. Samuel Sarr avait notamment contesté les conclusions du cabinet Mazars, qui avaient pointé des irrégularités dans sa gestion, et avait obtenu une contre-expertise rejetant ces résultats. Le magistrat instructeur a donc décidé de lancer une nouvelle analyse indépendante pour départager les parties.

Pendant que l’expert-comptable entame sa mission, les avocats de Samuel Sarr préparent une demande de liberté provisoire. Ils réclament que leur client bénéficie des mêmes conditions de défense que ses accusateurs, soulignant qu’une plainte de l’ex-ministre contre Moustapha Ndiaye pour usurpation de fonction est également en cours.

Cette démarche témoigne de la complexité juridique de l’affaire. Si Samuel Sarr est accusé d’abus de biens sociaux, il rejette catégoriquement ces accusations et considère que cette nouvelle expertise pourrait jouer en sa faveur.

Cette affaire met en lumière les défis liés à la gestion des grandes entreprises au Sénégal et les responsabilités des dirigeants face aux actionnaires. L’issue de ce dossier aura des implications non seulement sur la carrière de Samuel Sarr, mais également sur l’image et le fonctionnement de West African Energy.

Le rapport attendu dans un mois pourrait influencer la décision du juge, qu’il s’agisse de maintenir le prévenu en détention ou de le relâcher sous certaines conditions. D’ici là, la tension reste palpable entre les parties.

La justice, en quête de vérité, devra peser avec prudence chaque élément de preuve pour rendre une décision qui fasse éclater la lumière sur cette affaire à fort enjeu économique et judiciaire.

Incidents au Stade Abdoulaye Wade : une soirée sportive gâchée par des violences

Le match opposant l’ASC Jaraaf à l’USM Alger, comptant pour la deuxième journée de la phase de groupes de la Coupe de la Confédération africaine de football (CAF), a pris une tournure regrettable ce dimanche au stade Abdoulaye Wade. Si la rencontre s’est soldée par un score nul et vierge (0-0), l’attention a malheureusement été détournée par de graves incidents ayant éclaté à la fin du match.

Dès les premières minutes, une poignée de supporters algériens a attiré l’attention par un comportement provocateur. Fumigènes, pétards et dégradations des sièges ont marqué une attitude jugée incompréhensible par le public et les forces de l’ordre. Malgré la diplomatie affichée par les policiers sénégalais, les provocations ont continué. À la reprise de la seconde période, les fumigènes ont refait leur apparition, forçant les autorités à intervenir à plusieurs reprises.

La tension a atteint son paroxysme à la fin de la rencontre. Des insultes et provocations directes envers les forces de l’ordre ont dégénéré en altercations physiques. En réaction, des supporters sénégalais présents dans le stade sont intervenus, transformant les gradins en une scène chaotique.

Parmi les victimes de ces violences, certains joueurs de l’USM Alger, qui tentaient de calmer les tensions, ont été blessés. En conférence de presse, l’entraîneur du club algérien, Nabil Maaloul, a exprimé sa déception :

La situation déjà tendue a été aggravée en conférence de presse, lorsqu’un officiel de la CAF a empêché un journaliste de poser une question en arabe. L’entraîneur Maaloul a vivement réagi, dénonçant ce qu’il a perçu comme un manque de respect :

Sur le plan sportif, le Jaraaf de Dakar a décroché son premier point dans la compétition. Après une défaite initiale face à l’ASEC Mimosas (0-2), les Médinois espéraient mieux devant leur public. Cependant, l’efficacité offensive leur a manqué face à une équipe de l’USM Alger bien organisée.

Ces incidents, bien que regrettables, mettent en lumière des enjeux plus larges autour de la gestion des foules, du respect mutuel entre supporters et des responsabilités des instances dirigeantes. Alors que le football doit unir, ce genre de débordements rappelle l’importance d’une meilleure sensibilisation et de mesures adaptées pour garantir la sécurité et l’esprit sportif dans les stades.

La CAF devra sans doute enquêter sur ces événements afin de prendre des mesures à la hauteur des enjeux, pour protéger non seulement les joueurs, mais également les supporters qui viennent célébrer leur passion pour le football.

AWIM 2024 À DAKAR : « Médias et durabilité » pour l’émancipation des femmes journalistes

La conférence initiée par « African Women in Media 2024 » (AWIM), qui s’est tenue à Dakar les 5 et 6 décembre, précédée d’un atelier animé par l’UNESCO le 4 décembre, a réuni des acteurs clés du secteur médiatique pour discuter de la durabilité des médias africains et de l’émancipation des femmes journalistes.

La capitale sénégalaise a accueilli, les 5 et 6 décembre 2024, la conférence d’« African Women in Media 2024 » (AWIM24), en partenariat avec l’UNESCO, sous le thème de la « Durabilité des médias ».
Cette rencontre visant, à explorer les enjeux actuels des médias africains, s’est déclinée sur quatre axes principaux – les modèles économiques et financiers face aux mutations du numérique, les objectifs de développement durable (ODD), les violences basées sur le genre et l’intelligence artificielle (IA) -.
Avant la conférence, un atelier organisé par l’UNESCO a eu lieu le 4 décembre, portant sur l’autonomisation et la protection des femmes journalistes lors des élections. Cet atelier a révélé un fait alarmant : 73 % des femmes journalistes au Sénégal sont victimes de cyberharcèlement. L’UNESCO a ainsi fourni des outils pratiques pour protéger ces professionnelles contre ces violences numériques croissantes.
À la cérémonie d’ouverture de l’évènement, le 5 décembre, Dr Yemisi Akinbobola, cofondatrice d’AWIM, a lancé les travaux de la conférence en mettant l’accent sur l’importance de réexaminer les modèles financiers des médias à travers une approche multidimensionnelle. Elle a, à cet effet, mis en lumière l’impact du manque de structures durables et transparentes sur les carrières des femmes journalistes. Selon elle, un environnement médiatique transparent et éthique est essentiel pour que ces femmes puissent évoluer sans être victimes d’exploitation ou de pratiques contraires à l’éthique.
Dr Akinbobola a également attiré l’attention sur les obstacles structurels que rencontrent les femmes dans l’industrie médiatique, notamment le harcèlement sexuel, l’absence de processus clairs pour les promotions et les longues périodes sans rémunération. Ces problèmes nuisent à l’égalité et à la qualité des contenus, empêchant souvent les femmes d’accéder à des postes stratégiques. De plus, elle a dénoncé les stéréotypes qui orientent les femmes journalistes vers des sujets dits « féminins » comme la santé ou la mode, tandis que les hommes sont privilégiés pour traiter des sujets politiques ou économiques. Ce biais structurel, selon elle, limite leurs opportunités de carrière et perpétue les inégalités.
Quant à Alfred Bulakali, directeur régional d’Article 19 pour l’Afrique de l’Ouest, il a salué les efforts d’AWIM pour sa volonté de promouvoir un paysage médiatique inclusif. « Le thème de cette année, Médias et Durabilité, résonne profondément avec l’agenda féministe ’´sécurité pour tous et toutes’’, visant à garantir aux femmes journalistes un environnement exempt de violences et de discriminations », a-t-il affirmé.

THÉMATIQUES ABORDÉES

La conférence a offert aux participants l’opportunité de s’engager dans des discussions approfondies sur des thèmes clés tels que les droits numériques, la désinformation, la liberté d’expression ainsi que sur l’avenir de l’intelligence artificielle dans les entreprises médiatiques. Parmi les 20 panels proposés sur deux jours )5 et 6 décembre), figuraient des sujets comme « Genre et médias au Sénégal », « Modèles commerciaux viables pour les médias » et « Tendances actuelles de l’IA dans les médias africains ».
Le rôle croissant de l’intelligence artificielle (IA) dans les médias a également été un sujet majeur de discussion. Si l’IA offre des opportunités d’innovation, elle présente également des risques liés à l’amplification des inégalités, en raison de biais algorithmiques. Dr Akinbobola a insisté sur la nécessité d’adopter des règles et des cadres clairs pour l’utilisation de l’IA dans les médias africains, afin qu’elle contribue à la durabilité et ne renforce pas les inégalités existantes.
L’engagement d’AWIM24 s’inscrit également dans le cadre des objectifs de développement durable (ODD), notamment l’ODD 5 sur l’égalité des sexes et l’ODD 16 sur des sociétés pacifiques et inclusives.
Par ailleurs, les discussions ont permis de soulever l’importance de renforcer la protection des femmes dans les médias, en référence à des initiatives ambitieuses comme la stratégie pour l’égalité des genres et l’autonomisation des femmes. Dans cette perspective, la Déclaration de Kigali d’AWIM pour l’élimination des violences sexistes dans les médias d’ici 2034 a de nouveau été mise sur la table.
Cette édition 2024 d’AWIM a Dakar a été un moment fort pour réaffirmer l’importance de la durabilité des médias dans l’émancipation des femmes journalistes en Afrique. En outre, la mise en lumière des enjeux phares tels que les inégalités économiques, les violences basées sur le genre et l’impact croissant de l’intelligence artificielle, a permis de faire surgir la nécessité de créer des environnements médiatiques plus inclusifs, éthiques et transparents. 


P. THIAM

Mort de Bassirou Diop en détention : des accusations de torture émergent

L’autopsie du corps de Bassirou Diop, membre de l’équipe de sécurité de Barthélémy Toyes Dias, est prévue ce lundi 9 décembre. Ce décès survenu en détention suscite de vives réactions et alimente une controverse autour des conditions de détention au Sénégal.

Bassirou Diop est décédé samedi dernier alors qu’il se trouvait en prison, après avoir été arrêté lors des affrontements de Saint-Louis survenus pendant la campagne électorale des élections législatives du 17 novembre 2024. Ces heurts avaient opposé des partisans de différentes coalitions politiques, provoquant une série d’arrestations, dont celle de 80 personnes liées aux troubles.

Son avocat, Me El Hadj Diouf, accuse ouvertement les autorités pénitentiaires de torture. « Bassirou Diop a subi des sévices inhumains en prison, ce qui a conduit à sa mort », a-t-il déclaré. Cette déclaration relance le débat sur les allégations de brutalité et d’abus dans les centres de détention du pays.

Les autorités judiciaires, pour leur part, affirment avoir ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes de cette mort. L’autopsie prévue ce lundi pourrait fournir des éléments déterminants pour faire la lumière sur les faits.

Ce drame s’inscrit dans un contexte politique tendu au Sénégal, marqué par des affrontements violents et des arrestations massives lors des dernières élections. La mort de Bassirou Diop risque d’aggraver les tensions entre le pouvoir et l’opposition, notamment autour de Barthélémy Toyes Dias, une figure politique controversée et régulièrement ciblée par les autorités.

Les organisations de défense des droits de l’homme suivent de près cette affaire et appellent à une enquête indépendante. « Il est impératif que la lumière soit faite sur cette mort en détention. Si les accusations de torture sont avérées, les responsables doivent être traduits en justice », a déclaré un porte-parole d’Amnesty International Sénégal.

L’opinion publique, déjà marquée par les récents troubles, reste divisée entre indignation et scepticisme face à ces accusations. Pendant ce temps, les proches de Bassirou Diop réclament justice, affirmant qu’il a été arrêté de manière arbitraire et qu’il était innocent des faits qui lui étaient reprochés.

Cette affaire pourrait bien devenir un test majeur pour le système judiciaire sénégalais, appelé à démontrer son impartialité et sa capacité à rendre justice dans un climat politique sous haute tension.

El Malick Ndiaye, nouveau président de l’Assemblée nationale : un début de mandat sous le signe de la continuité et de l’écoute

El Malick Ndiaye, fraîchement élu président de l’Assemblée nationale, a marqué le début de son mandat par une démarche hautement symbolique. En effet, il a entrepris une série de visites de courtoisie auprès de ses prédécesseurs, une initiative qui reflète sa volonté de s’inscrire dans une tradition de dialogue et de continuité institutionnelle.

Selon un communiqué officiel, le président El Malick Ndiaye a rencontré Moustapha Niasse, Mamadou Seck, Pape Diop et Cheikh Abdou Khadre Cissokho, tous anciens présidents de l’Hémicycle. Ces entretiens, qualifiés de cordiaux et constructifs, ont permis au nouveau leader parlementaire de recueillir des conseils précieux et de recevoir les bénédictions de ces figures emblématiques du paysage politique sénégalais.

Lors de ces échanges, El Malick Ndiaye a exprimé sa détermination à moderniser l’institution parlementaire et à la rendre davantage en phase avec les enjeux contemporains. « Ces échanges ont offert l’opportunité de recueillir des conseils avisés et de recevoir leurs prières pour la réussite de son mandat », précise le communiqué.

En engageant un dialogue avec ses prédécesseurs, le président souhaite poser les bases d’un leadership rassembleur et inclusif, marqué par l’écoute et la collaboration. Cette démarche témoigne également de son ambition de renforcer le rôle de l’Assemblée nationale dans les préoccupations des citoyens, en faisant d’elle une institution au service du développement et de la démocratie.

Cette initiative a été largement saluée par les observateurs politiques et les citoyens, qui y voient un signe de respect envers les acteurs ayant marqué l’histoire parlementaire du Sénégal. Ce geste pourrait augurer un mandat placé sous le signe de la cohésion, de l’innovation et de l’efficacité.

Alors que les défis s’annoncent nombreux, El Malick Ndiaye semble déterminé à insuffler un souffle nouveau à l’Assemblée nationale. Son début de mandat, marqué par cette démarche symbolique, laisse entrevoir un leadership fondé sur la concertation et l’action pour le bien commun.

En posant ces premiers jalons, le président de l’Assemblée nationale ambitionne de donner un nouvel élan à cette institution clé du fonctionnement démocratique, tout en restant fidèle aux valeurs de continuité et de respect des héritages institutionnels.

Lat Diop face à la justice : décision cruciale attendue ce mercredi

L’ancien directeur général de la Loterie nationale sénégalaise (Lonase) et ex-ministre des Sports, Lat Diop, est attendu ce mercredi 11 décembre devant la Chambre d’accusation financière. En détention depuis septembre dernier, il espère que cette audience marquera un tournant décisif dans sa bataille judiciaire.

Lat Diop est poursuivi pour extorsion de fonds et détournement de deniers publics portant sur une somme colossale de 8 milliards de francs CFA. Ces accusations font suite à une dénonciation de Mouhamed Dieng, patron de 1XBet au Sénégal, qui l’accuse de pratiques illicites durant son mandat à la Lonase.

L’audience de mercredi vise à examiner deux recours déposés par les avocats de Lat Diop. Le premier conteste la validité de la procédure à son encontre, dénonçant un vice de forme. Le second vise à obtenir la main levée sur ses comptes bancaires, gelés dans le cadre de l’enquête.

