Saraya, enclavée, éloignée et en manque de presque tout : L’implacable diagnostic d’Amadou Ba

Tel un médecin face à son patient, Amadou a été pointilleux dans le diagnostic. Il a mis le doigt sur le mal profond, plutôt les maux devraient on dire qui gangrènent et rongent le département de Saraya.

Un endroit où le chef de file de Jamm ak Njarin a tenu à poser le pied, ce vendredi 1er Novembre pour rappeler aux populations locales qu’elles font partie intégrante du Sénégal. «Saraya est très loin de Dakar. Saraya est même loin de Kédougou, la capitale régionale. Elle est presque coupée du reste du pays», précise le leader de la coalition de l’espoir, Amadou Ba. D’où la nécessité et l’urgence de désenclaver le département.

Il manque presque de tout. Routes, pistes de production, électricité, réseau téléphonique… Ce département, d’égale dignité avec tous les autres que compte le pays, doit pouvoir bénéficier des mêmes commodités, pour que l’équité territoriale soit, enfin, une réalité visible partout à travers le pays.

Jamm ak Njarin compte, une fois, au contrôle à l’hémicycle, corriger ce déséquilibre en portant les demandes et les doléances, somme toutes, légitimes au niveau de la représentation nationale. Mieux que de les porter, Amadou Ba, ses futurs collègues et alliés parlementaires, entendent trouver des solutions aux innombrables difficultés auxquelles Saraya est confrontée depuis l’indépendance. Il faudra au préalable que Jamm ak Njarin, s’adjuge le gain de la partie au soir du scrutin législatif du 17 Novembre 2024.

Dagana : l’inter-coalition Takku Wallu – Sam sa Kaddu mise sur le travail de terrain pour les législatives

Dans le cadre de la campagne pour les élections législatives prévues le 17 novembre prochain, l’inter-coalition “Takku Wallu – Sam sa Kaddu” se concentre sur le travail de terrain et la proximité avec les électeurs dans le département de Dagana. Amadou Mame Diop, candidat de l’inter-coalition, a réaffirmé cet engagement lors d’un meeting organisé à Richard-Toll.

Lors de son discours, Amadou Mame Diop a appelé tous les membres de l’inter-coalition à rester mobilisés pour reconquérir le terrain électoral. Il a insisté sur l’importance des visites de proximité, soulignant que cette méthode est essentielle pour remporter les élections. “Nous devons tous rester plus que jamais debout et nous mobiliser pour reconquérir le terrain en multipliant les visites de proximité”, a-t-il déclaré.

Le candidat a également exprimé son mécontentement vis-à-vis des nouvelles autorités, accusant le gouvernement en place de ne faire que du populisme depuis sept mois. Selon lui, cette situation a plongé le pays dans des souffrances d’une gravité extrême, trahissant ainsi les attentes des jeunes. “Les jeunes ont été tous trahis”, a-t-il affirmé, exhortant cette frange de la population à agir.

Amadou Mame Diop a lancé un appel aux jeunes électeurs pour qu’ils rectifient les erreurs commises lors de la présidentielle du 24 mars dernier en votant massivement pour l’inter-coalition “Takku Wallu – Sam sa Kaddu”. Il a promis de relancer les programmes initiés par l’ancien régime, qui selon lui, avaient été bénéfiques pour le pays.

Le chaos
L’inter-coalition a aussi mis en garde le peuple sénégalais contre le risque de renouveler leur confiance au régime actuel. Amadou Mame Diop a souligné que ne pas voter pour l’inter-coalition équivaut à plonger de nouveau le pays dans des situations chaotiques. Cet avertissement vise à mobiliser les électeurs autour d’une alternative crédible pour éviter un retour à des conditions jugées défavorables.


À quelques jours des élections législatives, l’inter-coalition “Takku Wallu – Sam sa Kaddu” se positionne comme une force d’opposition dynamique, mise sur la proximité avec les électeurs pour contrer le gouvernement en place. La mobilisation des jeunes et un retour à des valeurs de proximité semblent être au cœur de leur stratégie, alors que le pays se prépare à un moment crucial de son histoire politique.

Ziguinchor : Aissatou Ndiaye, coordonnatrice nationale des agropoles, satisfaite de l’état d’avancement des travaux d’infrastructures

En tournée à Ziguinchor pour évaluer l’état d’avancement de l’Agropole-Sud dans le cadre du suivi de la mise en œuvre des Agropoles du Sénégal, Aissatou Ndiaye, la nouvelle coordonnatrice nationale du Programme National de Développement des Agropoles du Sénégal (PNDAS), a exprimé sa satisfaction quant aux progrès réalisés dans les travaux d’infrastructures. Cette évaluation s’est déroulée lors de sa visite dans la zone sud, couvrant les régions de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda.

« À Adéane, nous avons atteint un taux d’exécution de 65 %. Toutes les infrastructures sont en phase de finalisation, y compris le château d’eau, le hangar de stockage, le centre de santé, le centre d’excellence, les parkings et les chambres froides. La voirie intérieure est bien avancée, avec une bonne prise en charge de l’assainissement. À Kolda, où les travaux ont débuté en avril, le rythme est satisfaisant. Nous sommes à 40 % de taux d’exécution physique. Le hangar de stockage, l’atelier mécanique, le bâtiment administratif et l’infirmerie de la plateforme agro-industrielle sont en cours de finalisation », a-t-elle déclaré.

Ces propos ont été tenus au terme d’une tournée dans les régions de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda pour évaluer l’état d’avancement des chantiers et des programmes du projet Agropole-Sud, en compagnie du coordonnateur de l’Agropole-Sud, Ousseynou Konaté.

Aissatou Ndiaye a expliqué que le PNDAS a œuvré pour remobiliser les entreprises après la pause liée aux pluies, dans le but de finaliser rapidement toutes les infrastructures. Elle a précisé que « les agropoles constituent une priorité pour l’État du Sénégal, comme en témoigne la place qu’elles occupent dans les pôles de développement économique ».

Elle a également souligné que le projet Agropole-Sud contribue considérablement à l’amélioration des rendements des producteurs grâce à la distribution d’environ 87 tonnes de semences certifiées, 1 340 tonnes d’engrais et plus de 504 000 plants fruitiers.

Lors de sa visite à Ziguinchor, la coordonnatrice a visité des entreprises spécialisées dans la transformation des produits agricoles et des parcelles de production de mangues et d’anacardes, ainsi que des parcelles de production situées à Goudomp, dans la région de Sédhiou. À Kolda, elle s’est rendue dans les villages de Kankiling et de Manoto Sakho pour inspecter des parcelles de manguiers et de maïs.

« Cette visite a été l’occasion de rencontrer et d’échanger avec les parties prenantes du projet et, surtout, de recueillir leurs préoccupations et attentes », a-t-elle ajouté.

Elimane Dramé, directeur général d’une unité de transformation de noix de cajou, a exprimé sa gratitude envers les responsables de l’Agropole-Sud pour le soutien apporté aux producteurs de noix de cajou. Il a indiqué que son unité dispose d’une capacité de production de 2 400 tonnes de noix de cajou, mais que depuis quatre à cinq ans, elle n’a jamais dépassé 800 tonnes, soulignant ainsi les difficultés rencontrées pour approvisionner l’usine en matière première.

Amadou Ba en caravane à Kédougou

« Certes le pays est à l’arrêt, mais Jamm ak Njarin, peut remettre les pendules à l’heure si… »

Ce 1er Novembre, jour de la Toussaint, le candidat de la coalition Jamm ak Njarin, Amadou Ba a rendu visite à la difficile cité mais oh combien riche en potentialités économiques de Kedougou. Le cœur de cette capitale régionale, la plus éloignée et la plus à l’Est du Sénégal, à l’image des autres contrées sillonnées par la caravane de l’espoir bat également au rythme d’un Jamm porteur de Njarin.

Elle a ainsi mis les petits plats dans les grands, pour dire bienvenue à Amadou Ba et sa délégation. L’ancien Premier ministre a, dans ce sens, profité de sa présence sur la terre d’Amath Dansokho, un autre digne fils du pays, patriote, engagé et désintéressé, de son vivant, pour magnifier la solennité de ce jour (Toussaint) qui honore tous les saints connus et inconnus.

Il a réitéré son respect et sa considération à la communauté chrétienne qui vit en parfaite harmonie avec les autres religions. Un legs qui, selon Amadou Ba, doit être entretenu pour préserver cette paix durable qui cimente nos relations.

Pour se faire, il demeure impérial de lutter contre les démons de la division et contre toute forme de stigmatisation, renchérit le porte étendard de la Nouvelle Responsabilité. Lui qui a souhaité et prié pour une longue vie des autorités de l’église au Sénégal, n’a pas manqué de rappeler l’importance de la paix sociale, la concorde et l’unité qui constituent des conditions sine qua non, pour le développement.

Pour couper court à l’argumentaire du camp d’en face consistant à dépeindre l’opposition politique sous les traits de gens animés par la ferme volonté de bloquer l’Executif, si elle devient majoritaire au Parlement, l’ancien Premier ministre déclare «certes Rewmi doxatul (le pays est à l’arrêt », mais avec une Assemblée nationale contrôlée par Jamm ak Njarin, toutes les pendules seront remises à l’heure. Car nous sommes des personnes responsables, dont la seule volonté est de bien faire pour tirer le pays vers le haut».

La veille à Bakel, dans le Gadiaga, où lui et sa caravane ont été reçus vers les coup de 1h du matin, avec l’hospitalité légendaire qui caractérise les populations locales, Amadou Ba a dit à qui veut l’entendre qu’il ne souhaiterait jamais politiser la misère. Même s’il est quand même vrai que cette terre d’ouverture et de progrès qu’est Bakel, a été particulièrement éprouvée, il y a de cela quelques jours. La tête de pont de Jamm ak Njarin, souhaite plutôt contribuer à apporter les solutions et le réconfort aux habitants de cette partie du pays.

Octobre Rose : Plus de 800 anomalies détectées au Sein et au Col de l’Utérus, selon la LISCA

La Ligue Sénégalaise contre le Cancer (LISCA) a dressé le bilan de sa campagne de dépistage menée durant le mois d’Octobre Rose. Selon sa présidente, plus de 800 anomalies ont été détectées au niveau du sein et du col de l’utérus dans le cadre de cette initiative de sensibilisation et de prévention contre les cancers féminins. Ce chiffre a été révélé lors d’une journée de sensibilisation organisée par l’Amicale de la Caisse de dépôt et de consignation (CDC) sur le cancer du sein.

Au total, environ 10 000 femmes ont été consultées dans les centres de dépistage répartis dans 47 sites à Dakar et dans les régions. La présidente de la LISCA a précisé qu’au niveau du sein, environ 300 cas de suspicion de cancer ont été recensés, tandis que pour le col de l’utérus, plus de 150 cas ont été identifiés. Ces chiffres montrent l’ampleur des risques liés aux cancers féminins, pour lesquels une détection précoce est cruciale.

La LISCA rappelle que l’initiative Octobre Rose ne se limite pas seulement à la lutte contre le cancer du sein, mais inclut également le dépistage du cancer du col de l’utérus, qui touche de nombreuses femmes au Sénégal. La présidente de la Ligue a également lancé un appel aux bonnes volontés pour soutenir les femmes atteintes de ces cancers, soulignant l’importance de l’accompagnement psychologique, financier, et médical pour ces patientes.

Ces efforts de sensibilisation et de dépistage visent à renforcer la prévention, une étape essentielle dans la lutte contre les cancers féminins au Sénégal.

Drame au large de la Mauritanie : 28 migrants périssent lors d’une traversée tragique depuis le Sénégal

Une nouvelle tragédie migratoire secoue la côte ouest-africaine. Une embarcation partie des côtes sénégalaises, précisément de Niodor dans le sud du pays, a été portée disparue pendant dix jours avant de réapparaître au large de Nouakchott, en Mauritanie. L’incident, survenu après le départ du bateau le 21 octobre dernier, met en lumière les risques mortels auxquels sont confrontés des milliers de migrants en quête d’un avenir meilleur.

L’arrivée de l’embarcation, rapportée par les autorités mauritaniennes, révèle un bilan accablant : au moins 28 passagers ont perdu la vie lors de la traversée. Les témoignages recueillis font état de conditions de survie extrêmement difficiles, marquées par le manque d’assistance et de ressources. Selon “Infomigrants”, deux corps ont été retrouvés dans la pirogue, tandis que 26 autres victimes ont été jetées par-dessus bord par les passagers, faute de pouvoir les maintenir à bord en raison de leur état critique.

Alarm Phone, une plateforme d’aide aux migrants en détresse en mer, rapporte que 122 survivants ont été débarqués, dont 37 dans un état critique nécessitant une hospitalisation immédiate. Cette tragédie a mis en évidence l’inaction des États riverains, soulignée avec indignation par Helena Maleno, journaliste et militante des droits des migrants. Sur ses réseaux sociaux, elle a déclaré : “La pirogue appelait à l’aide depuis samedi, mais ni l’Espagne, ni le Maroc, ni la Mauritanie ne sont intervenus pour secourir ces personnes. Ils les ont abandonnés et laissés mourir”.

Ce drame humanitaire reflète non seulement la détresse des migrants mais aussi l’insuffisance des mécanismes de sauvetage en mer. Malgré les appels à l’aide lancés, le manque de coordination entre les différents pays de la région a contribué à aggraver la situation. Des ONG et des organisations internationales dénoncent régulièrement ce type de négligence qui pourrait être évitée par une coopération renforcée et des moyens de sauvetage plus efficaces.

Les risques encourus par les migrants africains sont souvent exacerbés par des embarcations de fortune, surchargées et peu adaptées aux longs trajets en mer. Cette tragédie fait écho aux nombreuses autres traversées périlleuses ayant déjà coûté la vie à des milliers de personnes dans l’Atlantique et la Méditerranée.

Cette situation met en lumière la nécessité d’une réponse humanitaire plus proactive de la part des États côtiers et des institutions internationales pour prévenir d’autres pertes tragiques. La communauté internationale, y compris les pays d’Europe impliqués dans les routes migratoires, doit intensifier ses efforts pour garantir des secours rapides et coordonnés, afin de protéger les vies de ceux qui entreprennent ces voyages désespérés.

Face à l’urgence de cette crise, l’inaction n’est plus une option. Chaque minute qui s’écoule sans assistance représente un risque accru pour des centaines de vies humaines. Le drame récent sur les côtes mauritaniennes doit servir de rappel et de catalyseur pour une action plus déterminée et concertée en matière de sauvetage en mer.

Ousmane Sonko Mobilise une Foule Historique à Sédhiou : Un Nouveau Chapitre dans la Campagne de Pastef

La campagne électorale sénégalaise atteint un point culminant, et Ousmane Sonko, leader du parti Pastef, s’impose comme une figure centrale grâce à des mobilisations populaires sans précédent. Après avoir suscité l’enthousiasme à Malem Hoddar, Koungheul, Kaffrine, Kaolack et Koumpentoum, Sonko et ses alliés ont été accueillis avec un soutien massif à Sédhiou, confirmant l’élan et l’ampleur de leur campagne.

La ville de Sédhiou a vibré sous les acclamations d’une foule imposante, qui s’est rassemblée pour entendre le discours de celui qui incarne pour beaucoup l’espoir d’un changement profond au Sénégal. Cet événement, marqué par une participation record, témoigne de l’engagement croissant des électeurs dans la région et de la résonance des promesses portées par Sonko et Pastef.

Lors de cette rencontre historique, Ousmane Sonko a tenu à rappeler l’enjeu crucial des élections législatives à venir. Il a souligné que la victoire de Pastef permettrait au parti de conduire des réformes significatives et de mettre en œuvre des politiques au service des aspirations des citoyens, sans subir de blocages institutionnels. « Cette élection est une occasion unique de donner une voix forte au peuple sénégalais », a-t-il déclaré, galvanisant la foule et l’incitant à voter en masse pour assurer la réussite de cette vision.

Ce rassemblement impressionnant à Sédhiou vient confirmer la dynamique ascendante de la campagne de Sonko. En multipliant les démonstrations de force et en mobilisant des milliers de citoyens, il affirme son statut de candidat capable de fédérer et de porter haut les aspirations du Sénégal. Les prochains jours seront cruciaux pour consolider cet élan et transformer l’énergie des meetings en une victoire aux urnes.

Avec ce soutien massif, Pastef semble prêt à relever le défi des législatives et à imposer un changement de cap dans la vie politique du pays. Reste à savoir si cet élan se traduira par un succès électoral historique qui redéfinirait l’échiquier politique sénégalais.

Attaque du Convoi de Sonko : Les commissaires de Koungheul et de Kaffrine relevés de leurs fonctions

Dans un contexte tendu marqué par des violences électorales, le commissaire central de Kaffrine et le commissaire urbain de Koungheul ont été démis de leurs fonctions pour “faute lourde”. Cette décision fait suite à l’attaque du convoi de la tête de liste nationale de Pastef, Ousmane Sonko, lors de son passage à Koungheul, événement qui a suscité une vive polémique et soulevé des inquiétudes quant à la sécurité des candidats durant la période électorale.

Selon des informations recueillies par Seneweb, le limogeage des deux commissaires, dont le commissaire Seydi de Koungheul et le commissaire Fall de Kaffrine, serait directement lié aux manquements dans la gestion de la sécurité lors de l’incident. Il leur est reproché de n’avoir pas pris les mesures de prévention nécessaires pour éviter les heurts qui ont marqué le passage du convoi d’Ousmane Sonko dans la ville de Koungheul. Cette incapacité à maintenir l’ordre et à garantir la sécurité du cortège a été interprétée comme une “faute lourde” par les autorités policières.

La décision prise par les responsables de la police a conduit à la réaffectation des deux commissaires. Le commissaire urbain de Koungheul, Seydi, a ainsi été transféré au commissariat central de Thiès où il occupera désormais le poste d’adjoint au chef de service. Quant au commissaire Fall, chef du commissariat central de Kaffrine, il a été muté à la Direction générale de la Police nationale, qui dépend du ministère de l’Intérieur.

Le commissariat urbain de Koungheul étant sous la tutelle du commissariat central de Kaffrine, cette double sanction reflète une volonté des autorités de renforcer la discipline et de rappeler aux forces de l’ordre leurs obligations en matière de sécurité, en particulier dans les zones où des tensions électorales peuvent survenir. En ces temps de campagne, la sécurité des leaders politiques, mais aussi celle de leurs partisans et de la population, reste une priorité pour le ministère de l’Intérieur, qui cherche à éviter toute escalade de violence pouvant troubler l’ordre public.

Cet incident intervient dans un contexte où les tensions politiques sont particulièrement vives, notamment autour des candidats de l’opposition. Ousmane Sonko, figure de proue du parti Pastef, est souvent au cœur de l’actualité et a suscité des réactions contrastées au sein de la population. L’attaque de son convoi illustre les risques encourus par les figures politiques durant cette période sensible et la nécessité pour les autorités de mettre en place des dispositifs de sécurité adéquats.

Face aux risques de dérapages lors des rassemblements politiques, les autorités sont appelées à renforcer les mesures de prévention et de sécurité dans les régions jugées sensibles. Le limogeage des commissaires de Koungheul et Kaffrine pourrait constituer un signal fort envoyé à l’ensemble des forces de l’ordre. Ce rappel à l’ordre a pour objectif de rappeler à chacun ses responsabilités et de démontrer l’engagement de l’État dans le maintien de la sécurité pendant la période électorale.

Le maire de la commune de Keur Socé (département de Kaolack) a fait face à la presse à l’occasion d’un meeting organisé ce jeudi en prélude aux élections législatives anticipées de 2024.

« L’activité qui nous réunit aujourd’hui s’inscrit dans le cadre des élections législatives anticipées, dans lesquelles notre coalition Takku Wallu Sénégal est en lice, dirigée par le président Macky Sall. Notre coalition regroupe les frères libéraux, dont le PDS, le LSS de Samuel Sarr, Omar Sarr, Modou Diagne Fada, et l’APR, entre autres. Vous savez que nous étions une communauté rurale pendant 40 ans avant de devenir une commune en 2014. Notre engagement est de faire de Keur Socé une commune émergente et résiliente. La commune de Keur Socé compte 71 villages pour une population de 37 889 habitants sur une superficie de 197 km² », a souligné le maire Malick Ndiéguène.

En ce qui concerne les réalisations dans les domaines du sport, du maraîchage, de l’éducation et de la santé, le maire affirme que la commune fait partie des plus émergentes du département de Kaolack, grâce au travail de l’équipe municipale. « Nous avons trouvé seulement huit villages électrifiés, dont Keur Socé, Lamarane Badiane, Kamby, Mbouma, Ndiouffène, Fass Thiamène Taïb et Kouthié. Aujourd’hui, tous les villages sont électrifiés, à l’exception d’un seul, qui est en cours d’électrification. »

Pour le secteur de l’agriculture hors saison, notamment le maraîchage, la commune a mis en place 56 périmètres maraîchers, permettant à des femmes membres de 37 groupements formalisés et financés, grâce au soutien de partenaires, de devenir autonomes.

« Concernant la santé, nous avions trouvé seulement deux postes de santé fonctionnels; aujourd’hui, il y en a quatre, tous en activité. Le budget alloué à la santé est passé de 1 million à 4 millions de francs CFA, en plus d’une allocation pour le carburant », a précisé M. Ndiéguène.

« S’agissant de l’éducation, le budget initial de 3 millions est aujourd’hui porté à 10 millions. Les écoles, qui ne disposaient ni de robinets ni de murs de clôture, sont désormais clôturées et équipées de robinets. Nous avons construit 60 salles de classe, ainsi que des blocs sanitaires équipés, et remis à certaines écoles des photocopieuses », a détaillé le maire.

« Macky Sall a réalisé des progrès considérables que personne n’avait atteints avant lui, de Senghor à Wade en passant par Diouf. Les infrastructures qu’il a bâties, comme les ponts, le Bus Rapid Transit et le Train Express Régional, en sont la preuve. Son bilan est plus que satisfaisant », a-t-il affirmé.

L’ancien membre du Conseil économique, social et environnemental a exhorté les habitants de sa commune à voter pour la coalition Takku Wallu Sénégal et à ne pas prêter attention aux commentaires non fondés. « Le régime en place sait bien que la population a faim, qu’elle a soif, et que le pouvoir d’achat est très limité. C’est vraiment difficile pour le Sénégal », a conclu le maire de Keur Socé.

Renforcement des liens entre le Sénégal et la Türkiye : une prière commune porteuse de paix

Une atmosphère solennelle s’est installée à la mosquée de Camlica, symbole emblématique d’Istanbul, ce vendredi. Le Président sénégalais Bassirou Diomaye Faye s’est joint à la prière hebdomadaire aux côtés du Président turc, Recep Tayyip Erdoğan. Cette rencontre spirituelle témoigne de l’amitié et de la coopération croissantes entre les deux nations.

Lors du sermon prononcé par l’imam, l’accent a été mis sur un message universel issu du Coran, appelant à l’unité, à la solidarité et à la concorde parmi les croyants. Ce rappel poignant souligne l’importance des valeurs qui transcendent les frontières et les différences culturelles : la paix, l’entraide et la cohésion. Les fidèles présents ont été invités à méditer sur la manière dont ces principes peuvent être appliqués pour bâtir un monde plus harmonieux.

Pour le Président Faye, cette participation revêt une signification particulière. En assistant à cet événement aux côtés du Président Erdoğan, il manifeste la volonté du Sénégal de renforcer ses liens avec la Türkiye, non seulement sur le plan diplomatique et économique, mais également dans le domaine spirituel et culturel. Cette démarche s’inscrit dans un contexte de coopération renforcée qui bénéficie aux deux pays et témoigne d’une vision commune de solidarité et de paix.

La mosquée de Camlica, plus grande mosquée de Türkiye, n’est pas seulement un lieu de culte, mais aussi un symbole de modernité et de tradition, unissant l’histoire et l’avenir du pays. La présence des deux chefs d’État dans cet édifice illustre la portée universelle du message religieux, qui peut être une force de rapprochement et de compréhension mutuelle entre les peuples.

Ce moment partagé inspire non seulement le Sénégal et la Türkiye, mais aussi la communauté internationale, à voir dans la foi et les rencontres interreligieuses une opportunité de dialogue et de collaboration. Les deux nations, liées par leur respect mutuel et leurs ambitions communes, montrent que la prière et la spiritualité peuvent être des instruments de paix et de cohésion dans un monde souvent divisé.

En conclusion, la participation des présidents Faye et Erdoğan à cette prière est un exemple éloquent de la manière dont la foi peut servir de pont entre les cultures et les pays, soulignant l’importance de valeurs universelles qui unissent au-delà des différences. Dans un monde en quête de stabilité, cet appel à la paix et à la fraternité est plus que jamais pertinent et porteur d’espoir.

Amadou Bâ propose des débats locaux pour un dialogue approfondi sur le développement du Sénégal

Le leader de la coalition Jamm Ak Jariñ, Amadou Bâ, a pris la parole ce jeudi lors de sa visite dans le département de Goudiry, pour évoquer l’un des sujets les plus discutés de la campagne électorale : un débat public avec Ousmane Sonko, tête de liste de la coalition Pastef. Dans un contexte politique tendu et marqué par de fortes attentes, Amadou Bâ s’est dit prêt à relever le défi tout en proposant d’aller plus loin dans la démarche.

« Je vois que Ousmane a hâte de faire face à moi », a déclaré Amadou Bâ avec confiance, avant d’ajouter : « Je lui propose un débat de proximité, département par département, devant les populations pour discuter des questions essentielles qui concernent le développement de notre pays. » Pour l’ancien Premier ministre, il est crucial de donner aux Sénégalais la possibilité d’assister à ces échanges de manière directe et de comprendre les propositions des différents leaders sur des thématiques précises.

Cette idée vise à engager la population de manière active et à s’assurer que les préoccupations locales soient abordées. Amadou Bâ a insisté sur l’importance d’un dialogue constructif pour la démocratie sénégalaise : « Dans chaque domaine, je lui proposerai ce qu’il faut et comment développer la localité », a-t-il souligné, souhaitant positionner ces débats comme des moments d’échanges clairs et enrichissants pour tous.

