Sénégal : Plus de 1500 milliards de francs CFA en or frauduleusement exportés entre 2013 et 2022, selon Me Ngagne Demba Touré

La gestion des ressources minières au Sénégal est à nouveau au cœur des débats après les révélations fracassantes de Me Ngagne Demba Touré, Directeur général de la Société des Mines du Sénégal (SOMISEN). Invité de l’émission Quartier Général sur la Télévision Futur Médias (TFM), il a affirmé que l’équivalent de 2,7 milliards de dollars US, soit environ 1500 milliards de francs CFA, aurait été frauduleusement exporté hors du pays entre 2013 et 2022, sans aucun contrôle de l’État.

Selon Me Ngagne Demba Touré, cette fraude massive résulte d’un manque de suivi rigoureux de l’exploitation aurifère, notamment en ce qui concerne la traçabilité de la production et des exportations. “Durant près de dix ans, des quantités astronomiques d’or ont quitté le territoire national sans que l’État ne perçoive la moindre retombée fiscale ou économique”, a-t-il dénoncé.

Ces révélations mettent en lumière les failles dans le contrôle des ressources naturelles du pays et soulèvent des questions sur la responsabilité des autorités compétentes durant cette période. Si ces chiffres sont avérés, ils représenteraient une perte colossale pour l’économie sénégalaise, qui aurait pu bénéficier de ces revenus pour financer des infrastructures, l’éducation ou encore la santé.

Face à ces allégations, plusieurs voix s’élèvent pour demander un audit approfondi du secteur aurifère et des exportations minières. Des experts appellent à une refonte du cadre réglementaire afin de mieux contrôler la production, les circuits d’exportation et d’assurer une redistribution équitable des richesses générées par l’exploitation minière.

Le gouvernement sénégalais n’a pas encore réagi officiellement à ces déclarations, mais ces révélations risquent de relancer le débat sur la gestion des ressources naturelles et la transparence dans le secteur minier.

Dans un contexte où le Sénégal cherche à optimiser la gestion de ses ressources pour financer son développement, cette affaire pourrait bien marquer un tournant dans l’approche de l’État face à l’exploitation des mines d’or.

Les Premières dames du Sénégal au service des plus démunis

Les actions sociales des Premières dames du Sénégal se multiplient ces derniers jours, témoignant d’un engagement fort envers les populations vulnérables. Après la distribution de denrées alimentaires menée par Marie Khone Faye dans son village natal de Ndiaganiao la semaine dernière, sa coépouse, Absa Faye, a également marqué les esprits avec un geste de solidarité.

Ce mardi 5 mars, Absa Faye s’est rendue dans une pouponnière à Mbour, sa ville d’origine. Accompagnée d’un important dispositif sécuritaire, elle a pris le temps de visiter les lieux et d’échanger avec les responsables de l’établissement. Sensible à la situation des enfants pris en charge, elle a promis d’intercéder auprès du président Bassirou Diomaye Faye pour soutenir la pouponnière.

Ces initiatives, relayées par le journal Les Échos, illustrent une rivalité de bienfaisance entre les deux Premières dames, chacune s’impliquant activement dans des causes sociales. En effet, Marie Khone Faye avait déjà marqué les esprits avec sa distribution de vivres à Ndiaganiao, apportant un soutien concret aux habitants de son village natal.

Cette dynamique caritative suscite de nombreux commentaires au sein de l’opinion publique. Certains y voient une compétition positive au service des plus démunis, tandis que d’autres s’interrogent sur la coordination de ces actions dans le cadre d’une politique sociale plus large du gouvernement.

Quoi qu’il en soit, les gestes de Marie Khone Faye et Absa Faye renforcent l’image d’un pouvoir attentif aux préoccupations des populations. Reste à voir comment ces engagements seront suivis d’actions concrètes et durables pour l’amélioration des conditions de vie des Sénégalais les plus vulnérables.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°412 – 05/03/2025

🔴 DÉNÉGATION DE MIMI TOURÉ MALGRÉ L’EXISTENCE DU DOCUMENT « SECRET » ACCABLANT DE L’IGE : LES FAITS SONT TÊTUS…
🔴 VAGUE DE LICENCIEMENTS : QUAND LE POPULISME FAIT FACE À LA RÉALITÉ DU POUVOIR

🔴 RÉFORME DES « NAVÉTANES » : 13 RECOMMANDATIONS VALIDÉES PAR LE MINISTÈRE
🔴 AMARA TRAORÉ INTERDIT DE VESTIAIRES ET DE BANC : LA LOURDE SENTENCE DE LA LSFP

S&P abaisse la note du Sénégal : impact immédiat sur les obligations souveraines

Le Sénégal subit un nouveau coup dur sur le plan financier. Lundi, les obligations souveraines du pays ont enregistré une baisse notable après que l’agence S&P Global Ratings a décidé d’abaisser davantage la note de crédit du pays. Cette décision, qui place désormais le Sénégal plus profondément dans la catégorie spéculative, vient aggraver la pression sur les finances publiques déjà fragilisées.

Les euro-obligations sénégalaises libellées en dollars et arrivant à échéance en 2031 ont ainsi reculé de 0,3 %, atteignant 87,44 cents par dollar, tandis que celles de 2048 ont baissé de 0,2 %, à 67,17 cents par dollar. Ces fluctuations montrent une perte de confiance des investisseurs dans la stabilité financière du pays, accentuée par les récentes révélations concernant la gestion budgétaire sous l’administration précédente.

Vendredi dernier, S&P a abaissé la note de crédit à long terme du Sénégal en devises étrangères, la ramenant à B, soit cinq niveaux en dessous de la catégorie investissement. Cette décision intervient après la publication d’un audit révélant que l’état des finances publiques était bien plus préoccupant que ce qui avait été précédemment annoncé. Déjà en janvier, Moody’s Investors Service avait pris une mesure similaire, en abaissant la note du Sénégal de deux crans à B3.

Depuis son accession à la présidence, Bassirou Diomaye Faye a commandité une enquête approfondie sur la situation financière du pays. L’examen des comptes publics a révélé que sous l’administration de Macky Sall, les chiffres relatifs à la dette et aux déficits budgétaires avaient été largement sous-estimés. Selon le rapport de la Cour des Comptes publié le mois dernier, le ratio dette/PIB du Sénégal a connu une explosion inquiétante, passant de 65,6 % en 2019 à un taux recalculé de 99,7 % en 2023. De même, le déficit budgétaire, qui avait été initialement annoncé à 4,9 % du PIB en 2023, s’est finalement révélé être de 12,3 %, une différence alarmante.

S&P a justifié son abaissement de la note en soulignant que les déficits budgétaires entre 2019 et 2023 avaient été, en moyenne, deux fois plus élevés que les chiffres précédemment communiqués. Selon l’agence de notation, cette situation maintiendra la dette sénégalaise à environ 100 % du PIB, réduisant considérablement la marge de manœuvre budgétaire du pays. De plus, un déficit fiscal autour de 6,5 % du PIB est prévu entre 2025 et 2028, ce qui risque d’alourdir encore davantage le fardeau de la dette publique.

Cette dégradation de la note de crédit du Sénégal complique la tâche du gouvernement, qui doit maintenant rassurer les investisseurs et les institutions financières sur sa capacité à redresser la situation. La baisse des obligations traduit un sentiment d’incertitude sur les marchés, qui pourrait se traduire par une augmentation du coût d’emprunt pour Dakar. Dans ce contexte, l’exécutif sénégalais devra trouver des solutions rapides et efficaces pour rétablir la confiance et stabiliser les finances publiques.

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Crise dans l’administration de l’État : plus de 3 000 licenciements dénoncés par le RTLS

Le Sénégal traverse une crise sociale majeure avec une vague de licenciements qui touche plusieurs entreprises et institutions publiques. Plus de 3 000 travailleurs ont été remerciés ces derniers mois, une situation dénoncée par le Rassemblement des Travailleurs Licenciés du Sénégal (RTLS), qui regroupe ces employés mis à l’écart. Lors d’une conférence de presse tenue ce lundi, les responsables du collectif ont exprimé leur indignation et annoncé des actions judiciaires pour contester ces décisions qu’ils qualifient d’ »abusives ».

Selon Boubacar Fall, coordinateur du RTLS, ces licenciements concernent plusieurs secteurs stratégiques de l’économie sénégalaise. Parmi les structures les plus touchées figurent le Port autonome de Dakar, où 781 travailleurs ont perdu leur emploi, la Loterie nationale du Sénégal (Lonase) avec 173 licenciements, Saf Industrie avec 161, et la Société d’aménagement et de promotion des côtes et zones touristiques du Sénégal (Sapco) qui enregistre 85 départs forcés. D’autres entités publiques comme le Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip), Dakar Dem Dikk, l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) et la Direction de l’Emploi sont également concernées. L’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) est l’une des structures les plus impactées, avec 500 licenciements justifiés par des motifs économiques.

Face à cette vague de suppressions de postes, le RTLS dénonce ce qu’il considère comme une stratégie de démantèlement de l’emploi au sein de l’administration publique. Les travailleurs licenciés estiment que les justifications avancées, principalement liées à des contraintes budgétaires, ne tiennent pas la route. Selon eux, certaines entreprises qui invoquent des difficultés économiques continuent d’engager de nouvelles dépenses jugées excessives, notamment en matière de location de nouveaux locaux et de recrutements ciblés.

Le collectif entend mener la bataille sur le terrain judiciaire. Plusieurs ex-employés ont déjà saisi l’Inspection du travail et obtenu des décisions favorables, tandis que d’autres procédures sont en cours devant les tribunaux. Boubacar Fall a insisté sur la nécessité de rétablir les travailleurs dans leurs droits et de réexaminer ces décisions de licenciement qu’il considère comme arbitraires. Il a également dénoncé la précarisation de l’emploi dans le secteur public, notamment avec la tendance à remplacer les contrats à durée indéterminée par des stagiaires ou des travailleurs sous contrat précaire.

L’affaire prend également une tournure politique. Certains membres du RTLS soupçonnent ces licenciements d’être motivés par des considérations partisanes. Pape Mama Fall, représentant des agents licenciés de CDC Habitat, a évoqué le cas de son institution, affirmant que la réduction des effectifs aurait été décidée sans justification claire. Il a notamment pointé du doigt le paradoxe d’un directeur général évoquant des difficultés économiques tout en engageant des dépenses importantes pour la location d’un nouveau siège à Point E.

Présent lors de la conférence de presse, l’activiste Karim Xrum Xax a vivement critiqué ces décisions, affirmant que certains travailleurs licenciés faisaient partie de ceux qui avaient combattu pour l’alternance politique lors de la dernière présidentielle. Il a dénoncé une gestion qui, selon lui, ne tient pas compte des engagements pris par le régime actuel en faveur de l’emploi et de la justice sociale. L’activiste a également soulevé le problème du remplacement des agents sous CDI par des stagiaires au Fongip, une situation qu’il considère comme un recul en matière de protection de l’emploi.

Face à cette situation, le RTLS prévoit de mener une mobilisation d’envergure. Le collectif a annoncé l’organisation d’une grande manifestation le 1er mai, à l’occasion de la Journée internationale des travailleurs, pour dénoncer ces licenciements massifs et exiger la réintégration des employés concernés. Des demandes de marches seront déposées auprès des autorités compétentes dans les jours à venir.

Cette crise sociale place le gouvernement face à une contestation grandissante. Alors que l’État invoque des impératifs budgétaires pour justifier ces décisions, les travailleurs licenciés et leurs soutiens estiment qu’il s’agit d’un véritable plan de démantèlement de l’emploi dans le secteur public. Si aucune solution n’est trouvée rapidement, ce bras de fer pourrait s’intensifier et conduire à un climat social plus tendu dans les mois à venir.

Mansour Faye fustige Ousmane Sonko et exige des excuses publiques

Dans une note publiée ce mardi 4 mars 2025, en plein mois de Ramadan, l’ancien ministre et maire de Saint-Louis, Mansour Faye, s’en prend violemment au Premier ministre Ousmane Sonko. Il l’invite à profiter de cette période de repentance pour demander pardon au peuple sénégalais et à lui-même, l’accusant d’avoir construit sa carrière politique sur des « affabulations » et des « calomnies » destinées à manipuler l’opinion publique.

Faye reproche à Sonko d’avoir trompé les Sénégalais avec des « promesses fallacieuses » restées lettre morte, et considère que le régime de Macky Sall en a été la principale victime. Il remet en cause la fiabilité du rapport de la Cour des comptes, qu’il qualifie de « faux » et sans « valeur juridique », affirmant qu’il ne sera jamais présenté officiellement aux partenaires financiers.

Également cité dans des affaires de gestion controversée, notamment le Programme décennal de lutte contre les inondations (750 milliards de FCFA) et le contrat d’affermage SONES-SEN’EAU, Mansour Faye rejette catégoriquement les accusations de prévarication à son encontre. Il met Ousmane Sonko au défi d’apporter des preuves concrètes et l’exhorte à cesser les « menaces futiles » pour assumer ses responsabilités. Concluant son réquisitoire, il prédit une fin abrupte à ce qu’il qualifie d’« aventure dictatoriale » du chef du gouvernement, tout en invoquant les bénédictions du Ramadan.

« Que SAS “demi-dieu” profite du Ramadan pour sa repentance vis-à-vis du peuple et me présenter ses excuses !  

C’est un secret de Polichinelle : il a passé la dernière décennie à affabuler, calomnier et insulter d’honnêtes citoyens, au point que ces actes étaient devenus banals. C’est ainsi qu’il a trompé la vigilance de la majorité de nos compatriotes pour bénéficier de leurs suffrages ! Le pouvoir de SEM Macky Sall en a été la principale cible et victime. Incontestablement, les populations ont été manipulées par des promesses fallacieuses qui ne seront jamais tenues. Même l’administration sénégalaise n’a pas été épargnée par ce soi-disant “maquillage des comptes publics”, que le semblant de “rapport” imaginaire et fleuri de commentaires erronés de la Cour des comptes n’a pu étayer.  

Je le rappelle : ce “faux rapport” (ou plutôt ces commentaires bâtis sur du sable) n’a aucune valeur juridique si l’on se réfère à la loi organique 2012-23 du 27 décembre 2012 et au décret 2013-1449 du 13 novembre 2013 fixant les modalités d’application de la loi sur la Cour des comptes. Je serais étonné que ce “document” soit présenté officiellement aux partenaires financiers !  

Relativement à ma modeste personne, SAS “demi-dieu” a tenté de me diaboliser, de me nuire et de me mettre en mal avec mes compatriotes et l’opinion internationale, sur de supposés “faits” de prévarication qu’il ne prouvera jamais, malgré la puissance institutionnelle qu’il détient illégalement entre ses mains ! Tout, absolument tout, est et demeure mensonge !!!  

Je lui rappelle les sujets qu’il claironnait comme un disque rayé :  – le Programme décennal de lutte contre les inondations (environ 750 milliards) ;  – le contrat d’affermage SONES-SEN’EAU ;  – le Programme de résilience économique, composante “denrées alimentaires” (Maaname Covid)…  

La liste est longue, mais je m’arrête là !  

Le Bon Dieu nous a gratifiés d’un mois béni de dévotion, de prières et de pardon. Je demande solennellement à SAS “demi-dieu”, au lieu de menaces futiles, de surpasser son ego et son égocentrisme pour présenter publiquement ses excuses au peuple sénégalais et à moi-même !! Dans tous les cas, son aventure dictatoriale à la tête de notre pays s’arrêtera prématurément, inshallah !  

Ramadan Mubarak !!! »

Sénégal : la chute des obligations en dollars accentue la crise budgétaire

La situation financière du Sénégal continue de se détériorer, comme en témoigne la nouvelle baisse des obligations en dollars du pays. Selon L’Observateur, les titres arrivant à échéance en 2031 ont chuté de 0,3 %, atteignant 87,44 cents pour un dollar, tandis que ceux de 2048 ont perdu 0,2 %, se négociant désormais à 67,17 cents. Cette tendance baissière renforce la pression sur un pays déjà confronté à de sérieux défis budgétaires.

Cette baisse des obligations survient après que l’agence Standard & Poor’s Global Ratings (S&P) a abaissé la note de crédit à long terme du Sénégal à B, un niveau situé cinq crans sous la catégorie d’investissement. Une telle dégradation reflète une perte de confiance des investisseurs, alimentée par des inquiétudes croissantes quant à la santé économique du pays.

Selon L’Observateur, cette crise de confiance s’est accentuée en septembre 2024, lorsque le Premier ministre Ousmane Sonko a accusé l’ancien régime de Macky Sall d’avoir manipulé les données des finances publiques. Il affirmait alors que le déficit budgétaire réel était bien plus important que ce qui avait été officiellement annoncé, plongeant le pays dans une situation économique plus fragile que prévu.

Depuis ces révélations, les agences de notation ont progressivement dégradé la note du Sénégal, réduisant ainsi sa capacité à lever des fonds sur les marchés financiers internationaux. Le 1er mars 2025, S&P a justifié son dernier abaissement par un contexte économique incertain et un risque budgétaire élevé.

Cette décision fait notamment suite à un rapport accablant de la Cour des comptes, qui met en lumière un écart significatif entre les prévisions budgétaires officielles et la réalité des finances publiques sous l’ancien régime. Ces conclusions renforcent les doutes sur la transparence des comptes publics et l’ampleur réelle de l’endettement du pays.

La détérioration de la note du Sénégal et la chute de ses obligations ont des conséquences directes sur l’économie nationale. Une note plus basse signifie des coûts d’emprunt plus élevés pour l’État, compliquant le financement des projets d’infrastructure et des services publics essentiels.

De plus, cette situation risque d’affecter la stabilité du franc CFA, la monnaie utilisée par le Sénégal au sein de l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine). Si la confiance des investisseurs continue de s’effriter, la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) pourrait être contrainte d’intervenir pour stabiliser les finances publiques et éviter une crise monétaire.

Face à ces défis, le gouvernement dirigé par le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko doit agir rapidement pour rétablir la confiance des investisseurs et des partenaires financiers. Plusieurs mesures sont attendues :

• Une transparence accrue sur l’état réel des finances publiques, avec des audits réguliers et des réformes budgétaires.

• Une meilleure gestion de la dette, en évitant le recours excessif à l’emprunt extérieur et en cherchant des financements alternatifs.

• Une relance économique structurée, misant sur une diversification des secteurs porteurs comme l’agriculture, les mines et l’économie numérique.

La tâche s’annonce ardue, mais la stabilité économique du Sénégal dépendra de la capacité du gouvernement à redresser les comptes publics et à rassurer les marchés financiers.

Sénégal : 3e jour du Ramadan 2025, horaires de jeûne et spiritualité en ce mois sacré

Ce mardi 4 mars 2025 marque le troisième jour du mois sacré du Ramadan pour la grande majorité des musulmans du Sénégal. Entre ferveur religieuse et discipline spirituelle, les fidèles poursuivent leur jeûne avec piété, en respectant les horaires précis fixés par les autorités religieuses.

En ce jour, les musulmans ont entamé leur jeûne dès l’aube, après avoir pris le dernier repas nocturne, appelé Kheudeu, qui devait être consommé avant 5h57. Le Fajr, prière de l’aube marquant le début officiel du jeûne, a retenti à 6h08. Tout au long de la journée, les croyants s’abstiennent de manger, boire et accomplir certains actes, jusqu’au moment béni de l’Iftar, la rupture du jeûne, fixée à 19h19 ce mardi.

À mesure que le mois avance, les horaires du Kheudeu et de l’Iftar connaîtront une légère évolution en fonction de la durée du jour, un phénomène naturel observé chaque année.

Le Ramadan est bien plus qu’une simple privation alimentaire. Il représente une période de purification, de prière et de rapprochement avec Dieu. De nombreuses familles et mosquées organisent des séances de récitation du Coran, des prières nocturnes (Tarawih), et des actions caritatives en faveur des plus démunis.

Dans un esprit de solidarité, les initiatives de distribution de repas se multiplient, avec l’aide d’associations et de bienfaiteurs qui offrent des Ndogou (repas de rupture du jeûne) aux nécessiteux. Ces gestes de générosité reflètent l’essence du Ramadan : partage, humilité et miséricorde.

Avec les températures parfois élevées, le défi du jeûne est d’autant plus grand pour ceux qui exercent des activités physiques intenses, notamment les travailleurs en extérieur. Toutefois, la foi et la discipline permettent aux croyants de traverser cette période avec sérénité.

Alors que le Ramadan se poursuit, chacun s’efforce de renforcer sa spiritualité, en multipliant les prières, les invocations et les bonnes actions. Ce mois béni offre à chaque musulman une opportunité de renouveler sa foi et de rechercher la bénédiction divine.

Que ce mois sacré soit une source de paix et de prospérité pour tous les fidèles !

Affaire Lat Diop : Ses avocats demandent une liberté provisoire avec contrôle judiciaire

Les avocats de Lat Diop, ancien ministre des Sports et ex-Directeur général de la Lonase, passent à l’offensive. Après le rejet de leur première demande de mise en liberté, ils ont introduit une nouvelle requête auprès de la Chambre d’accusation du Pool judiciaire financier (PJF), sollicitant cette fois-ci une mise en liberté provisoire assortie d’un contrôle judiciaire ou d’une surveillance électronique.

Le 25 février dernier, le président du collège des juges d’instruction financiers avait refusé la demande de liberté provisoire. Il avait justifié sa décision par l’absence de consignation ou de remboursement de la somme en cause, estimée à 8 milliards de francs CFA. Par ailleurs, il avait souligné qu’une commission rogatoire internationale adressée aux autorités françaises n’avait pas encore été exécutée, ce qui compliquait l’avancement de l’enquête. Autre élément invoqué par la justice : le risque de « collusion frauduleuse », qui pourrait nuire à l’instruction du dossier.

Face à cette décision, les avocats de Lat Diop contestent fermement les arguments du magistrat instructeur. Selon eux, la somme en question ne relève pas de la responsabilité de leur client, mais plutôt de la Lonase, qui en serait redevable au fisc. Ils insistent sur le fait que Lat Diop ne saurait être tenu personnellement responsable de cette dette fiscale.

En outre, ses défenseurs estiment que l’ancien ministre et responsable de l’Alliance pour la République (APR) présente toutes les garanties de représentation. À leurs yeux, il n’existe aucun risque de fuite ou d’entrave à l’enquête qui justifierait son maintien en détention.

La balle est désormais dans le camp de la Chambre d’accusation du PJF, qui devra examiner cette nouvelle demande et trancher sur le sort judiciaire de Lat Diop. Cette affaire, qui implique une figure politique de premier plan, reste suivie de près par l’opinion publique et pourrait avoir des répercussions importantes sur le paysage politique et judiciaire du pays.