Selon le quotidien Les Échos, l’équipe de défense de l’ancien ministre devra déployer des arguments solides pour convaincre les juges de la Chambre d’accusation. Une décision favorable pourrait entraîner l’annulation des poursuites ou, à tout le moins, un assouplissement des mesures prises contre lui.

Depuis son incarcération, Lat Diop attendait cette occasion avec impatience, voyant dans cette audience une lueur d’espoir pour rétablir sa situation. Si les recours aboutissent, cela pourrait lui permettre de sortir de prison et de reprendre le contrôle de ses avoirs financiers. À l’inverse, une décision défavorable renforcerait les charges qui pèsent contre lui.

Pour rappel, ces accusations s’inscrivent dans un contexte de lutte accrue contre la corruption et le détournement de fonds publics au Sénégal, une priorité affichée par les autorités judiciaires.

Le verdict de cette audience est donc très attendu, non seulement par Lat Diop et ses proches, mais également par l’opinion publique, curieuse de connaître le sort de l’une des figures politiques emblématiques du pays.

SITUATION ÉCONOMIQUE DIFFICILE : Karim Wade pour décanter la situation ?

Le Sénégal traverse une crise économique majeure, caractérisée par une détérioration de ses principaux indicateurs financiers. Dans ce contexte préoccupant, Karim Wade, ancien ministre d’État et actuel responsable du Fonds souverain d’investissement du Qatar en Afrique, semble se poser en acteur clé pour relancer l’économie du pays.

Le Sénégal traverse une période économique particulièrement délicate, exacerbée par une série d’indicateurs inquiétants qui fragilisent la stabilité financière du pays. La récente dégradation de la note du Sénégal par les agences de notation internationales (Moody’s et S&P) met en évidence les difficultés de l’économie sénégalaise. Les points de notre pays ont ainsi dégringolé, allant de Ba3 à B1, accompagnés d’une perspective « négative », signalant un climat de méfiance des investisseurs envers l’avenir économique du pays.

Cette situation alarmante est d’autant plus problématique que le Sénégal fait face à une série de défis financiers internes, notamment un gel du programme d’aide du FMI et une chute des recettes fiscales. En effet, les recettes fiscales de l’État qui s’élevaient à 1 866 milliards de FCFA au deuxième trimestre 2023 ont dégringolé à seulement 1 092 milliards de FCFA à la même période en 2024, marquant une baisse de 41 % en un an. Cette baisse des recettes s’inscrit dans un contexte de réduction de la confiance des investisseurs, notamment au sein de l’Union Monétaire Ouest-Africaine (UMOA), comme en témoigne l’échec partiel de l’émission obligataire du gouvernement sénégalais. Bien que l’émission en novembre ait attiré des souscriptions pour un montant supérieur à l’objectif initial, soit 133,78 milliards de FCFA contre 130 milliards visés, le Trésor public n’a pu récolter que 91,78 milliards, soit 30 % de moins que prévu.

Dans ce climat économique tendu, une figure se distingue comme acteur potentiel de redressement : Karim Wade, l’ancien ministre d’État et fils de l’ex-président de la République, Abdoulaye Wade. Désormais à la tête du Fonds souverain d’investissement du Qatar en Afrique, Karim Wade joue un rôle crucial en tant qu’intermédiaire dans les relations économiques entre le Sénégal et le continent.

L’influence de Karim Wade dans le domaine des investissements dans le monde arabe n’est pas nouvelle. En 2008, il avait déjà réussi à attirer de nombreux investisseurs lors du sommet de l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI), consolidant ainsi sa position d’intermédiaire incontournable pour les investisseurs du Golfe.

Ce rôle de facilitateur a été récemment illustré par l’organisation de la visite officielle de Félix Tshisekedi, président de la République Démocratique du Congo, au Qatar. Ce voyage a permis la signature de plusieurs accords bilatéraux, marquant ainsi un renforcement des relations économiques et diplomatiques entre les deux nations.

Karim Wade, avec ses relations privilégiées et son influence dans les cercles économiques du Golfe, pourrait s’avérer être une clé pour l’avenir économique du Sénégal. En tant que gestionnaire du Fonds souverain du Qatar, il dispose de leviers importants pour attirer des investissements à travers les pétrodollars, notamment dans des secteurs comme les infrastructures, l’énergie ou les nouvelles technologies. Ces financements pourraient être un soutien précieux pour l’économie sénégalaise.

Cependant, si ces fonds peuvent contribuer à la relance économique, il est essentiel que leur utilisation soit orientée vers des projets structurants et durables.

Penda THIAM

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°342 – du 09/12/2024

🔴 SITUATION ÉCONOMIQUE DIFFICILE DU SÉNÉGAL : KARIM EN MESSIE ?
🔴 RADIATION DE BARTH’ DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE : BOUGANE MET LE « SON » DU « K.O. » AU RÉGIME

🔴 TOURNOI DE LUTTE À TROIS : MODOU LÔ REFUSE LE DÉFI DE BALLA GAYE 2 ET EUMEU SÈNE
🔴 CAN HANDBALL / APRÈS LEUR REVERS EN FINALE : LES « LIONNES » ENCOURAGÉES PAR LE PRÉSIDENT DIOMAYE

Les Douanes sénégalaises frappent fort contre le trafic illicite en haute mer

Les unités de la subdivision des douanes du littoral Sud, relevant de la Direction régionale des unités maritimes, ont intensifié leur lutte contre le trafic illicite sur les eaux sénégalaises. Entre fin novembre et début décembre 2024, des saisies spectaculaires ont été réalisées, permettant d’intercepter d’importantes quantités de produits prohibés pour une contrevaleur totale dépassant 103 millions de francs CFA.

Saisies record dans les eaux du littoral Sud

Entre Niodior, Guéréo et Sendou, la brigade fluviomaritime de Fimela a d’abord intercepté 293 kg de chanvre indien emballés en dix colis. Deux jours plus tard, la même unité mettait la main sur 114 kg supplémentaires. Ces opérations ont également conduit à la saisie de 82 cartons de faux médicaments, composés principalement d’aphrodisiaques et d’antalgiques, pour une valeur totale de 67 millions de francs CFA.

Dans le delta du Saloum, les agents de la brigade maritime de Toubacouta ont déjoué une tentative d’introduction de 570 kg de chanvre indien, estimés à 34 millions de francs CFA. Au cours de cette intervention, menée près de l’île aux Oiseaux, deux pirogues et deux moteurs ont également été saisis. Par ailleurs, des flacons de paracétamol injectable ont été confisqués lors d’une précédente opération, portant la valeur des faux médicaments à plus de 6 millions de francs CFA.

Un combat acharné contre les trafics

Selon le communiqué de la Division de la communication et des relations publiques des douanes, ces récentes saisies s’inscrivent dans une stratégie globale de lutte contre la criminalité transnationale organisée. Depuis le début de l’année 2024, les unités maritimes de Mbour, Joal, Fimela, Foundiougne, Toubacouta et Cap Skirring ont intercepté des marchandises prohibées d’une valeur totale de 1,335 milliard de francs CFA, incluant :

  • 3,4 tonnes de chanvre indien,
  • 4 tonnes de faux médicaments,
  • 26 tonnes de cuisses de poulet prohibées.

Des moyens renforcés pour des opérations ciblées

Face à la recrudescence des trafics illicites en mer, la Douane sénégalaise s’est dotée de moyens navals performants et a renforcé la formation de ses agents pour mieux surveiller les frontières maritimes. « Ces efforts visent à barrer la route à la criminalité transnationale organisée par voie maritime », souligne le communiqué.

Appel à la collaboration citoyenne

En conclusion, la Direction générale des Douanes invite les populations locales à soutenir ses efforts en signalant toute activité suspecte. Cette collaboration est essentielle pour protéger le territoire national contre les effets dévastateurs des trafics illicites.

Avec ces interventions ciblées, la douane sénégalaise réaffirme son rôle de premier rempart contre les réseaux criminels opérant par voie maritime, contribuant ainsi à la sécurité économique et sanitaire du pays.

Radiation de Barthelemy Diaz de l’AN : La résistance face à la tyrannie est un devoir.

Lors de la Présidentielle, le Conseil constitutionnel avait déjà disqualifié Sonko pour condamnation définitive.
Non à une justice sélective des vainqueurs.
Bougane Guéye :

Après la commande publique lancée par Ousmane sonko à travers la justice sénégalaise lors de la campagne pour les législatives, Barthélemy Diaz vient de faire l’objet d’une radiation pure et simple de l’Assemblée Nationale.

Quel coup de jarnac au peuple sénégalais ! Qui aurait cru à une telle entorse à la légitimité populaire, socle ultime de la démocratie, sous la gouvernance d’Ousmane Sonko solidaire avec son Ministre de la Justice décidé à se racheter après les remontrances publiques de son chef. J’aurais pu dire quel reniement de classe exceptionnelle de la part de celui qui accusait il n’y a guère quelques mois le Président Macky Sall de vouloir arracher à Barthélemy Diaz ses mandats de député et de maire de la ville de Dakar. Il s’agit là d’une violence inhumaine et d’une méchanceté exacerbée qu’Ousmane Sonko exerce à l’argües des adversaires politiques et de tous les médias indépendants à travers son appareil judicaire et ses forces de sécurité.
Notre curiosité est d’autant plus manifeste que la présence douteuse de la tête de liste de PASTEF sur les listes électorales est encore de l’ordre des innombrables mystères que nous cherchons à déchiffrer pour trois raisons essentielles :
d’abord “ La dégradation civique sera encourue du jour où la condamnation sera devenue irrévocable et, en cas de condamnation par contumace, du jour de l’accomplissement de mesures de publicité prévues à l’article 360 du Code de Procédure pénale. Ousmane Sonko, notre Premier Ministre est-il en dehors du champs d’application de l’article 23 du code pénal ?
Que le Ministre de la Justice et celui de l’Intérieur nous répondent au nom de la reddition des comptes et du droit d’interpellation citoyenne qui fondent notre système démocratique.

Ensuite, compte non tenu des dispositions des articles L29 et suivants, il est curieux de justifier la dérobade des autorités administratives compétentes parmi lesquels le Ministre de la Justice tenu en vertu des dispositions de l’article L49 d’initier la procédure de radiation d’office pour l’électeur inscrit qui a perdu son statut suite à une décision de justice. A moins que Ousmane Sonko n’ait été sur la liste électorale avant les législatives. Toute omission par le Ministre de la Justice, dans un cas d’espèce, requiert l’ouverture d’une enquête qui pourrait l’exposer au manquement à sa charge. En lieu et place, nous avons assisté à un miracle que de constater sans pouvoir y accéder : Ousmane Sonko a exercé un droit de vote.

Enfin, l’outrecuidance sera poussée au summum avec l’interprétation stricte par le Conseil Constitutionnel des dispositions de l’article LO 182 qui énumère la liste limitative des titulaires du droit de saisine. Pourtant un usage de l’article LO 184 offrait de bonnes perspectives en faveur de la recevabilité du recours des mandataires des listes de candidats si nous partons de l’hypothèse que cette liste est un acte du Ministre de l’intérieur contestable et susceptible de recours devant le Conseil Constitutionnel.

Illisible dans sa trajectoire, le Conseil Constitutionnel subitement minimaliste avec une interprétation stricte de l’article LO 182, avait pourtant réaffirmé,avec force, insistance et sans ambage, sa plénitude de compétence en matière électorale. En effet, dans sa décision No 5 du 2 mars 1993 récemment confirmée par sa décision No 5/E/2024, le même Conseil déclarait que “ni le silence de la loi ni l’insuffisance de ses dispositions”, ne l’autorisent “ à s’abstenir de régler le différend porté devant lui; qu’il doit se prononcer par une décision en recourant, au besoin, aux principes généraux du droit, à la pratique, à l’équité et à toute autre règle compatible avec la sauvegarde de l’Etat de Droit et avec l’intérêt commun.” Est- il besoin de rappeler que les règles relatives aux inéligibilités sont d’ordre public et tombent sous les missions de régulation et de moralisation de la vie publique dudit Conseil qui participent’ en retour, a la sauvegarde de l’Etat de droit et de l’intérêt commun. Le Conseil a t’il manqué de courage pour assumer les conséquences politiques de son indépendance juridictionnelle?

En définitive, il nous est très difficile de comprendre le silence du Conseil constitutionnel dont la décision no 5/E/2024 a déjà établi “qu’Ousmane Sonko se trouve définitivement condamné à une peine d’emprisonnement de 6 mois avec sursis; que cette condamnation le rend inéligible pour une durée de 5 ans ”. Je dirai avec sarcasme que la computation du délai de 5 ans ne peut se faire qu’avec l’horloge du Conseil qui emprunte les fuseaux horaires de la Primature et du Palais et non celui de la république.

Ce faisant, je dirais à l’opposition, à la société civile dans sa diversité ainsi que les médias indépendants, Que la résistance face à la tyrannie est un devoir. L’on ne peut radier Barthélemy dont la candidature a été validée par le Conseil Constitutionnel et sanctionnée par le peuple souverain sans violer la constitution.

D’une part, toute référence à l’article 61 de la Constitution serait contestable au regard de son objet qui fixe plutôt le régime juridique de la radiation du député qui fait l’objet de condamnation pénale définitive survenue en cours de législature et non celui qui a survécu au contrôle du Conseil Constitutionnel. D’autre part, soumettre Barthélemy seul aux exigences de l’article 61 pendant que Ousmane Sonko jouit d’une suspension de mandat serait une rupture manifeste d’égalité en violation de l’article premier et 7 de la Constitution.

La république du Sénégal sombre pour la première fois de son histoire dans l’aménagement “d’une clause implicite de l’individu le plus privilégié”: Ousmane destiné à la dégradation civique suivant les dispositions du code pénale, sous le coup d’une ordonnance de renvoi et promu à la tête du Gouvernement sans enquêtes de moralité s’érige en maître de poursuites sous l’œil complice de son ancien militant devenu Président.

En conséquence:
1-J’exhorte l’opposition parlementaire à saisir formellement le Ministre de la justice pour le retrait de son acte unilatéral constitutif d’excès de pouvoir et de prendre toute mesure utile pour donner effet à l’ordonnance de jugement dans l’affaire Adji Sarr encore valide en vertu du code de procédure pénale;

2-j’encourage l’opposition parlementaire à demander au Président de l’Assemblée Nationale la communication de toutes les lettres de démission et/ou suspension de mandat de député en toute transparence;

3-J’invite tous les partis d’opposition, les médias indépendants à explorer la mise en place d’un Front Unique de Restauration de la Démocratie et de Protection des libertés fondamentales;

4- Je me joins à tous ceux qui sont disposés à œuvrer par tous les moyens constitutionnels et démocratiques pour la restauration de l’égalité citoyenne et la fin des privilèges juridictionnels indus et inacceptables aménagés en faveur d’un seul homme depuis 2021.