En appelant à la sérénité, Amadou Bâ a également exhorté l’ensemble des acteurs politiques à faire preuve de responsabilité et de respect mutuel dans leurs discours et actions. Selon lui, ces débats de proximité seraient non seulement un exercice de transparence, mais aussi un moyen de ramener le calme et la confiance au sein d’un électorat souvent divisé.

La proposition d’Amadou Bâ pourrait marquer un tournant dans la manière dont les campagnes électorales sont menées au Sénégal, plaçant les préoccupations des citoyens au cœur du processus et soulignant l’importance de la proximité entre les candidats et leurs électeurs.

Abdou Karim Sall Dénonce l’Attaque du Convoi de la Coalition Pastef à Koungheul

Dans un contexte politique tendu à l’approche des législatives prévues le 17 novembre prochain, l’attaque perpétrée contre le convoi de la coalition Pastef à Koungheul a suscité de vives réactions. Parmi les voix qui se sont élevées, celle d’Abdou Karim Sall, ancien directeur de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP), a été particulièrement marquante. Dans un message publié sur Facebook, M. Sall a exprimé son indignation face à cet acte de violence qu’il qualifie de « comportement lâche » ne reflétant pas les valeurs de la démocratie sénégalaise.

« Ces comportements lâches qui n’honorent pas notre démocratie sont à éviter à tout prix », a affirmé Abdou Karim Sall, soulignant l’importance de protéger le processus électoral et de garantir la sécurité des acteurs politiques. M. Sall a également lancé un appel aux autorités compétentes, les exhortant à agir rapidement pour identifier et traduire en justice les responsables de cette attaque. « Les auteurs et les commanditaires doivent être sévèrement sanctionnés », a-t-il ajouté.

Cet incident a eu lieu mercredi dernier lorsque le convoi du Premier ministre Ousmane Sonko, qui parcourait la région dans le cadre de sa campagne électorale, a été pris pour cible par des individus non identifiés à Koungheul. Cet acte de violence a provoqué une onde de choc parmi les partisans de Sonko ainsi que dans le reste de la classe politique, soulevant des inquiétudes quant à la sécurité lors de cette période cruciale.

Le climat politique actuel, marqué par des tensions et des discours clivants, renforce l’urgence d’une réponse rapide et ferme de la part des autorités pour prévenir d’autres incidents similaires et garantir un processus électoral pacifique. La condamnation de l’attaque par Abdou Karim Sall s’ajoute à d’autres appels au calme et à la retenue, visant à préserver la stabilité démocratique du pays.

Alors que le Sénégal se prépare pour les élections législatives, ce genre d’événements vient rappeler l’importance de maintenir un environnement de débat sain et respectueux, loin de la violence et des intimidations.

Ousmane Sonko en visite à Nioro : Un message d’espoir et de détermination adressé à la jeunesse

Ce jeudi, dans le cadre d’une caravane politique dans le département de Nioro, la tête de liste du parti Pastef, Ousmane Sonko, a tenu un discours fort en présence d’une foule de sympathisants et de militants engagés. Accompagné de figures politiques notables telles que Déthié Fall, Boubacar Kamara et Maïmouna Bousso, Sonko a profité de cette occasion pour réitérer son engagement indéfectible envers les aspirations des populations locales, en dépit de la conjoncture difficile qui prévaut.

Devant une jeunesse attentive et enthousiaste, Ousmane Sonko a exprimé sa gratitude pour le soutien et la mobilisation exemplaire dont fait preuve la région de Saloum. « Nous avons un pacte à respecter. Nous sommes heureux de constater que vous êtes toujours restés des militants déterminés pour la bonne cause », a-t-il déclaré avec émotion. Il a aussi tenu à rassurer ses partisans : « Nous savons que les périodes sont difficiles mais moi, tout comme le président Diomaye, serons toujours avec vous. »

Ce discours, empreint de sincérité et de promesses de soutien continu, a pour objectif de renforcer la cohésion et la détermination de sa base militante, tout en rappelant les valeurs d’engagement et de solidarité qui animent le parti Pastef.

La présence de ses collaborateurs, tels que Déthié Fall et Boubacar Kamara, ainsi que l’intervention de Maïmouna Bousso, a consolidé l’image d’un front uni et résilient face aux défis actuels. Cette étape de la caravane a ainsi marqué une démonstration de force et un moment de communion politique entre Ousmane Sonko et ses partisans à Nioro.

La visite s’inscrit dans une démarche plus large de renforcement de la proximité entre le leadership de Pastef et les communautés locales, dans un contexte politique tendu et complexe. Par ce geste, Sonko et son équipe souhaitent incarner l’espoir et l’avenir du pays, en se positionnant comme des défenseurs intransigeants des préoccupations des populations sénégalaises.

Arrestation de 65 pêcheurs sénégalais par les garde-côtes bissau-guinéens : appel à l’aide des autorités sénégalaises

Dans une situation préoccupante, 65 pêcheurs sénégalais, dont 13 membres d’équipage, ont été arrêtés par les garde-côtes de la Guinée-Bissau. L’incident s’est produit à environ 150 kilomètres des côtes bissau-guinéennes, près de l’île de Boubaque, dimanche dernier. Les autorités bissau-guinéennes ont arraisonné six pirogues lors de cette opération, laissant ces pêcheurs dans des conditions extrêmement difficiles.

Selon les témoignages recueillis, notamment celui de Lamine Fall, l’un des pêcheurs arrêtés, la situation sur place est critique. « Nous dormons sur les rochers et n’avons plus rien à manger », déclare-t-il. Les pêcheurs, privés de moyens de subsistance, sont en détresse totale et appellent désespérément à l’aide. La précarité de leur situation rend chaque jour qui passe plus difficile.

Du côté des autorités bissau-guinéennes, aucune information n’a encore été donnée sur les raisons précises de leur arrestation ni sur les mesures qui pourraient être prises à leur encontre. Face à ce silence, l’inquiétude grandit parmi les familles des pêcheurs et dans la communauté sénégalaise.

Dans ce contexte, les pêcheurs implorent les autorités sénégalaises d’intervenir rapidement pour trouver une solution à leur situation avant qu’elle ne se détériore davantage. Leur appel relayé par la Radio Futurs Médias (RFM) a pour but de mobiliser l’opinion publique et de presser les autorités sénégalaises à agir. Une action diplomatique et humanitaire est attendue pour rapatrier ces pêcheurs et garantir leur sécurité.

Remaniement au sein de la Police nationale : Nouveaux visages et réorganisation stratégique

Le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique a procédé à une réorganisation des cadres supérieurs de la Police nationale par arrêté n° 011164 signé le 31 octobre 2024. Sous l’impulsion du Général Jean-Baptiste Tine, plusieurs commissaires reprennent des fonctions clés, un nouveau porte-parole est nommé, et la brigade des mœurs de la Sûreté urbaine voit son commandement changer.

« Commissaire de Police Divisionnaire de Classe Exceptionnelle, Mody NDIAYE, CCAP 517.205/D, en fin de détachement, est nommé Conseiller technique au Cabinet du Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique ;

Commissaire de Police Divisionnaire de Classe Exceptionnelle, Ndiaga DIOP, CCAP 517.205/D, précédemment Directeur du Groupement Mobile d’Intervention, est nommé Conseiller technique au Cabinet du Directeur général de la Police nationale;

Le DSP Ibrahima Diop affecté dans le cabinet du Directeur Général

Commissaire de Police Divisionnaire de Classe Exceptionnelle, Ibrahima DIOP, CCAP 608.425/G, précédemment Directeur de la Sécurité publique, est nommé Conseiller technique au Cabinet du Directeur général de la Police nationale;

Commissaire de Police Aboubakrine Sadikh NDIAYE, CCAP 681.910/1, précédemment Chef de la Division des Services à la Direction de la Formation, est nommé Commandant de l’Ecole des Sous-Officiers de Police de Kaolack;

Commissaire de Police Makhtar MBENGUE, CCAP 600.895/B, précédemment Adjoint au Chef de la Division Formation de la Direction de la Formation, est nommé Adjoint au Commissaire spécial de l’Aéroport International Blaise DIAGNE;

Commissaire de Police Abdoulaye KA, CCAP 608.433/J, précédemment Chef de l’Unité en charge du BRT, est nommé Commandant du Groupe Opérationnel de Diourbel (DGMI);

Commissaire de Police Moustapha NDAO, CCAP 614.660/I, précédemment Commandant du Sous-Groupe Opérationnel Inter Gamette, est nommé Commandant du Groupe Opérationnel de Saint Louis;

Précédemment Commissaire de Zac-Mbao, Binetou GUISSE cède son poste au Commissaire Alpha Oumar BA et atterrit à la DIC
Commissaire Alpha Oumar BA, 692.384/Z, précédemment Commissaire d’Arrondissement de Guinaw Rail, est nommé Commissaire d’Arrondissement de Zac Mbao;

Commissaire de Police (F) Binetou GUISSE, CCAP 706.549/C, précédemment Commissaire d’Arrondissement de Zac Mbao, est nommé Chef de la Division des Affaires judiciaires (DAJ) à la Direction de la Police Judiciaire (DPJ);

Jusqu’à porte-parole de la police nationale, le commissaire Mouhamed Guèye cède son fauteuil à son Adjoint et rejoint le cabinet du DGPN
Commissaire de Police Mouhamed GUEYE, CCAP 706.548/D, précédemment chef de la Division Communication et Relations publiques, est nommé Conseiller technique au Cabinet du Directeur général de la Police nationale;

Commissaire de Police El Hadji KA, CCAP 706.551/L, de retour de mission d’étude, est nommé Chef de la Division des Services à la Direction de la Formation;

Commissaire de Police (F) Florence MENDY, CCAP 706.555/H, précédemment Chef de la Brigade des Mœurs au Commissariat Central de Dakar, est nommé Adjoint au Commissaire Central de Guédiawaye/Chef de la Sûreté urbaine;

Le commissaire Aly Kandé rejoint le cabinet du DGPN

Commissaire de Police Aly KANDE, CCAP 706.564/3, précédemment Chef de la Division spéciale de la Cybersécurité à la Direction de la Police Judiciaire (DPJ), est nommé Conseiller technique au Cabinet du Directeur général de la Police nationale;

Commissaire de Police Papa Yoro DIALLO, CCAP 515.650/H, précédemment Commandant de l’Ecole des Sous-Officiers de Police de Kaolack, est mis à la disposition de la Direction de la Police de l’Air et des Frontières (DPAF);

Commissaire de Police Bourama SONKO, CCAP 602.966/A, précédemment Commandant du Groupe Opérationnel de Diourbel, est nommé Commandant du Sous- Groupe Opérationnel Inter-Gamette;

Commissaire de Police Mouhamadou Lamine SAM?, ???? 664.797/A, précédemment en service au Cabinet du Directeur général de la Police nationale, est mis à la disposition de la Direction de l’Automatisation des Fichiers (DAF);

La Brigade des mœurs de la SU a un nouveau patron

Commissaire de Police Mohamadou Lamine DIOP, CCAP 739.243/L, précédemment Adjoint au Commissaire central de Guédiawaye, est nommé Chef de la Brigade des mœurs au Commissariat central de Dakar;

La police nationale a un nouveau porte-parole

Commissaire de Police Mamadou DIOUF, CCAP 739.244/ K, précédemment Adjoint au Chef de la Division Communication et Relations publiques, est nommé Chef de la Division communication et Relations publiques » lit-on dans le document signé hier par le Général Jean-Baptiste Tine. 

Controverse autour du projet de Grand Transfert d’Eau : le FONSIS répond aux critiques, mais le Forum Civil maintient la pression

Le débat s’intensifie autour du projet ambitieux de Grand Transfert d’Eau (GTE) au Sénégal. Le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement a récemment publié un communiqué précisant que le Fonds souverain d’investissements stratégiques (FONSIS) a supervisé le processus de sélection de l’entreprise Synohydro, en affirmant que celle-ci a été choisie après une consultation rigoureuse respectant toutes les procédures. Cette déclaration vise à répondre aux préoccupations soulevées par Birahime Seck, le coordonnateur du Forum Civil, qui avait exprimé des doutes sur la transparence des processus de passation de marché.

Le FONSIS, dans son communiqué, a souligné la rigueur de la procédure en affirmant avoir pris en compte plusieurs candidatures internationales avant de sélectionner l’entreprise chinoise Synohydro. Cependant, ces explications n’ont pas satisfait Birahime Seck. Celui-ci a publiquement interpellé le fonds souverain sur les détails de cette consultation. « FONSIS, nous avons aussi lu votre communiqué de secours où vous parlez de consultation rigoureuse parmi plusieurs candidats internationaux. Ne jouez pas sur les termes et avec les Sénégalais. S’il y’a eu un avis d’appel d’offres, publiez-le et on avance. C’est simple non ? », a-t-il déclaré avec insistance.

Cette exigence de transparence s’inscrit dans un contexte où de nombreux observateurs et acteurs de la société civile sénégalaise s’inquiètent des mécanismes de passation de marchés publics, en particulier pour des projets d’une envergure aussi importante que le GTE. Le Forum Civil, qui milite pour une meilleure gouvernance et une gestion plus transparente des ressources publiques, voit dans cette affaire une occasion de rappeler l’importance d’une stricte conformité aux standards internationaux de transparence.

Du côté du ministère et du FONSIS, la justification reste focalisée sur le respect des procédures internes et l’efficacité de la démarche. Pourtant, le refus ou l’incapacité à publier un avis d’appel d’offres public et détaillé laisse place aux spéculations et au scepticisme. Pour de nombreux analystes, cette situation pourrait avoir des répercussions sur la confiance du public et des investisseurs vis-à-vis de l’administration des projets stratégiques au Sénégal.

Alors que les citoyens et les acteurs de la société civile attendent toujours des preuves tangibles de la transparence du processus, la pression monte pour que le gouvernement et ses institutions clarifient leur position. L’affaire du projet GTE semble bien loin de trouver un dénouement, et la réponse à cette demande de transparence pourrait influencer la perception de la gestion des grands projets publics à l’avenir.

Kaolack / Campagne électorale : La coalition Takku Wallu Sénégal en caravane dans la ville – « Kaolackois, corrigez l’erreur commise lors de la présidentielle de mars 2024 »

La commune de Kaolack, l’une des plus grandes en termes d’électorat, a été le théâtre d’une caravane de la coalition Takku Wallu Sénégal. Madame Aissatou Ndiaye et Ahmeth Youssouf Benzallou, candidats investis pour le département, ainsi que Samba Sadji du LSS de Samuel Sarr et divers responsables politiques, notamment ceux de l’ancienne mairesse Mariama Sarr et du PDS, ont exhorté les Kaolackois à « rectifier le tir » après le vote du 24 mars 2024.

« Il est temps de voter pour la liste de la coalition Takku Wallu Sénégal« , a déclaré Madame Aissatou Ndiaye. Elle, aux côtés de Benzallou et des militants venus de tous horizons, a parcouru les rues et ruelles de la ville, notamment à Mbossé Coumba Djiguen, pour délivrer ce message : « Citoyens de Kaolack, il est temps de corriger l’erreur commise au mois de mars dernier. »

Les candidats ont critiqué l’approche de l’opposant Ousmane Sonko, affirmant qu’il « passe tout son temps à parler au lieu de s’atteler aux attentes des Sénégalais » et qu’il n’est « jamais en phase avec le président Bassirou Diomaye Faye, rejetant systématiquement ses décrets. »

« Nous appelons au changement et vous invitons à voter massivement pour la liste de la coalition Takku Wallu Sénégal le 17 novembre 2024 pour obtenir une majorité écrasante à l’Hémicycle, » ont-ils ajouté.

La mairesse de Ndiaffate a également souligné les défis auxquels le pays est confronté, tels que le chômage des jeunes et la vie chère, en insistant sur le fait que « depuis sept mois, le pays est en recul et les Sénégalais sont fatigués. Ils doivent comprendre qu’il est temps de corriger l’erreur récente. »

Ces déclarations ont été faites ce jeudi lors d’une caravane à travers les quartiers de Kaolack.

Campagne électorale au Sénégal : un débat à distance entre Ousmane Sonko et Amadou Ba

À quelques mois des élections présidentielles, la campagne électorale au Sénégal s’intensifie, marquée par des échanges de propositions et de perspectives entre les candidats principaux. Dernièrement, un échange notable a eu lieu entre Ousmane Sonko, leader des Patriotes, et Amadou Ba, ancien Premier ministre sous Macky Sall et président de la coalition Jamm Ak Njariñ.

Face à l’appel au débat public lancé par Ousmane Sonko, Amadou Ba a répondu en proposant une approche novatrice et concrète : un débat de proximité. Sur sa page Facebook, il a déclaré : « En réponse à l’invitation au débat public lancée par le Premier Ministre Ousmane Sonko, je propose une approche plus concrète : des travaux pratiques de proximité dans chaque département, où nous pourrons aborder directement les défis locaux et les solutions à envisager. »

Amadou Ba a précisé que dans le département de Goudiry, par exemple, les discussions porteront sur des questions essentielles telles que l’accès à l’eau, la sécurité et le drame de l’émigration irrégulière. Ce fléau a récemment endeuillé la région, coûtant la vie à 85 jeunes. En exprimant ses condoléances aux familles des victimes, l’ancien Premier ministre a voulu témoigner de sa solidarité et de sa volonté d’apporter des solutions concrètes aux problèmes qui touchent la population.

En outre, Amadou Ba a insisté sur l’importance de maintenir un climat pacifique et respectueux tout au long de la campagne. « Je rappelle enfin l’importance pour tous les responsables politiques de faire preuve de tenue et de retenue. La coalition Jamm Ak Njariñ condamne toute forme de violence, qu’elle soit verbale ou physique », a-t-il ajouté, rappelant à tous les acteurs politiques l’importance de la responsabilité et de la modération dans le discours public.

Cette proposition de débat de proximité, axée sur des préoccupations locales, se distingue de l’approche plus générale de la confrontation verbale habituelle. Elle met en avant la nécessité pour les candidats de se rapprocher des citoyens et de montrer concrètement comment leurs politiques pourraient améliorer la vie quotidienne.

L’invitation au dialogue public entre Ousmane Sonko et Amadou Ba et cette nouvelle perspective soulignent un tournant dans la campagne électorale sénégalaise. Elle pourrait ouvrir la voie à une série de débats ancrés dans la réalité des citoyens et à un discours plus apaisé et axé sur les solutions.

Sénégal-Turquie : Un Conseil stratégique de haut niveau pour renforcer la coopération

Les présidents Bassirou Diomaye Faye du Sénégal et Recep Tayyip Erdogan de Turquie ont signé un protocole d’accord établissant un Conseil stratégique de haut niveau entre les deux nations. Cette initiative vise à faire passer le volume des échanges commerciaux de 500 millions à 1 milliard de dollars, renforçant ainsi les relations économiques entre le Sénégal et la Turquie.

Le partenariat s’étend à plusieurs secteurs stratégiques, concrétisé par des accords dans les domaines suivants :

  • Agriculture : un accord sur la mécanisation agricole pour moderniser les pratiques et augmenter la productivité des exploitations sénégalaises.
  • Énergie : une coopération pour l’exploitation des hydrocarbures, visant à soutenir la diversification énergétique et à contribuer à l’indépendance énergétique du Sénégal.
  • Défense : renforcement des capacités militaires et échanges en matière de défense pour consolider la sécurité nationale et régionale.
  • Urbanisme : des projets conjoints pour le développement urbain, notamment dans les infrastructures et l’aménagement territorial.
  • Éducation : un partenariat académique entre les institutions de l’enseignement supérieur pour encourager la recherche conjointe, les échanges de savoir et les opportunités pour les étudiants et chercheurs des deux pays.

Ce Conseil stratégique de haut niveau constitue une avancée majeure pour le Sénégal, qui pourra bénéficier de l’expertise turque dans des domaines clés. Ces accords s’inscrivent dans la vision des deux pays de bâtir un partenariat solide, alliant expertise technique et transfert de savoir-faire, afin de dynamiser les secteurs prioritaires de leurs économies.

Violence électorale : la coalition Bunt bi de Dr El Hadji Ibrahima MBOW dénonce et appelle à l’apaisement…

Dans un communiqué paru à notre rédaction, ce jeudi 31 octobre 2024, la liste Bunt bi, dénonce les violence qui font surface sur le terrain politiques. Selon, dr mbow, les actes barbares et les multiples agressions verbales et physiques ainsi que toutes formes de violences d’où qu’ils proviennent n’ont pas de place dans une nation démocratique civilisée.  » La violence mène toujours à l’impasse et le Sénégal qui vit des crises multiples a évidemment bien d’autres priorités et de nombreux défis à relever dans le chemin du développement socio-économique global… » a fait savoir M. Mbow.

 » Je viens de lire dans la presse que tu as été sauvagement agressé dans le cadre de cette présente campagne électorale. Au nom de la liste citoyenne Bunt bi, je te souhaite un prompt rétablissement et une meilleure santé, mon très cher frère et ami Dr Malick Gackou ainsi que toutes les autres victimes et blessés de ces événements, de quelques bords politiques qu’ils soient, nous exprimons notre compassion et notre solidarité… » a déclaré Dr Mbow, mandataire nationale Bunt bi.

Selon lui, cela prouve encore une fois que nous avons des défis énormes à relever dans notre cher Sénégal et c’est ensemble dans une véritable union citoyenne que nous pourrons bâtir un Sénégal Majeur, Entreprenant, Solidaire et Paisible avec une démocratie consolidée.

Dr MBOW a terminé son propos par lancer un appel à tous les compatriotes pour des élections apaisées et une campagne électorale qui privilègie les débats d’idées projet contre projet afin que nos populations puissent effectuer leur choix le 17 novembre 2024 en toute connaissance de cause.

Lutte sénégalaise : Pierre Malick Ngom, nouveau Président du CNG

Une nouvelle ère s’ouvre pour la lutte sénégalaise avec la nomination de Pierre Malick Ngom à la présidence du Comité National de Gestion de la Lutte (CNG). Désigné par la ministre des Sports, Khady Diène Gaye, Ngom succède à Ibrahima Sène, alias « Bira », marquant ainsi un tournant dans la gestion de l’arène sénégalaise.

Pierre Malick Ngom, natif de Bof (Diakhao Sine), est bien connu des amateurs de lutte. Ancien arbitre et secrétaire général de la Commission Centrale des Arbitres (CCA), il laisse de côté son sifflet pour prendre les rênes du CNG. Cette nomination met fin à une période de spéculations, où le choix entre différents candidats s’était intensifié au sein de l’arène.

Le soutien massif des lutteurs, en particulier les « VIP », ainsi que l’appui de nombreux arbitres et managers influents, dont l’ancien champion Moustapha Gueye, ont renforcé la position de Ngom face à la gestion controversée des précédentes administrations du CNG. Sa jeunesse et son dynamisme, salués par ses proches, devraient apporter un souffle nouveau à cette institution dont la gestion suscitait de nombreuses critiques.

Ngom, enseignant et arbitre international en lutte olympique et gréco-romaine, entame un mandat d’un an, avec des objectifs bien définis par les autorités sportives. Sa vision inclut notamment la modernisation de la lutte sénégalaise et le renforcement de la transparence au sein du CNG, visant ainsi à redorer l’image de l’arène et à répondre aux attentes des passionnés de ce sport emblématique.

Avec Pierre Malick Ngom à la barre, le CNG semble prêt à emprunter la voie du renouveau, offrant à l’arène sénégalaise un cadre de gestion plus en phase avec les aspirations actuelles des acteurs de la lutte.

Amadou Ba dénonce les violences politiques et appelle à la retenue

Le chef de l’opposition sénégalaise, Amadou Ba, a vivement réagi aux récents événements violents survenus le 30 octobre à Koungheul et à Dakar. Dans un message publié sur sa page X, l’ancien Premier ministre a exprimé sa profonde désapprobation et a exhorté les acteurs politiques à agir avec retenue et responsabilité.

« J’ai condamné fermement les récents actes de violence à Koungheul et à Dakar, et j’appelle tous les acteurs politiques à la retenue », a déclaré M. Ba, exprimant sa volonté de voir la fin de la violence dans le cadre des activités politiques au Sénégal. Il a souligné l’importance de maintenir un environnement pacifique, propice à l’expression des idées et des débats constructifs.

En tant que leader de la coalition Jamm Ak Njarign, Amadou Ba a réitéré son engagement envers une campagne axée sur le respect mutuel et le dialogue. « Avec la coalition Jamm Ak Njarign, nous prônons une campagne pacifique, centrée sur les idées et le respect », a-t-il ajouté. Par ces mots, il a insisté sur l’importance de prioriser la stabilité et la cohésion nationale au détriment des divisions.

Dans son message, l’ancien chef du gouvernement a aussi adressé un appel aux autres leaders politiques, les exhortant à adopter un code de conduite excluant toute forme de violence. Il a plaidé pour des actions et des discours responsables, capables de garantir un climat électoral serein et respectueux. « Le Sénégal a besoin de paix et de prospérité partagée », a-t-il conclu, rappelant ainsi que la stabilité du pays passe par la coopération et l’engagement de tous à se conformer à des principes de non-violence.

Cette prise de position d’Amadou Ba s’inscrit dans un contexte tendu où la compétition politique s’intensifie, laissant parfois place à des comportements déplorables. Sa déclaration vise à encourager les discussions fondées sur des idées et non sur l’intimidation ou la force.

Les prochains jours s’annoncent décisifs pour savoir si l’appel d’Amadou Ba trouvera écho parmi les acteurs politiques et contribuera à ramener la sérénité dans le climat électoral sénégalais.

Malick Ngom, nouveau président du CNG : un vent de renouveau pour la lutte sénégalaise

Le monde de la lutte sénégalaise amorce une nouvelle étape marquée par la nomination de Pierre Malick Ngom à la tête du Comité National de Gestion (CNG) de la lutte. Cette décision a été officialisée par Khady Diène Gaye, ministre des Sports, et met un terme à la succession entamée il y a plus de deux décennies par Dr Alioune Sarr, suivi par Ibrahima « Bira » Sène, dont le mandat de quatre ans s’achève aujourd’hui.

