Alioune Tine alerte sur la vague de licenciements dans la police : “L’État social est en danger”

Le défenseur des droits humains, Alioune Tine, tire la sonnette d’alarme face à la vague de licenciements qui frappe actuellement des agents de police au Sénégal. Dans une déclaration ferme, il dénonce la brutalité de ces décisions, les qualifiant d’injustes et déshumanisantes, et alerte sur leurs lourdes conséquences psychologiques et sociales.

« La multiplication et la brutalité des licenciements qui touchent aujourd’hui des agents de police est très préoccupante. Nous avons vu des travailleurs stressés, déprimés, dans un désarroi profond », a-t-il déclaré, visiblement inquiet de la situation.

Alioune Tine appelle les autorités à une réaction rapide et responsable pour éviter ce qu’il qualifie de “déconstruction de l’État social”. Il plaide pour des mesures de soutien concrètes et à la hauteur des dommages subis. « Nous invitons les autorités de l’État à œuvrer pour éviter l’effondrement de ce qui reste de l’État social, du droit au travail et des droits économiques, sociaux et culturels », a-t-il insisté.

D’après lui, l’État du Sénégal a une responsabilité directe dans la protection des travailleurs et se doit de proposer des compensations substantielles à ceux qui ont été licenciés. « Il faut des réparations à la hauteur des préjudices et des défis multiformes que traversent ces travailleurs. Il en va de la stabilité sociale et de la crédibilité des institutions », a-t-il conclu.

Alors que les voix s’élèvent contre cette série de licenciements, cet appel d’Alioune Tine vient raviver le débat sur la place des droits sociaux dans la gouvernance publique et le respect de la dignité humaine dans les décisions administratives.

Tensions à l’Assemblée nationale : Abdou Mbow interpelle El Malick Ndiaye et Ousmane Sonko

Le ton est monté ce mardi à l’Assemblée nationale, où le député Abdou Mbow, figure de l’opposition, a exprimé de vives critiques à l’encontre du président de l’institution, El Malick Ndiaye, et du Premier ministre Ousmane Sonko. L’ancien vice-président de l’Assemblée nationale a dénoncé ce qu’il considère comme un manque de considération à l’égard des parlementaires de l’opposition.

Prenant la parole en séance plénière, Abdou Mbow a exhorté El Malick Ndiaye à adopter une posture plus rassembleuse : « Il doit faire preuve de la maturité qui sied à son rang de 2e personnalité de l’État. Nous ne sommes pas à l’Assemblée nationale pour nous créer des adversaires. » Ces propos traduisent une inquiétude croissante sur la manière dont les débats sont menés sous l’actuelle présidence.

Mais c’est surtout le Premier ministre Ousmane Sonko qui a concentré les attaques du député. Selon lui, le chef du gouvernement fait preuve d’un mépris assumé envers les représentants du peuple. « Depuis notre entrée à l’Assemblée, c’est seulement la deuxième fois que le Premier ministre se présente devant l’hémicycle », a-t-il déploré, dénonçant un manque de dialogue et de respect des institutions.

Abdou Mbow accuse par ailleurs Ousmane Sonko de vouloir instrumentaliser l’Assemblée nationale à des fins politiques : « Le Premier ministre cherche à transformer l’Assemblée nationale en agence de communication gouvernementale pour diffuser ses messages. Les députés de l’opposition ne l’accepteront pas. »

Ces déclarations illustrent les tensions persistantes entre l’exécutif et une partie de l’opposition, dans un contexte politique déjà marqué par de vives polémiques. L’Assemblée nationale semble aujourd’hui plus que jamais être le théâtre d’une confrontation entre deux visions du pouvoir et de la démocratie. Reste à savoir si cette escalade verbale débouchera sur un dialogue républicain ou accentuera davantage la polarisation politique.

« Amoul Yakaar » risque 4 mois de prison ferme pour vol et destruction de biens

Le tisserand Anis Preira, plus connu sous le pseudonyme d’« Amoul Yakaar », a comparu mardi 8 avril 2025 devant le tribunal des flagrants délits de Dakar. Il est poursuivi pour vol et destruction de biens appartenant à autrui, à la suite d’une bagarre survenue dans un bar de la capitale. Le prévenu risque 4 mois de prison ferme, selon les réquisitions du procureur. Le verdict est attendu le 10 avril.

Les faits remontent à une soirée mouvementée, durant laquelle Anis Preira aurait, après avoir consommé de l’alcool, insulté et agressé Tamsir Ndiaye, avant de lui voler la somme de 50.000 F CFA et de détruire son téléphone portable. La victime affirme que l’accusé s’est emparé de son portefeuille pendant l’altercation et a cassé son téléphone dans la foulée.

Un témoignage clé est venu appuyer les déclarations de Tamsir Ndiaye : Evelyne Diatta, présente au moment des faits, a affirmé avoir vu le prévenu cacher le portefeuille dans les toilettes de l’établissement. Bien qu’il ait nié les faits à la barre, Anis Preira les avait reconnus durant l’enquête, expliquant avoir agi sous le coup du besoin, motivé par l’envie de se procurer de l’alcool.

Le ministère public a requis une peine de 4 mois de prison ferme, assortie d’une amende de 20.000 F CFA, mettant en avant la répétition des infractions et le casier judiciaire chargé du mis en cause. « Il a déjà été condamné à 3 ans de prison en 2015 pour coups et blessures volontaires », a rappelé le procureur. La partie civile, quant à elle, réclame 60.000 F CFA à titre de dommages et intérêts.

Le tribunal rendra son verdict ce jeudi 10 avril.

Lac de Guiers 2 face à la justice : du sable de l’arène à la barre du tribunal

Le célèbre lutteur de Guédiawaye, Lac de Guiers 2, se retrouve mêlé à une affaire judiciaire aux contours bien plus sombres que ses combats dans l’arène. Poursuivi pour association de malfaiteurs et escroquerie au visa portant sur une somme de plus de 53 millions de FCFA, le champion a comparu ce mardi devant le tribunal correctionnel de Pikine-Guédiawaye.

Selon le journal L’Observateur, cette affaire, révélée en mai 2024, s’apparente à une escroquerie bien organisée, centrée autour d’un faux projet de voyage vers l’Europe. Dix-huit jeunes, pour la plupart issus de milieux modestes – commerçants, pêcheurs, tailleurs ou marchands – affirment avoir remis d’importantes sommes d’argent au lutteur et à son complice présumé, Abdou Salam Diagne, aujourd’hui détenu dans une autre affaire.

En échange, les plaignants espéraient obtenir des visas professionnels, motivés par la promesse d’un voyage à l’étranger lié à un supposé combat de Lac de Guiers 2 en Europe.

À la barre, le lutteur a nié toute intention frauduleuse. Il affirme avoir seulement joué un rôle d’intermédiaire, et assure avoir remis l’intégralité des fonds à son acolyte. « Je voulais juste aider », a-t-il déclaré, évoquant les préparatifs de son duel contre Siteu et un quota de cinq accompagnants qui lui aurait été accordé.

Mais pour le parquet, l’argument ne tient pas. Une vidéo présentée lors de l’audience montre le lutteur en train de rassurer les victimes et de leur faire des promesses explicites concernant les visas. Une preuve, selon le ministère public, que Lac de Guiers 2 a sciemment utilisé sa notoriété pour manipuler des jeunes en quête d’un avenir meilleur.

« Ce n’est pas une erreur, c’est une escroquerie en bande organisée », a martelé le procureur, avant de requérir un an de prison ferme à son encontre.

L’avocat des plaignants, tout en saluant le dépôt de 54 millions de FCFA consigné à la Caisse des Dépôts et Consignations par le lutteur, a insisté sur le traumatisme moral causé : « Ces jeunes ont tout perdu. Ils méritent justice. »

En face, la défense a plaidé la clémence, soulignant la bonne foi de leur client, son absence de casier judiciaire et sa volonté manifeste de réparer le tort causé.

Le verdict est attendu pour le 22 avril prochain. En attendant, Lac de Guiers 2 reste libre, mais sous le poids d’une affaire qui pourrait lourdement entacher sa réputation.

Macky Sall rejoint le Conseil de la Fondation Mo Ibrahim : un nouvel engagement pour la gouvernance en Afrique

L’ancien président de la République du Sénégal, Macky Sall, amorce une nouvelle étape de son parcours au service du continent africain. Ce mardi, il a été officiellement nommé membre du Conseil de la Fondation Mo Ibrahim, une institution panafricaine de premier plan dédiée à la promotion de la bonne gouvernance, du leadership éclairé et du développement durable en Afrique.

La Fondation Mo Ibrahim, créée en 2006 par l’homme d’affaires et philanthrope soudano-britannique Mo Ibrahim, est reconnue pour son engagement constant en faveur de la transparence, de la responsabilité publique et de la démocratie sur le continent. Son Conseil, loin d’être un simple organe consultatif, constitue une instance décisionnelle stratégique, chargée de piloter les grandes orientations de la Fondation. Présidé par le Dr Mo Ibrahim lui-même, ce Conseil rassemble des personnalités de renom issues de gouvernements, d’organisations internationales, du monde universitaire et du secteur privé.

La nomination de Macky Sall s’inscrit dans cette dynamique d’excellence. Aux côtés de figures internationales comme Lord Mark Malloch-Brown, également nommé récemment, l’ancien président sénégalais participera à définir les priorités de l’organisation, orienter ses programmes et amplifier son impact sur les enjeux de gouvernance, de sécurité, d’équité et de développement durable à l’échelle africaine.

Ce nouveau rôle vient prolonger l’engagement de Macky Sall en faveur du continent. À la tête du Sénégal pendant plus d’une décennie (2012-2024), il a mené des réformes institutionnelles majeures, impulsé d’importants projets d’infrastructures et renforcé le rôle diplomatique du pays sur la scène régionale et internationale. Son mandat a également été marqué par un engagement au sein de la CEDEAO et de l’Union africaine, notamment dans la prévention et la résolution des conflits.

En rejoignant la Fondation Mo Ibrahim, Macky Sall apporte une expertise précieuse, forgée par des années de gestion de l’État et de diplomatie continentale. Il contribuera ainsi à faire émerger des réponses concrètes aux défis de l’Afrique : gouvernance économique, stabilité politique, transition écologique, autonomisation des jeunes, ou encore leadership inclusif.

La Fondation Mo Ibrahim se distingue aussi par son célèbre Prix Ibrahim, qui récompense chaque année un ancien chef d’État africain ayant dirigé son pays avec intégrité, efficacité et dans le respect des règles démocratiques. Bien que Macky Sall ne fasse pas partie du Comité chargé de sélectionner les lauréats, sa présence au Conseil renforce la légitimité de cette institution dans la reconnaissance des trajectoires de leadership exemplaires sur le continent.

Dans un contexte géopolitique en mutation, l’Afrique a besoin de voix fortes et crédibles pour défendre ses intérêts dans les débats mondiaux. Avec son expérience de médiateur et de porte-voix des préoccupations africaines, Macky Sall pourra contribuer à affirmer cette voix au sein de la Fondation Mo Ibrahim.

Cette nomination représente ainsi plus qu’un retour sur la scène panafricaine : elle symbolise la volonté d’un ancien président de continuer à peser sur les trajectoires de gouvernance, de paix et de développement en Afrique, en mettant son expérience au service du bien commun.

Saisie des avoirs de Farba Ngom : un nouvel épisode dans la traque des biens mal acquis

L’affaire Farba Ngom connaît un nouveau rebondissement judiciaire. Dans son édition de ce mercredi 9 avril, le journal Libération révèle que le président du Collège des juges d’instruction du Pool judiciaire financier a pris deux mesures fortes à l’encontre de l’ex-député-maire des Agnam, réputé proche de l’ancien président Macky Sall.

Deux ordonnances de saisie conservatoire ont été émises. La première vise un compte bancaire détenu par Farba Ngom à la NSIA Banque. La seconde concerne un patrimoine immobilier particulièrement étendu : 11 titres fonciers répartis dans plusieurs localités du pays, notamment à Mbour, Thiès et Rufisque. Une offensive judiciaire qui traduit la détermination des nouvelles autorités à lutter contre l’enrichissement illicite et l’impunité financière.

En réponse, les avocats de Farba Ngom ont rapidement contre-attaqué. Ils ont interjeté appel contre les saisies et soumis une nouvelle proposition de caution pour leur client. En parallèle, ils ont introduit une demande d’expertise médicale, affirmant que l’état de santé de leur client serait incompatible avec une éventuelle incarcération.

Cette affaire s’inscrit dans une dynamique plus large : depuis l’alternance au sommet de l’État, les nouvelles autorités judiciaires sénégalaises ont multiplié les enquêtes visant d’anciens responsables politiques et hauts fonctionnaires soupçonnés de malversations. Une démarche qui s’inscrit dans une volonté affichée de moralisation de la vie publique et de reddition des comptes.

Le cas de Farba Ngom, figure politique influente durant les deux mandats de Macky Sall, symbolise ainsi ce tournant judiciaire majeur. Reste à voir si les recours engagés par ses conseils réussiront à infléchir la ligne dure adoptée par le Pool financier.

Décès du Khalife Général des Layènes : Serigne Mouhamadou Makhtar Thiaw Laye rappelé à Dieu

La communauté Layène est en deuil. Le Khalife Général des Layènes, Serigne Mouhamadou Makhtar Thiaw Laye, a été rappelé à Dieu dans la nuit du mardi au mercredi 9 avril 2025. L’annonce a été faite tôt ce matin par la Radio Futurs Médias (RFM), plongeant les fidèles et l’ensemble de la Oumah islamique dans une profonde tristesse.

Le défunt Khalife a été inhumé à l’aube au mausolée de Mame Limamou Laye, à Yoff, conformément à la tradition de cette communauté religieuse établie au cœur de Dakar et fortement ancrée dans l’histoire spirituelle du Sénégal.

Serigne Mouhamadou Makhtar Thiaw Laye était une figure spirituelle respectée, héritier d’une lignée prestigieuse remontant à Seydina Limamou Laye, fondateur de la confrérie layène. Depuis son accession au khalifat, il s’était illustré par son attachement aux valeurs de paix, de dialogue interreligieux et d’unité de la Oumah. Il incarnait l’humilité, la sagesse et la fermeté dans la foi, et sa disparition constitue une perte immense pour toute la nation sénégalaise.

Ndèye Khady Ndiaye dément tout financement du pouvoir : « Même pas un merci »

L’ex-patronne de l’institut de beauté « Sweet Beauté », Ndèye Khady Ndiaye, est sortie de son silence pour dénoncer avec vigueur les rumeurs qui la présentent comme une bénéficiaire de faveurs de la part du nouveau pouvoir. Dans une déclaration relayée par Source A, celle qui fut au cœur de l’affaire médiatique impliquant Adji Sarr et Ousmane Sonko a formellement nié avoir reçu quelque avantage que ce soit depuis l’arrivée au pouvoir de Bassirou Diomaye Faye et de son Premier ministre, Ousmane Sonko.

« Je n’ai même pas reçu un appel ou un merci », s’est-elle indignée. Selon elle, ces accusations émanent d’un membre de l’ex-parti au pouvoir, l’Alliance pour la République (APR), qui sous-entend qu’elle aurait été récompensée pour ses prises de position dans le passé. « Je ne compte sur personne pour évoluer et personne ne m’a jamais rien donné », martèle-t-elle, précisant qu’elle n’a jamais sollicité le président de la République ni obtenu de passeport diplomatique.

Ndèye Khady Ndiaye se dit amère face à ce qu’elle considère comme un manque de reconnaissance de son engagement. « J’ai tout perdu à cause de ce projet. Aujourd’hui, des femmes qui n’ont jamais levé le petit doigt sont mises en avant, pendant que moi, on m’ignore totalement », regrette-t-elle.

Elle affirme cependant ne nourrir aucun regret quant à son implication : « En mars 2021, j’étais au centre de tous les débats. Mais cette année, c’est comme si je n’avais jamais existé. Cela n’enlève en rien mon engagement pour ce pays, parce que j’ai fait tout cela par conviction. Et si c’était à refaire, je n’hésiterais pas. »

Entre frustration personnelle et revendication d’un engagement assumé, Ndèye Khady Ndiaye tient à rappeler qu’elle n’est ni manipulée, ni redevable envers quiconque. Un message clair à l’heure où les recompositions politiques post-élection suscitent bien des jalousies et des malentendus.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°438 – 09/04/2025

🔴 DÉGRADATION DE PRÈS DE 23,7% : LE DÉFICIT COMMERCIAL S’AGGRAVE
🔴 INTÉGRATION DU CONSEIL DE LA FONDATION MO IBRAHIM : MACKY SALL BRILLE NOLENS VOLENS

🔴 ESCROQUERIE AU VISA ET ASSOCIATION DE MALFAITEURS : LAC 2 RISQUE GROS
🔴 COUPE DU SÉNÉGAL : JARAAF DANS LE DERNIER CARRÉ

Appui au projet de modernisation des écoles coraniques : Ousmane Sonko rencontre le PDG de ALEF Education

Le Premier ministre, Ousmane Sonko, a rencontré ce mardi M. Geoffrey Alphonso, PDG de ALEF Education, un groupe émirati spécialisé dans l’éducation numérique. Cette rencontre, qui s’est tenue au Palais de la République, a été l’occasion de discuter du partenariat stratégique entre ALEF Education et le ministère de l’Éducation nationale du Sénégal.

Le projet au cœur de cette collaboration est la modernisation et la digitalisation du système éducatif sénégalais. Plus spécifiquement, ce partenariat met l’accent sur l’intégration des nouvelles technologies dans les écoles coraniques, dans un effort pour moderniser et rendre plus accessible cette forme d’enseignement traditionnelle.

ALEF Education, avec son expertise en matière d’éducation numérique, prévoit de fournir des solutions technologiques et pédagogiques pour faciliter l’enseignement et l’apprentissage au sein de ces écoles, souvent éloignées des infrastructures modernes. Cette initiative s’inscrit dans la vision du gouvernement de renforcer l’accès à une éducation de qualité pour tous, tout en respectant les valeurs culturelles et religieuses du pays.

Le Premier ministre Sonko a exprimé son engagement à accompagner ce projet, soulignant que la modernisation des écoles coraniques représente un aspect clé de la réforme éducative en cours. Il a également salué l’implication du groupe ALEF Education et a assuré que le Sénégal, avec ce partenariat, pourrait offrir une meilleure expérience d’apprentissage aux enfants fréquentant ces établissements.

Trafic de drogue : 51 kg de chanvre indien saisis dans un taxi à Baba Garage

Les gendarmes de la brigade de proximité de Baba Garage ont frappé un grand coup dans la lutte contre le trafic de drogue. Dans la nuit du lundi, au cours d’une patrouille de routine, ils ont intercepté un taxi transportant pas moins de 51 kg de chanvre indien, communément appelé « yamba ».

C’est lors d’un contrôle minutieux du véhicule que les éléments de la gendarmerie, agissant sous la direction du lieutenant-colonel Ibrahima Ndiaye, ont découvert deux sacs remplis de la marchandise prohibée. Les deux hommes à bord ont été immédiatement interpellés. Ils ont été placés en garde à vue et feront face à la justice dans les prochains jours.

L’opération, menée dans un milieu interlope bien connu des forces de l’ordre, illustre une fois de plus la détermination de la gendarmerie à assécher les réseaux de trafiquants qui alimentent certaines localités en produits stupéfiants.

Cette saisie vient s’ajouter à une série d’opérations réussies ces dernières semaines dans d’autres régions du pays, et confirme l’efficacité du maillage sécuritaire mis en place par les autorités pour faire face à ce fléau.

Intégration des soins psychiatriques : Ansoumana Dione plaide pour une réforme en profondeur du système sanitaire

Le président de l’Association sénégalaise pour le suivi et l’assistance aux malades mentaux (ASSAMM), Ansoumana Dione, a lancé un appel fort à l’État pour une intégration urgente et structurelle de la santé mentale dans le système sanitaire national. Une alerte qu’il juge cruciale pour mettre fin à la marginalisation persistante des personnes atteintes de troubles mentaux au Sénégal.

Pour M. Dione, la situation est plus que préoccupante : en 2025, de nombreux malades sont encore obligés de parcourir des centaines de kilomètres pour espérer recevoir des soins psychiatriques à Dakar, faute d’infrastructures spécialisées dans les régions. Une injustice sanitaire qu’il juge inacceptable. « En ce 21e siècle, comment pouvons-nous comprendre que des malades mentaux quittent partout au Sénégal pour aller se faire soigner à Dakar ? », s’interroge-t-il.

Le président de l’ASSAMM dénonce aussi le fait que certaines structures hospitalières refusent encore d’admettre des patients souffrant de troubles mentaux, alors qu’elles prennent en charge tous les autres types de pathologies. « C’est un scandale », fulmine-t-il, plaidant pour une évolution du concept même d’hôpital psychiatrique. Pour lui, ces structures doivent être repensées pour inclure des services complémentaires — pédiatrie, médecine générale, santé dentaire — à l’image des hôpitaux de Fann ou de Principal.

Un autre point d’alerte : la forte fréquentation des guérisseurs traditionnels, souvent par désespoir, mais aussi par manque d’alternatives accessibles. « Les familles y perdent énormément d’argent sans obtenir les résultats escomptés », a-t-il regretté, précisant que beaucoup de malades ne se retrouvent dans des centres spécialisés qu’à un stade très avancé de leur trouble, ce qui complique leur rétablissement.

Le coût des soins et des médicaments constitue un autre obstacle majeur. Pour Dione, l’État ne peut plus continuer à ignorer ces citoyens particulièrement vulnérables. « Notre pays ne s’occupe pas de ces personnes atteintes de maladies mentales », a-t-il insisté avec gravité.

À travers cette prise de parole, Ansoumana Dione appelle à une réforme en profondeur, tant structurelle que culturelle, de la place accordée à la santé mentale au Sénégal. Une urgence de santé publique, mais aussi un impératif de justice sociale.

Une délégation de l’ONUDI reçue par le Président Diomaye : cap sur un nouveau partenariat pour le développement industriel

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a accordé une audience ce lundi 7 avril 2025 à une délégation de l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI), actuellement en mission au Sénégal. La délégation était conduite par le Directeur Général de l’organisation, M. Gerd Müller.

Selon une note diffusée par la Présidence sur ses canaux officiels, cette rencontre s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération entre le Sénégal et l’ONUDI. Les échanges ont principalement porté sur l’élaboration d’un nouveau programme de partenariat adapté aux priorités du développement économique national.

Ce futur programme vise à accompagner les ambitions industrielles du Sénégal, à travers des investissements ciblés dans des secteurs stratégiques comme les mines, l’agriculture et l’industrie manufacturière. Le président Diomaye Faye a, à cette occasion, réaffirmé l’engagement de son gouvernement à bâtir une économie forte, inclusive et résiliente, en misant sur une transformation structurelle portée par l’industrialisation.

La mission de l’ONUDI au Sénégal marque ainsi une étape importante dans la redéfinition de la coopération internationale pour un développement durable, en phase avec les aspirations du nouveau régime et les besoins concrets des populations.

13e Assemblée Générale du GFAO : Yankoba Diémé plaide pour une innovation durable dans l’entretien routier

Le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et aériens, Yankoba Diémé, a présidé ce mardi à Dakar la cérémonie d’ouverture officielle de la 13e Assemblée Générale du Groupe Focal de l’Afrique de l’Ouest (GFAO), une branche de l’Association des Fonds d’Entretien Routier Africains (AFERA). Cette rencontre d’envergure a réuni des délégations venues de 11 pays africains, ainsi que des partenaires techniques, institutionnels et financiers, autour d’un enjeu majeur : l’entretien routier durable sur le continent.

Placée sous le thème « L’innovation dans la gestion des Fonds d’Entretien Routier du GFAO : vers des solutions durables », cette édition a servi de cadre d’échanges sur les approches novatrices et les stratégies pour garantir la pérennité du financement routier en Afrique de l’Ouest. Dans son allocution, Yankoba Diémé a souligné l’importance d’une vision tournée vers l’innovation pour faire face aux défis du secteur, tout en appelant à une action concertée et ambitieuse.

Il a rappelé que malgré les difficultés de mobilisation des ressources, les efforts conjugués du Fonds d’Entretien Routier Autonome (FERA), des partenaires techniques et financiers ainsi que du secteur privé ont permis d’obtenir des résultats tangibles sur le terrain. Le ministre a notamment mis en avant l’évolution positive de la qualité du réseau routier au Sénégal entre 2014 et 2022, avec un taux de routes revêtues en bon état passé de 60 % à 82 %, et un taux de routes non revêtues en bon état passant de 39 % à 56 %. Il a toutefois reconnu un ralentissement récent dans l’allocation efficace des ressources, en dépit de leur augmentation significative.

Face à cette situation, Yankoba Diémé a salué l’engagement du président de la République Bassirou Diomaye Faye, qui a pris des mesures concrètes pour corriger le recul constaté et renforcer les mécanismes de gestion. Le ministre a également insisté sur l’importance de l’intégration régionale dans le domaine des infrastructures routières, affirmant que la coopération panafricaine restait la clé pour résoudre les défis structurels.

Pour lui, chaque Fonds d’Entretien Routier doit consolider ses acquis au niveau national, ce qui, à terme, permettra au GFAO de renforcer son action à l’échelle ouest-africaine, et à l’AFERA de rayonner à l’échelle continentale. Il a invité les participants à continuer les échanges de bonnes pratiques et à œuvrer ensemble pour construire un avenir routier durable pour l’Afrique.

« Libérer les voies de nos voix » : les défenseurs des droits humains mobilisés pour sauvegarder l’espace civique au Sénégal

À Dakar, ce mardi, Article 19 Sénégal et Afrique de l’Ouest a réuni plusieurs organisations de défense des droits humains autour d’un atelier de capitalisation du projet « Libérer les voies de nos voix : Contrer la répression de l’espace civique au Sénégal ». Lancé en réponse aux nombreuses atteintes aux libertés enregistrées entre mars 2021 et février 2024, ce projet visait à raviver l’engagement citoyen et à restaurer un climat propice à l’exercice des droits fondamentaux au Sénégal.

Financé à hauteur de 150 000 dollars par Open Society Africa (OSA-Sénégal), ce projet s’est déroulé sur une période de 19 mois. Il a permis de renforcer les capacités des acteurs de la société civile, des médias, et des défenseurs des droits humains, tout en documentant les violations de l’espace civique et en menant des actions de plaidoyer ciblées.

Lors de l’ouverture de l’atelier, Alfred Bulakali, directeur régional d’Article 19, a insisté sur la nécessité de faire le point avec les acteurs ayant porté le projet sur le terrain. Selon lui, cette rencontre permet de revenir sur les réussites, de tirer des leçons des défis rencontrés et de tracer les lignes d’action pour l’avenir. Il a salué l’implication d’organisations comme Amnesty Sénégal, la Raddho, Afriktiviste, la Ligue sénégalaise des droits humains, ainsi que plusieurs partenaires médiatiques.

Mateuw Mbaye, point focal du projet au sein d’Article 19, a quant à lui souligné l’impact du projet sur la résilience des forces vives de la démocratie. Il a rappelé que l’un des objectifs essentiels était de sauvegarder la démocratie et la culture du droit au Sénégal, dans un contexte marqué par des tensions politiques, des violences et des restrictions aux libertés.

Selon lui, les résultats enregistrés sont significatifs. Le projet a permis de renforcer le monitoring des droits humains, notamment en matière de liberté d’expression et de violence politique. Quatorze points focaux, formés dans différentes localités du pays, ont documenté les événements survenus, contribuant à la publication d’un rapport détaillé. Huit organisations de la société civile et des médias, dont Appel et Cored, ont bénéficié d’un appui direct, tout comme trente-quatre acteurs qui ont reçu des financements pour mener des actions de terrain.

Des rencontres avec les autorités, dont le ministre de la Justice, ont aussi permis d’aborder les aspects juridiques liés à la répression de l’espace civique. Ce dialogue, selon les organisateurs, a ouvert la voie à une meilleure compréhension des préoccupations des défenseurs des droits humains.

Parmi les leçons apprises de ce projet, les acteurs ont mis en avant la nécessité de concevoir des activités capables de s’adapter aux transitions politiques et aux situations d’urgence. L’approche a également été axée sur une réponse directe aux besoins des bénéficiaires, ce qui a renforcé l’ancrage des actions sur le terrain.

Enfin, les plateformes d’Article 19 et d’Amnesty International/Section Sénégal ont servi de relais puissants pour des campagnes de sensibilisation sur les droits humains. À travers des activités médiatiques, des formations et des actions de communication ciblées, ces campagnes ont permis d’élargir la portée du message et de mobiliser un large public.

Escroquerie au visa : Lac de Guiers 2 fixé sur son sort le 22 avril

À peine le goût de la victoire savouré face à Ada Fass dans un combat très attendu ce vendredi 4 avril à l’Arène nationale, le lutteur Lac de Guiers 2 se retrouve de nouveau au cœur d’une tourmente judiciaire. L’enfant de Guédiawaye est rattrapé par une affaire d’escroquerie au visa, qui lui avait déjà valu un passage en détention il y a quelques mois. Ce mardi, le tribunal correctionnel de Pikine-Guédiawaye a examiné ce dossier sensible, révélant des détails qui pourraient peser lourd dans la balance judiciaire.

À la barre, Abdou Cissé, plus connu sous son nom de scène Lac de Guiers 2, a reconnu avoir perçu la somme de 53 millions de francs CFA. Toutefois, il a nié avoir escroqué qui que ce soit, expliquant qu’il avait remis l’argent à un certain Abdou Salam Diagne, qui devait selon lui s’occuper de l’obtention des visas pour les personnes concernées. Mais ce dernier ne se serait jamais exécuté, laissant le lutteur face à des accusations lourdes.

Le juge a d’ailleurs diffusé des vidéos accablantes où l’on voit Lac de Guiers 2 promettre des visas aux plaignants. Ces éléments, versés au dossier, confortent les charges d’association de malfaiteurs et d’escroquerie au visa qui pèsent sur lui, pour un montant total estimé à 53 600 000 francs CFA. Face à ces accusations, l’avocat des plaignants, Me Oumar Kassé, a réclamé le remboursement de cette somme, soulignant que son client avait déjà versé 54 millions de francs à la Caisse des Dépôts et Consignations. Les 18 victimes de cette affaire, entendues par le tribunal, ont toutes réclamé le retour de leur argent.