Enfin, j’invite les intellectuels du pays à de larges et inclusives consultations pour explorer les réponses stratégiques et politiques afin d’éviter à notre cher pays le statut d’un État Voyou qui ruinerait des siècles
d’investissements inter générationnels.

Bougane Guéye
Mouvement Gueum Sa Bopp «les jambaars »

Trump annonce vouloir expulser tous les immigrés en situation irrégulière aux États-Unis

Lors d’une interview diffusée dimanche sur NBC News, l’ancien président américain et candidat à la prochaine élection présidentielle, Donald Trump, a affirmé qu’il souhaitait expulser l’ensemble des immigrés en situation irrégulière des États-Unis s’il était réélu.

Interrogé sur son projet, Trump a confirmé son ambition en déclarant : « Je pense que nous devons le faire, et c’est dur, c’est une chose très compliquée à faire. » Cette déclaration marque un durcissement de son discours sur l’immigration, un thème clé de ses précédentes campagnes présidentielles.

L’expulsion massive d’immigrés en situation irrégulière est un projet qui suscite de vives critiques. Selon des estimations, environ 11 millions de personnes vivraient aux États-Unis sans statut légal. La mise en œuvre d’une telle politique nécessiterait des ressources considérables, notamment pour identifier, arrêter et expulser ces individus.

Des organisations de défense des droits humains dénoncent une vision jugée inhumaine et irréaliste. « Ces personnes contribuent à l’économie américaine et sont souvent installées depuis des décennies. Les expulser serait un acte cruel qui pourrait déchirer des familles et déstabiliser des communautés entières », a déclaré un porte-parole de l’American Civil Liberties Union (ACLU).

Donald Trump a déjà fait de la lutte contre l’immigration illégale un pilier de sa campagne en 2016, avec la promesse emblématique de construire un mur à la frontière avec le Mexique. Cette nouvelle proposition pourrait séduire son électorat conservateur, pour qui la sécurisation des frontières reste une priorité.

Cependant, ce discours pourrait aussi éloigner une partie des électeurs modérés, qui jugent cette approche trop extrême. Les démocrates, pour leur part, dénoncent une tactique visant à attiser la peur et à diviser le pays.

Outre les enjeux politiques, les défis logistiques et juridiques rendent ce projet difficilement réalisable. Les expulsions de masse pourraient se heurter à des obstacles constitutionnels, notamment en ce qui concerne les droits des individus présents sur le sol américain.

Cette annonce intervient alors que la campagne présidentielle de 2024 bat son plein, avec des enjeux qui dépassent largement la question de l’immigration. Pour Trump, cette déclaration semble destinée à galvaniser sa base électorale, tout en relançant les débats sur une question qui divise profondément les États-Unis.

PRÉSENCE MILITAIRE FRANÇAISE AU SÉNÉGAL

« Farlu Jotna–Forces vives du Sénégal » veut tourner la page d’une époque révolue

Le mouvement « Farlu Jotna – Forces vives du Sénégal », est pour le départ définitif de l’armée française du Sénégal. Pr Malick Kane et ses camarades pensent qu’il est temps que la nation prenne son destin en main « en tournant définitivement la page du colonialisme ». Mais, ils demandent cependant de ne pas, rompre tout lien avec la France. Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye a annoncé, le 28 novembre dernier, la fin de la présence militaire française au Sénégal. Ce qui, selon le Professeur Elhadj Malick Kane, Président « Farlu Jotna – Forces vives du Sénégal », « signifiera à terme le départ des 350 soldats encore engagés » au Sénégal. Dans un communiqué parvenu à notre rédaction ce dimanche, Pr Kane et ses camarades trouvent que cette demande ne résulte pas d’une décision arbitraire ni d’un coup de tête du Président Faye, mais est le fruit d’un long processus remontant aux indépendances.
« Après plus de 60 ans d’indépendance et un fonctionnement démocratique des institutions sans discontinuer depuis cette période, il est temps que notre nation prenne son destin en main en tournant définitivement la page du colonialisme et en assurant lui-même, comme tout pays souverain, sa propre sécurité », lit-on dans un document rendu public ce dimanche par le Professeur Elhadj Malick Kane, président « Farlu Jotna – Forces vives du Sénégal ». Poursuivant, la communiqué d’ajouter: « pour garantir son intégrité territoriale ainsi que la paix à l’intérieur de ses frontières, le Sénégal est doté d’une armée et d’une gendarmerie modernes et bien équipées. Engagée dans de nombreuses missions de la paix à travers le monde pour les Nations Unies, l’armée sénégalaise est reconnue pour ses qualités. Elle pourra largement assurer la sécurité des Sénégalaises et Sénégalais ».
Selon toujours le professeur Elhadj Malick Kane, si cette présence de l’armée française est clairement anachronique, il ne faut, cependant, pas couper tout lien avec la France. « Nous ne pouvons pas effacer notre histoire commune. Nous devons entretenir le partenariat privilégié qui nous lie avec ce pays tant sur les plans culturels, économiques, industriels, de la recherche et de la formation. Nous devons également nouer des relations avec d’autres Etats pour faire entendre notre voix et privilégier nos intérêts », a conclu le Pr Kane et ses camarades.

A. Saleh

Kaolack : Lancement des activités du Mouvement pour le Développement de Thioffack (MDT)

Le Mouvement pour le Développement de Thioffack (MDT) a officiellement lancé ses activités avec pour ambition de promouvoir le civisme, la citoyenneté, et l’émergence dans les cinq zones du quartier Thioffack, situé dans la commune de Kaolack.

« Notre mission est de renforcer le civisme, le patriotisme et la citoyenneté, tout en luttant contre les différents défis qui entravent le développement de Thioffack. Nous aspirons également à promouvoir une gouvernance locale exemplaire pour améliorer les conditions de vie de nos concitoyens », a déclaré Tamsir Ndiaye, président du mouvement, lors de l’assemblée générale de lancement.

Au cours de cette rencontre, Tamsir Ndiaye a présenté une feuille de route ambitieuse visant à transformer les cinq zones du quartier. Parmi les priorités figurent la création d’un marché et d’un lycée, ainsi que la résolution des problèmes d’approvisionnement en eau dans certaines parties de Thioffack. Ces initiatives seront menées en collaboration avec les autorités étatiques et territoriales de Kaolack.

M. Ndiaye a également insisté sur l’importance de l’implication des populations locales :
« Il est crucial que chacun s’engage activement dans la vie de notre quartier. Le changement commence par une prise de conscience collective. Ensemble, nous pouvons transformer Thioffack. »

Outre ses objectifs principaux, le MDT se donne pour mission d’informer, d’assister et de défendre les populations locales. Cet engagement de proximité a été salué par de nombreux habitants, qui reconnaissent les efforts constants de Tamsir Ndiaye en faveur du développement de Thioffack.

Avec une mobilisation importante lors de cette assemblée, le Mouvement pour le Développement de Thioffack semble bien positionné pour entamer son travail de transformation durable au service de la communauté.

La jeunesse toujours en péril : des salles de classe aux terrains de jeu

Par Hamidou Thiaw

Au Sénégal, la jeunesse continue d’être reléguée au second plan. Fatiguée de cette marginalisation, une partie d’entre elle avait décidé de prendre son destin en main, allant jusqu’à porter sa génération au pouvoir. Mais quelle désillusion !

Les mêmes négligences reprochées à l’ancien régime persistent : bourses payées avec des mois de retard, salles de classe dans un état de vétusté alarmant, et rares aires de jeu cédées à des investisseurs étrangers.

Aujourd’hui encore, ce retard chronique dans le paiement des bourses a exacerbé la colère des étudiants. Cela s’est traduit, entre autres, par la destruction de véhicules sur le campus de l’université Assane Seck de Ziguinchor, un acte désespéré qui a conduit à la fermeture du campus social.

En tant que président du parti MPR, je tiens également à dénoncer un autre fait grave : la disparition progressive des espaces de loisirs pour la jeunesse. Au Sénégal, les terrains de jeu sont déjà rares, mais voir des multinationales comme Auchan s’approprier le terrain de basket de Ouakam est inacceptable. Où est la rupture promise par ce régime ?

Personnellement, je n’ai jamais cru en cette rupture. Entre les nominations basées sur le clientélisme et la continuité des pratiques dénoncées par le passé, il est clair que le changement reste illusoire. Comment espérer une véritable transformation avec un système ancré dans les mêmes fonctionnements depuis des décennies ?

Il est urgent que la jeunesse cesse d’être sacrifiée sur l’autel des intérêts personnels et qu’un véritable programme soit mis en place pour répondre à ses besoins et aspirations.

Bassirou Diomaye Faye au Forum de Doha : une vision ambitieuse pour le Sénégal et l’Afrique

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a marqué la clôture de son séjour à Doha en participant ce dimanche au prestigieux Forum de Doha. Dans son intervention, il a livré un message fort et inspirant, mettant en lumière sa vision d’un Sénégal et d’une Afrique résilients, ambitieux, et ouverts sur le monde.

Sur la scène du Forum, le chef de l’État a souligné le rôle central des jeunes dans la construction de l’avenir du Sénégal et de l’Afrique. « Malgré les défis auxquels nous sommes confrontés, nous devons écrire l’avenir avec ambition et détermination », a-t-il déclaré. Bassirou Diomaye Faye a également insisté sur l’importance d’une approche décomplexée face aux problématiques globales, plaçant la jeunesse au cœur des solutions innovantes et durables.

La cellule de communication de la présidence, via un post sur la plateforme X (anciennement Twitter), a salué cette prise de parole, mettant en avant l’image d’un leader visionnaire et engagé.

Avant son passage au Qatar, le président sénégalais avait entamé son déplacement le 4 décembre dernier par une visite aux Émirats arabes unis. Ce voyage s’inscrit dans une dynamique de renforcement des partenariats stratégiques entre le Sénégal et ces nations du Golfe, dans des domaines variés tels que l’économie, les infrastructures, et la technologie.

Ce déplacement a permis de consolider la position du Sénégal sur la scène internationale, tout en attirant des opportunités d’investissement favorables au développement national.

Le chef de l’État devrait regagner Dakar au plus tard ce lundi 9 décembre 2024. Son retour sera scruté de près, notamment alors que des enjeux majeurs attendent son gouvernement, allant des questions de gouvernance économique aux préparatifs pour les grandes échéances politiques et sociales à venir.

Par cette intervention au Forum de Doha, Bassirou Diomaye Faye continue de façonner l’image d’un Sénégal tourné vers l’avenir, porté par une jeunesse ambitieuse et des partenariats internationaux solides.

Fatick/Sécurité : Cérémonie de clôture de la manœuvre nationale « Saloum 2024 » dans les zones de Kaolack et Fatick

Le ministre des Forces armées, le général Biram Diop, a présidé ce samedi à Toubacouta (région de Fatick) la cérémonie de clôture de la manœuvre nationale appelée Saloum 2024. Cet exercice s’est déroulé dans les zones de Fatick et Kaolack.

« Après Saloum 2018Falémé 2020Ferlo 2022, l’État-Major Général des Armées, en collaboration avec les autres forces de défense et de sécurité, a tenu à organiser Saloum 2024. L’objectif de cette manœuvre, comme pour les précédentes, est de tester les capacités de nos forces de défense et de sécurité, notamment en termes d’équipements, afin de les évaluer par la suite. Il s’agit également de mettre en œuvre et d’évaluer les concepts d’emploi, les doctrines d’emploi ainsi que les règles d’engagement. Ces exercices permettent surtout de se familiariser avec le terrain, un aspect essentiel de l’entraînement, car cela prépare nos forces à réagir efficacement en cas de crise, en maîtrisant le terrain », a expliqué le général Biram Diop, ministre des Forces armées.

Il a ajouté que cette manœuvre offre également une opportunité aux forces de défense et de sécurité de mener des activités au profit des populations, dans le cadre des actions civilo-militaires.

« Cette année, nous avons installé à Sokone un hôpital militaire de campagne, qui fonctionne depuis plusieurs jours. Cet hôpital a permis de consulter et de soigner gratuitement plus de 1 307 personnes. En plus de cette action humanitaire, nous avons également réhabilité une école dans la zone », a précisé le général Biram Diop lors de la cérémonie de clôture.

Mort de Bassirou Diop : Barthélémy Dias dénonce une répression politique au Sénégal

Dans un communiqué transmis ce matin, le maire de Dakar, Barthélémy Dias, a annoncé avec émotion et indignation le décès de Bassirou Diop, un membre de son équipe de sécurité, survenu à la prison de Saint-Louis. Ce drame intervient dans un contexte politique tendu marqué par des tensions entre l’opposition et le pouvoir en place.

Un décès dans des conditions controversées
Bassirou Diop, arrêté avec 83 autres membres de la sécurité du maire lors d’une opération menée par la Brigade d’Intervention Polyvalente (BIP), est la seconde victime liée à ce dossier, selon Barthélémy Dias. « C’est avec une immense tristesse et une profonde indignation que nous annonçons la mort de Bassirou Diop dans les geôles du pouvoir actuel », a déclaré le maire, dénonçant une « arrestation barbare » et un « acharnement politique ».

Il a également rappelé le décès du père d’un autre membre de sa sécurité, survenu en chemin pour assister au procès de son fils, qu’il qualifie de « pseudo procès politique ».

Un appel à la mobilisation
Barthélémy Dias a utilisé des mots forts pour dénoncer une « répression systématique » et une « instrumentalisation des institutions à des fins politiques ». Il appelle à la libération immédiate et sans condition de toutes les personnes détenues, y compris les membres de son équipe de sécurité.

Le maire de Dakar a également exprimé sa solidarité envers les familles endeuillées, tout en invitant les citoyens à l’unité face à ce qu’il considère comme une dérive autoritaire. « Ensemble, marchons et restons concentrés sur l’essentiel », a-t-il conclu dans son appel à la mobilisation.

Un contexte politique explosif
Cette annonce intervient alors que le climat politique au Sénégal reste particulièrement tendu, marqué par des arrestations de figures de l’opposition et des manifestations réprimées. Ces événements soulèvent des interrogations sur l’état des libertés démocratiques et le respect des droits humains dans le pays.

L’affaire Bassirou Diop symbolise, selon ses soutiens, le coût humain d’une crise politique qui semble s’intensifier. Les appels à la mobilisation populaire pour « défendre la démocratie et la justice sociale » se multiplient, rendant incertain l’apaisement de cette situation conflictuelle.