Originaire de Bof, dans la région de Diakhao Sine, Malick Ngom n’est pas un inconnu dans l’arène sénégalaise. Arbitre renommé et ancien secrétaire général de la Commission Centrale des Arbitres (CCA), il a su se forger une réputation solide au sein des acteurs de la lutte. Sa nomination n’est pas le fruit du hasard : elle récompense un parcours où professionnalisme et engagement ont été au cœur de son action.

Le choix de Malick Ngom a suscité l’enthousiasme de nombreux lutteurs, notamment des figures dites « VIP » de l’arène, qui lui ont témoigné leur soutien sans réserve. L’appui des arbitres et d’anciens champions tels que Moustapha Gueye a également pesé dans la balance. Malgré une compétition âpre et des rivalités marquées par la confrontation avec le camp de Bira Sène, Ngom a su rallier à sa cause les différents acteurs du milieu pour s’imposer comme le candidat du renouveau.

Son mandat, prévu pour un an, s’accompagne d’ambitions claires et de défis majeurs. Enseignant de formation et arbitre international en lutte olympique et gréco-romaine, Malick Ngom doit prouver que jeunesse et expertise peuvent se conjuguer pour moderniser et dynamiser la gestion de la lutte au Sénégal. Son style décrit comme dynamique et généreux par ses proches pourrait apporter un souffle nouveau dans une institution longtemps critiquée pour sa rigidité et son manque de transparence.

En prenant les rênes du CNG, Malick Ngom hérite d’une mission complexe mais exaltante : restaurer la confiance, améliorer l’organisation des compétitions et renouveler la gouvernance de l’arène sénégalaise pour répondre aux attentes d’un public passionné et exigeant. Les premiers mois de son mandat seront cruciaux pour dessiner les contours de cette nouvelle ère tant espérée par les amateurs de lutte au Sénégal.

Saint-Louis : Une digue à Darou pour protéger la ville des débordements du fleuve Sénégal

Face aux crues récurrentes du fleuve Sénégal qui menacent la ville de Saint-Louis, une digue de protection est actuellement en construction dans le quartier de Darou. Ce projet, supervisé par la Direction de l’information et des relations publiques des armées sénégalaises (DIRPA), vise à prévenir les inondations qui touchent régulièrement cette zone sensible du nord du Sénégal, offrant ainsi une protection accrue aux résidents.

La DIRPA a partagé les détails de cette initiative sur le réseau social X (anciennement Twitter), affirmant que cette digue servira de rempart contre les débordements du fleuve. Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, s’est rendu récemment sur le site pour inspecter les travaux. Selon lui, Darou représente un « point vulnérable et névralgique », nécessitant des mesures de protection renforcées. « Toutes les dispositions nécessaires seront prises pour garantir la sécurité de la ville », a assuré le ministre, soulignant l’importance de cet ouvrage pour la préservation de Saint-Louis et de ses habitants.

Outre la construction de cette digue, d’autres initiatives sont menées pour apporter un soutien aux populations touchées par les intempéries. Le mardi 29 octobre, des consultations médicales gratuites ont été organisées dans le village de Khorkadiéré, dans le département de Podor, pour répondre aux besoins sanitaires des sinistrés des récentes inondations. Cette opération, également coordonnée par la DIRPA, vise à offrir un appui médical et moral aux communautés les plus vulnérables, en particulier dans les zones éloignées.

Ce projet de digue s’inscrit dans un ensemble de mesures proactives prises par le gouvernement sénégalais pour renforcer les capacités de résilience de Saint-Louis face aux aléas climatiques. En plus de la protection contre les crues, ces infrastructures visent à stabiliser la région économiquement en réduisant les risques d’inondations dévastatrices, permettant ainsi aux résidents et aux commerçants de la ville de se concentrer sur leurs activités sans craindre des pertes matérielles importantes.

La construction de cette digue à Darou témoigne de l’engagement du Sénégal envers la protection de ses citoyens contre les catastrophes naturelles, tout en consolidant la sécurité et la stabilité dans cette région stratégique.

Justice : l’ex-commissaire Cheikhouna Keïta libéré

Cheikhouna Keïta, ancien commissaire de police, vient d’être remis en liberté provisoire, comme le rapporte l’une de ses filles présente lors de sa libération. Keïta avait été placé sous mandat de dépôt par le juge du 10e cabinet d’instruction de Dakar le 12 septembre, suite à une arrestation ordonnée par le procureur et exécutée par la Division des investigations criminelles (DIC).

Les poursuites contre lui faisaient suite à une déclaration controversée évoquant une prétendue altercation au sein de la présidence de la République entre le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, et le chef du gouvernement, Ousmane Sonko. Accusé de « diffusion de fausses nouvelles », l’ancien commissaire était ainsi détenu depuis plusieurs semaines avant cette libération provisoire.

Ce dénouement marque un tournant dans cette affaire très suivie, qui a suscité de vifs débats sur la liberté d’expression et la responsabilité des responsables publics dans la diffusion de l’information. La famille de Cheikhouna Keïta, qui a activement milité pour sa libération, espère désormais que cette décision du tribunal augure une résolution définitive en faveur de l’ancien commissaire.

Lutte contre l’insécurité : Ndiassane inaugure sa brigade de gendarmerie

Dans le cadre du renforcement de la sécurité et du maillage territorial, le ministre des Forces armées, le Général (2S) Birame Diop, a procédé ce jeudi 31 octobre 2024, à l’inauguration de la brigade de gendarmerie de proximité de Ndiassane. Cette cérémonie s’est déroulée en présence du Général de division Martin Faye, Haut-commandant de la Gendarmerie nationale et Directeur de la Justice militaire, ainsi que de nombreuses autorités locales.

Cet événement a rassemblé un large éventail de participants, dont des représentants des autorités administratives, militaires, religieuses et coutumières de Ndiassane et des villages environnants. Cette inauguration marque une étape importante dans le processus de sécurisation des zones rurales, visant à garantir une présence de proximité de la gendarmerie pour répondre aux besoins de sécurité des populations locales.

L’opérationnalisation de cette brigade témoigne de l’engagement des autorités sénégalaises à protéger les citoyens « en tout temps, en tout lieu et contre toutes formes d’agression », selon le chef de la Direction des relations publiques et de la communication (DCRP) de la gendarmerie nationale, le Lieutenant-colonel Ibrahima Ndiaye.

Avec cette nouvelle implantation, la gendarmerie de Ndiassane pourra assurer une meilleure couverture sécuritaire dans une zone souvent en proie à des défis sécuritaires, renforçant ainsi la confiance entre les populations et les forces de défense.

Elections législatives anticipées : le ministre de l’Intérieur promet un scrutin transparent et bien organisé

À dix-sept jours des élections législatives anticipées du 17 novembre 2024, le ministre de l’Intérieur, Jean-Baptiste Tine, a rassuré la population sur les dispositions prises pour assurer un scrutin libre, transparent et sans accrocs. Lors d’un atelier tenu ce jeudi 31 octobre, l’autorité a déclaré que toutes les mesures nécessaires sont en place pour garantir un déroulement optimal de ce rendez-vous électoral.

Le ministre Tine a insisté sur l’importance de ces élections législatives anticipées, soulignant le rôle essentiel de la transparence dans la consolidation de la démocratie. Il a également assuré que tous les acteurs du processus électoral sont mobilisés pour éviter toute perturbation et pour que les citoyens puissent exprimer leur choix en toute sérénité. « Les électeurs pourront voter en toute confiance, car les élections se dérouleront dans une parfaite transparence », a-t-il affirmé.

Parmi les dispositions prises pour assurer le bon déroulement des élections, le ministère de l’Intérieur a annoncé le déploiement d’une logistique renforcée dans les bureaux de vote, ainsi que des formations spécifiques pour les agents électoraux. Le ministère s’engage également à une coordination accrue avec les forces de sécurité pour assurer la paix et éviter les violences ou fraudes éventuelles.

Jean-Baptiste Tine a précisé que des observateurs nationaux et internationaux seront présents pour surveiller le déroulement des opérations de vote. Le but est de maintenir un climat de transparence et de crédibilité afin que les résultats soient acceptés par tous les partis en lice.

Ces élections anticipées, qui marquent une étape importante pour le pays, permettront de renouveler l’Assemblée nationale et de répondre aux défis actuels en matière de gouvernance. Dans un contexte parfois tendu, le ministre a exhorté les citoyens à voter massivement et de manière pacifique, rappelant que le droit de vote est un pilier de la démocratie.

Alors que les préparatifs avancent, la population attend de voir si le gouvernement saura tenir ses promesses de transparence et de bonne organisation.

Rencontre Amadou Ba-Bougane Guèye : Une alliance de l’opposition en gestation

Condamné le 30 octobre par le tribunal de Tambacounda à un mois de prison avec sursis et une amende de 100 000 FCFA, Bougane Guèye Dany, leader du mouvement Geum Sa Bopp, a rencontré ce 31 octobre Amadou Ba, tête de liste de la coalition Jamm ak Njariñ.

Selon une source relayée par Ledakarois, cette rencontre s’est tenue en présence de plusieurs figures de l’opposition, dont Barthélemy Diaz, chef de file de la coalition Samm Sa Kaddu, Anta Babacar Ngom, Thierno Bocoum, et Pape Djibril Fall, entourés de leurs militants.

L’emprisonnement puis la libération de Bougane Guèye Dany semblent avoir renforcé les liens au sein de l’opposition. Amadou Ba a profité de l’occasion pour exprimer son soutien à son confrère, saluant son engagement en faveur de la démocratie et des libertés fondamentales.

La note souligne également que, bien que chacun se prépare aux élections sous des bannières distinctes, les leaders de l’opposition affichent une unité et une solidarité notables à l’approche des législatives.

Renforcement des relations bilatérales entre le Sénégal et la Turquie : un accord historique signé à Ankara

Lors de sa visite officielle en Turquie, Son Excellence le Président Bassirou Diomaye Faye a marqué une nouvelle étape dans les relations entre le Sénégal et la Turquie. Après une visite au mausolée de Mustafa Kemal Atatürk, père fondateur de la République turque, le Président Faye a été accueilli avec les honneurs au Palais présidentiel d’Ankara par le Président Recep Tayyip Erdoğan. Les deux chefs d’État ont eu un entretien en tête-à-tête avant de signer un protocole d’accord majeur, visant à doubler le volume des échanges commerciaux entre les deux pays dans les prochaines années.

Au cœur de cet accord, la création d’un Conseil stratégique de haut niveau, destiné à porter le volume des échanges commerciaux entre le Sénégal et la Turquie de 500 millions à 1 milliard de dollars. Cette ambition reflète la volonté des deux pays de renforcer leur coopération économique, tout en diversifiant les secteurs d’intervention. Parmi les domaines prioritaires, l’agriculture, l’énergie, l’enseignement supérieur et la défense sont mis en avant, illustrant une vision commune pour un partenariat gagnant-gagnant.

Au-delà de l’accord stratégique, plusieurs mémorandums d’entente ont été signés entre les ministres sénégalais et turcs. Ces accords couvrent des secteurs clés pour le développement des deux nations, tels que la mécanisation agricole, l’énergie et les hydrocarbures, l’urbanisme et l’éducation. Ces engagements réciproques témoignent d’une coopération qui va au-delà des simples échanges commerciaux, intégrant des volets structurants pour le développement socio-économique.

Cette visite d’État s’est conclue par des déclarations conjointes des deux chefs d’État, qui ont réaffirmé leur volonté de bâtir un avenir commun pour les peuples sénégalais et turc. Le dîner officiel offert par le couple présidentiel turc en l’honneur du Président Faye et de la Première Dame a été le point d’orgue de cette journée, symbolisant l’amitié et la confiance mutuelle entre les deux nations.

Avec cet accord, le Sénégal et la Turquie renforcent leur partenariat et s’engagent dans une collaboration durable. La signature de ce protocole d’accord marque un tournant dans les relations bilatérales et ouvre la voie à des projets de grande envergure dans des secteurs stratégiques. Ce rapprochement, basé sur des intérêts mutuels et une vision partagée de développement, constitue un modèle pour les relations diplomatiques en Afrique et au-delà.

Cet engagement bilatéral promet de stimuler non seulement le commerce, mais aussi les opportunités d’investissement, l’innovation et la croissance économique, propulsant ainsi les relations sénégalo-turques vers de nouveaux sommets.

Projet GTE : Birahime Seck interpelle Cheikh Tidiane Dièye sur la transparence du marché

Ce 31 octobre a marqué le lancement officiel du projet Grand transfert d’eau (GTE) reliant le lac de Guiers à Touba. Cette cérémonie est l’occasion pour le ministre de l’Hydraulique, Cheikh Tidiane Dièye, d’apporter des précisions sur le choix du type de marché dans ce projet d’envergure.

Sur le réseau social X, Birahime Seck, coordonnateur du Forum civil, s’est interrogé sur la transparence de cette démarche. « Nous espérons que le ministère de l’Hydraulique nous dira s’il a opté pour une procédure de gré à gré pour sélectionner Synohydro dans le cadre du projet GTE. Cela ressemble davantage à un camouflage de procédure, ce qui irait à l’encontre des principes de transparence », a-t-il déclaré.

M. Seck précise également avoir consulté le communiqué de la cellule de communication du ministère, qui n’a toutefois pas répondu à sa question centrale : le projet a-t-il été attribué par gré à gré ou par appel d’offres ?

Libération provisoire de l’ancien commissaire de police Cheikhouna Keïta : vers un retour en campagne

L’ancien commissaire de police Cheikhouna Keïta a été libéré provisoirement aujourd’hui, après plus de six semaines de détention. Cette libération, confirmée par l’une de ses filles présente lors de sa sortie, marque un tournant dans cette affaire très médiatisée au Sénégal. Keïta pourra désormais reprendre ses activités et rejoindre la scène politique aux côtés de sa coalition Force DOLEL ASKAN WI, un mouvement citoyen dont il est l’un des membres influents.

Retour sur l’arrestation
Le 12 septembre dernier, Cheikhouna Keïta a été placé sous mandat de dépôt par le juge du 10e cabinet d’instruction de Dakar. L’arrestation, ordonnée par le procureur, a été exécutée par la Division des investigations criminelles (DIC) et a suivi une déclaration controversée de Keïta. Celui-ci avait évoqué une prétendue bagarre au sein de la présidence de la République, impliquant le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, et le chef du gouvernement, Ousmane Sonko. Ces propos, jugés fallacieux, ont mené à sa mise en examen pour « diffusion de fausses informations ».

Implications politiques
La libération provisoire de Cheikhouna Keïta arrive à un moment clé pour sa coalition Force DOLEL ASKAN WI, qui avait perdu l’une de ses figures en pleine campagne. Keïta pourra ainsi rallier ses soutiens et intensifier les efforts de mobilisation en faveur de son mouvement citoyen, connu pour son engagement envers les droits civiques et la justice sociale au Sénégal. Ce retour pourrait influencer les débats et renforcer le soutien de sa coalition.

La remise en liberté provisoire de Cheikhouna Keïta suscite des réactions diverses dans le pays. Certains estiment que cette décision pourrait encourager davantage d’ouverture dans la sphère politique, tandis que d’autres y voient une simple étape dans une affaire judiciaire qui n’a pas encore livré tous ses secrets. Les partisans de Keïta, quant à eux, espèrent que cette liberté lui permettra de mieux défendre ses idées et de renforcer l’influence de Force DOLEL ASKAN WI.

La suite des événements déterminera l’impact de ce revirement sur la scène politique sénégalaise, en particulier dans un contexte où les mouvements citoyens et les figures politiques indépendantes prennent de plus en plus d’importance.

VIOLENCES À KOUNGHEUL : ANTA BABACAR CONDAMNE FERMEMENT L’ATTAQUE CONTRE LE CONVOI DU PASTEF

Suite à l’attaque perpétrée contre le convoi du leader de la coalition PASTEF, Ousmane Sonko, dans la localité de Koungheul, la figure politique Anta Babacar a exprimé sa ferme condamnation de cet acte de violence, qu’elle qualifie d’inacceptable dans un climat déjà tendu à l’approche des élections.

À travers un message diffusé jeudi sur Twitter, Anta Babacar a manifesté sa solidarité envers les victimes et leurs proches, réitérant l’importance de maintenir un climat apaisé dans la sphère politique sénégalaise. Elle a exhorté « l’ensemble des acteurs politiques à la mesure et à la responsabilité », appelant chacun à privilégier le dialogue et la non-violence dans leurs activités de campagne.

Cet appel intervient dans un contexte où les tensions sont vives, notamment en raison des échéances électorales à venir, qui semblent exacerbées par des incidents violents. Quelques jours avant cette déclaration, Anta Babacar avait également dénoncé une attaque visant le siège de la coalition Taxawu Sénégal, soulignant la nécessité de respecter les lieux symboliques et de préserver la sérénité des débats.

Face à l’escalade de violence, Anta Babacar rappelle que la compétition politique ne doit pas compromettre la sécurité et l’intégrité des personnes. En condamnant toute forme de violence « d’où qu’elle vienne », elle encourage les leaders politiques à diffuser des messages de paix et de retenue, afin d’éviter que les divergences idéologiques ne se transforment en affrontements.

« Les Sénégalais méritent un processus démocratique basé sur le respect mutuel et l’inclusivité », a-t-elle ajouté, insistant sur l’importance d’un climat serein pour un débat constructif. Les actes de violence lors des campagnes électorales peuvent en effet déstabiliser le processus démocratique et miner la confiance des citoyens envers les institutions.

L’appel d’Anta Babacar met en lumière le besoin urgent de responsabilisation collective dans la gestion des campagnes électorales. Elle invite l’ensemble des partis et mouvements politiques à prendre des mesures concrètes pour assurer la sécurité de leurs rassemblements et celle de leurs militants. Selon elle, « le Sénégal doit rester un modèle de stabilité et de démocratie en Afrique », un message qui résonne particulièrement dans le climat tendu actuel.

En appelant à une responsabilisation partagée des leaders politiques, Anta Babacar souligne l’importance de protéger la stabilité et la paix sociale, valeurs essentielles à la préservation d’un processus électoral serein et inclusif. Cet appel est d’autant plus crucial à l’approche des élections, où la multiplication des initiatives de paix et de modération pourrait prévenir les débordements et renforcer le processus démocratique au Sénégal.

Le Secteur de la Construction au Sénégal en Crise : Entre Baisse de la Consommation de Ciment et Arrêt des Grands Projets

Le secteur de la construction au Sénégal traverse une période difficile, marquée par une chute dramatique de la consommation de ciment, un indicateur clé de la santé du BTP (Bâtiment et Travaux Publics). Selon les chiffres rapportés par L’Observateur, la consommation de ciment a chuté de près de 25 % en un an, passant de 672 700 tonnes en août 2023 à 505 900 tonnes en août 2024. Ce déclin plonge l’industrie dans une crise profonde, affectant non seulement les cimenteries, mais aussi l’ensemble des acteurs du BTP, qui peinent à maintenir leurs activités et l’emploi.

Cette situation préoccupante serait en grande partie due aux récentes décisions du gouvernement dirigé par Ousmane Sonko. En effet, dans le cadre de la régularisation foncière, les autorités ont suspendu plusieurs projets de construction sur des zones sensibles, notamment le domaine public maritime et certaines portions de la corniche de Dakar. Cette décision vise à redresser l’attribution foncière et à réguler les projets immobiliers, mais l’arrêt brutal des chantiers affecte lourdement les entreprises de construction, déjà fragilisées par des retards de paiement et une réduction des commandes.

Outre la consommation intérieure, les exportations de ciment ont également connu une chute notable, avec une baisse de 17,5 % par rapport à l’année précédente. La production nationale de ciment a quant à elle diminué de 21,4 %, passant de 823 200 tonnes en août 2023 à 647 000 tonnes en août 2024, selon les données de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD). Dans la région de Dakar, principale zone de consommation, les ventes de ciment ont enregistré une baisse de 2,3 %.

Les répercussions de cette crise vont au-delà des chiffres. Pour Diaraf Alassane Ndao, secrétaire général du syndicat des travailleurs du BTP, l’impact social est alarmant. “Si les entreprises ne travaillent pas, comment vont-elles passer des commandes ?” s’interroge-t-il. L’arrêt des grands chantiers perturbe toute la chaîne de valeur, avec des conséquences sociales importantes. Diaraf Ndao rapporte que sur des projets tels que la boucle du Boudié, environ 800 jeunes se retrouvent sans emploi. Au total, plus de 10 000 personnes auraient perdu leur emploi dans les grandes entreprises du secteur.

Des entreprises emblématiques comme Eiffage, CDE et Soseter ont été contraintes de réduire leurs effectifs de manière significative, avec des centaines de postes supprimés. Pour le syndicaliste, cette situation est inédite et révèle les difficultés économiques qui pèsent sur le secteur. La fragilité du secteur de la construction pourrait également impacter d’autres secteurs économiques du Sénégal, aggravant une crise économique et sociale qui affecte directement les familles et les communautés.

Face à ce tableau sombre, le gouvernement tente de redresser les erreurs de gestion foncière des régimes précédents. Cependant, les cimentiers, constructeurs et leurs employés attendent un signal fort des autorités pour permettre une reprise d’activité. La crise actuelle appelle à une concertation entre les différents acteurs pour trouver des solutions durables, notamment sur la question de la régularisation foncière et la relance des grands projets suspendus.

La reprise du secteur dépendra donc de la capacité du gouvernement à mettre en place des politiques de soutien et à assurer une régularisation rapide. Il est urgent d’instaurer un climat propice à la reprise, pour permettre aux entreprises de BTP de retrouver leur élan et sauver les emplois de milliers de travailleurs sénégalais, afin d’éviter des répercussions encore plus lourdes pour l’économie nationale.

Ajournement du procès du Dr Alioune Badara Mbacké au tribunal de Matam

Le procès du docteur Alioune Badara Mbacké, prévu ce jeudi 31 octobre au tribunal de Matam, a été reporté au 7 novembre. En cause, l’absence de l’avocat de la partie civile, actuellement en déplacement, et la détention de la plaignante, Dieynaba Sangharé Ndiaye, incarcérée à la Maison d’arrêt des femmes (MAF) de Liberté 6, à Dakar.

Ce report a été accueilli avec une certaine frustration par les avocats de la défense, qui avaient souhaité plaider l’affaire dès aujourd’hui. « La distance entre Dakar et Matam est longue. Nous ne pouvons pas revenir de sitôt. C’est notre seul souci. De plus, la dame qui est en prison peut se faire valablement représenter par son avocat », a déclaré l’un des avocats du Dr Mbacké, manifestant ainsi l’inconvénient de ce report pour la défense.

Cependant, le juge a tranché en faveur d’un débat contradictoire avec la présence physique de toutes les parties. Il a ainsi ordonné l’extraction de Mme Sangharé de la prison de Dakar, afin qu’elle puisse comparaître devant le tribunal de Matam le 7 novembre. « Nous préférons un débat contradictoire. Sur ce, nous ordonnons l’extraction de Dieynaba Sangharé Ndiaye afin qu’elle puisse venir comparaître devant le tribunal. Son conseil aussi sera là », a prononcé le juge.

Cette affaire attire une grande attention médiatique et suscite des débats sur la gestion des audiences impliquant des parties détenues dans des juridictions éloignées. Il ne reste plus qu’à attendre le 7 novembre pour le dénouement de cette affaire judiciaire qui retient l’attention des observateurs locaux.

Alioune Tine appelle au retour de Macky Sall pour affronter la situation au Sénégal

Dans un contexte de tensions croissantes au Sénégal, Alioune Tine, défenseur des droits de l’homme et fondateur du Think-Thank Afrikajom Center, a lancé un appel marquant pour le retour de l’ancien président Macky Sall. Selon Tine, celui-ci devrait revenir afin d’assumer ses responsabilités face à la crise politique et sociale actuelle que traverse le pays.

Tine s’est exprimé en des termes clairs, affirmant que les diverses menaces de certains opposants n’ont aucun fondement juridique, insistant sur le fait que seule la justice a le pouvoir d’empêcher un éventuel retour de l’ancien président. « Toutes les personnes qui menacent n’ont pas la compétence de l’arrêter », a-t-il précisé, rappelant que ces menaces ne peuvent en aucun cas remplacer un processus judiciaire.

Ce discours reflète une attente de responsabilité de la part de l’ancien chef de l’État, Macky Sall, dont le mandat a pris fin en 2024. Pour Tine, Sall est non seulement au courant des troubles qui secouent le Sénégal, mais il est également dans l’obligation morale de revenir pour en discuter. « Il doit avoir le courage de revenir pour qu’on discute de la situation vécue dans le pays de 2021 à 2024 », a-t-il martelé, soulignant que l’ancien président ne peut ignorer les défis qui découlent de ses années au pouvoir.

La position de Tine s’inscrit dans une dynamique de responsabilisation des dirigeants et dans une demande de justice et de dialogue autour de la situation au Sénégal. Selon lui, Macky Sall a une part de responsabilité dans les événements récents qui ont secoué le pays, et son retour serait une occasion de confronter et de comprendre ces tensions pour aller vers des solutions apaisées.

Les propos d’Alioune Tine font écho à une attente plus large de la société sénégalaise, qui souhaite voir les anciens dirigeants répondre de leur mandat pour contribuer à une gouvernance plus transparente et plus juste.

Violente Attaque à Koungheul : Le Leader du Grand Parti, Malick Gackou, Gravement Blessé

Une violence choquante a éclaté hier à Koungheul lors du passage de la caravane du leader du Pastef, Ousmane Sonko, accompagné de plusieurs figures politiques, dont le président du Grand Parti, Malick Gackou. Ce dernier a été grièvement blessé à l’avant-bras gauche suite à une attaque qui a pris des proportions inattendues, malgré les appels au calme lancés par le ministre de l’Intérieur et d’autres autorités.

Les faits se sont déroulés dans une atmosphère tendue où des sympathisants et opposants se sont opposés lors de la caravane. Malick Gackou a été atteint par un projectile à l’avant-bras, provoquant une fracture ouverte. Cette blessure grave a nécessité une intervention médicale immédiate, et des informations suggèrent que Gackou pourrait devoir subir une intervention chirurgicale pour soigner les dommages causés.