Dans son réquisitoire, le procureur de la République a estimé que les faits étaient clairs. Il a rappelé que le lutteur, lors de son audition par le juge d’instruction, avait reconnu avoir promis à plusieurs personnes de leur faciliter l’obtention de visas pour l’Europe, tout en affirmant ne pas avoir agi seul. Selon lui, toute l’affaire repose sur un partenariat avec Abdou Salam Diagne, aujourd’hui introuvable. Le parquet a requis une peine d’un an de prison ferme contre le lutteur.

Selon les informations de Seneweb, cette affaire remonte à la période des préparatifs du combat de Lac de Guiers 2 contre Siteu. Le lutteur devait se rendre en France pour son stage d’entraînement et avait obtenu un quota de cinq personnes pour l’accompagner. C’est dans ce contexte que Abdou Salam Diagne serait intervenu, lui proposant d’intégrer d’autres voyageurs dans le processus. Ces derniers ont versé d’importantes sommes, espérant bénéficier de cette opportunité.

Le tribunal a mis l’affaire en délibéré et rendra sa décision le 22 avril prochain. D’ici là, l’ombre de cette affaire planera sur le lutteur, qui, malgré sa victoire sportive récente, se trouve confronté à un combat bien plus décisif : celui pour son honneur et sa liberté.

René Capain Bassène entame une grève de la faim illimitée et dénonce sa détention dans une lettre bouleversante

Le journaliste sénégalais René Capain Bassène, condamné à perpétuité dans l’affaire du massacre de Boffa-Bayotte, a entamé une grève de la faim illimitée pour dénoncer ce qu’il qualifie de détention arbitraire. Dans une lettre poignante rendue publique, il clame son innocence et exprime sa profonde détresse face à une situation qu’il juge injuste et inhumaine.

« Plutôt mourir que de se déshonorer », écrit-il d’entrée, dans un cri du cœur qui résume le sentiment d’un homme brisé par près de huit années de privation de liberté. Depuis son arrestation en janvier 2018, Capain Bassène n’a cessé de contester les charges portées contre lui. Aujourd’hui, il affirme avoir atteint ses limites et choisit de mener ce qu’il qualifie d’« ultime combat » contre l’injustice dont il se dit victime.

Dans sa lettre, il remercie ses soutiens qui, depuis son arrestation, ont gardé foi en son innocence. « Vous resterez à jamais dans mon cœur », écrit-il, tout en décrivant la dure réalité de sa vie carcérale. Réduit à l’état de mendiant, il dit dépendre entièrement des autres pour subvenir à ses besoins les plus élémentaires.

René Capain Bassène raconte aussi les souffrances physiques, morales et psychologiques qu’il endure depuis plus de sept ans. Il évoque des tortures, des atteintes à sa dignité humaine, des humiliations et la négation totale de la présomption d’innocence. Il décrit une justice à deux vitesses où règne « la loi du plus fort », et où le plus faible est « broyé » sans pitié.

L’affaire du massacre de Boffa-Bayotte, survenue le 8 janvier 2018, reste au cœur de son désespoir. Il rappelle que sur les 25 personnes arrêtées dans le cadre de cette affaire, il est le seul à avoir été condamné. Pour lui, cette condamnation fait de lui « l’agneau du sacrifice ». Il s’interroge : « Complice de qui ou de quoi ? », fustigeant une procédure judiciaire qui, selon lui, n’a pas cherché à établir la vérité.

Le journaliste déplore aussi l’indifférence des organisations de défense des droits humains à son égard. « Je suis un homme sans droits », écrit-il avec amertume, soulignant que sa situation reste un « non-événement » pour ces institutions censées protéger les libertés fondamentales.

Physiquement affaibli, Capain Bassène affirme que la prison l’a « lentement broyé ». Il confie souffrir depuis une opération ratée destinée à soigner son tympan droit. Son état de santé, dit-il, se détériore de jour en jour. C’est donc en toute lucidité, malgré la douleur, qu’il annonce avoir pris la décision de commencer une grève de la faim illimitée, qu’il qualifie de « diète noire », pour dire non à une justice qui l’a, selon lui, condamné à tort.

Il conclut sa lettre par un appel solennel à ses soutiens : « Préparez-vous au pire. Ce n’est pas une décision facile, mais c’est l’unique moyen de lutter. Et je suis déterminé à aller jusqu’au bout. »

Leadership africain : l’ancien président Macky Sall rejoint le Conseil de la Fondation Mo Ibrahim

L’ancien président de la République du Sénégal, Macky Sall, vient d’intégrer le Conseil de la Fondation Mo Ibrahim. Cette fondation, mondialement reconnue pour sa contribution à la promotion du leadership et de la bonne gouvernance en Afrique, s’entoure de personnalités de haut niveau issues de différents horizons pour faire avancer sa mission.

Macky Sall, qui a dirigé le Sénégal de 2012 à 2024, poursuit ainsi son engagement au service du continent. Son parcours à la tête du pays, mais aussi au sein de grandes institutions régionales comme la CEDEAO qu’il a présidée entre 2015 et 2016, et l’Union africaine en 2022-2023, lui vaut aujourd’hui une place aux côtés de figures de premier plan dans cet organe de réflexion et d’action stratégique.

Aux côtés de Macky Sall, d’autres personnalités ont également rejoint le Conseil et le Comité du Prix Ibrahim, notamment des anciens hauts responsables européens et africains. Ce Comité est chargé de désigner les lauréats du Prix Ibrahim, une distinction qui récompense les anciens chefs d’État africains ayant exercé leur mandat de manière exemplaire, avec un souci de développement durable, de paix et de respect de la démocratie.

Dans un communiqué officiel, Mo Ibrahim, fondateur de l’organisation, s’est félicité de l’arrivée de ces nouvelles figures prestigieuses, saluant leur expertise et leur parcours. Il a insisté sur l’importance de leur contribution face aux nombreux défis auxquels le continent africain est confronté, notamment en matière de gouvernance, de stabilité politique et de développement économique.

Fin de mission pour la 1ère cohorte des PAV7 : Jean Baptiste Tine acte la clôture des contrats

Le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique a mis un terme officiel au contrat de la première cohorte des Policiers Adjoints Volontaires (PAV) de la septième génération (PAV7). La décision, signée par le ministre Jean Baptiste Tine, est actée sous le numéro 0000264, mettant fin à l’engagement de ces agents au sein de la Police nationale.

Cette mesure s’inscrit dans le cadre réglementaire en vigueur, notamment la loi n°2009-18 du 9 mars 2009 fixant le statut du personnel de la Police nationale, ainsi que les décrets relatifs à l’organisation et aux modalités d’emploi des PAV. Elle prend effet à compter de sa date de signature.

Selon les sources officielles, la liste des agents concernés est annexée à la décision ministérielle. Leur départ marque la fin d’un cycle d’engagement volontaire, dans un programme qui a permis, pendant plusieurs années, de renforcer les effectifs de la sécurité publique sur tout le territoire national.

Polémique autour de la prestation de Mia Guissé au Tucheze Festival : Jamra dénonce une « pornographie verbale »

La chanteuse sénégalaise Mia Guissé est une nouvelle fois au cœur d’une vive controverse. Sa récente prestation au Tucheze Festival, organisé à La Somone, a déclenché une vague d’indignation, particulièrement en raison d’un passage jugé obscène dans sa chanson « Na dougou » (que ça rentre). Entre paroles crues, chorégraphie suggestive et mise en scène provocante, la performance a rapidement enflammé les réseaux sociaux.

Parmi les voix les plus critiques figure celle de Mame Mactar Guèye, vice-président de l’ONG Jamra, connu pour son engagement en faveur des « bonnes mœurs ». Dans une déclaration relayée par le quotidien L’Observateur, le responsable de Jamra a qualifié la prestation de « pornographie verbale », avertissant qu’elle pourrait enfreindre la loi sénégalaise.

Pour Jamra, cette dérive artistique n’est pas anodine. L’ONG appelle les autorités à veiller à ce que les artistes respectent le cadre légal et les valeurs culturelles du pays, tout en rappelant que ce n’est pas la première fois que Mia Guissé fait l’objet de critiques similaires. Un précédent concert en Italie avait déjà suscité la controverse.

Ce nouvel épisode relance le débat récurrent entre liberté artistique et respect des normes sociales au Sénégal. Si certains défendent le droit à l’expression artistique, d’autres y voient une atteinte aux fondements culturels et religieux du pays.

Audience à la Présidence : Diomaye Faye reçoit Abdoulaye Diop de l’UEMOA

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a accordé ce lundi 7 avril 2025 une audience à Abdoulaye Diop, président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Cette rencontre, tenue au Palais, s’inscrit dans la dynamique de concertation engagée par le chef de l’État avec les institutions financières régionales et internationales.

Quelques jours après sa réunion avec Abebe Aemro Selassie, chef du département Afrique du FMI, le président Faye a échangé avec le patron de la Commission de l’UEMOA autour de la conjoncture économique du Sénégal et de la situation globale de l’Union.

Selon des sources proches de la Présidence, les échanges ont mis l’accent sur les réformes économiques en cours au Sénégal, ainsi que sur les mesures de consolidation budgétaire engagées par le gouvernement. Le président Diomaye Faye a présenté à son hôte les grandes lignes de son plan d’action visant à assurer la stabilité macroéconomique et promouvoir une croissance inclusive et durable.

En retour, Abdoulaye Diop a salué les efforts du Sénégal en matière de gestion rigoureuse des finances publiques, tout en insistant sur la nécessité de maintenir des politiques économiques responsables face aux défis internes et externes.

La rencontre a aussi permis d’aborder la question de l’intégration régionale. Le président de la Commission de l’UEMOA a exprimé sa disponibilité à accompagner le Sénégal dans ses engagements régionaux, notamment à travers le renforcement des politiques communes en matière de fiscalité, d’investissements et de développement durable.

Cette audience s’inscrit dans une série de consultations stratégiques engagées par les nouvelles autorités sénégalaises, dans un contexte de repositionnement diplomatique et économique du pays au sein de la sous-région ouest-africaine.

Affaire du bateau d’engrais détourné : Aziz et Massata Ndiaye inculpés mais laissés libres

Ce lundi 7 avril, l’homme d’affaires Aziz Ndiaye et son frère Massata Ndiaye ont comparu devant le juge du deuxième cabinet dans le cadre de l’enquête sur le détournement d’un bateau d’engrais. Selon le journal Libération, les deux frères ont été inculpés pour recel, bien qu’ils contestent catégoriquement les faits qui leur sont reprochés.

À l’issue de leur audition, les mis en cause sont repartis libres. Aziz Ndiaye a bénéficié d’une liberté provisoire, tandis que son frère Massata Ndiaye a été placé sous contrôle judiciaire. D’après le même journal, leur mise en liberté a été facilitée par le dépôt solidaire de trois villas situées à Ngaparou, proposées comme caution. Ce geste aurait permis d’éviter leur placement sous mandat de dépôt.

L’affaire, qui secoue le milieu des affaires et du commerce maritime, remonte à 2021. Deux figures clés du dossier, identifiées comme L. Ngom et A. Sy, sont en fuite depuis cette date. Libération révèle qu’ils sont soupçonnés d’avoir organisé l’opération en revendant une grande partie de la cargaison d’engrais à des acheteurs maliens. Le juge du deuxième cabinet a délivré à leur encontre des mandats d’arrêt internationaux.

L’enquête se poursuit, et de nouvelles auditions pourraient avoir lieu dans les prochains jours afin d’élucider les responsabilités dans cette affaire de détournement à fort impact économique.

CIMAF Sénégal : 42 employés licenciés sans motif revendiquent leurs droits

Un climat de tension règne à l’usine CIMAF Sénégal, située à Pout, où 42 employés viennent d’être licenciés sans préavis ni justification claire. En colère et déterminés à faire valoir leurs droits, ces travailleurs ont organisé un sit-in devant les locaux de l’usine pour dénoncer ce qu’ils qualifient de licenciements arbitraires.

Portant la voix de ses collègues, Babacar Gaye, porte-parole des travailleurs, s’est exprimé lors de cette manifestation.

« Nous sommes ici aujourd’hui pour réclamer nos droits. Nous demandons solennellement pourquoi ils nous ont licenciés. Nous sommes licenciés sans motif, sans préavis », a-t-il déclaré, la voix empreinte d’émotion.

Selon les travailleurs, l’Inspection du travail, saisie dans cette affaire, leur a donné raison. Mais, déplorent-ils, la direction de CIMAF refuse de se conformer à cette décision, en ne versant pas les indemnités dues.

Certains employés licenciés travaillaient depuis six mois à un an, d’autres n’avaient jamais signé de contrat formel. Une situation qui complique davantage leur régularisation et renforce leur sentiment d’injustice.

« Même ceux qui avaient un contrat se sont rendu compte qu’il n’avait aucune valeur. Et pour beaucoup d’entre nous, il n’y avait même pas de contrat du tout », poursuit Babacar Gaye.

Face à ce qu’ils considèrent comme un abus grave des droits des travailleurs, les employés licenciés appellent à l’intervention des autorités étatiques, notamment du président Bassirou Diomaye Faye et du Premier ministre Ousmane Sonko. Ils espèrent un arbitrage rapide pour obtenir justice et récupérer leurs indemnités.

Affaire du bateau d’engrais détourné : Aziz Ndiaye inculpé, son frère Massata sous contrôle judiciaire

L’affaire du détournement d’un bateau d’engrais refait surface avec une nouvelle étape judiciaire. Ce lundi, après deux renvois successifs, l’opérateur économique Aziz Ndiaye et son frère Massata ont finalement comparu devant le juge d’instruction dans le cadre de cette affaire qui secoue le secteur de la distribution d’engrais.

Inculpé pour recel, Aziz Ndiaye a néanmoins bénéficié d’une liberté provisoire, malgré la gravité des faits présumés. Son frère, Massata Ndiaye, lui, a été placé sous contrôle judiciaire. Une décision prise après la présentation par les deux frères d’une caution solidaire composée de trois villas situées à Ngaparou, que le juge a acceptée.

Leur audition sur le fond du dossier est attendue dans les prochaines semaines. Pour l’heure, leurs avocats rejettent fermement les accusations portées contre eux, insistant sur le caractère infondé de l’inculpation pour recel.

Le dossier reste encore en instruction, d’autant que deux personnages clés, Lamine Ngom et Atoumane Sy, sont en fuite depuis 2021. D’après le journal Libération, ces derniers sont soupçonnés d’avoir organisé la revente illicite d’une grande partie de la cargaison d’engrais à des opérateurs maliens.

Face à leur cavale, le juge du deuxième cabinet a émis des mandats d’arrêt internationaux à leur encontre, relançant les recherches pour les interpeller.

Ce scandale, qui mêle opérateurs économiques et réseaux de revente illégale, éclabousse un secteur déjà scruté pour sa sensibilité stratégique. Alors que l’engrais est un produit vital pour l’agriculture sénégalaise et ouest-africaine, ce détournement massif suscite inquiétudes et interrogations sur les mécanismes de contrôle et de régulation dans la chaîne d’approvisionnement.

Production pétrolière – Sangomar : 3,08 millions de barils extraits en mars 2025

Le champ pétrolier de Sangomar continue d’afficher des performances solides. Selon le rapport de production publié ce jour par le ministère en charge de l’Énergie et du Pétrole, 3,08 millions de barils de pétrole brut ont été produits au mois de mars 2025, confirmant ainsi la montée en puissance de ce projet stratégique pour l’économie sénégalaise.

Durant le mois de mars, trois cargaisons de pétrole brut identifiées sous les numéros SAN024, SAN025 et SAN026 ont été expédiées et écoulées sur les marchés internationaux. Ces exportations ont totalisé 2,85 millions de barils, représentant une part importante de la production mensuelle et traduisant la bonne santé logistique et commerciale du champ.

Ce rythme d’exportation contribue non seulement à générer des revenus significatifs pour l’État du Sénégal, mais aussi à asseoir la crédibilité du pays sur le marché pétrolier international.

Le rapport projette une production totale annuelle de 30,53 millions de barils pour 2025, avec un objectif de stabilisation à 100 000 barils par jour. Cette cadence, si elle est maintenue, placerait le Sénégal parmi les nouveaux acteurs pétroliers les plus dynamiques de la sous-région ouest-africaine.

Initié sous la supervision de la société australienne Woodside Energy en partenariat avec la société nationale Petrosen, le projet Sangomar est le premier développement offshore en eaux profondes du pays. Sa phase de production, lancée récemment, est suivie de près par les autorités, les investisseurs et les partenaires techniques.

Alors que le Sénégal s’apprête à entrer dans l’ère de l’exploitation à grande échelle de ses ressources naturelles, la performance du champ de Sangomar revêt une importance capitale. Elle pourrait contribuer à diversifier les sources de revenus de l’État, à créer de nouveaux emplois et à dynamiser les secteurs connexes.

Redressement fiscal de près de 10 milliards FCFA : Eiffage Génie Civil Marine Sénégal et l’Unité mixte trouvent un compromis à 2 milliards

Un long feuilleton judiciaire opposant Eiffage Génie Civil Marine Sénégal (Egcm Sénégal) à l’Unité mixte en charge du contrôle fiscal dans le cadre du projet Grand-Tortue/Ahmeyim a finalement trouvé son épilogue. Selon les informations de Libération, les deux parties sont parvenues à un accord transactionnel autour d’un montant d’environ 2 milliards de FCFA, mettant ainsi fin à un bras de fer qui menaçait de s’enliser devant les tribunaux.

Tout est parti le 28 mars 2024, lorsque l’Unité mixte a notifié à Egcm Sénégal un redressement fiscal de 17,637 milliards de FCFA, à l’issue d’une mission de vérification. Cette structure, chargée notamment de la gestion fiscale dans le cadre de l’accord inter-États portant sur l’exploitation des ressources du champ gazier Grand-Tortue/Ahmeyim (GTA), estimait que l’entreprise n’avait pas respecté certaines obligations fiscales.

Egcm Sénégal a rapidement contesté cette notification, et après une première révision, le montant du redressement a été ramené à 9,7 milliards de FCFA dans une confirmation de redressement.

En application de l’article 134 de l’Acte additionnel, Eiffage Génie Civil Marine Sénégal a sollicité l’arbitrage de la Commission fiscale inter-États (CFIE) pour un réexamen du dossier. Après étude des arguments avancés par l’entreprise, la CFIE a décidé d’abandonner plusieurs chefs de redressement, ramenant la somme due à 4,9 milliards de FCFA.

Mais l’entreprise n’a pas pour autant lâché prise. Contestant toujours la validité de cette décision, Egcm Sénégal a saisi le tribunal pour obtenir l’annulation des titres de perception, estimant qu’ils ne reflétaient pas la réalité fiscale mise à jour par le Département Recouvrement.

Coup de théâtre : par courrier daté du 1er avril 2024, Egcm Sénégal a finalement demandé la radiation de la procédure judiciaire, signe clair d’une volonté d’arrangement à l’amiable. Cette décision a suivi la signature d’un procès-verbal de conciliation entre les deux camps.

Le dossier, qui devait repasser devant le tribunal le 3 avril, a été officiellement radié. Si le montant exact de l’accord n’a pas été rendu public, des sources proches du dossier parlent d’un compromis financier tournant autour de 2 milliards de FCFA. Une issue bien plus avantageuse pour Egcm que le redressement initialement exigé.

Ce dénouement met en lumière la complexité du régime fiscal dans les projets transfrontaliers comme celui de GTA, mais aussi l’efficacité des mécanismes de dialogue et de conciliation prévus par les textes. Il envoie aussi un message aux sous-traitants opérant dans le cadre d’accords inter-États : la rigueur fiscale reste de mise, mais des voies de recours et de négociation existent.

Colloque international sur la diplomatie religieuse : Le Sénégal, un modèle de coexistence religieuse pacifique

Depuis lundi, l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar accueille un colloque international de deux jours consacré à la diplomatie religieuse, autour du thème : « Enjeux épistémologiques et défis sociétaux ». L’objectif est de promouvoir une paix durable dans le monde à travers un dialogue interreligieux constructif.

L’initiative est portée par l’Ong Fawzi Wa Nadjati du khalife général de Bambilor, Thierno Amadou Tidiane Ba, en partenariat avec l’Institut des politiques publiques (IPP) de l’UCAD. Intellectuels, universitaires, chefs religieux, représentants du Vatican, responsables d’institutions publiques, diplomates et étudiants participent à cette rencontre scientifique de haut niveau.

Dans un auditorium archicomble, le khalife général de Bambilor a souligné que la diplomatie religieuse constitue une opportunité pour faire comprendre que « la paix n’est pas l’apanage des États ou des gouvernements, mais le fruit de l’action collective de l’humanité tout entière ». Il a ajouté : « Nous avons tous un rôle à jouer dans la construction de la paix. Il ne s’agit pas d’attendre que les États ou les politiciens agissent seuls, mais plutôt de participer activement, individuellement et collectivement, pour dépasser les barrières qui nous divisent. Les religions, loin de diviser, doivent être des catalyseurs de réconciliation. La diplomatie religieuse ne doit jamais être un substitut, mais un complément précieux à la diplomatie classique ou conventionnelle. »

Dans le même esprit, l’ambassadeur de la diplomatie religieuse a affirmé : « C’est à nous, citoyens du monde, croyants, hommes et femmes de bonne volonté, de travailler ensemble avec nos dirigeants pour créer un monde où l’empathie et le respect l’emportent sur la haine et la peur. »

Le président du comité d’organisation du colloque, Dr Demba Thilél Diallo, a quant à lui rappelé la triple ambition de cette rencontre : « Le premier objectif est de poser les jalons d’une recherche scientifique en diplomatie religieuse. Il s’agit d’en définir les contours à travers une perspective épistémologique claire. Le deuxième objectif est de favoriser la convivialité entre les différentes religions. Le Sénégal est un modèle en matière de dialogue interreligieux. Enfin, nous souhaitons faire de l’Université de Dakar un centre d’incubation en diplomatie religieuse. » Ce colloque rend également hommage au khalife général de Bambilor, Thierno Amadou Tidiane Ba.

Lors des échanges, animés notamment par le Pr Abdoul Aziz Kébé, ancien Délégué général aux lieux saints de l’Islam, le représentant du Saint-Siège, Monseigneur Valdemar Stanislaw Sommertag, a rappelé que « la diplomatie religieuse n’est pas une option périphérique, mais un composant essentiel dans la résolution des conflits ».

Selon lui, « la diplomatie, dans sa forme la plus traditionnelle, est perçue comme un outil politique. Aujourd’hui, elle évolue pour inclure d’autres dimensions – culturelle, économique, religieuse – en faveur de la coopération et du dialogue. »

L’ambassadeur de l’Union européenne à Dakar, Jean-Marc Pisani, a, pour sa part, salué le modèle sénégalais : « Le dialogue interreligieux, tel que pratiqué au Sénégal, constitue un patrimoine vivant à transmettre aux jeunes générations. » Il a conclu en soulignant que la diplomatie religieuse démontre que « derrière les politiques et les idéologies, il y a les croyances et les identités ».

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°437 – 08/04/2025

🔴 BAISSE DES PERFORMANCES ÉCONOMIQUES : LE COMMERCE ET LES SERVICES EN SOUFFRANCE
🔴 PREMIER ANNIVERSAIRE DE LA GOUVERNANCE DIOMAYE-SONKO : LES 5 RECOMMANDATIONS DE RSF

🔴 CAN U17 MAROC 2025 : LES LIONCEAUX DÉCROCHENT LEUR 3e MONDIAL
🔴 LUTTE / CONTESTATION DE SA DÉFAITE CONTRE LAC 2 : ADA FASS DÉPOSE UN RECOURS

Sénégal : le ministre de l’Économie reçoit le directeur du Département Afrique du FMI pour discuter d’un nouveau programme économique

Le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Abdourahmane Sarr, a rencontré, ce lundi 7 avril 2025, Abebe Aemro Selassie, le directeur du Département Afrique du Fonds Monétaire International (FMI), dans le cadre des discussions pour l’élaboration d’un nouveau programme économique et financier pour le Sénégal. Cette rencontre, annoncée par le ministère via sa page officielle, a permis d’aborder plusieurs questions essentielles pour l’avenir économique du pays.

Au cœur des échanges, les démarches nécessaires à la mise en place du programme ont été discutées, en particulier les réformes économiques à entreprendre pour soutenir la stabilité macroéconomique du Sénégal. Le FMI a exprimé sa volonté de continuer à accompagner le pays dans ses efforts pour renforcer ses finances publiques et garantir une gestion économique transparente et efficiente.

Un des points majeurs abordés a été l’impact des résultats de l’audit des finances publiques récemment réalisé par la Cour des comptes. Ce dernier a mis en lumière certaines zones de faiblesse, mais a également ouvert la voie à des améliorations substantielles. En réponse à ces résultats, le ministre Abdourahmane Sarr a souligné l’engagement du gouvernement sénégalais à maintenir une politique de transparence et à renforcer le cadre macroéconomique du pays, afin qu’il soit à la fois solide, soutenable et conforme aux normes internationales.

Le FMI, dans son soutien au Sénégal, a réaffirmé son rôle d’accompagnement pour aider le pays à atteindre ses objectifs de croissance durable tout en respectant les principes d’une gestion publique rigoureuse. La rencontre a également permis de poser les bases d’une collaboration renforcée entre le Sénégal et le FMI, avec l’ambition de garantir un développement économique stable et une amélioration continue des conditions de vie des Sénégalais.

Nouveau partenariat entre le Sénégal et le FMI : Cheikh Diba reçoit M. Abebe Aemro Selassie

Le ministre sénégalais du Budget et des Finances, Cheikh Diba, a accueilli ce lundi 7 avril 2025, en audience M. Abebe Aemro Selassie, le Directeur du Département Afrique du Fonds Monétaire International (FMI). Cette rencontre, selon un communiqué publié sur les réseaux sociaux du ministère, s’inscrit dans le cadre des discussions en cours visant à établir un nouveau partenariat entre le Sénégal et le FMI.

L’objectif principal de cette rencontre était de renforcer la coopération entre le Sénégal et le FMI, notamment en vue de la validation d’un nouveau programme économique et financier. Ce programme, qui est au cœur des préoccupations des autorités sénégalaises, vise à assurer la stabilité économique et financière du pays à long terme.

Lors de l’audience, le ministre Cheikh Diba a réaffirmé l’engagement du gouvernement sénégalais à mettre en place une trajectoire claire et ambitieuse pour le redressement des finances publiques. Cette initiative est également perçue comme un moyen de renforcer la souveraineté économique du pays tout en garantissant une gestion rigoureuse des ressources publiques.

Le ministre a souligné l’importance d’un partenariat solide et mutuellement bénéfique avec le FMI pour soutenir les efforts du Sénégal en matière de développement économique, de stabilité macroéconomique et de bien-être des citoyens. La rencontre a également été l’occasion de discuter des priorités du gouvernement en matière de réformes structurelles et de consolidation des finances publiques.

Le FMI, de son côté, a exprimé son soutien aux initiatives du Sénégal et a souligné la nécessité de maintenir une politique économique prudente tout en poursuivant les réformes nécessaires pour garantir la croissance économique durable.

Ce nouveau partenariat marque ainsi une étape importante dans les relations entre le Sénégal et le FMI, et témoigne de la volonté des deux parties de collaborer pour surmonter les défis économiques et promouvoir la stabilité à long terme.

Touba : Mbackiyou Faye offre plus de 2 milliards de FCFA à Serigne Mountakha pour la Grande Mosquée

Dans un geste de haute portée spirituelle et symbolique, Mbackiyou Faye, « dieuwrigne » général de Dakar et représentant du khalife général des Mourides dans la capitale, a remis une importante contribution financière destinée aux travaux de la Grande Mosquée de Touba. Ce lundi 7 avril 2025, devant une foule de fidèles réunis dans la ville sainte, il a offert une somme de deux milliards treize millions de francs CFA (2 013 000 000 FCFA) à Serigne Mountakha Mbacké, actuel khalife général des Mourides.

Ce geste s’inscrit dans le cadre des préparatifs de la réhabilitation de la mosquée, un projet initié par le khalife lui-même pour préserver et moderniser ce haut lieu du mouridisme, emblème de la foi et de la grandeur de Serigne Touba.

« Ces 8 valises contiennent 2 milliards 13 millions de FCFA. C’est une donation de ma part. Et ce n’est que le début du commencement. C’est juste un geste symbolique. Ce n’est rien comparé à la dimension de Serigne Touba », a déclaré Mbackiyou Faye, très ému, en remettant l’enveloppe symbolique à Serigne Mountakha. Ce dernier, fidèle à son humilité, a accepté le don dans le calme et la sérénité qui le caractérisent, sous les acclamations de ses disciples.

Ce geste traduit une fois de plus la solidité des liens entre les fidèles de la confrérie mouride, ainsi que leur attachement indéfectible à la ville sainte de Touba et à son projet de développement. Il illustre également le rôle de premier plan que joue Mbackiyou Faye dans la mobilisation de la communauté mouride de Dakar au service des causes religieuses, particulièrement celles portées par le khalife général.

Le projet de réhabilitation de la Grande Mosquée de Touba, dont le chantier devrait débuter sous peu, vise à redonner tout son éclat à ce joyau architectural et spirituel, tout en assurant son entretien à long terme. Avec ce premier appui financier de taille, les travaux s’annoncent déjà sous les meilleurs auspices.

Touba, ville de foi et de dévotion, continue ainsi d’écrire son histoire à travers les actes de générosité de ses fidèles, dans une dynamique de solidarité et d’amour profond pour l’œuvre de Cheikh Ahmadou Bamba.

Journée mondiale de la Santé : le Président Diomaye rend hommage aux professionnels de la santé

À l’occasion de la Journée mondiale de la Santé célébrée ce lundi 7 avril 2025, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a adressé un message fort aux professionnels du secteur. Dans une publication partagée sur ses réseaux sociaux, notamment sur Facebook, le chef de l’État a salué l’engagement et la résilience des acteurs de la santé, qu’il qualifie de « vaillants », tout en réaffirmant sa volonté de bâtir un système sanitaire plus juste, accessible et performant.

« En cette Journée Mondiale de la Santé, j’exprime la gratitude de la Nation à nos vaillants professionnels de santé », a déclaré le président. Pour lui, l’objectif est clair : garantir à chaque Sénégalais un accès équitable à des soins de qualité, dans la dignité et la sécurité. Il a souligné que cette ambition s’inscrit dans la vision d’un Sénégal plus solidaire, plus inclusif et mieux préparé aux défis sanitaires.