Quelles suites ?
Alors que les autorités n’ont pas encore réagi à cette déclaration, les regards se tournent vers les réactions de la société civile et des partenaires internationaux. La mort de Bassirou Diop pourrait devenir un catalyseur pour de nouvelles mobilisations et relancer les débats sur la gouvernance et les libertés au Sénégal.

Audience entre Bassirou Diomaye Faye et Karim Wade : un signal politique fort dans un contexte sénégalais en mutation

Le président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, en visite officielle au Qatar, a surpris l’opinion publique en annonçant une rencontre avec Karim Wade, ancien ministre et figure influente de la scène politique sénégalaise. Cette audience, révélée par le chef de l’État lui-même sur ses réseaux sociaux, a immédiatement suscité de nombreuses réactions et interrogations quant à ses implications.

Dans une déclaration publique, le président Bassirou Diomaye Faye a indiqué que les discussions avec Karim Wade avaient porté sur « la situation politique, économique et sociale » du Sénégal. Bien que peu d’éléments concrets n’aient filtré, il a décrit ces échanges comme étant « constructifs », laissant entrevoir une possible évolution dans les rapports politiques au sein du pays.

Cette rencontre interpelle dans un contexte national marqué par des tensions sociales et des recompositions politiques. Elle alimente également les spéculations sur un éventuel rapprochement entre le pouvoir actuel et certains opposants de poids, à l’instar de Karim Wade, longtemps exilé et toujours influent auprès de certains segments de l’électorat sénégalais.

Cette audience s’inscrit dans un paysage politique sénégalais en pleine ébullition. Alors que les échéances électorales se profilent, les alliances se forment et se déforment, et les stratégies des principaux acteurs politiques s’affinent. Karim Wade, fils de l’ancien président Abdoulaye Wade, reste une figure emblématique malgré les controverses qui ont marqué sa carrière. Son retour dans l’arène politique est perçu par beaucoup comme une tentative de réaffirmer son influence.

Pour Bassirou Diomaye Faye, ce geste pourrait être interprété comme une volonté d’apaisement ou de dialogue avec les acteurs politiques majeurs, y compris ceux issus de l’opposition. Cela pourrait également refléter une stratégie visant à renforcer sa position face à des défis politiques internes et à répondre aux aspirations d’une population en quête de stabilité et de réformes.

Cette rencontre avec Karim Wade pourrait être perçue comme un signal d’ouverture envoyé à l’opposition sénégalaise. Toutefois, sans détails précis sur le contenu des échanges ou sur les décisions éventuelles qui pourraient en découler, il est difficile d’en évaluer l’impact concret. Les observateurs restent prudents, soulignant que cet entretien pourrait autant relever d’un geste symbolique que d’une véritable démarche politique.

Alors que les Sénégalais scrutent chaque mouvement de leurs leaders politiques, cette audience entre Bassirou Diomaye Faye et Karim Wade ne manquera pas de marquer les esprits. Elle laisse entrevoir des recompositions possibles, tout en soulignant les défis majeurs auxquels le Sénégal fait face, notamment en matière de gouvernance, de dialogue national et de développement économique.

Dans l’attente de précisions ou d’actes concrets qui pourraient découler de cette rencontre, une question demeure : cette initiative marquera-t-elle un tournant dans la scène politique sénégalaise, ou restera-t-elle un simple épisode dans un contexte en constante évolution ?

Kaolack : Journées culturelles d’intégration et de valorisation des cultures locales, une initiative de l’ASDES

« Nous organisons aujourd’hui une journée culturelle, un volet essentiel de notre programme et un pilier central dans notre démarche contre la soudure et l’endettement. Nous pensons qu’il est impossible de se développer sans accorder une place centrale à la culture. C’est pourquoi, chaque année, avec nos partenaires, nous organisons des journées culturelles pour mettre en valeur les richesses culturelles des zones où nous intervenons. Cela permet aux populations et aux acteurs de s’approprier les valeurs culturelles de leurs communautés, susceptibles de contribuer au développement local », a expliqué Djibril Thiam, coordonnateur national d’Action de Carême Suisse au Sénégal.

Ce programme est déployé dans 11 des 14 régions du Sénégal. La calebasse de solidarité, une initiative phare, représente une stratégie globale visant à regrouper les forces des communautés pour lutter contre la soudure et l’endettement.

« Sur le plan national, nous comptons 2 200 calebasses de solidarité, regroupant environ 70 000 membres, dont 90 % sont des femmes. L’importance de cette stratégie réside dans la solidarité, perçue comme un élément essentiel du développement communautaire », a ajouté M. Thiam.

Il a également annoncé la fin d’un programme en 2024 et l’élaboration d’un nouveau plan pour la période 2025-2028. « Notre objectif est d’étendre notre couverture à l’ensemble des régions du Sénégal et d’augmenter le nombre de bénéficiaires de 70 000 à au moins 110 000. Nous sommes convaincus que les communautés locales disposent du potentiel nécessaire pour organiser et développer davantage la stratégie de la calebasse de solidarité. »

L’ASDES (Association Sénégalaise pour le Développement Économique et Social) est un partenaire clé de ce programme. « Dans notre dispositif de financement appelé cluster, nous sélectionnons des partenaires dynamiques, et l’ASDES s’est toujours distinguée par son efficacité. Elle intervient dans plusieurs communes du pays et enregistre un grand nombre de bénéficiaires, notamment dans la région de Kaolack », a conclu M. Thiam.

Ce projet illustre l’importance de conjuguer culture et développement dans une dynamique solidaire pour un avenir durable.

Diaspora en Danger / l’Appel au soutien de Sophie Diatta ndiaye

Sophie Diatta Ndiaye, mère de trois enfants vivant en Italie, traverse une épreuve judiciaire depuis trois ans maintenant. particulièrement éprouvante qui pourrait conduire à une condamnation de trois ans de prison. Sophie, dont l’un des enfants est en situation de handicap, fait face à ce combat tout en exerçant ses responsabilités en tant que vice-coordinatrice du parti Pastef Italie.

Son engagement citoyen et militant l’a poussée à participer à une manifestation le 5 mars 2021 devant le consulat général du Sénégal à Milan, où elle a exprimé, avec conviction, les préoccupations de nombreux Sénégalais résidant en Italie. Cependant, cette action courageuse a déclenché une série de complications judiciaires qui pèsent lourdement sur sa vie personnelle et familiale.

En dépit de ces défis, Sophie continue de lutter avec force et dignité, soutenue par sa communauté et des sympathisants. Aujourd’hui, elle a besoin du soutien indéfectible des autorités sénégalaises pour assurer un procès équitable et obtenir une aide juridique et morale.

Il est crucial que les autorités interviennent rapidement et fermement pour protéger les droits de Sophie Diatta Ndiaye, symbole des épreuves rencontrées par de nombreux membres de la diaspora. La mobilisation autour de cette affaire est essentielle non seulement pour Sophie et sa famille, mais aussi pour affirmer la volonté du Sénégal de défendre ses citoyens, où qu’ils se trouvent.
Rejoignez-nous le 10 décembre au tribunal de Milan pour montrer notre solidarité. Votre soutien est crucial pour défendre nos droits et notre dignité.

Ibrahima Biaye Coordinateur Pastef Provincia Cuneo

« Radiation de Barthélemy Dias : Un appel à la résistance contre la justice sélective et les privilèges indus » ,Bougane Gueye Dany

Radiation de Barthelemy Diaz de l’AN :
La résistance face à la tyrannie est un devoir.
Lors de la Présidentielle, le conseil constitutionnel avait déjà disqualifié Sonko pour condamnation définitive.
Non à une justice sélective des vainqueurs.
Bougane Guéye :

Après la commande publique lancée par Ousmane sonko à travers la justice sénégalaise lors de la campagne pour les législatives, Barthélemy Diaz vient de faire l’objet d’une radiation pure et simple de l’Assemblée Nationale.

Quel coup de jarnac au peuple sénégalais qui aurait cru à une telle entorse à la légitimité populaire, socle ultime de la démocratie, sous la gouvernance d’Ousmane Sonko solidaire avec son Ministre de la Justice. J’aurais pu dire quel reniement de classe exceptionnel de la part de celui qui accusait il n’y a guère quelques mois le Président Macky Sall de vouloir arracher à Barthélemy Diaz ses mandats de député et de maire de la ville de Dakar. Il s’agit là d’une violence d’une rare intensité et méchanceté qu’Ousmane exerce à l’argües des adversaires potitiques et des tous la média indépendants, à travers son appareil judicaire et ses forces de sécurité.
Notre curiosité est d’autan plus manifeste que la présence douteuse de la tête de liste de PASTEF sur les listes électorales est encore de l’ordre des innombrables mystères que nous cherchons à déchiffrer pour trois raisons essentielles.
D’abord “ La dégradation civique sera encourue du jour ou la condamnation sera devenue irrévocable et, en cas de condamnation par contumace, du jour l’accomplissement mesures de publicité prévues à l’article 360 du Code de Procédure pénale, Ousmane Sonko, notre Premier Ministre est il en dehors du champs d’application de l’article 23 du code pénal ?
Que le Ministre de la Justice et celui de l’Intérieur nous répondent au nom de la reddition des comptes et du droit d’interpellation citoyenne qui fondent notre système démocratique.

Ensuite, compte non tenue des dispositions des articles L29 et suivants il est curieux de justifier la dérobade des autorités administratives compétentes parmi lesquels le Ministre de la Justice tenu en vertu des dispositions de l’article L49 d’initier la procédure de radiation d’office pour l’électeur inscrit qui a perdu son statut suite à une décision de justice. A moins que Ousmane Sonko n’ait été sur la liste électorale avant les législatives, toute omission par le Ministre de la Justice une telle procédure devant un cas d’ouverture pourrait l’exposer au manquement à sa charge. En lieu et place, nous avons assisté à un miracle que de constater sans pouvoir y accéder Ousmane Sonko exercer un droit de vote.

Enfin, l’outrecuidance sera poussée au summum avec l’interprétation stricte par le Conseil Constitutionnel des dispositions de l’article LO 182 qui énumère limitative les titulaires du droit de saisine. Pourtant un usage de l’article LO 184 offrait de bonnes perspectives en faveur de la recevabilité du recours des mandataires des listes de candidats si nous partons de l’hypothèse que cette liste est un acte du Ministre de l’intérieur contestable et susceptible de recours devant le Conseil Constitutionnel.

Illisible dans sa trajectoire, le Conseil Constitutionnel subitement minimaliste avec une interprétation stricte de l’article LO 182, avait pourtant réaffirmé,avec force, insistance et sans ambage, sa plénitudes de compétence en matière électorale. En effet, dans sa décision No 5 du 2 mars 1993 récemment confirmée par sa décision No 5/E/2024, le même Conseil déclarait que “ni le silence de la loi ni l’insuffisance de ses dispositions”, ne l’autorisent “ à s’abstenir de régler le différend porté devant lui; qu’il doit se prononcer par une décision en recourant, au besoin, aux principes généraux du droit, à la pratique, à l’équité et à toute autre règle compatible avec la sauvegarde de l’Etat de Droit et avec l’intérêt commun.” Est il besoin de rappeler que les règles relatives aux inéligibilités sont d’ordre public et tombent sous les missions de régulation et de moralisation de la vie publique dudit Conseil qui participent’ en retour, a la sauvegarde de l’Etat de droit et de l’intérêt commun. Le Conseil a t’il manqué de courage pour assumer les conséquences politiques de son indépendance juridictionnelle?

En définitive, il nous est très difficile de comprendre le silence du Conseil constitutionnel dont la décision no 5/E/2024 a déjà établi “qu’Ousmane Sonko se trouve définitivement condamné à une peine d’emprisonnement de 6 mois avec sursis; que cette condamnation le rend inéligible pour une durée de 5 ans ”. Je dirais avec sarcasme que la computation du délai de 5 ans ne peut se faire qu’avec l’horloge du Conseil qui emprunte les fuseaux horaires de la Primature et du Palais et non celui de la république.

Ce faisant, je dirais à l’opposition, à la société civile dans sa diversité ainsi les media indépendants, que la résistance face à la tyrannie est un devoir. L’on ne peut radié Barthélemy dont la candidature a été validée par le Conseil Conseil Constitutionnel et sanctionnée par le peuple souverain sans violer la constitution.

D’une part, toute référence à l’article 61 de la Constitution serait contestable au regard de son objet qui fixe plutôt le régime juridique de la radiation du député qui fait l’objet de condamnation pénale définitive survenue en cours de législature et non celui qui a survécu au contrôle du Conseil Constitutionnel. D’autre part soumettre Barthélemy seul aux exigences de l’article 61 pendant que Ousmane jouit d’une suspension de mandat serait une rupture manifeste d’égalité en violation de l’article premier et 7 de la Constitution.

La république du Sénégal sombre pour la première fois de son histoire dans l’aménagement “d’une clause implicite de l’individu le plus privilégié”: Ousmane destiné à la dégradation civique suivant les dispositions du code pénale, sous le coup d’une ordonnance de renvoi et promu à la tête du Gouvernement sans enquêtes de moralité s’érige en maître de poursuites sous l’œil complice de son ancien militant devenu Président.

En conséquence:
1-J’exhorte l’opposition parlementaire à saisir formellement le Ministre de la justice pour le retrait son acte unilatéral constitutif d’excès de pouvoir et de prendre toute mesure utile pour donner effet à l’ordonnance de jugement dans l’affaire Adji Sarr encore valide en vertu du code de procédure pénale;

2-j’encourage l’opposition parlementaire à demander au Président de l’Assemblée Nationale la communication de toutes les lettres de démission et/ou suspension de mandat de député en toute transparence;

3-J’invite tous les partis d’opposition, les média indépendants à explorer la mise en place d’un Front Unique de Restauration de la Démocratie et de Protection des libertés fondamentales;

4- Je me joint à tous ceux qui sont disposer à œuvrer par tous les moyens constitutionnels et démocratiques pour la restauration de l’égalité citoyenne et la fin des privilèges juridictionnels indus et inacceptables aménagés en faveur d’un seul homme depuis 2021.

Enfin j’invite les intellectuels du pays à de larges et inclusives consultations pour explorer les réponses stratégiques et politiques afin d’éviter à notre cher pays le statut d’un État Voyou qui ruinerait des siècles d’investissements intergénérationnels.

Bougane Guéye
Mouvement Gueum Sa Bopp «les jambaars »

Le Président Bassirou Diomaye Faye reçoit Abdou Lakhad Diallo lors du Forum de Doha

Doha, Qatar – Dans le cadre du prestigieux Forum de Doha, qui réunit chaque année des dirigeants mondiaux, des décideurs et des personnalités influentes, le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a accordé une audience spéciale à Abdou Lakhad Diallo, l’international sénégalais et champion d’Afrique 2022.