Assane Diouf incarcéré : Khalifa Sall exige sa libération immédiate

L’activiste Assane Diouf a été placé sous mandat de dépôt ce lundi 4 mars 2025, après son interpellation pour diffusion de fausses nouvelles à la suite d’un live sur les réseaux sociaux. Cette arrestation suscite une vague de réactions, notamment celle de Khalifa Sall, leader de Taxaawu Sénégal, qui réclame sa libération immédiate.

Dans une déclaration publiée sur Facebook, l’ancien maire de Dakar a dénoncé une atteinte aux libertés fondamentales :

“Hier, il était en première ligne pour défendre la démocratie et les libertés aux côtés de ceux qui, aujourd’hui, le réduisent au silence. Son seul crime ? Avoir, encore, osé penser librement. L’arbitraire n’est pas un mode de gouvernance. J’exige la libération immédiate de Assane Diouf et le respect de ses droits.”

Assane Diouf est une figure connue pour ses prises de position tranchées sur la scène politique sénégalaise. Déjà arrêté à plusieurs reprises dans le passé, il s’est forgé une réputation d’opposant virulent au pouvoir en place. Son interpellation s’inscrit dans un contexte où plusieurs activistes et opposants politiques dénoncent un durcissement des restrictions sur la liberté d’expression au Sénégal.

Si les autorités justifient son arrestation par la nécessité de lutter contre la propagation de fausses nouvelles, ses partisans y voient une volonté d’étouffer les voix dissidentes. Pour Khalifa Sall et d’autres figures de l’opposition, cette nouvelle incarcération est une preuve supplémentaire d’un climat politique tendu à l’approche des échéances électorales.

Depuis l’annonce de son incarcération, de nombreuses voix s’élèvent pour réclamer la libération d’Assane Diouf. Des organisations de défense des droits humains appellent au respect des principes démocratiques et à la garantie des droits des citoyens.

Sénégal : la Haute Cour de justice enclenche la reddition des comptes

La machine judiciaire sénégalaise est en marche, et cette fois, elle semble déterminée à solder les comptes avec l’ère Macky Sall. La Haute Cour de justice, organe suprême chargé de juger les anciens ministres et hauts responsables, s’apprête à franchir une nouvelle étape dans la traque des fautes de gestion présumées. Avec le soutien du Pool judiciaire financier (PJF), elle prépare les premiers dossiers de mise en accusation, visant plusieurs figures de l’ancien régime.

Selon des sources judiciaires, la démarche adoptée repose sur une approche rigoureuse et sans précipitation. Loin des effets d’annonce tapageurs, les autorités judiciaires avancent avec la précision d’un mécanisme bien huilé. Le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, connu pour sa discrétion et son pragmatisme, pilote cette vaste opération dans un silence stratégique.

Depuis plusieurs semaines, le PJF enquête sur des affaires de détournement présumé de fonds publics. L’objectif est clair : identifier les responsabilités et engager des poursuites contre ceux qui ont géré de manière opaque les finances de l’État. Désormais, avec la Haute Cour de justice en mouvement, l’étau semble se resserrer inexorablement autour de plusieurs anciens ministres.

Un concept clé de cette offensive judiciaire est le « double mandat de dépôt », une situation où un ancien ministre pourrait être poursuivi à la fois par le PJF pour des infractions financières classiques et par la Haute Cour de justice pour des fautes de gestion politique.

Un cas emblématique est celui de Lat Diop, ancien directeur de la Loterie nationale du Sénégal, actuellement détenu sous mandat de dépôt dans une affaire de détournement présumé. Selon une source judiciaire autorisée, il pourrait également être poursuivi devant la Haute Cour de justice pour sa gestion au ministère des Sports, en lien avec un rapport accablant de la Cour des comptes. Tout dépend désormais de la mise en accusation votée par l’Assemblée nationale, condition sine qua non pour enclencher le processus.

Comme l’explique l’ancien parlementaire Théodore Monteil, la procédure devant la Haute Cour de justice suit un protocole précis :

1. Saisine de l’Assemblée nationale par la justice sur un dossier spécifique.

2. Vote de la mise en accusation par les députés, validant ainsi les poursuites judiciaires.

3. Intervention de la Haute Cour de justice, qui prend alors en charge l’affaire et peut prononcer des condamnations.

Cette mécanique a déjà été observée dans des précédents judiciaires marquants, comme celui d’Idrissa Seck dans les années 2000. À l’époque, l’ancien Premier ministre avait été placé sous double mandat de dépôt, illustrant la rigueur du processus lorsque les conditions sont réunies.

Si cette offensive judiciaire est perçue comme une volonté du nouveau régime de Bassirou Diomaye Faye d’assainir la gestion publique, elle suscite également des interrogations. Certains observateurs s’interrogent sur une éventuelle instrumentalisation politique, tandis que d’autres y voient un tournant décisif pour la lutte contre l’impunité.

Affaire de la Range Rover : La Cour d’Appel de Dakar confirme l’annulation de la procédure

L’affaire de la Range Rover, impliquant le chanteur Wally Seck, le footballeur Ibou Touré et d’autres prévenus, a connu un nouveau rebondissement. La Cour d’Appel de Dakar a confirmé la décision rendue en première instance, annulant ainsi toute la procédure pour des vices de forme.

Pour rappel, Wally Seck et ses co-prévenus étaient poursuivis pour association de malfaiteurs, escroquerie, faux et usage de faux dans un document administratif, ainsi que complicité de ces infractions. L’affaire avait été portée en justice par Lamarana Diallo, qui se considère comme victime dans ce dossier.

Le Tribunal correctionnel, qui avait jugé l’affaire le 21 avril 2022, avait décidé d’annuler toute la procédure en raison d’« exceptions de nullité » soulevées par la défense. Parmi ces irrégularités, figurait notamment la violation de l’article 5 du règlement de l’UEMOA, garantissant à un prévenu le droit d’être assisté par un avocat dès son interpellation. La défense avait mis en avant ce manquement fondamental pour obtenir l’annulation du dossier.

Saisie de l’affaire, la Cour d’Appel de Dakar a confirmé la décision du tribunal correctionnel, rejetant ainsi les arguments de la partie civile. Ce verdict, bien que favorable aux prévenus, ne signe pas encore la fin du feuilleton judiciaire.

En effet, l’avocat de la partie civile, Me Boubacar Dramé, n’entend pas en rester là. Contacté par Les Échos, il a annoncé son intention de se pourvoir en cassation afin de contester la décision de la Cour d’Appel.

Scandale à l’UCAD : Un réseau de falsification de notes démantelé, argent et faveurs sexuelles en jeu

Un scandale majeur secoue la Faculté des Lettres de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar. Une enquête menée par la Division des Investigations Criminelles (DIC) a mis au jour un réseau de falsification de notes impliquant des échanges monétaires et des faveurs sexuelles.

Au cœur de ce réseau se trouve D. Faye, un agent contractuel chargé de la gestion des notes des étudiants en Licences 1, 2 et 3. Il aurait modifié les résultats académiques en échange de sommes d’argent ou de relations sexuelles. La découverte de ces pratiques fait suite à la plainte d’un étudiant mécontent du montant exigé pour la falsification de ses notes, ce qui a conduit le doyen de la faculté à déposer une plainte discrète fin 2024. 

L’enquête a également révélé l’implication de V.M.N. Diouf, étudiant en Master 2 de Lettres modernes, qui agissait en tant qu’intermédiaire pour D. Faye. Diouf recrutait des étudiants désireux d’améliorer leurs notes contre une commission de 50 000 FCFA par dossier traité. Il a été arrêté à l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD) à son retour d’Allemagne, où il participait à un programme de mobilité Erasmus+. Après des aveux détaillés, il a été déféré aux autorités compétentes. 

À ce stade, l’enquête a identifié au moins 18 étudiants ayant bénéficié de cette fraude. Les autorités envisagent l’ouverture d’une information judiciaire pour association de malfaiteurs, faux et usage de faux en écriture publique authentique, chantage et extorsion de fonds.  

Ce scandale met en lumière des dysfonctionnements graves au sein de l’UCAD, institution déjà confrontée à des défis liés à la transparence et à l’intégrité académique. Les autorités universitaires sont appelées à renforcer les mécanismes de contrôle pour prévenir de telles dérives à l’avenir

Sénégal : La justice transitionnelle au cœur du débat après les crises politiques de 2021-2024

L’idée d’une justice transitionnelle pour traiter les événements politiques qui ont secoué le Sénégal de 2021 à mars 2024 suscite une vive controverse. Portée par Alioune Tine, fondateur d’Afrikajom Center, cette proposition vise à mettre en place une Commission vérité, justice et réconciliation. L’objectif ? Favoriser une réflexion collective et un dialogue ouvert sur les événements récents, afin d’encourager le pardon et la réconciliation nationale.

C’est lors de son passage dans l’émission Objection de Sudfm qu’Alioune Tine a exposé son idée. Selon lui, il est essentiel que les Sénégalais puissent comprendre ce qui s’est réellement passé et engager un processus de pacification durable.

Cependant, cette initiative rencontre une forte opposition, notamment parmi les défenseurs des droits humains. Dans un entretien avec Sud Quotidien, Seydi Gassama d’Amnesty International, Alassane Seck de la Ligue sénégalaise des droits de l’homme et Babacar Ba du Forum du justiciable ont exprimé des réserves, voire un rejet catégorique.

Seydi Gassama rejette fermement l’idée d’une justice transitionnelle dans ce contexte. Pour lui, le Sénégal n’a pas connu de guerre civile ni de violations systématiques des droits humains justifiant un tel processus. Il plaide plutôt pour l’abrogation de la loi d’amnistie récemment adoptée et insiste sur la nécessité de poursuivre les enquêtes judiciaires pour que justice soit rendue aux victimes.

Dans la même veine, Alassane Seck estime que les crimes et exactions survenus ces dernières années ne doivent pas être passés sous silence. Il rappelle l’engagement du Sénégal envers les statuts de Rome et la Cour pénale internationale (CPI), soulignant que le pays ne peut se permettre d’ignorer ces événements sans compromettre son respect des normes internationales en matière de justice.

À mi-chemin entre ces deux positions, Babacar Ba du Forum du justiciable se montre ouvert à la proposition d’Alioune Tine, mais sous conditions. Pour lui, une commission de réconciliation ne peut intervenir qu’après que la justice ait établi les responsabilités. Il estime que la réconciliation nationale ne peut être effective sans un travail préalable d’établissement des faits et de sanctions éventuelles.

La proposition d’Alioune Tine soulève ainsi une question de fond : faut-il privilégier la réconciliation immédiate au détriment de la justice, ou garantir d’abord la vérité et la responsabilité avant d’engager un dialogue entre les parties ?

Ce débat reflète les tensions persistantes au sein de la société sénégalaise après trois années de crise politique. Tandis que certains prônent l’apaisement par le dialogue, d’autres rappellent que l’impunité ne saurait être une option.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°411 – 04/03/2025

🔴 AFFAIRE DES VILLAS DE LA CITÉ CHEIKH AMAR : TAHIROU SARR DANS SON BON DROIT
🔴 BESOIN DE FINANCEMENT DU BUDGET À HAUTEUR DE 38,5 MILLIARDS F CFA : NOUVEL EMPRUNT DU SÉNÉGAL DANS L’UM
OA

🔴 EUMEU SÈNE VS FRANC : NOUVEAU CHOC ENTRE PIKINE ET PARCELLES
🔴 MERCATO / TEUNGUETH FC : CINQ ESPOIRS PASSENT EN PRO

Opération de sécurisation : la gendarmerie frappe fort avec plusieurs arrestations et un site d’orpaillage clandestin démantelé

La Gendarmerie nationale sénégalaise a mené une vaste opération de sécurisation durant le week-end du 28 février au 2 mars 2025. Cette intervention d’envergure, qui s’est déroulée dans plusieurs localités du pays, notamment à Dakar, Saint-Louis, Tambacounda et Thiès, a permis d’interpeller plusieurs individus, de saisir d’importantes quantités de stupéfiants et de mettre fin à des activités d’orpaillage illégal.

D’après une note parvenue à l’Agence de Presse Sénégalaise (APS), les opérations de contrôle ont permis d’interpeller 60 individus pour diverses infractions sur un total de 5 380 personnes contrôlées. Les infractions relevées incluent des cas de détention de stupéfiants, de vols, d’atteinte à l’ordre public et d’usurpation d’identité.

En matière de circulation routière, la Gendarmerie a procédé à l’immobilisation de 148 véhicules sur les 18 066 contrôlés, ainsi que 34 motos sur les 2 311 contrôlées. Ces mesures visent à renforcer la sécurité routière et à lutter contre les infractions liées au non-respect du code de la route.

Dans le cadre de la lutte contre le trafic de stupéfiants, la brigade de Joal a réalisé une saisie majeure en mettant la main sur 315,4 kilogrammes de chanvre indien. Cette prise significative confirme l’engagement des forces de l’ordre à combattre la prolifération de la drogue sur le territoire national.

Une autre avancée importante de cette opération est la découverte et le démantèlement d’un site d’orpaillage clandestin dans la région de Tambacounda. L’exploitation illégale de ressources minières constitue une menace pour l’environnement et l’économie locale. Lors de cette intervention, les forces de l’ordre ont saisi plusieurs équipements utilisés pour l’extraction illégale, notamment trois panneaux solaires, un groupe électrogène et quatre motopompes.

Cette opération s’inscrit dans le cadre des efforts continus de la Gendarmerie nationale pour assurer la sécurité des populations et lutter contre les diverses formes de criminalité. Les autorités réitèrent leur engagement à maintenir un climat de sécurité optimal sur l’ensemble du territoire.

La Gendarmerie rappelle également aux citoyens l’importance de signaler toute activité suspecte et de coopérer avec les forces de sécurité afin de préserver la tranquillité publique.

Réfection de la Grande Mosquée de Touba : Serigne Mountakha Mbacké reçoit une nouvelle contribution de 1,1 milliard de FCFA

Le projet de réfection et d’embellissement de la Grande Mosquée de Touba continue de bénéficier d’un élan de générosité de la part de figures influentes de la communauté mouride. Après la contribution de Serigne Cheikh Amdy Khady Fall, nouveau khalife des Baay Fall, qui s’est élevé à 461,55 millions de FCFA, une nouvelle participation significative a été annoncée.

En effet, Serigne Cheikh Saliou Mbacké a remis une somme de 1,1 milliard de francs CFA à Serigne Mountakha Mbacké, Khalife général des Mourides, pour soutenir ce vaste projet. Cette information, relayée par Dakaractu, témoigne de l’engagement sans faille de la communauté mouride dans la préservation et l’embellissement de ce lieu emblématique de l’islam au Sénégal.

Serigne Cheikh Saliou Mbacké n’en est pas à son premier acte en faveur des lieux de culte. Connu pour son attachement aux mosquées, il a déjà construit plusieurs édifices religieux, notamment deux à Touba et une à Mbour. Cette nouvelle contribution renforce encore son engagement et sa volonté d’accompagner Serigne Mountakha Mbacké dans la concrétisation de son ambition pour la Grande Mosquée.

La réfection et l’embellissement de la Grande Mosquée de Touba s’inscrivent dans une volonté de préserver ce patrimoine religieux et historique qui accueille chaque année des milliers de fidèles, en particulier lors du Grand Magal de Touba. Grâce aux contributions généreuses des fidèles et des personnalités influentes de la communauté mouride, ce projet avance à grands pas et promet de donner un nouveau visage à ce lieu sacré.

Alerte météo : L’Anacim prévoit des passages nuageux et des pluies fines sur certaines régions

L’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim) annonce des conditions météorologiques changeantes pour les 48 prochaines heures au Sénégal.

Selon les prévisions, les régions du Nord et du Centre seront marquées par une couverture nuageuse importante avec des risques de pluies fines. À l’inverse, le reste du pays connaîtra un ensoleillement partiel, ponctué de passages nuageux.

Dès le mercredi 5 mars, un retour à un ciel dégagé et ensoleillé est attendu sur l’ensemble du territoire.

Les températures connaîtront une baisse notable entre le lundi et le mardi, avec des maximales oscillant entre 23 et 36°C selon les zones. Cette fraîcheur matinale et nocturne sera particulièrement ressentie dans certaines localités.

Cependant, dès mercredi, les températures repartiront à la hausse, marquant le retour de la chaleur.

Les vents souffleront principalement du secteur Nord à Nord-Ouest, apportant une brise légère sur les zones côtières.

Bonne nouvelle pour les usagers de la route et de l’aviation : aucune perturbation de visibilité n’est prévue.

L’Anacim rappelle que les conditions climatiques peuvent évoluer rapidement et invite la population à suivre régulièrement ses mises à jour pour mieux s’adapter aux variations du temps.

Mbour-Malicounda : Soulagement des populations après l’intervention musclée de la gendarmerie contre un centre QNET

Un vent de soulagement souffle sur Malicounda Carrefour, à Mbour, après l’opération coup de poing menée par la gendarmerie contre un centre affilié à QNET. Ce lundi 3 mars 2025, aux environs de 17 heures, les forces de l’ordre ont délogé plusieurs individus occupant un immeuble du quartier sous prétexte de formations professionnelles.

Depuis plusieurs jours, les résidents de Malicounda Carrefour exprimaient leur inquiétude face à l’afflux massif d’individus venus de diverses régions du pays. Selon plusieurs témoignages, ces personnes semblaient manipulées et engagées dans une activité aux contours flous. Un véritable « lavage de cerveau », dénoncent certains riverains, qui craignaient une arnaque déguisée sous couvert de formation.

Déjà pointée du doigt au Sénégal, QNET est accusée de pratiquer un système de vente pyramidale assimilable à une escroquerie de type Ponzi. À plusieurs reprises, ses activités ont suscité des plaintes et des poursuites judiciaires dans différentes localités. Ses recruteurs promettent souvent des opportunités d’affaires lucratives, mais plusieurs témoignages font état de pertes financières importantes pour les jeunes enrôlés.

Face à l’escalade des tensions, les autorités ont réagi avec fermeté. La gendarmerie de Mbour a mobilisé plusieurs véhicules 4×4 et un grand nombre d’hommes pour mener l’opération. L’intervention s’est soldée par de nombreuses arrestations, nécessitant plusieurs rotations des forces de l’ordre pour transporter les interpellés vers les brigades de gendarmerie.

L’opération a été accueillie avec satisfaction par les habitants, qui redoutaient que la présence de ce centre déstabilise la tranquillité du quartier et expose la jeunesse locale à une arnaque d’envergure. Beaucoup espèrent désormais que cette action des forces de l’ordre sonnera la fin des agissements de QNET dans la région de Mbour.

Situation des finances publiques : le Syndicat Unique des Travailleurs du Trésor face à la presse ce mercredi

Le Syndicat Unique des Travailleurs du Trésor (SUTT) tiendra une conférence de presse ce mercredi 5 mars 2025, une prise de parole attendue dans un contexte de vives tensions autour de la gestion des finances publiques. Cette rencontre intervient quelques semaines après la publication du rapport de la Cour des Comptes, qui a mis en lumière de graves dysfonctionnements budgétaires et une dette publique plus élevée qu’annoncée par les précédentes autorités.

Le rapport publié en février dernier a dressé un bilan préoccupant des finances publiques du Sénégal, avec une dette atteignant près de 106 % du PIB et des déficits cumulés bien supérieurs aux chiffres officiels annoncés entre 2019 et 2024. Cette situation a conduit à la dégradation de la note souveraine du Sénégal par les agences de notation Moody’s et Standard & Poor’s, rendant les emprunts du pays plus coûteux sur les marchés financiers.

Face à cette situation, le SUTT entend clarifier la position des agents du Trésor, tout en apportant des précisions sur le fonctionnement de l’administration financière et les responsabilités dans la gestion des deniers publics.

Les travailleurs du Trésor se retrouvent au centre de ce débat, accusés par certains de complicité dans la gestion critiquée des finances publiques sous les précédents gouvernements. À travers cette conférence de presse, le SUTT pourrait chercher à dissiper les malentendus, défendre ses membres et dénoncer d’éventuelles pressions politiques sur leur travail.

Le syndicat pourrait également profiter de cette occasion pour formuler des recommandations afin d’améliorer la gouvernance financière et restaurer la crédibilité du Sénégal auprès de ses partenaires internationaux.

Cette sortie médiatique du SUTT pourrait également être l’occasion de plaider pour des réformes en profondeur du système budgétaire sénégalais. Avec la montée des inquiétudes sur la capacité du pays à honorer ses engagements financiers, plusieurs experts économiques appellent à une réduction des déficits et une meilleure transparence dans la gestion des fonds publics.

Opérations policières au Sénégal : 308 interpellations et saisies majeures de drogue et de véhicules

Les forces de l’ordre sénégalaises ont mené une vaste opération de sécurisation durant le week-end du 1er au 2 mars 2025, aboutissant à l’interpellation de 308 individus et à d’importantes saisies. Ce bilan, communiqué par la police et relayé par Ledakarois.sn, met en lumière l’intensité des actions menées contre la délinquance et le crime organisé.

Les interventions ont concerné plusieurs types d’infractions, allant des simples contrôles d’identité à des affaires plus graves impliquant des stupéfiants, des vols et des agressions.

Voici la répartition des interpellations effectuées :

  • 159 personnes pour vérification d’identité
  • 52 personnes pour ivresse publique et manifeste
  • 31 personnes pour nécessités d’enquête
  • 16 personnes pour vagabondage
  • 19 personnes pour détention, offre, cession et usage de chanvre indien
  • 8 personnes pour vol
  • 5 personnes pour viol
  • 3 personnes pour racolage actif sur la voie publique
  • 3 personnes pour défaut de permis de conduire

Outre les interpellations, la police a réalisé d’importantes saisies dans le cadre de la lutte contre les stupéfiants. Au total, 1,70 kg de drogue ont été confisqués, comprenant 5 boulettes de haschisch et 41 cornets de chanvre indien.

Par ailleurs, les forces de l’ordre ont procédé à la mise en fourrière de 15 véhicules et 80 motos, témoignant de leur vigilance face aux infractions routières et aux comportements dangereux.

Ces opérations de sécurisation visent à lutter contre la criminalité et garantir la tranquillité des citoyens. Face à la recrudescence de certains délits, la police sénégalaise a réaffirmé sa détermination à intensifier ses interventions et à poursuivre les efforts pour maintenir l’ordre et la sécurité sur tout le territoire.

« Ces résultats témoignent de l’engagement des forces de sécurité à assurer la protection des citoyens et à lutter efficacement contre la criminalité », a déclaré un porte-parole de la police.

Ces interpellations et saisies démontrent l’efficacité des stratégies mises en place, mais elles soulèvent également des défis en matière de prévention et de lutte contre l’insécurité, notamment dans les zones urbaines les plus touchées.