Dans son message, Bassirou Diomaye Faye a mis en lumière plusieurs avancées notables du pays dans le domaine de la santé. Il a notamment évoqué l’obtention du niveau 3 de maturité pour l’Agence sénégalaise de régulation pharmaceutique, qu’il considère comme un « pas décisif vers la souveraineté sanitaire ». Ce niveau de reconnaissance, attribué par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), marque une étape cruciale dans la capacité du Sénégal à assurer le contrôle et la qualité de ses produits pharmaceutiques.

Le président a également salué les « progrès remarquables » réalisés dans les domaines des greffes rénales et de moelle osseuse, des interventions médicales autrefois rares dans le pays et aujourd’hui en pleine expansion grâce à la montée en compétence des équipes médicales et à l’amélioration du plateau technique.

Il a enfin mis l’accent sur les efforts déployés pour renforcer les structures sanitaires, y compris dans les zones les plus reculées du territoire. Ce maillage territorial est, selon lui, une priorité pour garantir une prise en charge médicale équitable, quels que soient le lieu de résidence ou les conditions sociales des populations.

En conclusion, le président Diomaye a réaffirmé que « bâtir un système de santé solide, c’est renforcer la résilience, l’unité et la grandeur de notre Nation ». Un message porteur d’espoir et d’engagement, à un moment où le monde entier célèbre la santé comme un droit fondamental et universel.

Mauvaise vente des récoltes de pommes de terre : les producteurs de Thiep crient leur détresse

À Thiep, une commune située dans l’arrondissement de Ndande, département de Kébémer (région de Louga), les producteurs de pommes de terre font face à une crise inquiétante. Malgré une production abondante et de qualité, les récoltes s’entassent dans les champs, invendues. Les causes de cette situation sont multiples, mais les producteurs pointent principalement l’enclavement de la zone et l’absence de structures de conservation adaptées.

Lors d’un entretien avec Radio Sénégal Internationale, un producteur local a exprimé sa frustration face à cette situation qu’il juge insupportable. Selon lui, les efforts consentis pour produire de la pomme de terre ne sont pas récompensés, car il est devenu presque impossible d’écouler la marchandise dans des conditions viables. La commune de Thiep, à elle seule, produit environ 31 000 tonnes de pommes de terre chaque année, soit près de 26 % des besoins nationaux estimés à 120 000 tonnes. Ces chiffres traduisent la place stratégique qu’occupe Thiep dans la filière pomme de terre au Sénégal. Pourtant, cette performance agricole ne permet pas aux producteurs de tirer profit de leur dur labeur.

Le maire de la commune, Mouhamed Dieng, alerte depuis plusieurs années sur les obstacles structurels qui freinent la commercialisation de ces produits. Il évoque l’état critique des routes, qui dissuade transporteurs et commerçants – les bana-bana – d’accéder à la zone. Selon lui, des tonnes de pommes de terre pourrissent chaque année, faute de marchés et de moyens de conservation. La commune ne dispose d’aucune chambre froide ni d’unité de transformation pouvant prolonger la durée de vie des produits.

Les producteurs se sentent aujourd’hui abandonnés. Ils affirment que, malgré leur contribution significative à l’économie agricole, ils n’ont reçu que peu ou pas d’accompagnement technique et financier de la part des pouvoirs publics. Sans accès au crédit, ils ne peuvent pas se doter d’équipements modernes ni investir dans la logistique de distribution. Le manque de soutien freine toute tentative de modernisation de la filière.

Cette situation, dénoncent-ils, nuit également à l’installation des jeunes en agriculture. Nombreux sont ceux qui, découragés par les pertes répétées, préfèrent abandonner les champs. Le désenclavement, la création de chambres froides, l’appui à la transformation locale et l’organisation des producteurs sont autant de solutions connues, mais qui tardent à se concrétiser.

Alors que le Sénégal cherche à renforcer sa souveraineté alimentaire, le cas de Thiep illustre les limites du système actuel. Une agriculture performante sans débouchés reste une illusion. Et sans infrastructures de base, les ambitions de développement rural risquent de rester lettre morte. Aujourd’hui, les producteurs appellent l’État à agir, avant que leur cri ne se perde dans le silence des champs abandonnés.

Santé : Baisse spectaculaire de la mortalité infanto-juvénile au Sénégal, selon le MSAS

À l’occasion de la Journée mondiale de la Santé célébrée chaque 7 avril, le ministère de la Santé et de l’Action sociale (MSAS) a partagé des données encourageantes sur l’évolution des indicateurs de santé au Sénégal, notamment en ce qui concerne la mortalité maternelle, néonatale et infanto-juvénile.

Selon le communiqué officiel publié ce lundi, des avancées majeures ont été notées ces dernières années, traduisant les efforts consentis dans le secteur de la santé. Parmi les données les plus marquantes, la mortalité infanto-juvénile est passée de 139‰ à 40‰, une baisse qualifiée de « très importante » par les autorités sanitaires. Cette tendance témoigne d’un net recul de la mortalité chez les enfants de moins de cinq ans.

Dans le même sillage, le ratio de mortalité maternelle a chuté de 396 à 153 décès pour 100 000 naissances vivantes, entre 2010 et 2023. Quant à la mortalité néonatale, elle a également diminué, passant de 38‰ à 23‰ naissances vivantes entre 1997 et 2023.

La tutelle souligne que ces résultats positifs sont le fruit d’un ensemble de réformes et de mesures concrètes mises en œuvre sur le terrain. Parmi les initiatives majeures figurent la décentralisation de la formation des agents de santé, ainsi que le renforcement des effectifs à travers le recrutement dans la fonction publique et la contractualisation de plus de 2 000 sages-femmes, infirmiers et médecins.

Le ministère évoque également l’importance de la spécialisation des médecins, notamment en gynécologie-obstétrique, pédiatrie et anesthésie-réanimation, rendue possible grâce à l’octroi de bourses. Par ailleurs, des efforts ont été menés pour améliorer l’accès aux soins obstétricaux et néonatals d’urgence, ainsi que pour étendre la couverture sanitaire universelle, notamment par la gratuité de la césarienne et des soins pour les enfants de moins de 5 ans.

Malgré ces progrès, le MSAS rappelle que la morbidité et la mortalité maternelle, néonatale, infantile et adolescente restent des priorités sanitaires pour le Sénégal. Le ministère promet de renforcer davantage les efforts pour consolider ces acquis et continuer à faire reculer les inégalités en matière de santé.

Médias : la journaliste Fatou Abdou Ndiaye quitte la SENTV après 15 ans de carrière

C’est une page importante qui se tourne dans le paysage médiatique sénégalais. La journaliste Fatou Abdou Ndiaye a annoncé ce lundi sa démission de la SENTV, après plus de quinze années de présence au sein de la chaîne. Figure emblématique du groupe D-Media, son départ marque un tournant pour cette professionnelle de l’information dont la voix et le visage étaient devenus familiers pour des milliers de téléspectateurs.

Dans une note transmise à la rédaction de Pressafrik, Fatou Abdou Ndiaye a officialisé la nouvelle, sans toutefois évoquer les raisons précises qui ont motivé sa décision. « Je vous annonce aujourd’hui ma démission du groupe après plus de 15 années de collaboration », écrit-elle. Un message sobre, mais chargé d’émotion, dans lequel elle exprime sa reconnaissance envers ses collègues et le public.

« Je tiens à vous remercier chaleureusement pour votre soutien constant et la confiance que vous m’avez toujours accordée tout au long de cette belle aventure. Je vous donne rendez-vous très bientôt pour de nouveaux défis et d’autres horizons à explorer ensemble », ajoute-t-elle.

Journaliste chevronnée, Fatou Abdou Ndiaye a participé à l’essor de la SENTV depuis ses débuts. Au fil des années, elle s’est imposée comme l’une des figures féminines les plus respectées de la chaîne, aussi bien pour la qualité de son travail que pour son professionnalisme. Présentatrice, reporter ou rédactrice, elle a occupé plusieurs fonctions et s’est illustrée dans le traitement de sujets d’actualité, parfois sensibles.

Si son avenir immédiat reste encore inconnu, ses mots laissent entrevoir de nouveaux projets à venir. Beaucoup d’observateurs du paysage médiatique se demandent déjà quelle sera sa prochaine destination, tant son nom reste synonyme d’expérience et de crédibilité.

Ce départ intervient dans un contexte où les mouvements au sein des rédactions se multiplient, entre repositionnements professionnels et quête de meilleures conditions de travail. Pour Fatou Abdou Ndiaye, ce départ semble être aussi le début d’une nouvelle aventure.

Vers un nouveau pacte national de stabilité sociale : Abass Fall lance les concertations

Le gouvernement sénégalais s’engage dans une nouvelle dynamique de dialogue social. Le ministre du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les institutions, Abass Fall, a officiellement lancé, ce lundi 7 avril 2025, le processus d’élaboration d’un nouveau pacte national de stabilité sociale. Une initiative ambitieuse qui vise à réconcilier les forces vives du monde du travail autour d’un cadre clair, efficace et durable, dans un contexte où la paix sociale est plus que jamais une condition essentielle au développement économique.

Répondant aux instructions du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, le ministre Abass Fall a expliqué que cette démarche s’inscrit dans une volonté politique affirmée : celle de refonder les relations entre l’État, les syndicats et le patronat sur la base de la concertation, du respect mutuel et de la transparence. « Le président avait donné instruction au gouvernement de prendre langue avec les organisations syndicales et le patronat pour discuter et aboutir à un pacte national de stabilité sociale, sans lequel aucun développement économique n’est possible », a déclaré le ministre devant les représentants des trois pôles sociaux.

La cérémonie de lancement s’est tenue en présence de plusieurs personnalités clés, dont le ministre de la Fonction publique et de la Réforme du service public, Olivier Boucal, ainsi que le président du Haut Conseil du Dialogue Social, Mamadou Lamine Dianté.

Le ministre du Travail a rappelé que le pacte de stabilité sociale signé en 2014, bien que prometteur, souffrait de graves insuffisances. Parmi elles, l’absence de mécanismes efficaces de contrôle, de suivi et d’évaluation. « Les organes qui avaient été mis en place avec le pacte de 2014 ne fonctionnaient pas. Autant de questions qui font que nous sommes obligés de redéfinir un nouveau pacte », a expliqué Abass Fall, insistant sur la nécessité de tirer les leçons du passé pour ne pas reproduire les mêmes erreurs.

Cette fois-ci, le gouvernement veut aller plus loin en assurant un véritable ancrage institutionnel au futur pacte, avec des engagements clairs, des calendriers précis, et surtout, un système de suivi rigoureux impliquant toutes les parties prenantes.

Le nouveau pacte ne concernera pas seulement l’État. Il impliquera également les travailleurs, représentés par les différentes centrales syndicales, et le secteur privé, notamment les organisations patronales. L’idée est de construire un espace de dialogue permanent, capable de désamorcer les tensions sociales avant qu’elles ne dégénèrent en crises.

« Dans un environnement économique aussi dynamique et complexe, il est essentiel de s’adapter aux défis contemporains », a souligné le ministre, qui appelle à une collaboration active pour bâtir un pacte solide et inclusif, garant de stabilité et de prospérité pour tous.

En conclusion, Abass Fall a exprimé l’espoir de voir naître, à l’issue de ces concertations, un véritable contrat social renouvelé, fondé sur la confiance, la responsabilité partagée et le respect des engagements. « Ce pacte doit être l’occasion d’une nouvelle ère de collaboration entre les différentes parties pour assurer un avenir meilleur aux générations futures », a-t-il affirmé.

Le compte à rebours est lancé. Il appartient désormais aux syndicats, au patronat et à l’État de faire preuve de maturité, de lucidité et d’engagement pour donner corps à cette ambition collective de stabilité sociale durable au Sénégal.

Affaire Farba Ngom : Plus d’un milliard mobilisé pour renforcer la caution du député-maire

Incarcéré dans le cadre d’une affaire politico-judiciaire qui continue d’agiter l’actualité sénégalaise, Farba Ngom, député-maire des Agnam, peut compter sur le soutien indéfectible de ses proches, militants et sympathisants à travers le monde. Une vaste opération de collecte de fonds, initiée par le Comité de résistance populaire (CRP), a permis de réunir une somme impressionnante destinée à renforcer la caution exigée pour sa libération provisoire : plus d’un milliard de francs CFA.

Convaincus de son innocence et déterminés à le voir retrouver sa liberté en attendant l’issue de la procédure judiciaire en cours, les membres du CRP ont réussi à mobiliser exactement 1 milliard 66 millions de FCFA. Ce montant, collecté en un temps record, témoigne de la solidarité active de ses soutiens, tant sur le plan national qu’international.

La répartition géographique des contributions révèle l’ampleur du mouvement :

Au Sénégal, les hommes d’affaires, commerçants et autres sympathisants ont apporté 270 millions FCFA. Une somme conséquente qui montre l’ancrage local du parlementaire, connu pour ses liens étroits avec sa base électorale dans le Fouta.

La diaspora ouest-africaine, très mobilisée, a contribué à hauteur de 450 millions FCFA, soit la part la plus importante de l’enveloppe totale.

L’Afrique centrale, quant à elle, a offert 554 millions FCFA, traduisant l’engagement sans faille de nombreux Sénégalais installés dans cette partie du continent.

En Amérique, les militants ont collecté 56 000 dollars US, soit environ 34 millions FCFA, tandis qu’en Europe, les contributions s’élèvent à 132 000 euros, soit environ 86 millions FCFA.

Enfin, 43 millions FCFA ont été versés sous forme de dons anonymes, renforçant ainsi la dimension collective et transversale de cette opération de soutien.

Au-delà des chiffres, cette mobilisation reflète la volonté d’un pan important de l’opinion publique de faire bloc derrière Farba Ngom, en attendant que la justice fasse toute la lumière sur les faits qui lui sont reprochés. Pour ses partisans, il ne s’agit pas seulement de défendre un homme, mais aussi de dénoncer ce qu’ils considèrent comme une « cabale politique » visant à écarter une figure influente du champ politique national.

Pour l’instant, la balle est dans le camp de la justice. Mais une chose est sûre : le député-maire des Agnam n’est pas seul. Et ses partisans, au Sénégal comme à l’étranger, entendent poursuivre leur combat jusqu’à son rétablissement dans ses droits.

Un an après l’alternance : l’éducation sénégalaise au cœur des préoccupations de la COSYDEP

Le mercredi 2 avril 2025 a marqué le premier anniversaire du nouveau régime politique au Sénégal. À cette occasion, la Coalition des Organisations en Synergie pour la Défense de l’Éducation Publique (COSYDEP) a dressé un bilan du secteur éducatif, soulignant à la fois les avancées notables et les défis persistants.

Parmi les acquis, la COSYDEP salue la hausse significative du taux d’alphabétisation, passé de 42,4 % en 2013 à 62,9 % en 2023. Le taux brut de scolarisation au primaire atteint désormais 81 %, traduisant un effort conséquent en matière d’accès à l’éducation. L’initiative phare du gouvernement, la Nouvelle Initiative pour la Transformation Humaniste de l’Éducation (NITHÉ), a été perçue comme un pas important vers la refondation du système éducatif, en plaçant l’école au cœur du développement économique et social.

Autre signe d’ouverture : la mise en place d’un partenariat structuré entre le ministère de l’Éducation et ses partenaires, dont la COSYDEP. Ce dialogue renouvelé permet une meilleure concertation sur les orientations éducatives. L’approche de la « Société éducative », visant à impliquer familles, collectivités et secteur privé, est également saluée pour son caractère innovant.

Malgré ces avancées, plusieurs faiblesses majeures continuent de freiner l’atteinte d’une éducation inclusive et équitable. La COSYDEP tire la sonnette d’alarme sur les inégalités géographiques : dans les zones rurales, seulement 72,7 % des enfants sont inscrits à l’école primaire, contre des chiffres bien plus élevés en milieu urbain. Le phénomène du décrochage scolaire reste préoccupant, avec 20,9 % des enfants âgés de 6 à 16 ans n’ayant jamais été scolarisés.

Le déficit criant d’enseignants représente également un frein au bon fonctionnement du système. Bien que l’État ait recruté 2 000 nouveaux enseignants via le concours de recrutement des maîtres (CREM), il reste encore 4 527 postes vacants, selon les estimations. La COSYDEP appelle ainsi à une planification plus rigoureuse, avec un objectif ambitieux de 35 000 enseignants à atteindre dans les prochaines années.

La question des infrastructures reste un chantier de taille. Le gouvernement a promis d’éliminer les abris provisoires d’ici 2029, alors que 7 145 structures précaires sont encore en usage. La COSYDEP insiste sur la nécessité de coupler la construction de nouvelles salles de classe avec la réhabilitation des bâtiments existants et une meilleure rationalisation de la carte scolaire.

Enfin, la digitalisation intégrale du système éducatif, bien que annoncée comme une réforme stratégique, tarde à se matérialiser sur le terrain. Pour la COSYDEP, cette lenteur compromet les ambitions de modernisation de l’école sénégalaise à l’ère du numérique.

Au terme de cette première année, le nouveau régime a posé les jalons d’une réforme éducative en profondeur. Cependant, la COSYDEP invite à aller plus loin, en concentrant les efforts sur les zones rurales, la formation professionnelle, l’inclusion sociale et la gestion rigoureuse des ressources humaines et infrastructurelles. L’éducation reste, plus que jamais, un levier essentiel pour bâtir un Sénégal équitable, prospère et résilient.

Les prix du pétrole chutent à leur plus bas niveau depuis 2021, impactés par les tensions commerciales et l’augmentation de l’offre

Les cours du pétrole poursuivent leur chute ce lundi, atteignant des niveaux inédits depuis avril 2021, en pleine pandémie de Covid-19. Cette baisse significative est alimentée par une combinaison de facteurs économiques et géopolitiques, notamment les craintes de ralentissement de la croissance mondiale, les tensions commerciales et l’augmentation de la production pétrolière par l’Opep+.

À 10h35 GMT (12h35 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin s’échangeait à 63,81 dollars, en recul de 2,70 %, après avoir atteint un plancher de 62,51 dollars. Le baril américain de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en mai, chutait quant à lui de 2,84 % à 60,23 dollars, avec un plus bas enregistré à 58,95 dollars.

La principale source d’inquiétude vient de l’intensification des tensions commerciales, notamment suite à l’annonce de nouvelles mesures tarifaires imposées par les États-Unis. Le président Donald Trump a décidé une augmentation des droits de douane, instaurant une taxe plancher supplémentaire de 10 %, avec des surtaxes pouvant atteindre 20 % pour certains partenaires commerciaux, dont l’Union européenne. La Chine, premier importateur mondial de pétrole, est particulièrement ciblée avec un taux cumulé de 34 %, ce qui a provoqué une réponse immédiate de Pékin : des droits de douane équivalents sur les produits américains dès le 10 avril.

Ces échanges commerciaux tendus laissent présager une baisse de la croissance économique mondiale. Selon les analystes de DNB, les secteurs industriels et du commerce, très gourmands en énergie, seront les plus affectés. Cela se traduira par une diminution notable de la demande en carburants industriels tels que le fioul, le gazole et les matières premières pétrochimiques.

Dans un scénario de guerre commerciale, chaque baisse de 0,1 point du PIB mondial pourrait entraîner une réduction équivalente de 0,1 million de barils par jour de la demande mondiale, estiment les experts, citant les projections d’Energy Aspects.

À cela s’ajoute une décision inattendue de l’Opep+ qui, jeudi dernier, a annoncé une augmentation de la production de 411.000 barils par jour à compter de mai 2025. Cette hausse, trois fois supérieure aux 135.000 barils initialement prévus, a surpris les marchés.

L’organisation justifie cette mesure par des perspectives positives de la demande, mais certains analystes y voient plutôt le signe d’un désaccord interne croissant. “Cette décision semble davantage résulter de frustrations au sein du cartel, notamment face à la surproduction persistante du Kazakhstan et de l’Irak”, observe Ole R. Hvalbye, analyste chez SEB.

Entre les incertitudes liées à la croissance mondiale, la guerre commerciale entre grandes puissances et les choix stratégiques de l’Opep+, le marché pétrolier navigue en eaux troubles. Les investisseurs, de plus en plus prudents, pourraient assister à une période prolongée de volatilité, voire de baisse continue des prix du brut dans les mois à venir.

« De la pitié pour le Président du Palais de la République qui avoue son abdication » par Mansour Faye

Incroyable, mais pourtant évident… il est désormais clair que l’homme en qui 54% des électeurs sénégalais ont placé leur confiance ne semble plus exercer de réel pouvoir au-delà des murs de l’intimité du Palais de la République. Le Président du Sénégal semble de plus en plus déconnecté, isolé, et même abasourdi par l’instabilité de sa relation politique avec le mouvement PASTEF et son leader, un homme qu’il considère aujourd’hui comme une sorte de demi-dieu. En fin de compte, il semble avoir ravalé ses fonctions présidentielles à un niveau accessoire, un président qui, par ses propres paroles, avoue sa propre faiblesse.

Il donne l’impression d’être enfermé dans une sorte de résidence surveillée, un président sans réelle autorité ni pouvoir. Mais face à cette situation de crise, il tente de donner une apparence d’optimisme en parlant de la nécessité d’avoir un Premier ministre « super fort », ainsi que des ministres et des directeurs généraux tout aussi puissants. Mais comment peut-il en demander autant quand le Sénégal n’a élu ni Premier ministre, ni ministres, et que la Constitution ne prévoit pas un tel exercice de pouvoir partagé ?

Cet aveu de faiblesse est véritablement pitoyable. Aujourd’hui, la marche du pays semble complètement neutralisée par une force politique qu’il ne contrôle pas. Et à cela s’ajoute un gouvernement qui empiète sur les pouvoirs constitutionnels d’un président dépassé par son rôle, écrasé par un costume présidentiel qui semble trop lourd pour lui.

Le discours prononcé par le président lors de la fête nationale, censée être un moment de célébration de l’unité nationale et de la cohésion sociale, n’a fait qu’enfoncer davantage le président dans son échec. Loin de porter un message de leadership, il a préféré se retirer dans un face-à-face avec la presse qui n’a fait que confirmer la vacuité de son pouvoir. Un échec à effacer de la mémoire collective.

Le spectre de l’ancien président Macky Sall semble hanter cette équipe actuelle, et sa paranoïa collective les amène à accuser le président Sall de tous les maux. À ce niveau de responsabilité, le porte-parole du gouvernement aurait pu s’en charger, comme à son habitude, mais pas le président de la République, dont l’incapacité à prendre les rênes du pays devient de plus en plus flagrante.

Il est donc grand temps de se poser une question cruciale : comment le président actuel peut-il prétendre gouverner un pays lorsqu’il ne fait qu’agir comme un spectateur des événements ? Si le président veut des réponses sur les échecs de son gouvernement, il serait peut-être préférable qu’il examine d’abord ses propres responsabilités. Quant à son appel à la pression populaire sur la justice, il n’y a pas de pire catastrophe pour la démocratie et l’indépendance de la justice.

Face à ce constat, il est légitime de se demander s’il ne serait pas nécessaire d’organiser une élection présidentielle anticipée pour remettre le Sénégal sur les rails de la légitimité. L’organisation des élections présidentielles anticipées, couplées aux élections locales de 2027, pourrait être la solution pour éviter un basculement vers le chaos. Ce mandat accidentel du président actuel devient de plus en plus insoutenable, et sa réduction en urgence pourrait sauver notre pays.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°436 – 07/04/2025

🔴 « IL APPARTIENDRA AUX SÉNÉGALAIS DE METTRE LA PRESSION SUR LA JUSTICE POUR QU’ELLE FASSE SON TRAVAIL », AFFIRME LE CHEF DE L’ÉTAT : UNE MALADRESSE
🔴 RÉFORMES INSTITUTIONNELLES ANNONCÉES PAR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE : L’APR EXIGE UN RÉFÉRENDUM

🔴 NOUVELLES MESURES SUR L’HEURE DE LA FIN DES COMBATS : GROGNE DES ACTEURS DE LA LUTTE
🔴 ZIGUINCHOR / RENFORCEMENT DE CAPACITÉS : La FSF outille les délégués fédéraux et managers

Énergie : Birame Soulèye Diop annonce une baisse spectaculaire du prix de l’électricité à 60 FCFA le KWh

Bonne nouvelle pour les ménages et les entreprises : le coût du kilowattheure (KWh) d’électricité au Sénégal pourrait bientôt être réduit de moitié. Le ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, Birame Soulèye Diop, a annoncé ce dimanche 6 avril 2025 sur Radio Sénégal Internationale (RSI), dans l’émission En Vérité, que le prix du KWh passerait de 117 FCFA à 60 FCFA, une baisse rendue possible par les réformes structurelles en cours dans le secteur énergétique.

Cette réduction historique s’inscrit dans un vaste programme de transformation du secteur énergétique sénégalais. Selon Birame Soulèye Diop, il s’agit de repenser en profondeur la chaîne de valeur de l’électricité, de la production à la distribution, en passant par le transport et la gestion des infrastructures.

« Cette baisse n’est pas le fruit d’un miracle, mais d’une volonté politique claire de mettre fin aux surcoûts, d’éliminer les gaspillages et de rendre l’électricité plus accessible à tous », a-t-il affirmé au micro de RSI.

Le ministre a expliqué que cette réforme vise non seulement à soulager les consommateurs, mais aussi à renforcer la compétitivité du tissu économique sénégalais, en particulier les industries et les PME qui subissent encore un coût de production élevé à cause de la facture énergétique.

En toile de fond, le gouvernement cherche également à renforcer la souveraineté énergétique du pays en misant davantage sur des sources locales et renouvelables.

Cette annonce intervient dans un contexte où la question du pouvoir d’achat est au cœur des préoccupations des Sénégalais. Si la baisse du coût de l’électricité se concrétise, elle marquera une rupture significative avec les décennies passées, où les tarifs n’ont cessé de grimper, souvent sous la pression des subventions, des importations de combustibles, ou encore des déséquilibres financiers de la SENELEC.

Décès de Ndary Touré, vice-président de la CENA : le Sénégal perd un pilier de la démocratie électorale

Le Sénégal est en deuil. Ndary Touré, vice-président de la Commission électorale nationale autonome (CENA), est décédé ce vendredi à Dakar, selon des sources proches de l’institution relayées par l’Agence de Presse Sénégalaise (APS). Son décès marque la perte d’un homme de rigueur et d’engagement, profondément attaché aux principes de transparence et de justice dans le processus électoral.

Les obsèques du magistrat honoraire se sont déroulées ce samedi 5 avril. La levée du corps s’est tenue à 15 heures à la mosquée de Mermoz, avant son inhumation au cimetière de Yoff, en présence de proches, collègues et personnalités du monde judiciaire et politique.

Ndary Touré a occupé plusieurs fonctions clés dans l’appareil judiciaire et électoral du pays. Magistrat à la Cour suprême, puis secrétaire général de la CENA sous la présidence de Doudou Ndir, il avait été maintenu dans l’équipe après la refonte de l’institution par l’ancien président Macky Sall en novembre 2023. Son sérieux et sa connaissance fine des rouages électoraux lui avaient valu d’être reconduit comme vice-président, aux côtés du nouveau président Abdoulaye Sylla.

Le décès de Ndary Touré survient dans un contexte particulièrement sensible pour la CENA, appelée à jouer un rôle central dans la consolidation du processus démocratique post-alternance. Sa disparition prive l’institution d’un cadre expérimenté, respecté et reconnu pour son intégrité.

Au-delà de ses fonctions, Ndary Touré laisse le souvenir d’un homme rigoureux, discret et profondément engagé pour la République. Il avait consacré l’essentiel de sa vie professionnelle à la défense de l’État de droit, et à l’assurance de la crédibilité des scrutins, dans un pays où la question électorale reste un pilier de la stabilité politique.

Ouzbékistan : El Malick Ndiaye représente le Sénégal à la 150e Assemblée de l’Union interparlementaire

Le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, est arrivé ce samedi à Tachkent, capitale de l’Ouzbékistan, pour participer à la 150e Assemblée de l’Union interparlementaire (UIP), qui se tient du 5 au 9 avril 2025. Il est à la tête d’une délégation sénégalaise composée des députés Abdoul Ahad Ndiaye et Ousmane Sonko, ainsi que du Secrétaire général de l’Assemblée nationale et de la Directrice de la coopération internationale.

Quelques heures après son arrivée, El Malick Ndiaye a pris part à la cérémonie d’ouverture officielle de cette grande rencontre parlementaire internationale. Cette édition de l’UIP réunit des représentants de parlements du monde entier autour de thématiques majeures comme la paix, la démocratie, les droits humains et le développement durable.

Par sa présence à Tachkent, le Sénégal réaffirme son engagement en faveur du dialogue interparlementaire et du multilatéralisme. Cette participation marque également la volonté de l’institution parlementaire sénégalaise de s’ouvrir davantage à la coopération internationale et de s’impliquer activement dans les grands débats globaux.

La 150e Assemblée de l’UIP offre aux parlementaires une plateforme pour échanger sur les meilleures pratiques législatives et renforcer la coopération entre les parlements du monde. Pour le Sénégal, il s’agit d’une opportunité de partager son expérience démocratique tout en s’enrichissant des modèles venus d’ailleurs.

Justice : Malgré un cautionnement de 419 milliards FCFA, Tahirou Sarr reste en détention

Malgré un cautionnement record de 419 milliards de francs CFA, Tahirou Sarr, opérateur économique très en vue, ne bénéficiera pas d’une liberté provisoire. C’est la décision surprenante qui ressort d’une ordonnance rendue ce mercredi 2 avril par le doyen des juges financiers.

Selon le journal Libération, qui a révélé l’affaire dans son édition du samedi 5 avril, les proches de l’homme d’affaires croyaient l’affaire réglée. Pour cause : la proposition de caution avait reçu le feu vert du magistrat instructeur, mais aussi celui de l’agent judiciaire de l’État.

En exécution des ordonnances du juge, un terrain de 8000 hectares situé à Mbane avait été immatriculé au nom de l’État, tout comme deux immeubles évalués à 14 milliards FCFA. S’y ajoutent un chèque certifié de 11 milliards, déposé à la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC).

Mais alors que tout semblait en place pour une libération provisoire sous caution, c’est finalement le parquet financier qui a opposé un refus catégorique. Le magistrat instructeur s’est ensuite aligné sur cette position, maintenant Tahirou Sarr derrière les barreaux.

Face à ce retournement de situation, les avocats de l’homme d’affaires comptent saisir la Chambre d’accusation financière. Ils espèrent obtenir la remise en liberté de leur client, en contestant le blocage de la mesure pourtant validée par le juge et l’État.