Les autorités avaient pourtant multiplié les messages d’apaisement. Le ministre de l’Intérieur, avec d’autres hauts responsables, avait exhorté les militants et sympathisants des partis politiques à maintenir le calme dans le cadre de la tournée de campagne et à éviter toute violence. Cependant, ces appels semblent n’avoir eu que peu d’effet face à la montée des tensions.

Cette attaque soulève de nombreuses interrogations sur la sécurité des leaders politiques et sur l’efficacité des mesures de sécurité mises en place pour éviter de tels incidents. Des témoins sur place rapportent que des projectiles ont été lancés par des individus non identifiés, créant un chaos général et exposant les leaders politiques présents à de graves dangers.

La communauté politique, choquée par cette attaque, appelle à une enquête approfondie pour identifier les responsables et à une sécurisation plus stricte des rassemblements. Les partisans du Pastef et du Grand Parti redoutent une montée des violences à mesure que les campagnes politiques progressent, et plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer une montée des hostilités et demander des sanctions pour les responsables.

Malick Gackou, après avoir reçu des soins médicaux, a réaffirmé sa détermination et son engagement politique, en dépit des risques. Quant à Ousmane Sonko, lui aussi affecté par cette attaque contre son compagnon de route, il a renouvelé son appel au calme et au respect de la paix sociale, mettant en garde contre les conséquences potentielles de la violence politique.

Alors que le Sénégal se prépare à des échéances électorales cruciales, cet incident tragique souligne les défis que représentent la sécurité et la paix sociale dans un climat politique de plus en plus polarisé.

Le Suspense Prend Fin pour la Présidence du CNG : Khady Diène Gaye Annonce une Décision Imminente

La ministre des Sports, Khady Diène Gaye, a officiellement annoncé ce mercredi 30 octobre avoir pris une décision quant au futur président du Comité national de gestion de la lutte (CNG) au Sénégal. Lors de son passage sur Walf TV, ses propos relayés par Les Échos, elle a indiqué que le choix est déjà fait mais que des formalités administratives, comme la numérotation à la Primature, sont encore nécessaires avant une annonce officielle. Elle a rassuré les acteurs de la lutte que l’attente serait de courte durée : « Un peu de patience de la part des acteurs. On verra demain [ce jeudi 31 octobre]. De toute façon, on ne dépassera pas le vendredi avant de connaître le nom du nouveau président du CNG. »

Ce choix fait suite à un processus de sélection rigoureux ayant attiré de nombreuses candidatures. Parmi tous les candidats en lice, seuls deux profils se sont distingués aux yeux des décideurs : le président sortant Bira Sène et l’arbitre expérimenté Malick Ngom. Cette annonce, attendue dans les prochaines 48 heures, permettra de clore le chapitre des spéculations et de lancer une nouvelle phase pour l’instance dirigeante de la lutte sénégalaise.

La ministre des Sports a insisté sur le fait que le mandat du futur président ne dépassera pas une année, une transition visant à consolider les bases du « lamb » et favoriser la cohésion dans ce sport emblématique du Sénégal. « C’est écrit noir sur blanc dans l’arrêté. Nous voulons asseoir la cohésion et faire avancer le lamb », a-t-elle déclaré. Ce mandat transitoire souligne une volonté de restructuration et de renouvellement, un pas vers une gouvernance renouvelée, qui ne permettra pas de réélection pour le président désigné.

Cette décision marque une étape importante pour la lutte sénégalaise, qui bénéficie d’un large soutien populaire et d’une forte portée culturelle. Le suspense touche à sa fin pour les acteurs et les amateurs de ce sport : l’annonce du nouveau président du CNG est imminente et promet de donner un souffle nouveau au monde de la lutte.

Amadou Bâ en campagne dans le Ndoucoumane : Un message de paix et de développement pour le monde rural

Amadou Bâ, tête de liste de la coalition Jam Ak Njarin, a fait escale dans le Ndoucoumane, région historique et riche en culture, dans le cadre de sa tournée électorale. Avant de sillonner la région, l’ancien Premier Ministre a débuté sa journée à la cité religieuse de Diamal, où il a rencontré le khalife général, El Hadji Modou Mame Cissé. Auprès du guide religieux, il a sollicité des prières pour la réussite de sa mission et pour la paix dans le pays.

Après Diamal, le convoi a pris la route pour Boulel. Là-bas, Amadou Bâ a exprimé ses aspirations pour un Sénégal fondé sur la paix et l’unité nationale. Dans un discours empreint de valeurs morales, il a souligné que la politique ne devait jamais devenir un terrain propice aux manœuvres douteuses, à la calomnie ou aux contre-vérités. « La politique ne doit pas être un terreau fertile à la tortuosité, à la calomnie et au mensonge. Notre œuvre sera bâtie sur la vérité pour qu’au moment de rendre compte, nous puissions répondre de nos engagements et de nos promesses », a déclaré Amadou Bâ, rappelant ainsi l’importance d’une éthique politique irréprochable.

Le leader de Jam Ak Njarin s’est également adressé aux jeunes et aux femmes, deux segments importants de la population, souvent confrontés à des défis socio-économiques. Il a promis de mettre en place un cadre propice à leur épanouissement et à leur développement, si sa coalition accède à la majorité. « Nous allons offrir aux jeunes et aux femmes les moyens de leur épanouissement et de leur développement », a-t-il affirmé, renforçant son engagement envers un avenir meilleur pour ces catégories.

En traversant le monde rural, entre les localités de Gnibi et Mbacké, Amadou Bâ n’a pas manqué d’aborder les préoccupations des agriculteurs et des éleveurs. La campagne actuelle se déroule dans un contexte difficile, marqué par des prévisions de récoltes en baisse, conséquence des conditions climatiques et des défis agricoles. Le leader politique s’est inquiété de la crise agricole et de l’impact de la cherté des denrées alimentaires sur les populations. Il a également évoqué le fléau du vol de bétail, un problème qui affecte particulièrement les éleveurs et fragilise l’économie rurale.

Amadou Bâ a appelé les populations rurales à exprimer massivement leur soutien à la coalition Jam Ak Njarin lors des prochaines élections. « En votant pour notre liste, nous aurons les moyens de lutter efficacement contre le vol de bétail et d’alléger le coût des produits alimentaires », a-t-il affirmé.

Ce message de paix et de progrès social, partagé dans le Ndoucoumane et au-delà, révèle la volonté d’Amadou Bâ et de son équipe de répondre aux défis sociaux et économiques du Sénégal, tout en cultivant les valeurs de vérité et d’intégrité dans le débat politique.

Ousmane Sonko : Entre engagement citoyen et dispositif sécuritaire renforcé

Dans un contexte électoral tendu au Sénégal, Ousmane Sonko, Premier ministre et chef du parti Pastef, suscite à la fois intérêt et questionnements. Son engagement affirmé de ne recourir à aucune ressource publique pour sa campagne électorale contraste avec la présence d’un dispositif sécuritaire impressionnant mis en place pour sa protection, avec le concours du Groupement d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN). Cette situation interpelle sur l’équilibre entre l’utilisation des moyens publics pour des fonctions régaliennes et la gestion exemplaire des ressources qu’il promeut.

Le GIGN, force d’élite sénégalaise habituellement affectée à des missions de sécurité nationale, accompagne Ousmane Sonko dans ses déplacements, assurant sa sécurité rapprochée durant la campagne. Cette escorte particulière marque un contraste par rapport aux autres leaders politiques sénégalais, qui bénéficient rarement d’une telle protection de l’État en période de campagne. Sonko est suivi par cette unité d’élite depuis le départ de sa caravane de Dakar, un dispositif qui témoigne de l’importance accordée à la protection du deuxième personnage de l’État, mais qui ne manque pas d’interroger sur son impact dans le débat public.

Malgré ce dispositif, Sonko se veut garant de la transparence et de la gestion stricte des ressources publiques. Lors d’un direct sur sa page Facebook, il a d’ailleurs lancé un appel à ses sympathisants pour financer la campagne de Pastef par des contributions citoyennes, déclarant fermement : « Pas un seul franc de l’État dans notre campagne électorale ! ». Ce positionnement a pour objectif de montrer l’exemple, selon lui, pour améliorer la gestion des fonds publics par les acteurs politiques sénégalais. Cet appel est également un moyen pour Sonko de rester en phase avec sa base, qui le soutient pour son discours d’intégrité.

La question de la sécurité d’Ousmane Sonko n’est pas nouvelle. Lorsqu’il était dans l’opposition, il s’entourait d’une équipe de sécurité personnelle, qui, bien que souvent critiquée pour son interventionnisme, le protégeait lors de ses déplacements. Cet entourage a fait face à des épreuves judiciaires, notamment avec l’affaire de Tchicky en 2022, lorsque des membres de sa sécurité avaient été jugés pour des violences présumées. Depuis, même après l’accession de Pastef au pouvoir, ces anciens membres n’ont pas été laissés pour compte, ce qui souligne la loyauté de Sonko envers ses équipes. Cependant, aujourd’hui, c’est le GIGN qui assure la protection de l’homme politique dans le cadre de sa campagne, illustrant une adaptation de sa sécurité à son nouveau statut de Premier ministre.

Pour des figures de l’opposition, tel le député Cheikh Abdou Mbacké Bara Dolly, cette situation pose question. Il n’a pas hésité à commenter la position apparemment privilégiée de Sonko, déclarant que ce dernier « obtient tout ce qu’il demande. Comme un prophète. Il a même changé sa démarche ». Ces propos traduisent une pointe de jalousie, mais aussi une critique implicite du dispositif de sécurité mis en place autour de Sonko, perçu par certains comme un privilège.

Le cas d’Ousmane Sonko soulève des interrogations sur les ressources déployées pour assurer la sécurité des personnalités publiques en campagne, mais aussi sur la manière dont celles-ci peuvent respecter leurs engagements de transparence et de gestion rigoureuse des finances publiques. Alors que la campagne pour les Législatives de novembre avance, Sonko se positionne comme un leader politique prônant l’intégrité et l’exemplarité. Il reste cependant à voir si ce message sera pleinement compatible avec les moyens de protection mis à sa disposition par l’État, ou s’il ouvrira un débat sur les ressources publiques allouées aux leaders politiques, entre prérogatives de sécurité et exemplarité de gouvernance.

Ousmane Sonko promet des mesures fortes pour soutenir le bassin arachidier et les producteurs de Kaolack

Dans le cadre de sa campagne pour les élections législatives, le leader de Pastef, Ousmane Sonko, a tenu un discours mobilisateur à Kaolack, abordant plusieurs points essentiels liés au secteur agricole, notamment le bassin arachidier. Ce dernier est au cœur de l’économie régionale, et les cultivateurs expriment depuis longtemps leurs inquiétudes face aux difficultés économiques, qui se sont accentuées ces dernières années.

Dans un premier temps, Ousmane Sonko a présenté le bilan des six derniers mois du nouveau régime dans le domaine agricole. Il a mis en avant l’épurement de l’entièreté de la dette des opérateurs économiques, une mesure qui vise à relancer le secteur en allégeant les charges des acteurs du domaine. Cette action est d’autant plus importante pour le bassin arachidier, où la majorité des familles vivent directement ou indirectement de la culture de l’arachide.

Face aux revendications récurrentes des paysans, Sonko a annoncé une augmentation du prix du kilogramme d’arachide. Cette mesure pourrait alléger les tensions pour de nombreux producteurs qui, chaque année, dénoncent la faiblesse des prix d’achat et l’impact de cette situation sur leurs revenus. L’augmentation du prix de l’arachide représente un espoir pour les cultivateurs et pourrait contribuer à redonner vie à une filière en difficulté.

Dans la continuité de ses annonces, Sonko a fait savoir que la Société Nationale de Commercialisation des Oléagineux du Sénégal (Sonacos) serait bientôt relancée. Cette société est un acteur historique du secteur arachidier, mais elle a été affectée par des difficultés de gestion ces dernières années, limitant sa capacité à acheter les récoltes locales. En redémarrant ses activités, la Sonacos pourrait devenir un acteur central de la campagne de commercialisation, assurant aux producteurs un débouché sûr et stable.

Sonko a également révélé un projet de levée de fonds estimé à 120 milliards de francs CFA pour soutenir la campagne de commercialisation de cette année. Cette initiative, suggérée par le directeur général de la Sonacos, vise à permettre à l’État d’acheter la totalité des récoltes d’arachide. Une telle démarche, si elle se concrétise, pourrait sécuriser les revenus des agriculteurs et stabiliser le marché de l’arachide au Sénégal, atténuant ainsi les fluctuations de prix.

Outre les mesures économiques, Sonko n’a pas manqué de critiquer ses adversaires politiques, en particulier ceux du régime actuel. Les accusations de corruption et de mauvaise gouvernance, déjà au centre du discours de Pastef, ont été réitérées. Le leader de Pastef a ainsi lancé un avertissement : les jours à venir seront décisifs pour la confrontation politique, et il affirme que ses adversaires pourraient bientôt être contraints de rendre des comptes au peuple sénégalais.

Les annonces faites par Ousmane Sonko à Kaolack mettent en lumière les défis auxquels est confronté le secteur arachidier et les solutions envisagées pour redynamiser cette filière clé. Cependant, le climat politique tendu autour des législatives et les confrontations entre les camps politiques laissent présager des débats houleux dans les mois à venir.

Boucane Gueye Dany, leader de Geum Sa Bopp : « Prêt à rester en prison pour la victoire de l’opposition »

Boucane Gueye Dany, leader du mouvement Geum Sa Bopp, a livré ses premières impressions à sa sortie de prison, affirmant avoir été victime d’une injustice. Interrogé par la Radio Futurs Médias (RFM), il a exprimé sa détermination à continuer son combat pour le Sénégal et sa volonté de soutenir l’opposition dans les jours à venir.

L’opposant a précisé que s’il devait rester dix jours de plus en prison pour garantir la victoire de l’opposition lors de l’échéance du 17 novembre, il le ferait sans hésitation. « Ce qui est important aujourd’hui, c’est la victoire. Si je devais rester encore en prison les dix prochains jours afin que l’opposition obtienne une victoire le 17 novembre, je le ferai. Je me bats pour le Sénégal », a-t-il déclaré.

Boucane Gueye Dany a également souligné le soutien massif qu’il a reçu de la population sénégalaise, indignés par son arrestation, qu’il qualifie d’injuste. « Tout le Sénégal s’est offusqué de mon arrestation. Ils m’ont soutenu car c’est injuste. J’ai subi une injustice », a-t-il insisté.

Enfin, revenant sur les moments passés au tribunal, Boucane Gueye Dany a mentionné que les gendarmes l’ont disculpé, au grand désarroi du procureur. « C’est parce que nous sommes convaincus d’être sur le droit chemin et nous sommes prêts à tout pour le Sénégal », a-t-il conclu, réaffirmant sa détermination à se battre pour la justice et le bien-être du pays.

Ce discours marque un tournant dans l’engagement de Boucane Gueye Dany, qui continue de gagner le soutien populaire en tant que figure de l’opposition, décidée à défendre ses convictions.

Kaolack : Le nouvel Inspecteur d’Académie, Samba Diakhaté, présente son plan d’action après son installation

« Nous sommes très heureux d’être accueillis à Kaolack, une Académie centrale qui occupe une place importante sur la carte éducative du pays. C’est l’occasion de remercier d’abord les autorités, en commençant par le Président de la République, Monsieur Bassirou Diomaye Faye, le Premier ministre Ousmane Sonko, le ministre de l’Éducation nationale, ainsi que l’ensemble du gouvernement pour la confiance renouvelée. Nous avons constaté qu’il y a déjà beaucoup de bonnes initiatives en place. Avant de définir nos priorités, nous procéderons à un diagnostic complet et engagerons le dialogue avec les différents acteurs », a expliqué Samba Diakhaté, nouvel inspecteur d’académie de Kaolack. Il s’est exprimé ce mercredi lors de la cérémonie de passation de service.

Il a également indiqué qu’il comptait s’appuyer sur le cadre offert par la nouvelle vision du ministre de l’Éducation nationale pour concrétiser cette vision avec tous les acteurs concernés, afin de définir les priorités qui guideront ses actions au sein de l’Académie de Kaolack. « Nous allons consolider toutes les actions entreprises en partenariat avec les acteurs dans une démarche inclusive, pour renforcer cette Académie et mieux assurer la réussite des enfants de Kaolack », a conclu l’inspecteur d’académie entrant, Samba Diakhaté.

CÉRÉMONIE DE GRADUATION DES ÉTUDIANTS DU MBA INTERNATIONAL : BEM Dakar célèbre ses diplômés à la Sorbonne

Dans le prestigieux amphithéâtre de La Sorbonne, Madické Diop, Président Directeur Général de BEM (Business and Economics Management), a pris part à la cérémonie de graduation des étudiants du MBA International de son institution. Cette occasion solennelle, marquée par la présence des présidents des universités de Paris-Dauphine et de Paris-Sorbonne, a clôturé l’achèvement d’un parcours exigeant pour les diplômés, appelés à devenir des leaders dans le monde des affaires.


Dans son allocution, M. Diop a salué la résilience et la détermination des étudiants, précisant le rôle clé de BEM dans la formation de cadres compétents et socialement responsables. Il a également mis en avant l’importance de la coopération entre BEM et ces institutions prestigieuses, qui contribue à renforcer la qualité des programmes et à enrichir l’expérience internationale des étudiants.


La présence de figures éminentes de l’enseignement supérieur français à cette cérémonie témoigne de la reconnaissance de BEM sur la scène académique internationale. Ce moment symbolique marque un pas supplémentaire vers l’intégration de BEM dans un réseau mondial d’institutions de premier plan, avec un objectif clair : préparer ses étudiants aux défis de demain et leur donner les outils pour impacter positivement leurs communautés et le monde des affaires.


Le Dakarois

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°311 – du 31/10/2024

🔴 BOUGANE GUEYE DANY LIBRE : LA CAMPAGNE EST LANCÉE !
🔴 « PAYS EN RUINE », SELON LE PM : ET…LE SÉNÉGAL EMPRUNTE 181 MILLIARDS F CFA

🔴 CHAMPIONNATS D’AFRIQUE DE BOXE / PREMIÈRE SÉNÉGALAISE À DÉCROCHER L’ARGENT : AWA CHEIKH MBAYE ENTRE DANS L’HISTOIRE
🔴 ZONE 9 DIAMNIADIO – NON ASSISTANCE AUX PERSONNES ARRÊTÉES : IBRAHIMA CISS RÉFUTE LES ACCUSATIONS

La réplique salée de Me Abdy Nar Ndiaye à Barthélémy Dias : « Je ne réponds pas à un cadavre politique… »

Droit dans ses bottes,la tête de liste de la coalition Samm sa Kaddu,Barthélémy Dias s’est prononcé sur l’affaire dite Abass Fall. Rappelant ainsi que ce dernier aurait appelé à la violence et refusé par deux fois de déferrer à la convocation des gendarmes de la Section de recherche.


Interpellé sur la plainte de Me Abdy Nar Ndiaye à son encontre, Barthélémy Dias a prestement éclipsé ce nom et ajouté qu’il n’a point besoin de connaitre quelqu’un qui ne signifie rien dans ce pays.


Mais il n’en fallait pas plus pour que Me Abdy Nar Ndiaye sonne la riposte. Il défie à son tour Barthélémy Dias de lui sortir un seul diplôme qu’il aurait eu ou d’avoir réussi à un concours digne de ce nom.


Pire encore,il fait savoir à Barthélémy Dias qu’il n’est pas un criminel de la République à son image. Qu’il ne répond point à un cadavre politique et à un criminel de la République. Et pour boucler la boucle, il le fait savoir que toute promotion dont il se targue d’avoir aujourd’hui relève tout simplement de la politique.

Réaction de Barthélémy Dias après la relaxe de Bougane Gueye : « On ne pouvait entendre un autre verdict ! »

Devant les journalistes, devant le Tribunal de Grande Instance de Tambacounda, Barthélémy Dias, tête de liste de la coalition « Samm Sa Kaddù », a exprimé sa satisfaction suite à la relaxe de Bougane Gueye Dany, leader du mouvement « Gueum Sa Bopp ».

« On ne pouvait entendre un autre verdict ! Imaginez un dossier qui n’avait même pas besoin d’être plaidé au niveau du tribunal. Les gendarmes ont tous plaidé à décharge alors que c’est eux qui ont arrêté Bougane Gueye Dany. Vous comprendrez aisément que la plaidoirie du procureur ne relevait que d’une dictée qui lui avait été transmise pour amuser la galerie », a-t-il déclaré. Barthélémy Dias a ainsi souligné l’absence de fondement solide dans les accusations portées contre son camarade de coalition.

Il a également souligné que l’arrestation de Bougane avait retardé le lancement de la campagne de leur coalition. « La campagne de la coalition ‘Samm Sa Kaddù’ a été retardée par l’arrestation de Bougane, mais aussi par l’incendie de notre siège. Cependant, dès demain, nous serons sur le terrain, car nous allons passer la nuit à Tamba », a-t-il affirmé, réaffirmant l’engagement de la coalition à intensifier ses activités électorales malgré les obstacles rencontrés.

La déclaration de Barthélémy Dias met en lumière les tensions politiques actuelles au Sénégal et souligne le soutien indéfectible des membres de la coalition à l’égard de Bougane Gueye, tout en appelant à une mobilisation rapide pour compenser le temps perdu dans leur campagne.

4 ème jour de campagne/ A Touba : la population dit Oui à la liste Bunt bi, dirigée par Dr El Hadji Ibrahima Mbow

La liste Bunt-Bi, dirigée par Dr El Hadji Ibrahima Mbow, tête de liste nationale de BUNT-BI, accompagnée de Mme Dia Awa Cheikh Mbengue, ainsi que de Serigne Bara Mbacké, petit-fils de Sérigne Modou Bousso Dieng et tête de liste départementale de Mbacké, s’est rendue à Touba et Mbacké avec une forte délégation.

La caravane a débuté par une halte chez Serigne Abo Mbacké, où les membres de la délégation ont sollicité des prières auprès de ce saint homme. Par la suite, ils se sont rendus au domicile de Sérigne Mourtada Sérigne Fallou Mbacké, qui a formulé des prières en faveur de la victoire de la liste citoyenne Bunt-Bi et pour une campagne sereine.

La journée s’est conclue par une rencontre avec la population de Mbacké. Lors de cet échange, Serigne Bara Mbacké et Mme Dia Awa Cheikh Mbengue ont abordé les préoccupations locales, notamment la problématique de l’émigration clandestine.

Le professeur El Hadji Ibrahima Mbow a exprimé sa gratitude envers tous les militants et responsables pour leur mobilisation exceptionnelle, assurant que cette campagne se déroulera dans un esprit de paix et de fraternité.

En définitif, Les prières et le soutien manifestés tout au long de cette journée témoignent de l’engagement fort des habitants envers la liste Bunt-Bi, dans l’espoir d’une victoire citoyenne éclatante le 17 novembre 2024.

Kaolack / Éducation : Cérémonie de passation de service. L’inspecteur d’académie, Siaka Goudiaby, passe le témoin à Samba Diakhaté et évoque ses réalisations

L’Inspection d’Académie de Kaolack a organisé, ce mercredi, la cérémonie de passation de service entre l’inspecteur d’académie sortant, Siaka Goudiaby, nouvellement affecté à Louga, et le nouvel inspecteur d’académie (IA), Samba Diakhaté.

« Dieu merci, grâce au décret signé par le président de la République et contresigné par le Premier ministre, j’ai pu bénéficier de la confiance renouvelée de Son Excellence le président de la République, qui m’a affecté, par décret daté du 9 octobre 2024, à l’Académie de Louga. Ce matin, j’ai passé le témoin à mon frère Samba Diakhaté, ancien inspecteur d’académie de Kolda, qui est désormais le nouvel IA de Kaolack. Je lui souhaite plein succès dans ses fonctions, » a déclaré l’inspecteur d’académie sortant, Siaka Goudiaby.

En ce qui concerne nos réalisations, il s’agit d’abord de la consolidation de nos acquis. Kaolack a toujours été une académie pionnière en matière de consolidation et de réalisation des objectifs phares. Nous avons également initié le projet des pépinières de talents, en collaboration avec les maires de la région, les partenaires et les chefs d’établissements, pour promouvoir l’enseignement des mathématiques et des sciences. Ce projet vise à accroître le nombre d’élèves inscrits dans les filières scientifique et mathématique. Nous avons aussi renforcé le dispositif du sport scolaire avec la création de la Ligue Académique du Sport Scolaire, et nous organisons chaque année des événements dans le cadre de cette initiative, » a rappelé M. Goudiaby.

« À Kaolack, nous avons toujours été au rendez-vous pour l’organisation du sport scolaire. La santé scolaire a également été considérablement renforcée et améliorée. Nous avons implanté des antennes déconcentrées de l’inspection médicale des écoles pour rapprocher les services de santé des élèves. En plus, nous avons introduit l’arboriculture dans presque toutes les écoles et établissements de Kaolack. Enfin, les résultats scolaires se sont améliorés, que ce soit au CFEE, au Baccalauréat ou au BFEM, grâce à un pilotage rénové et performant, » a conclu l’inspecteur d’académie sortant, Siaka Goudiaby.

Agenda national pour 2050 : « L’énergie et la protection sociale sont les conditions de succès du projet présidentiel », selon la coalition Farlu Jotna

En ce début de campagne, « Farlu Jotna – Forces vives du Sénégal » réitère son appel à soutenir le parti Pastef « pour donner les moyens au président de réaliser les réformes urgentes et nécessaires requises, en particulier dans les domaines de l’énergie et de la protection sociale ».

« La campagne électorale en vue des élections législatives partielles étant désormais officiellement ouverte, le mouvement « Farlu Jotna – Forces vives du Sénégal », membre de la coalition « Diomaye Président 2024″ et fondé par le Professeur Elhadj Malick Kane, appelle vigoureusement à donner une très large majorité au parti Pastef », indique un communiqué qui rappelle « qu’il est urgent de donner les moyens au président Diomaye d’atteindre les objectifs fixés dans l’agenda national de transformation pour 2050 pour qu’ils ne restent pas lettre morte ».