Sénégal : Un vaste plan de recrutement de 3 000 à 4 000 agents de santé en préparation

Le gouvernement sénégalais s’apprête à lancer un vaste programme de recrutement de 3 000 à 4 000 agents de santé afin de renforcer le système sanitaire national. L’annonce a été faite par le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Ibrahima Sy, au micro de la Radio Futurs Médias (RFM).

Selon le ministre, ce recrutement concernera tous les corps de métiers du secteur de la santé. En plus des médecins, infirmiers et sages-femmes, un nombre important de techniciens de santé sera intégré dans les hôpitaux et autres établissements sanitaires du pays. Cette mesure vise à réduire le déficit de personnel médical et à améliorer l’offre de soins dans les différentes structures de santé publique.

Avec une population en croissance et un système de santé souvent confronté à des pénuries de personnel, ce recrutement est perçu comme une opportunité majeure pour améliorer la prise en charge des patients. Le Sénégal dispose actuellement de plus de 1 200 établissements de santé, mais ces derniers sont souvent confrontés à un manque de ressources humaines, rendant l’accès aux soins difficile pour de nombreux citoyens.

Le ministre Ibrahima Sy a précisé que les autorités compétentes ont été saisies pour analyser la faisabilité du projet. Toutefois, il invite d’ores et déjà les candidats à se préparer à déposer leurs dossiers, car le processus de recrutement devrait être lancé dans les jours à venir.

L’annonce a été accueillie avec enthousiasme par la population et les professionnels de la santé. Beaucoup espèrent que cette initiative permettra d’améliorer significativement la qualité des soins et de réduire la pression sur les personnels de santé actuellement en poste.

Affaire des villas de la cité Cheikh Amar : Tahirou Sarr dans son bon droit

Depuis plusieurs jours, une polémique entoure l’acquisition des villas de la cité Cheikh Amar, certains laissant entendre que ces logements étaient destinés aux ministres et que leur rachat par l’homme d’affaires Tahirou Sarr serait entaché d’irrégularités. Pourtant, un examen approfondi des faits montre clairement que ces affirmations sont infondées et que l’acquisition de ces biens a été faite dans le respect des règles établies.

Contrairement aux rumeurs, ces villas n’ont jamais été construites pour être attribuées aux ministres. À l’origine, l’État du Sénégal les avait achetées auprès du promoteur immobilier Cheikh Amar afin de loger les hôtes de marque du sommet de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI).

Cependant, malgré le paiement reçu, le promoteur n’a jamais achevé la construction des logements, les laissant à l’état de gros œuvre. L’État, n’ayant pas pu les utiliser pour l’événement, s’est alors retrouvé avec des bâtiments inachevés.

Face à cette situation, l’État a décidé de mettre les villas en vente pour éviter leur dégradation et optimiser la gestion du patrimoine public. C’est dans ce cadre que Tahirou Sarr a soumis une offre d’achat, qui a été acceptée et formalisée conformément aux procédures en vigueur.

Loin des spéculations, cette transaction a été réalisée de manière transparente, sans aucun privilège ni favoritisme. En aucun cas, il ne s’est agi d’un détournement ou d’un avantage indu accordé à qui que ce soit.

Ainsi, les accusations portées contre Tahirou Sarr dans cette affaire ne reposent sur aucun élément concret. L’homme d’affaires a acquis ces biens de façon légale, dans le cadre d’un processus de cession ouvert et réglementé.

Affaire Assane Diouf : l’activiste placé sous mandat de dépôt pour diffusion de fausses nouvelles

L’activiste Assane Diouf a été placé sous mandat de dépôt ce lundi, après sa comparution devant le doyen des juges d’instruction du tribunal de Dakar. Il est poursuivi pour diffusion de fausses nouvelles et offense à une autorité qui partage les mêmes charges que le président de la République.

Tout est parti de déclarations faites par Assane Diouf mettant en cause le Premier ministre Ousmane Sonko. L’activiste a affirmé que ce dernier n’avait pas dit la vérité au sujet d’un compte bancaire contenant 1 000 milliards de francs CFA. Ces propos, relayés sur les réseaux sociaux, ont conduit le procureur de la République à s’autosaisir du dossier.

La Division des investigations criminelles (DIC), via la Brigade des affaires générales (BAG), a été chargée de l’enquête. Après un retour de parquet, le dossier a été confié au juge du 1er cabinet, qui a procédé à son inculpation avant de le placer sous mandat de dépôt.

Dans son réquisitoire introductif, le ministère public a sollicité un mandat de dépôt, estimant que les faits reprochés à Assane Diouf sont d’une gravité suffisante pour justifier son incarcération. Selon les autorités judiciaires, ses déclarations pourraient avoir des répercussions sur la stabilité politique et sociale du pays.

Ce n’est pas la première fois qu’Assane Diouf se retrouve dans le viseur de la justice sénégalaise. Connu pour ses prises de position critiques envers les autorités, il a déjà été arrêté à plusieurs reprises pour des faits similaires. Ses interventions polémiques, souvent diffusées en direct sur les réseaux sociaux, lui ont valu des poursuites judiciaires pour outrage à agent, diffusion de fausses nouvelles et trouble à l’ordre public.

L’affaire suscite déjà des réactions au sein de l’opinion publique, certains dénonçant une restriction de la liberté d’expression, tandis que d’autres estiment que la loi doit être appliquée avec rigueur pour éviter la propagation de fausses informations.

Gestion du foncier au Sénégal : le député Papa Tahirou Sarr interpelle le gouvernement

Dans une démarche de transparence et de préservation des intérêts nationaux, le député Papa Tahirou Sarr a adressé une série de questions aux ministères concernés par la gestion du foncier au Sénégal. Dans une note adressée aux ministres des Finances, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire, ainsi qu’à celui de l’Agriculture, il exprime de vives préoccupations concernant l’attribution de vastes superficies de terres à des investisseurs étrangers.

Au cœur des inquiétudes du parlementaire se trouve notamment l’attribution supposée de 120 000 hectares de terres dans le Delta du Saloum à l’entreprise SENEGINDIA. Il s’interroge sur la base juridique et les critères ayant conduit à de telles décisions. « Sur quelle base juridique et selon quels critères ces terres ont-elles été attribuées aux entreprises et investisseurs étrangers ? », demande-t-il.

Tahirou Sarr insiste sur la nécessité de garantir que ces transactions respectent le Code du domaine national et préservent la souveraineté du Sénégal. Il demande si ces contrats d’attribution incluent des obligations précises en termes d’investissements et de développement agricole au profit du pays.

Dans le cadre de cette interpellation, le député réclame davantage de transparence sur l’état du foncier national. Il exhorte le gouvernement à publier une liste exhaustive et actualisée des terres attribuées à des entités étrangères, en précisant leur localisation, leur superficie et leur usage. « Existe-t-il un cadastre national numérique accessible au public permettant de connaître précisément l’état du foncier national ? », interroge-t-il.

De plus, il s’interroge sur les revenus générés par ces transactions foncières pour l’État. « Combien ces transactions foncières ont-elles rapporté aux caisses de l’État ? », demande-t-il, insistant sur l’importance de veiller à une gestion rigoureuse de ces ressources au profit du bien-être de la population.

Le député met également en avant la nécessité de prendre en compte les communautés locales affectées par ces cessions foncières. « Quelles contreparties ont été négociées pour le bénéfice des communautés locales affectées par ces cessions ou baux fonciers ? », interroge-t-il, soulignant l’importance d’une gestion équitable du foncier qui profite aussi bien aux investisseurs qu’aux populations locales.

Enfin, il pose la question cruciale de la souveraineté nationale et de la sécurité alimentaire. « Le gouvernement estime-t-il que l’ampleur des surfaces attribuées à des étrangers est compatible avec la souveraineté nationale et la sécurité alimentaire du Sénégal ? », s’inquiète-t-il, rappelant que la gestion des terres constitue un enjeu stratégique pour l’avenir du pays.

En conclusion, Papa Tahirou Sarr insiste sur la nécessité d’une pleine transparence en matière de gestion foncière. Il appelle le gouvernement à répondre précisément à ses interrogations et à rendre public un état détaillé des terres détenues par des étrangers. « Il est impératif que l’opinion publique soit pleinement informée des choix opérés par l’État en la matière », affirme-t-il.

Ramadan 2025 au Sénégal : horaires de jeûne du mardi 4 mars

Le mois sacré du Ramadan se poursuit au Sénégal, et ce mardi 4 mars 2025 marquera le troisième jour de jeûne pour la majorité des fidèles musulmans du pays. Comme chaque jour, les pratiquants observeront scrupuleusement les horaires du « Kheudeu » (dernier repas avant l’aube) et de l’Iftar (rupture du jeûne), qui évoluent progressivement au fil des jours.

Horaires du jeûne pour ce mardi 4 mars 2025

• Dernier repas avant l’aube (Kheudeu) : avant 06h09

• Début du jeûne (Fajr) : 06h24

• Rupture du jeûne (Iftar) : 19h19

Ainsi, les fidèles devront s’abstenir de manger, de boire et d’autres pratiques interdites durant le jeûne, de l’aube jusqu’au coucher du soleil.

Une évolution progressive des horaires

Comme chaque année, les horaires de début et de fin du jeûne évolueront progressivement au cours du mois, en fonction des variations de la durée du jour. Le temps de jeûne pourrait légèrement s’allonger ou se raccourcir selon les jours.

Un mois de piété et de solidarité

Le Ramadan est un mois de prière, de partage et de solidarité au sein des communautés musulmanes. C’est une période où les Sénégalais renforcent leur foi à travers la prière, la lecture du Coran et les actions de bienfaisance en faveur des plus démunis.

Les familles se préparent ainsi chaque jour à l’Iftar, moment convivial souvent marqué par des plats traditionnels comme le « ndogou » composé de dattes, de bouillie, de pain et de café au lait, avant de passer au repas principal.

Que ce mois béni soit une source de bénédiction et de renforcement spirituel pour tous les fidèles musulmans du Sénégal et d’ailleurs.

Kaolack : Face aux menaces sur l’emploi, la CNTS renforce les capacités de ses délégués syndicaux

Face aux multiples menaces qui pèsent sur l’emploi dans les secteurs privé et public, la Confédération Nationale des Travailleurs du Sénégal (CNTS) organise deux jours d’ateliers, les lundi 3 et mardi 5 mars 2025, afin de renforcer les capacités de ses délégués du personnel et syndicaux de la région de Kaolack. Ces formations portent sur trois modules : le rôle et la mission des délégués syndicaux et du personnel, la gestion des conflits et la négociation collective.

« Vous savez qu’à l’heure actuelle, le monde du travail connaît, dans certains secteurs, des crises profondes. C’est pourquoi nous avons sollicité le secrétaire général de la CNTS, Modou Guiro, pour organiser cette session de formation de deux jours. Elle vise à renforcer les capacités de nos délégués du personnel et syndicaux de la région de Kaolack sur ces trois modules essentiels », a déclaré Ngagne Siré Lô, secrétaire général de l’Union régionale de la CNTS à Kaolack.

La CNTS s’est fixé pour objectif d’adapter ses formations aux besoins croissants de ses délégués et leaders syndicaux. L’accent est mis sur la compréhension de la relation entre les objectifs de développement durable (ODD) et le travail syndical, dans le but de réduire, voire éradiquer, certaines formes de précarité dans le monde du travail.

« Avec les nombreuses menaces qui pèsent sur l’emploi dans les secteurs public et privé, nous devons outiller nos responsables pour qu’ils puissent défendre les droits des travailleurs dans leur localité. Au Sénégal, le constat est alarmant : des licenciements abusifs et des violations des droits des travailleurs sont signalés dans plusieurs structures. Ces décisions prises par les nouvelles autorités du pays, sous prétexte que ces recrutements avaient une connotation politique, ne sauraient être justifiées », a dénoncé Mme Ngagne Siré Lô.

À travers ces sessions de formation, la CNTS entend renforcer la capacité de ses représentants afin qu’ils puissent mieux accompagner les travailleurs face aux défis actuels du marché de l’emploi.

Sandiara : Clarification sur l’ambulance offerte par les Yvelines

Le pôle communication de l’ancien maire de Sandiara, Serigne Guèye Diop, a tenu à apporter des précisions concernant l’ambulance offerte à la commune par le Service d’Incendie et de Secours des Yvelines, en France. Face aux critiques formulées par certains opposants, il est essentiel de rétablir les faits et de reconnaître les efforts déployés pour doter la commune de ce précieux équipement médical.

Contrairement aux accusations véhiculées par certains acteurs politiques, c’est bien grâce aux démarches de Serigne Guèye Diop, alors maire de Sandiara, que cette ambulance a été obtenue. Ce don, fruit d’un partenariat avec les services français, visait à renforcer les capacités de prise en charge des urgences médicales au sein de la commune.

Cependant, l’arrivée de l’ambulance au Sénégal s’est heurtée aux lourdeurs administratives, retardant sa mise en service. La procédure de dédouanement et les coûts d’entreposage au port autonome de Dakar ont engendré des frais supplémentaires, qui auraient pu compromettre définitivement la réception de l’équipement.

Face à cette situation, Serigne Guèye Diop, désormais ministre de l’Industrie et du Commerce, a pris l’initiative de régler ces frais avec ses propres moyens. Son intervention a permis d’éviter le retour de l’ambulance à l’expéditeur et d’assurer son acheminement vers Sandiara.

Malgré cet engagement personnel, des voix se sont élevées pour critiquer l’ancien maire, occultant son rôle décisif dans l’obtention de cette ambulance. Pour ses partisans, ces attaques sont infondées et ne reflètent en rien la réalité des faits.

Le pôle communication de Serigne Guèye Diop appelle ainsi les habitants à ne pas se laisser influencer par ces polémiques et à reconnaître les efforts de ceux qui œuvrent pour le bien de la communauté. « Il est injuste de critiquer quelqu’un qui s’est investi personnellement pour sa commune. Il mérite au contraire d’être salué pour son engagement », souligne le communiqué.

En conclusion, l’ancien maire de Sandiara réaffirme son attachement au développement de la commune et encourage les citoyens à rester unis pour bâtir un avenir meilleur.

Tensions dans le secteur de la santé : la F2S maintient son mot d’ordre et annonce une grève générale les 13 et 14 mars

La Fédération des syndicats de la santé (F2S) exprime son indignation face aux conditions de la récente rencontre tripartite entre l’État, les syndicats et le patronat, présidée par le Premier ministre Ousmane Sonko au Grand Théâtre. Dans un communiqué publié ce week-end, la Conférence des secrétaires généraux de la fédération dénonce l’influence néfaste de « groupes de lobbies extrêmement dangereux » et regrette des pratiques opaques entravant la concertation sociale.

La F2S pointe du doigt la gestion des invitations, qu’elle qualifie de discriminatoire. Alors qu’elle représente 11 organisations du secteur de la santé et de l’action sociale, elle affirme n’avoir reçu que trois invitations, tandis que certains syndicats d’un seul corps auraient été largement privilégiés. De plus, elle fustige le fait que ses revendications n’aient même pas été mentionnées dans le document de synthèse remis à la presse et déplore avoir été « privée de parole » lors des échanges.

La fédération accuse également l’inspecteur Amdy Moustapha Amar du ministère du Travail d’avoir adopté une attitude partiale, contribuant ainsi à l’exclusion de la F2S des discussions décisives.

Face à ce qu’elle considère comme un mépris de ses préoccupations, la F2S réaffirme son intention de poursuivre ses actions de protestation. Parmi les mesures annoncées figurent la rétention des informations sanitaires et le boycott des supervisions. La fédération prévoit aussi une campagne d’information à destination des partenaires techniques et financiers ainsi que des représentations diplomatiques, qui sera officiellement lancée après l’assemblée générale prévue le 6 mars à l’hôpital Ndamatou de Touba.

Déterminée à se faire entendre, la F2S annonce une grève générale les 13 et 14 mars 2025, suivie d’une marche nationale le 25 mars. Elle avertit que d’autres actions plus radicales pourraient être envisagées, y compris un boycott total des activités et programmes de santé.

Toutefois, dans un dernier appel au dialogue, la fédération exhorte le gouvernement à reprendre rapidement les négociations sectorielles dans un esprit d’équité et de justice afin d’éviter « une situation de non-retour ».

Affaire Farba Ngom : Me Oumar Youm met en garde l’État du Sénégal

L’affaire judiciaire impliquant le député Mouhamadou Ngom, plus connu sous le nom de Farba Ngom, continue de susciter de vives réactions. Son avocat, Me Oumar Youm, a lancé une mise en garde à l’État du Sénégal, qu’il tient pour responsable de tout incident pouvant survenir à son client en détention.

Me Oumar Youm a révélé que l’homme politique souffrirait de problèmes de santé nécessitant une attention particulière. « Il a déposé devant le juge et l’administration pénitentiaire un rapport circonstancié qui établit clairement des problèmes de santé », a-t-il déclaré dans les colonnes du journal L’Observateur. Cette déclaration laisse entendre que la détention du député pourrait avoir des conséquences sur sa condition physique.

Farba Ngom a été placé en détention après son audition devant le collège des juges du Pool judiciaire financier le 27 février. Il est soupçonné d’« activités suspectes de blanchiment de capitaux » après un signalement par les autorités financières.

Son avocat, Me Youm, a tenu à défendre son client en rappelant qu’« il n’est pas criminel d’être riche ». Il a aussi insisté sur le fait que le cautionnement imposé à Farba Ngom est une obligation légale et non une reconnaissance de culpabilité.

L’arrestation de Farba Ngom, un proche de l’ancien président Macky Sall, intervient dans un contexte politique tendu. Certains de ses partisans y voient une tentative de règlement de comptes, tandis que d’autres estiment que la justice doit faire son travail sans ingérence politique.

Coopération judiciaire : le Sénégal examine la ratification d’un accord avec le Maroc

Les membres de l’inter-commission constituée par la Commission des Affaires étrangères, des Sénégalais de l’Extérieur et de l’Intégration africaine et de la Commission des Lois, de la Décentralisation, du Travail et des Droits humains se réunissent ce lundi 3 mars 2025 pour examiner le projet de loi n°03/2025. Ce texte vise à autoriser le Président de la République à ratifier un accord de coopération judiciaire signé le 17 décembre 2004 à Rabat entre le Sénégal et le Maroc.

L’accord en question concerne l’assistance aux personnes détenues et le transfèrement des condamnés entre les deux pays. Il s’inscrit dans une volonté commune de renforcer les liens diplomatiques et judiciaires, permettant aux ressortissants sénégalais et marocains condamnés de purger leur peine dans leur pays d’origine.

Le projet de décret autorisant la ratification de cette convention avait déjà été examiné et adopté en Conseil des ministres le 22 janvier 2025. Il s’agit désormais pour les parlementaires de valider le texte avant son adoption définitive.

La réunion se tiendra à partir de 11h00 dans la salle Marie Joséphine Diallo du nouveau bâtiment de l’Assemblée nationale. Les discussions porteront sur les implications juridiques et pratiques de cet accord, notamment en matière de droits des détenus et de coopération judiciaire entre les deux pays.

Affaire Assane Diouf : entre liberté d’expression et cadre légal

L’activiste Assane Diouf, bien connu pour ses sorties médiatiques controversées, a été interpellé mercredi dernier par la Brigade des affaires générales (BAG) de la Division des investigations criminelles (DIC). Son arrestation fait suite à la diffusion d’une vidéo sur sa page TikTok, intitulée « Baye Fall yii yeksinane », qui lui vaut aujourd’hui des poursuites judiciaires.

Déféré vendredi dernier au tribunal de Dakar, Assane Diouf est poursuivi pour diffusion de fausses nouvelles et offense à une autorité exerçant les mêmes charges que le président de la République. Toutefois, il a bénéficié d’un retour de parquet et doit être présenté à nouveau ce lundi devant le procureur. Une ouverture d’information judiciaire pourrait être décidée, prolongeant ainsi son séjour en détention provisoire.

Lors de son audition, l’activiste a plaidé la bonne foi, affirmant qu’il ne cherchait nullement à nuire. Il soutient avoir simplement exercé son droit à l’expression sur l’actualité, comme le garantit la Constitution. Cependant, face aux enquêteurs, il a refusé de nommer explicitement la personne visée par ses propos, malgré des indications laissant entendre qu’il faisait référence au Premier ministre Ousmane Sonko.

L’arrestation d’Assane Diouf intervient dans un contexte politique marqué par des tensions autour de la liberté d’expression et du contrôle des discours sur les réseaux sociaux. Depuis plusieurs années, il s’est illustré par des prises de position tranchées, souvent polémiques, qui lui ont déjà valu des ennuis judiciaires.

Ce nouvel épisode relance le débat sur la place des activistes et des influenceurs dans l’espace public sénégalais. Pour ses soutiens, il s’agit d’une tentative de museler une voix critique du pouvoir. Ses détracteurs, quant à eux, estiment que ses propos doivent être encadrés par la loi pour éviter la propagation de fausses informations susceptibles de troubler l’ordre public.

Revitalisation des infrastructures sanitaires et routières : Alioune Badara Diouf plaide pour des améliorations urgentes

Le député Alioune Badara Diouf a lancé un appel pressant en faveur de la revitalisation des infrastructures sanitaires et routières, soulignant la nécessité d’une amélioration significative des conditions d’accès aux services essentiels dans sa région.