Cette affaire, à la fois judiciaire et politique, soulève de nombreuses questions sur l’indépendance de la justice financière, la transparence des décisions et les enjeux autour de la détention préventive dans les dossiers économiques sensibles au Sénégal.

Thierno Alassane Sall alerte : « Le Sénégal risque de subir de plein fouet une nouvelle guerre commerciale mondiale »

Alors que les États-Unis multiplient les tensions économiques avec leurs partenaires, Thierno Alassane Sall tire la sonnette d’alarme. Dans un message publié sur sa page Facebook, le député et président de la République des Valeurs met en garde contre les conséquences d’une nouvelle guerre commerciale mondiale, dont les effets pourraient être dramatiques pour des pays comme le Sénégal.

Selon l’ancien ministre, la récente escalade commerciale initiée par Washington – qui n’épargne même pas ses alliés traditionnels – pourrait entraîner une crise économique mondiale. Et dans ce scénario, les pays mal préparés, désorganisés ou sans vision claire, risquent de payer le plus lourd tribut.

« Le monde peut basculer dans une crise dont les premières victimes seront ceux qui ne s’y sont pas préparés », alerte-t-il.

Bien que géographiquement éloigné des grandes zones de conflit économique, le Sénégal n’est pas à l’abri. Pour Thierno Alassane Sall, les répercussions seraient nombreuses et immédiates : ralentissement des échanges, perturbation des chaînes d’approvisionnement, hausse du coût des importations… Et comme souvent, les populations les plus vulnérables seraient les premières touchées.

« Le Sénégal, en apparence éloigné de ce tumulte, risque de subir des contrecoups économiques majeurs. […] Les répercussions sociales toucheront en premier les couches les plus vulnérables. »

Mais au-delà des conséquences économiques, le député pointe un manque de préparation stratégique du pays face aux bouleversements à venir. Selon lui, le Sénégal est « spectateur » dans un monde en pleine reconfiguration géopolitique, sans politique anticipative ou stratégie cohérente.

« Nous restons désorganisés, souvent mal informés, et sans vision cohérente. »

Pour faire face à cette situation, Thierno Alassane Sall appelle le gouvernement à prendre la pleine mesure du contexte mondial. Il plaide pour une stratégie fondée sur l’anticipation géopolitique, la préparation du pays à d’éventuelles crises, et un engagement fort en faveur de la justice sociale.

« Le Sénégal n’est pas hors du monde, et nous ne sommes certainement pas les mieux protégés. Cela doit nous inciter à plus de vigilance, de lucidité et de sérieux. »

Éducation – Le SAEMS alerte : « Les grandes réformes promises n’ont pas encore vu le jour »

Un an après la troisième alternance, le Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire (SAEMS) tire la sonnette d’alarme. Réunis dans le cadre des travaux des commissions administratives nationales, les responsables du syndicat dénoncent le non-respect des engagements pris par l’État, notamment ceux liés aux réformes majeures du secteur éducatif.

Pour El Hadji Malick Youm, secrétaire général du SAEMS, le nouveau régime était attendu sur des chantiers prioritaires comme la refonte des programmes scolaires, l’introduction des langues nationales dans l’enseignement, ou encore la fin des abris provisoires. Pourtant, déplore-t-il, aucune de ces réformes n’a encore été mise en œuvre de manière concrète.

« Il faut tirer un premier bilan lucide : les grandes réformes attendues dans l’éducation n’ont pas encore vu le jour », a-t-il déclaré au micro d’iRadio.

Autre sujet de frustration : le programme de recrutement d’enseignants annoncé par le Premier ministre. Si le syndicat dit avoir « pris acte » des engagements annoncés, il dénonce un manque de clarté et de transparence dans le processus.

« Le recrutement aurait dû être beaucoup plus transparent. Et les quotas auraient dû être relevés pour répondre au déficit criant d’enseignants », martèle le SG du SAEMS.

Ce déficit, selon lui, est l’un des principaux freins à l’amélioration de la qualité de l’éducation dans le pays.

Le SAEMS insiste : l’éducation doit redevenir une priorité nationale. Les enseignants appellent l’État à honorer les accords signés, à faire preuve de volonté politique, et à accorder plus de respect aux acteurs de l’éducation.

« Nous attendons des gestes forts. Ce pays ne pourra pas se relever sans une école de qualité et une politique éducative cohérente », souligne El Hadji Malick Youm.

Ce bilan, dressé un an après l’arrivée au pouvoir de la nouvelle équipe dirigeante, révèle une certaine déception au sein du corps enseignant. Si l’espoir était permis, la réalité semble pour l’instant bien en-deçà des attentes.

JMJ 2025 à Pout Diack – Mgr André Guèye secoue la jeunesse : « N’attendez pas qu’on décide à votre place »

La localité de Pout Diack, dans le département de Thiès, accueille cette année les Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ), un événement spirituel et festif qui rassemble des milliers de jeunes catholiques autour de la foi, du service et de la responsabilité. À cette occasion, Mgr André Guèye, évêque du diocèse de Thiès, a livré un message fort et sans langue de bois, appelant les jeunes à se réveiller et à prendre leur destin en main.

Au cours de la messe solennelle, l’évêque n’a pas caché sa préoccupation face à l’inaction d’une partie de la jeunesse. « Il y a des jeunes qui sont complètement amortis, immobiles, amorphes, inactifs, sans aucune initiative, attendant tout des parents ou des adultes », a-t-il lancé devant une foule attentive. Une critique lucide, mais surtout un appel à sortir de l’immobilisme et de la dépendance.

Mgr Guèye a rappelé que la jeunesse ne se mesure pas uniquement à l’âge, mais à la manière de penser et d’agir. « La jeunesse, c’est un état d’esprit, une mentalité, une qualité d’être », a-t-il insisté, en s’appuyant sur le thème des JMJ de Saint-Louis en janvier 2024 : « Ceux qui espèrent dans le Seigneur marchent sans se fatiguer ».

Pour lui, un jeune digne de ce nom doit être dynamique, généreux et ingénieux. « Il faut prendre des initiatives. N’attendez pas qu’on décide à votre place », a martelé le prélat. Un message à la fois spirituel et civique, qui invite les jeunes à devenir des acteurs engagés dans leurs communautés et dans la société.

Le thème retenu cette année à Pout Diack, « Vous aussi, vous rendrez témoignage, parce que vous êtes avec moi », pousse justement les jeunes à vivre leur foi dans l’action et le témoignage. Un thème en phase avec l’appel de Mgr Guèye à sortir de la passivité pour devenir des témoins vivants de l’Évangile et des citoyens responsables.

Et l’évêque de conclure avec une note d’encouragement : « Il y a aussi beaucoup d’adultes qui, dans leur manière de vivre, se reconnaissent encore jeunes. Je les félicite… »

Rebaptisation des édifices publics : La Coalition DJONE invite l’État à honorer Mahammed Boun Abdallah Dionne

Un an après le rappel à Dieu de Mahammed Boun Abdallah Dionne, la Coalition DJONE (Démocrates Justes et Ouverts pour une Nation de l’Éthique) s’incline solennellement devant sa mémoire. « Nous prions pour le repos éternel de son âme », ont déclaré les membres de cette coalition.

En hommage aux services rendus à la nation par l’ancien Premier ministre, la Coalition DJONE recommande vivement au gouvernement de s’approprier sa pensée visionnaire, “pour un Sénégal réconcilié, juste et prospère”. À cet effet, ces « héritiers » de Mahammed Boun Abdallah Dionne demandent à l’État de lui rendre hommage en rebaptisant certaines rues et édifices publics, en reconnaissance de sa contribution à l’essor du pays à tous les niveaux.

Lors d’un point de presse tenu ce samedi 5 avril, Mouhamadou Moustapha Diagne et ses camarades se sont également exprimés sur la situation actuelle du Sénégal, qui, selon eux, suscite de vives préoccupations.

La Coalition DJONE a lancé un appel solennel au gouvernement, l’invitant à revenir sur la loi portant interprétation de la loi d’amnistie. « Nous exigeons l’abrogation totale de cette loi dangereuse qui menace la sécurité publique, la cohésion nationale et la stabilité du Sénégal. Il n’est pas dans les prérogatives de ce régime de désigner arbitrairement des victimes et des coupables », a déclaré le coordonnateur national.

Il a également dénoncé les licenciements abusifs, souvent motivés par des raisons jugées douteuses. « Nous demandons au gouvernement de mettre fin à cette pratique néfaste pour le bien-être des citoyens. »

Par ailleurs, la Coalition DJONE exige la fin de la stigmatisation de l’opposition et des atteintes à la liberté de la presse. « Nous réclamons l’arrêt des pressions fiscales sur les entreprises, afin de préserver la compétitivité et l’indépendance de notre tissu économique. »

Concernant les libertés individuelles, la coalition appelle l’État à collaborer étroitement avec la justice pour garantir les droits fondamentaux des citoyens. « Le gouvernement doit cesser de s’opposer aux libertés provisoires accordées, accepter le cautionnement et mettre fin aux détentions préventives arbitraires, notamment dans les affaires impliquant des opposants tels que Lat Diop et Farba Ngom, ainsi que des hommes d’affaires comme Samuel Sarr, Khadim Ba et Tahirou Sarr », a précisé M. Diagne.

Il a également plaidé pour le rétablissement immédiat du programme des bourses familiales, qu’il juge essentiel pour des milliers de ménages sénégalais.

Enfin, s’agissant du rapport de la Cour des Comptes et des débats sur la dette publique, la Coalition DJONE s’est insurgée contre une communication gouvernementale jugée contre-productive. « Nous demandons au gouvernement de revoir sa communication afin de ne pas nuire à l’économie nationale et à la diplomatie du pays. Il est urgent d’éviter toute action qui pourrait ralentir ou bloquer l’élan économique que le Sénégal a connu par le passé. »

La Coalition DJONE a conclu en réaffirmant son ancrage dans le FDR et a appelé l’ensemble de l’opposition à l’unité, pour une lutte commune visant à préserver les acquis démocratiques du pays. « Pour un avenir où la justice et la prospérité priment », ont-ils martelé.

Aly Saleh

« Premier ministre super fort » : Thierno Bocoum tacle Diomaye Faye sur sa vision du pouvoir

Dans une sortie au vitriol, Thierno Bocoum, ancien député et leader du mouvement AGIR, n’a pas mâché ses mots à l’endroit du Président Bassirou Diomaye Faye, qu’il accuse de vouloir fuir ses responsabilités à travers une stratégie de délégation excessive du pouvoir.

Dans une analyse critique de la récente interview du chef de l’État, Bocoum alerte sur les dérives possibles d’un exécutif à deux têtes, pointant un risque de bicéphalisme nuisible à la stabilité du pays.

Pour Bocoum, Diomaye Faye donne l’image d’un président « soigné et poli » mais qui semble plus préoccupé par la gestion prudente de son image que par l’exercice réel du pouvoir. « Il aspire à partager le pouvoir, mais jamais le palais », tacle-t-il, décrivant un président qui préférerait se protéger derrière des institutions plutôt que d’assumer la charge pleine de son mandat.

Au cœur de cette critique : l’idée d’un Premier ministre doté de plus de pouvoirs, régulièrement défendue par Diomaye Faye. Mais pour Bocoum, cette ambition est totalement déconnectée des préoccupations des Sénégalais, qui attendent plutôt des solutions concrètes aux problèmes du quotidien.

« Ce n’est pas un super-Premier ministre qui va régler la vie chère ou les coupures d’eau », laisse-t-il entendre, accusant le président de vouloir se délester de ses responsabilités tout en conservant ses privilèges.

L’ancien parlementaire rappelle que l’actuelle Constitution offre déjà les leviers nécessaires au président pour déléguer certaines de ses prérogatives, notamment via l’article 50. « La balle est dans son camp », insiste-t-il, soulignant qu’un changement de régime politique ne s’impose pas pour renforcer le rôle du Premier ministre.

Thierno Bocoum va plus loin en avertissant que trop de délégation de pouvoir pourrait engendrer un flou institutionnel dangereux : « donner au Premier ministre les pleins pouvoirs reviendrait à créer un régime parlementaire déguisé, ce que le peuple n’a jamais validé dans les urnes ».

Il redoute notamment une dualité de pouvoir, source potentielle de crises et de conflits d’autorité au sommet de l’État.

En conclusion, Thierno Bocoum invite le président Diomaye Faye à assumer pleinement ses fonctions. S’il reconnaît l’humilité spirituelle du président qui dit avoir été élu « par la grâce de Dieu », il lui rappelle que le Sénégal ne peut pas se permettre un fauteuil présidentiel à deux.

« Le peuple vous a élu pour gouverner, pas pour partager le pouvoir dans une formule hybride floue », résume-t-il, dans un appel à la clarté, à la cohérence et à l’autorité républicaine.

Rufisque : un présumé voleur ligoté et lynché à mort à Darou Rahmane

Une scène d’une rare violence s’est déroulée ce samedi 5 avril 2025 au quartier Darou Rahmane, à Rufisque. Un homme, soupçonné de vol, a été ligoté entre deux poteaux électriques par des jeunes du quartier, avant d’être lynché à mort dans ce qui ressemble à une justice populaire.

Selon les premiers témoignages recueillis sur place, l’homme aurait été pris en flagrant délit de tentative de vol dans une maison du quartier. Alertés, des jeunes l’auraient poursuivi, rattrapé, puis attaché entre deux poteaux avant de le rouer de coups. La scène a duré de longues minutes, sous les yeux de passants parfois impuissants, parfois complices, certains filmant même l’agression avec leurs téléphones.

À l’arrivée des secours, il était trop tard. La victime, grièvement blessée, a succombé sur place. Son identité reste inconnue, selon les premiers éléments de l’enquête ouverte par la police centrale de Rufisque, qui a rapidement sécurisé les lieux.

Un procès-verbal a été ouvert et des auditions ont débuté ce dimanche matin. Les enquêteurs cherchent à identifier non seulement la victime, mais aussi les auteurs de ce lynchage, désormais recherchés pour homicide.

Cet acte rappelle une fois de plus les dérives de la justice populaire, qui semble gagner du terrain face à la défiance de certains citoyens envers les forces de l’ordre ou le système judiciaire. Mais pour de nombreux juristes, nul n’a le droit de se substituer à la justice, quelles que soient les circonstances.

An 1 de la disparition d’Abdallah Dionne : sa coalition dénonce la loi d’amnistie et les licenciements abusifs

Ce 5 avril 2025 marque le premier anniversaire de la disparition de Mahammed Boun Abdallah Dionne, ancien Premier ministre et figure marquante de la vie politique sénégalaise. Pour rendre hommage à leur défunt leader, les membres de la Coalition Dionne 2024, désormais renommée Coalition D.J.O.N.E (Démocrates Justes et Ouverts pour une Nation de l’Éthique), ont tenu une conférence de presse ce samedi à Dakar, sous la direction de leur coordonnateur national Mouhamadou Moustapha Diagne.

Au-delà du souvenir et du recueillement, cette journée a surtout été l’occasion pour la coalition de dresser un constat alarmant de la situation nationale. Dans sa déclaration liminaire, Moustapha Diagne a exprimé la profonde préoccupation de la coalition face à la tournure politique, sociale et économique prise par le pays depuis quelques mois.

« Nous lançons un appel solennel au pouvoir en place pour revenir sur la loi portant interprétation de la loi d’amnistie. Nous exigeons son abrogation totale. C’est une loi dangereuse, qui menace la sécurité publique, la cohésion nationale et la stabilité du Sénégal », a-t-il martelé. Pour lui, il n’appartient pas à l’exécutif de désigner arbitrairement victimes et coupables : « Laissons la justice faire son travail. »

Autre sujet de préoccupation soulevé par la coalition : les licenciements abusifs qui se multiplient dans plusieurs secteurs. « On nous parle déjà de 3 000 licenciés. Cette pratique, souvent justifiée par des motifs douteux, est inacceptable. Le gouvernement doit y mettre un terme », a exigé M. Diagne.

La Coalition D.J.O.N.E. a aussi dénoncé une stigmatisation grandissante de l’opposition, des atteintes à la liberté de la presse et des pressions fiscales sur les entreprises, qu’elle juge néfastes à la compétitivité et à l’indépendance économique du pays.

Sur le plan judiciaire, la coalition appelle à une collaboration sincère entre le pouvoir et la justice, particulièrement concernant les procédures de liberté provisoire. « Le gouvernement doit accepter les cautionnements, cesser de s’opposer aux libertés provisoires et mettre un terme aux détentions préventives arbitraires, notamment dans les dossiers d’opposants comme Lat Diop, Farba Ngom, ou encore les hommes d’affaires Khadim Ba et Samuel Sarr », a plaidé le coordonnateur.

Enfin, la Coalition D.J.O.N.E. a appelé à l’unité des forces d’opposition face à ce qu’elle qualifie de dérives du régime en place. Elle souhaite également encadrer la nouvelle génération de leaders politiques pour mieux préparer l’avenir et offrir une véritable alternative au pouvoir actuel.

Moustapha Cissé élu nouveau secrétaire général du SYNPICS

Le Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (SYNPICS) a un nouveau leader. À l’issue de son 11e congrès ordinaire tenu ce samedi 5 avril 2025 à la Maison de la presse Babacar-Touré, à Dakar, Moustapha Cissé, représentant de la section de la RTS, a été élu secrétaire général national du syndicat pour un mandat de cinq ans.

Deux candidats étaient en lice pour succéder à Ahmadou Bamba Kassé, qui dirigeait le syndicat depuis 2019 : Moustapha Cissé et Ndiol Maka Seck, de la section du journal Le Soleil. Le vote, organisé à bulletin secret, s’est soldé par la victoire de Cissé, qui a obtenu 28 voix contre 19 pour son concurrent, sur un total de 47 votants.

Cette élection marque un tournant important pour le SYNPICS, dans un contexte où les enjeux liés à la liberté de la presse, aux conditions de travail des journalistes, à la précarité dans les rédactions et à la digitalisation du secteur médiatique sont plus que jamais d’actualité.

Le nouveau secrétaire général a désormais la lourde responsabilité de porter les revendications des professionnels des médias, de consolider les acquis syndicaux, et de redonner un nouvel élan à l’action du SYNPICS. Il devra également s’atteler à renforcer la cohésion interne du syndicat, tout en élargissant les bases de la solidarité entre les différentes corporations du secteur.

Le congrès a aussi été l’occasion de saluer le bilan d’Ahmadou Bamba Kassé, qui a dirigé le SYNPICS durant six années marquées par de nombreux combats syndicaux et par son implication dans les débats nationaux sur la liberté d’expression et la régulation des médias.

Avec Moustapha Cissé, le SYNPICS ouvre une nouvelle page de son histoire, dans l’espoir de répondre efficacement aux défis actuels et futurs du journalisme sénégalais.

Loi d’amnistie ou loi interprétative, réduction des comptes, bilan de Diomaye-Sonko : l’honorable Maimouna Baldé dit niet, dénonce et vilipende le nouveau régime

Lors d’une interview, l’honorable Maimouna Baldé n’a pas mâché ses mots pour critiquer le nouveau régime sur plusieurs fronts. Concernant la loi d’amnistie, elle a dénoncé ce qu’elle considère comme une tentative de manipulation législative visant à protéger certains acteurs politiques des conséquences de leurs actes. Elle a appelé à un débat transparent et inclusif, afin que cette loi respecte les principes de justice et d’équité.

S’agissant du bilan de la première année de Bassirou Diomaye Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko, Mme Baldé a souligné un manque de résultats concrets, notamment en matière de création d’emplois et de réduction des inégalités. Selon elle, les réformes annoncées manquent de clarté et de vision stratégique, ce qui alimente les frustrations au sein de la population.

Sur la question de la réduction des comptes, elle a critiqué la gestion économique actuelle, affirmant que les mesures prises pour assainir les finances publiques sont à la fois insuffisantes et parfois punitives. Elle a également mis en garde contre les risques de polarisation politique et sociale induits par ces décisions.

Militante de la première heure de l’Alliance pour la République (APR), Mme Baldé a vivement critiqué le bilan du premier anniversaire du régime Diomaye-Sonko, estimant qu’aucune réalisation significative n’a été concrétisée et qu’aucun emploi n’a été créé. Elle a pointé du doigt les attentes non satisfaites de nombreux Sénégalais, en particulier dans les domaines de l’emploi et de la lutte contre la corruption, dénonçant une instrumentalisation politique de certaines décisions, notamment la loi d’amnistie.

Mme Baldé a exprimé des inquiétudes sur la gestion économique et budgétaire du pays, affirmant que les actions du nouveau régime pourraient nuire à la réputation du Sénégal et compromettre sa capacité à mobiliser des financements internationaux. Ces critiques s’inscrivent dans un contexte de tensions politiques croissantes, alors que l’APR tente de défendre son propre bilan tout en mettant en lumière les limites du gouvernement en place.

Elle a également rappelé que sous la présidence de Macky Sall, le Sénégal a connu une forte croissance, une politique d’inclusion sociale et une équité territoriale concrétisées à travers des initiatives comme le Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC), les bourses de sécurité familiale, la couverture maladie universelle et les politiques pour l’emploi des jeunes. À ses yeux, Macky Sall a incarné un homme d’État soucieux du climat social du pays.

Si Mme Baldé se dit favorable à une politique de reddition des comptes, elle exprime néanmoins son indignation face à l’emprisonnement de plusieurs figures de l’ancien régime. Elle considère ces arrestations comme une tentative de marginaliser l’opposition et de consolider le pouvoir du gouvernement actuel. À ses yeux, ces mesures sont davantage motivées par des intérêts politiques que par une réelle quête de justice.

Elle accuse particulièrement le Premier ministre Ousmane Sonko d’utiliser les institutions judiciaires à des fins de vengeance politique, appelant à garantir un système judiciaire impartial, respectueux des droits fondamentaux.

S’agissant de la loi d’amnistie, Mme Baldé a rappelé que l’initiative du président Macky Sall visait à favoriser l’unité nationale et la stabilité politique à l’approche de l’élection présidentielle. Cette loi couvrait des faits de violence et des actes à motivation politique commis entre le 1er février 2021 et le 25 février 2024, aussi bien sur le territoire national qu’à l’étranger. Elle avait pour objectif de pacifier l’espace politique et de permettre une élection présidentielle inclusive.

Selon Mme Baldé, cette loi a joué un rôle important dans le renforcement de la cohésion nationale et a démontré la capacité du peuple sénégalais à se rassembler autour du compromis. Mais un an après, elle déplore que cette même loi soit instrumentalisée par le régime actuel pour masquer ses échecs.

Elle critique vivement le revirement du Pastef, qui, après avoir promis l’abrogation de la loi d’amnistie en cas de majorité parlementaire, a plutôt déposé une proposition de loi interprétative. Elle juge cette démarche anticonstitutionnelle et estime qu’elle poursuit deux objectifs : protéger les membres du Pastef impliqués dans des actes violents entre 2021 et 2023, et incriminer les Forces de défense et de sécurité (FDS) pour leur rôle dans la gestion des manifestations et la prévention d’une insurrection.

Mme Baldé qualifie cette initiative de “scélérate” et de “cynique”, accusant le Pastef et en particulier Ousmane Sonko de chercher à se venger d’un projet insurrectionnel avorté. Elle avertit que l’adoption d’une telle loi pourrait avoir des conséquences dramatiques sur les policiers, gendarmes et militaires, qui ont toujours servi la République avec loyauté depuis l’indépendance. Elle redoute que ces derniers soient injustement poursuivis dans un cadre politique biaisé visant à ternir leur image.

Pour finir, l’honorable Maimouna Baldé, aujourd’hui membre du Front Démocratique Républicain (FDR), a exprimé ses vives préoccupations concernant le projet de loi interprétative prévu pour le 2 avril. Elle a affirmé que cette loi menace les fondements de la justice et de l’équité, en instaurant une lecture biaisée des textes existants. Elle appelle à une mobilisation pacifique pour sensibiliser l’opinion publique sur les dangers de cette loi et encourager un débat ouvert et transparent à l’Assemblée nationale.

4 Avril : Badara Gadiaga salue la prestance de l’armée et appelle à plus de respect envers les forces de défense et de sécurité

À l’occasion du 65e anniversaire de l’indépendance du Sénégal, célébré le 4 avril dernier, le chroniqueur Badara Gadiaga a tenu à saluer la prestance, la discipline et la grandeur des forces de défense et de sécurité sénégalaises, mises en lumière lors du traditionnel défilé militaire.

Dans une déclaration empreinte de solennité, Gadiaga a souligné la fierté exprimée par le président Bassirou Diomaye Faye, autrefois critique de ce qu’il qualifiait de « militarisation excessive » sous le régime précédent. « Aujourd’hui, le président Diomaye connaît l’importance de la militarisation matérielle. Et que celle-ci n’était pas pour Macky Sall, mais pour la nation sénégalaise », a-t-il affirmé. Selon lui, ce changement de posture montre à quel point les réalités du pouvoir diffèrent des discours d’opposition.

Le chroniqueur a également tenu à souligner que les soldats sénégalais ne sont l’apanage d’aucun parti politique. « Ces soldats ne sont pas des soldats de l’Apr, ni du Pastef, ni du Pds. Ce sont des vaillants guerriers qui défendent les couleurs de notre nation », a-t-il martelé, tout en dénonçant les accusations selon lesquelles les défilés militaires serviraient à intimider le peuple. « C’est une preuve suffisante que le défilé n’a jamais été organisé pour faire peur, contrairement à ce que disait jadis le PM Ousmane Sonko », a-t-il soutenu.

Badara Gadiaga a appelé à un plus grand respect des forces de défense et de sécurité, insistant sur leur rôle fondamental dans la stabilité du pays. Il a notamment rendu hommage à des figures emblématiques comme le général Moussa Fall et le général Kandé, saluant leur engagement et leur loyauté.

« Avec tout ce qui s’est passé dans ce pays, la police et la gendarmerie ont su maintenir l’ordre, pendant que les militaires sont restés dans les casernes. Nous devons respect et considération à la grande muette », a-t-il insisté.

En conclusion, Gadiaga s’est réjoui du sentiment de fierté partagé par les Sénégalais à l’égard de leur armée. « On a tout dit sur nos forces de défense et de sécurité, mais sans elles, l’ordre et la discipline auraient été relégués au second plan », a-t-il conclu, soulignant l’importance d’une armée forte, respectée et bien équipée pour garantir la souveraineté et la stabilité du Sénégal.

Badara Gadiaga : “Un Président intérimaire, je ne le sens pas”

Dans une intervention récente sur l’émission Jakkarlo de la TFM, Badara Gadiaga, chroniqueur politique, a exprimé de vives critiques à l’égard de l’actuel président du Sénégal, le qualifiant d’“intérimaire” et déplorant un manque d’autorité et de décisions fermes dans la gestion du pays. Pour lui, l’actuel dirigeant n’exerce pas la plénitude de ses fonctions et laisse place à des doutes quant à sa capacité à mener le pays de manière claire et déterminée.

Badara Gadiaga ne cache pas sa déception envers la manière dont le président actuel gère ses fonctions. “Quand un Président choisit d’être un intérimaire, j’y peux rien”, a-t-il lancé, soulignant que l’actuel chef de l’État ne semble pas exercer un leadership plein et entier. Selon lui, certains présidents ont choisi d’assumer pleinement leur rôle, tandis que d’autres, comme celui-ci, se contentent d’une posture de transition. Gadiaga estime qu’un véritable président doit être capable de prendre des décisions avec autorité, sans se laisser influencer par les incertitudes.

L’analyste politique a également mis en lumière les tensions internes au sein du gouvernement, notamment les critiques publiques des Directeurs généraux envers certains décrets présidentiels. “Quand un Président signe des décrets qui sont publiquement critiqués par des Directeurs généraux, je n’ai pas l’autorité d’un Président”, a-t-il indiqué, pointant ce signe de faiblesse comme un facteur nuisant à l’efficacité de l’État. Il a également évoqué des décisions telles que la nomination de Samba Ndiaye, un poste pour lequel la prise de fonction est encore en attente, comme un exemple supplémentaire du manque de gestion claire.

Au-delà des critiques, Badara Gadiaga a clairement exprimé son souhait de voir émerger un véritable chef d’État, capable d’agir avec force et clarté. “Je réclame mon Président, parce que je ne le sens pas”, a-t-il martelé, soulignant que le président actuel ne répond pas aux attentes de leadership fortes et affirmées qu’il juge nécessaires. Pour Gadiaga, un président doit non seulement être chef des forces armées, mais aussi nommer sans ambiguïté les responsables civils et militaires, et exercer une autorité incontestée.

En somme, les propos de Badara Gadiaga témoignent d’un mécontentement profond envers un leadership qu’il juge trop timide et indéfini. Pour lui, un président ne doit pas seulement occuper une fonction, mais l’exercer pleinement avec la vision et l’autorité requises pour guider un pays vers la stabilité et la prospérité. Gadiaga semble réclamer un changement de direction, appelant à un président plus fort, plus clair dans ses décisions et capable de remplir son rôle avec toute la gravité et la détermination qu’il mérite.

Bassirou Diomaye Faye pour un exécutif équilibré : vers un Premier ministre aux pouvoirs renforcés

En pleine refondation de la gouvernance sénégalaise, le président Bassirou Diomaye Faye a tracé une ligne claire : celle d’un exécutif plus équilibré, en rupture avec l’hyperprésidentialisme qui a marqué l’histoire politique du pays. Dans une prise de parole marquante, le chef de l’État a affirmé sa volonté de renforcer les prérogatives du Premier ministre, un choix assumé qui s’inscrit dans une vision réfléchie du pouvoir.

« Je veux un Premier ministre super fort, n’en déplaise à ses détracteurs », a-t-il déclaré sans détour, affirmant son soutien à son chef du gouvernement, Ousmane Sonko. Mais loin de se limiter à un lien personnel ou à un calcul partisan, cette orientation découle, selon lui, d’une conviction ancienne et profonde. « Ma position ne découle pas uniquement du profil de mon mentor politique Ousmane Sonko, mais d’une conviction forgée bien avant mon accession au pouvoir », a-t-il précisé.

Cette volonté de redistribution du pouvoir s’ancre dans une lecture critique de la gouvernance passée. Diomaye Faye estime que la concentration des responsabilités entre les mains du président a nui à l’efficacité de l’État. « Je ne suis pas dans une logique d’accaparement. Je ne suis pas, et je ne veux pas être, ce genre de président », a-t-il martelé. En optant pour un Premier ministre doté de réels leviers d’action, le président cherche à promouvoir une gouvernance collégiale et déconcentrée.