Pour « Farlu Jotna – Forces vives du Sénégal », des réformes dans le domaine énergétique aussi bien que dans la protection sociale doivent être urgemment engagées. « Le Sénégal doit impérativement acquérir son autonomie énergétique et s’engager avec détermination dans la réduction des coûts de production. Il s’agit d’une condition essentielle à l’augmentation du pouvoir d’achat de nos concitoyennes et concitoyens et de la compétitivité de notre économie », explique le document .
Le Professeur Elhadj Malick Kane et ses camarades estiment que la protection sociale « est dans notre pays un champ de ruines sinistré ». « Nous devons construire un vrai filet social pour sortir les Sénégalaises et Sénégalais de la précarité », fait-il savoir.

A en croire le président de Farlu Jotna, dans une démocratie comme la nôtre, la période de la campagne électorale est un temps fort très important au cours duquel les projets politiques en concurrence doivent pouvoir être présentés et critiqués. « Pour « Farlu Jotna – Forces vives du Sénégal », il est de la responsabilité de l’Etat de garantir à chaque citoyenne et citoyen de notre pays de pouvoir mener une existence digne », indique le document.              

A.S

À Kaolack, rassuré par la forte mobilisation, Badou Ndour promet une large victoire aux candidats de la coalition Takku Wallu Sénégal.

Dans la commune de Kaolack, les populations semblent avoir compris que la coalition Takku Wallu Sénégal est la meilleure liste pour laquelle voter le 17 novembre prochain, notamment grâce à la mobilisation du secrétaire général de la fédération urbaine du PDS de Kaolack, Badou Ndour. « La vérité finit toujours par triompher. Les Sénégalais ont compris que la liste Takku Wallu Sénégal est la meilleure, et ils voteront massivement pour elle afin de poursuivre ce que nous avons commencé depuis longtemps », a souligné M. Ndour.

Par ailleurs, Badou Ndour se félicite du choix porté sur Ahmeth Youssouf Benzallou et Aissatou Ndiaye. « C’est l’occasion de féliciter le Président de la République, Macky Sall, et Karim Meissa Wade, qui ont choisi une tête de liste unique, différente de toutes les autres. Une tête de liste qui sait parler aux gens, notamment aux chefs religieux », s’est réjoui le secrétaire général de la fédération urbaine du PDS de Kaolack.

Procès Bougane Gueye Dany : un mois avec sursis et 100 000 F CFA d’amende

Le verdict est tombé au tribunal de grande instance de Tambacounda : Bougane Gueye Dany, leader du mouvement Gueum Sa Bopp, a été condamné à une peine d’un mois avec sursis et à une amende de 100 000 F CFA. Cette décision vient clore un procès tendu, marqué par des échanges houleux entre la défense et le parquet.

Bouagane Gueye Dany avait été poursuivi pour rébellion, refus d’obtempérer et outrage à agent dans l’exercice de ses fonctions. À l’audience, ses avocats, dont l’ancien Garde des Sceaux Me Amadou Sall, ont vigoureusement contesté les accusations, dénonçant une restriction du droit de leur client à s’exprimer pleinement. Malgré ces protestations, le tribunal a finalement prononcé une peine avec sursis, une décision saluée par les partisans du leader politique.

Cette condamnation, bien que relativement clémente, pourrait avoir des répercussions sur la carrière politique de Bougane Gueye Dany, notamment à l’approche des échéances électorales. Pour ses avocats, cette issue judiciaire reste injuste, mais elle permet à leur client de conserver sa liberté.

Descente policière à Yoff et aux Maristes : sept trafiquants arrêtés avec 454 millions de F CFA en faux billets et 50 kg de chanvre indien

La Division des investigations criminelles (DIC), via son Groupe de recherches et d’interpellation (GRI), a frappé un grand coup en procédant à l’arrestation de sept individus impliqués dans un vaste réseau de trafic de faux billets et de drogue à Yoff et aux Maristes. L’opération, menée sous la supervision du commissaire Mouhamed Guèye, chef de la DCRP, a permis de saisir 454 millions de F CFA en faux billets ainsi que 50 kg de chanvre indien.

Tout a commencé par un renseignement signalant la présence d’un réseau de trafic de chanvre indien opérant à Yoff. Une surveillance discrète a alors été mise en place, conduisant à une descente nocturne les 22 et 23 octobre 2024. Les agents de la DIC ont ainsi intercepté quatre individus, E. Fall, F. Sané, I. Ndiaye et A. Diop, en possession de 50 kg de chanvre indien. Les trafiquants ont avoué, lors de leur interrogatoire, avoir réceptionné la drogue par voie maritime le 19 octobre.

Dans la même nuit, une seconde opération a été menée dans le quartier des Maristes. Cette fois, les agents ont arrêté trois autres individus : L. Wade, S. Diop et M. Traoré. L. Wade a été pris avec 750 000 dollars en faux billets, équivalant à 454 millions de F CFA. Wade a expliqué que cette somme appartenait à S. Diop, qui a confirmé les faits. M. Traoré, quant à lui, détenait un flacon de chanvre indien.

Les sept individus ont été placés en garde à vue et sont poursuivis pour trafic de drogue et falsification de signes monétaires. Cette opération marque un coup de filet important dans la lutte contre le trafic de drogue et la criminalité financière, renforçant ainsi les efforts des autorités pour sécuriser les quartiers de Dakar.

Ousmane Sonko poursuit sa campagne électorale et promet un avenir prospère à Mbirkilane

Le président du parti Pastef, Ousmane Sonko, continue son périple à travers le Sénégal, rencontrant ses partisans et recueillant les attentes des populations. Sa récente visite à Mbirkilane, ce mercredi, a rassemblé de nombreux militants et sympathisants, venus manifester leur soutien enthousiaste.

Dès son arrivée vers 14 heures, Sonko a été accueilli par une foule chaleureuse, prête à partager avec lui les défis auxquels elle fait face. Au cœur de la discussion, les doléances relayées par l’honorable député Samba Dang, qui a exposé les problématiques spécifiques de la commune. Sensible aux préoccupations de Mbirkilane, Sonko a promis de prendre en compte ces questions cruciales dans ses priorités.

Lors de son intervention, le leader de Pastef a détaillé un programme qu’il qualifie de « riche et centré sur des pôles de développement », affirmant que le progrès ne pourrait advenir en isolant chaque commune. Il a plaidé pour un regroupement des communes partageant des réalités communes, qu’elles soient sociologiques, géographiques ou culturelles, pour créer une dynamique collective propice au développement.

« On ne peut pas construire un département à partir de petites communes. L’union fait la force », a déclaré Sonko, s’appuyant sur l’histoire de la région du Sine Saloum pour illustrer son propos. Il a partagé sa vision à long terme pour 2050, axée sur des infrastructures robustes, la modernisation des écoles et des hôpitaux, et une politique proactive de création d’emplois.

Sonko a également appelé les électeurs à soutenir son parti pour obtenir une majorité à l’Assemblée nationale, estimant qu’une base parlementaire solide est nécessaire pour donner vie à son projet. Il a promis d’apporter des solutions concrètes aux problèmes de Mbirkilane et d’œuvrer pour un futur meilleur dans la région.

Portée par une vision ambitieuse et une écoute des besoins locaux, la campagne de Sonko en direction de Mbirkilane illustre son engagement à faire progresser le Sénégal en valorisant la force des collectivités unies.

Attaque contre le convoi d’Ousmane Sonko près de Koungheul : une escalade de la tension à l’approche des législatives de 2024

Le convoi du Premier ministre sénégalais et candidat Ousmane Sonko a été attaqué ce matin près de la localité de Koungheul, alors qu’il poursuivait sa campagne pour les élections législatives prévues le 17 novembre 2024. Cet incident, survenu dans un climat politique déjà tendu, vient rappeler la fragilité sécuritaire et l’intensité des enjeux entourant ces élections.

Selon les premières informations disponibles, le convoi de Sonko a été pris pour cible aux abords de Koungheul par un groupe d’individus armés, circulant à bord d’un pickup. Ces derniers ont attaqué le véhicule principal du convoi, lançant des projectiles et endommageant les pneus du véhicule. Grâce à l’intervention rapide des éléments du Groupement d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), la situation a pu être maîtrisée, évitant des conséquences plus graves.

Les assaillants ont pris la fuite après leur attaque. Des témoins affirment avoir vu le pickup quitter les lieux à grande vitesse, alors que les membres de la sécurité tentaient de stabiliser la situation et de sécuriser le convoi du Premier ministre.

Cette attaque survient alors que le pays est en pleine effervescence politique à l’approche des législatives de novembre 2024. Le Premier ministre Ousmane Sonko, leader charismatique et souvent controversé, est connu pour ses prises de position fermes et son opposition aux politiques en place. Sa campagne, marquée par des déplacements à travers le pays pour mobiliser ses partisans, s’inscrit dans un contexte de tensions accrues où chaque incident, comme celui-ci, peut exacerber les divisions et alimenter la méfiance entre les camps politiques.

À la suite de cet incident, le ministère de l’Intérieur a annoncé un renforcement des dispositifs de sécurité autour des personnalités politiques en campagne. Des patrouilles supplémentaires devraient être déployées dans les zones jugées à risque pour prévenir de nouveaux incidents. La Gendarmerie nationale a également lancé une enquête pour identifier et appréhender les assaillants.

Dans une déclaration faite à la presse peu après l’incident, Ousmane Sonko a fermement condamné cette attaque, y voyant une tentative d’intimidation à l’encontre de sa campagne. « Nous ne céderons pas à la peur, et nous poursuivrons notre engagement auprès des Sénégalais pour construire un avenir plus juste et sécurisé », a-t-il affirmé.

Cet incident pourrait marquer un tournant dans la campagne pour les législatives de 2024, poussant les autorités à redoubler de vigilance. Le Sénégal, généralement considéré comme une nation stable en Afrique de l’Ouest, fait face à des défis sécuritaires grandissants à mesure que les tensions politiques s’intensifient. La communauté internationale et les observateurs locaux craignent une escalade des violences à l’approche du scrutin, et cet événement met en exergue la nécessité d’un processus électoral pacifique et sécurisé.

Découverte macabre sur la plage de Malika : un corps retrouvé sans vie

Un corps sans vie a été retrouvé sur la plage de Malika, ce mercredi 30 octobre 2024. D’après les premières informations rapportées par People 221, le corps aurait été rejeté par les vagues sur cette plage connue pour ses risques de noyade, malgré l’interdiction officielle de baignade.

Les forces de police et les sapeurs-pompiers ont été dépêchés sur place pour procéder aux premières constatations et à l’évacuation de la dépouille. Si les circonstances de ce décès restent à déterminer, les autorités enquêtent activement pour identifier la victime et comprendre les causes exactes de ce drame.

Les incidents de noyade sont malheureusement fréquents à Malika, malgré les mesures d’interdiction, et les autorités appellent régulièrement à la prudence. Plus de détails sur cette affaire seront communiqués dans les prochaines heures.

Le Sénégal lève 300 millions de dollars pour consolider son budget 2024

Pour assurer l’exécution de son budget 2024, le Sénégal a mobilisé une somme de 300 millions de dollars, soit 181,9 milliards FCFA, sur le marché financier international. Cette levée de fonds intervient à un moment stratégique, marquant la confiance renouvelée des investisseurs étrangers envers la gestion financière et la vision de développement du pays. L’annonce a été faite par le ministère des Finances et du Budget, qui se félicite du succès de cette opération.

Le ministère, dirigé par Cheikh Diba, a précisé que ce financement répond à une nécessité pressante, liée au report des décaissements prévus par le Fonds Monétaire International (FMI). L’audit préliminaire des finances publiques a révélé des besoins de financement importants, conduisant à cette levée de fonds, laquelle s’inscrit dans le cadre de la nouvelle vision de gouvernance prônée par les autorités sénégalaises, axée sur la transparence et la rigueur financière.

Dans son communiqué, le ministère a souligné que cette levée de fonds, souscrite intégralement par la banque américaine JP Morgan, est le fruit d’un placement privé sous forme de réouverture des titres obligataires du Sénégal émis en juin 2024. Ces titres, arrivant à échéance en 2031, offrent au Sénégal un taux d’intérêt de 6,33 %, assorti d’une couverture contre les fluctuations du dollar. Ce dispositif de couverture réduit les risques de change grâce à la parité stable entre le franc CFA et l’euro, permettant ainsi au Sénégal de sécuriser son service de la dette.

Cette opération de financement consolide la position du Sénégal comme un acteur crédible et fiable auprès des investisseurs internationaux. Elle s’inscrit aussi dans les nouvelles orientations économiques du pays, résumées dans le programme « Sénégal 2050 », qui vise à renforcer la transparence et l’efficacité des politiques publiques.

Avec cette dernière levée de fonds pour 2024, le Sénégal affiche sa détermination à maintenir le cap sur ses objectifs de développement et de modernisation de son économie, tout en mobilisant les ressources nécessaires pour assurer un financement solide et durable de ses projets.

Les Déclarations de Pastef sur les 1000 Milliards : Une Polémique Politique sur la Scène Sénégalaise

Lors du lancement de la campagne pour les législatives à Thiès, Ousmane Sonko, tête de liste nationale de la coalition Pastef, a secoué l’opinion publique en affirmant qu’un montant de plus de 1000 milliards de francs CFA avait été découvert dans un seul compte bancaire. Cette révélation, confirmée par El Malick Ndiaye, tête de liste de Pastef dans le département de Linguère, suscite de vifs débats et suscite des réactions diverses parmi les acteurs politiques sénégalais.

Cette déclaration n’a pas laissé indifférent Abdoul Mbaye, ancien Premier ministre. Dans un tweet publié le 3 octobre, il a interpellé les nouvelles autorités, les exhortant à prendre des mesures pour récupérer ces fonds. « Allez chercher maintenant ces 1000 milliards car le pouvoir de le faire est déjà entre leurs mains depuis 7 mois », a-t-il écrit, mettant en avant une attente de résultats concrets après les accusations de détournement.

El Malick Ndiaye, également ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, n’a pas tardé à répondre aux propos de l’ancien Premier ministre via une publication sur Facebook. Il y rappelle la nécessité d’une juridiction compétente pour la récupération de fonds présumés détournés, dénonçant une supposée ignorance ou mauvaise foi de la part d’Abdoul Mbaye. « Comment peut-il ignorer qu’il faut une juridiction compétente pour récupérer l’argent détourné ? » écrit-il, soulignant la complexité juridique de la question.

Cette controverse éclate dans un contexte de campagne législative intense, où les accusations de corruption et de mauvaise gestion deviennent des armes politiques. Pour la coalition Pastef, la dénonciation des fonds non récupérés peut renforcer son discours anti-corruption, tandis que les réactions des autres acteurs traduisent les tensions entre les autorités actuelles et les opposants.

Les prochains jours seront décisifs pour voir si cette question des 1000 milliards de francs CFA fera l’objet d’enquêtes approfondies ou si elle restera une simple polémique de campagne.

Procès du leader de Guem Sa Bopp : le parquet réclame 3 mois de prison ferme et une amende de 500 000 FCFA

Le procès du leader du mouvement Guem Sa Bopp se poursuit au Tribunal de grande instance de Tambacounda, marquant une étape cruciale dans le processus judiciaire engagé contre le responsable politique. Après les interventions des avocats de la défense, c’est au tour du parquet de prendre la parole et de formuler ses réquisitions. Le procureur a demandé une peine de trois mois d’emprisonnement ferme, assortie d’une amende de 500 000 francs CFA, estimant que l’accusé est coupable des faits qui lui sont reprochés.

Selon notre correspondant sur place, le procureur a justifié sa demande de peine en insistant sur la gravité des accusations portées contre ce membre de la coalition Sam Sa Kaddù. « Le prévenu est responsable de ses actes et doit être sanctionné à la hauteur de ses fautes », a-t-il déclaré lors de son réquisitoire, réaffirmant ainsi la volonté du parquet de voir appliquer une peine exemplaire.

La défense, de son côté, a plaidé pour la clémence en mettant en avant le parcours et les engagements de l’accusé, tout en remettant en question certains éléments du dossier. Malgré ces arguments, le parquet semble déterminé à obtenir une condamnation qui, selon lui, serait proportionnelle aux faits.

Le juge devrait rendre son verdict sous peu, après avoir délibéré sur l’ensemble des éléments présentés lors de ce procès. Ce jugement sera particulièrement attendu, non seulement par les partisans du leader de Guem Sa Bopp, mais également par les acteurs politiques locaux qui suivent de près cette affaire emblématique.

Le verdict marquera une étape importante dans le parcours judiciaire de ce leader, ainsi que dans l’évolution des débats autour de la responsabilité des dirigeants politiques face aux accusations portées contre eux.

Tambacounda : l’avocat de Bougane Gueye Dany dénonce un acharnement judiciaire

Au tribunal de grande instance de Tambacounda, l’audience du leader de Guem Sa Bopp, Bougane Gueye Dany, a soulevé de vives critiques de la part de son avocat, Me Elhadj Diouf. Lors d’une pause de l’audience, Me Diouf s’est exprimé face à la presse, dénonçant ce qu’il qualifie de « dossier vide » monté pour nuire à son client, candidat aux élections législatives.

Selon l’avocat, le procureur aurait cherché à charger le dossier pour garder Bougane Gueye Dany en détention. Il reproche au ministère public d’avoir retenu des chefs d’accusation qu’il juge sans fondement, notamment pour outrage et rébellion. « Les gendarmes eux-mêmes ont mentionné qu’il n’y a pas d’outrage », a insisté Me Diouf. Il affirme également que les témoins des faits, des agents de la gendarmerie, ont confirmé qu’il n’y avait eu aucune résistance de la part de son client, ce qui, selon lui, affaiblit la thèse de la rébellion.

Me Diouf considère que les poursuites engagées contre son client sont davantage motivées par une volonté de l’empêcher de mener campagne en tant que candidat aux législatives. « C’est la personne de Bougane qui les dérange », a-t-il lancé. Cette situation, estime-t-il, nuit non seulement à la réputation de son client, mais pose également des questions sur l’impartialité des institutions judiciaires dans le contexte électoral.

L’avocat espère que le tribunal rendra une décision impartiale, permettant ainsi à Bougane Gueye Dany de reprendre sa liberté et de participer pleinement à la campagne, au même titre que les autres candidats.

Le jugement final de cette affaire sera scruté de près, tant par les partisans de Guem Sa Bopp que par les défenseurs de l’équité judiciaire, dans un contexte politique marqué par des tensions et des accusations de pressions exercées sur certains opposants politiques.

Accusations de provocation au procès de Bougane : Me Amadou Sall hausse le ton face au procureur

Le procès de Bougane Guèye Dany, président du mouvement Gueum Sa Bopp, s’est tendu au tribunal de grande instance de Tambacounda lorsque son avocat, Me Amadou Sall, a vivement dénoncé l’attitude du substitut du procureur. Le célèbre avocat et ancien Garde des Sceaux a réagi avec véhémence, estimant que son client n’était pas autorisé à s’exprimer librement en raison des interventions répétées du procureur.

Agacé par ce qu’il perçoit comme une tentative de troubler l’audience, Me Amadou Sall s’est tourné vers le président du tribunal en ces termes : « Pourquoi, il ne lui laisse pas s’exprimer ? Le procureur nous provoque. Il exagère ! Il doit savoir que nous ne sommes pas des enfants. J’ai fait plus de 40 ans de barreau. Qu’il arrête de nous prendre pour des bambins. »

Ces propos, révélant une colère inhabituelle chez cet avocat d’expérience, illustrent la tension grandissante autour de l’affaire. « C’est parce qu’il n’a pas d’arguments qu’il ne cesse de troubler », a-t-il ajouté, avant de s’adresser directement au parquet : « Vous voulez l’incident, vous l’aurez ! Je suis très poli d’habitude mais là, je suis à bout. »

Cette altercation a mené à une brève suspension de l’audience pour calmer les esprits. À la reprise, le ton s’est adouci grâce à l’intervention de Me El Hadji Diouf, un autre avocat de la défense, qui a tenté de dissiper les tensions.

Cet épisode souligne l’intensité et la sensibilité des débats autour de ce procès très suivi. L’audience a repris avec l’audition des témoins, mais l’incident met en lumière les enjeux et la détermination de la défense à garantir que Bougane Guèye Dany bénéficie d’une procédure équitable.

Séjour en Arabie Saoudite : Le chef de l’État, BDF, effectue le petit pèlerinage (Oumrah)

Le président Bassirou Diomaye Faye a clôturé son séjour en Arabie Saoudite par l’accomplissement du petit pèlerinage, communément appelé la Oumrah, à La Mecque. Dans un message posté sur sa page X, il a partagé son émotion et son engagement spirituel : « J’ai eu l’immense privilège d’accomplir la Omra à la Mecque, un moment de recueillement et de prière pour la paix, la prospérité et l’unité de notre nation. Que Dieu bénisse le Sénégal et guide nos pas vers un avenir de solidarité, de fraternité et de succès pour tous. »

Cette étape spirituelle marque la fin d’une visite chargée pour le chef de l’État. Avant la Oumrah, Bassirou Diomaye Faye a pris part au Forum Future Investissement Initiative (FII) à Riyad, le 28 octobre 2024. Lors de ce panel sur le développement de l’Afrique, il a abordé les enjeux économiques et les pistes de coopération pour soutenir la croissance du continent. Par ailleurs, le président Faye a été reçu en audience par le Prince héritier d’Arabie Saoudite, Mohammed bin Salman bin Abdelaziz Al Saoud, avec qui il a discuté du Projet Vision Sénégal 2050.

Le projet Vision Sénégal 2050, exposé par le président Faye, vise à transformer l’économie sénégalaise et à favoriser un développement inclusif et durable pour les prochaines décennies. Cette rencontre a permis de renforcer les liens diplomatiques entre le Sénégal et l’Arabie Saoudite, en envisageant des partenariats stratégiques pour soutenir les ambitions de chaque nation.

La visite officielle de Bassirou Diomaye Faye en Arabie Saoudite et l’accomplissement de la Oumrah témoignent d’un engagement à la fois pour le développement du Sénégal et pour la préservation de ses valeurs spirituelles.

Séjour en Arabie Saoudite : Le chef de l'État, BDF, effectue le petit pèlerinage (Oumrah)
Séjour en Arabie Saoudite : Le chef de l'État, BDF, effectue le petit pèlerinage (Oumrah)
Séjour en Arabie Saoudite : Le chef de l'État, BDF, effectue le petit pèlerinage (Oumrah)
Séjour en Arabie Saoudite : Le chef de l'État, BDF, effectue le petit pèlerinage (Oumrah)
Séjour en Arabie Saoudite : Le chef de l'État, BDF, effectue le petit pèlerinage (Oumrah)

Bougane Gueye Dany : Un procès sous haute tension et des témoignages contradictoires

Une salle d’audience bondée a été le théâtre de confrontations intenses entre Bougane Gueye Dany, leader du mouvement politique Gueum Sa Bopp, et le procureur. Dans une atmosphère chargée d’émotion, Bougane Gueye, connu pour sa ténacité, a défendu son intégrité avec passion face aux accusations portées contre lui. Cette audience, marquée par des échanges houleux, a nécessité plusieurs interruptions pour ramener le calme parmi les partisans et observateurs présents.

Parmi les temps forts de cette audience, le témoignage d’un gendarme a particulièrement retenu l’attention. Celui-ci, en poste au premier barrage de sécurité le jour de l’incident, a affirmé qu’aucun ordre d’arrêter le cortège de Bougane Gueye Dany n’avait été donné. « Au premier barrage, nous n’avions reçu aucun ordre d’arrêter le cortège de Bougane Gueye », a-t-il déclaré, ajoutant que l’accusé n’avait exprimé aucun propos déplacé envers les forces de l’ordre.

Ce témoignage a semé le doute sur la version de la gendarmerie nationale, relayée récemment par communiqué, qui décrivait Bougane Gueye sous un jour bien moins favorable. Les déclarations du gendarme ont suscité des murmures et des réactions vives dans la salle, laissant entendre que la perception du public et des observateurs pourrait être en train de basculer.

Pour Bougane Gueye Dany, cette affaire dépasse le simple cadre judiciaire et revêt des enjeux politiques cruciaux. Figure montante et controversée de la scène politique sénégalaise, il a su mobiliser une base de soutien importante, faisant de ce procès une arène où se joue aussi une bataille d’image et d’influence.

En conclusion, ce procès met en lumière les tensions entre les autorités et certains leaders d’opinion au Sénégal, et soulève des interrogations sur la transparence des actions des forces de l’ordre. L’issue de cette affaire pourrait bien redéfinir les rapports de force dans le paysage politique actuel, alors que les regards se tournent vers la suite de la procédure et les éventuelles révélations à venir.

Procès de Bougane Guèye Dany : un face-à-face tendu au tribunal de Tambacounda

Le procès de Bougane Guèye Dany, leader du mouvement Gueum Sa Bop et patron du groupe de presse D-média, s’est ouvert aujourd’hui devant le tribunal de grande instance de Tambacounda. Accusé de refus d’obtempérer, de rébellion, et d’outrage à agent dans l’exercice de ses fonctions, Bougane Guèye Dany a choisi de se défendre fermement face aux accusations portées contre lui.

Dès les premières déclarations, le prévenu a contesté l’ensemble des faits qui lui sont reprochés. « Je ne reconnais pas les faits qui me sont reprochés. Je n’ai pas refusé de m’arrêter, et les gendarmes l’ont bien mentionné dans le procès-verbal d’enquête », a-t-il déclaré avec assurance devant la barre.

Concernant l’accusation de rébellion, Bougane Guèye Dany a expliqué qu’il avait lui-même suggéré son arrestation en raison de son refus d’abandonner sa marche vers Bakel. « C’est moi-même qui ai demandé à être arrêté. J’ai dit aux gendarmes : « soit vous me laissez marcher vers Bakel, soit vous m’arrêtez ». » Selon lui, le capitaine Momar Ndoye a répondu en accédant à sa requête en l’arrêtant. Bougane a décrit une arrestation expéditive et brutale, affirmant qu’il a été « brutalement interpellé en l’espace de trois minutes ».