Lors d’une intervention récente, il a exigé une révision immédiate des infrastructures de santé, en particulier pour le centre de santé de Bambey, qu’il souhaite voir rehaussé au niveau 3. Ce projet vise à renforcer la capacité d’accueil et de traitement, en réponse à la forte demande de services médicaux de qualité dans cette zone.
Alioune Badara Diouf n’a pas seulement insisté sur la mise à niveau du centre de santé de Bambey, mais a également plaidé pour l’entretien et la réhabilitation des autres établissements de santé de la région. Selon lui, de nombreux centres de santé, bien qu’ils soient essentiels pour le bien-être des populations, souffrent d’un manque d’entretien, ce qui compromet leur efficacité. Le député a appelé le gouvernement à mettre en place un programme d’entretien régulier et à investir davantage dans la modernisation de ces structures pour garantir une meilleure prise en charge des patients.
Dans le même élan, Alioune Badara Diouf a interpellé le ministre des Transports sur l’état dégradé des routes de la région, qui constitue un obstacle majeur à la mobilité des habitants. Selon lui, plusieurs villages sont encore enclavés, rendant l’accès difficile aux services de santé, d’éducation et d’autres besoins essentiels. Il a demandé une révision des axes de transport critiques, en particulier les routes reliant les villages aux principaux centres urbains, afin de désenclaver ces zones et d’assurer un meilleur accès aux infrastructures publiques. Le député a souligné que des routes en bon état étaient essentielles pour faciliter le développement économique et social, notamment en période de crise sanitaire ou de besoins urgents.
Alioune Badara Diouf a également insisté sur la nécessité de terminer la construction des collèges d’enseignement moyen (CEM) de Ngokhothie et Sindiane. Ces établissements, déjà en cours de construction, sont indispensables pour désengorger les écoles existantes et offrir aux jeunes une éducation de qualité. Le député a précisé qu’il était crucial que ces projets soient achevés dans les plus brefs délais pour répondre à la demande croissante d’établissements scolaires dans la région.
En outre, Diouf a proposé la création d’un CEM supplémentaire pour desservir les villages environnants, qui manquent d’infrastructures éducatives adaptées. Selon lui, un tel établissement serait un atout majeur pour permettre à davantage d’enfants d’accéder à l’éducation secondaire sans avoir à parcourir de longues distances.
En ce qui concerne l’agriculture, le député a pointé l’inaction du Domaine Agricole Communautaire de Keur Samba Kane, un projet censé stimuler l’activité agricole dans la région. Il a demandé des mesures concrètes pour relancer ce domaine et résoudre les problèmes qui freinent son bon fonctionnement. Selon lui, l’agriculture étant un secteur clé pour la région, des solutions doivent être rapidement mises en place pour répondre aux besoins des habitants et garantir la sécurité alimentaire.
Alioune Badara Diouf a insisté sur le fait que la relance de l’agriculture passe par un soutien accru aux agriculteurs locaux, la mise à disposition d’équipements modernes, ainsi qu’une meilleure gestion des terres agricoles. Il a proposé de réexaminer les modalités de gestion des domaines agricoles communautaires pour assurer leur rentabilité et leur impact positif sur la population.
En résumé, le député Alioune Badara Diouf a présenté une série de propositions concrètes pour améliorer les infrastructures sanitaires, éducatives et agricoles dans sa région. Son intervention met en lumière les défis auxquels font face les populations locales et la nécessité de prendre des mesures urgentes pour améliorer leur qualité de vie. Si ces demandes sont prises en compte, elles pourraient contribuer à un développement plus équilibré et plus équitable de la région, tout en répondant aux besoins pressants de la population.
Ledakarois

Dégradation de la note souveraine du Sénégal par Standard & Poor’s : La descente aux enfers continue

L’économie sénégalaise traverse une nouvelle épreuve avec la dégradation de sa note souveraine par l’agence de notation américaine Standard & Poor’s (S&P). La note est passée de « B+ » à « B », accompagnée d’une perspective négative, une décision qui affecte la crédibilité économique du pays et alourdit les conditions d’emprunt sur les marchés financiers.

Cette sanction intervient quelques jours après celle de l’agence Moody’s, qui avait également abaissé la note du Sénégal, aggravant ainsi la situation économique déjà fragile.
Avec cette dégradation de la note, le Sénégal se retrouve dans une position où il devra emprunter à un taux d’intérêt plus élevé, ce qui rendra encore plus difficile le financement de son développement et de ses projets d’infrastructures. Ce phénomène pourrait entraîner une pression supplémentaire sur les finances publiques, accentuant les défis économiques du pays.
La dégradation de la note est en partie due aux révélations faites par la Cour des comptes sénégalaise sur l’état des finances publiques. Dans son rapport publié le 12 février, la Cour des comptes a mis en lumière une situation préoccupante : la dette publique du Sénégal aurait atteint près de 106 % du PIB, bien au-delà des chiffres officiellement communiqués. En outre, les déficits cumulés entre 2019 et 2024 sont deux fois supérieurs aux chiffres présentés par les anciennes autorités, une situation qui a renforcé la décision des agences de notation de dégrader la note souveraine du pays.
L’agence Standard & Poor’s a exprimé des préoccupations concernant la soutenabilité de la dette sénégalaise, prévoyant que les intérêts de la dette atteindront 20 % des recettes publiques en 2025, contre 14 % l’année dernière. Cette augmentation des charges financières représente un fardeau considérable pour un pays déjà confronté à des défis économiques majeurs. S&P a également souligné que la capacité du Sénégal à redresser rapidement sa situation reste incertaine, d’autant plus que la dynamique de croissance, bien qu’estimée à 9 % grâce aux champs pétroliers et gaziers, pourrait être freinée par les efforts nécessaires pour réduire les déficits.
Face à cette situation délicate, le gouvernement sénégalais a proposé un plan ambitieux visant à réduire les déficits budgétaires à 3 % d’ici à 2027. Toutefois, ce plan, jugé difficile à mettre en œuvre, reste un pari risqué. Les incertitudes sur la croissance économique, la volatilité des prix des matières premières et la nécessité d’un ajustement budgétaire drastique laissent entrevoir des mois, voire des années de défis économiques.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°410 – 03/03/2025

🔴 DÉGRADATION DE LA NOTE SOUVERAINE DU SÉNÉGAL PAR STANDARD & POOR’S : LA DESCENTE AUX ENFERS CONTINUE
🔴 SANTÉ, ÉDUCATION, AGRICULTURE : HONORABLE ALIOUNE BADARA DIOUF AU CHEVET DES PRIORITÉS DE BAMBEY

🔴 ÉLIMINATOIRES MONDIAL 2026 : LE SÉNÉGAL REÇOIT LE TOGO CE 25 MARS
🔴 16e JOURNÉE LIGUE 1 / ÉCART DE DEUX POINTS : JARAAF SE RAPPROCHE DANGEREUSEMENT DU LEADER GORÉE

Crise financière à AIBD : Cheikh Bamba Dièye annonce un plan de restructuration et des licenciements

L’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD) traverse une période difficile sur le plan financier. Lors d’une déclaration faite ce vendredi, son Directeur général, Cheikh Bamba Dièye, a révélé qu’un audit interne a mis en évidence d’importantes difficultés économiques menaçant la stabilité de l’entreprise. Pour y faire face, il annonce un plan de restructuration incluant une réduction du personnel.

Selon le Directeur général, l’une des principales causes de cette crise financière est l’augmentation drastique des effectifs au cours des dernières années.

« À la suite de la fusion avec les Aéroports du Sénégal (ADS), AIBD comptait 275 agents. Toutefois, en deux phases entre 2022 et 2024, 287 nouveaux employés en CDI ont été recrutés, suivis de 219 autres. Cela signifie que le nombre total d’agents est passé à 938, ce qui a considérablement alourdi la masse salariale. Une entreprise qui était financièrement stable s’est ainsi retrouvée en difficulté à cause de décisions irresponsables qui ne correspondaient pas aux besoins réels de la société », a déclaré Cheikh Bamba Dièye.

Il a également souligné que cette inflation des effectifs s’est faite sans une évaluation préalable des capacités financières de l’aéroport.

Face à cette situation préoccupante, une réduction des effectifs a déjà été amorcée.

« Nous avons entamé une restructuration progressive et avons déjà réduit le nombre d’employés à 872. Mais pour assurer la viabilité financière d’AIBD, d’autres ajustements seront nécessaires », a-t-il ajouté.

Le Directeur général a insisté sur la nécessité de prendre des décisions courageuses pour stabiliser la situation. Il a précisé que les mesures à venir sont prises en accord avec les plus hautes autorités du pays :

« En tant que managers, sous la directive du Président de la République, du Premier ministre et du ministre de tutelle, nous devons agir avec responsabilité pour réajuster AIBD et éviter un effondrement financier. »

Pour encadrer ce processus, un comité ad hoc sera mis en place dès lundi, avec l’accord des syndicats. Ce comité aura pour mission d’évaluer la situation, de proposer des solutions adaptées et d’assurer un dialogue social apaisé afin d’éviter des tensions avec les travailleurs concernés par les licenciements.

« Nous allons travailler ensemble pour prendre les décisions nécessaires afin de restaurer la santé financière de l’AIBD tout en minimisant les impacts sociaux », a précisé Cheikh Bamba Dièye.

Ce plan de restructuration pourrait avoir des conséquences importantes pour les employés et le fonctionnement de l’aéroport. Les travailleurs redoutent déjà une vague de licenciements et une précarisation de leurs conditions de travail. De leur côté, les syndicats exigent de la transparence dans la gestion du processus et demandent que des mesures d’accompagnement soient mises en place pour les employés qui perdront leur poste.

En parallèle, certains observateurs craignent que la réduction des effectifs n’affecte la qualité des services de l’aéroport, notamment en matière de sécurité et de gestion des flux de passagers.

L’AIBD, qui était considéré comme un modèle de réussite après son inauguration en 2017, fait face à un défi de taille. Sa capacité à se redresser dépendra des décisions prises dans les semaines à venir.

Rencontre Gouvernement-Patronat-Syndicats : Cheikh Diop fustige des manquements et exige des solutions immédiates

La rencontre tripartite entre le gouvernement, les syndicats et le patronat, tenue jeudi dernier à Dakar, n’a pas permis d’apaiser les tensions sociales. Cheikh Diop, secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal – Forces du changement (CNTS/FC), a exprimé son mécontentement face aux nombreux manquements observés dans la gestion du dialogue social.

Invité du « Jury du dimanche » sur I-Radio, ce 2 mars 2025, il a dénoncé un manque de respect des engagements pris par l’État, en particulier en ce qui concerne le soutien financier aux centrales syndicales. Selon lui, l’absence de suivi des négociations et le retard dans le versement de la subvention syndicale de 300 millions de francs CFA risquent d’envenimer un climat social déjà fragile.

Lors de son intervention, Cheikh Diop a rappelé l’importance d’un dialogue social sain et équilibré entre les différentes parties prenantes. Selon lui, les partenaires sociaux doivent faire preuve de responsabilité et de respect mutuel afin de bâtir un climat propice au développement du pays. Il a toutefois déploré que les syndicats soient régulièrement mis devant le fait accompli, ce qui compromet l’efficacité des négociations en cours.

« Entre partenaires sociaux, je pense que si nous voulons bâtir un climat social efficient et propice au développement, il faudrait qu’on se respecte mutuellement. Ensuite, qu’on soit tous responsables pour aller vers l’objectif qui est d’apaiser et de faire progresser le pays. Mais si on doit nous mettre des crocs-en-jambe ou nous imposer des décisions sans concertation, cela pose problème », a-t-il déclaré.

Il a également insisté sur la nécessité de définir des cadres de négociation clairs et d’assurer un suivi rigoureux des engagements pris par le gouvernement. Pour lui, il est impératif d’établir une feuille de route précise afin de garantir des avancées concrètes sur les revendications des travailleurs.

L’un des points les plus préoccupants soulevés par Cheikh Diop concerne la subvention accordée aux centrales syndicales. Il a rappelé que le Sénégal est l’un des pays africains où l’aide de l’État aux syndicats est la plus faible, avec une enveloppe annuelle de 300 millions de francs CFA.

Il a également souligné que cette somme était initialement prévue pour être portée à 600 millions de francs CFA sous la présidence de Macky Sall, mais que l’ancien chef de l’État avait demandé un réajustement budgétaire avant d’augmenter cette subvention. Jusqu’à présent, cette promesse n’a pas été tenue, et pour l’année 2025, les syndicats n’ont toujours pas reçu les 300 millions de francs CFA habituels.

« La négociation au Sénégal est normée au niveau national et sectoriel. Pourtant, notre pays est celui qui accorde la subvention syndicale la plus faible d’Afrique. Nous devions recevoir 600 millions de francs CFA, mais nous n’avons jamais obtenu cette somme. Jusqu’ici, nous devons nous contenter de 300 millions annuellement, et pour 2025, ce montant n’a même pas encore été versé », a-t-il regretté.

Face à cette situation, Cheikh Diop a exhorté le gouvernement à prendre des mesures urgentes pour débloquer la situation et éviter une crispation sociale. Il a insisté sur le fait que les travailleurs attendent des réponses concrètes et non de simples promesses.

Le secrétaire général de la CNTS/FC a également mis en garde contre les conséquences d’un dialogue social mal géré, qui pourrait entraîner des grèves et des mouvements sociaux perturbateurs pour l’économie du pays. Selon lui, la balle est désormais dans le camp du gouvernement, qui doit faire preuve de bonne foi et honorer ses engagements pour préserver la paix sociale.

Polémique sur le recrutement d’une consultante en communication : le ministère des Affaires étrangères s’explique

Le ministère de l’Intégration Africaine et des Affaires Étrangères (MIAAE) a réagi aux interrogations suscitées par le recrutement d’une consultante en communication. Dans un communiqué transmis à la RTS, le ministère a tenu à clarifier les conditions de cet engagement, tout en réaffirmant son attachement aux principes de valorisation des compétences nationales et d’intégration africaine.

Depuis plusieurs jours, des critiques ont émergé sur les réseaux sociaux et dans certains cercles politiques concernant l’engagement d’une consultante en communication auprès du ministère. Certains observateurs et citoyens ont exprimé leur incompréhension face à ce choix, estimant qu’un tel poste aurait dû être confié à un ressortissant sénégalais. D’autres ont évoqué un manque de transparence dans le processus de recrutement, alimentant ainsi la polémique.

Face à ces accusations, le ministère a tenu à préciser les conditions exactes dans lesquelles cette consultante a été recrutée.

Selon le communiqué du MIAAE, la consultante en question est une ressortissante de la CEDEAO qui réside au Sénégal depuis quinze ans. Contrairement à certaines affirmations relayées sur les réseaux sociaux, elle ne perçoit aucune rémunération du ministère et ne fait pas partie du cabinet ministériel. De plus, elle ne dispose d’aucun bureau au sein de l’institution.

Le ministère a également souligné que cette mission de conseil en communication a été financée et initiée par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Ce programme, partenaire technique du ministère, a pour objectif de mobiliser des experts capables d’appuyer des missions stratégiques en matière d’intégration africaine et de diplomatie.

Le ministère a profité de cette mise au point pour réaffirmer son engagement en faveur de la promotion des compétences nationales. Il a insisté sur le fait que l’ouverture aux talents issus de l’espace CEDEAO ne remet pas en cause la priorité donnée aux Sénégalais dans l’attribution des postes au sein du ministère. Cette collaboration avec des experts internationaux s’inscrit, selon le MIAAE, dans une dynamique plus large de coopération régionale et de renforcement des capacités locales.

Prix des denrées alimentaires durant le Ramadan : le ministre du Commerce rassure sur la stabilité du marché

Alors que le mois de Ramadan est souvent marqué par une hausse des prix des denrées alimentaires, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Gueye Diop, a tenu à rassurer les consommateurs sénégalais sur la disponibilité des produits et la stabilité des prix. Selon lui, toutes les dispositions ont été prises pour éviter toute flambée des coûts en cette période de forte demande.

S’exprimant sur la RTS Digital, il a affirmé que le marché est bien approvisionné et qu’aucune pénurie n’est à craindre. Pour s’en assurer, il a effectué une tournée dans plusieurs marchés de Dakar, notamment à Tilène, Castor, Thiaroye et Gueule Tapée. À l’issue de cette visite, il a constaté un approvisionnement suffisant en produits de base, en particulier ceux qui sont les plus sollicités pendant le Ramadan. Il a révélé que le stock actuel de riz disponible sur le marché s’élève à 377.000 tonnes, tandis que l’huile et le sucre sont respectivement disponibles à hauteur de 8.000 tonnes et 62.000 tonnes.

Concernant les produits agricoles comme l’oignon et la pomme de terre, le ministre a assuré que les quantités disponibles sont estimées entre 150.000 et 200.000 tonnes, ce qui, selon lui, devrait permettre de répondre sans difficulté aux besoins des consommateurs durant tout le mois de jeûne.

Face aux inquiétudes liées aux éventuelles hausses de prix, Serigne Gueye Diop a insisté sur le rôle des services de contrôle qui sont déjà déployés sur le terrain pour veiller au respect des prix fixés par l’État. Il a notamment rappelé que six produits de première nécessité, dont le pain et le sucre, bénéficient d’une réglementation stricte pour éviter toute spéculation.

Tout en affirmant que « tout est sous contrôle », il a tenu à adresser un message aux commerçants, leur rappelant que l’État surveille attentivement la situation et qu’il ne tolérera aucun abus. Il les a invités à respecter scrupuleusement les prix fixés afin de garantir un Ramadan sans tension sur le marché.

Avec ces mesures annoncées par le ministère du Commerce, les consommateurs espèrent que les promesses seront tenues et que les prix resteront stables durant ce mois sacré, une période où les dépenses alimentaires connaissent traditionnellement une hausse significative. Reste à voir si, sur le terrain, les engagements du gouvernement seront suivis d’effets concrets.

Ce langage trivial, porté par un porte-parole d’une manifeste médiocrité, est tout simplement pathétique !

Porter la parole d’une institution aussi prestigieuse que le Gouvernement du Sénégal, c’est porter la parole de la République, notre République, fondée sur l’équilibre, l’esprit de mesure, l’impartialité et la légalité.
C’est pourquoi,  la communication de cette institution, par essence nationale, obéit à des normes exigeant droiture, équité, objectivité, retenue, intelligence, impassibilité et, surtout, subtilité. 
Ce qui vous fait visiblement défaut. Car ce langage ne peut pas être celui d’un gouvernement responsable, respectant la séparation des pouvoirs, la présomption d’innocence et la soumission de l’Etat au Droit. 
Mais un langage aussi fanatisé et futile, à la fois crasseux et graveleux, d’une vulgarité déconcertante, ne doit pas être celui d’un gouvernement sérieux. 
C’est piteux! 
C’est irresponsable et d’une vacuité inadmissible! 
Mais les prises de parole catastrophiques semblent être le seul domaine de compétence de votre gouvernement dont chaque communication plonge davantage le pays dans le désarroi, le regret amer, la désillusion et la peur du lendemain. 
Ce style de communication chaotique n’est que le reflet de la flétrissure d’un gouvernement engourdi, englué et englouti dans l’immobilisme, le reniement et le tâtonnement.

Cher Monsieur, comprenez que la haine, la violence et le fanatisme ne peuvent être érigés en mode de gouvernance viable !
Arrêtez donc cette insipide et grotesque campagne de dénigrement contre le Président Macky SALL, un homme d’État émérite, qui a servi avec vaillance, à plusieurs niveaux, pendant deux décennies, dans l’honneur, la dignité et la perspicacité, notre cher pays.
Inspirez-vous plutôt de son immense talent et de son action mémorable à la tête du pays, qu’il a remarquablement transformé en si peu de temps. Il a su porter avec succès, dans un style raffiné et bienséant, la voix de l’Afrique sur des sujets à la fois complexes et sensibles, tout en multipliant l’influence et le rayonnement du Sénégal à travers le monde.

Sachez, cher Monsieur, qu’avec toute votre « énergie du désespoir », empreinte d’une rare perversité pour nuire à son image et à sa réputation, votre lâche entreprise est déjà vouée à l’échec. 
Dans le contexte actuel caractérisé par une forte angoisse des populations, en attente légitime de « Solution », s’il vous restait une once de cervelle vous alliez nous épargner votre grotesque et insipide comédie et vous mettre enfin au travail!

*El Hadji Omar YOUM*
*Ancien ministre, porte-parole du Gouvernement*
*Membre du Secrétariat exécutif national du Sénégal*

Sénégal : tensions politiques autour des accusations contre Macky Sall

La scène politique sénégalaise est secouée par de vives tensions après les déclarations du porte-parole du gouvernement, Moustapha Sarré, qui a accusé l’ancien président Macky Sall de graves abus de pouvoir. Sarré est allé jusqu’à qualifier l’ex-chef d’État de « chef de gang » et a évoqué la possibilité de poursuites judiciaires contre lui. Ces propos ont immédiatement suscité des réactions contrastées, certains soutenant la nécessité de faire la lumière sur la gestion de Macky Sall, tandis que d’autres dénoncent un climat de règlement de comptes.

Parmi les voix critiques, celle de Cheikh Diop, Secrétaire Général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal / Forces du changement (CNTS/FC), s’est distinguée. Invité sur iRadio, il a plaidé pour une approche plus mesurée dans le traitement des anciens dirigeants du pays. « Je ne suis pas en phase avec cette manière d’aborder les choses. Un ancien président, qu’on le veuille ou non, mérite des égards. Même si des actes non orthodoxes lui sont reprochés, le respect doit primer », a-t-il déclaré.

Cheikh Diop a également mis en garde contre un climat politique trop tendu, rappelant que dans de nombreux pays africains, la peur des représailles a souvent constitué un frein à la démocratie. Il a exhorté les autorités à éviter toute forme de chasse aux sorcières et à privilégier l’intérêt national avant toute démarche judiciaire ou politique.

Les propos de Moustapha Sarré interviennent dans un contexte où le nouveau pouvoir tente d’affirmer son autorité et de répondre aux attentes de transparence et de justice exprimées par une partie de la population. Toutefois, la question de l’attitude à adopter envers les anciens dirigeants divise profondément l’opinion.

Si certains estiment qu’il est nécessaire de faire la lumière sur la gestion de Macky Sall pour éviter l’impunité, d’autres, comme Cheikh Diop, craignent que cela ne dégénère en une spirale de règlements de comptes, nuisible à la stabilité du pays.

Crise à l’Aéroport International Blaise Diagne : Le Directeur Général annonce une restructuration pour sauver les finances

L’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD) traverse actuellement une situation financière difficile. C’est son Directeur général, Cheikh Bamba Dièye, qui a révélé l’ampleur du problème, mettant en cause une augmentation excessive des effectifs ces dernières années. Face à ce constat, il annonce des mesures de restructuration visant à redresser l’entreprise.

Selon les explications de Cheikh Bamba Dièye, un audit interne a mis en lumière des décisions de gestion irresponsables ayant plombé la situation financière de l’AIBD. À l’origine de cette crise, une hausse considérable du nombre d’employés en deux phases successives entre 2022 et 2024.

« AIBD, qui était avec la fusion des ADS à 275 agents, s’est vu en deux phases entre 2022 et 2024 booster de 287 CDI et pratiquement de 219 CDI en deux phases. Ce qui fait qu’une société qui était stable financièrement s’est retrouvée tirée vers le bas par des décisions irresponsables et qui ne cadraient pas avec les besoins de la société », a-t-il déclaré.

Ainsi, l’effectif global de l’AIBD a atteint 938 agents, un chiffre jugé insoutenable pour la viabilité financière de l’entreprise.

Conscient de la gravité de la situation, le Directeur général a affirmé que des efforts sont en cours pour ramener progressivement l’effectif à un niveau plus raisonnable. 872 agents sont actuellement recensés, mais d’autres mesures d’ajustement sont attendues.

« Depuis, nous sommes en train de restructurer et nous sommes dans une tendance à la baisse qui nous amène à 872 agents aujourd’hui. Et de ce point de vue, la responsabilité des managers que nous sommes, sous la directive du président de la République, du Premier ministre, de notre ministre de tutelle, il nous faut prendre le taureau par les cornes et réajuster AIBD », a-t-il précisé.

Pour mener à bien cette restructuration, un comité ad hoc sera mis en place dès lundi, en concertation avec les syndicats, afin d’examiner les options disponibles et trouver des solutions pour restaurer l’équilibre financier de l’aéroport.