« Je ne veux pas que tout me soit systématiquement remonté. Un Premier ministre fort m’épaulera efficacement dans l’action publique », a-t-il ajouté, insistant sur l’importance de la complémentarité dans l’exercice du pouvoir exécutif.

Toutefois, cette démarche ne s’inscrit pas dans une volonté de rupture institutionnelle brutale. Bassirou Diomaye Faye se veut respectueux du cadre républicain existant, tout en plaidant pour son évolution. « Je milite pour une répartition plus équilibrée des pouvoirs », a-t-il déclaré, faisant référence aux Assises nationales, qu’il considère comme une « boussole » pour guider sa gouvernance.

Avec cette position claire, le président Faye amorce un tournant significatif dans l’histoire politique du Sénégal. En donnant plus de poids au chef du gouvernement, il ouvre la voie à un fonctionnement plus démocratique et plus efficace de l’exécutif, répondant ainsi aux aspirations de nombreux citoyens en quête d’un État plus proche, plus réactif et mieux partagé.

Diomaye Faye : “Chaque Sénégalais doit être une sentinelle de la bonne gouvernance”

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a réaffirmé son engagement en faveur de la transparence et de la lutte contre la corruption, lors d’un face-à-face avec la presse nationale. Dans un ton à la fois ferme et rassembleur, il a appelé les citoyens à s’impliquer activement dans la préservation des deniers publics.

« Il faut que les Sénégalais sachent que l’argent du contribuable appartient à tout le monde et que chacun doit être une sentinelle de la bonne gouvernance, tandis que l’État assure la sécurité de tous », a déclaré le chef de l’État. Une manière pour lui de souligner que la gestion des ressources publiques n’est pas l’affaire exclusive des autorités, mais une responsabilité partagée avec les citoyens.

Conscient du fléau que représente la corruption pour le développement économique et social, Diomaye Faye a insisté sur la nécessité d’un combat collectif contre ce mal. « La corruption doit être combattue par tous, car aucun pays ne peut se développer avec une corruption endémique, comme celle qui sévit au Sénégal », a-t-il martelé, dénonçant sans détour les dérives du passé.

Dans cette dynamique, le président a annoncé une mesure forte et symbolique : désormais, les rapports de l’OFNAC (Office national de lutte contre la fraude et la corruption), de la Cour des comptes et des autres corps de contrôle seront rendus publics. Une décision saluée par les acteurs de la société civile, qui y voient un pas important vers une meilleure transparence de l’action publique.

« Nous nous remettons à Dieu, mais nous avons aussi nos corps de contrôle qui effectuent un excellent travail », a-t-il ajouté, en réaffirmant sa confiance dans les institutions chargées de veiller à la régularité de la gestion publique.

Ce virage vers plus de transparence et de redevabilité s’inscrit dans la vision d’une gouvernance sobre et vertueuse, chère au tandem Diomaye Faye – Ousmane Sonko. Un message fort envoyé à l’administration, aux élus, mais aussi à la population, invitée à jouer pleinement son rôle de vigie démocratique.

Mahammad Boun Abdallah Dionne ou la fierté d’être sénégalais (Par Alioune Badara NIANG)

Aujourd’hui Samedi 5 Avril 2025, un an jour pour jour après la mort de l’ancien Premier Ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne, nous nous souvenons avec beaucoup d’affection d’un homme qui s’est beaucoup battu pour le développement économique, les infrastructures et la bonne gouvernance du Sénégal. C’est dans cette logique de bonne gestion des affaires de la cité, qu’il faut placer sa détermination patriotique, durant son parcours vertigineux, des hautes sphères de l’administration à la primature, pour que la parole et la pratique politique se régénèrent et se reconnectent avec celles des citoyens. De même que son ambition panafricaniste, à travers son excellent ouvrage dans lequel il met en exergue la métaphore « du lion, du papillon et de l’abeille », de repenser avec optimisme l’identité africaine à rebours de l’impérialisme occidental.
La célébration du 1er anniversaire de son décès, est l’occasion, pour nous, d’exprimer notre profonde solitude, mais aussi de rendre hommage à l’infatigable serviteur d’Etat qu’il était Egalement de ses vertus simples mais vraies, héritées de son terroir natal de Gossas, lesquelles ont fait qu’il a toujours fait preuve au niveau de toutes les hautes fonctions qu’il a occupées, d’un grand sens de l’État, de convictions au service de la patrie qui lui sont chevillées au corps, et d’une passion profonde pour le Sénégal.
Mahammad Boun Abdallah Dionne, cet infatigable premier ministre
En matière de politique économique, industrielle et en ce qui concerne l’aménagement du territoire, nous avons tout à apprendre de Dionne. A preuve, son magistère à la station très exposée de Premier ministre regorge d’innovations et de projets visionnaires avec comme puce le Plan Sénégal Emergent (PSE). Plus concrètement, dans cette séquence, jamais dans l’économie, plutôt solaire et toujours dans l’action, notamment en se coltinant de durs combats les uns après les autres, parfois les uns avec les autres, il a su adopter des règles d’organisation, d’efficacité et d’efficience, qui sont devenues des marqueurs de l’action gouvernementale. Des programmes inédits en matière d’équité sociale et territoriale, sont devenus des fiertés sénégalaises : PUDC, PUMA, PROMOVILLES, BOURSES DE SECURITE FAMILIALE, PRACAS…De même que des infrastructures de transport en plein essor dans les pays développés : Train Express Régional (TER). Bus Rapid Transit (BRT), etc. Toutes ces avancées qui se sont enfilées comme des perles, ont fini d’éclairer d’une lumière exquise la face du Sénégal. Mahammad Boun Abdallah Dionne les a pilotées sans jamais s’inscrire dans la conflictualité, mais dans le dialogue, l’écoute et la concertation.
En effet, dans la tourmente sociale, il a su trouver, par l’écoute des autres, toujours les solutions pour apaiser le Sénégal. C’est pour cela, qu’il savait écouter (en stéréo et non en mono), entendre, et, surtout, il ne s’éloignait jamais de la vérité des autres. Sa vérité se forgeait par l’écoute de celle des autres. Cette attitude exquise car pleine d’humilité et d’humanité doit inspirer les générations actuelles et futures.
Sans faire le panégyrique de Mahammad Boun Abdallah Dionne, se référer à lui, c’est évoquer cinq longues années d’un chef de gouvernement qui a privilégié la discrétion et surtout les solutions concrètes plutôt que les coups de com. Se référer à lui (bis), c’est se rappeler qu’au fond, la seule mission de la politique, aujourd’hui encore, est de construire un présent et un avenir profitables au Sénégal et aux sénégalais.
In finé, toute sa vie, Mahammad Boun Abdallah Dionne a fait don de soi pour un Sénégal en marche résolue vers le progrès et la prospérité, dans la paix et la stabilité. C’est en cela qu’il était l’incarnation de ce qui devrait guider toute réflexion et toute action politique. En lui rendant hommage aujourd’hui, nous honorons la mémoire d’un homme d’État d’une grande humanité en même temps que nous vénérons une certaine idée du Sénégal. Nous sommes fiers d’être sénégalais à l’image de cet homme pudique, cultivé et discret. Notre gratitude pour une vie de devoir et de dévouement ne fait que continuer de grandir.

badouniangjunior@gmail.com

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°435 – 05 ET 06/04/2025

🔴 65e ANNIVERSAIRE DE L’INDÉPENDANCE DU SÉNÉGAL : LA FIN D’UN CYCLE !
🔴 FINANCEMENT DE PLUS DE 16 MILLIARDS F CFA DE LA PHASE II PROVALE-CV2 PAR LE FONDS OPEP : UN NOUVEL ÉLAN POUR L’AGRICULTURE

🔴 LUTTE / VICTOIRE DE LAC DE GUIERS 2 SUR ADA FASS : LA SAGESSE SURCLASSE LA JEUNESSE
🔴 CAN U17 : LA TUNISIE RÉSISTE FACE AU SÉNÉGAL

Autonomie industrielle des armées : le Sénégal investit 35 milliards dans une usine de véhicules militaires à Mbacké

À l’occasion de la fête de l’indépendance, le président Bassirou Diomaye Faye a annoncé un projet phare pour renforcer l’autonomie de l’armée sénégalaise : la construction d’une usine d’assemblage de véhicules militaires à Mbacké. Ce projet de 35 milliards FCFA marque un tournant dans la stratégie nationale de souveraineté technologique.

Dans son adresse à la Nation du 3 avril 2025, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a mis en lumière une initiative d’envergure : la création d’une usine d’assemblage de véhicules militaires tactiques à Mbacké, dans la région de Diourbel, pour un montant de 35 milliards de FCFA.

Ce projet s’inscrit dans le cadre de la nouvelle doctrine de souveraineté technologique et industrielle adoptée par le gouvernement. Il reflète l’ambition du Sénégal de se libérer progressivement de la dépendance aux importations militaires, tout en valorisant les compétences et ressources locales.

L’usine, portée par l’entreprise Industrie Sénégal de Véhicules Militaires (ISEVEM), a pour vocation de produire jusqu’à 1 000 véhicules par an destinés aux Forces de défense et de sécurité. L’infrastructure permettra non seulement d’améliorer l’équipement des forces armées, mais aussi de stimuler l’économie locale à travers la création d’emplois directs et indirects dans la région de Diourbel.

« Cette modernisation est essentielle à la souveraineté et à la sécurité collective de notre pays », a déclaré le chef de l’État dans son discours.

Le 7 novembre 2024, un protocole d’accord a été signé entre l’État du Sénégal et la société ISEVEM. La cérémonie de signature, tenue à Dakar, a réuni le ministre des Forces armées, le général Birame Diop, et le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop, témoignant de l’engagement de plusieurs ministères dans ce projet stratégique.

Ce partenariat public-privé constitue une première étape vers l’industrialisation de l’armement made in Sénégal, et s’inscrit dans une vision panafricaine de coopération technologique et industrielle.

En complément à ce projet, le président Diomaye Faye a également annoncé la création d’un Prix de l’Innovation technologique et industrielle à vocation militaire. Ce prix vise à encourager les talents sénégalais dans la conception de solutions innovantes pour les forces armées, en valorisant la recherche et le génie national.

65e anniversaire de l’indépendance : Diomaye Faye appelle à une coopération régionale renforcée

À l’occasion de la célébration du 65e anniversaire de l’indépendance du Sénégal, ce vendredi 4 avril 2025, le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a lancé un appel solennel à un renforcement de la coopération régionale. Devant ses homologues de la sous-région venus assister au défilé national à Dakar, il a réaffirmé l’attachement du Sénégal à des relations fraternelles et constructives avec ses voisins immédiats, dans un esprit de paix, de solidarité et de développement partagé.

Entouré du président de la Gambie Adama Barrow, de celui de la Guinée-Bissau Umaro Sissoco Embaló, du président de la République islamique de Mauritanie Mohamed Ould Ghazouani, et du vice-président du Nigéria Kashim Shettima, le chef de l’État sénégalais a exprimé sa reconnaissance et sa volonté de faire de la coopération régionale un pilier de sa politique extérieure.

« Votre présence traduit notre attachement commun aux relations historiques d’amitié fraternelle, de parenté, de voisinage et de coopération conviviale entre nos pays », a-t-il déclaré dans un discours à haute portée symbolique prononcé après le défilé du 4 avril.

Diomaye Faye a choisi de s’inspirer des propos de Mamadou Dia, premier président du Conseil des ministres du Sénégal, en 1961, pour adresser son message à ses hôtes :

« Je voudrais vous demander, chers hôtes, de bien vouloir accepter de vous faire les interprètes auprès des peuples et des gouvernements que vous représentez, de notre sympathie sincère et de notre profond désir de coopération pour bâtir cet univers de paix et de développement harmonieux indispensable au bonheur des hommes et des peuples. »

Au-delà de l’appel à la coopération, la journée du 4 avril a également été marquée par un geste hautement symbolique du président Faye. L’ex-boulevard Général-de-Gaulle, axe emblématique de la capitale qui mène à la place de la Nation, a été officiellement rebaptisé Boulevard du Président Mamadou Dia. Une décision annoncée lors du dernier Conseil des ministres et désormais matérialisée à l’occasion des festivités nationales.

« Nous venons de célébrer avec éclat le 65e anniversaire de l’indépendance de notre pays à travers une très belle et riche cérémonie marquée par un défilé impeccable. Dans cette grande et splendide avenue que j’ai baptisée récemment Boulevard du Président Mamadou Dia, digne fils du Sénégal… », a affirmé le chef de l’État.

En rendant hommage à Mamadou Dia, figure majeure de l’histoire postcoloniale du Sénégal, le président Faye poursuit sa politique de valorisation des héros nationaux et de réappropriation de l’espace public, dans une logique de rupture avec les symboles de l’époque coloniale.

Placée sous le thème « Vers la souveraineté technologique et industrielle des forces de défense et de sécurité », la 65e fête nationale a aussi été l’occasion pour le président de réaffirmer son ambition de bâtir un Sénégal souverain, autonome dans ses choix économiques, technologiques et militaires. Le grand défilé, regroupant civils et militaires, a illustré cette volonté de modernisation et de montée en puissance des capacités nationales.

En définitive, cette édition 2025 de la fête de l’indépendance aura été l’expression d’un double message : un ancrage historique assumé avec la reconnaissance de figures nationales majeures comme Mamadou Dia, et une diplomatie d’ouverture et de coopération africaine affirmée, pour répondre ensemble aux défis du continent.

Sénégal – 65e anniversaire de l’indépendance : une fête nationale sous le sceau de la rupture et de la souveraineté

Ce 4 avril 2025, le Sénégal a célébré le 65e anniversaire de son indépendance dans une atmosphère de renouveau et de symboles forts. Pour sa première fête nationale en tant que chef de l’État, le président Bassirou Diomaye Faye a marqué l’événement par des gestes politiques significatifs, à commencer par le rebaptême du célèbre boulevard Général-de-Gaulle, désormais nommé boulevard Mamadou-Dia, du nom du premier Premier ministre du Sénégal indépendant. Une décision saluée comme un acte de rupture assumée avec l’héritage colonial, mais aussi comme une volonté affirmée de réappropriation de l’histoire nationale.

Dans les rues de Dakar, notamment dans le quartier du Plateau, les drapeaux vert-jaune-rouge flottaient au vent, et la ferveur patriotique se faisait ressentir dès les premières heures de la matinée. Plus de 6 000 civils et militaires ont défilé devant le président Bassirou Diomaye Faye, installé à la tribune officielle, aux côtés de plusieurs chefs d’État invités : Mohamed Ould Ghazouani (Mauritanie), Adama Barrow (Gambie), Umaro Sissoco Embaló (Guinée-Bissau) et Bola Tinubu (Nigeria).

Le cortège a traversé pour la première fois l’artère centrale de la capitale désormais appelée boulevard Mamadou-Dia, en hommage à cette figure historique majeure, artisan de l’indépendance sénégalaise et compagnon de Léopold Sédar Senghor. Ce changement de nom, décidé en Conseil des ministres le 2 avril, a été présenté comme un geste symbolique fort destiné à marquer cette édition de la fête nationale d’un sceau particulier : celui de la rupture et de la souveraineté retrouvée.

Cette mesure n’est pas un simple changement de signalétique urbaine. Elle s’inscrit dans une dynamique plus large voulue par le président Diomaye Faye : réhabiliter les figures historiques africaines et débarrasser l’espace public sénégalais des vestiges du passé colonial. Pour de nombreuses organisations citoyennes, à l’image du Front pour une Révolution anti-impérialiste, populaire et panafricaine (FRAPP), il s’agit d’un tournant symbolique dans la quête de décolonisation des noms de rues et des monuments publics.

Cette volonté ne date pas d’hier. En 2020 déjà, la statue du gouverneur colonial Louis Faidherbe à Saint-Louis avait suscité de vifs débats sur la place de ces figures coloniales dans l’espace public. La place qui portait son nom a depuis été renommée Place Ndar, du nom wolof de la ville. En décembre dernier, lors de la commémoration du massacre de Thiaroye, Diomaye Faye avait réaffirmé son engagement pour une « réappropriation historique » en évoquant une série de propositions de renommage autour des anciens tirailleurs sénégalais et d’autres figures anticolonialistes.

Au-delà des symboles, la fête nationale a également été l’occasion de rappeler les enjeux contemporains de souveraineté, notamment dans le domaine de la défense et de la sécurité nationale. Le thème de cette 65e célébration était d’ailleurs évocateur : « Vers la souveraineté technologique et industrielle des forces de défense et de sécurité ».

Dans un contexte de révision des accords militaires et du départ annoncé des éléments français présents au Sénégal, le pouvoir en place affiche une volonté claire : renforcer l’autonomie stratégique du pays. Cela passe par la modernisation des équipements, le développement de l’industrie de défense locale, et une meilleure maîtrise des technologies dans un environnement sécuritaire régional marqué par l’instabilité.

La veille, le 3 avril, dans son traditionnel discours à la Nation, le président Diomaye Faye a fait le point sur sa première année à la tête du pays. Il a rappelé les réformes engagées pour corriger les déséquilibres économiques, améliorer la gestion des finances publiques, et initier des projets dans des secteurs comme l’agriculture, l’énergie ou la justice.

Reconnaissant la gravité de la situation économique, il a appelé les Sénégalais à faire preuve de résilience, de solidarité active et d’engagement patriotique, martelant que la cohésion nationale devait être la boussole du pays. Il a également souligné que les efforts pour faire baisser les prix des denrées de première nécessité allaient se poursuivre, tout en annonçant le lancement prochain de plusieurs programmes structurants, dont la phase 2 du PAVIE pour l’autonomisation des femmes et la création de 3 000 fermes intégrées.

Ce 4 avril 2025 restera dans les mémoires comme une fête nationale de rupture, symbolique autant que politique. Le changement de nom du boulevard Général-de-Gaulle, la présence de figures panafricaines, la thématique centrée sur la souveraineté militaire, et le discours présidentiel ancré dans les enjeux structurels du pays témoignent tous d’un nouvel élan voulu par le pouvoir de Diomaye Faye. Reste à savoir si cette dynamique s’inscrira dans la durée et si les actes suivront véritablement les symboles pour bâtir un Sénégal résolument tourné vers l’avenir.

Le Président Diomaye Faye s’adresse à la nation ce vendredi soir

Le chef de l’État, Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Faye, accordera un entretien exclusif à la presse nationale ce vendredi 4 avril 2025, à partir de 21 heures. Cet échange, prévu au Palais de la République, permettra au Président de revenir sur les grandes orientations de son action à la tête du pays, un mois après son investiture.

15e anniversaire du Monument de la Renaissance africaine : une Afrique forte et unie au cœur du débat

Chaque année, le 3 avril, l’anniversaire du Monument de la Renaissance africaine est célébré avec solennité. Symbole de l’unité et de la fierté africaines, ce monument emblématique situé à Dakar, au Sénégal, incarne la résilience et les aspirations du continent.

Pour cette 15e édition, le Congo, pays frère du Sénégal, était l’invité d’honneur. La journée s’est déroulée en présence effective de Mme Khady Diène Gaye, Ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture du Sénégal, et de son homologue congolaise, Mme Lydie Pongault, Ministre de l’Industrie Culturelle, Touristique, Artistique et des Loisirs de la République du Congo.

L’Administrateur général du monument, Biram Mbarou Diouf, a rappelé que la Renaissance africaine est une exigence historique. Selon lui, elle engage une responsabilité à la fois individuelle et collective. Le Dr Bakary Ndiaye a, quant à lui, souligné que cette journée porte un message d’espoir et de renouveau pour tous les Africains.

Il a ajouté que la Renaissance africaine est une posture éthique, une responsabilité intellectuelle, une dynamique nécessaire pour interroger nos héritages, confronter nos trajectoires et projeter nos sociétés vers des horizons nouveaux. Il a insisté sur l’importance de se réapproprier nos récits, nos langues, nos savoirs et nos symboles pour reconquérir un espace mental longtemps confisqué.

De son côté, le Secrétaire d’État à la Culture, aux Industries Créatives et au Patrimoine Historique, Dr Bakary Sarr, a réaffirmé la portée du thème de cette année : « L’Afrique dans le Monde ».

Dr Sarr a conclu que la Renaissance africaine n’est ni un slogan, ni un rêve lointain, mais un chantier permanent, une œuvre collective qui appelle l’engagement de chaque Africain, par l’intellect, la créativité, et le devoir de servir la mère patrie.

Les festivités ont été marquées par des cérémonies culturelles, des panels intellectuels, ainsi que des événements artistiques, dans une volonté commune de valoriser l’héritage africain et de promouvoir une vision d’avenir tournée vers l’unité et la solidarité du continent.

Réformes judiciaires et transparence : Diomaye Faye annonce des avancées majeures en attente de validation

Le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a fait une annonce importante le 3 avril 2025, lors de son discours à la Nation, à la veille du 65e anniversaire de l’indépendance du Sénégal. Il a révélé que les réformes judiciaires et les lois sur la transparence, qui font partie des priorités de son gouvernement, ont été finalisées et sont désormais prêtes pour un examen en Conseil des ministres. Ces réformes sont perçues comme des étapes cruciales pour renforcer la confiance des citoyens et des investisseurs dans les institutions du pays.

Dans son discours, le président Faye a mis en avant les efforts réalisés pour améliorer la transparence dans la gestion des affaires publiques, un des grands enjeux de son mandat. Selon lui, ces réformes visent à garantir une meilleure gouvernance et à renforcer l’indépendance du système judiciaire, afin de lutter contre la corruption et d’assurer un traitement équitable de tous les citoyens devant la loi.

« Ces réformes sont un pas décisif vers la construction d’un Sénégal plus juste, plus transparent et plus responsable », a affirmé le président Faye.

Il a ajouté que ces initiatives devraient contribuer à la confiance des Sénégalais dans les institutions publiques, tout en envoyant un signal fort aux partenaires internationaux, en particulier les investisseurs, qui cherchent un environnement stable et transparent pour leurs projets.

En plus des réformes judiciaires, le président Faye a évoqué plusieurs autres projets majeurs qui sont désormais prêts à être mis en œuvre, mais qui attendent encore une validation officielle. Ces projets visent à renforcer la souveraineté technologique et industrielle des forces de défense et de sécurité, un domaine stratégique pour le pays, particulièrement dans un contexte géopolitique et économique de plus en plus complexe.

Faye a souligné que ces avancées dans les secteurs technologiques et industriels seront des leviers pour l’autonomisation du pays et la réduction de la dépendance extérieure. Ces projets s’inscrivent dans une volonté plus large de transformer le Sénégal en une nation technologiquement indépendante, capable de répondre aux défis de sécurité et de développement.

Avec ces réformes en attente de validation, le président Bassirou Diomaye Faye envoie un message clair : celui de vouloir bâtir un pays où la transparence et la bonne gouvernance sont au cœur des préoccupations. La validation de ces réformes par le gouvernement et leur mise en œuvre effective seront des étapes décisives pour l’avenir du Sénégal, notamment dans les domaines de la justice, de la sécurité, et du développement économique.

Le discours de Bassirou Diomaye Faye marque un tournant dans la politique sénégalaise, avec des réformes structurelles majeures qui pourraient transformer la dynamique du pays. Les Sénégalais attendent maintenant de voir ces annonces se concrétiser et espèrent que ces réformes mèneront à des changements tangibles dans la vie quotidienne des citoyens.

L’intégralité du discours à la Nation du Président

République du Sénégal  

Un Peuple – Un But – Une Foi

DISCOURS A LA NATION DE SON EXCELLENCE
MONSIEUR BASSIROU DIOMAYE DIAKHAR FAYE
A L’OCCASION DU 65E ANNIVERSAIRE DE
L’INDEPENDANCE DU SENEGAL 

Dakar, le 03 avril 2025


Mes chers compatriotes ! 

Demain, 04 avril, nous célèbrerons ensemble, le 65ème anniversaire de l’accession de notre pays à la souveraineté internationale.
A toutes et à tous, j’adresse mes chaleureuses félicitations.
En ce moment de communion nationale, j’ai une pensée émue pour tous les « jàmbaars » tombés au champ d’honneur et pour tous les êtres chers qui nous ont quittés.  
Je compatis également, au nom de toute la Nation, à la souffrance de tous ceux qui luttent contre la maladie ou qui traversent des moments difficiles.  
Cette année encore, la fête de l’indépendance se déroule sous le signe de la communion spirituelle, en plein Carême chrétien et au lendemain de la fin du mois béni du Ramadan.
Ces moments d’intense ferveur spirituelle et de grâces nous rappellent que la foi est notre plus belle richesse et qu’elle alimente, au quotidien, notre capacité exceptionnelle à vivre ensemble, dans la fraternité, l’harmonie et la diversité.  
Rendons Grâce au Tout-Puissant pour cette heureuse coïncidence et prions ensemble pour qu’IL agrée nos dévotions et continue de veiller sur le peuple sénégalais.
Face aux défis des temps, les valeurs héritées de nos ainés, nous invitent à toujours unir nos forces dans les moments cruciaux de notre Histoire.
Nous devons tout faire pour préserver ce précieux legs, qui constitue une dimension essentielle de notre patrimoine immatériel.  
C’est cela l’esprit de notre inébranlable volonté de vivre ensemble, que résume si bien notre devise nationale : Un Peuple – Un But – Une Foi. 

Mes chers compatriotes, 
Voilà maintenant 65 ans que nous avons pris en main notre destin. 65 ans que le Sénégal affirme fièrement sa souveraineté. 65 ans que le Sénégal poursuit sa marche vers le progrès, malgré les turbulences du monde.   
Porté par l’idéal d’un Sénégal libre, souverain, juste et prospère, les conquêtes successives de droits et de libertés ont posé les jalons d’un modèle démocratique fécond qui se renforce, de jour en jour, par le dialogue.  
Cette maturité démocratique permet aux divers acteurs politiques et sociaux de notre pays de s’exprimer librement, de rivaliser âprement au besoin, mais de toujours reconnaître le verdict du Peuple souverain.
Aujourd’hui plus que jamais, nous devons tirer parti de cette force motrice pour redresser ce qui doit l’être et donner corps aux aspirations de notre peuple et aux espoirs de notre jeunesse.
Mes chers compatriotes,
Le 04 avril c’est aussi la fête des Forces de défense et de sécurité. C’est l’occasion de rendre hommage à l’ensemble de nos Jàmbaars, piliers de notre Nation et remparts ultimes de notre quiétude. 
A vos ainés et à tous nos anciens combattants, je réitère la reconnaissance et la gratitude infinies de toute la nation. 
Le thème retenu cette année, « Vers la souveraineté technologique et industrielle des Forces de Défense et de Sécurité », témoigne de notre ambition collective et du niveau élevé d’exigence que nous nous sommes fixés pour vous accompagner dans votre mission.
Chers membres des Forces de Défense et de Sécurité, hommes et femmes de devoir, vous êtes les garants de notre paix et les protecteurs infatigables de notre souveraineté. Vous incarnez avec honneur et abnégation, l’essence même du concept Armée-Nation.
Votre présence quotidienne auprès des populations, votre engagement actif pour la sécurité nationale, la lutte contre les catastrophes naturelles et la préservation de nos ressources stratégiques, font du Sénégal une nation armée pour mieux prendre en main son destin. 
A cet effet, la modernisation technologique et industrielle des moyens logistiques et matériels de nos Forces de défense et de sécurité, essentielle à notre souveraineté et à notre sécurité collective, est inscrite au cœur de nos priorités. 