La défense de Bougane Guèye Dany, en contestant les faits d’obstruction et de rébellion, pourrait conduire le tribunal à examiner attentivement les circonstances de son arrestation et les rapports des agents. Ce procès pourrait marquer un tournant pour l’activiste et chef d’entreprise, qui défend son droit à manifester pacifiquement, tout en dénonçant les méthodes employées par les forces de l’ordre. Le jugement reste en délibéré, alors que les regards sont tournés vers Tambacounda pour suivre l’évolution de cette affaire à forte résonance politique.

Kaolack/ Éducation : Passation de service à l’inspection d’académie

L’inspecteur d’académie sortant de Kaolack, Siaka Goudiaby, affecté à Louga, a passé le témoin à son collègue Samba Diakhaté, désormais inspecteur d’académie de Kaolack. La cérémonie de passation de service s’est déroulée le mercredi 30 octobre 2024 dans la salle de conférence de l’Inspection d’Académie (IA). Lors de cette cérémonie, l’inspecteur sortant a remis des diplômes de satisfaction à ses collaborateurs qui l’ont accompagné durant son séjour à Kaolack.

En signe de reconnaissance, Siaka Goudiaby a également reçu des cadeaux offerts par ses anciens collaborateurs. L’inspecteur Diakhaté, prenant officiellement ses fonctions, a affirmé qu’il s’appuiera sur ses collaborateurs pour poursuivre le travail de son prédécesseur, qui a accompli un travail remarquable avec des résultats positifs sur tous les plans.

Amadou Bâ accuse Ousmane Sonko de privilégier le discours aux actions concrètes lors d’un meeting à Ngoundiane

La campagne électorale sénégalaise a pris une tournure intense ce weekend, alors que la coalition Jam Ak Njariñe, dirigée par Amadou Bâ, a organisé un grand rassemblement dans la commune de Ngoundiane. Sous la direction de Mbaye Dione, le candidat local, ce méga meeting a rassemblé des sympathisants et des militants venus écouter les propos de la tête de liste nationale.

Amadou Bâ n’a pas manqué de lancer des critiques à l’encontre d’Ousmane Sonko, leader du parti Pastef et figure de proue de l’opposition. Dans son discours, Amadou Bâ a accusé Sonko de trop parler, sans pour autant se concentrer sur les attentes des Sénégalais. « Fougnela séén yagui wax rek » (Traduction approximative : « Ils ne font que parler »), a-t-il lancé, en référence à Sonko et à son équipe.

Pour Amadou Bâ, les Sénégalais attendent de leurs leaders qu’ils agissent et apportent des solutions concrètes à leurs préoccupations. Il a fait valoir que Sonko dispose de tous les moyens nécessaires pour travailler efficacement et répondre aux aspirations des citoyens, mais qu’il préfère multiplier les discours plutôt que de se concentrer sur des actions significatives.

Ce meeting s’inscrit dans une campagne où les tensions sont vives, avec des candidats cherchant à mobiliser leur base et convaincre les électeurs encore indécis. Amadou Bâ espère ainsi solidifier son soutien et rallier davantage de Sénégalais autour de son projet pour le pays. En ciblant Sonko, il cherche à marquer une différence, affirmant que son approche est celle de l’action et non des discours.

Les prochains jours de campagne promettent d’être tout aussi animés, les enjeux de cette élection étant cruciaux pour le Sénégal.

Abdou Mbow dénonce une dérive autoritaire à Tambacounda : « La démocratie sénégalaise est en danger »

L’ancien député et responsable politique de l’Alliance pour la République (APR), Abdou Mbow, s’est exprimé ce matin devant les journalistes après s’être rendu au Tribunal de Tambacounda pour apporter son soutien à son camarade Bougane Gueye Dany. Bougane, fondateur de la chaîne de télévision D-Média et figure de l’opposition sénégalaise, est actuellement en détention, une situation que Mbow qualifie d’« otage politique ».

Sur place, Abdou Mbow, membre de la coalition Takku Wallu, a décrit une ambiance tendue, évoquant un « état de siège » autour du tribunal. « Le constat est amer. On dirait qu’on est à Tambacounda en état de siège. Personne ne peut accéder au tribunal avec ce dispositif impressionnant », a-t-il déclaré, en référence au déploiement massif de forces de sécurité.

Mbow n’a pas hésité à critiquer sévèrement les autorités en place, accusant le gouvernement d’user de moyens de pression démesurés pour entraver la liberté d’expression et l’opposition politique. « Ceux qui sont au pouvoir sont des dictateurs, des apprentis dictateurs qui sont en train de vouloir entacher la démocratie sénégalaise », a-t-il martelé, affirmant que ces méthodes mettent en péril l’intégrité du système démocratique du Sénégal.

La détention de Bougane Gueye Dany, figure montante de l’opposition et fondateur du mouvement Gueum Sa Bopp, a suscité un vif débat au Sénégal, les critiques se multipliant quant aux restrictions de plus en plus sévères imposées aux opposants politiques. Cette affaire, perçue par plusieurs comme une tentative de museler l’opposition à l’approche des élections, alimente un climat d’inquiétude sur l’avenir de la démocratie sénégalaise.

Les alliés politiques de Bougane appellent à sa libération immédiate et à une plus grande transparence dans la gestion des affaires politiques. Le soutien d’Abdou Mbow, bien qu’ancien membre de l’APR au pouvoir, illustre la division croissante au sein même des élites politiques quant à la gestion de l’opposition et de la liberté politique au Sénégal.

Alors que le pays se prépare pour des échéances électorales majeures, les tensions autour de cette affaire mettent en évidence les défis auxquels fait face la démocratie sénégalaise. Pour de nombreux observateurs, l’arrestation de Bougane Gueye Dany est un test pour l’État de droit au Sénégal, un pays souvent perçu comme un modèle démocratique en Afrique de l’Ouest.

Tensions et Suspension au Procès de Bougane Gueye Dany : Retour sur une Audience Sous Haute Tension

Ce matin, le procès de Bougane Gueye Dany, leader du mouvement politique Gueum Sa Bopp, s’est ouvert dans un climat électrique au tribunal. Initialement programmé pour 11h, l’audience a démarré en avance, vers 10h40. Ce décalage n’a pas empêché le rythme intense des échanges, marqués par des questions serrées du juge dès le début de la séance. Bougane Gueye Dany, visiblement prêt à se défendre, a répondu aux premières questions avec fermeté.

L’audience a pris un tournant plus vif lorsque le Procureur a pris la parole. Bombardant l’accusé de questions, il n’a laissé aucun répit, cherchant à obtenir des réponses précises et directes. Cette phase a rapidement conduit à des échanges de propos aigres-doux entre le procureur, l’accusé et l’équipe d’avocats de Bougane Gueye Dany. Les tensions devenant palpables, il est vite apparu que la situation risquait de s’envenimer davantage.

Face à cette escalade verbale, le juge a décidé de suspendre temporairement la séance. Cette pause de cinq minutes, loin d’être anodine, visait à apaiser les esprits et à permettre à chacun de reprendre son calme avant la reprise des débats. Une suspension qui a illustré la sensibilité de l’affaire et l’intensité des passions en jeu.

Le procès de Bougane Gueye Dany s’annonce sous haute tension, reflétant l’importance des enjeux politiques qui s’y rattachent. Les prochaines étapes de cette audience seront suivies de près, tant par les partisans du leader de Gueum Sa Bopp que par le public sénégalais, curieux de voir comment la justice abordera ce dossier sensible.

Crise au sein du Mouvement pour la Transformation Nationale (MTN) : Des dissidents dénoncent la « patrimonialisation » du parti

Le Mouvement pour la Transformation Nationale (MTN), dirigé par le professeur Marie Teuw Niane, connaît un profond malaise avec le départ de 39 responsables départementaux qui ont choisi de quitter le parti. Ces dissidents, reprochant au leader de négligences et de favoritisme, ont annoncé la création d’une nouvelle entité, l’Action pour le Développement et la Souveraineté (ADS). Ce départ massif reflète une fracture croissante au sein de la formation politique, autrefois unie autour de la vision de Marie Teuw Niane.

Parmi les griefs exprimés par les dissidents, la nomination du fils de Marie Teuw Niane au poste de trésorier général occupe une place centrale. Selon les ex-membres, cette décision prise le 8 octobre contrevient aux principes de transparence et de neutralité qui devraient régir les associations politiques, en particulier celles dont l’objectif n’est pas commercial. Abdou Wakhab Kâ, ancien secrétaire général du MTN, exprime son indignation : « Le choix de nommer son fils rappelle des tendances dynastiques déjà observées sous Abdoulaye Wade, puis Macky Sall. Ce type de gestion confine à une forme de patrimonialisation du parti. »

Les dissidents rappellent également que même l’acronyme « MTN » évoque directement les initiales de Marie Teuw Niane, un choix initialement controversé au sein du mouvement. Pour eux, cette nomination et la personnalisation du parti marquent une dérive anti-démocratique et une tentative de monopolisation de l’appareil politique.

Les anciens responsables du MTN dénoncent également un éloignement de leur leader, devenu, selon eux, injoignable depuis sa nomination dans les hautes sphères de l’État sous le président Macky Sall. « Durant cinq mois, aucun membre du MTN ne pouvait entrer en contact avec lui », confie le porte-parole des dissidents, soulignant le malaise profond ressenti par les cadres du parti. Les efforts pour rétablir le dialogue, y compris une réunion du comité exécutif, n’ont pas suffi à apaiser les tensions.

L’exclusion des membres du MTN des listes de la mouvance présidentielle pour les récentes élections législatives a également été perçue comme un signe de mépris. Aucun cadre du parti n’a été désigné comme candidat ou suppléant. Ce manque de reconnaissance a été interprété par les dissidents comme un échec de Marie Teuw Niane à défendre les intérêts du MTN auprès de la coalition au pouvoir, renforçant la déception et l’amertume parmi les responsables régionaux.

En réponse à ces frustrations, les 39 responsables dissidents ont décidé de créer l’Action pour le Développement et la Souveraineté (ADS), un nouveau mouvement politique qu’ils espèrent plus démocratique et transparent. Cette scission affaiblit considérablement le MTN et met en lumière des critiques de plus en plus récurrentes dans la sphère politique sénégalaise concernant les dérives dynastiques et le manque de transparence au sein des partis.

Le professeur Marie Teuw Niane, jadis respecté pour sa vision de transformation nationale, se retrouve face à une crise majeure qui pourrait redéfinir l’avenir de son parti. Tandis que l’ADS émerge, le MTN semble sur le point de perdre son unité et peut-être son influence.

Bougane Guèye Dany face à la justice à Tambacounda : un procès aux enjeux politiques

Bougane Guèye Dany, chef du mouvement Gueum Sa Bopp et candidat aux législatives de novembre, comparaît aujourd’hui devant le juge à Tambacounda. Arrêté le 19 octobre alors qu’il se rendait à Bakel pour apporter son soutien aux populations sinistrées par des inondations, Bougane fait face à de lourdes accusations : rébellion, refus d’obtempérer et outrage à agent, suite à une confrontation avec les forces de sécurité.

L’arrestation de Bougane intervient dans un contexte délicat, à quelques semaines des élections législatives prévues pour le 17 novembre 2024. L’homme politique dénonce une « détention abusive », affirmant que cette arrestation vise à entraver sa campagne et ses droits civiques. Me El Hadj Diouf, son avocat, défend fermement cette position, soulignant que son client est victime d’une manœuvre politique destinée à l’écarter de la course électorale.

Depuis son arrestation, Bougane Guèye Dany a entamé une grève de la faim pour protester contre ce qu’il considère être un abus de pouvoir. Selon lui, cette détention serait motivée par des pressions politiques visant à le discréditer et à entraver ses déplacements, alors même qu’il est en pleine campagne pour représenter ses concitoyens.

Le mouvement Gueum Sa Bopp et les partisans de Bougane appellent les populations locales et les sympathisants à manifester pacifiquement pour sa libération. Les membres du mouvement estiment que cette affaire constitue une atteinte aux droits civiques et politiques de leur leader, ainsi qu’une tentative de limiter son influence auprès de ses électeurs.

Le tribunal de Grande Instance de Tambacounda, où le procès se déroule, est soumis à des mesures de sécurité renforcées. Un dispositif impressionnant a été déployé autour du bâtiment, avec des accès restreints pour le public. Cette présence massive des forces de l’ordre témoigne de la sensibilité de l’affaire, qui attire l’attention non seulement des médias nationaux mais aussi des observateurs internationaux.

Cette affaire intervient dans un contexte où la liberté d’expression et les droits civiques sont au cœur des préoccupations au Sénégal. Bougane Guèye Dany, candidat en lice pour un poste législatif, rappelle que cette affaire est « un test pour la démocratie sénégalaise ». Selon lui, sa détention vise à intimider les voix critiques envers les autorités, particulièrement en période électorale.

Avec la date de son procès coïncidant presque avec celle des élections législatives, les semaines à venir seront décisives pour Bougane Guèye Dany et le mouvement Gueum Sa Bopp. Pour ses partisans, l’issue de cette affaire pourrait bien déterminer l’avenir politique du Sénégal, mettant en lumière les défis liés à la préservation des libertés fondamentales et des droits politiques dans le pays.

Alors que le jugement est attendu, de nombreux Sénégalais, à Tambacounda et au-delà, attendent avec impatience de voir si la justice sera rendue de manière équitable.

Amadou Bâ revient sur sa défaite à la présidentielle de 2024 et critique l’implication de Macky Sall

Pour la première fois depuis l’élection présidentielle de mars 2024, l’ancien Premier ministre Amadou Bâ, tête de liste de Jamm ak Njarin, a brisé le silence concernant les raisons de sa défaite. Invité sur les ondes de la Radio Fulfuldé de RFI, il n’a pas mâché ses mots pour dénoncer ce qu’il perçoit comme des manœuvres orchestrées en coulisses par l’ancien président Macky Sall, qui aurait contribué à sa défaite.

Désigné candidat de la majorité pour l’élection, Amadou Bâ est clair : selon lui, Macky Sall porte une grande part de responsabilité dans l’échec de sa campagne. Malgré l’appui supposé de la majorité, Bâ estime que certains éléments proches du pouvoir ont œuvré en sa défaveur. L’ancien Premier ministre, visiblement frustré par cette situation, a affirmé que l’ingérence de l’ancien chef de l’État a été un obstacle déterminant pour sa candidature. Cette prise de position publique pourrait bien refléter des tensions internes au sein de la majorité, divisée et fragilisée par les dynamiques de pouvoir et les rivalités internes.

Amadou Bâ a également fait des révélations sur des manœuvres supposées de ses détracteurs au sein de son propre camp, qui auraient insinué qu’il serait en connivence avec le leader de l’opposition, Ousmane Sonko. « Comment peut-on être un ministre de la République et être de connivence avec l’opposant Ousmane Sonko ? » a-t-il déclaré sur les ondes de la RFM, visiblement agacé par ces accusations. En suggérant que certains membres de la majorité ont insinué qu’il entretenait des liens avec Sonko, Amadou Bâ semble dénoncer des tentatives pour miner sa crédibilité auprès de l’électorat pro-gouvernemental.

Le discours d’Amadou Bâ marque un tournant dans la scène politique sénégalaise. En critiquant ouvertement Macky Sall et son camp, il pose un jalon clair pour un retour politique qui pourrait prendre des allures d’affrontement direct avec ceux qui l’ont écarté du pouvoir. Dans une période où le Sénégal connaît des mouvements de transformation sociale et politique, les propos de l’ancien Premier ministre risquent de raviver les débats et polariser encore davantage le paysage politique.

En conclusion, cette intervention médiatique d’Amadou Bâ montre la complexité des alliances et des tensions au sein du pouvoir. Alors que le pays se remet de cette élection présidentielle, il reste à voir si cette prise de parole contribuera à renforcer son image de leader ou s’il y perdra des soutiens essentiels pour l’avenir de son parcours politique.

Le Président Bassirou Diomaye Faye en Arabie Saoudite : Entre Investissements et Spiritualité

Ce dimanche 27 octobre, le Président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, a entamé une visite officielle en Arabie Saoudite à l’invitation du roi Mohammed Ben Salmane. Cette visite revêt un double objectif : renforcer les partenariats économiques à l’occasion du « Future Investment Initiative Forum » et effectuer un pèlerinage personnel à Djeddah.

Le « Future Investment Initiative Forum », organisé chaque année à Riyad, est une plateforme de renom qui réunit les plus grands décideurs, investisseurs et innovateurs du monde. Cette année, l’événement met l’accent sur les investissements d’avenir, en particulier dans les domaines de la technologie, des énergies renouvelables et des infrastructures. La participation du Président Faye témoigne de la volonté du Sénégal de renforcer sa présence sur la scène économique mondiale et d’attirer davantage d’investissements étrangers pour stimuler le développement du pays. En collaborant avec des partenaires internationaux, le Sénégal pourrait consolider son rôle de hub économique en Afrique de l’Ouest, tout en développant des initiatives favorisant l’innovation et l’industrialisation.

En marge du forum, le Président Faye a profité de son séjour en Arabie Saoudite pour accomplir la Omra, un pèlerinage islamique non obligatoire à la Mecque et à Djeddah, qui revêt une forte signification spirituelle. Son Excellence est arrivée ce soir à Djeddah où il a été accueilli chaleureusement à l’aéroport international King Abdulaziz par le Prince Saud bin Mishal bin Abdulaziz, vice-gouverneur de la région de La Mecque, ainsi que par le maire de Djeddah, Saleh bin Ali Al-Turki, et plusieurs autorités saoudiennes.

La visite du Président Faye en Arabie Saoudite reflète les relations de coopération croissantes entre le Sénégal et le Royaume saoudien. En s’impliquant dans des événements internationaux tels que le Future Investment Initiative Forum et en se rapprochant des leaders économiques du Golfe, le Sénégal continue de renforcer ses liens avec les pays du Moyen-Orient. Par cette visite, Bassirou Diomaye Faye réaffirme l’ambition du Sénégal de s’ouvrir à de nouvelles opportunités et de se positionner parmi les pays en pleine transformation économique et technologique.

La Omra accomplie par le président sénégalais envoie également un message de solidarité et de rapprochement avec la diaspora sénégalaise présente en Arabie Saoudite et dans le monde. Ce moment de recueillement est une manière pour le Président de rappeler les valeurs spirituelles du Sénégal et de partager ce moment de dévotion avec ses concitoyens.

Cette visite marquante à la fois économique et spirituelle souligne la vision du Président Faye pour un Sénégal ouvert, ambitieux et connecté aux enjeux mondiaux.

Ousmane Sonko en tournée dans le Sine : un appel à la jeunesse pour développer l’économie locale de Fatick

Dans le cadre de sa tournée nationale, la caravane du parti Pastef, conduite par son président Ousmane Sonko, a fait escale ce mardi dans la région du Sine, plus précisément à Fatick. Sonko a profité de cette occasion pour s’adresser directement à la jeunesse, appelant celle-ci à jouer un rôle central dans le développement économique de la région et, par extension, dans celui du Sénégal.

Pour Ousmane Sonko, Fatick détient le potentiel pour devenir une métropole régionale. Située dans le Sine-Saloum, une région riche en ressources naturelles et culturelles, cette ville peut, selon lui, contribuer de manière significative à l’économie sénégalaise si les infrastructures et les filières économiques locales sont développées.

« Fatick doit jouer son rôle dans le développement économique du Sénégal », a-t-il martelé devant un public de jeunes enthousiastes et engagés. Sonko a souligné l’importance de valoriser les ressources naturelles de la région pour atteindre cet objectif ambitieux.

Dans sa vision de développement pour Fatick, Sonko accorde une attention particulière à la filière du sel, une ressource abondante dans la région grâce aux marais salants du Sine-Saloum. Il estime que cette industrie, encore peu exploitée, pourrait générer des emplois pour la jeunesse et renforcer l’économie locale.

L’idée serait de structurer et de moderniser cette filière, en investissant dans les techniques de production, de transformation et de commercialisation. Cela permettrait de diversifier l’économie locale, tout en offrant des opportunités d’emplois stables pour les jeunes de Fatick. Il a également évoqué la possibilité d’un soutien gouvernemental pour les projets liés à cette filière, ce qui pourrait créer un véritable écosystème économique autour de l’exploitation du sel.

Dans son discours, Sonko a insisté sur le rôle central de la jeunesse dans ce processus de transformation. Pour lui, les jeunes de Fatick ne doivent plus être contraints de quitter leur région pour chercher du travail dans les grandes villes. Au contraire, ils peuvent devenir des acteurs clés du développement local, en s’impliquant activement dans les projets économiques de leur région.

Sonko a ainsi encouragé les jeunes à développer des compétences techniques et entrepreneuriales, nécessaires pour tirer parti des potentialités de Fatick. Il a également souligné l’importance d’une éducation adaptée aux réalités économiques locales, qui inclurait la formation aux métiers du sel, de l’agriculture et des technologies modernes.

La vision de Sonko pour Fatick repose sur une approche intégrée du développement économique, où chaque ressource naturelle de la région est optimisée pour créer de la valeur ajoutée. En faisant de Fatick un pôle économique à part entière, le leader de Pastef espère contribuer à réduire les inégalités régionales et à offrir des perspectives d’avenir aux jeunes Sénégalais.

Cet appel vibrant à la jeunesse a suscité l’enthousiasme de nombreux jeunes de Fatick, prêts à relever le défi.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°310 – du 30/10/2024

🔴 PROCÈS DE BOUGANE GUEYE DANY : TAMBA RETIENT SON SOUFFLE !
🔴 ÉMIGRATION CLANDESTINE : 150 MIGRANTS PORTÉS DISPARUS DANS L’ATLANTIQUE

🔴 RUGBY À VII DAMES : LA SÉNÉGALAISE BINETA SÈNE SIFFLERA À LA CAN
🔴 DIAMNIADIO / ASC MANKOO : IBRAHIMA CISS AURAIT INCRIMINÉ LES PERSONNES ARRÊTÉES, SELON MANSOR SAMBA

Élections législatives : le CNRA appelle les médias à la retenue face à la violence verbale

Alors que la campagne électorale pour les législatives du 17 novembre bat son plein, le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) a lancé un avertissement aux médias concernant la diffusion de discours violents et susceptibles de susciter des tensions. Dans un communiqué diffusé ce mardi, le CNRA a exhorté les médias à « plus de professionnalisme dans le traitement de l’information », les appelant à se montrer particulièrement vigilants face aux propos pouvant enflammer les débats et porter atteinte à la stabilité sociale en cette période sensible.

Le CNRA a souligné que, notamment en période électorale, il n’est pas de leur rôle de diffuser des contenus susceptibles de propager des situations de tension. « La diffusion de contenus violents ou polémiques peut facilement engendrer des conflits et des désordres », rappelle l’autorité de régulation. Elle demande ainsi aux médias de s’assurer que « de tels manquements ne se reproduisent pas » et encourage les responsables des chaînes de radio, de télévision, et des sites d’information à adopter une approche constructive dans leur couverture de la campagne.

En cette période électorale, les instances de régulation invitent également les candidats et leurs partisans à éviter toute surenchère verbale pouvant attiser les clivages. Le CNRA espère ainsi encourager un climat de dialogue respectueux entre les candidats, permettant aux citoyens de faire leur choix en toute sérénité.

Ce rappel à l’ordre du CNRA survient dans un contexte où les discours de campagne se durcissent, certains candidats n’hésitant pas à employer des propos virulents. Le CNRA se montre donc vigilant quant au rôle des médias, insistant sur l’importance de préserver un espace d’échanges et d’information neutre et respectueux des principes démocratiques.