Cette rencontre symbolique, tenue en marge des discussions officielles, témoigne de l’importance que le chef de l’État accorde aux figures sportives sénégalaises qui continuent de briller sur la scène internationale. Abdou Lakhad Diallo, pilier de la défense des Lions de la Teranga, s’est illustré lors de la victoire historique du Sénégal à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2022.

Durant l’audience, le Président Faye a salué le parcours exceptionnel du joueur, en soulignant son rôle clé dans l’unité et la fierté nationale. « Vous incarnez les valeurs de persévérance et d’excellence qui inspirent notre jeunesse. Votre succès n’est pas seulement une victoire pour le football, mais aussi un symbole d’espoir pour tout le Sénégal », a déclaré le chef de l’État.

De son côté, Abdou Lakhad Diallo a exprimé sa gratitude pour cette reconnaissance. « C’est un honneur d’être reçu par le Président et de voir les efforts des sportifs sénégalais reconnus au plus haut niveau. Cela nous motive à continuer de donner le meilleur pour notre pays », a-t-il confié.

Cette rencontre s’inscrit dans une volonté affirmée du gouvernement sénégalais de valoriser ses talents sportifs et de renforcer les liens entre les différentes sphères de la société, qu’elles soient politiques, culturelles ou sportives. Elle rappelle également le rôle central du sport dans la diplomatie et le rayonnement international du Sénégal.

Le Forum de Doha, qui se poursuit jusqu’à la fin de la semaine, devrait permettre au Sénégal de nouer de nouveaux partenariats stratégiques, tout en mettant en lumière l’engagement du pays pour une coopération internationale renforcée.

Scandale à Pikine : L’oncle de l’ancien président Macky Sall et sa cousine en garde à vue pour détournement de biens

Un scandale impliquant des membres de la famille de l’ancien président Macky Sall secoue actuellement le Sénégal. Habibou Thimbo, ancien président du conseil d’administration de Dakar Dem Dikk et maire APR de Semmé, a été placé en garde à vue ce week-end. Il est accusé, en compagnie de sa cousine Aïssatou Ngaido, d’avoir détourné des biens immobiliers appartenant à feu Demba Boubou, un riche diamantaire.

Selon les plaignants, Demba Boubou avait confié la gestion de plusieurs de ses biens immobiliers à Habibou Thimbo, opérateur économique reconnu. Cependant, ce dernier, de connivence avec Aïssatou Ngaido, aurait tenté de s’approprier ces biens. Ils ont notamment accusé à tort l’épouse du défunt d’avoir fabriqué un faux certificat de mariage pour revendiquer ces propriétés.

Les investigations ont révélé que l’épouse de Demba Boubou dispose d’un certificat de mariage authentique et d’un mandat valide signé par tous les ayants droit du défunt. Pire encore, Habibou Thimbo et sa complice auraient prétendu que les immeubles du diamantaire étaient inutilisables, tout en continuant à percevoir des loyers pendant plusieurs années.

Le dossier, marqué par des lenteurs suspectes, avait initialement été traité sous forme de renseignement judiciaire, probablement en raison des liens de parenté entre Habibou Thimbo et l’ancien président Macky Sall. Toutefois, un nouveau souffle a été donné à l’affaire avec l’intervention du procureur de Pikine-Guédiawaye, Saliou Dicko, qui a ordonné l’arrestation des accusés.

Déférés devant la justice, Habibou Thimbo et Aïssatou Ngaido sont actuellement en retour de parquet en attendant leur jugement.

Cette affaire, qui mêle abus de pouvoir, détournement de fonds et manipulation, risque d’avoir des répercussions sur le plan politique, en particulier pour l’APR, le parti au pouvoir durant les mandats de Macky Sall. Elle soulève également des questions sur l’impunité et la gestion des affaires judiciaires impliquant des personnalités influentes.

L’opinion publique suit avec attention le dénouement de ce dossier, qui pourrait marquer un tournant dans la lutte contre la corruption au Sénégal.

Radiation de Barthélémy Dias : l’ATEL dénonce une « série de forfaitures » du pouvoir Pastef

Dans un communiqué virulent, l’Alliance pour la Transparence, l’Équité et les Libertés (ATEL) a exprimé son indignation face à la radiation de Barthélémy Dias de l’Assemblée nationale. Pour cette coalition, qui regroupe divers partis et organisations, cette décision s’inscrit dans une logique qu’elle qualifie de « politiquement illégitime et moralement intolérable », menée par ce qu’elle appelle le « pouvoir Sonko-Diomaye ».

L’ATEL pointe du doigt une incohérence flagrante dans la gestion politique actuelle. Selon l’organisation, le gouvernement, qui avait validé la légalité de la candidature de Barthélémy Dias pour les dernières élections législatives, choisit aujourd’hui de le radier de son poste de député. L’ATEL affirme que cette décision ne repose sur aucun élément nouveau, si ce n’est la nécessité de protéger, selon eux, « une autre candidature jugée illégale, celle de Ousmane Sonko ».

Cette radiation serait le dernier épisode d’un processus électoral émaillé de manœuvres douteuses. L’ATEL évoque notamment la « rétention des décisions du Conseil constitutionnel », la répression ciblée des violences électorales, et les arrestations arbitraires de journalistes et d’opposants politiques.

Dans son communiqué, l’ATEL dresse un réquisitoire sévère contre le gouvernement dirigé par le parti Pastef, l’accusant d’avoir trahi ses engagements. « Incapable de tenir ses promesses démagogiques, le pouvoir Pastef ne peut ni ne veut gouverner que dans la répression et la violation systématique des libertés individuelles et collectives », peut-on lire.

Pour l’ATEL, cette répression se manifeste non seulement par la radiation de Barthélémy Dias, mais aussi par une stratégie plus large visant à museler l’opposition et à limiter les libertés démocratiques, notamment la liberté d’expression.

Face à cette situation, les membres de l’ATEL ont décidé de renforcer leur engagement en transformant leur organisation en Alliance pour la Transparence, l’Équité et les Libertés. Cette nouvelle structure ambitionne d’organiser des mobilisations à grande échelle pour défendre les libertés fondamentales et résister à ce qu’elle considère comme une dérive autoritaire du pouvoir en place.

L’ATEL se donne pour mission de fédérer toutes les forces démocratiques du pays afin de préserver les acquis démocratiques et garantir un espace politique où les droits des citoyens, notamment la liberté d’expression, seront pleinement respectés.

Pour l’heure, la réaction du gouvernement Pastef à ces accusations reste attendue, mais l’intensification de la contestation par l’ATEL promet de maintenir la pression sur le pouvoir.

Radiation de Barthélémy Dias : un règlement de comptes politique selon Moundiaye Cissé

La récente radiation de Barthélémy Dias de la fonction publique suscite des réactions variées, notamment celle de Moundiaye Cissé, directeur de l’ONG 3D. S’exprimant sur les ondes de la RFM, Cissé estime que cette décision est davantage motivée par des considérations politiques qu’une simple application de la loi.

Selon Moundiaye Cissé, cette radiation n’a surpris personne, pas même Barthélémy Dias lui-même. « C’est une décision à laquelle il s’attendait depuis l’ère Macky Sall. Il avait même déclaré que ce qui l’intéressait le plus, c’était son poste de maire. C’est malgré tout une situation regrettable », a-t-il expliqué.

Le directeur de l’ONG 3D considère que cette décision est la continuation des tensions politiques issues de la dernière campagne électorale. « Il y a encore des blessures qui ne se sont pas cicatrisées. Cette radiation en est une preuve », a-t-il ajouté.

Bien que Moundiaye Cissé reconnaisse qu’aucune loi n’a été violée dans cette décision, il pointe du doigt son caractère politique. « Cette radiation ne pouvait avoir lieu sans l’intervention du ministre de la Justice. Sous le régime de Macky Sall, Aïssata Tall Sall, alors ministre de la Justice, n’avait pas pris cette décision. Mais aujourd’hui, ce régime a choisi d’agir ainsi », a-t-il souligné, rappelant que le régime actuel avait autrefois soutenu Barthélémy Dias.

Pour Moundiaye Cissé, cette radiation est bien plus qu’un simple acte administratif : elle reflète un règlement de comptes entre Barthélémy Dias et le régime en place. Elle pourrait, selon lui, exacerber davantage les tensions politiques dans le pays.

Alors que les réactions continuent de se multiplier, la décision de radier Barthélémy Dias suscite un débat sur l’utilisation des outils administratifs pour régler des différends politiques, une pratique qui risque de polariser encore plus l’espace politique sénégalais.

Dr Abdourahman Diouf plaide pour une gouvernance responsable et une université inclusive au Sénégal

Dans un contexte marqué par des tensions au sein des universités sénégalaises, le Dr Abdourahman Diouf, Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, a pris la parole pour clarifier la position du gouvernement et appeler à la responsabilité collective. Lors de son intervention, il a abordé plusieurs points clés, notamment le droit de grève, la gouvernance universitaire et la nécessité de bâtir un système inclusif pour tous.

Le ministre a commencé par reconnaître le droit de grève des étudiants, un acquis démocratique inscrit dans la Constitution. Évoquant son propre passé d’étudiant gréviste, il a exprimé sa compréhension des revendications tout en déplorant les récentes manifestations violentes.

Il a également rappelé la volonté du gouvernement d’améliorer les conditions d’étude à travers des programmes d’urgence, affirmant :

Dr Diouf a insisté sur l’autonomie des universités, expliquant que leur gestion relève des conseils académiques, composés de représentants des étudiants, des syndicats, des enseignants-chercheurs et autres acteurs. Ces instances prennent les décisions collégiales nécessaires à la gestion et à la sécurité des campus.

Prenant l’exemple de l’Université Assane Seck de Ziguinchor, fermée temporairement pour des raisons de sécurité, il a souligné la priorité accordée à la préservation de la vie humaine :

Dans un discours empreint de pédagogie, le ministre a exhorté les étudiants à respecter les droits de leurs pairs, notamment le droit à l’inscription, malgré les défis liés à la saturation des infrastructures.

Il a réaffirmé l’objectif commun de construire une université moderne, inclusive et tournée vers l’avenir, tout en s’engageant à poursuivre les réformes nécessaires pour assurer le bien-être des étudiants et la stabilité du système universitaire.

Le Dr Abdourahman Diouf a conclu en appelant à la responsabilité partagée entre le gouvernement, les universités et les étudiants pour maintenir un climat de stabilité et de progrès. Face aux critiques et tensions, il a exprimé son engagement indéfectible à œuvrer pour une éducation supérieure de qualité au Sénégal.

Cet appel à l’unité et à la gouvernance responsable marque une étape importante dans la gestion des crises universitaires et trace les contours d’une université tournée vers l’excellence et l’inclusion.

Le Président Bassirou Diomaye Faye en tournée aux Émirats arabes unis et au Qatar : une diplomatie fructueuse au service du Sénégal

Du 4 au 6 décembre, le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a effectué une visite officielle aux Émirats arabes unis, marquée par des rencontres diplomatiques, des échanges avec la diaspora sénégalaise, et des initiatives stratégiques pour l’avenir du pays. À l’issue de cette étape, il s’est rendu au Qatar pour participer à la 22e édition du Forum de Doha, un rendez-vous incontournable sur les enjeux mondiaux.

Lors de son séjour aux Émirats arabes unis, le Président Faye a rencontré la communauté sénégalaise basée dans ce pays. Au cours de cette rencontre chaleureuse, il a pris le temps d’écouter les préoccupations et attentes des Sénégalais vivant à l’étranger, tout en saluant leur dynamisme et leur rôle en tant qu’ambassadeurs du Sénégal à l’international.
Dans un esprit de renforcement des liens entre le pays et sa diaspora, le Chef de l’État a annoncé la mise en place prochaine d’une Journée de la Diaspora, une initiative destinée à célébrer les contributions des Sénégalais expatriés au développement national.

Le Président sénégalais a également multiplié les rencontres avec les autorités émiraties et les investisseurs, renforçant les liens entre les deux nations. Parmi les étapes marquantes de cette visite figurent :

  • La visite de sites emblématiques, tels que la Grande Mosquée Sheikh Zayed et le Musée du Louvre d’Abou Dhabi, symboles de la culture et de l’excellence émiratie.
  • L’hommage solennel à Wahat Al Karama, où le Président Faye, en présence du Président des Émirats, Sheikh Theyab Bin Mohamed Bin Zayed Al Nahyan, a honoré les sacrifices des Émiratis tombés dans l’exercice de leurs fonctions.

Dans le domaine de l’éducation, le Chef de l’État a visité Alef Education, une entreprise pionnière en technologies éducatives basées sur l’intelligence artificielle. Cette collaboration prometteuse pourrait transformer le système éducatif sénégalais, notamment en intégrant les daaras au sein d’un cadre formel et moderne, tout en favorisant un apprentissage personnalisé. Cette initiative s’inscrit dans la lignée des engagements pris lors de la Journée nationale des daaras, tenue à Dakar en novembre dernier.

Après les Émirats arabes unis, Bassirou Diomaye Faye a rejoint le Qatar pour participer au prestigieux Forum de Doha, sur invitation de l’Émir Sheikh Tamim bin Hamad Al Thani. Du 6 au 8 décembre, cet événement réunit des leaders mondiaux autour de grands défis contemporains tels que la gouvernance, la sécurité internationale, et le développement durable.

La participation du Sénégal à ce sommet constitue une opportunité de porter haut les aspirations et la vision du pays sur des questions globales, tout en renforçant sa coopération avec des partenaires stratégiques.

Ce séjour du Président Bassirou Diomaye Faye aux Émirats arabes unis et au Qatar illustre une diplomatie proactive, mêlant proximité avec la diaspora, consolidation des partenariats économiques, et engagement sur la scène internationale. Ces initiatives s’inscrivent dans la dynamique de modernisation et d’ouverture que le Sénégal entend poursuivre pour relever les défis du développement et asseoir son rayonnement mondial.

Thierno Bocoum dénonce la radiation de Barthélémy Dias : « Une décision politique et injuste »

L’ancien parlementaire Thierno Bocoum a vivement réagi à la radiation de Barthélémy Dias de l’Assemblée nationale, qualifiant cette décision de « pure méchanceté ». Dans une vidéo publiée récemment, le leader de la coalition Samm Sa Kaddu a exprimé son indignation, estimant que cette mesure n’a qu’un objectif : « éliminer un adversaire politique ».

Le bureau de l’Assemblée nationale a annoncé la radiation de Barthélémy Dias, suscitant une vive polémique dans l’opinion publique. Pour Thierno Bocoum, cette décision s’inscrit dans une logique de fragilisation des institutions démocratiques du Sénégal. « Logique pour logique, si Barthélémy Dias est radié, il aurait fallu appliquer la même rigueur à d’autres responsables politiques dans des situations similaires », a-t-il déclaré.