L’AIBD est une infrastructure stratégique pour le Sénégal, jouant un rôle clé dans le secteur du transport aérien et du tourisme. Sa viabilité financière est donc essentielle pour assurer la continuité de ses services et son développement.

Affaires judiciaires : Me Ngagne Demba Touré rappelle la loi sur les délits financiers

Le placement sous mandat de dépôt du député Farba Ngom et d’autres figures de l’ancien régime continue de susciter des réactions. Lors d’une rencontre organisée par le Mouvement des domou daaras patriotes (Moddap) à la mairie des Parcelles Assainies de Dakar, l’avocat Me Ngagne Demba Touré a rappelé les dispositions légales encadrant la gestion des deniers publics.

Prenant la parole devant un public composé de militants, de juristes et de journalistes, Me Touré a tenu à avertir les gestionnaires des finances publiques sur leurs responsabilités. Il a rappelé que “les ordonnateurs de dépenses ne doivent pas se permettre de faire ce qu’ils veulent avec l’argent public. Lorsqu’on détient une responsabilité publique, on ne doit céder à aucune pression.”

Dans son intervention, il s’est appuyé sur l’article 152 du Code pénal, qui sanctionne trois infractions majeures :

• Soustraction de deniers publics,

• Détournement de fonds,

• Escroquerie portant sur les deniers publics.

Il a souligné que le détournement de fonds est une infraction grave, souvent commise par des “délinquants à col blanc” utilisant des procédés sophistiqués. Toutefois, il estime que l’escroquerie sur les deniers publics est encore plus dangereuse.

Des sanctions sévères pour les auteurs de détournements

Me Touré a également précisé les sanctions prévues par la loi, qui varient selon le statut de l’auteur de l’infraction :

• Un citoyen lambda risque une peine de 1 à 5 ans de prison en cas de condamnation.

• Une personne exerçant une responsabilité publique (agent civil, fonctionnaire, officier public et ministériel, mandataire public, député, etc.) peut encourir jusqu’à 10 ans de réclusion.

Sans mentionner explicitement le nom de Farba Ngom, il a fait référence aux accusations portées contre l’ancien député, incarcéré récemment pour des faits similaires.

L’avocat a également dénoncé des pratiques qu’il juge scandaleuses, notamment l’accaparement des terres par des personnalités influentes. “Il est inadmissible qu’une seule personne possède 8 000 hectares, soit l’équivalent de presque tout le département de Dakar. Ce genre d’injustices, légalisées illégalement, ne devrait pas être accepté”, a-t-il martelé.

Cette déclaration intervient alors que les autorités judiciaires poursuivent leurs investigations sur plusieurs dossiers de détournements de fonds et d’appropriations frauduleuses de biens publics, impliquant d’anciens responsables politiques et administratifs.

Ces derniers mois, le Sénégal a multiplié les enquêtes et poursuites judiciaires contre des figures de l’ancien régime, dans une volonté affichée de lutter contre l’impunité et de renforcer la transparence dans la gestion publique. Pour Me Touré et les membres du Moddap, cette dynamique doit se poursuivre afin de garantir l’équité et la justice pour tous les citoyens.

Économie de l’énergie : Mme Mame Coumba Ndiaye, DG de l’AEME, lance le projet “Benen ECOFRIDGES”

Le programme “Benen ECOFRIDGES” a été officiellement lancé par Mme Mame Coumba Ndiaye, Directrice générale de l’Agence pour l’Économie et la Maîtrise de l’Énergie (AEME), en présence de Baba Ndiaye, Directeur général de la Direction de la Réglementation Environnementale et du Contrôle (DIREC), ce vendredi 28 février à l’hôtel Azalaï. Selon Mme Ndiaye, ce programme vise à promouvoir l’utilisation de réfrigérateurs et climatiseurs économes en énergie et respectueux de l’environnement au Sénégal. Un stock de 330 000 équipements est déjà disponible pour les ménages sénégalais.

L’initiative s’inscrit dans le cadre du programme ECOFRIDGES Sénégal, qui a pour objectif de faciliter l’accès des ménages à des équipements de refroidissement durables grâce à un mécanisme de financement innovant. Le lancement officiel a eu lieu lors d’une cérémonie à Dakar, en présence de plusieurs personnalités engagées dans cette initiative.

“Une part significative des ménages sénégalais utilise des équipements électriques avec de très faibles niveaux de performance énergétique, car usagés. C’est le cas des équipements de froid alimentaire (réfrigérateurs, congélateurs, appareils combinés) qui représentent au moins 25 % de la consommation d’électricité des ménages moyens, et jusqu’à 65 % pour les ménages à faible revenu.

Ces équipements usagés sont généralement achetés par des ménages à ressources limitées, ne pouvant accéder facilement à des équipements neufs.

Cette situation est encore plus préoccupante dans les zones périurbaines et rurales, où ces appareils sont utilisés pour des micro-activités génératrices de revenus, ce qui entraîne un surcoût sur les factures d’électricité et aggrave la précarité énergétique. Or, utiliser un équipement neuf et performant permet d’économiser au moins 50 % sur la consommation énergétique. Il en est de même pour les équipements de climatisation, qui permettent de réaliser jusqu’à 70 % d’économies d’énergie.” a déclaré Mme Ndiaye, Directrice générale de l’AEME.

Elle a précisé que le programme ECOFRIDGES Sénégal accompagne le remplacement des équipements énergivores par des modèles plus économes et écologiques, grâce à un mécanisme de financement basé sur les recharges d’électricité. C’est dans ce cadre qu’un deuxième concept, “Benen ECOFRIDGES”, a été mis en place pour redynamiser le programme.

De son côté, Baba Ndiaye, Directeur général de la DIREC, a insisté sur l’importance du projet “Benen ECOFRIDGES” pour le Sénégal.

“Ce projet s’inscrit dans une démarche plus large de transition écologique et de développement durable, en ligne avec les objectifs nationaux et internationaux en matière de protection de l’environnement. Il est essentiel d’accompagner cette initiative par une forte sensibilisation et éducation des consommateurs pour garantir son succès.”

Enfin, Mme Mame Coumba Ndiaye a conclu en affirmant que plus de 330 000 équipements de refroidissement seront mis à la disposition des ménages sénégalais.

“Le programme est destiné à tous les ménages, et selon les études de nos experts, le stock sera suffisant.”

Affaire Tabaski Ngom : Vers une levée de l’immunité parlementaire de Moustapha Diop ?

L’enquête sur le présumé détournement de 700 millions de francs CFA impliquant l’inspectrice du Trésor Tabaski Ngom connaît une accélération. Le parquet judiciaire financier a saisi le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, afin de demander la levée de l’immunité parlementaire du député-maire de Louga, Moustapha Diop, cité dans ce dossier.

L’affaire a éclaté en janvier dernier, après une enquête menée par PressAfrik révélant un détournement de fonds depuis les caisses de la Commission de Régulation du Secteur de l’Énergie (CRSE). Une partie des fonds aurait été versée à Moustapha Diop par l’intermédiaire de son chauffeur, Mbaye Ngom, et de celui de Dame Ibrahima Ndiaye.

Déjà, plusieurs personnes mises en cause sont dans le viseur de la justice. Momath Bâ, ancien directeur général de l’Agence d’Aménagement et de Promotion des Sites Industriels (Aprosi), a échappé à la détention après avoir versé une consignation de 90 millions de francs CFA à la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC).

Contrairement à Momath Bâ, la situation de Moustapha Diop semble plus délicate. Son statut de député lui confère une immunité parlementaire, mais celle-ci pourrait être levée si le ministre de la Justice donne suite à la requête du parquet et saisit l’Assemblée nationale.

Si cette levée est actée, le député-maire de Louga pourrait être entendu par le juge d’instruction du pool judiciaire financier, qui cherche à établir les responsabilités exactes dans cette affaire.

L’évolution du dossier dépend désormais du ministre de la Justice et d’une éventuelle saisine du Parlement. Une levée de l’immunité de Moustapha Diop marquerait un tournant majeur dans cette enquête, laissant entrevoir de possibles poursuites judiciaires à son encontre.

Scandale des 125 milliards de la Centif : Tahirou Sarr rejoint Farba Ngom en prison après le rejet de leurs cautions

L’affaire des 125 milliards de francs CFA révélée par la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) continue de secouer la sphère politico-financière sénégalaise. Ce vendredi, l’homme d’affaires Tahirou Sarr a été placé sous mandat de dépôt par le juge d’instruction du Pool judiciaire financier (PJF), après avoir tenté de consigner une caution pour éviter la prison.

Impliqué dans deux procédures distinctes, dont une concernant 25,3 milliards de francs CFA dans laquelle le député-maire des Agnam, Farba Ngom, est l’accusé principal, Tahirou Sarr avait proposé de mettre en garantie plus de 400 milliards de francs CFA, selon des informations du journal Libération. L’homme d’affaires avait présenté un chèque de 11 milliards et trois titres fonciers d’une valeur totale de 13 milliards. Cependant, ces offres ont été rejetées par le juge.

Farba Ngom, de son côté, aurait tenté de consigner une dizaine de titres fonciers évalués à 34 milliards de francs CFA, alors que la procédure le vise pour un montant de 31 milliards. Là aussi, le Pool judiciaire financier a refusé la proposition et a procédé à la saisie d’une partie des fonds retrouvés dans ses comptes bancaires.

D’après L’Observateur, les autorités judiciaires ont décidé de prendre des mesures conservatoires conformément à la loi communautaire de l’Uemoa sur la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Cette législation permet aux juges d’ordonner la saisie ou la confiscation des biens liés aux infractions présumées, avant même le jugement définitif.

Les investigations ont permis de retrouver plusieurs dizaines de milliards de francs CFA sur les comptes bancaires des mis en cause. Cette procédure, qui implique des personnalités influentes, marque un tournant dans la lutte contre la criminalité financière au Sénégal.

Le Pool judiciaire financier poursuit ses enquêtes, alors que l’État du Sénégal, partie civile dans cette affaire, cherche à recouvrer les sommes détournées. Ce scandale illustre la volonté des autorités de renforcer la lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent dans le pays.

Fraude à l’Agence de Sécurité de Proximité : 139 agents fictifs détectés, une perte de 12 millions de FCFA par mois

Un audit interne mené au sein de l’Agence de Sécurité de Proximité (ASP) a révélé la présence de 139 agents fictifs, occasionnant une fraude salariale estimée à 12 millions de francs CFA par mois. L’information a été confirmée par Maty Sarr Niang, responsable de la communication de l’ASP.

Selon les conclusions de l’audit, ces agents inexistants figuraient sur les listes de paie, entraînant un gonflement artificiel de la masse salariale. Pendant plusieurs mois, des salaires ont été indûment versés à ces employés fantômes, représentant un manque à gagner important pour l’agence.

Cette découverte met en lumière des dysfonctionnements dans la gestion administrative et financière de l’ASP, une structure chargée d’assurer la sécurité de proximité au Sénégal.

Face à cette fraude, la direction de l’ASP envisage de prendre des mesures strictes pour identifier les responsables, sanctionner les auteurs de cette malversation et renforcer les mécanismes de contrôle interne. Des réformes pourraient être mises en place pour éviter de telles irrégularités à l’avenir.

Ramadan 2025 : La Ligue Islamique Mondiale au chevet des familles démunies

3 tonnes de sucre et 3 tonnes d’huile ont été distribuées par la Ligue Islamique Mondiale pour aider les familles dans le besoin. Lors d’une cérémonie de distribution de kits alimentaires organisée à l’Institut Islamique de Dakar, Abdallah Al-Othiemin, Directeur régional de la Ligue Islamique Mondiale a rappelé que cette action rentre dans le cadre des recommandations divines en ce mois de pénitence: « cette rencontre est organisée pour aider les familles dans le besoin. Nous nous réunissons cette année pour magnifier la solidarité, l’amour et le partage et l’entre-aide entre musulmans. Je prie pour la pérennisation de ces activités qui font partie des recommandations divines », a-t-il fait savoir. Dans cette même veine, Abdourahmane Tandian, conseiller au Bureau national de la Ligue Islamique Mondiale, a indiqué que cette activité entre dans le cadre de la solidarité islamique en ce mois béni de ramadan. « Le prophète Mahamed PSL a exhorté les musulmans à oeuvrer dans la solidarité et il y a un hadith qui dit « Quiconque offre à un jeûneur de quoi rompre son jeûne aura une récompense égale à la sienne ». Donc, c’est pour tout cela que nous sommes ici ». « Le directeur a insisté pour que nous puissions pérenniser ces actions au Sénégal et c’est tout le sens de cette activité qui nous réunit aujourd’hui », a-t-il souligné.

Un geste qui vient à son heure selon Sokhna Fatou Ndaw, Yaayou djirim qui a apprécié à sa juste valeur cette aide qui intervient dans un contexte très difficile pour les veuves qui doivent nourrir leurs enfants: « les veuves vous remercient énormément pour ce geste que vous avez fait à leur endroit. Qu’Allah apporte la baraka dans votre travail et vous le restitue au centuple. Monsieur le directeur, vous nous avez toujours accompagnées dans les moments difficiles, qu’ALLAH vous accompagne dans la réussite de cotre mission », a-t-elle fait savoir.
A noter que l’enveloppe dégagée par la Ligue Islamique Mondiale pour venir en aide à 580 familles s’élève à plus de 15 millions de Fcfa. Selon ses initiateurs, cette activité sera également organisée dans les régions de Thiés et Kaolack dans les tous prochains jours pour soulager les populations vulnérables de ces localités. Aly Saleh

Affaire des 125 milliards de FCFA : Implication présumée du Trésor public révélée par la CENTIF

Dans son édition du samedi 1er mars 2025, le journal Libération rapporte des révélations accablantes issues d’un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) concernant l’affaire dite des 125 milliards de FCFA. Selon ce rapport, le Trésor public serait impliqué dans une « association de malfaiteurs », mettant en cause de hauts responsables de la République.

Le rapport de la CENTIF souligne une « collision manifeste » entre des fonds provenant du Trésor et des virements effectués vers des sociétés telles que les SCP Tidiania, Doworou, Haba et Kantong Investment. Ces entités, bien que distinctes en apparence, seraient en réalité liées à des personnalités influentes, notamment le député Farba Ngom. Les enquêteurs soupçonnent que ces sociétés écrans ont été utilisées pour dissimuler des transactions illicites, impliquant des mécanismes sophistiqués de blanchiment de capitaux.

Parmi les principaux acteurs cités, Tahirou Sarr occupe une place centrale. Les investigations révèlent que des fonds reçus par ce dernier, en provenance directe du Trésor public, ont été rapidement transférés à diverses entités, dont certaines appartiendraient à Farba Ngom. Cette chaîne de transactions laisse présumer l’existence de rétrocommissions déguisées, potentiellement versées en échange de la facilitation de marchés publics.

Face à la gravité des accusations, le procureur financier, El Hadj Alioune Abdoulaye Sylla, a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire pour des infractions telles que l’association de malfaiteurs, le blanchiment de capitaux, l’escroquerie portant sur des deniers publics, la corruption et le trafic d’influence. De plus, le Garde des Sceaux a saisi l’Assemblée nationale pour demander la levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom, afin de permettre une enquête approfondie.

Il est également important de noter que la Direction générale de la comptabilité publique et du Trésor, ainsi que la Direction générale des Impôts et Domaines, n’ont pas répondu aux réquisitions de la CENTIF, datées du 16 octobre 2024, jusqu’à la transmission du rapport. Cette absence de collaboration soulève des questions quant à la transparence et à l’intégrité des institutions impliquées.

Cette affaire met en lumière des pratiques financières opaques au sein des plus hautes sphères de l’État, et souligne la nécessité d’une vigilance accrue pour préserver les deniers publics et assurer la probité des responsables.

Le SAMES suspend provisoirement sa grève après une rencontre tripartite

Le Syndicat Autonome des Médecins, Pharmaciens et Chirurgiens-Dentistes du Sénégal (SAMES) a annoncé, ce vendredi 28 février 2025, la suspension provisoire de son mouvement de grève. Cette décision intervient après une réunion d’évaluation du Bureau Exécutif National (BEN) et une rencontre tripartite entre les syndicats, le gouvernement et le patronat.

Dans son communiqué, le BEN du SAMES a félicité l’ensemble de ses membres pour leur mobilisation exemplaire et le respect total du mot d’ordre de grève. Depuis le début du mouvement, les professionnels de la santé ont dénoncé les conditions de travail précaires, le retard dans le paiement de certaines indemnités et le manque de matériel médical adéquat dans les structures publiques.

Face à cette situation, le Premier Ministre a convoqué une rencontre tripartite le 27 février 2025 au Grand Théâtre Doudou Ndiaye Coumba Rose de Dakar. L’objectif était de trouver une issue favorable à la crise qui secoue le secteur de la santé.

Lors de cette rencontre, le Chef du Gouvernement a appelé à la stabilité sociale et à l’apaisement du climat social dans le pays. Un message bien accueilli par le SAMES, qui a salué la volonté affichée par les autorités de privilégier un dialogue sincère et constructif.

Suite à cette réunion, le BEN a décidé de décréter une trêve en suspendant provisoirement la grève. Toutefois, le syndicat reste vigilant et appelle ses membres à maintenir leur mobilisation jusqu’à l’obtention de réponses concrètes à leurs revendications.

Cette suspension marque une étape importante dans le processus de négociation entre le gouvernement et les syndicats de santé. Les prochaines semaines seront décisives pour déterminer si un accord durable peut être trouvé afin d’éviter une reprise du mouvement de grève.

Le SAMES attend désormais des engagements fermes et des mesures concrètes de la part des autorités pour améliorer les conditions de travail des professionnels de la santé et garantir un service de qualité aux populations sénégalaises.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°409 – 01 ET 02/03/2025

🔴 APRÈS LAT DIOP ET FARBA NGOM : AKS LA PROCHAINE « COMMANDE POLITIQUE » ?
🔴 MACKY SALL SERA CONVOQUÉ DEVANT LA JUSTICE SELON LE GOUVERNEMENT : JUSTICE OU MENACE POUR ÉVITER UN RETOUR EN 2029 

🔴 « [IL] EST LE MEILLEUR CHOIX » : CISSÉ PLÉBISCITÉ PAR LA FÉDÉ LIBYENNE
🔴 LUTTE / ZARKO VS SA THIÈS FICELÉ : LE RÊVE DES AMATEURS DEVIENT RÉALITÉ !

Sénégal : Deux dates annoncées pour le début du Ramadan 2025

Le Sénégal connaît une nouvelle fois un début de Ramadan marqué par des divergences. Deux dates ont été annoncées pour le commencement du mois sacré en 2025 : le samedi 1er mars selon la Coordination des Musulmans du Sénégal pour l’Observation du Croissant Lunaire (C.M.S/O.C.L.), et le dimanche 2 mars d’après la Commission nationale de concertation sur le croissant lunaire (CONANOC).

Dans un communiqué publié le vendredi 28 février 2025, la C.M.S/O.C.L. a déclaré que le croissant lunaire avait été aperçu à Sadio, dans la région de Diourbel, et que des observations concordantes avaient été signalées dans plusieurs pays voisins, dont la Gambie. Sur cette base, l’organisation a fixé le premier jour du Ramadan au samedi 1er mars.

De son côté, la CONANOC, réunie à la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise (RTS), a affirmé que le croissant lunaire n’avait été observé dans aucune localité du pays. Imam El Hadji Oumar Diene, président des Imams et Oulémas du Sénégal et coordonnateur général de la commission lunéaire, a précisé que les membres de la commission avaient scrupuleusement analysé les observations recueillies à travers le pays avant de conclure que le Ramadan commencerait le dimanche 2 mars.

Ce désaccord n’est pas nouveau au Sénégal, où la fixation des dates du Ramadan repose sur deux approches différentes : l’observation visuelle du croissant lunaire et des calculs astronomiques, parfois appuyés sur des observations faites à l’étranger. Cette situation conduit régulièrement à des débuts de jeûne décalés selon les communautés.

Ramadan 2025 : La lune aperçue à Diourbel, début du jeûne ce samedi

La Coordination des musulmans du Sénégal (CMS) a annoncé ce vendredi 28 février 2025 que la lune a été aperçue à Sadio, dans la région de Diourbel. Par conséquent, le mois de Ramadan débutera ce samedi 1er mars 2025 pour une grande partie de la communauté musulmane au Sénégal.

Cette annonce a été faite à l’issue d’une rencontre avec les médias, au cours de laquelle la CMS a précisé que plusieurs témoins ont confirmé l’observation du croissant lunaire. Comme le veut la tradition, l’apparition de la lune marque officiellement le début du mois sacré de jeûne, une période de prière, de recueillement et de solidarité pour les fidèles musulmans.

Le Sénégal, à l’instar de nombreux autres pays, suit généralement l’observation locale de la lune pour fixer les dates du Ramadan. Toutefois, des divergences peuvent parfois exister selon les différentes commissions et confréries religieuses du pays.

Avec cette annonce, les fidèles se préparent désormais à entamer ce mois béni, rythmé par les prières nocturnes, le jeûne du lever au coucher du soleil et les actes de générosité envers les plus démunis.

Carême et Ramadan : le ministre Serigne Guèye Diop rassure sur la disponibilité des produits alimentaires

À l’approche du Carême chrétien et du Ramadan, période de forte consommation alimentaire, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop, a effectué une visite dans les principaux marchés de Dakar pour évaluer l’état des stocks des denrées essentielles. À l’issue de sa tournée, il a affirmé que les produits alimentaires de base sont disponibles en quantité suffisante pour répondre à la demande des Sénégalais durant ces semaines cruciales.

En visitant les marchés de Tilène, Castors et Gueule-Tapée, le ministre a constaté que les stocks de riz, d’huile, de sucre et d’autres produits de première nécessité sont largement suffisants. Il a précisé que la Compagnie sucrière sénégalaise dispose actuellement de 62.931 tonnes de sucre, garantissant un approvisionnement stable. Quant à l’huile alimentaire, un stock de 25.180 tonnes a été relevé cette semaine, assurant une couverture adéquate des besoins du marché.

Concernant le riz, denrée de base dans l’alimentation des Sénégalais, les services du commerce intérieur ont signalé la présence d’un stock global de 377.800 tonnes chez les importateurs. Cette quantité dépasse largement les besoins de consommation du pays, estimés à un tiers de ce volume.

Le lait en poudre, également très demandé pendant cette période, est disponible en grande quantité. Avec un stock de 81.000 tonnes pour une consommation mensuelle de 5.000 tonnes, l’approvisionnement semble assuré sans risque de rupture.

Pour les légumes, le ministre a souligné que l’oignon local est bien présent sur le marché, avec un stock commercial de 500 tonnes, représentant 20 % de l’offre. Il a également assuré qu’aucune difficulté n’a été relevée dans l’approvisionnement de la pomme de terre.