Mes chers compatriotes,  
Voilà un an déjà que nous avons entrepris de transformer profondément notre pays, en dressant avec rigueur et lucidité, un diagnostic sans complaisance de la situation économique.  
Même si la situation actuelle révèle des défis encore plus grands que nous devrons relever, le devoir de vérité constitue le socle de la rupture systémique que nous avons engagée avec détermination et responsabilité.  
D’ores et déjà, le Gouvernement s’est résolument engagé dans un vaste chantier de réformes. Elles visent l’optimisation des finances locales, une politique budgétaire transparente, la rationalisation des dépenses et la gestion efficiente de la dette, pour préserver la viabilité des finances publiques. 
Mes chers compatriotes,
D’importants efforts ont été consentis pour apurer, pour une période de 4 années, les arriérés dus aux opérateurs agréés pour les semences et les matériels agricoles pour plus de 80 milliards de francs CFA. Sur un montant de 113 milliards constatés à la fin 2024, une somme de 70 milliards a été décaissée à la fin du mois mars 2025.
Il en est de même du secteur des BTP, où des paiements sur arriérés de 62,08 milliards ont été effectués et un montant de 66,7 milliards est prévu dans la LFI 2025.
Enfin, l’apurement des rappels, loin d’être exhaustif, a atteint les 19,53 milliards de FCFA, à la fin du mois de mars 2025, pour un effectif bénéficiaire de 9.479 enseignants.
Il s’y ajoute des mises en solde concernant 1.198 maîtres et professeurs contractuels pour un impact budgétaire annuel de 5,79 milliards FCFA.  
Pour renforcer et soutenir activement l’autonomisation économique des femmes, la phase 2 du programme PAVIE de la DER, avec une dotation d’un montant de 107 milliards de FCFA, sera lancée dans les prochains jours.
Elle sera couplée à un vaste programme innovant de 3.000 fermes intégrées sur une superficie de 15 000 hectares répartis sur l’ensemble du territoire, associant agriculture et élevage. 
Ainsi, dès cette année 2025, nous lancerons le programme innovant des Coopératives agricoles communautaires, structures destinées à renforcer les capacités de production des agriculteurs et éleveurs, notamment des jeunes et des femmes, et à favoriser leur accès aux marchés. Ces avancées réalisées malgré les contraintes budgétaires, sont le socle de perspectives ambitieuses.
Mes chers compatriotes,
Dans ce contexte marqué par la rareté des ressources, seule la discipline budgétaire, qui n’est pas négociable, nous permet d’engager avec confiance le redressement indispensable de nos comptes publics.
Le basculement intégral très prochain dans le Système Intégré de Gestion de l’Information financière permettra également de renforcer l’intégrité des opérations budgétaires et financières et le suivi strict du patrimoine de l’Etat. 
Cette stratégie se traduit par nos efforts constants pour alléger concrètement le coût de la vie, avec la baisse continue des prix des denrées essentielles, tout en préservant la qualité de vie des Sénégalais en matière de santé et d’environnement. Ces baisses, comme je l’avais annoncé récemment, se poursuivront, par la grâce de Dieu.  
Avec l’entrée récente de notre pays dans l’ère de la production pétrolière et gazière, nous veillerons à ce que ces ressources stratégiques soient exploitées dans la transparence et le respect absolu de l’environnement, pour le bénéfice du peuple sénégalais.
Dans le cadre de la réappropriation de nos ressources souveraines, le processus de renégociation des contrats suit son cours normal. Les résultats obtenus à ce stade sont plus que satisfaisants. Ils seront communiqués à temps opportun au peuple Sénégal.
Conscients de la priorité de l’accès universel à l’eau, nous avons engagé la réalisation de la phase 2 des forages ruraux et lancé les études de faisabilité du « Grand Transfert d’Eau ».
Ce dernier projet, très structurant comme les autres, portant sur les « Autoroutes de l’Eau », contribuera à la sécurisation de l’approvisionnement en eau potable de près de 15 millions de Sénégalais.
Dans la même dynamique, nous accélérons les projets sur l’électrification rurale pour l’atteinte rapide de l’accès universel à l’électricité. Pour ce faire, nous veillons rigoureusement à la bonne exécution des chantiers afin que les délais soient respectés et les coûts maîtrisés, notamment grâce à la renégociation de contrats majeurs permettant l’électrification de 2 740 localités supplémentaires.
S’agissant du foncier, il a fait l’objet d’un audit inédit, ayant conduit à des mesures correctives qui sont en cours de mise en œuvre. Désormais, la gestion du patrimoine foncier se fait avec rigueur, transparence et responsabilité, mettant ainsi progressivement un terme aux pratiques de bradage des terres, tout en garantissant une répartition juste et équitable des ressources nationales.
Cette dynamique sera poursuivie avec la relance des concertations sur la délicate, mais nécessaire et inéluctable réforme foncière. 
Mes chers compatriotes,
Les efforts déployés pour la mise en œuvre des accords de paix en Casamance, sont le témoin de notre attachement à notre vivre-ensemble, à notre fraternité restaurée et à l’unité profonde de la nation sénégalaise.
Avec le « Plan Diomaye pour la Casamance », nous avons engagé un processus irréversible de réconciliation et de retour digne des populations déplacées.  
Notre vivre ensemble, fondé sur des valeurs cardinales, constitue notre trésor commun. C’est pourquoi, la cohésion nationale demeure ma seule et unique boussole.
Convaincu que la solidité d’une nation se mesure aussi par sa capacité à dialoguer, j’accorde une importance particulière au dialogue social et à la concertation permanente avec toutes les composantes de notre société.
C’est pourquoi, j’ai récemment instruit le Premier Ministre, Monsieur Ousmane SONKO, d’organiser la grande concertation nationale avec les partenaires sociaux.
Avec les autorités religieuses et coutumières, la société civile, le secteur privé et l’ensemble des forces vives de la Nation, nous poursuivrons sans relâche cette démarche participative et inclusive.  
Ainsi, nous matérialisons notre engagement à garantir une cohésion nationale toujours renforcée, fondement indispensable du Sénégal juste, solidaire et prospère auquel nous aspirons tous.
Il me plait ainsi d’informer le peuple Sénégalais, que les lois sur la transparence sont finalisées et mises dans le circuit pour leur examen prochain en Conseil des ministres.
Par ailleurs, les travaux du comité ad hoc chargé de la mise en œuvre des consensus issus des assises de la justice se poursuivent sereinement.
A ce jour, le projet de loi organique relatif à la Cour constitutionnelle, le projet de révision de la Constitution et le projet de loi organique relatif au Conseil supérieur de la magistrature, ainsi que les décrets d’application y afférents ont été finalisés et transmis pour validation.
Les textes consacrant le juge des libertés et de la détention, ainsi que les modifications du Code Pénal et du Code de procédure pénale, pour ce qui concerne, entre autres, les retours de parquet, suivront bientôt.  
Dans le sillage des concertations, j’annonce que le thème de la prochaine Journée nationale du dialogue national portera sur le système politique.  
Le projet de termes de référence, déjà finalisé sera transmis, dans les meilleurs délais, à toutes les parties prenantes pour amendements, et contributions, pour une meilleure préparation des travaux. 
Mes chers compatriotes,
L’état des finances publiques de notre pays, tel que révélé par l’audit effectué, nous impose de compter d’abord sur nous-mêmes, pour redresser la situation. Nous en sommes bien capables et nous le réussirons avec la mobilisation de toutes et de tous !
En effet, l’histoire des nations nous enseigne que le chemin du développement nécessite des sacrifices collectivement consentis, afin que des lendemains meilleurs puissent advenir. J’appelle donc chacune et chacun à faire preuve de résilience, de solidarité active et d’engagement patriotique, face aux défis nombreux et complexes qui se dressent sur notre chemin.
Regarder dans la même direction, celle du proche avenir de nos enfants, doit être l’horizon fédérateur de toutes nos énergies.
Ensemble, forts de notre unité et de notre détermination, nous bâtirons le Sénégal juste et prospère auquel nous aspirons. 
Vive le Sénégal souverain !
Vive l’Afrique unie et debout !
Bonne fête de l’indépendance à toutes et à tous !

Thierno Bocoum critique les discours du Président Faye et appelle à une gouvernance plus responsable

Dans une déclaration marquée par un ton sévère, Thierno Bocoum, ancien parlementaire et président du mouvement AGIR, a répondu au message à la nation du président Bassirou Diomaye Faye prononcé ce 3 avril 2025. À la veille du 65e anniversaire de l’indépendance, Bocoum a vivement critiqué les discours du chef de l’État, qu’il juge trop solennels et déconnectés des réalités socio-économiques du Sénégal.

Bocoum a exprimé son mécontentement face à ce qu’il perçoit comme un manque d’action concrète dans les interventions de Faye. Selon lui, ces discours se limitent à des « déclarations d’intention et formules diplomatiques élégantes », mais manquent de substance et de solutions réelles aux problèmes qui touchent la population. Il met en lumière un paradoxe : si certaines baisses de prix ont eu lieu, elles sont largement dues à des facteurs économiques mondiaux et ne constituent qu’un aspect marginal des défis du pays.

« L’enjeu principal réside dans la relance de l’emploi et la mise en place de stratégies durables pour lutter contre la perte d’emplois qui érode le pouvoir d’achat », a souligné Thierno Bocoum.

Il insiste sur le lien direct entre pouvoir d’achat, consommation et maîtrise des coûts de production, et regrette que ces aspects ne soient pas suffisamment abordés dans les discours présidentiels.

Thierno Bocoum a mis en garde contre la tentation du populisme et des solutions ponctuelles qui, selon lui, ne répondent pas aux causes profondes des difficultés économiques du Sénégal. Il appelle le Président Faye à un changement de paradigme, soulignant que « se concentrer uniquement sur des solutions ponctuelles revient à gaspiller du temps et de l’énergie ».

Pour Bocoum, il est essentiel de commencer par un « diagnostic sérieux » des causes structurelles de la crise, et de s’éloigner des solutions qui, par le passé, ont donné des résultats limités. L’ancien parlementaire rappelle les financements publics passés qui n’ont pas apporté de résultats durables et invite le gouvernement à privilégier des stratégies de long terme et à redresser les finances publiques de manière pérenne.

Thierno Bocoum a également interpellé directement le président Faye sur plusieurs points en suspens, notamment sur la suppression des fonds politiques et les réformes qui y sont associées. Il a demandé des éclaircissements sur la manière dont le gouvernement entend réduire le train de vie de l’État et rationaliser ses structures pour améliorer l’efficacité.

Il a également abordé la question de l’élargissement de l’assiette fiscale, en se demandant quelles stratégies seraient mises en place pour éviter d’alourdir encore davantage la pression fiscale sur une population déjà fragilisée.

Enfin, Bocoum a questionné la vision diplomatique du Président Faye, en particulier en ce qui concerne les relations bilatérales et multilatérales. Selon lui, le Sénégal doit se doter d’une stratégie claire pour renforcer ses relations internationales, attirer les investissements étrangers et créer de nouveaux marchés pour ses produits.

Alors que le pays fête son 65e anniversaire d’indépendance, les attentes à l’égard du gouvernement restent élevées. Un an après l’élection de Bassirou Diomaye Faye, les critiques se multiplient, notamment sur la plateforme X, où la déception face aux promesses non tenues commence à se faire sentir. Thierno Bocoum rejoint cette critique et met en garde contre une gestion trop superficielle des défis économiques. Il plaide pour des mesures structurelles, diversifiées et durables, qui permettront de stabiliser l’économie et de répondre aux attentes profondes des Sénégalais.

En conclusion, Thierno Bocoum appelle le président Faye à « élever la solennité à la hauteur de sa fonction présidentielle », et à s’attaquer aux racines des problèmes économiques et sociaux du Sénégal pour garantir un avenir stable et prospère pour le pays.

Un an au pouvoir : Le président Bassirou Diomaye Faye fait le point sur ses réformes et engagements

Le 2 avril 2025 marque le premier anniversaire de l’accession de Bassirou Diomaye Diakhar Faye à la présidence du Sénégal. À l’occasion de cet important tournant, et à la veille de la fête de l’indépendance, le chef de l’État a prononcé un discours détaillant les réalisations de son gouvernement, les défis économiques à surmonter, ainsi que les mesures prises pour engager une transformation profonde du pays.

Dès le début de son discours, le président Faye a rappelé la nécessité d’un diagnostic réaliste de la situation économique du pays. Il a affirmé que la situation actuelle des finances publiques révèle des défis de taille, mais qu’ils sont surmontables grâce à la détermination et à la mobilisation des ressources internes du pays.

« Voilà un an déjà que nous avons entrepris de transformer profondément notre pays, en dressant avec rigueur et lucidité un diagnostic sans complaisance de la situation économique », a déclaré Bassirou Diomaye Faye.

Il a également souligné que la rupture systémique dans la gestion des affaires publiques et la transparence budgétaire étaient des piliers de son action.

Le président a abordé les mesures financières mises en place par son gouvernement pour améliorer la gestion des finances publiques. Parmi les actions notables, l’apurement des arriérés dus aux opérateurs économiques, avec une somme de 70 milliards de francs CFA déjà décaissée sur un montant total de 113 milliards en 2024. Le secteur du BTP a également bénéficié de paiements importants, avec 62,08 milliards de francs CFA réglés sur les arriérés de 2024, et 66,7 milliards inscrits dans la Loi de Finances Initiale (LFI) 2025. En ce qui concerne l’éducation, les rappels dus aux enseignants ont atteint 19,53 milliards de francs CFA.

Le chef de l’État a mis l’accent sur l’autonomisation des femmes et le développement du secteur agricole comme priorités de son gouvernement. Il a annoncé le lancement de la phase 2 du programme PAVIE de la DER, d’un montant de 107 milliards de francs CFA, destiné à soutenir l’entrepreneuriat féminin. En parallèle, un programme de 3 000 fermes intégrées, associant agriculture et élevage, sera déployé sur 15 000 hectares à travers le pays.

De plus, le président a présenté un programme innovant de coopératives agricoles communautaires qui visent à renforcer les capacités de production des jeunes et des femmes, et à faciliter leur accès aux marchés.

Dans un contexte économique difficile marqué par la rareté des ressources, le président a réaffirmé l’importance de la discipline budgétaire pour le redressement des finances publiques. Il a souligné que la gestion rigoureuse des ressources, avec l’adoption du Système intégré de gestion de l’information financière, sera la clé pour renforcer la transparence et l’intégrité des opérations budgétaires.

Par ailleurs, il a annoncé que la baisse des prix des denrées essentielles se poursuivra, afin de soulager les ménages sénégalais et d’améliorer leur pouvoir d’achat.

Le président Faye a évoqué l’entrée du Sénégal dans l’ère de la production pétrolière et gazière. Il a promis que ces ressources stratégiques seraient exploitées de manière transparente, en garantissant la préservation de l’environnement et en assurant que les bénéfices profitent directement à la population sénégalaise.

« Nous veillerons à ce que ces ressources stratégiques soient exploitées dans la transparence et le respect absolu de l’environnement, au bénéfice du peuple sénégalais », a-t-il affirmé.

À un an de son accession à la présidence, Bassirou Diomaye Faye dresse un bilan globalement positif, malgré les difficultés économiques. Il s’engage à poursuivre ses réformes, à renforcer les secteurs clés tels que l’agriculture, l’énergie et l’éducation, et à garantir la gestion rigoureuse des finances publiques. Le président a assuré que les efforts entrepris, même dans un contexte budgétaire contraint, jetteront les bases d’un avenir prospère pour les générations futures.

Accès universel à l’eau et à l’électricité : Les assurances du président Bassirou Diomaye Faye

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a réaffirmé son engagement en faveur de l’accès universel à l’eau et à l’électricité pour tous les Sénégalais. Lors de son discours à la Nation, ce jeudi 3 avril 2025, à la veille du 65e anniversaire de l’indépendance du Sénégal, il a présenté les actions et projets en cours pour garantir ces services essentiels aux populations.

Le chef de l’État a mis l’accent sur l’importance de l’accès à l’eau potable, un enjeu majeur pour le développement du pays. Il a ainsi annoncé la mise en œuvre de projets structurants visant à renforcer l’approvisionnement en eau des populations.

« Conscients de la priorité de l’accès universel à l’eau, nous avons engagé la réalisation de la phase 2 des forages ruraux et lancé les études de faisabilité du ‘Grand transfert d’eau’ », a déclaré le président Faye.

Selon lui, ce projet, couplé aux « Autoroutes de l’eau », permettra de sécuriser l’approvisionnement en eau potable de près de 15 millions de Sénégalais.

En ce qui concerne l’électricité, le président Faye a tenu à rassurer la population sur la volonté de son gouvernement d’accélérer les initiatives en cours pour atteindre l’objectif d’un accès universel à l’énergie.

« Dans la même dynamique, nous accélérons les projets sur l’électrification rurale pour l’atteinte rapide de l’accès universel à l’électricité », a-t-il affirmé.

Il a également insisté sur l’importance d’une gestion rigoureuse des chantiers afin d’éviter les surcoûts et les retards.

« Nous veillerons rigoureusement à la bonne exécution des chantiers afin que les délais soient respectés et les coûts maîtrisés, notamment grâce à la renégociation de contrats majeurs permettant l’électrification de 2 740 localités supplémentaires », a précisé le président.

Ces annonces traduisent la volonté du gouvernement de faire de l’accès à l’eau et à l’électricité une réalité pour tous. En misant sur des projets ambitieux et une meilleure gestion des ressources, le président Bassirou Diomaye Faye entend accélérer le développement économique et améliorer les conditions de vie des Sénégalais, en particulier dans les zones rurales.

Diomaye Faye : « L’état des finances publiques de notre pays nous impose de compter d’abord sur nous-mêmes

À l’occasion du 65ᵉ anniversaire de l’indépendance du Sénégal, le président Bassirou Diomaye Faye a adressé, ce 3 avril 2025, un message solennel à la Nation. Un discours marqué par un appel à la résilience, à la solidarité et à l’engagement patriotique, alors que l’audit des finances publiques a révélé d’importantes irrégularités.

Dans son allocution, le chef de l’État a mis en avant la nécessité pour les Sénégalais de « compter d’abord sur nous-mêmes » afin de redresser la situation économique du pays. « L’état des finances publiques de notre pays, tel que révélé par l’audit effectué, nous impose de compter d’abord sur nous-mêmes, pour redresser la situation. Nous en sommes bien capables et nous le réussirons avec la mobilisation de toutes et de tous ! », a-t-il déclaré.

Face aux nombreux défis qui se posent, le président Faye exhorte chaque citoyen à faire preuve de résilience et de solidarité. « Regarder dans la même direction, celle du proche avenir de nos enfants, doit être l’horizon fédérateur de toutes nos énergies », a-t-il insisté.

Cet appel intervient dans un contexte économique délicat. La Cour des comptes a publié, le 12 février 2025, un rapport d’audit couvrant la période 2019 – 31 mars 2024. Ce document a mis en lumière de graves irrégularités dans la gestion des finances publiques sous l’ancien régime, révélant des dépenses injustifiées, des passifs importants et une dette publique préoccupante.

Le président Diomaye Faye, élu sur la promesse d’une gouvernance transparente et rigoureuse, s’engage à prendre les mesures nécessaires pour redresser la situation et éviter que le pays ne tombe dans une crise financière plus profonde.

Cette année, la célébration de la fête de l’indépendance s’articule autour du thème « Vers la souveraineté technologique et industrielle des forces de défense et de sécurité ». Un choix qui reflète la volonté du gouvernement de renforcer l’autonomie stratégique du pays en matière de défense et de sécurité nationale.

Alors que le Sénégal célèbre ses 65 ans d’indépendance, l’heure est à la mobilisation collective pour relever les défis économiques et tracer les bases d’un avenir prospère. Le message du président Faye se veut donc une invitation à l’effort et à la responsabilité, pour bâtir un Sénégal résilient et souverain.

Cohésion sociale : Sonko chargé d’organiser une grande consultation nationale

Dans un contexte marqué par des tensions sociales et politiques, le président Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé son engagement en faveur du vivre-ensemble et de l’unité nationale. Lors de son adresse à la Nation, à la veille de la célébration du 64e anniversaire de l’indépendance du Sénégal, le chef de l’État a annoncé une initiative d’envergure pour renforcer la cohésion sociale dans le pays.

Le président Faye a placé l’unité nationale au cœur de son action, affirmant que « la cohésion nationale est le véritable trésor commun du Sénégal ». Conscient des divisions nées des crises récentes et des défis sociaux à relever, il souhaite instaurer un dialogue national inclusif qui implique toutes les composantes de la société.

Dans cette dynamique, il a confié à son Premier ministre, Ousmane Sonko, la mission d’organiser une grande consultation nationale qui rassemblera tous les acteurs clés du pays.

Le président de la République a insisté sur la nécessité d’un processus participatif impliquant toutes les parties prenantes. « J’ai récemment instruit le Premier ministre, Monsieur Ousmane Sonko, d’organiser la grande concertation nationale avec les partenaires sociaux, les autorités religieuses et coutumières, la société civile, le secteur privé et l’ensemble des forces vives de la Nation. Nous poursuivrons sans relâche cette démarche participative et inclusive », a-t-il déclaré.

Cette concertation vise à recueillir les attentes, doléances et propositions des différentes franges de la société, afin de construire un pacte national pour la paix et la stabilité.

Si les modalités de cette consultation restent à préciser, son objectif principal est de jeter les bases d’un « pacte national » pour la cohésion sociale et la consolidation de la démocratie. Elle pourrait déboucher sur des réformes institutionnelles, des recommandations pour une meilleure inclusion sociale et économique, ainsi que des mécanismes de prévention et de résolution des conflits.

Cette initiative s’inscrit dans la volonté du nouveau pouvoir de rétablir un climat de confiance et d’apaisement, après une période marquée par de fortes tensions politiques et des crises socio-économiques.

Le choix d’Ousmane Sonko pour piloter cette initiative n’est pas anodin. Ancien opposant radical, devenu chef du gouvernement, il est aujourd’hui au centre de la mise en œuvre des engagements du président Faye. Son expérience politique et son poids dans l’échiquier national en font un acteur clé pour mener à bien cette consultation, rassembler les différents camps et proposer des solutions acceptables par tous.

AIBD et Air Sénégal : Les 20 mesures du gouvernement pour sauver le transport aérien sénégalais

Le gouvernement du Premier ministre Ousmane Sonko a pris des mesures fortes pour redresser la situation de l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD) SA et de la compagnie aérienne nationale Air Sénégal SA. Lors d’une réunion interministérielle tenue ce jeudi 3 avril 2025 à la Primature, le chef du gouvernement a annoncé une série de réformes visant à assurer la viabilité financière et opérationnelle de ces deux entités stratégiques.

Face aux difficultés financières récurrentes d’Air Sénégal, le gouvernement a décidé d’un plan de redressement articulé autour de plusieurs axes :

  1. Apurement des dettes d’exploitation d’ici fin juin 2025 ;
  2. Lancement d’un audit complet (opérationnel, financier et organisationnel) pour diagnostiquer les dysfonctionnements ;
  3. Reconstitution des fonds propres avec une injection de liquidités à hauteur de 16 milliards FCFA ;
  4. Redimensionnement du réseau et de la flotte pour l’adapter à la demande réelle ;
  5. Finalisation des plans stratégiques 2025-2029 et contrats de performance d’ici juin 2025 ;
  6. Création d’une filiale, Air Sénégal Express, pour développer les vols intérieurs et régionaux ;
  7. Finalisation de l’acquisition d’avions L410NG pour assurer la connectivité avec les zones enclavées.

L’aéroport international Blaise Diagne, en proie à des difficultés structurelles, fait également l’objet de mesures correctrices :

  1. Audit des marchés en cours et résiliation des contrats jugés non essentiels ;
  2. Achèvement de l’audit organisationnel et restructuration interne ;
  3. Rationalisation des dépenses de fonctionnement avant décembre 2025 ;
  4. Mise en place d’un plan social progressif et négocié ;
  5. Harmonisation des statuts du personnel pour plus d’équité ;
  6. Apurement des passifs de l’ex-ADS et de l’ISA ;
  7. Révision de la convention de concession de l’aéroport Blaise Diagne pour une meilleure gestion ;
  8. Priorisation des projets du Hub aérien à fort potentiel ;
  9. Mécanisme d’apurement de la dette RDIA ;
  10. Exploration de financements alternatifs, notamment via des partenariats public-privé (PPP) et les Sukuk ;
  11. Finalisation de la convention des dettes croisées entre l’État et l’AIBD ;
  12. Développement du fret aérien pour favoriser l’exportation des produits sénégalais ;
  13. Certification des aéroports régionaux de Cap Skirring, Ziguinchor, Matam et Saint-Louis afin d’améliorer la desserte aérienne sur l’ensemble du territoire.

Avec ces réformes, le gouvernement entend assurer la viabilité à long terme d’Air Sénégal et de l’AIBD. L’objectif est d’offrir des services de transport aérien plus efficaces, mieux adaptés aux besoins des usagers et aux standards internationaux. Reste à voir si ces mesures seront appliquées avec rigueur et dans les délais impartis, afin de redonner un nouveau souffle au secteur aérien sénégalais.

Yvelines : un ancien proche de Macky Sall en garde à vue pour détournement de fonds publics

Un scandale financier secoue la diaspora sénégalaise en France. Amadou Daff, ancien ambassadeur itinérant de Macky Sall et coordinateur en France de son parti, l’Alliance pour la République (APR), a été placé en garde à vue, soupçonné d’avoir détourné plus d’un demi-million d’euros de fonds publics. Son épouse a également été interpellée dans le cadre de cette affaire.

L’affaire remonte au début de l’année 2023, lorsque des experts-comptables, mandatés pour auditer plusieurs associations bénéficiant de subventions publiques, ont relevé des irrégularités au sein d’une structure dirigée par Amadou Daff. Cette association, basée à Mantes-la-Jolie, était censée offrir des services de médiation sociale dans les quartiers sensibles. L’audit a mis en lumière un système de fausses factures et de sociétés fictives destinées à siphonner les fonds publics.

Suite à ce signalement, une enquête a été ouverte par le parquet de Versailles. Les investigations ont permis d’identifier plusieurs transferts de fonds suspects et d’établir un préjudice estimé à plus de 500 000 euros sur une période de dix ans.

Amadou Daff est une figure bien connue des Sénégalais de France. Ancien conseiller municipal d’opposition à Mantes-la-Jolie, il a occupé de nombreux rôles associatifs et politiques. Proche de Macky Sall, il avait été nommé ambassadeur itinérant et était chargé de coordonner les activités de l’APR en France.

Cependant, son parcours politique a connu une rupture en 2024 lorsqu’il a été démis de ses fonctions de conseiller municipal par la justice administrative. Cette décision faisait suite à son absence en tant qu’assesseur lors des élections européennes du 9 juin 2024, un manquement ayant entraîné son remplacement par Pierre Bédier, l’actuel président du conseil départemental des Yvelines.

L’association impliquée dans cette affaire a depuis été dissoute, mais les autorités continuent d’investiguer pour établir l’ampleur exacte du préjudice et identifier d’éventuelles complicités. Les perquisitions menées au domicile d’Amadou Daff et dans les anciens locaux de l’association ont permis de saisir plusieurs documents comptables qui sont actuellement passés au crible par les enquêteurs.

Ni l’entourage d’Amadou Daff, ni la mairie de Mantes-la-Jolie, ni le parquet de Versailles n’ont souhaité réagir officiellement à cette affaire. Le principal intéressé, quant à lui, n’a pas encore fait de déclaration publique.

Ce scandale intervient alors que l’ancien président Macky Sall a quitté le pouvoir en mars 2024, laissant place à une nouvelle administration. Si cette affaire concerne avant tout une gestion associative en France, elle pourrait avoir des répercussions sur l’image de l’APR et de ses anciens responsables.

L’enquête se poursuit et pourrait déboucher sur une mise en examen d’Amadou Daff dans les prochains jours. Affaire à suivre.

Compétition de motos au Sénégal : Plus de 400 pilotes attendus au Circuit Dakar Baobab de Sindia

L’Horizon Riders Club organise régulièrement des événements majeurs dans le domaine des sports mécaniques au Sénégal, notamment des compétitions de motos très attendues. Cette année, le club prépare la 8ᵉ édition du Grand Prix Abdul Hadi Fattah, qui se tiendra les 5 et 6 avril 2025 au Circuit Dakar Baobab à Sindia. Cet événement rend hommage à Riad Fattah, une figure emblématique du motocyclisme sénégalais.

Selon Papa Mamour Ndiaye, président de l’Horizon Riders Club, cette compétition est aussi une occasion de sensibiliser les jeunes à la sécurité routière et de mettre en avant l’impact du motocyclisme sur le développement du pays. Il a lancé un appel aux nouvelles autorités pour soutenir cet événement, qui a pris une dimension internationale.

Un événement de grande envergure

La plus grande compétition de motos au Sénégal se déroulera sur le célèbre Circuit Dakar Baobab, l’un des rares circuits professionnels en Afrique de l’Ouest. Situé près de Dakar, ce circuit attire chaque année des pilotes talentueux venant de tout le pays et même de l’étranger. L’événement proposera des courses palpitantes, une ambiance festive, des animations et des stands de restauration.

Selon le trésorier général de l’Horizon Riders Club, les courses réuniront les meilleurs pilotes du Sénégal et d’ailleurs, en particulier ceux qui ont une véritable passion pour la moto.

Un appel au soutien des autorités

Papa Mamour Ndiaye a précisé que la location du Circuit Dakar Baobab coûte 5 millions de FCFA le week-end, soit 2,5 millions de FCFA par jour. Plus de 400 pilotes sont attendus pour concourir dans différentes catégories, telles que les Diakarta, Tmax, Routière, etc.

Il a conclu en appelant les nouvelles autorités sénégalaises à soutenir les jeunes entrepreneurs et chefs d’entreprises investis dans les courses de moto.

Ce Grand Prix Abdul Hadi Fattah s’annonce comme un événement majeur du sport mécanique au Sénégal, mêlant compétition, passion et sensibilisation à la sécurité routière.

Tivaouane-Peulh : Trois arrestations pour avortement clandestin

La brigade de proximité de Tivaouane-Peulh a démantelé un réseau impliqué dans un avortement clandestin après la découverte d’une interruption de grossesse de huit mois. Trois personnes, dont un agent de santé et un vendeur en pharmacie, ont été placées sous mandat de dépôt pour avortement illégal, administration de substances nuisibles et complicité.

M. D. Fall, receveuse de bus TATA âgée de 21 ans et déjà mère d’un enfant, est tombée enceinte de son collègue C. Guèye. Souhaitant interrompre sa grossesse tardive, elle a sollicité l’aide de M. D., un vendeur en pharmacie, qui lui a procuré un médicament grâce à la complicité de M. K., un agent de santé en poste à Diamalaye, Yeumbeul.

L’intervention a cependant entraîné des complications médicales, obligeant la jeune femme à se rendre dans une structure sanitaire. Soupçonnant un avortement clandestin, le personnel médical a alerté les autorités, déclenchant l’intervention de la brigade de proximité de Tivaouane-Peulh.

Après son interpellation, la receveuse de bus a avoué les faits et désigné le vendeur en pharmacie comme son complice. Grâce à la collaboration de la brigade de recherches de Keur Massar, M. D. a été arrêté à Yeumbeul avant de révéler l’identité de l’agent de santé qui lui avait fourni le médicament.

L’agent de santé M. K. a également été appréhendé, bouclant ainsi l’enquête qui a permis l’arrestation de trois personnes impliquées dans cette affaire.

L’enquête se poursuit pour déterminer d’éventuelles autres ramifications dans ce réseau d’avortement clandestin.

Saisie de drogue à Rufisque : 46 kg de chanvre indien interceptés par la police

Le commissariat central de Rufisque a frappé un grand coup dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. La brigade de recherches de la sûreté urbaine a mis la main sur une cargaison de 46,25 kg de chanvre indien et une moto, lors d’une opération menée dans la nuit de mercredi à jeudi au niveau de la centrale électrique du Cap des Biches, selon des sources de Seneweb.

L’enquête a démarré sur la base d’informations indiquant un débarquement imminent d’une importante quantité de drogue. Prenant ces renseignements très au sérieux, les éléments de la BR ont monté une mission de surveillance et se sont postés sur les lieux signalés, prêts à intercepter les trafiquants.

Les policiers ont passé la nuit sur la rive, guettant l’arrivée de la pirogue censée transporter la marchandise illicite. Mais les convoyeurs, vraisemblablement alertés par une présence suspecte, ont modifié leur plan et ont déchargé la drogue à la centrale du Cap des Biches avant de disparaître.

Grâce à une fouille approfondie des lieux, les agents ont découvert les 46,25 kg de chanvre indien soigneusement dissimulés, ainsi qu’une moto de marque Suzuki GSX-R, probablement utilisée dans le cadre de l’opération.

Cette nouvelle saisie témoigne de l’engagement des forces de l’ordre dans la lutte contre le trafic de drogue à Rufisque et ses environs. L’enquête se poursuit afin d’identifier et d’arrêter les individus impliqués dans cette affaire.

Surveillance aérienne : vers un repositionnement stratégique de la France en Mauritanie ?

Un article d’Africa Intelligence, publié le 1er avril 2025, suggère que la France envisagerait de relocaliser en Mauritanie ses moyens aériens actuellement déployés au Sénégal. Cette hypothèse intervient alors que l’armée française doit quitter le pays d’ici l’été 2025, à la demande du président Bassirou Diomaye Faye. Selon la publication, « le dispositif de surveillance des côtes mauritaniennes pourrait bientôt être renforcé grâce à l’appui des forces françaises ». Mais cette affirmation mérite d’être nuancée, voire remise en question à ce stade. Explications.