Pour étayer ses propos, Bocoum a évoqué le cas du leader de Pastef, Ousmane Sonko, dont la condamnation définitive l’a rendu inéligible pendant cinq ans. Cependant, le ministre de l’Intérieur n’a pas transmis cette décision au Conseil constitutionnel, permettant ainsi à Sonko de rester un acteur politique central malgré son statut juridique controversé.

« Si le gouvernement avait suivi cette même logique, Ousmane Sonko aurait été écarté. Mais ici, nous voyons que Barthélémy Dias est visé de manière délibérée. Cela montre que nous ne sommes pas dans un État de droit équitable », a-t-il ajouté.

Thierno Bocoum conclut en dénonçant ce qu’il considère comme une instrumentalisation des institutions pour écarter des opposants politiques. « Cette décision est un coup porté à notre démocratie. Elle démontre une volonté d’affaiblir les voix dissidentes au lieu de renforcer le débat politique dans le respect des règles de l’État de droit », a-t-il martelé.

Cette prise de position s’inscrit dans un contexte de tension politique accrue au Sénégal, où de nombreux observateurs dénoncent une polarisation croissante et une utilisation stratégique des institutions pour des fins politiques. Le débat autour de la radiation de Barthélémy Dias risque de continuer à alimenter les discussions sur la transparence et l’équité dans la gestion des affaires publiques.

M. Ndiaye, DG de Kingroch Mining, déféré pour une affaire de fraude foncière et financière

Le directeur général de Kingroch Mining, M. Ndiaye, se retrouve au centre d’une affaire judiciaire retentissante. Selon le journal Libération, il a été déféré au parquet après son arrestation à l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass (AIBD). L’homme d’affaires a été intercepté par la Division des investigations criminelles (DIC) alors qu’il tentait de quitter le territoire sénégalais.

Les accusations qui pèsent sur lui concernent des manœuvres frauduleuses ayant permis de s’approprier un terrain de plusieurs hectares situé sur la Petite Côte, appartenant à un particulier. Toujours d’après Libération, M. Ndiaye aurait ensuite utilisé ce terrain comme garantie pour obtenir un prêt de 600 millions de francs CFA auprès de la Banque des institutions mutualistes d’Afrique de l’Ouest (Bimao).

Dans le cadre de l’enquête, le directeur général de la Bimao, Mbaye Dione, a également été entendu en qualité de témoin. La plainte a été déposée par le propriétaire légitime du terrain, mettant en lumière des pratiques douteuses à la croisée des secteurs foncier et bancaire.

Cette affaire suscite une vive réaction dans les milieux économiques et juridiques, tant elle illustre les enjeux liés à la gestion du foncier au Sénégal. Pour l’heure, l’enquête se poursuit, et la justice devra établir les responsabilités dans cette affaire aux multiples ramifications.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°341 – du 07/12/2024

🔴 DÉMISSION DE DÉTHIÉ, RETOUR DE PAPE DJIBRIL : UN « FALL » EN CACHE UN AUTRE
🔴 « LE SAES DÉGAGE TOUTES RESPONSABILITÉS DE TOUT CE QUI POURRAIT ADVENIR DE L’ANNÉE ACADÉMIQUE » : CÉLESTIN FAYE HAUSSE LE TON

🔴 CAN FÉMININE DE HANDBALL / QUALIFIÉ EN FINALE : LE SÉNÉGAL À L’ASSAUT DE L’ANGOLA
🔴 AFRICA WOMEN’S BASKETBALL / 1ère VICTOIRE DE L’ASC VILLE DE DAKAR : MOUSTAPHA GAYE AUX ANGES

Barthélemy Dias, maire de Dakar, déchu de son mandat de député, mais toujours engagé

Ce vendredi 6 décembre, Barthélemy Dias, maire de Dakar et figure politique de premier plan, a vu son mandat de député révoqué par décision du ministre de la Justice, une conséquence directe de sa condamnation dans l’affaire Ndiaga Diouf. Cette révocation survient dans un contexte politique tendu, où Dias continue de défendre ses positions, tout en assumant ses fonctions municipales avec fermeté.

Barthélemy Dias a été condamné à deux ans de prison, dont six mois ferme, dans le cadre de l’affaire Ndiaga Diouf, une affaire remontant à 2011 et qui a marqué le paysage politique sénégalais. En décembre 2023, la Cour suprême avait rejeté son pourvoi, rendant la condamnation définitive. Cette décision a entraîné automatiquement sa déchéance en tant que député, conformément à la loi sénégalaise.

Malgré cette situation, Barthélemy Dias n’a pas hésité à afficher sa détermination. « Je ne réponds pas à des enfantillages ! », a-t-il déclaré, manifestant son refus de se laisser distraire par cette tourmente judiciaire et politique.

Le même jour, en début de soirée, Barthélemy Dias a présidé le lancement de la 28e édition de la Coupe d’Afrique féminine des clubs champions de basket, qui se déroule du 6 au 15 décembre 2024 au stadium Marius Ndiaye, à Dakar. L’ASC Ville de Dakar, équipe municipale soutenue par la ville, participe à ce tournoi continental, témoignant de l’engagement du maire pour le rayonnement sportif de la capitale sénégalaise.

En dépit des difficultés, Dias reste fidèle à ses responsabilités en tant que maire et continue d’assurer des actions concrètes au profit de sa commune.

Barthélemy Dias, tête de liste de la coalition Sàmm sa Kàddu lors des dernières législatives anticipées, est un acteur clé du paysage politique sénégalais. Sa révocation en tant que député pourrait affecter son influence sur la scène nationale, mais son ancrage local à Dakar et son rôle actif au sein de l’opposition lui permettent de maintenir une certaine visibilité.

Alors que ses adversaires politiques exploitent cette décision judiciaire pour fragiliser sa position, Barthélemy Dias semble résolu à ne pas céder. Son avenir politique reste toutefois incertain, à mesure que s’approchent les échéances électorales majeures, notamment les élections locales et la présidentielle.

La situation de Barthélemy Dias reflète les tensions politiques et judiciaires qui marquent la scène sénégalaise, où les frontières entre justice et politique restent souvent floues. En attendant, le maire de Dakar, fidèle à son style combatif, continue de défendre son bilan tout en affrontant les défis qui se dressent sur son chemin.

Kaolack : Le service régional du commerce interpelle neuf opérateurs pour non-respect du prix de l’arachide fixé par l’État

Dans le cadre de la commercialisation des produits agricoles, notamment de l’arachide, dans la région de Kaolack, le service régional du commerce est chargé de veiller à l’application des mesures étatiques, en particulier celle relative au prix plancher de l’arachide fixé à 305 francs CFA le kilogramme.

S’exprimant face à la presse ce vendredi, Adama Mbaye, commissaire aux enquêtes économiques et chef du service régional du commerce de Kaolack, a tenu à éclaircir la situation :
« Il y a beaucoup de rumeurs indiquant que ce prix n’est pas respecté. De nombreux points de collecte ont été cités, mais la plupart ne concernent pas la région de Kaolack. Cependant, nous avons envoyé trois brigades sur le terrain pour évaluer la situation. Cela nous a permis de prendre en flagrant délit neuf opérateurs à Porokhane, dans le département de Nioro du Rip, qui achetaient les arachides à des prix inférieurs au plancher. Les prix pratiqués allaient de 295 à 300 francs CFA le kilogramme. »

Saisies et convocation des opérateurs

M. Mbaye a précisé que le matériel des contrevenants, composé notamment de plateaux et de bascules, a été saisi, et des convocations leur ont été délivrées.
« Lorsqu’ils répondront à ces convocations, nous appliquerons la réglementation en vigueur, ce qui inclut la fixation de montants qu’ils devront payer. Par ailleurs, nous avons également la possibilité d’enclencher des procédures judiciaires, mais pour le moment, nous n’en sommes pas encore là. »

Appel à la collaboration de la population

Adama Mbaye a appelé les populations à collaborer avec les services étatiques pour inciter les opérateurs économiques à respecter le prix plancher fixé par l’État, qui est, selon lui, équitable pour toutes les parties : les paysans, les opérateurs et les huiliers.

« Le prix de 305 francs CFA le kilogramme a été fixé pour arranger tout le monde. L’État a beaucoup fait pour assurer le bon déroulement de la campagne agricole, notamment en subventionnant les engrais, les semences et le matériel agricole. Dans ce sens, nous devons tous respecter ce prix. »

Enfin, il a exhorté les citoyens à dénoncer les pratiques illicites observées, afin de garantir le respect des mesures en place.

Radiation de Barthélémy Dias : Taxawu Senegaal dénonce une « justice à géométrie variable »

Dans un communiqué transmis ce jour, la plateforme politique Taxawu Senegaal a exprimé sa « vive indignation » face à la radiation de Barthélémy Toye Dias, Député-maire de Dakar, de l’Assemblée nationale. Une décision qu’elle considère comme « une atteinte grave aux principes fondamentaux de la démocratie » et une remise en cause du suffrage populaire.

Taxawu Senegaal a rappelé que la candidature de Barthélémy Dias avait été validée par le Conseil constitutionnel, conformément à la loi. « Toute contestation de son mandat est une remise en cause directe de l’autorité du peuple sénégalais », souligne le communiqué, insistant sur la légitimité conférée par les urnes. Selon la plateforme, cette décision de radiation « bafoue non seulement la volonté populaire mais également le socle de l’État de droit ».

La plateforme dénonce une application « à géométrie variable » des règles juridiques, pointant une disparité dans le traitement des cas judiciaires impliquant des figures politiques. Elle met en exergue l’absence de sanction similaire contre Ousmane Sonko, bien qu’il ait été condamné par la Cour suprême à six mois de prison avec sursis dans une affaire de diffamation. Taxawu Senegaal s’interroge sur cette « mansuétude surprenante » à l’égard de Sonko, alors que Barthélémy Dias fait l’objet d’une « célérité implacable » dans l’application des sanctions.

Dans son communiqué, Taxawu Senegaal n’a pas mâché ses mots, qualifiant cette radiation de tentative de « museler une voix libre et légitime ». La plateforme avertit sur les dangers d’une telle justice « instrumentalisée au profit d’intérêts partisans », estimant qu’elle menace les fondements de la démocratie sénégalaise.

Réaffirmant son soutien à Barthélémy Dias, Taxawu Senegaal annonce qu’elle explorera « toutes les voies de recours légales, nationales comme internationales » pour rétablir les droits du maire de Dakar. « La démocratie appartient au peuple, et non aux calculs partisans », conclut-elle, promettant de rester ferme dans son engagement pour la justice et la transparence.

Cette affaire vient raviver les tensions politiques dans un contexte déjà marqué par des contestations autour de l’indépendance des institutions et de l’équité dans l’application des lois. Le Sénégal, souvent cité comme un modèle démocratique en Afrique, fait face à des défis croissants en matière de gouvernance et de respect des principes démocratiques.

Radiation de Barthélémy Dias : Taxawu Senegaal monte au créneau

La radiation de Barthélémy Toye Dias, député-maire de Dakar, par l’Assemblée nationale a provoqué une vive réaction de Taxawu Senegaal. Dans un communiqué, cette plateforme politique a fermement dénoncé une décision qu’elle juge incompatible avec les principes fondamentaux de la démocratie et contraire à l’État de droit. Selon Taxawu Senegaal, cette mesure constitue une atteinte grave à la volonté populaire, représentée par le mandat légitime obtenu par Barthélémy Dias lors des dernières élections législatives, validé par le Conseil constitutionnel.

Pour la plateforme, la radiation remet en question le socle même de la démocratie sénégalaise. Elle affirme que ce mandat, fruit de la confiance accordée par les électeurs, ne peut être révoqué sans une stricte application des règles démocratiques. Cette décision, selon Taxawu Senegaal, traduit une dérive inquiétante où des principes fondamentaux semblent appliqués de manière sélective, au gré des intérêts partisans.

Dans son argumentaire, Taxawu Senegaal évoque la condamnation de Barthélémy Dias, sur laquelle repose sa radiation, et la compare à celle d’Ousmane Sonko, également condamné définitivement. Elle rappelle que la Cour suprême, par son arrêt du 4 janvier 2024, a confirmé la condamnation de six mois avec sursis d’Ousmane Sonko pour diffamation. Pourtant, aucune mesure de radiation n’a été envisagée à son encontre, bien qu’il ait suspendu son mandat de député. Taxawu Senegaal dénonce ce qu’elle qualifie de justice à double vitesse et s’interroge sur l’impartialité des institutions censées garantir l’équité devant la loi.

Dans ce contexte, la plateforme politique réaffirme son soutien à Barthélémy Dias et son engagement en faveur de la transparence et de la justice. Elle s’engage à utiliser toutes les voies légales, au Sénégal et sur le plan international, pour contester cette décision et rétablir les droits de Barthélémy Dias.

Cette affaire, selon Taxawu Senegaal, représente une menace pour la démocratie sénégalaise si de telles pratiques venaient à se généraliser. Elle conclut en réaffirmant que la démocratie appartient au peuple et ne saurait être détournée à des fins partisanes. Cette position souligne la détermination de la plateforme à lutter contre ce qu’elle perçoit comme une instrumentalisation de la justice au détriment des valeurs démocratiques.

Légalité des médias au Sénégal : le délai de régularisation est clos

Le processus d’enregistrement des médias sénégalais a officiellement pris fin, marquant l’achèvement du délai de 72 heures fixé par le ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Alioune Sall.

Lors d’une conférence de presse tenue le 2 novembre dernier, le ministre avait rappelé que cette période était une ultime chance pour les organes de presse non conformes de se mettre en règle. Il avait insisté sur la nécessité pour tous les médias opérant au Sénégal de respecter les exigences légales en matière d’enregistrement.

Alioune Sall avait expliqué que les médias avaient initialement bénéficié d’un délai de trois mois pour se régulariser. Cependant, face à la persistance de certains à ne pas se conformer, un dernier délai de 72 heures leur avait été accordé.

« Nous avons donné trois mois aux médias pour se régulariser. Maintenant, un délai de 72 heures devrait suffire pour que les autres médias se rattrapent », avait déclaré le ministre, ajoutant que ceux qui n’auraient pas satisfait aux exigences légales s’exposeraient à des sanctions conformément à la loi.

Le ministère n’a pas encore dévoilé la liste des médias qui se sont conformés ou ceux qui pourraient faire face à des sanctions. Toutefois, Alioune Sall avait laissé entendre que la fermeté serait de mise pour garantir un environnement médiatique réglementé et transparent.