Enfin, M. Diop a tenu à rassurer sur la disponibilité de la farine boulangère, indispensable à la production du pain, un aliment central dans l’alimentation quotidienne des Sénégalais. Aucun problème n’a été signalé à ce niveau, garantissant un accès stable au pain pendant cette période de jeûne et de forte consommation.

Cette visite et ces déclarations du ministre visent à apaiser les inquiétudes des consommateurs face aux risques de pénurie ou de flambée des prix en cette période où la demande explose. Les autorités semblent donc vouloir anticiper toute spéculation et assurer une stabilité des prix et des stocks sur le marché national.

Sénégal : Macky Sall bientôt convoqué par la justice pour des irrégularités financières

L’ancien président du Sénégal, Macky Sall, qui a dirigé le pays de 2012 à 2024, pourrait être amené à répondre de sa gestion des finances publiques devant la justice. Le gouvernement sénégalais l’accuse d’être directement responsable des « faux chiffres » révélés dans un récent rapport de la Cour des comptes. Si des poursuites sont officiellement engagées contre lui, ce serait une première historique au Sénégal, un pays qui a jusqu’ici évité de juger ses anciens chefs d’État pour leur gestion au pouvoir.

L’origine de cette affaire remonte au 12 février 2025, lorsque la Cour des comptes du Sénégal a publié un rapport explosif sur les finances publiques sous Macky Sall. Ce document révèle des écarts considérables entre les chiffres annoncés par l’ancienne administration et ceux recalculés par les experts financiers. Selon ce rapport, la dette publique représenterait 99,67 % du PIB, soit bien plus que les chiffres annoncés par l’ancien gouvernement. Le déficit budgétaire de 2023 aurait été de 12,3 %, contre 4,9 % déclarés officiellement par le régime de Macky Sall. Plusieurs dépenses et transactions financières n’auraient pas été correctement enregistrées, voire auraient été maquillées pour masquer la réalité économique du pays. Ces révélations ont immédiatement suscité une réaction du gouvernement actuel, qui accuse Macky Sall et son équipe d’avoir manipulé les finances publiques avant de quitter le pouvoir.

Le porte-parole du gouvernement sénégalais, Moustapha Ndjekk Sarré, n’a pas mâché ses mots lors de son intervention sur la radio privée RFM, le 28 février. Il a affirmé que Macky Sall fera inévitablement face à la justice, le désignant comme le principal responsable d’actes extrêmement graves. Il a ajouté que tout ce qui s’est passé sous son mandat s’est déroulé sous ses ordres et qu’on pourrait même le considérer comme le chef de gang ayant commis des actes criminels. Le gouvernement estime que l’ancien président doit rendre des comptes pour avoir laissé le pays dans une situation financière jugée critique. Selon Moustapha Ndjekk Sarré, Macky Sall aurait donné des ordres directs ayant conduit à ces manipulations comptables, et il ne pourrait donc pas se dédouaner de toute responsabilité.

Depuis son départ du pouvoir en avril 2024, Macky Sall s’est installé au Maroc, où il suit de près l’évolution de la situation politique sénégalaise. Dans un entretien accordé au magazine Jeune Afrique le 27 février, il a vigoureusement rejeté les accusations portées contre lui. Il s’est inscrit en faux contre ces allégations de falsifications, affirmant qu’il s’agissait d’une manœuvre politique orchestrée par le nouveau régime pour salir son bilan. Il rappelle que la Cour des comptes a validé les comptes publics du Sénégal chaque année sous son mandat et que ces nouvelles accusations sont infondées. Il a estimé qu’il était trop facile de revenir après coup et de déclarer que tout était faux, qualifiant ces accusations de ridicules. Il s’est également montré serein face à une éventuelle action judiciaire, déclarant qu’il n’avait peur de rien et que ses adversaires pouvaient poursuivre s’ils le souhaitaient.

Le Sénégal dispose d’un cadre juridique spécifique pour juger ses anciens chefs d’État. Macky Sall bénéficie d’un privilège de juridiction, ce qui signifie qu’il ne peut être jugé que par des instances spéciales. Depuis décembre 2024, l’Assemblée nationale a réactivé la Haute Cour de justice, une juridiction compétente pour juger les anciens présidents et ministres accusés de haute trahison. C’est cette cour qui pourrait être saisie si la justice sénégalaise décide d’engager des poursuites contre Macky Sall. Le porte-parole du gouvernement a précisé que le Sénégal disposait d’une justice indépendante et que si celle-ci estimait que Macky Sall n’avait rien fait, il serait épargné.

Cette affaire intervient dans un contexte où le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye envisage d’abroger la loi d’amnistie adoptée en mars 2024 sous Macky Sall. Cette loi, votée avant l’élection présidentielle de mars dernier, couvrait les faits liés aux violences politiques entre 2021 et 2024, permettant notamment la libération d’Ousmane Sonko, aujourd’hui Premier ministre. Le gouvernement actuel considère cette loi comme un obstacle à la justice et souhaite revenir dessus afin de permettre des poursuites contre les responsables de troubles passés. Si cette abrogation est confirmée, cela pourrait également ouvrir la voie à des poursuites judiciaires pour d’autres anciens membres du gouvernement Sall, notamment dans des affaires de gestion des finances publiques et de répression politique.

L’éventuelle comparution de Macky Sall devant la justice marquerait un tournant inédit pour le Sénégal. Jusqu’ici, aucun ancien président n’a jamais été jugé pour des faits liés à son exercice du pouvoir. Ce dossier pose plusieurs questions cruciales. Certains s’interrogent sur l’indépendance réelle de la justice et craignent que cette affaire ne soit instrumentalisée à des fins politiques. D’autres se demandent si les institutions sénégalaises sont réellement prêtes à juger un ancien président et si l’application de la loi à une figure aussi importante que Macky Sall sera un véritable test pour l’État de droit. L’impact sur la scène politique pourrait également être significatif. Si Macky Sall est poursuivi, cela pourrait affaiblir son parti, l’Alliance pour la République (APR), et bouleverser l’équilibre des forces en vue des prochaines élections.

Alors que les tensions politiques restent vives au Sénégal, la question du sort judiciaire de Macky Sall pourrait bien être l’un des grands enjeux des mois à venir. Si la justice décide d’engager des poursuites, cela pourrait ouvrir une nouvelle ère dans la gouvernance du pays, où les dirigeants ne seraient plus à l’abri de rendre des comptes une fois leur mandat terminé. Mais dans un pays où les affrontements politiques sont souvent intenses, ce dossier pourrait aussi devenir un champ de bataille entre l’ancien et le nouveau régime. Il reste à voir si cette affaire aboutira à un procès ou si elle restera un dossier politique hautement médiatisé, sans réelle suite judiciaire.

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L’arrestation de Farba Ngom : une manœuvre politique orchestrée selon l’APR

Le 27 février 2025, Mouhamadou Ngom, surnommé Farba, a été placé sous mandat de dépôt après son face-à-face avec les juges du Pool Judiciaire financier dans le cadre de l’affaire des 125 milliards de francs CFA. Une décision qui a suscité une vive réaction du Secrétariat Exécutif National de l’APR (SEN APR), le parti au pouvoir, qui accuse Ousmane Sonko, leader de PASTEF, d’être le commanditaire de cette arrestation.

Dans une déclaration publiée le 28 février 2025, l’APR qualifie l’arrestation de Farba Ngom d’« arbitraire » et de « cruelle », estimant qu’elle est le fruit d’une justice manipulée à des fins politiques. Selon le SEN APR, la décision de l’emprisonnement de l’élu serait une « commande politique » lancée par Sonko, qu’il considère comme étant derrière cette opération judiciaire. Le parti au pouvoir rappelle que Sonko aurait menacé publiquement Farba Ngom lors d’une récente déclaration à Matam, ce qui, selon eux, montre que cette arrestation est une exécution d’une directive politique.

Pour l’APR, cette situation illustre, de manière éclatante, ce qu’il appelle une « justice malade » qui serait devenue un simple instrument au service des ambitions politiques de l’opposition. Le SEN APR va même plus loin en affirmant que cette arrestation vise à affaiblir leur parti en ciblant l’un de ses membres les plus influents, et que cette manœuvre s’inscrit dans un complot plus large visant à « museler » l’APR, le principal parti au pouvoir, en l’isolant de ses leaders et de ses voix discordantes.

Le parti appelle, dans ce contexte, à une mobilisation nationale et internationale pour dénoncer ce qu’il considère comme une atteinte grave à la démocratie sénégalaise. Il exhorte également les forces politiques et citoyennes, ainsi que la diaspora, à se rassembler pour faire face à ce qu’il perçoit comme une injustice et un « déni de justice ». Le SEN APR met en garde contre ce qu’il appelle une « instrumentalisation de la justice » à des fins de règlement de comptes politiques, ce qui pourrait, selon eux, déstabiliser le système démocratique du Sénégal.

Le SEN APR appelle également la magistrature à préserver son indépendance, soulignant l’importance de ne pas permettre que la justice devienne un outil pour régler des différends politiques. L’APR demande à ce que les juges ne se laissent pas manipuler par des pressions extérieures et restent fidèles à leur rôle de gardiens de la loi.

L’arrestation de Farba Ngom survient dans un climat politique particulièrement tendu au Sénégal, marqué par des affrontements de plus en plus fréquents entre le pouvoir et l’opposition. La question de l’indépendance de la justice et de son rôle dans la gestion des affaires politiques est au cœur du débat, et cette arrestation n’a fait qu’ajouter de l’huile sur le feu.

Pour l’opposition, cet événement constitue un exemple supplémentaire de la dérive autoritaire du régime en place, qu’ils accusent de vouloir éliminer les voix dissidentes par tous les moyens, y compris par des arrestations politiques. De leur côté, les partisans du pouvoir affirment que ces actions sont nécessaires pour maintenir l’ordre et la stabilité du pays face aux attaques répétées de l’opposition.

La situation actuelle témoigne de la fracture croissante entre le gouvernement et l’opposition, chaque camp cherchant à imposer sa vision de l’avenir du Sénégal. Au cœur de cette bataille se trouve l’influence de la justice, un pilier central sur lequel le destin politique du pays pourrait bien se jouer.

Ainsi, l’arrestation de Farba Ngom, loin d’être un simple incident judiciaire, semble s’inscrire dans un jeu de pouvoir plus large, avec des enjeux politiques, juridiques et démocratiques qui risquent de marquer durablement l’histoire politique du Sénégal.

Affaire Cour des comptes : Moustapha Sarré invite Macky Sall à demander pardon aux Sénégalais

L’ancien président du Sénégal, Macky Sall, est au cœur d’une vive polémique après la publication du rapport de la Cour des comptes, qui met en lumière une gestion financière jugée défaillante sous son administration. Ce rapport a relancé le débat sur d’éventuelles poursuites judiciaires à son encontre. Le porte-parole du gouvernement, Moustapha Sarré, n’a pas tardé à réagir en dénonçant ce qu’il considère comme une gestion désastreuse des deniers publics sous l’ancien régime.

Dans une interview accordée à Jeune Afrique, Macky Sall a rejeté en bloc les accusations portées contre lui, dénonçant une cabale politique visant à ternir son image. Il a affirmé que ces critiques s’inscrivent dans une stratégie visant à l’écarter définitivement de la scène politique et à discréditer son héritage. Pourtant, du côté du gouvernement, la riposte est cinglante. Moustapha Sarré a estimé que les révélations du rapport de la Cour des comptes sont suffisamment graves pour justifier une comparution de l’ancien président devant la justice.

Selon le porte-parole du gouvernement, la Cour des comptes est une institution crédible qui a certifié des audits réalisés par l’Inspection générale du ministère des Finances. Il affirme que la responsabilité de Macky Sall dans cette affaire ne fait aucun doute et que l’ancien président devrait, au minimum, présenter des excuses aux Sénégalais. Il ne se limite pas à cette demande et va jusqu’à qualifier Macky Sall de « chef de gang », estimant qu’il a orchestré une dilapidation systématique des ressources publiques. Selon lui, tous les actes mis en cause ont été posés sous ses directives, ce qui le rend inévitablement responsable.

Le débat prend une tournure plus institutionnelle avec la possibilité de poursuites judiciaires. L’Assemblée nationale ayant mis en place la Haute Cour de justice, la question d’un éventuel jugement de l’ancien président est désormais posée. Moustapha Sarré souligne que si les conclusions de la Cour des comptes sont transmises à la justice, Macky Sall devra être entendu. Il rappelle que l’ancien président bénéficie d’un privilège de juridiction, mais que cela ne saurait constituer un rempart contre d’éventuelles poursuites.

Le porte-parole du gouvernement défie Macky Sall en l’invitant à se présenter devant la justice s’il n’a rien à se reprocher. Il insiste sur l’indépendance de la justice sénégalaise, affirmant que si l’enquête révèle son innocence, il sera épargné. Toutefois, il reste convaincu que l’ancien chef de l’État est au centre des scandales financiers dénoncés dans le rapport de la Cour des comptes.

Cette affaire intervient dans un climat politique tendu où les responsabilités de l’ancienne administration sont régulièrement pointées du doigt. La gestion des ressources publiques sous Macky Sall continue de susciter des interrogations et d’alimenter les débats. La question demeure : l’ancien président sera-t-il effectivement traduit en justice, ou s’agit-il d’une bataille politique destinée à l’affaiblir ? Quoi qu’il en soit, cette polémique ne semble pas près de s’éteindre et pourrait bien redéfinir le paysage politique sénégalais dans les mois à venir.

Affaire Farba Ngom : Abdou Mbow dénonce une « journée sombre » pour la justice sénégalaise

L’arrestation et l’incarcération du député Mouhamadou Ngom, dit Farba, continuent de susciter de vives réactions au sein de la classe politique. Abdou Mbow, ancien président du Groupe parlementaire Benno Bokk Yaakaar (BBY), a dénoncé une « journée sombre » pour la justice sénégalaise et a promis une riposte à la hauteur de l’enjeu.

S’exprimant sur RFM, le député a fustigé ce qu’il considère comme une instrumentalisation de la justice à des fins politiques. Selon lui, l’emprisonnement de Farba Ngom n’est que la concrétisation d’une menace proférée par le Premier ministre Ousmane Sonko lors d’un meeting à Agnam. « Sonko avait déclaré publiquement qu’il s’assurerait que Farba ne participerait plus à des élections. Aujourd’hui, il a été inculpé et placé sous mandat de dépôt pour des accusations fallacieuses. C’est un dossier purement politique », a-t-il martelé.

Abdou Mbow ne cache pas son intention de mener la bataille sur le terrain politique. Il assure que BBY et ses alliés utiliseront tous les moyens légaux et stratégiques pour obtenir la libération de leur camarade. « Quand un dossier politique envoie un homme politique en prison, il faut une réponse politique », a-t-il déclaré, tout en insistant sur le fait qu’ils ne tomberont pas dans la violence.

Dans un discours où il a tenté de démarquer son camp de toute attitude belliqueuse, Abdou Mbow a affirmé : « Nous ne sommes ni des brigands ni des voyous. Seuls les voyous cassent, brûlent et vandalisent des biens appartenant à d’honnêtes citoyens. » Il en a profité pour envoyer un message clair au gouvernement, estimant que la répression politique ne suffira pas à étouffer l’opposition : « Si ces gens pensent qu’en emprisonnant des adversaires politiques, ils pourront imposer leur projet funeste, ils se trompent lourdement. L’administration et la justice n’ont jamais gagné d’élections au Sénégal. Nous répondrons de manière stratégique à ces assauts politiques. »

L’incarcération de Farba Ngom, figure influente du nord du pays et proche de l’ancien président Macky Sall, marque une nouvelle escalade dans le climat politique déjà tendu. Alors que l’opposition voit dans cette arrestation une opération de moralisation de la vie publique, ses partisans dénoncent une chasse aux sorcières destinée à éliminer des adversaires avant les élections locales et législatives à venir.

Ministère de la Santé : 156 contractuels remerciés après un contrôle interne

Le Ministère de la Santé et de l’Action sociale (MSAS) a annoncé la non-reconduction de 156 contrats à l’issue d’un vaste contrôle mené dans le cadre du renouvellement des agents contractuels. Ce processus, qui a concerné plus de 5 000 travailleurs, visait à optimiser les ressources humaines et à corriger certaines irrégularités relevées au sein du personnel du ministère.

Selon le service de communication du MSAS, cette mesure s’appuie sur une analyse rigoureuse des profils des agents, en tenant compte de l’adéquation entre les compétences des employés et les exigences des postes qu’ils occupent. Certains agents ont été jugés inadaptés aux missions qui leur étaient confiées. L’évaluation des besoins réels des structures sanitaires a également permis d’optimiser l’affectation des ressources humaines. Par ailleurs, des irrégularités dans les rémunérations ont été constatées, avec des écarts relevés entre certains salaires et la grille de référence. Face à ces constats, le ministère a décidé de ne pas renouveler les contrats des 156 agents jugés non conformes aux critères requis.

En plus des suppressions de contrats, le MSAS a procédé à une révision des rémunérations afin d’harmoniser les grilles salariales. L’objectif est d’assurer une équité de traitement entre les agents contractuels et de corriger les écarts injustifiés. Toutefois, le ministère tient à rassurer que cette mesure n’implique pas une baisse des salaires, mais plutôt une harmonisation basée sur les normes en vigueur et les principes de justice sociale.

Le communiqué aborde également la question des retards dans le paiement des salaires, un problème récurrent ayant suscité des inquiétudes parmi le personnel de santé. À ce propos, le ministère assure que des dispositions ont été prises pour garantir un paiement régulier et ponctuel des salaires à l’avenir.

Les notifications officielles de non-renouvellement ont déjà été envoyées aux agents concernés. Si le ministère justifie cette décision par une volonté de rationalisation et d’efficacité, elle pourrait néanmoins provoquer des remous au sein du secteur de la santé, notamment du côté des syndicats qui veillent à la protection des travailleurs. Les prochains jours pourraient être marqués par des revendications ou des protestations, alors que le MSAS tente de rassurer l’opinion publique sur la nécessité de ces ajustements.

Abus de confiance : Adil Dbilij, ex-DG de Peacock Investments, arrêté et déféré au parquet

L’ancien directeur général de Peacock Investments, Adil Dbilij, a été interpellé par la Division des investigations criminelles (DIC) avant d’être déféré au parquet pour abus de confiance et détournement de fonds. Ce ressortissant marocain se retrouve au cœur d’une affaire financière aux ramifications complexes.

L’affaire a pris une tournure décisive après les révélations du chef-comptable de Peacock Investments, lui-même écroué pour détournement de fonds avant d’être libéré après six mois de détention préventive. Selon les informations rapportées par L’Observateur, ce dernier a avoué avoir détourné 981 millions de FCFA, tout en précisant qu’il n’avait personnellement perçu que 342 millions. Le reste de la somme, soit plus de 600 millions de FCFA, aurait été remis à Adil Dbilij.

Face à ces accusations, Adil Dbilij a nié en bloc toute implication dans cette affaire. Toutefois, ses dénégations n’ont pas convaincu les enquêteurs, qui ont décidé de le placer en garde à vue avant de le déférer devant le procureur. Cette nouvelle arrestation marque une escalade dans le dossier, qui pourrait bientôt connaître de nouveaux rebondissements, notamment avec une éventuelle ouverture d’instruction judiciaire.

Avec ces révélations, Peacock Investments se retrouve au centre d’un scandale financier qui ternit son image. Les actionnaires, alertés par le chef-comptable, pourraient engager d’autres poursuites afin d’éclaircir l’étendue du préjudice subi par la société.

Les prochains jours seront déterminants pour Adil Dbilij, dont le sort dépend désormais de la décision du procureur. Une éventuelle mise en examen pourrait marquer une nouvelle phase dans cette affaire de détournement de plusieurs centaines de millions de francs CFA.

Prison de Rebeuss : Tahirou Sarr partage la chambre 36 avec Khadim Ba de Locafrique

L’homme d’affaires Tahirou Sarr a été placé sous mandat de dépôt ce vendredi par le juge d’instruction financier et écroué à la maison d’arrêt et de correction (MAC) de Rebeuss. Désormais détenu dans le cinquième secteur de cette prison, il partage sa cellule avec une autre personnalité du monde des affaires sénégalais, Khadim Ba, directeur général de Locafrique.

Khadim Ba est incarcéré à Rebeuss depuis octobre 2024 dans le cadre d’un contentieux financier avec la douane sénégalaise. Ce différend porte sur une somme colossale de 215 milliards de FCFA, un montant qui fait de ce dossier l’un des plus sensibles du moment dans les milieux économiques et judiciaires.

De son côté, Tahirou Sarr, dont l’arrestation a surpris plus d’un, rejoint la même cellule, la chambre 36, où il côtoiera désormais le patron de Locafrique. L’homme d’affaires était jusqu’ici connu pour ses activités dans le secteur des finances et de l’immobilier, mais son placement en détention marque un tournant dans sa carrière.

Le cas de Khadim Ba et Tahirou Sarr illustre une tendance croissante où des hommes influents du monde des affaires se retrouvent sous les verrous, souvent en raison de litiges financiers impliquant l’État. Ce durcissement des procédures judiciaires témoigne d’un renforcement du contrôle sur les transactions financières et des mesures de lutte contre les pratiques jugées irrégulières dans les milieux économiques.

L’incarcération de ces deux figures laisse entrevoir des enjeux majeurs autour de la régularité des pratiques financières au Sénégal. Les prochains développements seront suivis de près, notamment quant aux décisions judiciaires qui seront prises dans les semaines à venir.

Sénégal : Tahirou Sarr placé sous mandat de dépôt dans l’affaire des 125 milliards de francs CFA

L’affaire des transactions suspectes révélées par la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) continue de secouer la sphère politico-économique sénégalaise. Après son audition au Pool judiciaire financier (PJF) ce vendredi 28 février, l’homme d’affaires Tahirou Sarr a été placé sous mandat de dépôt et rejoint ainsi son ami et collaborateur Farba Ngom à la prison de Rebeuss.

Tahirou Sarr est impliqué dans un vaste scandale financier portant sur des transactions suspectes évaluées à 125 milliards de francs CFA. L’enquête, initiée par la CENTIF, met en lumière des flux financiers opaques et des détournements présumés d’importantes sommes d’argent.

Dans cette affaire, il est directement accusé d’un détournement de 91,6 milliards de francs CFA. Pour éviter la détention, il aurait proposé un cautionnement d’une valeur colossale, comprenant notamment un titre foncier situé à Mbane, estimé à 394 milliards de francs CFA, selon les informations rapportées par Libération.

L’homme d’affaires aurait également tenté de négocier une sortie de crise en apportant d’autres garanties financières. Toujours selon Libération, il aurait mis sur la table un chèque de 11 milliards de francs CFA ainsi que deux titres fonciers d’une valeur respective de 1 milliard et 12 milliards de francs CFA.