Chirurgie de la cataracte : Plus de 1500 personnes âgées opérées à Sangalkam

Le Centre de santé de Sangalkam accueille depuis le 24 octobre, un camp gratuit de chirurgie de la cataracte à l’initiative de l’Ong koweitienne humanitaire Direct Aid Society en partenariat avec le ministère de la santé et de l’action sociale à travers le programme national de la promotion de la santé oculaire au Sénégal. A en croire Mouhamadou Makhtar Dieng, chargé de partenariat et communication de l’Ong Direct Aid Society/ Bureau Sénégal, l’objectif de ce camp a été atteint puisqu’en 5 jours plus de 1500 patients ont été opérés.
« Nous remercions les autorités sénégalaises de nous avoir permis d’accomplir notre mission dans les hôpitaux du Sénégal. Direct Aid Society est une ONG koweïtienne qui est en partenariat avec le ministère de la santé et dans les structures où on fait les opérations de chirurgie de la cataracte, c’est le coordonateur qui nous indique les hôpitaux où on doit intervenir. A Sangalkam il y a la demande et nous avons interpellé le médecin chef du district, c’est ce qui nous a permis de venir ici pour exécuter le camp de chirurgie de la cataracte qui se passe du 24 au 29 octobre 2024 ».
« L’objectif était d’opérer 1500 personnes. On a eu à faire plus de 1500 jusqu’à aujourd’hui. Nous sommes à plus de 7500 consultations par jour et parmi ce nombre, nous avons pu opérer 1500 personnes. Donc on peut dire que l’objectif est atteint et cela ne veut pas dire que l’objectif est atteint qu’on va arrêter les opérations. Tant que nous aurons des patients, nous allons poursuivre les opérations », a explique M. Makhtar Dieng. Selon le Dr Abdoul Aziz Diallo chef du service ophtalmologie de l’hôpital de Ourosogui, représentant du ministère de la santé, depuis le 24 octobre, les patients viennent en masse pour se faire se soigner: « depuis le démarrage de cette mission, nous avons eu à consulter 7500 cas et sur les 7500, plus de 1500 personnes ont été déjà opérés en 5 jours de caractère. Et les patients les plus affectés par la cataracte sont les personnes âgées comme vous avez pu le constater mais, nous avons rarement des jeunes atteints de cataracte. Mais comprenez que 95% des cas sont des personnes âgées de plus de 50 à 60 ans que nous recevons pour ces pathologies là. Et ici au cour du camp, nous utilisons deux sortes de techniques, pour les cas de cataracte totale mûre, c’est la technique que l’on appelle la phaco-alternative plus implantation en chambre postérieure et pour les cataractes partielles, on utilise la phaco-émulsification, c’est la méthode nouvelle pour nous, qui est très efficace et qui nous permet d’avoir de bons résultats ».
Pour sa part, Dr El Hadj Malick Diouf médecin chef du district sanitaire de Sangalkam a exprimé toute sa satisfaction d’avoir abrité le camp: »je voudrais magnifier ce partenariat entre l’Ong Direct Aid et le ministère de la santé qui ont porté leur choix sur Sangalkam pour accueillir ce camp. C’est pourquoi je remercie les gouvernement s koweitien et sénégalais à travers ce partenariat qui nous a permis de bénéficier de ce camp. Mais remercier aussi l’Ong l’oeil du monde composé d’ophtalmologistes égyptiens qui effectuent les opérations avec des sénégalais. En tout cas, on est très satisfait vu l’importance de la santé oculaire et les difficultés d’accès aux soins pour les populations. Parce que vous n’êtes pas sans savoir qu’il n y a pas assez d’ophtalmologistes et les coûts peuvent être chers pour les communautés. C’est pourquoi ce camp gratuit a connu un grand succès. Puisque nous avons des parients en provenance de Richard Toll, de Diourbel, de Ziguinchor, de Tamba entre autres. Et cela prouve que le besoin de santé oculaire est réel et les communautés n’ont pas les moyens de se faire soigner ».
Ce camp gratuit de chirurgie oculaire accueilli par le centre de santé de Sangalkam a permis à plus de 1500 patients de recouvrer la vue. Et ces derniers s’en réjouissent grandement. « Je suis venu ici soigner mes yeux et j’ai trou é des personnes ouvertes et accueillantes qui m’ont donné le courage d’accepter de me faire opérer et je n’ai éprouvé aucune difficulté vraiment et je n’ai non plus rien ressenti. C’est pourquoi d’ailleurs je peux me permettre de m’adresser à vous pour apporter mon témoignage par rapport à la tenue de ce camp. C’est pourquoi aussi je voudrais remercier ici les initiateurs de ce camp et surtout prier pour eux. Ils nous ont opéré gracieusement et c’est très salutaire », a témoigné Serigne Mbaye Guéye, Imam ratib de la grande mosquée keur Serigne Touba de Rufisque qui a ambouché la même trompette que que Mme Touré, Doussou Cissikho: « c’est hier que j’ai appris par ma sœur qu’il y avait un camp de cataracte à Sangalkam et comme je sentais que mes yeux étaient flous. Alors je suis venue et je suis très heureuse de recouvrer la vue grâce à ces bienfaiteurs que je remercie du fond du cœur. Ils m’ont opéré par laser et je n’ai rien ressenti ».
A.S

Tensions à Kaolack : Ansoumana Dione face à une enquête après son limogeage de la Direction de l’action sociale

La situation à Kaolack se complique pour Ansoumana Dione, ancien directeur de l’action sociale, récemment limogé de son poste après avoir émis des remarques critiques à l’égard du ministre de la Santé et de l’Action sociale, Ibrahima Sy. Ce limogeage, considéré comme une sanction disciplinaire, ne semble pas être la fin de ses problèmes. En effet, Dione a révélé dans un communiqué qu’il a été confronté à une intervention inattendue des gendarmes, qui ont débarqué au centre qu’il dirige pour les malades mentaux.

D’après les informations fournies par Dione, c’est le gouverneur de Kaolack qui a ordonné l’envoi de ces gendarmes, sur instruction directe du ministre Ibrahima Sy. Ce groupe, composé d’une dizaine d’agents, s’est présenté au centre avec des questions sur son fonctionnement et son historique. « J’ai répondu avec exactitude à toutes les interrogations concernant la structure qui relève de l’Association sénégalaise pour le suivi et l’assistance aux malades mentaux (ASSAMM) », a-t-il expliqué.

À l’issue de cet interrogatoire, Dione a reçu une convocation pour se rendre à la brigade de recherches de Kaolack à 17 h le même jour. Il a exprimé son indignation face à cette situation, affirmant que cette démarche du ministre Ibrahima Sy constitue une atteinte à la gestion des structures privées qui ne dépendent pas directement de son ministère. « Je tiens à informer l’opinion nationale et internationale de cette convocation », a-t-il déclaré, soulignant les tensions qui entourent cette affaire.

Cette intervention des gendarmes et le limogeage de Dione soulèvent des questions sur la manière dont le ministère de la Santé gère ses relations avec les organisations privées et les critiques qui peuvent émaner de ces dernières. Le climat actuel à Kaolack est marqué par un sentiment d’inquiétude et de méfiance, non seulement au sein de l’ASSAMM, mais également parmi les acteurs de la santé mentale dans la région.

Le ministre Ibrahima Sy, en donnant des instructions pour enquêter sur une structure qui lui échappe, semble envoyer un message fort sur la nécessité d’un contrôle accru des institutions œuvrant dans le domaine de la santé. Cependant, cette démarche est perçue par certains comme une tentative de museler les voix critiques et de réduire au silence ceux qui osent s’opposer aux décisions ministérielles.

La situation reste donc tendue, et beaucoup se demandent quel sera l’impact de cette enquête sur le travail de l’ASSAMM et sur la santé mentale des malades qui dépendent de ces services. Dione, pour sa part, reste déterminé à défendre son intégrité et celle de l’organisation qu’il a dirigée. La suite des événements pourrait avoir des répercussions significatives sur le paysage de la santé mentale au Sénégal, particulièrement dans un contexte où la transparence et l’efficacité des services de santé sont plus que jamais au cœur des préoccupations nationales.

Affaire Ameth Ndoye : Le policier impliqué sera présenté au procureur ce mercredi

Des développements importants interviennent dans l’affaire Ameth Ndoye, le chroniqueur de Sen TV : le policier accusé d’avoir délivré une attestation au journaliste controversé a été identifié et sévèrement sanctionné par sa hiérarchie. Selon les informations, cet agent sera déféré demain mercredi devant le tribunal de grande instance de Dakar, sauf contretemps de dernière minute.

L’agent sanctionné a écopé d’une peine de quelques jours d’arrêt de rigueur, qu’il est actuellement en train de purger, en attendant son transfert au parquet. Cette mesure disciplinaire reflète la volonté des autorités d’appliquer une politique de tolérance zéro face aux dérives internes au sein de la police.

L’affaire a suscité une vive réaction de la part de la police nationale, déclenchant une enquête au commissariat de la Médina sous les directives de la haute hiérarchie. Avec cette affaire, la police sénégalaise réitère son engagement de ne pas couvrir les fautes commises dans ses rangs, affirmant qu’« aucune protection ne sera accordée aux agents contrevenants. »

Le policier mis en cause pourrait également être incarcéré aux côtés d’Ameth Ndoye, en fonction de l’issue de son entretien avec le procureur de la République.

Université du Sine Saloum : les enseignants dénoncent des conditions d’apprentissage précaires et un avenir incertain

La reprise des cours en octobre 2024 à l’Université du Sine Saloum El Hadji Ibrahima Niass (Ussein) est gravement menacée par une situation d’infrastructures vétustes et inadéquates. À travers un communiqué incisif, la coordination du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) de l’Ussein alerte sur les conditions désastreuses dans lesquelles se déroulent les activités pédagogiques sur les campus de Kaolack, Fatick et Kaffrine. Ces trois campus souffrent de problèmes persistants : bâtiments délabrés à Fatick, locaux inondés et envahis de mauvaises herbes à Kaolack, et installations publiques réquisitionnées par l’administration à Kaffrine.

Depuis février 2019, l’Ussein fonctionne dans des locaux prêtés, composés d’anciens bâtiments administratifs ou scolaires. Mais avec le nombre d’étudiants passant de 1 500 à 7 000 en six ans, ces espaces sont devenus inadaptés. La coordination du Saes-Ussein décrit un cadre qui compromet non seulement l’apprentissage mais également la sécurité des étudiants et du personnel. « La résilience des enseignants pour maintenir les cours dans ces conditions précaires semble endormir les autorités », peut-on lire dans le communiqué, où il est rappelé que le ministre de l’Enseignement supérieur, Dr Abdourahmane Diouf, avait promis en mai 2024 que les nouvelles infrastructures seraient prêtes pour octobre. Or, six mois après, les travaux semblent toujours au point mort.

Cette inaction des autorités laisse entrevoir un avenir académique incertain. « Au démarrage de chaque année académique, le personnel se bat dans des conditions difficiles pour dérouler les enseignements dans des locaux éparpillés dans les villes, certains menaçant même de s’effondrer », déplore le syndicat, qui exhorte le gouvernement à intervenir d’urgence pour répondre à leurs doléances. Selon le Saes-Ussein, des visites de diagnostic effectuées par des services assermentés de l’État ont confirmé l’état critique des infrastructures d’emprunt de l’Ussein.

Alors que la rentrée approche, le personnel enseignant craint un retard ou même une suspension des cours si rien n’est fait pour améliorer les conditions actuelles. La coordination Saes-Ussein rappelle que l’éducation de milliers de jeunes Sénégalais est en jeu et appelle les autorités à prendre des mesures concrètes pour assurer la pérennité de l’université.

Quand les faux policiers traquent les faux permis : un réseau de faussaires démantelé à Tivaouane-Peulh

La police de Yeumbeul-Sud a récemment mis un terme à une opération de contrefaçon inédite qui s’étendait dans la région de Tivaouane-Peulh. L’affaire a débuté comme une enquête ordinaire sur des accusations de harcèlement, mais elle a révélé l’existence d’un réseau bien organisé de faussaires, incluant un infographiste spécialisé dans la création de faux documents. Ces derniers incluaient des permis de conduire, des attestations, et même des cartes de presse, comme le rapporte L’Observateur.

Le cerveau de ce réseau est un certain Ousmane Mb, un infographiste de longue date au service d’une entreprise à Tivaouane-Peulh. Ce dernier aurait usé de ses talents pour concevoir des documents falsifiés à la demande de clients variés. Parmi eux, Bara S., qui recherchait un permis de conduire contrefait pour la somme de 240 000 FCFA. Cependant, le document en question était si mal réalisé qu’il a aussitôt éveillé les soupçons de Bara, qui a fait appel à deux complices, Mamadou C. et Amadou D., pour le “venger”. Ces derniers ont décidé de se faire passer pour des policiers et ont alors tenté de mettre la pression sur Moro S., l’intermédiaire qui avait facilité le contact avec l’infographiste.

Pris de panique, Moro S. a déposé une plainte au commissariat de Yeumbeul-Sud, non sans conséquences. En creusant davantage, la police a révélé l’existence du réseau de contrefaçon et a identifié les complices ainsi que l’infographiste en question. Le commanditaire de la manœuvre, Bara S., a fini par avouer son rôle dans cette opération de contrefaçon, soulignant son mécontentement quant à la mauvaise qualité du faux permis.

La police a rapidement orienté son enquête vers Tivaouane-Peulh, où les agents ont surpris Ousmane Mb en possession d’un véritable arsenal de faux documents : des cartes professionnelles, des permis de conduire, des faux documents de voyage, et des cartes de presse vierges prêtes à être personnalisées. Face à ces preuves accablantes, Ousmane a avoué son implication et a révélé qu’il agissait sous commande depuis plusieurs années, fabriquant divers documents pour des clients cherchant à contourner les règles.

Ce coup de filet des policiers de Yeumbeul-Sud met en lumière une réalité préoccupante : un réseau de faussaires opérant impunément et allant jusqu’à créer des faux policiers pour traquer de faux documents. Cette opération souligne aussi le travail acharné des forces de l’ordre, qui ont su démanteler une organisation complexe et ramener un peu de lumière sur une région affectée par la contrefaçon.

La coalition « Senegaal Kesé » réagit aux propos d’Abass Fall : « Les mêmes mots pour les mêmes maux ! »

Dans une déclaration ferme, la coalition « Senegaal Kesé » a dénoncé les récents propos d’Abass Fall, tête de liste du Pastef à Dakar, qui avait appelé à « amener toutes les armes » lors de la campagne législative. Thierno Alassane Sall, président de La République des Valeurs/Réewum Ngor, a qualifié ces paroles d’« inacceptables et inexcusables », estimant qu’elles rappellent de manière inquiétante les propos tenus par le leader de Pastef peu avant son arrestation.

Pour Sall et ses camarades, cet appel constitue une manipulation dangereuse de la jeunesse sénégalaise et détourne le débat politique de sa véritable finalité. « La seule arme légitime à brandir est celle des urnes. Chaque vie compte, et c’est à travers un dialogue respectueux, même dans la divergence, que nous pouvons bâtir un Sénégal plus fort », ont-ils martelé.

La coalition a souligné la nécessité de transmettre des valeurs de dignité et de respect envers la constitution et le peuple sénégalais, en insistant sur l’importance d’éduquer la jeunesse pour l’avenir du pays. La tête de liste nationale de « Senegaal Kesé » a ajouté que la force et la résilience du peuple sénégalais devaient être orientées vers la construction d’un futur commun empreint de respect et de paix.

Cette prise de position intervient alors que la campagne électorale connaît des moments de tension, rappelant l’enjeu de maintenir un débat constructif pour garantir un processus électoral serein.

Attaque du siège de Taxawu Sénégal : la police de Dieuppeul mène l’enquête après une attaque audacieuse

Dans un climat de tensions électorales grandissantes, le siège de la coalition Taxawu Sénégal, situé à Sacré-Cœur-2, a été la cible d’une attaque nocturne orchestrée par une dizaine de jeunes armés de cocktails Molotov. L’incident s’est produit le lundi 28 octobre, plongeant la permanence dans le chaos.

Les assaillants, capturés par les caméras de surveillance, ont fait irruption soudainement. Après avoir causé d’importants dégâts aux véhicules stationnés devant le siège, ils ont allumé un incendie. Sur place, le vigile principal et quatre gardes rapprochés dormaient et n’ont pu que constater l’ampleur des dommages après le raid. Les policiers de Dieuppeul, alertés peu après 5h du matin, se sont rendus rapidement sur les lieux aux côtés des sapeurs-pompiers, qui ont réussi à contenir les flammes menaçant le premier étage du bâtiment.

Les premières constatations montrent des dégâts importants, notamment dans deux bureaux où des t-shirts de la coalition « Samm sa kaddu » et des flyers ont été retrouvés. Selon des témoignages recueillis auprès des vigiles, les assaillants auraient utilisé des cocktails Molotov avant de prendre la fuite à pied, laissant derrière eux un véhicule endommagé par des projectiles.

Cet incident survient dans un contexte tendu, quelques heures seulement après des affrontements entre partisans de différentes coalitions autour du siège de Taxawu Sénégal, nécessitant une intervention policière pour disperser les groupes.

Alors que les élections approchent, la montée des tensions entre factions politiques devient préoccupante. La police de Dieuppeul a intensifié ses efforts pour identifier les assaillants et faire la lumière sur cette attaque. En plus d’évaluer l’impact de cette escalade de violence sur le processus électoral, les autorités de sécurité souhaitent prendre des mesures afin de garantir un climat apaisé pour le reste de la campagne.

Campagne législative à Mbour : Ousmane Sonko plaide pour une renégociation des accords de pêche avec l’Union européenne

Lors du deuxième jour de campagne pour les élections législatives du 17 novembre 2024, Ousmane Sonko, chef de file du parti Pastef, a choisi Mbour, un haut lieu de la pêche sénégalaise, pour aborder la question cruciale des accords de pêche entre le Sénégal et l’Union européenne. Devant une foule majoritairement composée de jeunes pêcheurs, Sonko a partagé la vision de Bassirou Diomaye Faye, président de la République et membre de Pastef, pour une gestion stratégique et durable de ce secteur essentiel à l’économie sénégalaise.

Ousmane Sonko a mis en lumière les failles des accords actuels avec l’Union européenne, qui, selon lui, ne servent pas les intérêts des pêcheurs sénégalais et de l’économie locale. « Ces accords ne sont pas favorables au Sénégal », a-t-il affirmé, rappelant que le président Faye, dès le début de son mandat, avait pris les devants en rencontrant le représentant de l’Union européenne à Dakar pour poser les bases d’une renégociation nécessaire des termes de coopération. À quelques semaines de l’expiration des accords actuels, Sonko a souligné que le gouvernement entendait œuvrer pour des conditions plus justes, visant à privilégier le Sénégal dans l’exploitation de ses ressources maritimes.

Le responsable de Pastef a insisté sur l’importance de sécuriser un nouvel accord garantissant au moins 80 % d’avantages pour le Sénégal, estimant que les ressources halieutiques du pays doivent bénéficier aux Sénégalais en priorité. En ce sens, il a salué les premières initiatives de transparence de l’administration en place, qui a publié pour la première fois en six mois une liste exhaustive des navires, sénégalais et étrangers, exploitant les eaux nationales. Cet effort vise à mieux encadrer les activités de pêche et à préserver les stocks de poissons pour les générations futures.

Face aux jeunes pêcheurs de Mbour, Sonko a évoqué la nécessité de renforcer la souveraineté économique dans le secteur de la pêche, en garantissant des débouchés durables et en créant de meilleures conditions de travail pour les travailleurs locaux. « Il est temps de valoriser notre richesse maritime pour qu’elle profite aux Sénégalais d’abord », a-t-il insisté, en appelant les jeunes à voir leur avenir dans leur pays, fort d’une nouvelle politique maritime centrée sur leurs besoins et leur avenir.

Dans un contexte où la campagne législative s’intensifie, cette prise de position sur les accords de pêche avec l’Union européenne s’inscrit dans la volonté de Pastef de promouvoir les intérêts nationaux dans les négociations internationales. La démarche reflète l’ambition du parti de prioriser la souveraineté économique et de faire de la pêche un pilier du développement local, au bénéfice des communautés sénégalaises qui en dépendent.

Kaolack : Les personnes en situation de handicap veulent participer au développement du pays et invitent les Sénégalais à voter pour la liste « Defar Sa Gokh »

« Il est important que toutes les couches de cette population, notamment celles en situation de handicap, à travers la fédération des personnes en situation de handicap, puissent contribuer au développement du pays. Nous voulons renforcer le plaidoyer, le lobbying et l’implication de toutes les personnes en situation de handicap dans la dynamique de développement. Tout le monde parle d’inclusion sociale dans les programmes politiques, de développement économique et social. Il est donc essentiel de traduire ces discours en actions concrètes, en acceptant et en soutenant les personnes en situation de handicap », a expliqué Gora Mbaye, tête de liste départementale de « Defar Sa Gokh » de Adama Faye, lors de son intervention face à la presse ce mardi.

« Bien que des progrès aient été réalisés dans les domaines social et économique, il reste beaucoup à faire. C’est pourquoi nous pensons qu’il est crucial que, dans ce contexte, les populations accompagnent ces personnes qui souhaitent s’épanouir et participer à l’effort de développement. Depuis douze ans, les politiques du Sénégal intègrent des discours sur l’inclusion sociale et le potentiel humain. Aujourd’hui, avec la nouvelle alternance, le développement du potentiel humain est placé au cœur de l’agenda vers l’horizon 2050 », a rappelé M. Mbaye.

Ce potentiel humain englobe les 18 millions de Sénégalais, y compris les personnes en situation de handicap. Il est donc important que la société adopte un regard inclusif et accepte de vivre dans la diversité, en accompagnant cette partie de la population dans sa participation au développement économique et social. Pour toutes ces raisons, nous invitons les Kaolackois, ainsi que tous les Sénégalais, à voter pour la liste « Defar Sa Gokh » le 17 novembre 2024″, a conclu Gora Mbaye, tête de liste départementale de « Defar Sa Gokh » à Kaolack.

Ameth Ndoye en détention : le chroniqueur de la Sen TV sous mandat de dépôt

Le chroniqueur Ameth Ndoye, visage bien connu de la Sen TV, a été placé sous mandat de dépôt par le Procureur de la République auprès du Tribunal de Grande Instance de Dakar. Cette décision marque sa première nuit en détention, une nouvelle qui a été confirmée par des sources proches de Seneweb.

Le chroniqueur fait face à plusieurs chefs d’accusation. Déféré par la brigade territoriale de Sébikotane pour défaut de permis de conduire, Ameth Ndoye est également accusé de faux et usage de faux. Hier, alors qu’il avait été présenté devant le procureur, il a fait l’objet d’un retour de parquet, reportant ainsi la prise de décision jusqu’à ce jour.

Son cas sera finalement jugé en flagrant délit le lundi 4 novembre prochain. D’ici là, il demeure en détention, sous la supervision des autorités judiciaires sénégalaises.

Face à ces accusations, Ameth Ndoye peut compter sur un soutien juridique de taille. Un pool d’avocats, composé de Me El Hadji Diouf, Me Aboubacry Barro et Me El Hadji Amadou Sall, assurera sa défense. Cette équipe, composée de figures juridiques bien connues du public sénégalais, devrait plaider pour les droits du chroniqueur et tenter de contrer les accusations portées contre lui.

L’affaire Ameth Ndoye attire l’attention, d’autant plus que le chroniqueur est une personnalité médiatique visible. Reste à voir si le procès de novembre apportera plus de clarté sur les circonstances de l’arrestation et sur les charges auxquelles il doit répondre. Les partisans du chroniqueur espèrent que son équipe d’avocats saura le défendre efficacement dans cette situation complexe.

LEGISLATIVES 2024 A LOUGA

Un réel danger pése sur le Pastef avec le duo Fatoumata Binetou Rassoul Diallo et Pape Oumar Sarr

À Louga, une troisième voie qui se veut exemplaire entre la coalition FARLOU du maire de Louga Moustapha Diop et la Coalition Pastef que dirige Abdou Lahad Ndiaye se positionne.
On aurait pensé que la dualité allait être de mise dans la capitale du Ndiambour. Que Nenni ! En effet, une troisième voie s’est vite positionnée comme une alternative à cette dualité. Dirigée par la dame Fatoumata Binetou Rassoul Diallo et le technicien aménagiste Pape Oumar Sarr, cette troisième voie a fini de s’imposer. Le duo fonde sa légitimité sous la tutelle de la Coalition “Kiraay ak Natangué” de l’ancien Ministre Birima Mangara. Mais ce qui fait la particularité de ce duo, c’est qu’il est animé par deux responsables politiques lougatois connus pour avoir participé à plusieurs joutes électorales. Fatoumata Binetou Rassoul Diallo a été la principale dirigeante des femmes du Mouvement Dolly de Mamour Diallo. Depuis qu’elle a quitté le Mouvement, elle s’est engagée dans des actions sociales, alliant du coup aides et formations des femmes. Cela lui a valu un capital sympathie qui pourrait lui être utile le 17 Novembre prochain. Son Mouvement Missal engrange de jour en jour des ralliements venant surtout des clans de Mamour Diallo et de Moustapha Diop, le Maire de Louga. C’est dire qu’elle peut être un réel danger pour le Pastef dont on pense qu’il est favori. Si Mme Diallo constitue un challenge pour les législatives dans la commune de Louga, son co-listier Pape Oumar Sarr pourrait également se prévaloir de ses relations professionnelles dans le département pour gagner des points. Professeur, universitaire, Pape Oumar Sarr, membre fondateur de PERA Yessal Taxawaay, avait participé aux dernières locales et compte aujourd’hui des conseillers municipaux et départementaux alors qu’il venait juste de s’installer dans le landernau politique lougatois. Entre temps, il a pu agrandir son champ d’actions par un maillage intelligent qui lui donne un poids politique certain entre Keur Momar Sarr, Léona et Sakal.
De leurs discours politiques, on peut retenir pour l’essentiel que le tandem met l’accent sur l’entrepreunariat, l’équité et la justice : “Nous prônons des propositions en faveur de la prise en compte du Lac de Guièrs dans la loi sur le contenu local mais également des mesures juridiques de respect de l’environnement , du cadre de vie et des mesures fortes de coercition contre ces abus qui torpillent les décisions de l’autorité” précise le duo. Autant d’idées qui pourraient balancer les électeurs lougatois en leur faveur.
A.S

Sénégal – Arabie Saoudite : vers un partenariat stratégique renforcé après un entretien entre le Président Diomaye et le Prince héritier saoudien

Dans le cadre du renforcement des liens entre le Sénégal et l’Arabie Saoudite, le Président sénégalais a eu un entretien cordial et fructueux avec Son Altesse Royale Mohammed bin Salman bin Abdelaziz Al Saoud, Prince héritier et Président du Conseil des ministres d’Arabie Saoudite. Cette rencontre a permis de réaffirmer la volonté des deux nations de renforcer une coopération déjà solide et historique.

Les discussions ont porté sur des axes stratégiques essentiels pour les deux pays, notamment dans les domaines de l’investissement, de l’énergie, de l’agriculture, de l’industrie et du numérique. En convenant de hisser leur partenariat à un niveau supérieur, les deux dirigeants affichent une ambition commune : bâtir une coopération qui contribue activement au développement économique et à la prospérité des deux nations.

Cet engagement marque une nouvelle étape dans les relations sénégalo-saoudiennes, avec une vision de partenariat stratégique visant à répondre aux défis économiques actuels et à créer de nouvelles opportunités d’investissement et de développement dans des secteurs clés pour les deux pays.

Abass Fall dément les rumeurs de convocation par la Section de Recherches

L’ancien député Abass Fall, également tête de liste de Pastef dans le département de Dakar, a récemment fait l’objet de rumeurs quant à une supposée convocation par la Section de Recherches. Ces spéculations circulaient depuis quelques jours dans la presse et sur les réseaux sociaux, suscitant interrogations et inquiétudes parmi ses partisans.

En réponse, Abass Fall a tenu à clarifier la situation en publiant un message sur ses plateformes sociales, démentant formellement avoir reçu une quelconque convocation. « Contrairement à une information qui circule dans la presse et sur les réseaux sociaux, je n’ai reçu, à ce jour, aucune convocation », a-t-il affirmé avec assurance.