Avant d’évoquer un transfert des moyens aériens français vers un pays voisin, il convient de rappeler que l’armée française est déjà engagée dans une réduction drastique de sa présence au Sénégal. Les Éléments français au Sénégal (EFS), forts de 400 civils et militaires, se concentrent désormais sur un « pôle opérationnel de coopération » à vocation régionale basé à Dakar. Depuis la fermeture de la base aérienne de Ouakam en 2011, aucun avion français n’est stationné en permanence au Sénégal. L’aéroport Léopold Sédar Senghor servait jusqu’alors de point d’escale technique pour divers appareils – Airbus A400M Atlas, CASA CN-235, Dassault-Breguet ATL-2 Atlantique, Dassault Falcon 50 ou encore Lockheed C-130J Super Hercules – sans pour autant les héberger à l’année.

Parmi ces aéronefs, seul le Falcon 50 est actuellement mis à disposition du Sénégal pour des missions spécifiques : surveillance maritime, lutte contre la piraterie et la pêche illicite. Cet appareil joue également un rôle clé dans les opérations de recherche et de sauvetage (« Search & Rescue ») à l’aéroport international Blaise-Diagne (AIBD). Dès lors, envisager sa relocalisation en Mauritanie semble prématuré, d’autant que son maintien à Dakar n’est pas exclu.

L’article d’Africa Intelligence pourrait faire référence à la force aéronavale française qui patrouille dans l’océan Atlantique et le golfe de Guinée en appui aux EFS. Ces moyens seraient-ils redéployés en Mauritanie pour renforcer la surveillance des flux migratoires atlantiques ? À ce jour, aucune confirmation officielle n’étaie cette hypothèse, ni de la part des autorités françaises, sénégalaises ou mauritaniennes.

Si la surveillance maritime et aérienne demeure une priorité pour la Mauritanie, notamment face aux défis sécuritaires et migratoires, l’idée d’une relocalisation des moyens français reste, pour l’instant, incertaine. Sans annonce claire des États concernés, cette interprétation apparaît davantage comme une spéculation qu’une réalité tangible. Affaire à suivre.

Adji Sarr peut-elle être convoquée ? Un juriste éclaire le débat

Lors de l’examen du projet de loi d’interprétation de la loi d’amnistie, adopté ce mercredi 2 avril à l’Assemblée nationale, des députés du parti Pastef ont demandé la convocation de Adji Sarr. Selon eux, ses accusations de viol contre Ousmane Sonko ont été le point de départ des violences politiques meurtrières qui ont secoué le Sénégal entre 2021 et 2023. Une demande qui suscite le débat, notamment sur sa faisabilité juridique.

Interrogé sur la question, le juriste-consultant El Amath Thiam, président de l’association Justice sans frontière, estime que tout dépendra de la décision du juge. « Si le juge décide que Adji Sarr est concernée par un dossier, pour audition en tant que témoin ou en tant que suspecte, il peut la convoquer ou lancer un mandat d’arrêt. Mais le mandat d’arrêt international ne peut être émis que si une personne est en fuite pour se soustraire à l’action de la justice », explique-t-il dans un entretien accordé à L’Observateur ce jeudi 3 avril.

Or, dans le cas de Adji Sarr, cette condition ne semble pas remplie. En quittant le Sénégal peu avant la présidentielle du 24 mars 2024, elle n’était sous le coup d’aucune poursuite judiciaire. Son pays de destination reste inconnu, et aucun mandat de recherche ne pèse sur elle.

Le procès qui opposait Adji Sarr à Ousmane Sonko avait abouti à la condamnation de ce dernier pour corruption de la jeunesse. Selon El Amath Thiam, cette affaire reste d’ordre privé et ne relève pas directement de la loi d’amnistie adoptée par l’Assemblée nationale. « L’affaire Adji Sarr/Ousmane Sonko est privée. Elle ne concerne pas l’amnistie », tranche le président de Justice sans frontière.

Ainsi, malgré la pression exercée par certains députés de l’opposition, la convocation de Adji Sarr demeure incertaine et dépendra uniquement de la volonté des autorités judiciaires. En attendant, le débat autour de cette question continue d’alimenter les discussions politiques au Sénégal.

Pape Malick Ndour affecté à l’ANSD : un nouveau tournant dans sa carrière

L’ancien ministre de la Jeunesse, Pape Malick Ndour, a officiellement été affecté à l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) par le président Bassirou Diomaye Faye, selon les informations rapportées par L’AS TV. Cette décision met fin à une période d’incertitude pour l’ex-ministre, qui espérait une réintégration au ministère de l’Économie après le changement de gouvernement.

Après la fin de son mandat ministériel, Pape Malick Ndour avait entamé des démarches pour retrouver son poste au ministère de l’Économie. « J’ai fait toutes les démarches pour reprendre mon poste au ministère de l’Économie. J’attends juste une note de service qui atteste de ma présence. J’ai montré ma disponibilité et attends éventuellement ma réintégration », avait-il déclaré récemment.

Malgré son impatience légitime, l’ancien ministre s’était gardé de tout commentaire polémique et avait adopté une posture de retenue face à la situation. Il avait souligné la complexité des procédures administratives et s’était montré compréhensif quant aux délais nécessaires pour sa réaffectation.

L’affectation de Pape Malick Ndour à l’ANSD marque ainsi un tournant dans son parcours au sein de l’administration publique. En rejoignant cette institution clé, chargée de la collecte et de l’analyse des données statistiques du pays, il aura l’opportunité de contribuer à la production d’indicateurs essentiels pour le développement du Sénégal.

Cette décision reflète la volonté des nouvelles autorités de réorganiser les ressources humaines de l’État tout en maintenant l’intégration des anciens responsables dans la fonction publique. Pour Pape Malick Ndour, il s’agit d’un nouveau défi, qui pourrait lui permettre de mettre à profit son expérience au service de la planification et de l’évaluation des politiques publiques.

L’ancien ministre entame donc une nouvelle étape de sa carrière, avec pour mission de participer aux travaux de l’ANSD, un organe stratégique pour le suivi des performances économiques et sociales du pays.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°434 – 03 ET 04/04/2025

🔴 ADOPTION DE LA LOI INTERPRÉTATIVE : C’EST FAIT !
🔴 BOULEVARD GÉNÉRAL DE GAULLE : DIOMAYE FAYE L’INTITULE DÉSORMAIS MAMADOU DIA

🔴 LUTTE SÉNÉGALAISE : LAC DE GUIERS 2 ALERTE SUR LES RESTRICTIONS DANGEREUSES
🔴 REIMS EN FINALE : YEHVANN DIOUF ÉLIMINE CANNES DE CHEIKH NDOYE

Assemblée nationale : l’APR dénonce une loi d’interprétation « scélérate » et annonce un recours

L’adoption de la loi interprétative sur l’amnistie continue de susciter des réactions au sein de la classe politique. Dans une déclaration du Secrétariat Exécutif National, l’Alliance Pour la République (APR) a vigoureusement condamné ce texte, qu’elle qualifie de « reniement » et de « violation du serment du président de la République ».

Selon l’APR, la majorité parlementaire, dominée par Pastef, aurait trahi ses engagements en votant cette loi, alors que le parti présidentiel avait promis d’abroger la loi d’amnistie. Le communiqué dénonce une initiative qui viserait à « absoudre les commanditaires et auteurs de délits et de crimes » tout en « indexant les Forces de Défense et de Sécurité » (FDS), accusées d’avoir empêché l’instauration du « projet insurrectionnel » du Pastef.

L’APR reproche au Premier ministre Ousmane Sonko de vouloir instrumentaliser les institutions pour satisfaire une logique de « vengeance et de règlement de comptes ». Pour le parti de l’ex-président Macky Sall, cette loi « dangereuse » rouvre les blessures des crises passées et remet en cause l’égalité entre les citoyens.

Dans sa déclaration, l’APR affirme son soutien indéfectible aux FDS, estimant que ces dernières ont joué un rôle essentiel dans la protection du pays contre une tentative de déstabilisation menée par le Pastef. Le parti appelle les Sénégalais à se « dresser en bouclier » autour des forces de l’ordre, afin de les protéger contre toute tentative de représailles politiques.

« Nulle tentative de faire payer à nos policiers, gendarmes, militaires et magistrats leur engagement qui a permis de vaincre l’insurrection, ne doit prospérer », insiste le communiqué.

L’APR ne compte pas en rester là. Selon le communiqué, les députés du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal vont saisir le Conseil Constitutionnel pour contester la validité de cette loi. Ils estiment que le texte est « partial, sélectif et contraire au principe d’égalité des citoyens devant la loi ».

Lenteurs judiciaires : Ousmane Diagne défend l’indépendance des magistrats

Face aux critiques sur la lenteur du traitement de certains dossiers judiciaires, le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, a pris la parole ce mercredi devant l’Assemblée nationale. Répondant aux préoccupations des députés, il a défendu le travail des magistrats et insisté sur le respect des procédures pour garantir une justice équitable.

Interpellé par plusieurs députés sur les délais de traitement des affaires en cours, notamment celles liées aux crimes politiques et aux détournements de fonds publics, Ousmane Diagne a réfuté toute idée d’une justice complaisante ou influencée par des intérêts politiques.

« La justice ne se précipite pas si nous voulons tirer tout au clair. L’objectif doit être de garantir une justice crédible et impartiale », a déclaré le garde des Sceaux. Il a souligné que toute précipitation pourrait compromettre l’équité des jugements et engendrer des erreurs judiciaires.

Le ministre a également rappelé que plusieurs réformes ont été engagées pour renforcer l’efficacité du système judiciaire. Parmi celles-ci, la mise en place du Pool Financier Judiciaire (PFJ), chargé de traiter les affaires économiques et financières, ainsi que l’installation de la Haute Cour de justice en décembre dernier.

« Ces nouvelles structures permettront d’accélérer le traitement des dossiers complexes tout en respectant scrupuleusement les règles de droit », a-t-il expliqué.

Ousmane Diagne a insisté sur l’indépendance de la magistrature, affirmant qu’aucune pression ne sera exercée sur les juges pour accélérer ou ralentir certaines affaires.

« Qu’on ne compte pas sur moi pour influencer les magistrats. La justice doit suivre son cours, sans interférence politique », a-t-il martelé.

Le ministre a également salué le travail des magistrats, les qualifiant de « garants du respect de la loi » et rappelant que leur mission est de traiter chaque dossier avec rigueur et objectivité.

Si les explications du ministre ont rassuré une partie des députés, d’autres restent sceptiques. Certains élus de l’opposition estiment que la justice demeure sélective et que certaines affaires traînent volontairement en longueur.

« Nous constatons que certains dossiers avancent plus vite que d’autres. Il y a une instrumentalisation de la justice », a dénoncé un député de l’opposition.

Adoption de la loi interprétative : « une véritable honte », selon Thierno Bocoum

La récente adoption de la loi interprétative de l’amnistie continue de faire des vagues dans la sphère politique sénégalaise. Parmi les premières voix à s’élever contre cette décision figure celle de Thierno Bocoum, président du mouvement AGIR et ancien député. Dans une déclaration au vitriol, il a qualifié cette loi de « véritable honte » pour le pays, dénonçant ce qu’il considère comme une instrumentalisation politique du droit.

Pour Thierno Bocoum, la loi interprétative n’est rien d’autre qu’une tentative de manipulation du cadre juridique par le gouvernement. Selon lui, au lieu de laisser la justice jouer son rôle, le pouvoir exécutif cherche à s’ériger en juge suprême, imposant sa propre lecture des textes législatifs pour servir des intérêts partisans.

« Le gouvernement s’est auto-proclamé juge, cherchant à prédire et définir l’interprétation de la loi. C’est une tentative de tromperie qui discrédite notre système judiciaire. »

L’ancien député considère cette démarche comme une atteinte à l’indépendance de la justice, une façon pour l’exécutif d’orienter et de contrôler l’application des lois selon sa convenance.

Dans sa critique acerbe, Thierno Bocoum met en garde contre un dangereux précédent, où les autorités actuelles façonnent la loi à leur avantage, se plaçant ainsi au-dessus des règles républicaines.

« Ce que nous voyons ici, c’est un détournement de pouvoir. Ceux qui sont au sommet de l’État s’exonèrent de leurs propres responsabilités en légalisant des forfaits. »

Il insiste sur un point fondamental : aucun crime ni délit ne doit échapper à la justice, indépendamment de l’identité politique des responsables. L’égalité devant la loi est un principe essentiel d’un État démocratique et ne saurait être bafoué par des manœuvres législatives opportunistes.

Dans son communiqué, Thierno Bocoum fustige également une habitude qu’il juge dangereuse du gouvernement : celle de modifier les lois pour s’absoudre de toute responsabilité.

« Nous assistons à une auto-amendement permanent du pouvoir, où ceux qui détiennent l’autorité se placent constamment au-dessus des règles, se comportant comme des justiciers et non comme des garants de la loi. »

Selon lui, cette attitude témoigne d’un déficit de compétence, d’une ignorance des principes républicains, et d’un manque criant de rigueur dans la gestion de l’État de droit.

Enfin, Thierno Bocoum alerte sur le risque d’une dérive autoritaire, où le gouvernement en place modifie les lois à sa convenance pour se protéger et protéger ses partisans. Cette dynamique, selon lui, éloigne progressivement le Sénégal des principes démocratiques fondamentaux et affaiblit la confiance des citoyens dans leurs institutions.

« À ce rythme, notre pays risque de sombrer dans un système où la justice et l’éthique ne comptent plus, où ceux qui dirigent façonnent la loi selon leurs intérêts du moment. »

Face à cette situation, il appelle les Sénégalais à la vigilance et au refus de toute instrumentalisation des lois au profit d’une élite politique. Pour lui, seule une mobilisation citoyenne forte pourra garantir une justice véritablement indépendante et impartiale.

Loin d’apaiser les tensions, l’adoption de la loi interprétative semble avoir renforcé la fracture politique entre le pouvoir et l’opposition. Avec cette sortie virulente de Thierno Bocoum, le débat sur l’équilibre des institutions et le respect de l’État de droit est plus que jamais relancé.

Cheikh Thioro Mbacké sur les cas de torture : « Dans cette salle, il y a des gens qui ne peuvent plus avoir d’enfants »

Les débats sur la proposition de loi interprétative de l’amnistie ont atteint un niveau de tension extrême, ce mercredi 2 avril 2025, à l’Assemblée nationale. En plein examen du texte présenté par le député Amadou Ba (Pastef/Les Patriotes), le parlementaire Cheikh Thioro Mbacké a pris la parole pour dénoncer avec fermeté les actes de torture subis par des citoyens au cours des événements politiques récents.

Son discours, empreint d’émotion et de gravité, a provoqué une onde de choc dans l’hémicycle, soulignant les séquelles irréparables laissées par les violences de ces dernières années.

Dès le début de son intervention, Cheikh Thioro Mbacké s’est indigné du comportement désinvolte de certains députés surpris à rire au cours des discussions. Dans un ton grave et solennel, il a rappelé le lourd bilan humain des affrontements politiques ayant secoué le pays :

« 83 personnes sont décédées. Dans cette salle, il y a des gens qui ne peuvent plus avoir d’enfants. D’autres, avec tout l’argent du monde, ne retrouveront jamais la santé. Tout cela à cause des tortures. »

Face à la gravité des faits évoqués, une partie de l’hémicycle a réagi avec stupeur, tandis que d’autres députés de l’opposition restaient silencieux.

Poursuivant son intervention, Cheikh Thioro Mbacké a pointé du doigt les dirigeants de l’ancien gouvernement, les accusant d’avoir ordonné ou couvert ces exactions. Il a également mis en cause ceux qui, selon lui, cherchent à minimiser la gravité de ces crimes :

« J’ai entendu des proches de l’ex-gouvernement affirmer que nous ciblons les forces de l’ordre. Donc, ils savent qui a tué nos enfants. Eh bien, c’est le moment de les entendre. »

Ses propos ont immédiatement déclenché une vague d’applaudissements parmi les députés de la majorité, tandis que certains élus de l’opposition baissaient les yeux, visiblement mal à l’aise.

Ce débat intervient dans un contexte particulièrement tendu, où la question de l’impunité et de la justice reste au cœur des préoccupations nationales. La proposition de loi interprétative, introduite par Amadou Ba, vise à clarifier les bénéficiaires de la loi d’amnistie et les crimes concernés.

Alors que la majorité présidentielle insiste sur la nécessité de faire la lumière sur les violences passées, l’opposition et une partie de la société civile dénoncent une tentative de manipulation politique, visant à protéger des militants de Pastef tout en excluant d’autres responsables de poursuites judiciaires.

« Nous allons voter cette loi pour que les coupables soient traduits en justice dès demain », a insisté Cheikh Thioro Mbacké.

Ses paroles ont renforcé la détermination des députés favorables au texte, tandis que l’opposition continue de dénoncer une loi injuste et orientée.

L’intervention de Cheikh Thioro Mbacké illustre à quel point la question des violences passées divise profondément le pays. Entre les appels à la justice et les accusations de manipulation politique, le chemin vers une réconciliation nationale semble encore long et semé d’embûches.

Communique du conseil des ministres du Mercredi 02 Avril 2025 .

Le Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE a présidé, ce mercredi 02 avril 2025, la réunion hebdomadaire du Conseil des Ministres, au Palais de la République.

A l’entame de sa communication, le Chef de l’Etat a adressé ses chaleureuses félicitations et présenté ses meilleurs vœux à la Oummah islamique, à l’occasion de la célébration de l’Aïd El Fitr (Korité) marquant la fin du mois béni du Ramadan. En ce moment particulier, il a prié avec l’ensemble de la Nation pour un Sénégal de paix, de stabilité, de prospérité, dans la justice et la solidarité. Il a félicité le Gouvernement et les services de l’Etat pour les diligences réalisées en vue d’une maitrise des approvisionnements et des prix sur l’étendue du territoire national.
           Le mardi 02 avril 2024, le Président de la République prêtait serment devant la Nation marquant ainsi son entrée en fonction. En ce mercredi 02 avril 2025, jour anniversaire de son accession à la magistrature suprême, il a adressé ses félicitations au Premier Ministre Monsieur
Ousmane SONKO et à l’ensemble du Gouvernement pour le travail exceptionnel de rectification et de redressement accompli, sans répit, durant cette année charnière. Dans la dynamique de transformation systémique engagée, il a exhorté le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, à faire prendre toutes les mesures requises afin d’accélérer, dans chaque ministère, la mise en œuvre des projets, programmes et réformes en privilégiant le dialogue social conformément aux principes directeurs et objectifs de la Vision pour un Sénégal souverain, juste et prospère.
          Le Chef de l’Etat attache du prix au respect de ses engagements politiques pris devant la Nation. A cet égard, il a réitéré ses directives relatives à l’amélioration soutenue des conditions de vie des populations, particulièrement en milieu rural, en favorisant l’accès aux services sociaux de base (eau, électricité) et la couverture sanitaire universelle tout en assurant une lutte efficace contre la cherté de la vie à travers une régulation optimale des marchés des biens et services.  Dans cet esprit, il a salué les énormes efforts consentis par le Gouvernement qui ont abouti à la baisse, qui entre en vigueur le 04 avril 2025, du prix du kilogramme du riz passant de 450 fcfa à 350 fcfa soit une baisse de 100 fcfa. Il a demandé au Premier Ministre d’accélérer avec le Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage et le Secrétaire d’Etat aux Coopératives et à l’Encadrement paysan, le déploiement de la Stratégie nationale de Souveraineté alimentaire par une préparation optimale de la prochaine campagne de production agricole 2025 et la finalisation de la révision de la loi agrosylvopastorale.           Au demeurant, il est impératif de développer tous les mécanismes de consolidation de l’Economie sociale et solidaire, ainsi que des coopératives communautaires lancées et d’intensifier l’implantation effective des Pôles territoires.
           Par ailleurs, le Président de la République a demandé au Premier Ministre et aux Ministres de l’Education nationale, de la Formation professionnelle et technique et de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation de prendre toutes les mesures nécessaires pour le bon déroulement des enseignements, examens et concours programmés sur l’étendue du territoire national.
           En perspective de la fête du travail, le 1er mai 2025, le Chef de l’Etat a exhorté le Gouvernement et les partenaires sociaux à finaliser le nouveau pacte de stabilité sociale, indispensable pour asseoir, dans les meilleures conditions, l’attractivité du Sénégal, le développement du secteur privé, la relance de l’économie nationale et le déploiement des stratégies et politiques innovantes de promotion de l’emploi. Il a informé le Conseil, qu’il présidera, au cours de ce mois d’avril, l’ouverture de la 4ème Conférence sociale consacrée à la thématique de l’employabilité et de l’emploi des jeunes.
           Le Président de la République a indiqué que dans cette nouvelle phase cruciale de la gouvernance du pays qui s’annonce, l’assainissement exemplaire des finances publiques reste vital. Il en est de même de la restructuration des systèmes de financement de notre économie dans leur globalité et leur diversité. Dès lors, il a demandé au Premier Ministre d’intensifier avec le Ministre des Finances et du Budget et le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, les réformes économiques, budgétaires, financières et administratives impératives pour restaurer et améliorer la crédibilité durable de notre système économique et financier. Dans cet élan de rénovation et de rupture, il a demandé au Gouvernement de préparer au mieux l’agenda législatif, ainsi que le prochain débat d’orientation budgétaire avec une nouvelle stratégie endogène de pilotage des finances publiques. Sur ce même chapitre, il a rappelé au Gouvernement, l’impératif de bâtir, dans le consensus et la confiance des acteurs, un nouveau modèle de gouvernance de notre système économique et financier, de refonder nos administrations et de réformer le secteur public sur la base d’une culture systématique de résultat, afin de matérialiser, dans l’efficacité et l’exemplarité, l’ambition collective d’un Sénégal souverain, juste et prospère.
           Le Sénégal va célébrer, le 04 avril 2025, le 65ème anniversaire de son indépendance qui sera présidé par le Chef de l’Etat, à la Place de la Nation, à Dakar. Cette cérémonie sera ponctuée par une prise d’armes, suivie d’un défilé, en grand format, civil et militaire. La fête nationale est un évènement majeur du calendrier républicain qui magnifie le rôle et la place de l’Armée et de la jeunesse dans la construction et le développement du pays. Le Président de la République a rendu un vibrant hommage à nos anciens combattants, à nos Forces de Défense et de Sécurité qui veillent en permanence à la protection du territoire national, assurent la sécurisation des personnes et des biens et contribuent au rayonnement international du Sénégal.
           Cette année, la fête de l’Indépendance sera marquée d’une pierre blanche par la décision du Chef de l’Etat de donner le nom du Président Mamadou Dia à un axe emblématique de la capitale : le Boulevard Général De Gaulle. Pour rappel, cette artère, anciennement appelée Allées Coursins, a servi de cadre au 2ème défilé du 4 avril (1962) par décision de Mamadou Dia alors Président du Conseil. Mamadou Dia fût surtout avec Modibo Keita le cosignataire des accords de Transferts de compétences du 4 avril 1960 qui ont consacré l’indépendance de la Fédération du Mali (Sénégal et Soudan) avec le Général Charles De Gaulle, Président de la République française et Président de la Communauté française.
           Evoquant la problématique de la préservation de l’attractivité du secteur touristique national, le Chef de l’Etat a rappelé au Gouvernement l’impératif de prendre toutes les dispositions et mesures requises pour assurer la sécurisation des personnes et des biens dans les sites, zones et établissements touristiques sur l’étendue du territoire national. Au demeurant, il apparait urgent, suite à la réunion conjointe entre le Ministère de l’Intérieur et de la sécurité publique et le Ministère du Tourisme et de l’Artisanat, de procéder à la création du Commissariat spécial chargé du Tourisme et de renforcer en ressources humaines et en équipements adéquats la nouvelle structure. Les Ministres en charge de l’Intérieur, des Forces armées et du Tourisme veilleront à la mise en œuvre pragmatique d’une nouvelle politique de sécurisation des sites touristiques. La tenue d’un Conseil interministériel sur la relance et le développement du secteur touristique, permettra d’assurer la prise en charge globale de la problématique.
        Dans sa communication, le Premier Ministre a, tout d’abord, au nom du Gouvernement, formulé des prières à l’endroit du Président de la République à l’occasion de l’An 1 de sa prestation de serment, coïncidant exactement à ce 2 avril. Il a exprimé ses félicitations et celles du Gouvernement au chef de l’Etat pour son leadership, sa clairvoyance et sa détermination dans la conduite de sa noble mission. Il lui a renouvelé l’engagement et la loyauté de l’ensemble du gouvernement pour la réalisation de sa vision d’un Sénégal, souverain, juste et prospère.
           Le Premier Ministre a ensuite rendu hommage, au Professeur Fatou Samba NDIAYE,
Cheffe du Service d’Hématologie clinique au Centre hospitalier national Dalal Jamm, et à ses équipes, qui viennent de réussir la première opération de moelle osseuse réalisée au Sénégal. Il s’est félicité de cette performance qui s’inscrit pleinement dans la dynamique de souveraineté nationale prônée par la Vision Sénégal 2050.
          Abordant le premier point de sa communication, le Premier Ministre est revenu sur la problématique lancinante de la régulation des loyers des locaux à usage d’habitation qui demeure sans effet notamment dans la zone urbaine de Dakar en dépit de la réglementation en vigueur depuis 2014. Au regard des tensions persistantes sur le loyer, principal poste de dépenses des ménages dans plusieurs agglomérations du pays, le Premier Ministre a souligné la nécessité de procéder à une analyse approfondie des facteurs qui continuent à entretenir ces tensions. Outre la revue des mécanismes de régulation, la réflexion devra être axée sur la disponibilité de données crédibles sur l’offre et la demande de logements ainsi que sur des instruments alternatifs à explorer pour inciter les propriétaires à fixer des loyers compatibles avec la méthodologie de la surface corrigée. Le Premier Ministre a également relevé les facteurs structurels à prendre en compte, tels que les manquements en termes de politique d’urbanisation et de pôles urbains ainsi que les très faibles réalisations des programmes d’accès aux logements sociaux. 
          Sur la base de ces constats, le Premier Ministre a demandé au Ministre chargé du Commerce, en relation avec le Secrétaire d’Etat à l’Urbanisme et au Logement, le Ministre des Finances et du Budget et le Secrétariat général du Gouvernement, de procéder à l’évaluation approfondie de ce dossier et de proposer, avant la fin du mois de juin 2025, à l’issue d’un processus inclusif avec toutes les parties prenantes, des actions réalistes et efficaces de modification des dispositions réglementaires relatives à la régulation des loyers des locaux à usage d’habitation. 
        Abordant le second point de sa communication, le Premier Ministre a souligné l’urgence attachée au renforcement du dispositif de contrôle interne dans l’administration publique, en vue de prendre en charge les manquements et irrégularités notables et récurrents notés dans la gouvernance du secteur public et parapublic. Il a relevé que cette situation est particulièrement favorisée par les dysfonctionnements dans la mise en œuvre des bonnes pratiques en matière de contrôle interne pour limiter les risques, en général, les risques opérationnels en particulier. 
         À cet égard, le Premier Ministre a demandé au Ministre, Secrétaire général du Gouvernement de mettre en place, autour du Bureau de Suivi et de Coordination de l’Inspection générale d’Etat à la Primature, un groupe de travail chargé de faire l’état des lieux et de proposer un plan d’action visant à améliorer le fonctionnement et l’efficacité des inspections internes des ministères au plus tard fin juin 2025. Dans cette attente, il a demandé aux Ministres de lui transmettre le point du niveau d’exécution du programme de contrôle interne de l’année 2025 au cours du premier trimestre et de la tenue régulière des réunions de coordination des départements ministériels consacrées aux rapports périodiques de contrôle interne.

AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES :
•       Le Ministre de l’Industrie et du Commerce a fait le point sur les travaux du Conseil national de la Consommation ; 
 
•       Le Ministre de l’Education nationale a fait une communication sur les infrastructures scolaires ;
 
•       Le Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage a fait une communication sur la situation de la campagne de commercialisation de l’arachide.

Loi interprétative : Ayib Daffé fustige l’opposition et la société civile lors d’un débat houleux à l’Assemblée

L’Assemblée nationale a été le théâtre de vifs échanges ce mercredi 2 avril 2025, lors de l’examen de la proposition de loi interprétative de l’amnistie. Ayib Daffé, président du groupe parlementaire Pastef-Les Patriotes, n’a pas mâché ses mots en s’attaquant à l’opposition et à la société civile, qu’il accuse de vouloir brouiller le débat de fond.

Prenant la parole dans un hémicycle électrique, le député de la majorité a fustigé le manque d’arguments solides avancés par les contestataires de la loi :

« Ils n’ont apporté aucun argument juridique, ni cité aucun article démontrant en quoi cette loi interprétative violerait le droit existant. Ce ne sont que de pures envolées lyriques », a-t-il déclaré.

Selon lui, les opposants tentent d’esquiver le vrai débat autour de la loi d’amnistie. Il a ainsi interpellé les députés de l’opposition sur leur position concernant les violences politiques des dernières années :

« Tout ce tapage vise à éviter la question essentielle : êtes-vous pour ou contre l’impunité des crimes de sang ? »

Outre les députés opposés au texte, Ayib Daffé a également pris pour cible la société civile, dont certains acteurs ont dénoncé une loi taillée sur mesure. Selon lui, ces organisations disposeraient d’un agenda caché et chercheraient à orienter le débat dans un sens politique plutôt que juridique.

Il a également remis en cause l’assiduité des parlementaires opposés au texte, affirmant que certains n’étaient même pas présents aux travaux en commission. Il a qualifié cette attitude de « laxisme » et d’ »absentéisme », estimant que cela affaiblissait leurs critiques sur le contenu du projet de loi.

L’examen de la loi interprétative a suscité des tensions importantes entre les députés de la majorité et ceux de l’opposition, rendant le débat particulièrement animé et passionné. Le vote final, qui a eu lieu après plusieurs heures de discussions, a vu une large adoption du texte, malgré les protestations des camps opposés.

Assemblée nationale : Le PM Ousmane Sonko face aux députés ce jeudi 10 avril

Le Premier ministre Ousmane Sonko sera confronté aux députés lors d’une séance de Questions d’actualité au Gouvernement, ce jeudi 10 avril 2025 à 10 heures. Cette rencontre, qui se déroulera à l’Assemblée nationale, est un rendez-vous politique majeur qui permettra aux élus de l’interpeller sur les grandes préoccupations nationales.