Cependant, ces propositions n’ont pas empêché la justice de le placer en détention provisoire, signe de la gravité des accusations portées contre lui.

L’arrestation de Tahirou Sarr intervient dans un contexte marqué par la détention de Farba Ngom, figure influente du camp présidentiel. Ce dernier est considéré comme l’accusé principal dans cette affaire aux ramifications complexes. Son incarcération a déjà suscité des remous au sein du paysage politique sénégalais, et l’ajout de Tahirou Sarr à la liste des détenus renforce la dimension hautement sensible du dossier.

Alors que l’instruction suit son cours, cette affaire continue de captiver l’opinion publique et pourrait avoir des répercussions majeures sur la scène politique et économique du pays. Reste à voir si de nouvelles révélations viendront encore bouleverser cette saga judiciaire aux montants vertigineux.

Rejet de l’abrogation de la loi d’amnistie : Abdoul Mbaye dénonce une décision infondée

Abdoul Mbaye, leader de l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail (ACT) et ancien Premier ministre du Sénégal, a critiqué la décision du Bureau de l’Assemblée nationale de déclarer irrecevable la proposition de loi visant à abroger la loi d’amnistie. Cette proposition avait été initiée par Thierno Alassane Sall, président du parti La République des Valeurs (RV), et soutenue par le parti Pastef.

Dans une publication sur sa page Facebook, Abdoul Mbaye a exprimé son désaccord avec le motif invoqué pour ce rejet, le qualifiant d’infondé. Il a rappelé que Thierno Alassane Sall et le Pastef avaient promis cette abrogation aux familles des victimes et au peuple sénégalais. Mbaye a également suggéré que certaines figures politiques pourraient avoir des raisons cachées pour éviter la recherche de la vérité. Il a conclu en affirmant que la gouvernance ne doit pas être basée sur de fausses promesses et le mensonge.

Cette réaction intervient dans un contexte politique tendu, où la question de l’amnistie et de la justice pour les victimes reste un sujet sensible au Sénégal.

Aliou Cissé nommé sélectionneur de la Libye : un nouveau défi pour l’ex-coach du Sénégal

Aliou Cissé, l’ancien sélectionneur de l’équipe nationale du Sénégal, est sur le point de reprendre du service en tant qu’entraîneur principal. Après son départ de la tête des Lions de la Teranga en octobre 2024, il aurait trouvé un accord avec la Fédération libyenne de football pour diriger les Chevaliers de la Méditerranée.

Selon plusieurs sources, Cissé devrait signer un contrat de deux ans avec la sélection libyenne, assorti d’une option pour une année supplémentaire en cas de qualification pour la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2027. Sa prise de fonction officielle est prévue pour le 5 mars 2025, date à laquelle il finalisera les termes de son engagement avec la Fédération libyenne.

La mission principale assignée à Aliou Cissé sera de mener la Libye vers une qualification historique pour la Coupe du Monde 2026, suivie d’une participation réussie à la CAN 2027. Actuellement, la Libye se positionne en deuxième place du groupe D des qualifications, totalisant 7 points, à égalité avec le Cap-Vert et à seulement un point du leader, le Cameroun.

Le parcours d’Aliou Cissé en tant qu’entraîneur est marqué par des succès notables. Né le 24 mars 1976 à Ziguinchor, au Sénégal, il a d’abord connu une carrière de footballeur professionnel avant de se reconvertir en entraîneur. À la tête de l’équipe nationale sénégalaise, il a conduit les Lions de la Teranga à la victoire lors de la CAN 2022, offrant ainsi au Sénégal son premier titre continental. Malgré une élimination en huitièmes de finale lors de la CAN 2023 face à la Côte d’Ivoire, son contrat avait été prolongé jusqu’en 2026. Cependant, en octobre 2024, il a été démis de ses fonctions suite à des performances jugées décevantes lors des qualifications pour la Coupe du Monde 2026.

La Fédération libyenne de football mise sur l’expérience et le leadership de Cissé pour insuffler une nouvelle dynamique à son équipe nationale. Les supporters libyens espèrent que son arrivée marquera le début d’une ère de succès et de performances remarquables sur la scène internationale.

Dialogue social au Sénégal : Ousmane Sonko plaide pour une gestion plus rigoureuse de l’État

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a marqué le lancement du dialogue entre le gouvernement, les syndicats et le patronat par un discours ferme et ambitieux. Insistant sur la nécessité d’une planification à long terme, il a souligné que le pays ne pouvait plus être gouverné sous pression et que des réformes structurelles s’imposaient pour garantir une gestion efficace des ressources publiques.

Dans son allocution, Ousmane Sonko a mis en avant l’importance d’un dialogue franc entre tous les acteurs économiques et sociaux. Selon lui, un cadre de concertation efficace est essentiel pour renforcer l’unité nationale et rassurer les investisseurs.

« Nous voulons instaurer un dialogue franc et transparent avec tous les acteurs : patronat, travailleurs et partenaires sociaux. Malgré les défis actuels, le Sénégal reste un pays sous surveillance internationale, et l’intérêt qu’il suscite demeure intact », a-t-il déclaré, cité par Le Soleil.

L’un des points centraux de son intervention a été la question du poids de la masse salariale de l’État. Avec 39 % des recettes publiques absorbées par les salaires, Sonko estime que la situation est intenable.

« Avec une masse salariale atteignant 39 % des recettes, la situation est intenable ! », a-t-il martelé, insistant sur la nécessité d’une gestion plus rationnelle des finances publiques.

Le Premier ministre a également dénoncé l’existence d’agences publiques créées uniquement pour satisfaire une clientèle politique, sans véritable impact sur le développement du pays.

« Elles ne réalisent aucun projet concret et ne servent qu’à verser des salaires », a-t-il déploré, mettant en cause les emplois fictifs et la bureaucratie excessive qui alourdissent les charges de l’État.

Ousmane Sonko a réaffirmé son engagement à lutter contre la corruption et les pratiques frauduleuses dans la gestion des fonds publics. Il a promis des audits rigoureux pour mettre fin aux surfacturations et aux projets douteux qui plombent les finances de l’État.

« Nos partenaires nous observent, et nous devons nous appuyer sur nos forces : la stabilité, notre position stratégique, nos ressources naturelles, la qualité de nos élites et une jeunesse dynamique qui ne demande qu’à travailler », a-t-il conclu.

Farba Ngom sous mandat de dépôt : les piques acerbes de Waly Diouf Bodiang enflamment le débat

L’affaire Farba Ngom continue de secouer la scène politique sénégalaise. Le responsable de l’Alliance pour la République (APR), proche de l’ancien président Macky Sall, a été placé sous mandat de dépôt ce jeudi. Il est accusé de détournement de fonds publics à hauteur de 31 milliards de FCFA, de blanchiment d’argent et d’association de malfaiteurs.

Lors de son audition devant le Collège des juges d’instruction financiers du Pool judiciaire financier (PJF), Farba Ngom a rejeté en bloc les accusations portées contre lui. Dans une tentative de défense jugée audacieuse par certains observateurs, il a proposé de mettre en garantie des immeubles d’une valeur équivalente à la somme en question afin d’éviter la prison. Toutefois, cette offre a été catégoriquement refusée par les magistrats, qui ont estimé que la gravité des charges justifiait son placement en détention préventive.

Dans ce contexte de tension, Waly Diouf Bodiang, figure montante de l’opposition et critique virulent du régime de Macky Sall, n’a pas manqué de réagir avec son style habituel, mêlant ironie mordante et attaques frontales. Sur les réseaux sociaux, il a lancé une pique cinglante à l’encontre de Farba Ngom :

« On t’accuse d’alcoolodépendance, tu proposes des caisses de bière pour ta défense. Vas méditer dessus en Ramadan à Reubeuss. »

Cette déclaration, largement relayée, a suscité un vif débat dans l’opinion publique. Certains y voient une sortie humoristique, d’autres une attaque cruelle contre un adversaire politique en difficulté.

L’arrestation de Farba Ngom intervient dans un contexte marqué par une intensification des enquêtes visant plusieurs figures de l’ancien régime. Avec l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye, des promesses de lutte contre la corruption et de reddition des comptes sont mises en avant. Ce dossier pourrait donc avoir des répercussions politiques majeures, notamment au sein de l’APR, déjà fragilisée par la défaite électorale de mars dernier.

Pendant ce temps, le clan de Farba Ngom, par la voix de ses avocats, dénonce une instrumentalisation politique de la justice et prépare activement sa défense pour tenter d’obtenir une libération sous contrôle judiciaire.

Affaire Farba Ngom : Le député-maire des Agnam placé sous mandat de dépôt

L’affaire Farba Ngom connaît un tournant décisif. Après son audition par le collège des juges d’instruction du Pool judiciaire financier (PJF), le député-maire des Agnam a été placé sous mandat de dépôt. Il est poursuivi pour complicité d’escroquerie sur des deniers publics, association de malfaiteurs et blanchiment de capitaux.

Selon L’Observateur, les charges retenues contre Farba Ngom s’appuient sur un réquisitoire du Procureur du Parquet financier, lui-même basé sur un rapport spécial de la Cellule nationale de traitement de l’information financière (CENTIF). Ce rapport met en lumière d’importants flux financiers en lien avec deux Sociétés Civiles Immobilières (SCI) créées au nom de proches du maire des Agnam.

Dans cette affaire, l’homme d’affaires Seydou Sarr, alias Tahirou, est présenté comme le principal auteur présumé. D’après les éléments de l’enquête, les sociétés civiles immobilières mises en cause auraient reçu plusieurs milliards de francs CFA provenant de Sofico, une société appartenant à Tahirou Sarr.

Convoqué aujourd’hui par la justice, Tahirou Sarr pourrait, lui aussi, être placé sous mandat de dépôt. Interrogé par L’Observateur, Me Babacar Niang, avocat au Barreau de Paris et enseignant à l’Université Cheikh Anta Diop, estime qu’il serait logique que le même sort lui soit réservé.

« En droit pénal, le complice est puni comme l’auteur principal. Ainsi, si le complice est placé sous mandat de dépôt, l’auteur principal devrait subir le même sort, sauf si son état de santé ne le permet pas », explique-t-il.

Me Niang rappelle que les dispositions du Code pénal précisent que l’inculpé peut être maintenu en détention si sa santé le permet et si les circonstances de l’espèce le justifient.

Le placement sous mandat de dépôt de Farba Ngom, figure influente de la majorité présidentielle, marque un coup dur pour son camp politique. L’affaire, qui mêle politique et finance, risque d’avoir des répercussions sur l’opinion publique et sur les dynamiques au sein du pouvoir.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°408 – 28/02/2025

🔴 « JE N’EXCLUS PAS DE RETOURNER [AU SÉNÉGAL] » : MACKY SALL DÉFIE SES DÉTRACTEURS
🔴 FARBA NGOM SOUS MANDAT DE DÉPÔT : L’APR EN PLEIN SÉISM

🔴 CANDIDATURE D’AUGUSTIN SENGHOR AU CONSEIL DE LA FIFA : LE MAROC FERAIT BLOCUS !
🔴 PREMIER CONTRAT EN POCHE : ZARKO AMORCE SON ASCENSION EN MMA 

Après Farba Ngom : son chargé de communication Abdoulaye Ndiaye arrêté par la Cybersécurité

Le chargé de communication de Farba Ngom, député-maire des Agnams, Abdoulaye Ndiaye, a été placé en détention après avoir été arrêté par la Division spéciale de cybersécurité. L’arrestation a eu lieu alors qu’il quittait les locaux du Pool judiciaire financier, où il avait été convoqué dans le cadre d’une enquête en cours.

Abdoulaye Ndiaye, convoqué par les autorités depuis le 22 janvier 2025, avait jusque-là refusé de se présenter devant les enquêteurs. Selon des sources proches de l’affaire rapportées par Seneweb, il avait quitté Dakar en coupant tout contact, tant physique que téléphonique, pour échapper à l’investigation. Cependant, les policiers en civil ont finalement réussi à l’intercepter sur l’avenue Cheikh Anta Diop, marquant ainsi la fin de sa fuite.

L’arrestation de Ndiaye est liée à des propos jugés ethnicistes et outrageants qu’il aurait tenus à l’encontre du tandem Diomaye-Sonko, des déclarations qui ont poussé le procureur à ordonner l’ouverture d’une enquête par la Division spéciale de cybersécurité. Cette dernière est chargée de mener des investigations sur des infractions en ligne et des discours jugés incitant à la haine ou à la violence.

Marques Africaines : Mythe People annonce avec fierté le lancement de Mythe Brands

Fatou Tayinah Sall, Directrice Générale de Mythe People, a procédé ce 27 février 2025, dans les locaux de l’entreprise, au lancement officiel de Mythe Brands, une initiative inédite dédiée aux marques africaines dans les secteurs de la mode, de la beauté et de l’agroalimentaire.

L’événement s’est tenu en présence d’experts du secteur, d’entrepreneurs, d’investisseurs, de chefs d’entreprises, du représentant des artisans et du secrétaire général de l’ADEPME, M. Diouf, entre autres.

« Cet événement marque une étape clé pour l’accompagnement des entreprises locales vers une meilleure structuration, une expansion et une visibilité à l’international », a déclaré Mme Sall.

Interrogée sur les motivations derrière la création de Mythe Brands, elle a expliqué : « Pourquoi Mythe Brands ? Avec la volonté de révéler, faire rayonner et inspirer les marques africaines, cette initiative propose des services innovants axés sur la communication, la gestion de l’image ainsi que le développement de la visibilité des marques à fort impact. »

L’objectif est ainsi d’offrir un accompagnement de qualité aux entreprises en pleine croissance et de soutenir leur positionnement sur de nouveaux marchés, notamment en Afrique et en Europe.

M. Diouf, Secrétaire Général de l’ADEPME, a salué les performances de Mythe People et affirmé l’engagement de l’ADEPME à accompagner les PME vers l’excellence. « Pour atteindre de bonnes performances, il faut des personnes compétentes et dévouées à la réussite du secteur privé », a-t-il ajouté.

Certains partenaires présents ont souligné le rôle essentiel joué par Mythe People dans la stratégie de communication et la commercialisation de leurs produits. Ils ont également mis en avant les nombreux défis et opportunités liés au développement des marques africaines, insistant sur l’importance d’une communication efficace et adaptée.

Fondée par Fatou Tayinah Sall, Mythe People est une agence d’accompagnement 360° spécialisée dans le personal branding, la stratégie de communication, le marketing digital, la visibilité médiatique, les relations presse, l’influence et l’événementiel. Elle accompagne les entrepreneurs, les entreprises africaines et les marques dans leur développement et leur positionnement sur les marchés locaux et internationaux.

Mythe Brands est la branche de Mythe People dédiée aux marques des industries de la mode, des cosmétiques et de l’agroalimentaire en Afrique et dans la diaspora. Elle propose des solutions sur mesure pour le développement de marque, le branding, la création de contenus, ainsi que l’accompagnement à la distribution et au commerce international.

Pour conclure, Mme Fatou Tayinah Sall a invité les médias et les acteurs du secteur à se joindre à cette opportunité unique afin de découvrir leur engagement en faveur de l’entrepreneuriat africain.

Ousmane Sonko aux centrales syndicales : « L’État doit vivre selon ses capacités… »

Lors de la rencontre du jeudi 27 février 2025 entre le gouvernement et les acteurs syndicaux et patronaux, le Premier ministre Ousmane Sonko a souligné l’importance d’un dialogue transparent et fondé sur la vérité, dans un contexte économique particulièrement difficile pour le pays. Reconnaissant les difficultés rencontrées par plusieurs secteurs, Sonko a insisté sur la nécessité pour l’État de vivre en fonction de ses capacités financières.

« Un État ne peut pas et ne doit pas vivre au-dessus de ses moyens. Dans le dialogue que nous allons avoir, il faut tout mettre sur la table. S’il faut se limiter à un seul mandat, nous sommes prêts, car nous ne tiendrons que le langage de la vérité », a-t-il affirmé. Cette déclaration a mis en lumière la position du gouvernement, qui entend faire face aux réalités économiques du pays en évitant de vivre au-delà de ses ressources disponibles.

Le Premier ministre a également abordé les questions de marges budgétaires et de réformes nécessaires pour un fonctionnement plus efficace de l’État. « L’État doit vivre conformément à ses capacités. Personne ne peut accepter l’injustice. À court terme, certains points seront satisfaits, de même qu’à long terme. Nous devons nous rappeler que le système de la fonction publique avait autrefois une cohérence, mais hélas, cela n’existe plus. Il y a trop de déséquilibres dans l’administration, notamment dans la hiérarchie, avec une déstructuration évidente. Et il faut corriger tout cela… » a ajouté Ousmane Sonko, évoquant la nécessité de rétablir l’équilibre et la cohérence au sein de la fonction publique.

Ainsi, le Premier ministre a mis l’accent sur un avenir où l’État devrait travailler dans les limites de ses ressources tout en poursuivant les efforts pour réorganiser et réformer l’administration publique. Cette position a pour objectif de garantir un environnement plus juste et équitable pour les citoyens tout en abordant les défis économiques avec réalisme et responsabilité.

Dépenses fiscales de l’État : le ministre Cheikh Diba appelle à la prudence dans la gestion du budget du pays

Lors de la rencontre tripartite qui s’est tenue ce jeudi au Grand Théâtre de Dakar, le ministre de l’Économie et des Finances, Cheikh Diba, a mis en lumière les défis économiques majeurs auxquels le Sénégal est confronté, tout en insistant sur l’importance de faire preuve de prudence dans la gestion des finances publiques.

Dans un environnement économique mondial incertain, Cheikh Diba a souligné la nécessité d’une approche plus vigilante et prudente dans la gestion du budget national. « Nous sommes dans un environnement incertain. Quand on est dans un environnement incertain, il faut être regardant et circonspect sur la manière dont nous pilotons notre budget », a-t-il affirmé. Cette déclaration reflète la volonté du gouvernement de faire face aux défis économiques actuels tout en minimisant les risques financiers.

Le ministre a également insisté sur la nécessité pour l’État de maintenir une gestion rigoureuse et transparente des ressources fiscales. « Un État doit avoir une visibilité sur ses dépenses fiscales », a-t-il ajouté, soulignant l’importance de veiller à ce que les finances publiques soient gérées de manière claire et efficace. Selon lui, une telle gestion permettra de renforcer la stabilité économique du pays, tout en garantissant une meilleure utilisation des ressources disponibles.

Enfin, cette rencontre tripartite a permis d’ouvrir la voie à une réflexion collective sur les mesures à adopter pour renforcer la résilience économique du Sénégal, en vue de faire face aux incertitudes mondiales et aux défis internes. Cheikh Diba a ainsi appelé à une collaboration étroite entre le gouvernement, les syndicats et le patronat afin d’assurer une gestion économique solide et durable pour le pays.

Affaire Lat Diop : le parquet financier s’oppose à sa demande de liberté provisoire

Le président du collège des juges d’instruction du Pool judiciaire financier a rejeté la demande de mise en liberté provisoire de Lat Diop, une figure centrale dans une affaire d’infractions financières. Cette décision fait suite à l’opposition formelle du parquet financier à la demande de libération, confirmant ainsi la volonté des autorités judiciaires de maintenir l’ancien responsable en détention préventive.

Lat Diop, actuellement en détention, est sous enquête pour des infractions liées à des malversations financières. Les faits en question ont conduit à son incarcération il y a plusieurs mois, et malgré plusieurs demandes de sa part pour une mise en liberté provisoire, la justice semble maintenir sa position en raison de la nature des accusations portées contre lui.

Cette nouvelle décision, qui a suscité des réactions dans le milieu judiciaire, reflète la détermination du parquet financier à suivre l’instruction en cours sans relâche. Pour l’heure, Lat Diop restera donc en prison, dans l’attente de la suite de l’enquête qui pourrait entraîner de nouvelles évolutions dans ce dossier sensible.

Mansour Faye réagit au mandat de dépôt de Farba Ngom -« Son Altesse est heureux : sa commande exécutée !! »

Mansour Faye, maire de Saint-Louis et ancien ministre des Transports, n’a pas caché son indignation après l’annonce du placement sous mandat de dépôt de Farba Ngom, maire d’Agnam. Dans une déclaration adressée à Ledakarois, Faye a vivement réagi à cette décision judiciaire, qu’il considère comme une manœuvre politique. Il a d’abord posé une question provocatrice : « Au juste, qu’est-ce que Farba a commis comme délit ? », suggérant que la décision de le mettre en détention n’était pas fondée sur des éléments juridiques clairs, mais plutôt sur des pressions externes.

Mansour Faye insiste sur le fait que cette incarcération résulte d’une « menace d’Agnam », une référence à l’influence supposée d’acteurs extérieurs sur la justice. Il met en doute l’indépendance de la justice sénégalaise et accuse les autorités d’utiliser le système judiciaire à des fins politiques. « Notre justice est à terre. Elle s’est affalée devant les caprices d’un petit prince qui n’a d’autres ambitions que d’extérioriser un haineux complexe qui le ronge et qui va le détruire », a-t-il déclaré, insinuant que le système judiciaire a cédé à l’influence d’un individu aux motivations personnelles.

En poursuivant ses critiques, Mansour Faye a élargi son attaque contre le gouvernement du président Macky Sall, qu’il juge incapable de répondre aux besoins urgents du pays. Pour lui, l’incarcération de Farba Ngom n’est qu’une manifestation de la dégradation politique du régime actuel, qu’il juge en déclin. Il déclare que « l’emprisonnement injuste et injustifié de Farba sonne comme le début de la fin de ce régime!! » en soulignant que cette décision incarne la dégradation du système politique sénégalais.

Mansour Faye s’attaque ensuite directement au leadership du président Macky Sall et de son gouvernement. Il décrit un président « isolé », incapable de prendre des décisions fortes et d’assumer ses responsabilités. Faye va encore plus loin en qualifiant le Premier ministre, Amadou Ba, de « SAS demi-dieu », une allusion à la manière dont il est perçu comme exerçant un pouvoir excessif et nuisible à la cohésion nationale. Faye accuse également le Premier ministre de ternir l’image de la diplomatie sénégalaise et de compromettre l’unité nationale. « Un Président isolé qui n’assume pas ses responsabilités, un PM alias SAS ‘demi-dieu’, en roue libre, qui ternit l’image de notre diplomatie, désagrège la cohésion nationale et menace l’intégrité territoriale, voilà le nouveau visage du Sénégal d’aujourd’hui », a-t-il déploré, dénonçant un gouvernement en crise.

Enfin, Mansour Faye a lancé un appel à la vigilance, affirmant que « LE SÉNÉGAL EST EN DANGER!! Avec une complice coupable : notre Passivité!!! ». Cette déclaration dénonce ce qu’il considère comme l’inaction des citoyens et des institutions face à un régime qu’il juge de plus en plus autoritaire et déconnecté des préoccupations populaires. Pour Faye, l’absence de réaction face à ces dérives politiques pourrait plonger le Sénégal dans une situation plus grave.