Loin d’être perturbé par ces rumeurs, Abass Fall a assuré ses sympathisants de son engagement et de sa détermination à poursuivre la campagne électorale « dans la sérénité et en parfaite communion avec les Dakarois et Dakaroises ». Ce démenti a également été l’occasion pour lui de rappeler à ses militants et sympathisants l’importance de maintenir le cap dans le calme et le patriotisme, des valeurs qu’il considère comme étant au cœur de leur mouvement politique.

En appelant à la mobilisation pacifique et à l’unité, Abass Fall semble vouloir apaiser les tensions qui pourraient résulter de cette situation. Son message a résonné parmi ses soutiens, nombreux à afficher leur solidarité sur les réseaux sociaux.

Sénégal vs. Burkina Faso et Burundi : Les Lions visent la première place de la poule B

Pour les deux dernières journées des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Maroc 2026, le Sénégal s’apprête à affronter le Burkina Faso et le Burundi. Déjà qualifiés, les Lions de la Téranga n’ont plus qu’un objectif : finir en tête de la poule B pour renforcer leur position de favoris dans la compétition.

Le Sénégal disputera d’abord un match contre le Burkina Faso le 14 novembre à Bamako. Cette rencontre hors du territoire burkinabé est due à des raisons de sécurité, obligeant les Étalons à délocaliser leur match. Avec une place déjà assurée pour les deux équipes, l’enjeu sera davantage symbolique, mais les Lions sont déterminés à afficher leur supériorité et à prendre une avance au classement.

Puis, le Sénégal accueillera les Hirondelles du Burundi le 19 novembre au stade Abdoulaye Wade de Diamniadio, à 19 h. Initialement prévu pour le 17 novembre, ce match a été repoussé de deux jours en raison des élections législatives au Sénégal. La Fédération sénégalaise de football a ainsi obtenu un léger report, une décision prudente et réfléchie pour éviter les perturbations potentielles et garantir la sécurité de l’événement.

Pour le Sénégal, ce double affrontement reste essentiel, même si la qualification pour la CAN 2026 est déjà acquise. Aliou Cissé, sélectionneur des Lions, profitera de ces deux rencontres pour affiner sa stratégie et tester certaines combinaisons. Les joueurs, quant à eux, auront à cœur de se montrer à la hauteur des attentes du public et de l’encadrement technique.

La première place du groupe n’est pas qu’une formalité. Elle peut en effet offrir au Sénégal un statut plus avantageux lors des tirages au sort et permettre à l’équipe de préparer la phase finale avec plus de confiance. Terminer en tête de la poule B permettrait également aux Lions de renforcer leur image de leader continental, confortant ainsi leur statut acquis lors des précédentes compétitions.

Bien que ces matchs soient sans enjeu direct pour la qualification, le Sénégal voit dans cette phase une opportunité de garder une dynamique positive et de confirmer sa solidité face à des équipes prêtes à surprendre. Les supporters attendent de voir une équipe compétitive et motivée, prête à rivaliser avec les meilleures équipes africaines au Maroc en 2026.

En somme, les Lions de la Téranga ne se contenteront pas de leur qualification : ils visent la première place, conscients de l’importance de chaque rencontre dans la construction de l’esprit d’équipe et de la cohésion en vue de la CAN.

Macky Sall : Pas de Retour Imminent au Sénégal

Alors que son retour au Sénégal était attendu pour jeudi prochain, Macky Sall, ancien président de la République, a annoncé lors d’une interview sur RFI Fulbe qu’il ne prévoit pas de revenir dans l’immédiat. Il a déclaré : « Mon retour au Sénégal n’est pas encore à l’ordre du jour. Une fois décidé, je ferai moi-même une annonce officielle. »

Macky Sall a expliqué qu’il avait quitté le Sénégal par respect pour la tradition, précisant qu’un président méprisé doit se retirer pour laisser ses successeurs travailler. Ses propos interviennent alors que ses sympathisants appellent à son retour pour soutenir la coalition Takku Wallu, dont il est toujours la tête de liste.

Concernant son éventuel come-back sur la scène politique, il a mentionné que ses alliés lui avaient demandé de revenir pour diriger la liste afin d’aider le peuple sénégalais à surmonter une période difficile. « Ça fait sept mois que le nouveau régime est là, mais rien n’a été fait, et nous avons peur que si la situation perdure, cela va être difficile pour les Sénégalais », a-t-il ajouté.

Sur la question de la transhumance politique, où des membres de son parti, l’APR, rejoignent le mouvement Pastef, il a exprimé son indifférence : « Je ne suis pas surpris. Cela pourrait créer un découragement, mais je ne pense pas que cela ait un impact significatif sur nos activités politiques. » Il a également souligné que la décision finale appartient aux électeurs sénégalais.

Alors que certains de ses adversaires, comme Ousmane Sonko, mènent une campagne active à travers le pays, Macky Sall a choisi une approche différente, utilisant principalement les réseaux sociaux et des appels téléphoniques depuis le Maroc, où il réside actuellement. Sa stratégie semble indiquer une volonté de rester en retrait tout en gardant un lien avec ses partisans.

Cette annonce soulève des questions sur l’avenir politique de Macky Sall et la direction que prendra la coalition qu’il représente, alors que le climat politique au Sénégal continue d’évoluer.

NOTE RECTIFICATIVE

Suite à une notification de l’auteure de L’idée de la Casamance autonome, Le Dakarois informe ses lecteurs qu’une erreur s’est glissée dans l’illustration de notre article, disponible sur ce lien

https://ledakarois.sn/livre-sur-lidee-de-la-casamance-autonome-karthala-annule-la-seance-de-dedicace/.

La photo utilisée pour illustrer l’article, empruntée auprès de nos confrères du Quotidien, ne représente pas l’auteure.
Pour des raisons de sécurité, la véritable photo de Mme Séverine Awenengo Dalberto ne sera pas publiée.
Le Dakarois présente ses sincères excuses à la personne apparaissant par erreur dans cette illustration et encourage le maintien de la cohésion nationale ainsi que de la liberté d’opinion dans le débat public.

Clarification : aucune convocation reçue, la campagne continue dans la sérénité

Face à des rumeurs persistantes dans la presse et sur les réseaux sociaux affirmant qu’il aurait reçu une convocation, le candidat tient à apporter une mise au point. Il affirme qu’à ce jour, aucune convocation ne lui a été adressée et assure poursuivre sa campagne dans le calme et la sérénité, en parfaite communion avec les Dakarois et Dakaroises.

Dans un communiqué, le candidat a invité ses militants et sympathisants à ignorer les rumeurs et à continuer leur mobilisation dans le respect et le patriotisme, valeurs qui sont, selon lui, au cœur de leur ADN politique. “Je poursuis ma campagne avec sérénité, en parfaite communion avec les Dakarois et Dakaroises. J’invite les militants et sympathisants à maintenir la belle mobilisation déjà entamée, dans le calme, la sérénité et, surtout, dans le patriotisme”, a-t-il déclaré.

Cet appel à l’apaisement vise à tempérer les tensions et à recentrer l’attention sur les objectifs de la campagne. En insistant sur la sérénité et le patriotisme, le candidat semble vouloir consolider l’unité de ses partisans et éviter toute escalade de tensions alors que l’échéance électorale se rapproche.

Ainsi, malgré les informations contradictoires, le candidat et son équipe se disent déterminés à poursuivre la mobilisation et à rester concentrés sur leurs priorités de campagne.

Crise au Port de Dakar : Waly Diouf Bodian sous pression après le licenciement de trois employés, les syndicats se mobilisent

La tension monte au Port autonome de Dakar, où le Directeur général, Waly Diouf Bodian, se retrouve dans la tourmente après le licenciement de trois employés. Ces derniers, également syndicalistes, ont été renvoyés pour avoir diffusé un statut WhatsApp critiquant la gestion du DG. Cette décision, qui s’ajoute à la suspension de centaines de contrats, a enflammé l’intersyndicale, déjà en conflit avec la direction pour sa gouvernance.

Le motif de leur licenciement réside dans un statut WhatsApp partagé par les syndicalistes, qui montrait une capture d’écran de la photo de Waly Diouf Bodian, accompagnée d’une allégation selon laquelle il aurait accordé un contrat de 24 millions de francs CFA à l’un de ses proches. Ces accusations, bien que non prouvées, ont conduit la direction à convoquer les trois employés pour une audition disciplinaire, conclue par leur licenciement. La mesure a provoqué un choc au sein des équipes, perçu comme une atteinte à la liberté d’expression.

L’intersyndicale a réagi avec force, dénonçant dans un communiqué une « gestion autoritaire et abusive » du port par son Directeur général. Elle reproche à ce dernier des pratiques contraires aux droits des travailleurs et souligne que la gestion actuelle entraîne une chute du trafic de 14 %, mettant en péril l’économie nationale. Les syndicats réclament désormais le départ de Waly Diouf Bodian et ont saisi l’Inspection du travail pour tenter de mettre fin à cette crise.

La situation au Port autonome de Dakar met ainsi en lumière une confrontation directe entre direction et salariés, menaçant le fonctionnement et la compétitivité de l’un des poumons économiques du Sénégal.

Retour incertain de Macky Sall : que cache sa décision de rester à l’étranger ?

Alors que son retour au Sénégal était attendu pour jeudi prochain, Macky Sall vient d’annoncer qu’il n’est pas encore prêt à rentrer au pays. Dans une interview accordée à RFI Fulbe, l’ancien président sénégalais a expliqué que “le retour au Sénégal n’est pas à l’ordre du jour pour le moment”, un message qui risque de décevoir ses nombreux partisans impatients de le revoir sur le terrain.

Macky Sall a justifié sa décision en évoquant une forme de tradition dans la transition politique. Selon lui, “quand un président est méprisé au pouvoir, il doit se retirer pour laisser le soin à ses successeurs de bien dérouler”. Son choix de rester en retrait s’inscrit donc dans cette logique de respect pour le processus de succession politique.

Une pression de ses alliés pour revenir en politique

Si Macky Sall reste à distance, il n’ignore pas pour autant la situation politique au Sénégal. Ses alliés l’ont exhorté à revenir pour diriger la liste de la coalition Takku Wallu lors des prochaines élections. Dans son interview, il a exprimé une certaine inquiétude quant à la gestion du nouveau régime, qui, selon lui, n’aurait pas apporté de réels changements sept mois après son arrivée au pouvoir : “Nous avons peur que si rien n’est fait, cela devienne difficile pour les Sénégalais”, a-t-il affirmé, laissant entendre qu’il pourrait éventuellement reprendre un rôle actif pour aider à redresser la situation du pays.

Face à la transhumance politique, une réaction mesurée

Macky Sall a aussi abordé la transhumance de certains cadres de son parti, l’Alliance pour la République (APR), vers le Pastef d’Ousmane Sonko, un phénomène qui fait couler beaucoup d’encre au Sénégal. Sans se montrer alarmé, il a affirmé ne pas être surpris par ces défections, tout en minimisant leur impact : “Cela pourrait peut-être créer une situation de découragement, mais je ne pense pas que cela puisse affecter nos activités politiques”, a-t-il déclaré. En restant confiant, Macky Sall a insisté sur le fait que le choix final appartient aux électeurs sénégalais.

Une campagne à distance pour Macky Sall, contrairement à Ousmane Sonko

Bien que tête de liste de la coalition Takku Wallu, Macky Sall a opté pour une approche de campagne éloignée, en contraste avec celle d’Ousmane Sonko, qui parcourt activement les régions du Sénégal pour mobiliser les électeurs. Depuis le Maroc, où il est actuellement établi, Macky Sall privilégie les réseaux sociaux et les appels téléphoniques pour mener campagne.

Ce choix stratégique lui permet de garder une certaine distance tout en demeurant influent dans le débat politique sénégalais. Reste à voir si cette méthode, moins conventionnelle, réussira à mobiliser suffisamment de soutiens pour la coalition Takku Wallu et influencer les résultats de l’élection à venir.

Le Président Bassirou Diomaye Faye présente la Vision Sénégal 2050 lors de la Future Investment Initiative

Arabie Saoudite — Lors de la 8e édition de la Future Investment Initiative, qui se tenait cette semaine en Arabie Saoudite, le Président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a souligné les grandes lignes de la Vision Sénégal 2050, un plan ambitieux pour transformer l’économie du pays. Au cœur de cette vision : la transformation locale des matières premières, une démarche qui permettrait au Sénégal de créer davantage de valeur ajoutée tout en rééquilibrant sa balance commerciale.

Lors de son intervention, le Président Faye a rappelé les défis et les opportunités que représente la transformation locale des ressources naturelles du Sénégal. « Cette vision Sénégal 2050 repose sur quatre piliers fondamentaux », a-t-il déclaré, insistant sur l’importance de rompre avec la logique actuelle d’exportation des matières premières sans ajout de valeur sur place.

« Nous avons remarqué qu’au Sénégal, et en Afrique en général, il y a des ressources minières et minéralières importantes, mais qui sont exportées en état de matière première », a-t-il poursuivi. Selon lui, cette situation prive le pays de bénéfices substantiels qui pourraient être générés en traitant ces matières premières localement. Pour le président sénégalais, il est impératif d’inverser ce cycle afin de renforcer l’économie nationale et d’encourager une croissance durable.

Outre la transformation des matières premières, Bassirou Diomaye Faye a mis en avant l’importance de développer une économie plus verte, respectueuse des enjeux environnementaux. Face aux défis écologiques actuels, le Sénégal vise à adopter un modèle économique plus durable et accessible, garantissant ainsi une résilience accrue face aux changements climatiques. Cette transition écologique, intégrée dans la Vision Sénégal 2050, nécessite des industries respectueuses des normes environnementales.

« Quand on parle de transformation, il faut que les industries puissent être accueillies dans un cadre favorable pour l’investissement », a souligné le Président. Il a salué le travail de l’Agence de Promotion des Investissements (API) qui, depuis plusieurs années, œuvre pour offrir un climat d’affaires attrayant, renforçant ainsi l’attractivité du Sénégal auprès des investisseurs internationaux.

En seulement sept mois de mandat, le Président Faye et son gouvernement ont entrepris de définir des priorités à long terme, éloignées des préoccupations électoralistes immédiates. La Vision Sénégal 2050, construite autour des piliers de la transformation économique, de la durabilité écologique, de l’inclusivité et de la résilience, incarne cette volonté de planification stratégique.

En participant à la Future Investment Initiative, Bassirou Diomaye Faye a adressé un message fort à la communauté internationale : le Sénégal est prêt à jouer un rôle plus actif dans l’économie mondiale, en valorisant ses ressources naturelles et en investissant dans un avenir durable et prospère pour ses citoyens.

Crise au Port Autonome de Dakar : tensions croissantes entre la direction et les syndicats

Une situation tendue persiste au Port autonome de Dakar (PAD), alors que le directeur général, Waly Diouf Bodian, fait face à une forte opposition de l’intersyndicale des travailleurs. La crise a été exacerbée par le licenciement de trois employés, accusés d’avoir partagé sur WhatsApp une capture d’écran le montrant à la télévision, avec des allégations d’octroi de marchés à des proches.

Selon le journal Les Echos, ces trois employés auraient diffusé un message indiquant que le directeur général avait attribué un contrat de 24 millions de francs CFA à son frère. Cette publication a entraîné une « demande d’explication » immédiate de la part de la direction, mais les employés concernés n’ont pas été en mesure de fournir les preuves demandées. Le conseil de discipline, saisi de l’affaire, a proposé des sanctions, et les trois membres du personnel ont finalement été licenciés.

L’intersyndicale a vivement réagi à ces licenciements, qualifiés d’« abusifs ». Elle dénonce une « gestion autoritaire et abusive » de Waly Diouf Bodian, l’accusant d’avoir instauré « un climat de terreur » depuis son arrivée. Les syndicalistes affirment que cette gouvernance bafoue les droits fondamentaux des travailleurs, en violation de la Constitution, du Code du travail et des règlements internes de l’entreprise.

Les libertés syndicales seraient également en danger, d’après l’intersyndicale, qui note qu’un nombre important de contrats de travail ont été gelés sous prétexte d’un audit du personnel. En réponse à ces situations, les syndicats ont saisi l’Inspection du travail et de la sécurité sociale pour tenter de résoudre ces différends.

L’intersyndicale accuse également Waly Diouf Bodian d’avoir outrepassé les recommandations du conseil de discipline. Après avoir reçu une demande d’explication, trois représentants syndicaux ont été convoqués devant le conseil, mais le délai de saisine étant expiré, le conseil a recommandé une simple mise à pied. Néanmoins, le directeur général aurait décidé de licencier les syndicalistes concernés, parmi lesquels se trouvent deux secrétaires générales et un secrétaire administratif, en dépit de cette recommandation.

Dans son communiqué, l’intersyndicale ne cache pas son mécontentement face à la direction actuelle. Elle attribue à cette « mauvaise gouvernance » de graves répercussions sur le fonctionnement du Port autonome de Dakar, menaçant directement la stabilité des activités portuaires. En conclusion, les syndicats appellent au « départ immédiat » de Waly Diouf Bodian, mettant en avant la nécessité d’une gestion plus respectueuse des droits des travailleurs et des règles de gouvernance.

Alors que cette crise se poursuit, l’avenir du Port autonome de Dakar semble plus incertain que jamais. Entre tensions internes et impacts économiques potentiels, le besoin de trouver une solution rapide et équilibrée se fait sentir. Les prochaines étapes, notamment l’issue des recours déposés auprès de l’Inspection du travail, détermineront en grande partie le cours des événements et le climat social au sein de cette infrastructure stratégique pour le Sénégal.

Abdoulaye Sylla, leader de la coalition « And Bessal Sénégal », défie Ousmane Sonko et critique Amadou Bâ

Abdoulaye Sylla, tête de liste de la coalition « And Bessal Sénégal » et candidat à la dernière élection présidentielle du 24 mars, a lancé un défi direct à Ousmane Sonko, leader du parti Pastef. Sylla a proposé un débat public avec Sonko, affirmant que son expérience de businessman lui permettrait de démontrer une meilleure compréhension des mécanismes de création de richesse et de valeur ajoutée. Dans une déclaration audacieuse, il a déclaré : « Qu’il accepte de débattre avec moi, je vais lui montrer qu’il n’a rien compris. Le Businessman que je suis va lui montrer comment on crée de la richesse et de la valeur ajoutée. »

Ce défi intervient dans un contexte politique intense où plusieurs candidats cherchent à se positionner face à Sonko, une figure incontournable de l’opposition sénégalaise. La proposition de débat de Sylla pourrait attirer l’attention des électeurs, en mettant en avant son approche économique et sa vision pour la croissance du Sénégal. Sylla semble ainsi vouloir se démarquer par son pragmatisme économique, contrastant avec le discours de Sonko axé principalement sur la gouvernance, la transparence et la lutte contre la corruption.

En plus de son défi lancé à Sonko, Abdoulaye Sylla s’en est également pris à l’ancien Premier ministre Amadou Bâ. Selon lui, « le temps de Amadou Bâ est révolu », affirmant que ce dernier, ayant déjà bénéficié des ressources et opportunités que lui a offertes le Sénégal, devrait maintenant se retirer de la scène politique pour laisser place à une nouvelle génération de leaders.

Cette double attaque de Sylla, à la fois envers Sonko et Amadou Bâ, marque une volonté de repositionnement dans l’arène politique sénégalaise. Avec ces déclarations, Sylla semble vouloir incarner un leadership différent, fondé sur l’expérience économique et la promesse d’une meilleure gestion des ressources du pays. Reste à voir si Sonko répondra à cet appel au débat et si cette stratégie de Sylla saura convaincre les électeurs à quelques mois des prochaines échéances électorales.

En conclusion, les propos de Sylla pourraient agiter la scène politique et créer un débat sur les compétences et les orientations des différents candidats. Sa promesse de « montrer comment on crée de la richesse » fait écho aux aspirations de nombreux Sénégalais pour un avenir plus prospère.

Abass Fall convoqué par la gendarmerie après des propos controversés : une affaire qui divise l’opinion

Abass Fall, tête de liste de Pastef à Dakar pour les législatives, a été convoqué par la Section de recherches de la gendarmerie de Colobane. Cette convocation intervient après ses propos tenus lors du lancement de la campagne électorale, où il avait incité les militants de son parti à se munir de couteaux et de machettes pour réagir aux violences présumées ayant ciblé leur caravane.

Selon le quotidien L’Observateur, bien que convoqué, Abass Fall n’a pas répondu présent à cette injonction des forces de sécurité. Ces propos, qui ont suscité une large indignation au sein de l’opinion publique et des acteurs de la société civile, ont été perçus comme une incitation à la violence, dans un contexte politique sénégalais déjà tendu à l’approche des élections.

Face à la vague de critiques, Abass Fall a fait son mea culpa, présentant ses excuses et expliquant la réaction comme le reflet d’une colère spontanée. « Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas un homme violent. C’est le cœur qui a parlé », a-t-il déclaré, tentant de désamorcer la polémique.

L’incident met en lumière les tensions autour des élections législatives, où les actes et paroles des candidats sont minutieusement scrutés. La réaction des autorités, notamment de la gendarmerie de Colobane, sera déterminante pour l’issue de cette affaire, dans un contexte où les appels à la retenue et à la paix sont multipliés pour éviter les débordements.

Amadou Ba à Soumbédioune : Promesses de soutien aux travailleurs de la Médina

En campagne dans les rues animées de la Médina, Amadou Ba, tête de liste de la coalition Jam Ak Njarim, a profité d’une halte à Soumbédioune pour s’adresser directement aux habitants, notamment aux travailleurs des secteurs informel et de la pêche. L’ancien Premier ministre, accompagné du maire de la Médina, Bamba Fall, a promis un soutien financier aux marchands ambulants, aux conducteurs de Jakarta (motos-taxis) et aux pêcheurs, espérant mobiliser leur soutien en vue des prochaines élections législatives.

Face à un groupe attentif de marchands et de travailleurs informels, Amadou Ba a critiqué le gouvernement en place, qu’il accuse d’inertie et d’incompétence. Il a dépeint son programme comme une alternative plus dynamique, orientée vers des résultats concrets pour la population. « Ceux qui dirigent le pays sont lents et incompétents », a-t-il martelé, faisant écho aux frustrations ressenties par de nombreux Sénégalais.

L’ancien Premier ministre a annoncé des projets spécifiques pour faciliter l’accès aux financements des travailleurs de la Médina. Les marchands ambulants, qui constituent une part essentielle du tissu économique local, pourraient ainsi bénéficier de lignes de crédits dédiées, destinées à les aider à développer leurs activités. Ce soutien financier s’étendrait également aux conducteurs de Jakarta, qui jouent un rôle clé dans la mobilité urbaine de la Médina.

Amadou Ba a aussi tendu la main aux pêcheurs de Soumbédioune et aux mareyeuses, ces femmes chargées de la transformation et de la commercialisation des produits de la pêche. Il a promis de mettre en place des dispositifs pour renforcer leurs moyens de subsistance et améliorer leurs conditions de travail. Les mareyeuses, souvent confrontées à des difficultés d’accès aux équipements et à des conditions précaires, pourraient ainsi bénéficier de nouveaux outils pour développer leurs activités.

La caravane d’Amadou Ba à Soumbédioune a rassemblé un grand nombre d’habitants de la Médina, témoignant de l’engouement que suscite sa candidature. En promettant des réformes et un accompagnement financier, il ambitionne de faire de Jam Ak Njarim une voix de changement pour ceux qu’il estime oubliés par les politiques actuelles.

À l’approche des élections législatives, l’engagement d’Amadou Ba auprès des travailleurs informels et des pêcheurs pourrait s’avérer décisif pour mobiliser des électeurs aspirant à un changement tangible dans leur quotidien.

Ousmane Sonko intensifie son offensive contre Amadou Ba lors d’un meeting à Mbour

Lors d’un meeting tenu le lundi 28 octobre 2024 à Mbour, le candidat à la présidence Ousmane Sonko a lancé de nouvelles accusations à l’encontre de son principal adversaire, Amadou Ba, remettant en question son intégrité. Le leader du Pastef affirme que Ba, qui prône une transparence sans faille, serait impliqué dans des affaires troubles révélées par des rapports de l’inspection générale d’État (IGE) et par le dossier controversé des 94 milliards de francs CFA.

Pour Sonko, des preuves concrètes existent et seront bientôt mises à la disposition du public. Selon lui, ces rapports épinglent Amadou Ba pour des pratiques qu’il juge « compromettantes ». Le rapport de l’IGE et celui sur les 94 milliards contiendraient, d’après Sonko, des informations qui ternissent l’image de transparence et de probité que revendique Ba, actuel chef de file de la coalition Jam AK Ndierin.

Cette prise de position s’inscrit dans un contexte électoral marqué par des échanges tendus entre les deux figures politiques. L’enjeu pour Sonko est d’instiller le doute quant à la sincérité et à l’intégrité de son adversaire, alors que la question de la transparence devient un thème central de la campagne.

Outre les accusations de corruption, Ousmane Sonko a critiqué la réticence apparente d’Amadou Ba à débattre publiquement. Sonko déplore qu’en dépit de ses déclarations assurées, Ba refuse un véritable face-à-face. « Il feint d’en piaffer d’impatience », ironise Sonko, interprétant cette attitude comme un manque de courage de la part de l’ancien ministre des Finances.

Pour Sonko, ce refus de débat constitue une tentative d’éviter des questions délicates qui pourraient mettre à mal la réputation de Ba. Ce dernier, toutefois, se défend de tout acte répréhensible et continue de se présenter comme un candidat attaché à la transparence.

Ces accusations marquent un tournant dans la campagne, mettant en lumière les divergences de style et de stratégie entre Sonko et Ba. Alors que Sonko prône une campagne sans concession, basée sur la transparence et la redevabilité, Ba s’efforce de maintenir une image de sérénité face aux critiques. Reste à voir si ces nouvelles accusations influenceront les électeurs indécis ou si elles provoqueront une réponse de la part d’Amadou Ba dans les jours à venir.

En attendant, les regards se tournent vers la publication éventuelle des rapports mentionnés par Sonko, qui pourraient avoir des répercussions décisives sur la perception publique des deux candidats.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°309 – du 29/10/2024

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