Selon un communiqué de la cellule de communication de l’Assemblée nationale, cette séance plénière vise à offrir aux parlementaires l’opportunité de questionner le chef du gouvernement et son équipe sur des dossiers sensibles, notamment ceux liés à l’économie, la justice, l’emploi, la sécurité et la gouvernance politique.

Ousmane Sonko, qui occupe la Primature depuis près d’un an, sera amené à défendre le bilan du gouvernement et à préciser les perspectives à venir. Cette séance pourrait être marquée par des échanges musclés, notamment avec les députés de l’opposition, qui critiquent certaines décisions de l’Exécutif, comme l’amnistie politique récemment adoptée.

L’Assemblée nationale a également précisé que l’accès à l’enceinte parlementaire sera strictement encadré. Seuls les journalistes, techniciens et photographes disposant de leur carte nationale de presse et de leur carte d’identification nationale seront autorisés à couvrir l’événement. Cette mesure vise à garantir un bon déroulement de la session, tout en régulant l’affluence autour du Parlement.

Avec les récents débats houleux sur la loi d’amnistie et d’autres réformes en cours, cette séance de Questions d’actualité s’annonce déterminante pour la suite du quinquennat. Ousmane Sonko devra faire face aux critiques, aux attentes et aux revendications des députés, dans un contexte politique marqué par une forte polarisation.

« Une loi qui divise la société sénégalaise » : Aïssata Tall Sall s’en prend aux députés de Pastef

L’adoption de la loi interprétative de l’amnistie continue de susciter de vifs débats à l’Assemblée nationale. Lors de la séance plénière du mercredi 2 avril 2025, Me Aïssata Tall Sall, présidente du groupe parlementaire Takku Wallu, a vivement critiqué les députés de Pastef, dénonçant ce qu’elle considère comme une instrumentalisation de l’amnistie à des fins partisanes.

Après plus de dix heures de discussions intenses, la loi interprétative de l’amnistie a été adoptée par 126 voix pour, 20 contre et aucune abstention. Ce texte, proposé par le député Amadou Ba (Pastef), vise à préciser les contours de l’application de la loi d’amnistie n°2024-09 du 13 mars 2024. Il stipule que tous les faits à motivation exclusivement politique, commis entre le 1er février 2021 et le 25 février 2024, sont amnistiés, y compris ceux ayant été perpétrés via tout support de communication ou lors de manifestations publiques.

Si les partisans de la loi y voient un acte de justice pour des militants persécutés sous le régime précédent, l’opposition, notamment Takku Wallu, estime qu’il s’agit d’un texte orienté visant à garantir une impunité sélective à certains acteurs politiques tout en ignorant d’autres victimes des violences politiques de ces dernières années.

Lors de son intervention, Me Aïssata Tall Sall n’a pas mâché ses mots face aux députés de Pastef. Selon elle, cette loi ne fait que creuser davantage les divisions et ternit l’image de la justice sénégalaise en privilégiant un camp au détriment d’un autre.

« C’est une loi qui divise la société sénégalaise, car elle a simplement été introduite pour des règlements de comptes », a-t-elle martelé, soulignant que cette réforme n’a pas pour objectif une réconciliation nationale sincère, mais plutôt une victoire politique d’un camp sur un autre.

Elle a poursuivi en critiquant l’attitude de certains députés de la majorité, leur reprochant de vouloir se positionner en donneurs de leçons en matière de courage politique et de patriotisme :

« Vous n’êtes pas plus courageux ni plus patriotes que nous. Celui qui a peur de la prison, c’est celui qui a fui alors qu’il devait répondre devant la justice. »

Une déclaration perçue comme une attaque directe contre certains exilés politiques qui bénéficieraient de cette loi.

Le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, et celui du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les Institutions, Abass Fall, ont défendu la loi en affirmant qu’elle permettrait de tourner définitivement la page des violences politiques et de pacifier le climat social.

Mais pour l’opposition, ce texte est une manœuvre politicienne qui ne répond pas aux exigences d’une véritable justice équitable.

« Cette loi ne fait que renforcer l’impunité et la frustration d’une partie du peuple sénégalais. On ne peut pas parler de réconciliation si on choisit qui mérite d’être amnistié et qui ne l’est pas », a déclaré un député de Takku Wallu.

Malgré ces contestations, le vote a entériné l’adoption du texte, mais sans dissiper les tensions politiques et sociales.

Avec cette loi, le régime de Bassirou Diomaye Faye et son parti Pastef marquent un tournant dans leur gestion des affaires politiques. Toutefois, la fronde de l’opposition, menée par Takku Wallu et Me Aïssata Tall Sall, laisse présager de nouvelles batailles politiques à venir.

Dans son discours de clôture, la présidente du groupe Takku Wallu a adressé un message clair aux députés de la majorité :

« Demain, la vérité triomphera. »

Une phrase qui résonne comme une mise en garde contre les conséquences politiques et judiciaires que cette loi pourrait entraîner à l’avenir.

Assemblée nationale : la loi interprétative de l’amnistie adoptée avec 126 voix pour

Après un débat marathon de plus de dix heures, l’Assemblée nationale a adopté ce mercredi 2 avril 2025 la proposition de loi n°05/2025, portant interprétation de la loi d’amnistie n°2024-09 du 13 mars 2024. Le texte a été validé par 126 voix pour, 20 contre et aucune abstention.

Cette adoption marque une étape clé dans le processus législatif engagé par le député Amadou Ba (Pastef), auteur du projet. Soutenue par la majorité parlementaire, la loi vise à préciser le champ d’application de l’amnistie pour les faits à caractère politique survenus entre le 1er février 2021 et le 25 février 2024.

Face aux députés, le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, et son collègue du Travail et des Relations avec les Institutions, Abass Fall, ont défendu le texte avec vigueur. « Cette loi clarifie et renforce la portée de l’amnistie, tout en respectant l’esprit de réconciliation nationale », a déclaré le garde des Sceaux.

Mais l’opposition n’a pas manqué d’exprimer son inquiétude. Plusieurs parlementaires ont dénoncé une interprétation biaisée, qui pourrait favoriser certains acteurs politiques au détriment d’autres. « Cette loi risque d’ouvrir la voie à une justice sélective », a martelé un député de la coalition Wallu Sénégal.

Cependant, la majorité parlementaire a balayé ces critiques, estimant qu’aucun argument solide n’a été avancé pour remettre en cause l’adoption du texte.

Malgré son adoption, la loi interprétative de l’amnistie continue de diviser. Des voix s’élèvent déjà dans la société civile et chez certains juristes pour dénoncer une lecture partiale de la loi initiale. L’ancien magistrat Ibrahima Hamidou Deme a, par exemple, dénoncé une politique des deux poids, deux mesures qui profiterait principalement aux proches du parti Pastef.

Avec ce vote, le gouvernement espère refermer un chapitre judiciaire et politique sensible. Mais au vu des contestations persistantes, l’application de cette loi pourrait bien raviver les tensions entre les différents camps politiques.

Loi interprétative de l’amnistie : le juge Deme dénonce une « politique des deux poids, deux mesures »

À quelques heures du débat à l’Assemblée nationale sur la proposition de loi interprétative de l’amnistie, l’ancien magistrat et homme politique Ibrahima Hamidou Deme a pris la parole pour exprimer son inquiétude. Dans une publication sur Facebook, il critique vivement le texte proposé par le député Amadou Ba (Pastef), qu’il perçoit comme une tentative d’accorder une impunité sélective à certains acteurs politiques.

Dans son message, le juge Deme met en doute la sincérité des députés et leur engagement en faveur d’une justice équitable. « Quel député de bonne foi pourra nier demain, lors de l’examen de la loi Amadou Ba par l’Assemblée nationale, que l’on n’est pas sorti du cercle vicieux de la politique des deux poids, deux mesures ? », écrit-il.

L’ancien magistrat estime que cette loi favoriserait uniquement les partisans de Pastef, en leur évitant d’éventuelles poursuites judiciaires. Il y voit un prolongement des pratiques qu’il dénonçait sous l’ancien régime, où les décisions de justice étaient souvent perçues comme orientées par des considérations politiques.

Ibrahima Hamidou Deme va plus loin en soulignant une coïncidence troublante entre l’examen de cette loi et la date anniversaire de l’investiture du président Bassirou Diomaye Faye. Il y voit un décalage entre les promesses de rupture faites par le nouveau pouvoir et les réalités politiques actuelles.

Cette prise de position illustre la polarisation du débat autour de cette loi d’amnistie interprétative. D’un côté, ses promoteurs assurent qu’elle vise à clarifier l’application de l’amnistie et à tourner la page des violences politiques. De l’autre, des voix comme celle du juge Deme dénoncent une instrumentalisation de la justice à des fins partisanes.

Le débat à l’Assemblée nationale, prévu pour ce mercredi 2 avril 2025, s’annonce particulièrement tendu, avec des enjeux politiques et judiciaires majeurs en perspective.

Loi d’amnistie : Ayib Daffé répond à la société civile et confirme le débat en séance plénière

Le débat autour de la loi portant interprétation de la loi d’amnistie n°2024-09 continue d’agiter la scène politique sénégalaise. À la veille de l’examen du texte à l’Assemblée nationale, des organisations de la société civile ont appelé les autorités à suspendre son adoption. Thiat, membre du mouvement Y’en a marre, a notamment exhorté les députés à rejeter ce texte, estimant qu’il pourrait entraver la justice et le devoir de mémoire concernant les violences politiques survenues entre 2021 et 2024.

Face à cette levée de boucliers, Ayib Daffé, président du Groupe parlementaire Pastef, a tenu à répondre aux critiques. Dans une publication sur Facebook, le député du parti au pouvoir a affirmé que la loi suivrait son cours démocratique normal et serait débattue en séance plénière.

“Après un mois de discussions et d’examen démocratique en bureau, en conférence des présidents et en commission des lois, la loi d’interprétation de la loi d’amnistie – déposée par Amadou Ba n°2 – sera débattue en séance plénière ce mercredi 2 avril 2025 par l’Assemblée nationale souveraine du peuple sénégalais”, a-t-il écrit.

Il a également assuré que le Parlement jouerait pleinement son rôle dans la quête de vérité sur les violences des années précédentes :

“Nous remplirons notre mandat en exigeant que la lumière soit faite sur les crimes de sang commis entre 2021 et 2024 sous le régime de Macky Sall, par les meurtriers, assassins, tortionnaires et leurs complices.”

Cette déclaration marque une prise de position ferme de la majorité parlementaire, qui semble déterminée à aller jusqu’au bout du processus législatif, malgré les protestations de la société civile et de certains acteurs politiques.

La séance de ce mercredi 2 avril s’annonce donc déterminante pour l’avenir de cette loi et de son application. Les débats risquent d’être vifs à l’hémicycle, entre partisans de l’amnistie et défenseurs d’un impératif de justice pour les victimes des violences politiques.

Débat sur l’interprétation de la loi d’amnistie : L’Assemblée nationale en session cruciale

L’Assemblée nationale du Sénégal se réunit ce mercredi 2 avril 2025 pour examiner la proposition de loi n°05/2025, portant interprétation de la loi d’amnistie n°2024-09 du 13 mars 2024. Cette session plénière, convoquée par le président de l’Assemblée, El Malick Ndiaye, pourrait avoir un impact significatif sur l’application de la loi d’amnistie et les poursuites judiciaires liées aux événements politiques récents.

Le texte soumis au débat a été initié par le député Amadou Bâ (Pastef/Les Patriotes), qui souhaite préciser la portée de la loi adoptée en mars 2024. Il affirme que son initiative vise à amnistier de plein droit tous les faits susceptibles d’être qualifiés d’infractions criminelles ou correctionnelles, à condition qu’ils soient exclusivement motivés par des considérations politiques.

Cette proposition couvre notamment les actes commis entre le 1ᵉʳ février 2021 et le 25 février 2024, qu’ils aient été perpétrés au Sénégal ou à l’étranger. L’un des points sensibles du texte concerne les manifestations publiques. Elles ne seraient couvertes par l’amnistie que si elles sont explicitement reconnues comme ayant une motivation politique. Cette disposition pourrait relancer les débats sur les événements qui ont secoué le pays ces dernières années et sur le sort des détenus politiques.

Le député Amadou Bâ a procédé à d’importantes modifications de son texte initial. À l’origine, il présentait simplement une nouvelle « loi d’amnistie ». Mais dans sa version amendée, il précise qu’il s’agit désormais d’une proposition de loi portant interprétation de la loi n°2024-09. Cette distinction est essentielle, car elle limite le champ d’application du nouveau texte à l’interprétation des articles 1 et 3 de la loi initiale.

Cet amendement vise à lever toute ambiguïté juridique qui pourrait exister sur l’application de la loi d’amnistie de mars 2024, notamment en ce qui concerne la nature des actes couverts et les personnes éligibles à cette mesure.

Cette séance plénière se tient dans un climat politique chargé, où l’interprétation de la loi d’amnistie pourrait avoir des conséquences majeures sur plusieurs dossiers judiciaires en cours. Certains analystes estiment que la clarification apportée par cette proposition de loi pourrait permettre la libération de plusieurs détenus politiques, tandis que d’autres craignent qu’elle ne crée un précédent en matière de justice et d’immunité pour les acteurs politiques.

Les débats s’annoncent houleux à l’Assemblée nationale, tant les enjeux sont cruciaux pour l’avenir politique et judiciaire du Sénégal. L’opposition, la majorité et la société civile suivront de près l’issue de cette session, qui pourrait redessiner le paysage juridique des affaires politiques de ces dernières années.

Sénégal : Le président Bassirou Diomaye Faye accorde sa grâce à 1 121 détenus

À l’occasion de la fête de l’Indépendance et de la Korité, le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a accordé sa grâce à 1 121 détenus à travers le pays. L’annonce a été faite par le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Ousmane Diagne, dans un communiqué daté du 28 mars 2025.

Selon le document officiel, les bénéficiaires de cette mesure de clémence sont des condamnés pour diverses infractions, détenus dans plusieurs établissements pénitentiaires du pays. Parmi eux figurent des délinquants primaires, des détenus âgés ou gravement malades, ainsi que des mineurs et des personnes présentant des gages de resocialisation.

Cette grâce présidentielle s’inscrit dans le cadre du respect des traditions républicaines et des valeurs de justice et de réinsertion sociale. Chaque année, à l’occasion de grandes fêtes religieuses et nationales, le chef de l’État accorde ainsi une remise de peine à certains détenus, favorisant leur réintégration dans la société.

La mesure prise par Bassirou Diomaye Faye s’inscrit dans la continuité des pratiques observées sous les précédents régimes. Sous Macky Sall, des milliers de détenus avaient également bénéficié de grâces similaires lors des fêtes religieuses et de l’indépendance nationale.

Cette décision s’inscrit aussi dans un contexte où les conditions de détention dans les prisons sénégalaises sont souvent critiquées, notamment en raison de la surpopulation carcérale et des conditions précaires de certains établissements pénitentiaires. En permettant à plus de 1 000 détenus de retrouver la liberté, le chef de l’État apporte une réponse, certes partielle, aux défis du système carcéral sénégalais.

Pour les bénéficiaires et leurs familles, cette annonce est une source d’espoir et de soulagement, en ce mois béni de Ramadan et à la veille des célébrations de l’indépendance du pays.

Tabax Sénégal : Une nouvelle plateforme pour booster l’emploi et l’entrepreneuriat

Face à un taux de chômage de 20,3 % au troisième trimestre de 2024, selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), le gouvernement sénégalais multiplie les initiatives pour relancer le marché du travail et encourager l’entrepreneuriat. Ce mardi 1ᵉʳ avril 2025, l’État a officiellement lancé Tabax Sénégal, une plateforme numérique qui ambitionne de faciliter l’insertion professionnelle et d’encourager l’investissement dans des projets à fort potentiel de croissance.

Annoncé par le président Bassirou Diomaye Faye, Tabax Sénégal est conçu comme un levier stratégique pour répondre aux défis du chômage et stimuler la croissance économique. Cette plateforme numérique vise à faciliter l’accès à l’emploi en mettant en relation les chercheurs d’emploi avec des opportunités adaptées à leurs qualifications et expériences. Elle accompagne aussi les porteurs de projets et les entrepreneurs en leur offrant des opportunités de financement, de mentorat et de mise en réseau. Enfin, elle cherche à attirer les investisseurs nationaux et étrangers en mettant en avant des projets innovants à fort impact économique et social.

Selon le communiqué officiel, Tabax Sénégal se veut un carrefour dynamique entre employeurs, jeunes diplômés, entrepreneurs et investisseurs, créant ainsi une synergie favorable à la croissance et à l’innovation.

Avec un marché du travail marqué par un taux de chômage élevé et une forte précarité de l’emploi, Tabax Sénégal pourrait constituer une réponse efficace aux difficultés rencontrées par les jeunes diplômés et les entrepreneurs. Selon le ministre de l’Emploi, de la Formation professionnelle et de l’Entrepreneuriat, cette plateforme permettra de mieux structurer le processus de recrutement, en garantissant une meilleure adéquation entre l’offre et la demande d’emploi.

Par ailleurs, l’accompagnement des entrepreneurs et des start-ups représente un volet crucial du projet. Grâce à un accès simplifié aux financements et aux opportunités d’investissement, Tabax Sénégal ambitionne de dynamiser le tissu économique et de favoriser l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs sénégalais.

Accessible via un site web et une application mobile, Tabax Sénégal offre plusieurs services personnalisés aux utilisateurs. Les chercheurs d’emploi pourront y créer un profil professionnel détaillé, accéder à des offres d’emploi ciblées et postuler directement en ligne. La plateforme leur permettra également d’entrer en contact avec des recruteurs et des entreprises locales et internationales. Les entrepreneurs et porteurs de projet, quant à eux, auront accès à un espace dédié pour présenter leurs initiatives et rechercher des financements. Ils pourront aussi bénéficier d’un accompagnement sous forme de mentorat, de mise en réseau et de formations spécialisées. Du côté des investisseurs, Tabax Sénégal leur permettra de découvrir des projets innovants et d’accéder à des informations stratégiques sur les opportunités d’investissement.

L’État prévoit également un accompagnement technique et administratif pour aider les entrepreneurs à formaliser leurs activités et bénéficier des dispositifs de soutien à l’entrepreneuriat.

Avec Tabax Sénégal, le gouvernement espère non seulement réduire le chômage, mais aussi stimuler l’innovation, renforcer le secteur privé et attirer des investisseurs internationaux. Le président Bassirou Diomaye Faye a affirmé que cette initiative s’inscrit dans une vision à long terme, visant à faire du Sénégal un pôle économique compétitif en Afrique de l’Ouest.

« Nous voulons créer un environnement favorable à l’emploi et à l’innovation. Tabax Sénégal est un premier pas vers une transformation durable de notre économie », a-t-il déclaré lors du lancement officiel.

Réformes universitaires : Abdourahmane Diouf annonce une rationalisation des bourses et un enseignement hybride

Le monde universitaire sénégalais s’apprête à connaître de profondes réformes. Invité à l’émission Point de Vue sur RTS 1, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Dr Abdourahmane Diouf, a dévoilé une série de mesures destinées à moderniser le système universitaire, rationaliser les dépenses et accélérer l’orientation des nouveaux bacheliers.

Parmi les changements majeurs annoncés, le ministre a mis en avant l’introduction d’un modèle d’enseignement hybride bimodal, combinant cours en présentiel et à distance. « En 2025, l’enseignement ne se limite plus aux amphithéâtres. Il doit s’adapter aux nouvelles réalités technologiques », a-t-il déclaré. Cette approche vise à désengorger les universités publiques, souvent confrontées à un afflux massif d’étudiants et à des infrastructures saturées.

Ce modèle s’inscrit dans une volonté plus large de rationaliser les ressources des établissements universitaires. Actuellement, les universités sénégalaises consacrent une grande partie de leur budget aux dépenses sociales, notamment la restauration et l’hébergement des étudiants. À titre d’exemple, l’État subventionne 30 millions de repas par an pour un coût total de 45 milliards de francs CFA, alors que la contribution des étudiants ne couvre qu’environ 4,5 milliards.

« Il est essentiel de mieux gérer ces dépenses tout en continuant à soutenir les étudiants qui en ont réellement besoin », a affirmé le ministre, soulignant l’importance de réorienter une partie de ces ressources vers la pédagogie, la recherche et l’innovation.

Dr Abdourahmane Diouf a également annoncé une réforme du système de bourses universitaires, un sujet sensible qui concerne une majorité d’étudiants. Actuellement, 70 % des étudiants sénégalais bénéficient d’une allocation d’études, un niveau difficilement soutenable pour l’État.

« Tout le monde ne peut pas bénéficier d’une bourse. Il n’y a aucun pays au monde où tous les étudiants sont boursiers », a-t-il rappelé, insistant sur la nécessité de définir des critères plus stricts pour l’octroi des aides financières.

Les bourses seront désormais attribuées selon trois catégories :

  • Les bourses sociales, destinées aux étudiants issus de familles défavorisées,
  • Les bourses d’excellence, pour récompenser les meilleurs résultats académiques,
  • Les bourses normales, attribuées selon des critères académiques et financiers.

« Nous ne remettons pas en cause le principe des bourses, mais nous devons nous assurer qu’elles vont à ceux qui les méritent réellement, que ce soit sur le plan social ou pédagogique », a insisté le ministre.

L’une des grandes avancées annoncées par le ministre concerne l’orientation des nouveaux bacheliers, un processus qui souffre depuis des années de retards importants. Traditionnellement, les étudiants attendent six mois, voire un an, avant d’être affectés à une université.

Cette année, une première avancée a été réalisée avec une orientation finalisée deux mois seulement après l’obtention du Bac. « C’est une première depuis 10 ans », a souligné Dr Diouf. L’objectif est désormais d’anticiper le processus d’orientation avant même l’examen du Baccalauréat, afin que les affectations soient connues dans les semaines qui suivent les résultats.

La stabilisation du calendrier universitaire représente un autre enjeu majeur. Selon le ministre, les grèves et perturbations qui déstabilisent l’année académique coûtent 40 milliards de francs CFA par an à l’État.

Les réformes annoncées s’inscrivent donc dans une volonté plus large de moderniser l’enseignement supérieur sénégalais, d’en optimiser le financement et d’améliorer les conditions d’apprentissage des étudiants. Reste à voir si ces mesures parviendront à concilier rationalisation budgétaire et accessibilité de l’éducation pour tous.

Recherche et innovation : Le Sénégal veut s’imposer comme un hub technologique en Afrique francophone

Le Sénégal affiche de grandes ambitions en matière d’innovation et de recherche scientifique. Pour la première fois de son histoire, le pays participera sous pavillon officiel au Salon international des inventions et de l’innovation de Genève, le plus prestigieux événement mondial dédié aux avancées technologiques. Cette participation marque un tournant stratégique et témoigne de la volonté du gouvernement de faire du Sénégal un acteur clé dans le domaine de la recherche et de la technologie en Afrique francophone.

Le Sénégal sera le seul pays africain représenté officiellement lors de cette rencontre internationale. Pour sélectionner ses représentants, le gouvernement a lancé un appel à candidatures à l’échelle nationale, ciblant les inventeurs disposant de brevets reconnus par l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI). À l’issue d’un processus rigoureux, douze inventeurs sénégalais ont été retenus pour exposer leurs innovations et se confronter aux meilleurs talents mondiaux.

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Dr Abdourahmane Diouf, salue cette première participation qui, selon lui, envoie « un signal fort » quant à l’engagement du Sénégal à promouvoir l’innovation. « Nous sommes dans un pays où les gens innovent, mais ne sont ni reconnus ni accompagnés. En participant à ce salon, nous montrons que l’État prend ses responsabilités pour valoriser et soutenir ses chercheurs », a-t-il déclaré.

Au-delà de cette vitrine internationale, le ministère a mis en lumière un défi majeur : l’existence d’un grand nombre d’inventeurs sénégalais dont les travaux restent non brevetés, faute de suivi et de soutien administratif. « Nous avons découvert un stock important d’innovateurs qui, en raison d’un manque d’accompagnement, n’ont pas encore obtenu de brevets de l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI) ou de l’OMPI. Nous allons les encadrer et les structurer pour qu’ils intègrent pleinement l’écosystème de l’innovation », a assuré Dr Diouf.

L’ambition du ministère ne se limite pas à une simple participation à des événements internationaux. Dr Abdourahmane Diouf veut positionner le Sénégal, et plus particulièrement les pôles de Dakar et Diamniadio, comme un centre de référence en matière d’innovation pour l’Afrique francophone.

« Nous avons l’ambition de faire du Sénégal, de Dakar, de Diamniadio et des grandes villes environnantes un hub de l’innovation en Afrique francophone. Et nous travaillons activement pour y parvenir », a-t-il affirmé.

Cette vision repose sur un ensemble de réformes et d’initiatives visant à améliorer l’environnement de la recherche scientifique. Le ministre a notamment évoqué la nécessité d’un financement accru pour la recherche, une meilleure structuration des inventeurs locaux et un partenariat renforcé avec le secteur privé et les institutions internationales.

L’innovation ne peut prospérer sans une base solide dans l’enseignement supérieur. Conscient des défis que rencontre l’université sénégalaise, le ministre assure que des solutions ont été identifiées et que des actions concrètes sont en cours. « Nous connaissons les problèmes, nous avons les solutions, et nous mobilisons les financements nécessaires. Si la communauté universitaire nous accompagne, nous irons vers des lendemains meilleurs », a-t-il déclaré.

Interprétation de la loi d’amnistie : La société civile exige des concertations avant le vote

Alors que l’Assemblée nationale s’apprête à examiner une proposition de loi interprétative de la loi d’amnistie, vingt organisations de la société civile sénégalaise montent au créneau pour réclamer des concertations inclusives. Elles estiment que cette loi ne doit pas devenir un instrument de blanchiment juridique au détriment des droits des victimes et de la lutte contre l’impunité.

Adoptée le 13 mars 2024 sous la présidence de Macky Sall, la loi d’amnistie vise à effacer les faits criminels ou correctionnels liés aux événements politiques ayant secoué le Sénégal entre le 1ᵉʳ février 2021 et le 25 février 2024. Aujourd’hui, une proposition de loi déposée par le député Amadou Ba, membre du parti au pouvoir, entend préciser certaines dispositions du texte initial. Cependant, cette initiative suscite de vives inquiétudes chez de nombreuses organisations de défense des droits humains.

Dans un communiqué commun, des structures telles que le COSCE, Y en a marre, AfrikaJom Center, la Ligue Sénégalaise des Droits Humains, l’ONG 3D et la RADDHO dénoncent une démarche précipitée et appellent à une concertation plus large. « L’amnistie ne doit pas être un moyen d’enterrer la vérité et d’absoudre certains responsables sans que justice ne soit rendue aux victimes », préviennent-elles.

Ces organisations soulignent la nécessité de garantir une justice équitable et formulent plusieurs exigences. Elles réclament la recherche de la vérité sur les événements survenus entre 2021 et 2023, la lutte contre l’impunité, l’indemnisation des victimes et l’adoption de réformes structurelles pour prévenir la répétition de telles crises. De plus, elles demandent la suspension de l’examen de la proposition de loi afin de permettre un débat national inclusif sur ses implications.

Les signataires interpellent le gouvernement, les parlementaires et l’ensemble des acteurs politiques pour qu’un dialogue transparent et accessible soit organisé. « Cette loi concerne toute la nation et ne peut être adoptée sans une réelle consultation des citoyens et des parties prenantes », insistent-ils.

À l’approche du vote, la pression monte sur les autorités. Si leurs revendications ne sont pas prises en compte, ces organisations pourraient accentuer leur mobilisation pour éviter ce qu’elles considèrent comme une manipulation législative risquant de compromettre la réconciliation nationale.

La société civile exige des concertations sur la proposition de loi interprétant l’amnistie

Vingt organisations de la société civile sénégalaise ont lancé un appel pressant pour des concertations inclusives avant l’adoption de la proposition de loi portant interprétation de la loi d’amnistie. Ce texte, présenté comme un moyen de lutter contre l’impunité, de garantir l’indemnisation des victimes et de favoriser la réparation des préjudices, suscite de vives inquiétudes quant à son application et ses éventuelles dérives.

Parmi les signataires figurent des mouvements influents tels que Y’en a Marre, AfrikaJom Center et la Ligue sénégalaise des droits humains. Selon eux, « face aux défis persistants liés à l’impunité et aux souffrances des victimes », il est impératif d’organiser un dialogue élargi pour assurer une mise en œuvre juste et équitable de cette amnistie.

Les organisations mettent en garde contre une interprétation biaisée de la loi qui risquerait de conduire à « une justice non équitable ». Elles soulignent la nécessité de respecter six principes fondamentaux pour encadrer ce processus. D’abord, elles insistent sur « la recherche de la vérité » concernant les événements survenus entre 2021 et 2023, période marquée par des tensions sociopolitiques et des affrontements ayant causé des pertes humaines et des violations des droits humains. Ensuite, elles rappellent l’importance de « la lutte contre l’impunité », afin de garantir que les responsables de ces violences soient identifiés et tenus pour responsables.

Un autre point crucial mis en avant est « l’indemnisation des victimes », à travers un mécanisme de compensation adéquat, permettant une reconnaissance et une réparation des préjudices subis. Les organisations appellent également à « l’adoption de réformes structurelles » pour éviter que de telles violences ne se reproduisent à l’avenir. Elles insistent sur « la participation inclusive » des victimes et des acteurs sociaux dans le processus décisionnel et demandent enfin « un sursis à l’examen de la proposition » afin de garantir une réflexion approfondie et une justice impartiale.

« Nous appelons à la création d’un espace où les voix des victimes, des organisations de la société civile et d’autres acteurs sociaux sont écoutées et prises en compte », déclarent-elles dans leur communiqué. Elles exhortent le gouvernement, les parlementaires et l’ensemble des parties prenantes à engager « un dialogue constructif », transparent et accessible, permettant aux citoyens d’exprimer leurs préoccupations et d’apporter leurs contributions.

Les signataires de cet appel, parmi lesquels figurent la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’Homme (RADDHO), l’ONG 3D, LEGS-Africa et le Forum du justiciable, réaffirment leur engagement en faveur d’une justice équitable et d’une réparation intégrale des préjudices subis. Pour eux, toute loi portant sur l’amnistie ne saurait être adoptée sans une large consultation nationale et un véritable débat sur ses implications.

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