Cette démarche s’inscrit dans une volonté d’assurer une meilleure régulation du paysage médiatique sénégalais, tout en renforçant la crédibilité des acteurs de la presse. Le respect des normes légales est vu comme une étape essentielle pour garantir un journalisme professionnel et responsable.

Les prochaines étapes de ce processus seront scrutées de près par les professionnels des médias et la société civile, qui plaident pour un équilibre entre régulation et liberté de la presse.

Challenge « Setal Sunu Gox » : le ministre Bala Moussa Fofana offre son salaire de décembre au quartier gagnant

Le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires, Bala Moussa Fofana, a pris une décision symbolique pour promouvoir le civisme et la propreté. Lors d’une interview accordée à l’APS, il a annoncé renoncer à son salaire du mois de décembre pour le remettre au quartier qui remportera le challenge « Setal Sunu Gox ».

Ce concours, organisé dans le cadre de la journée nationale Setal Sunu Rew, prévue ce samedi 7 décembre, a pour objectif de motiver les quartiers à s’investir dans le nettoiement et l’embellissement de leurs espaces publics. En offrant son salaire comme prix, le ministre espère inciter les citoyens à adopter une démarche collective et durable pour améliorer leur cadre de vie.

Ce geste du ministre Bala Moussa Fofana illustre l’importance qu’il accorde à l’implication des communautés locales dans l’effort de préservation de l’environnement urbain. Il a également souligné que cette initiative vise à instaurer une culture de responsabilité citoyenne, tout en favorisant la collaboration entre les résidents pour transformer leurs quartiers en espaces accueillants et propres.

La journée Setal Sunu Rew s’inscrit dans une stratégie plus large de promotion de l’hygiène publique et de l’esthétique urbaine. À travers des actions concrètes, comme ce concours, le gouvernement souhaite impliquer davantage les populations dans la gestion de leur environnement immédiat.

Le challenge « Setal Sunu Gox » a déjà suscité une grande mobilisation dans plusieurs localités, et les résultats de cette compétition sont très attendus. Avec le soutien de personnalités influentes comme Bala Moussa Fofana, cette journée pourrait marquer un tournant dans les pratiques communautaires en matière de propreté et de civisme.

Escroquerie présumée : le maire de Semmé arrêté pour une affaire de 300 millions de francs CFA

Habibou Timbo, maire de la commune de Semmé, dans la région de Matam, se retrouve au cœur d’une affaire judiciaire retentissante. Selon des informations obtenues par Ledakarois, l’édile a été arrêté par la police de Pikine, en compagnie d’une femme nommée Aissatou Ngaido, pour une présumée escroquerie portant sur plus de 300 millions de francs CFA.

Cette affaire, liée à la gestion de biens immobiliers, oppose les deux mis en cause aux héritiers de feu Demba Boubou. Durant son vivant, ce dernier avait confié à Habibou Timbo la gestion de ses biens, dont une villa située à Hann-Maristes, un quartier huppé de Dakar. Après le décès de Demba Boubou, ses héritiers accusent le maire de ne pas leur avoir restitué l’intégralité de l’héritage familial.

Les plaignants, estimant leur préjudice à plus de 300 millions de francs CFA, ont porté plainte auprès de la police de Pikine. Aissatou Ngaido, qui était responsable des comptes bancaires de feu Demba Boubou, est également impliquée dans cette affaire.

Déférés devant le procureur près le tribunal de grande instance hors classe de Pikine-Guédiawaye, les deux suspects n’ont pas encore été fixés sur leur sort. Ils ont bénéficié d’un retour de parquet et seront à nouveau présentés au procureur le lundi 9 décembre. L’affaire devrait faire l’objet d’une instruction approfondie pour déterminer les responsabilités des différentes parties.

Ce scandale, qui mêle administration publique et gestion privée, suscite une vive réaction dans la commune de Semmé et au-delà. Les habitants, surpris par ces révélations, appellent à la transparence et à une résolution rapide de l’affaire pour établir la vérité.

Vents forts et risque d’inondations : l’Anacim place Dakar et la Grande Côte en alerte rouge

L’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim) a émis une alerte rouge pour la journée du samedi 7 décembre 2024. Entre 5 h et 15 h, des vents violents de secteur nord-est, atteignant ou dépassant les 40 km/h, sont attendus sur la Grande Côte et à Dakar. Ces conditions climatiques extrêmes s’accompagnent d’un risque élevé d’inondations côtières, causées par des débordements de l’eau de mer.

Dans son communiqué, l’Anacim appelle à une vigilance absolue face à ces phénomènes d’intensité exceptionnelle, soulignant leur potentiel à provoquer des accidents en mer et des dégâts sur les infrastructures côtières. Les autorités recommandent à la population de rester informée de l’évolution de la situation et de suivre rigoureusement les consignes de sécurité.

La population des zones concernées, notamment les habitants des côtes, est appelée à la prudence. Il est conseillé d’éviter les déplacements près des plages, de sécuriser les équipements extérieurs exposés au vent et de reporter toute activité nautique ou maritime pendant la durée de l’alerte. Les pêcheurs et marins, particulièrement concernés, sont invités à reporter leurs sorties en mer.

Cette alerte rouge, rare dans les prévisions de l’Anacim, témoigne de la gravité de la situation attendue. Les autorités locales sont mobilisées pour prévenir les éventuels impacts de ces vents violents et des inondations. Des mesures d’urgence pourraient être prises en fonction de l’évolution des conditions climatiques.

Les habitants de Dakar et des zones côtières doivent rester attentifs aux annonces officielles et se préparer à d’éventuelles perturbations, notamment dans les transports ou les services publics. L’Anacim continuera de fournir des mises à jour en temps réel afin de garantir la sécurité de la population face à ces conditions météorologiques exceptionnelles.

Installation de la 15e législature : Assainissement dans la presse, le président du mouvement « Ensemble C’est Possible » s’exprime

Moustapha Junior Thiam, président du mouvement Ensemble C’est Possible, s’est prononcé sur l’actualité nationale. Figure de proue parmi les artisans de la victoire éclatante de Pastef lors des élections législatives anticipées de novembre, le jeune cadre politique a partagé son point de vue sur plusieurs sujets brûlants.

Installation de la nouvelle Assemblée nationale

« Tout d’abord, nous saluons la diligence dont ont fait preuve son Excellence Bassirou Diomaye Diakhar Faye, président de la République, et son Premier ministre, Ousmane Sonko, pour l’installation de l’Assemblée nationale. Nous magnifions également le choix porté sur un quadragénaire pour présider l’hémicycle, en la personne de Malick Ndiaye. Cela illustre clairement que le nouveau régime incarne la rupture en promouvant la jeunesse à des postes stratégiques au sein de l’État », a déclaré Moustapha Junior Thiam.

Adoption rapide des lois de finances

« Malgré une campagne électorale intense et des délais très courts, le gouvernement du président Ousmane Sonko a réussi à adopter en Conseil des ministres, le 3 décembre dernier, le projet de loi de finances initiale (LFI) 2025 ainsi que le projet de loi de finances rectificative (LFR) 2024. Ainsi, l’Assemblée nationale siégera bientôt pour voter le budget avant le 31 décembre, conformément aux engagements du régime en place », a-t-il ajouté.

Régularisation du secteur de la presse

Réagissant aux débats suscités par la récente déclaration du ministre de la Communication concernant la publication de la liste des médias reconnus par l’État, M. Thiam prône le dialogue et la concertation pour trouver un consensus. « L’État a besoin de la presse pour vulgariser ses projets et programmes, car ces derniers ont une mission d’intérêt public. Toutefois, la presse doit également comprendre que la régularisation de ce secteur est une question de sécurité nationale et de viabilité. Cela permettra au gouvernement de mieux accompagner les médias dans leurs efforts de développement », a-t-il conclu.

Radiation de Barthélemy Dias : une menace pour la démocratie sénégalaise ?

La radiation de Barthélemy Dias de l’Assemblée nationale continue de susciter de vives réactions au sein de la société civile sénégalaise. Parmi les voix qui s’élèvent pour dénoncer cette décision, celle d’Alioune Tine, fondateur d’Afrikajom Center, a particulièrement retenu l’attention. Dans un tweet publié récemment, il exprime son profond désaccord avec cette mesure, qu’il considère comme une atteinte aux principes fondamentaux de la démocratie.

Alioune Tine rappelle que Barthélemy Dias, en tant que figure emblématique de l’opposition sénégalaise, a vu sa candidature validée, a mené campagne et a été élu à l’Assemblée nationale de manière démocratique. « Il a été élu comme tous les autres députés. La cohérence juridique, politique et le simple bon sens imposent de respecter le mandat que le peuple lui a confié souverainement », martèle-t-il.

En effet, la radiation de Barthélemy Dias intervient dans un contexte de tensions politiques croissantes au Sénégal, où plusieurs leaders de l’opposition se disent victimes de manœuvres visant à les « liquider politiquement ». Cette situation soulève des inquiétudes quant à l’état de la démocratie sénégalaise, souvent citée comme un modèle en Afrique de l’Ouest.

Pour Alioune Tine, cette décision pourrait constituer un « coup dur pour la démocratie sénégalaise ». Il estime qu’écarter un élu légitimement choisi par les citoyens revient à nier leur volonté souveraine. Une telle pratique, selon lui, risque de fragiliser davantage le climat politique et d’entacher la crédibilité des institutions.

Ce n’est pas la première fois que la société civile alerte sur des atteintes potentielles aux principes démocratiques dans le pays. Ces dernières années, le Sénégal a été le théâtre de manifestations dénonçant des décisions jugées autoritaires ou contraires aux libertés publiques.

Face à cette situation, Alioune Tine appelle les autorités à faire preuve de « cohérence juridique et politique » pour garantir le respect des droits des élus et, par extension, celui des citoyens. Il exhorte également les différentes parties prenantes à trouver une issue conforme aux principes démocratiques qui ont toujours prévalu au Sénégal.

Alors que le pays se prépare à des échéances électorales majeures, la gestion de cette affaire sera déterminante pour l’avenir de la démocratie sénégalaise. La radiation de Barthélemy Dias pourrait bien devenir un symbole de la lutte pour le respect des droits politiques et institutionnels dans un contexte marqué par des tensions croissantes entre pouvoir et opposition.

Dans ce climat de polarisation, le cas Barthélemy Dias s’inscrit dans une dynamique plus large de questionnement sur l’indépendance des institutions et la place des acteurs politiques dans le paysage démocratique sénégalais. Les jours à venir seront cruciaux pour déterminer si cette radiation sera maintenue ou si des ajustements seront envisagés pour apaiser les tensions.

Installation de la 15e Législature : un modèle de démocratie salué par Yankhoba Diémé

L’installation des membres de la 15e législature de l’Assemblée nationale s’est déroulée sous le signe de la démocratie et de la transparence. C’est ce qu’a affirmé Yankhoba Diémé, ministre chargé des Relations avec les institutions, saluant le bon déroulement de cet événement marquant de la vie politique sénégalaise.

Un processus démocratique exemplaire
Dans un contexte politique souvent sous tension, la transition institutionnelle opérée lors de cette session a été qualifiée d’exemplaire par le ministre. « Les choses se sont déroulées sans heurts, en toute démocratie et en toute transparence. Cela appelle à une satisfaction de la part de chaque Sénégalais », a déclaré Yankhoba Diémé, insistant sur l’importance de cet accomplissement pour le pays.

Des acteurs politiques félicités
Le ministre a tenu à souligner le rôle central des acteurs impliqués dans cette réussite, à commencer par le doyen d’âge Alla Kane, qui a dirigé les travaux d’installation avec sérénité et impartialité. Il a également salué le nouveau président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, qui, selon lui, « a brillamment pris les rênes sans interruption » et posé les bases d’un mandat prometteur dès ses premiers pas.

Un appel à la collaboration pour relever les défis
Yankhoba Diémé n’a pas manqué de féliciter les députés de cette nouvelle législature, les appelant à œuvrer dans un esprit de collaboration pour répondre aux attentes des citoyens sénégalais. « L’Assemblée nationale est un espace de débat et de décisions pour le bien commun. Il est essentiel que tous travaillent ensemble pour relever les défis auxquels notre pays est confronté », a-t-il déclaré.

Ce discours optimiste reflète une volonté de renforcer les institutions démocratiques du Sénégal, tout en encourageant les acteurs politiques à s’unir pour faire avancer le pays dans un contexte global marqué par des défis sociaux et économiques majeurs.

Chers compatriotes,

Suite à la radiation prononcée par l’Assemblée Nationale de la tête de liste SAM SA KADDU, ma position sur la dite liste passe.

Devant le peuple sénégalais auquel mon attachement est connu de tous, j’avais pris l’engagement que j’allais remettre ce poste s’il me revenait du fait de ma démission de cette coalition et de mon soutien à la liste Pastef dirigée par le Président Ousmane SONKO.
Je tiens donc à respecter la parole donnée qui m’est très chère.

Ainsi je démissionne du poste de député tout en souhaitant un excellent mandat aux parlementaires et au Président de l’Assemblée Nationale à qui je transmets également mes très sincères félicitations.

Je renouvelle tout mon soutien au Président de la République Bassirou Diomaye FAYE et au Premier ministre, Président de Pastef Ousmane SONKO avec qui j’ai partagé tous les combats politiques de ces trois dernières années pour la démocratie et les libertés avec tous les sacrifices possibles.

Ensemble pour une réussite de la mission .

JUB – JUBAL – JUBBANTI

Cordialement

Déthié FALL,
Président du PRP

Radiation de Barthélemy Dias : une décision du Bureau de l’Assemblée nationale du Sénégal

Le Bureau de l’Assemblée nationale du Sénégal, présidé par El Malick Ndiaye, a officiellement acté, ce jeudi, la radiation du député Barthélemy Toye Dias, élu sous la bannière de la coalition Samm Sa Kaddù. Cette décision intervient en application des dispositions du dernier alinéa de l’article 61 de la Constitution sénégalaise et de l’article 51 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale.

La radiation de Barthélemy Dias a été engagée à la suite d’une demande formelle du ministre de la Justice, qui a adressé une lettre au Bureau de l’Assemblée nationale. Selon le président de l’Assemblée, cette démarche a été soigneusement étudiée lors de la réunion du Bureau, avant de conduire à cette décision.

L’article 61 de la Constitution précise les conditions dans lesquelles un député peut perdre son mandat, notamment en cas d’incompatibilités ou de condamnations judiciaires définitives. De son côté, l’article 51 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale offre des précisions sur les modalités d’application de ces mesures, notamment dans ses dispositions finales.

Cette radiation risque de susciter des débats au sein de l’opinion publique et dans les cercles politiques. Barthélemy Dias, connu pour son franc-parler et ses positions critiques, est une figure emblématique de l’opposition sénégalaise. Cette décision pourrait ainsi être perçue comme une manœuvre politique par ses partisans, tandis que ses détracteurs pourraient y voir une application stricte des lois en vigueur.

La radiation de Barthélemy Dias ouvre la voie à des interrogations sur la suite de son engagement politique et sur les implications de cette décision pour la coalition Samm Sa Kaddù. De son côté, l’Assemblée nationale devra probablement se préparer à des contestations, voire des recours, sur la légitimité de cette décision.

Ce développement souligne une fois de plus les tensions politiques au Sénégal, où l’équilibre entre pouvoir et opposition reste un enjeu majeur.

Religion : Préparatifs de la 2ème édition de la « Nuit du Prophète Muhammad (PSL) » initiée par Mouhamed Diaby Gassama

La 2ème édition de la Nuit du Prophète Muhammad (PSL) est prévue en décembre 2024 à la Cité Cora Fall, dans la région de Dakar. En marge des préparatifs, un Comité Départemental de Développement (CDD) s’est tenu aujourd’hui à la préfecture de Rufisque, sous la présidence du préfet Maguette Dioum, afin d’assurer la réussite de cet événement religieux.

Lors de ce CDD, le préfet du département a donné des assurances au comité d’organisation de la Nuit du Prophète Muhammad (PSL). Selon Maguette Dioum, « les préoccupations du guide religieux ont été bien recueillies. Cela nous a permis de passer en revue plusieurs secteurs afin de prendre en compte les attentes de l’initiateur et du comité d’organisation. Nos supérieurs nous ont demandé de prendre toutes les dispositions nécessaires pour un bon déroulement du Gamou. »

Matar Camara, coordonnateur du comité d’organisation, a exprimé sa gratitude envers les autorités pour leur soutien. Il a également salué l’engagement des talibés et de toute la communauté musulmane. « Cela fait deux ans que nous célébrons ce Gamou, communément appelé Nuit du Prophète Muhammad (PSL). Nous remercions toutes les autorités pour leur accompagnement, ainsi que les talibés et la communauté musulmane pour leur mobilisation. »

Cet événement initié par Mouhamed Diaby Gassama s’inscrit dans une démarche spirituelle et culturelle, visant à honorer la mémoire du Prophète Muhammad (PSL) tout en renforçant la cohésion au sein de la communauté musulmane.

Retour possible de Pape Djibril Fall à l’Assemblée nationale : un nouvel épisode dans le feuilleton politique sénégalais

La scène politique sénégalaise est en ébullition avec la possible réintégration de Pape Djibril Fall à l’Assemblée nationale. Ce rebondissement intervient dans un contexte marqué par la révocation imminente de Barthélémy Dias, actuel maire de Dakar et tête de liste nationale de la coalition Sam Sa Kaddu.

En décembre 2023, la Cour suprême de Dakar avait confirmé la condamnation de Barthélémy Dias à deux ans de prison, dont six mois avec sursis, pour son rôle dans l’affaire Ndiaga Diouf. Cette condamnation a relancé le débat sur son éligibilité à siéger à l’Assemblée nationale.

Conformément à la loi sénégalaise, une révocation nécessitait une intervention du Garde des Sceaux pour initier le processus, ce qui a été fait récemment. Désormais, la balle est dans le camp de l’Assemblée nationale, où la pression pour entériner cette décision se fait de plus en plus sentir.

Si la révocation de Barthélémy Dias est confirmée, son siège deviendra vacant, entraînant une redistribution selon les règles de la coalition Sam Sa Kaddu, qui avait obtenu trois sièges lors des législatives de novembre 2024.

En théorie, Déthié Fall, cinquième sur la liste nationale, serait le remplaçant naturel. Cependant, son retrait public de la coalition avant les élections et son soutien affiché à la liste Pastef/Les Patriotes le disqualifient de facto. De plus, Déthié Fall a déjà affirmé qu’il ne siégerait pas sous la bannière de Sam Sa Kaddu.

Avec le désistement de Déthié Fall, le chemin semble dégagé pour Pape Djibril Fall, classé septième sur la liste. Ce dernier, ancien député de la 14e législature et leader du mouvement Les Serviteurs, pourrait retrouver son siège à l’hémicycle.

Son retour marquerait un tournant important, à la fois pour sa carrière politique et pour la coalition Sam Sa Kaddu, qui bénéficierait d’une figure reconnue pour renforcer sa position à l’Assemblée.

Cette affaire soulève des questions fondamentales sur le fonctionnement des institutions démocratiques au Sénégal, notamment sur la gestion des incompatibilités judiciaires et des transferts de sièges au sein des coalitions. Le cas de Barthélémy Dias, emblématique de ces enjeux, risque de laisser des traces durables dans le paysage politique national.

Pour Pape Djibril Fall, ce retour constituerait une opportunité de consolider son influence et de porter à nouveau ses idées au sein de l’hémicycle. Reste à savoir si cette réintégration sera formellement confirmée dans les semaines à venir. Une chose est sûre : le feuilleton politique sénégalais est loin d’être terminé.

Abdoulaye Mamadou Guissé et ses complices inculpés pour escroquerie et blanchiment

L’affaire Omart City Sénégal prend une nouvelle tournure. Abdoulaye Mamadou Guissé, président de cette structure, ainsi que deux de ses collaborateurs, Pape Boubacar Camara, son directeur de cabinet, et Khady Faye, prétendument présentée comme la tante du Président du Pastef, Bassirou Diomaye Faye, ont été inculpés et placés sous mandat de dépôt par le juge du deuxième cabinet du tribunal de Pikine-Guédiawaye.

Selon les informations rapportées par le journal Libération, ces individus font face à de lourdes accusations, notamment association de malfaiteurs, escroquerie et blanchiment de capitaux. Ces charges s’inscrivent dans le cadre d’une enquête portant sur un vaste projet de logements sociaux piloté par Omart City Sénégal.

Outre cette inculpation, Abdoulaye Mamadou Guissé est également sous le coup d’un mandat d’arrêt émis par le doyen des juges du tribunal de Diourbel. Cette autre procédure, en lien avec des faits similaires, vient alourdir son dossier judiciaire.

L’arrestation de Guissé a eu lieu samedi dernier, opérée par les gendarmes de la brigade de la Zone franche. Elle marque une étape cruciale dans l’enquête en cours. Les autorités cherchent à élucider les mécanismes d’un projet immobilier soupçonné de dissimuler des pratiques frauduleuses.

L’affaire met également en lumière les pratiques présumées de manipulation et de tromperie, comme en témoigne le rôle controversé de Khady Faye, présentée de manière fallacieuse comme proche de figures politiques influentes.

Ces développements interviennent dans un contexte où la lutte contre la corruption et le blanchiment de capitaux s’intensifie au Sénégal. Cette affaire pourrait dévoiler des ramifications plus larges, impliquant potentiellement d’autres acteurs dans le secteur de l’immobilier.

Les prochaines étapes judiciaires seront scrutées de près, alors que les prévenus sont désormais entre les mains de la justice. Affaire à suivre.

Énergie au Sénégal : Vers la fin de la location du bateau électrique turc « Aysegul Sultan » ?

Le contrat de location du bateau électrique turc Aysegul Sultan, signé en 2021 pour une durée de cinq ans au coût de 16,3 milliards FCFA, arrive à terme. Propriété de la société turque Karpower, ce navire fournit actuellement 240 MW, soit 15 % de la production électrique de la Senelec. Cependant, des tensions internes et des enjeux stratégiques autour de la production énergétique pourraient remettre en question son avenir dans le mix énergétique sénégalais.

Au cœur de ces discussions, la centrale de West African Energy (WAE) pourrait jouer un rôle déterminant. Capable d’injecter 25 % de l’électricité produite par la Senelec, cette centrale représente une alternative crédible au bateau turc. L’ex-Directeur général de la WAE, Samuel Sarr, avait déjà exprimé son intention de rompre le contrat de location, estimant que la montée en puissance de la WAE rendait cette solution coûteuse et obsolète.

Cependant, la situation est compliquée par des conflits internes entre les actionnaires de la WAE, notamment Moustapha Ndiaye, Abdoulaye Dia et Khadim Bâ. Ces tensions ont conduit à l’arrestation de Samuel Sarr, accusé de détournement de fonds à hauteur de 8,17 milliards FCFA, et à une série de négociations pour résoudre les différends.

Les autorités sénégalaises doivent également composer avec la société turque Calix, qui cherche à renforcer son implication dans la gestion de la WAE. Profitant des tensions entre actionnaires, les Turcs ambitionnent de consolider leur influence, notamment à travers un protocole de gestion proposé par l’African Financial Corporation (AFC), principal bailleur de fonds de la centrale. Ce document, intitulé Service Agreement, a été vivement critiqué par Samuel Sarr, qui y voyait une tentative de céder trop de contrôle à des intérêts étrangers.

Les autorités sénégalaises, sous la houlette du Premier ministre Ousmane Sonko, multiplient les rencontres avec les parties prenantes, y compris l’homme d’affaires Harouna Dia, pour trouver une solution à ce conflit.

Le maintien ou non du Aysegul Sultan dans le réseau électrique sénégalais dépendra de plusieurs facteurs : la résolution des différends au sein de la WAE, la capacité de la centrale à assurer une production stable et suffisante, et la volonté politique de réduire la dépendance à des solutions importées.

Sous la direction de Papa Toby Gaye, actuel Directeur général de la Senelec, le contrat initialement signé par son prédécesseur Papa Mademba Bitèye n’a pas été remis en cause, malgré les critiques sur son coût. Cependant, avec l’échéance imminente et la pression pour une gestion plus nationale de l’énergie, des décisions stratégiques s’imposent.

La fin de la location du Aysegul Sultan pourrait marquer un tournant dans la politique énergétique du Sénégal, en renforçant l’indépendance énergétique du pays tout en réduisant les coûts liés à des solutions provisoires. Les prochains mois seront décisifs pour savoir si le Sénégal est prêt à franchir cette étape.

Kabirou Mbodje face à la justice : ses ex-associés réclament 30 milliards F CFA de dédommagements

L’affaire dite Wari, opposant Kabirou Mbodje, patron de la célèbre société de transfert d’argent, à ses anciens collaborateurs, Malick Fall, Seyni Camara et Cheikh Tagué, a été de nouveau examinée ce lundi 2 décembre 2024 par la Cour d’appel de Dakar. Ce dossier, qui a marqué le monde des affaires sénégalais, porte sur des accusations d’abus de biens sociaux.

Jugé par défaut, Kabirou Mbodje n’a pas permis à ses avocats de s’exprimer devant la Cour. En revanche, les parties civiles, représentées par leurs conseils, ont fait valoir leurs arguments pour demander une révision à la hausse des dommages et intérêts initialement fixés à 5 milliards F CFA. Me Seydou Diagne, l’un de leurs avocats, réclame désormais 30 milliards F CFA, estimant que ce montant est proportionnel au préjudice subi par ses clients.

Son confrère, Me Baboucar Cissé, a appuyé cette demande en soulignant que ses clients, tous d’anciens cadres ayant quitté de prestigieuses banques, avaient misé sur Wari pour créer une entreprise innovante. Selon lui, la gestion frauduleuse de Kabirou Mbodje leur aurait causé un manque à gagner colossal.

Les origines de cette affaire remontent à 2013, lorsque Kabirou Mbodje aurait procédé à une augmentation de capital qui aurait réduit drastiquement les parts des plaignants, initialement de 39 %, à seulement 3 %. Cette manœuvre, qualifiée de frauduleuse par ses ex-associés, s’accompagnerait, selon eux, d’autres irrégularités telles que la falsification des états financiers et la dissimulation du capital de 2012.

Les plaignants affirment que Kabirou Mbodje se serait également octroyé 8 % du chiffre d’affaires, soit une somme estimée à 5 milliards F CFA, tout en causant un préjudice global de 22 milliards F CFA à leurs entreprises, Wari et Interactive.

Déjà condamné en première instance le 24 novembre 2021 à 2 ans de prison, dont 6 mois ferme, Kabirou Mbodje fait face à une demande de confirmation de ce verdict par le procureur général. Ce dernier a estimé, au même titre que les avocats des parties civiles, que les faits d’abus de biens sociaux sont bel et bien caractérisés.

Après les échanges d’arguments, la Cour d’appel de Dakar a fixé son délibéré au 6 janvier 2025. Cette décision sera particulièrement attendue dans les milieux économiques et juridiques, tant l’affaire Wari illustre les enjeux de gouvernance et de transparence dans les entreprises sénégalaises.

En attendant, les accusations portées contre Kabirou Mbodje continuent de ternir l’image de l’un des pionniers du transfert d’argent en Afrique, autrefois salué pour son succès entrepreneurial.

Barthélemy Dias face à la perte imminente de son mandat de député

Barthélemy Dias, maire de Dakar et figure politique majeure au Sénégal, pourrait prochainement perdre son mandat de député. Selon une source proche du groupe parlementaire de la majorité, l’Assemblée nationale a été officiellement saisie pour statuer sur sa révocation. Cette procédure intervient après une série d’actions judiciaires ayant conduit à sa condamnation.

Le cas de Barthélemy Dias remonte à l’affaire Ndiaga Diouf, un événement tragique datant de 2011. Dias avait été accusé dans le cadre de cette affaire, qui avait suscité un large débat sur la violence politique au Sénégal. En première instance, il avait été condamné à deux ans de prison, dont six mois ferme, et à verser 25 millions de FCFA de dommages et intérêts à la famille de la victime. Cette peine avait été confirmée par la Cour d’appel, avant que son pourvoi devant la Cour suprême ne soit rejeté, rendant la décision définitive.

Avec ce rejet, Barthélemy Dias se retrouve dans une situation délicate. Selon les dispositions légales, un élu condamné de manière définitive peut perdre son mandat parlementaire. L’Assemblée nationale doit maintenant se prononcer sur cette révocation, une étape qui pourrait marquer un tournant dans sa carrière politique.

Cette affaire n’est pas seulement une question juridique, mais également politique. Barthélemy Dias est connu pour être un fervent opposant à la majorité actuelle et un proche allié de Khalifa Sall, ancien maire de Dakar également confronté à des déboires judiciaires. La perte de son mandat pourrait avoir des répercussions importantes sur l’opposition sénégalaise, à l’approche des élections de 2024.

En attendant la décision de l’Assemblée, Barthélemy Dias continue de remplir ses fonctions de maire de Dakar. Cependant, cette éventuelle révocation pourrait non seulement affecter son mandat parlementaire, mais également fragiliser sa position au sein de la sphère politique nationale.

Alors que cette affaire polarise l’opinion publique, elle met en lumière les tensions croissantes entre les institutions judiciaires et politiques au Sénégal, dans un contexte de préparation aux prochaines échéances électorales.

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