Les étudiants dénoncent leur exclusion du dialogue tripartite : Un boycott annoncé en raison du manque de considération

Une onde de choc a secoué les universités publiques du Sénégal, alors que les Amicales d’étudiants des principales institutions universitaires du pays (UCAD, UGB, UASZ, USSEIN) ont dénoncé leur exclusion du dialogue tripartite entre le gouvernement, les syndicats et le patronat. Ces organisations étudiantes ont exprimé leur indignation dans un communiqué conjoint, accusant les autorités de faire preuve d’un manque flagrant de considération à leur égard.

Selon les Amicales, bien que la date de la rencontre ait été connue une semaine à l’avance, aucune invitation officielle ne leur a été adressée. Ce n’est que la veille, à 23h, qu’un appel du Ministère de l’Enseignement Supérieur leur a informé que leur absence avait été causée par un oubli. Une explication jugée inacceptable par les étudiants, qui ont rapidement pris la décision de boycotter la rencontre, exprimant ainsi leur mécontentement face à ce qu’ils considèrent comme un mépris de leur rôle crucial dans la vie universitaire.

Dans leur communiqué, les Amicales rappellent que cette situation vient fragiliser davantage le dialogue avec le gouvernement, alors que des problèmes urgents demeurent non résolus dans les universités. Parmi les principales préoccupations des étudiants figurent la livraison des chantiers sociaux et pédagogiques, la réhabilitation des infrastructures universitaires, ainsi que le recrutement d’enseignants pour pallier le déficit de personnel. Les étudiants soulignent également l’absence de moyens de transport adéquats, le règlement définitif des retards de bourses et la nécessité de stabiliser un calendrier académique qui demeure source de perturbations constantes.

Pour les représentants des Amicales, ces revendications ne peuvent être résolues sans une concertation sincère et inclusive avec tous les acteurs du système éducatif. Ils dénoncent fermement tout manque de respect envers les étudiants, qu’ils considèrent comme la composante la plus essentielle de la communauté universitaire. Leur position est claire : ils ne toléreront pas une exclusion systématique de tout dialogue susceptible de résoudre les crises dans l’enseignement supérieur.

En annonçant leur boycott, les étudiants réaffirment leur détermination à défendre les intérêts de leurs camarades. Ils interpellent les autorités gouvernementales sur l’urgence de solutions concrètes et pérennes pour l’enseignement supérieur au Sénégal, appelant à un dialogue véritablement inclusif qui permette de répondre aux besoins urgents des universités publiques.

Cette exclusion des étudiants du dialogue tripartite soulève de nombreuses questions sur la volonté du gouvernement de prendre en compte la voix des étudiants dans les discussions relatives à l’avenir de l’enseignement supérieur au Sénégal. Dans un contexte où les tensions restent vives, la suite de cet épisode pourrait avoir des répercussions importantes sur les relations entre les autorités et la communauté universitaire.

Paris : Le DG de l’ASEPEX reçu par le SG du BIE pour discuter de la participation du Sénégal à l’Exposition Universelle Osaka 2025

Modou Mbène Gueye, le Directeur Général de l’Agence Sénégalaise de Promotion des Exportations (ASEPEX), a été reçu ce jeudi par Dimitri S. Kerkentzes, Secrétaire Général du Bureau International des Expositions (BIE). Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des préparatifs de la participation du Sénégal à l’Exposition Universelle d’Osaka 2025, un événement mondial qui débutera le 12 avril prochain au Japon.

Accompagné de Madame Fatoumata Diouf, directrice de la promotion et de la coopération à l’ASEPEX, Modou Mbène Gueye a présenté un état des lieux des préparatifs du pays pour cette prestigieuse exposition. Parmi les points abordés, la vidéo promotionnelle, l’avancement des travaux du pavillon sénégalais, le logo ainsi que la mascotte ont été évoqués. Le Vice-Commissaire Général du Sénégal a exprimé avec enthousiasme les progrès réalisés jusqu’à présent, soulignant la qualité du travail accompli par les équipes sénégalaises.

Dimitri S. Kerkentzes a salué les efforts du Sénégal et a reconnu le travail remarquable mené pour garantir une participation de haut niveau à cet événement international. Il a souligné l’importance de renforcer les liens entre le BIE et le Sénégal, avec la promesse de collaborations futures.

La rencontre a également mis en lumière la nécessité de poser les bases d’une collaboration renforcée entre les deux institutions. Plusieurs activités se profilent à l’horizon pour assurer une présence marquante du Sénégal lors de l’Exposition Universelle d’Osaka. À cette fin, Modou Mbène Gueye a exprimé le souhait de voir le SG du BIE, Dimitri S. Kerkentzes, devenir l’invité d’honneur du Sénégal lors de la cérémonie de lancement officielle de la participation du pays à l’exposition.

L’Exposition Universelle Osaka 2025 représente une occasion unique pour le Sénégal de mettre en avant ses atouts culturels, économiques et touristiques sur la scène mondiale. La visite à Paris marque ainsi un jalon important dans le processus de préparation de cet événement, et le Sénégal se prépare à faire bonne figure dans cet ambitieux projet mondial.

Disponibilité des denrées de première nécessité : Adama Mohamet Mbaye rassure les consommateurs à l’approche du ramadan

Alors que le mois de ramadan approche à grands pas, les préoccupations concernant la disponibilité des denrées de première nécessité se multiplient. À Kaolack, le chef du service régional du commerce, Adama Mohamet Mbaye, a tenu à rassurer la population sur la situation du marché, affirmant que les stocks sont suffisants et que les prix restent sous contrôle.

Selon Adama Mohamet Mbaye, les inquiétudes des consommateurs sont principalement liées à la disponibilité du sucre, un produit essentiel en cette période de forte consommation. Il a précisé que seul le sucre de la Compagnie sucrière sénégalaise (CSS) est actuellement disponible sur le marché, ce qui peut expliquer certaines tensions.

« Les gens craignaient une situation de pénurie. Ceci s’explique par le fait que, ces derniers temps, c’est le sucre de la CSS qui est disponible sur le marché. Alors que l’on sait que, dans la pratique, le sucre importé revient beaucoup moins cher pour les importateurs et les commerçants. Cependant, nous avons pris toutes les dispositions pour assurer une disponibilité suffisante du sucre CSS afin de stabiliser le marché. »

Le responsable du commerce à Kaolack a également insisté sur l’importance de la régulation des prix pour éviter toute flambée abusive en cette période cruciale pour les ménages sénégalais.

Concernant l’évolution des prix, Adama Mohamet Mbaye a rappelé que les plafonds fixés par l’État en juin 2024 n’ont pas encore été atteints, bien que de légères augmentations aient été observées.

« Il y a eu quelques augmentations, mais elles restent en deçà du plafond fixé par l’État. Nous surveillons de près les prix appliqués par les commerçants et toute pratique de prix illicite sera sanctionnée conformément à la réglementation en vigueur. »

Par ailleurs, il a évoqué la hausse du prix de l’huile, expliquant qu’elle est directement liée aux fluctuations des cours mondiaux et au coût élevé du dollar, rendant l’importation plus coûteuse.

Afin de prévenir toute tentative de spéculation ou de hausse illégale des prix, des contrôles rigoureux sont en cours sur le terrain.

« Si nous constatons que certains commerçants pratiquent des prix illicites, ce sera une volonté délibérée de leur part de contourner la réglementation. Nous les identifierons et prendrons les sanctions qui s’imposent. »

Pool judiciaire financier : Farba Ngom placé sous mandat de dépôt, sa tentative de garantie immobilière rejetée

Le responsable politique de l’Alliance pour la République (APR), Farba Ngom, a été placé sous mandat de dépôt ce jeudi par le président du Collège des juges d’instruction financiers du Pool judiciaire financier (PJF). Il est poursuivi pour détournement de deniers publics portant sur 31 milliards de FCFA, blanchiment de capitaux et association de malfaiteurs, selon des sources judiciaires contactées par Ledakarois.sn.

Au cours de son audition, Farba Ngom a nié en bloc les accusations portées contre lui. Pour éviter l’incarcération, il a proposé de mettre en garantie des immeubles d’une valeur équivalente à 31 milliards de FCFA, espérant ainsi convaincre les juges de lui accorder une liberté provisoire sous contrôle judiciaire. Cependant, cette offre a été rejetée, malgré l’insistance de ses avocats, qui ont plaidé pour des mesures alternatives à la détention.

L’homme d’affaires et député proche de Macky Sall, souvent surnommé « le griot de l’ancien président », se retrouve ainsi en détention préventive, dans l’attente d’une éventuelle mise en accusation formelle par la justice.

L’affaire trouve son origine dans une enquête menée par la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), qui a mis au jour des transactions suspectes d’un montant total estimé à 125 milliards de FCFA. Selon des sources proches du dossier, plusieurs acteurs influents du régime de Macky Sall seraient concernés par cette vaste enquête, qui s’est accélérée avec l’arrivée de la nouvelle équipe gouvernementale.

Parmi les noms cités figure également Amadou Sall, fils de l’ancien président Macky Sall. Il est soupçonné d’avoir joué un rôle clé dans des opérations douteuses liées aux bons de caisse d’un montant de 10 milliards de FCFA. Ces fonds auraient été utilisés pour des transactions non justifiées, ce qui a attiré l’attention des enquêteurs financiers.

L’incarcération de Farba Ngom constitue un coup dur pour le camp de l’ancien président Macky Sall, dont plusieurs proches sont aujourd’hui sous le coup d’investigations judiciaires. Des observateurs estiment que cette affaire pourrait révéler des pratiques de gestion financière contestables sous l’ancien régime et ouvrir la voie à d’autres poursuites contre d’ex-hauts dignitaires du pouvoir.

Inauguration du musée de la biographie du Prophète et de la civilisation musulmane : un pont vers une meilleure compréhension entre les cultures

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a inauguré ce jeudi 27 février 2025, à Dakar, le Musée de la Biographie du Prophète et de la Civilisation Musulmane. Cet édifice, implanté sur le site du Musée des Civilisations Noires, est dédié à la vie et à l’œuvre du Prophète Mouhammad (Sallallahou alayhi wa salam) ainsi qu’à l’histoire et aux contributions de la civilisation musulmane à travers les siècles.
Un hommage à l’héritage spirituel du Prophète
Lors de son discours inaugural, le chef de l’État a souligné l’importance de ce musée comme un lieu de savoir et de transmission :
« Ce lieu de savoir et de transmission renforce notre attachement à l’héritage spirituel et universel du Prophète. Il rappelle l’importance des valeurs de paix, de tolérance et de fraternité prônées par l’Islam. »
Il a également exprimé la gratitude de la nation sénégalaise envers l’Arabie Saoudite, principal partenaire de ce projet :
« Je tiens à exprimer, au nom de la Nation sénégalaise, ma profonde gratitude au Serviteur des deux Saintes Mosquées, Sa Majesté le Roi Salman bin Abdulaziz Al Saoud, ainsi qu’à Son Altesse Royale le Prince Héritier Mohammed bin Salman, pour leur engagement constant en faveur du rayonnement de l’Islam et leur précieux soutien à la réalisation de ce projet. »
Un espace de dialogue et d’apprentissage
Ce nouveau musée ambitionne d’être un centre de référence pour la connaissance de l’Islam et du Prophète. Il propose une approche pédagogique et immersive, avec des expositions mettant en lumière les grandes étapes de la vie du Prophète, les fondements de l’Islam, et les apports de la civilisation musulmane dans divers domaines comme la science, la médecine, et l’art.
Le président Bassirou Diomaye Faye a conclu son discours en insistant sur le rôle essentiel du musée dans le dialogue interculturel :
« Que ce musée soit une source d’inspiration pour tous, un pont vers une meilleure compréhension entre les cultures, et un vecteur de paix et de fraternité. »

Situation de la dette du Sénégal : Macky Sall se défend et accuse un manque de dialogue

L’ancien président Macky Sall est sorti de son silence concernant la situation préoccupante de la dette sénégalaise, révélée par un rapport de la Cour des Comptes. Dans une interview accordée à Jeune Afrique, il affirme ne pas avoir été consulté avant la publication de ces conclusions et rejette toute responsabilité sur la gestion de l’endettement du pays.

Alors que les nouvelles autorités dénoncent un endettement excessif, Macky Sall s’étonne d’apprendre ces informations en même temps que tout le monde, par le biais du Premier ministre Ousmane Sonko :

« J’ai été informé du niveau d’endettement en même temps que tout le monde, par la bouche du Premier ministre. À aucun moment, on ne nous a demandé notre version des faits. »

L’ancien chef de l’État estime que l’actuel gouvernement aurait dû consulter son administration avant de tirer des conclusions sur la gestion de la dette.

Le rapport de la Cour des Comptes a révélé une situation financière préoccupante, avec un taux d’endettement très élevé qui limiterait la capacité du Sénégal à honorer ses engagements. Le gouvernement actuel accuse l’ancien régime d’avoir dissimulé des informations et de laisser un pays en difficulté financière.

Macky Sall, lui, défend la politique économique menée sous ses mandats et assure que l’endettement était maîtrisé et justifié par des projets de développement structurants.

Falsification des chiffres de l’État : Macky Sall dénonce une « manipulation politique » et rejette les accusations de Sonko

L’ancien président de la République, Macky Sall, a vivement réagi aux accusations portées par le Premier ministre Ousmane Sonko, qui l’accuse d’avoir falsifié les données financières du Sénégal pour masquer la situation réelle du pays avant son départ du pouvoir. Dans une interview accordée à Jeune Afrique, en marge d’un sommet sur l’allègement de la dette en Afrique du Sud, Macky Sall a dénoncé une « manipulation politique », affirmant que ces allégations sont sans fondement et qu’elles visent à jeter le discrédit sur son bilan.

Depuis son arrivée au pouvoir, le régime de Bassirou Diomaye Faye et son gouvernement, dirigé par Ousmane Sonko, ont multiplié les sorties médiatiques pour dénoncer ce qu’ils appellent un « scandale financier d’État ». Selon eux, des audits préliminaires auraient révélé des irrégularités majeures dans la gestion économique du Sénégal sous Macky Sall.

Le Premier ministre Sonko accuse l’ancien régime d’avoir manipulé les chiffres du déficit budgétaire, de la dette publique et de la croissance économique, donnant une image faussée des finances publiques. Cette situation aurait conduit à une perte de crédibilité auprès des agences de notation internationales, aggravant ainsi les difficultés d’accès aux financements extérieurs.

« Je m’inscris totalement en faux contre ces allégations de falsification. C’est un procédé politique. Nous avons toujours travaillé en toute transparence avec l’ensemble de nos partenaires. Chaque année, la Cour des comptes a certifié les comptes financiers de l’État du Sénégal. C’est trop facile de revenir après coup et de prétendre que tout cela était faux. Tout cela est ridicule. »

L’accusation de falsification des chiffres financiers intervient alors que le Sénégal traverse une période économique délicate. Depuis plusieurs mois, le pays fait face à une hausse du coût de la vie, un ralentissement de la croissance et des tensions budgétaires exacerbées par la détérioration de sa note souveraine par Moody’s, qui a abaissé la notation du Sénégal à B3 avec une perspective négative.

Cette dégradation de la note financière, ajoutée à la baisse des réserves de change et aux difficultés d’accès aux financements extérieurs, a conduit le gouvernement actuel à dénoncer une « mauvaise gestion héritée » et à justifier ses réformes économiques en cours.

Les accusations de falsification de chiffres ne sont pas qu’une question économique : elles traduisent un affrontement politique de plus en plus tendu entre l’ancien régime et les nouvelles autorités. Depuis la passation de pouvoir en avril 2024, Macky Sall et ses anciens collaborateurs sont régulièrement la cible d’enquêtes et d’audits lancés par l’administration de Diomaye Faye.

Face à ces attaques, l’ancien président semble déterminé à défendre son bilan et à ne pas laisser son image être ternie. En privé, certains de ses proches évoquent une volonté de « chasse aux sorcières » menée par Ousmane Sonko et son équipe.

Farba Ngom placé sous mandat de dépôt : Le Pôle Judiciaire Financier frappe fort

Coup de tonnerre dans la sphère politique sénégalaise. Le député-maire des Agnams, Mouhamadou Ngom, dit Farba Ngom, a été placé sous mandat de dépôt ce jeudi 27 février 2025, à l’issue de son audition par les magistrats du Pôle Judiciaire Financier (PJF). L’homme politique, connu pour sa proximité avec l’ancien président Macky Sall, est accusé d’être impliqué dans une tentaculaire affaire de blanchiment d’argent portant sur la somme astronomique de 125 milliards de francs CFA.

Convoqué tôt ce matin dans les locaux du PJF, Farba Ngom a été soumis à un long interrogatoire portant sur l’origine de plusieurs transactions suspectes repérées par la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF). Selon des sources proches de l’enquête, il lui est reproché d’avoir mis en place un vaste réseau de sociétés écrans et de comptes bancaires offshore permettant de dissimuler des fonds aux origines douteuses.

Au terme de plusieurs heures d’audition, les juges d’instruction ont décidé de le placer sous mandat de dépôt, estimant que les charges pesant contre lui sont suffisamment graves pour justifier une incarcération immédiate.

Cette décision marque un tournant dans la lutte contre la corruption et l’impunité, priorité affichée par les nouvelles autorités sénégalaises. Farba Ngom, pilier influent de l’Alliance pour la République (APR), était jusque-là perçu comme l’un des barons intouchables du régime de Macky Sall. Son arrestation envoie un signal fort, démontrant que la justice financière ne fera aucun cadeau, même aux figures les plus emblématiques de la classe politique.

L’enquête ouverte par le PJF cherche à retracer l’origine des 125 milliards de francs CFA qui auraient transité par les comptes de Farba Ngom et ses proches collaborateurs. D’après des documents financiers fuités, ces fonds proviendraient de marchés publics frauduleux, de rétrocommissions sur des contrats d’État et de transactions immobilières douteuses.

L’annonce de cette incarcération a immédiatement provoqué une onde de choc au sein de l’APR, où certains dénoncent une “chasse aux sorcières” orchestrée par le pouvoir en place. D’autres, au contraire, y voient une opportunité de tourner la page des années d’opacité financière qui ont marqué la dernière décennie.

Dans son fief des Agnams, la nouvelle a divisé la population. Si certains soutiens dénoncent un “acharnement politique”, d’autres estiment que la lumière doit être faite sur l’origine réelle de la fortune du maire.

Placée sous mandat de dépôt, Farba Ngom passera ses premières nuits en détention préventive à la prison de Rebeuss, en attendant une éventuelle mise en examen formelle. Les avocats du député ont déjà annoncé leur intention de demander une mise en liberté provisoire, arguant de son statut parlementaire et de son ancrage local fort.

Affaire à suivre…

Sénégal : Mouhamadou Farba Ngom placé sous mandat de dépôt pour une affaire de 125 milliards FCFA

Dakar, le 27 février 2025 – La justice sénégalaise a frappé un grand coup. Mouhamadou Farba Ngom, maire de la commune d’Agnam et proche collaborateur de l’ancien président Macky Sall, a été placé sous mandat de dépôt après son deuxième face-à-face avec le juge d’instruction du pool judiciaire financier. L’élu est mis en cause dans une affaire de transactions financières suspectes d’un montant total de 125 milliards de francs CFA, mentionnées dans un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF).

D’après les premières informations, l’enquête porte sur des mouvements de fonds jugés suspects par la CENTIF, qui a transmis le dossier aux autorités judiciaires. Selon des sources proches de l’instruction, ces transactions impliqueraient plusieurs comptes et sociétés à l’étranger. Les enquêteurs cherchent à établir l’origine et la destination de ces fonds, ainsi que le rôle joué par Farba Ngom dans ces opérations financières.

Face au juge d’instruction, le maire d’Agnam a nié toute implication dans des pratiques frauduleuses. Ses avocats, Me Doudou Ndoye et ses confrères, dénoncent une procédure qu’ils jugent « bâclée et entachée d’irrégularités ». Ils affirment que leur client est victime d’une cabale politique visant à l’écarter de la scène publique.

L’arrestation de Farba Ngom intervient dans un climat politique déjà tendu, à quelques semaines de l’élection présidentielle. Considéré comme un fidèle parmi les fidèles de Macky Sall, il a été une figure influente du régime précédent. Sa mise en détention pourrait avoir des répercussions sur le camp de l’ancien président, qui fait face à plusieurs enquêtes judiciaires visant d’anciens dignitaires du pouvoir.

Ses avocats ont annoncé une conférence de presse dans les prochains jours pour dénoncer ce qu’ils qualifient de « règlement de comptes judiciaire ». De leur côté, les autorités judiciaires assurent que l’affaire sera traitée en toute indépendance et conformément à la loi.

Macky Sall face aux accusations : « Je n’ai peur de rien »

Dans un entretien accordé à Jeune Afrique, l’ancien président du Sénégal, Macky Sall, a réagi aux menaces de poursuites judiciaires évoquées par le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye après la publication du rapport accablant de la Cour des comptes. Face aux critiques sur sa gestion financière, il se dit serein et dénonce une instrumentalisation politique.

« Je n’ai peur de rien », a déclaré Macky Sall, affirmant avoir toujours gouverné « en toute transparence et dans le respect des institutions ». Il réfute toute irrégularité dans la gestion des finances publiques et défend son bilan, mettant en avant les grandes réalisations de ses mandats.

Le rapport de la Cour des comptes met en lumière des irrégularités dans l’utilisation des fonds publics, notamment concernant la gestion de la dette. Mais pour l’ex-président, ces accusations ne prennent pas en compte le contexte économique global ni les défis auxquels le Sénégal a été confronté. « Le procès sur la dette est un procédé politique visant à discréditer mon administration », affirme-t-il.

Macky Sall rappelle que son passage à la tête du Sénégal a été marqué par des transformations majeures, notamment dans les infrastructures. Il cite des projets phares comme le Train Express Régional (TER), le développement du secteur énergétique et l’amélioration des services publics. « Nous avons travaillé à bâtir un pays moderne, tourné vers l’avenir. Ceux qui nous succèdent devraient se concentrer sur la poursuite de ce travail plutôt que de chercher des boucs émissaires », martèle-t-il.

Depuis son départ du pouvoir, Macky Sall a choisi de s’installer au Maroc, un choix qu’il justifie en rappelant que ses prédécesseurs avaient, eux aussi, opté pour l’étranger après leur mandat. Toutefois, il n’exclut pas un retour au Sénégal : « Rien ne m’empêche d’y aller et je n’exclus pas d’y retourner », assure-t-il. Une manière de montrer qu’il reste attentif à l’évolution politique du pays.

Alors que le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye semble déterminé à faire la lumière sur la gestion passée, l’attitude de Macky Sall traduit une volonté de défendre son héritage politique, tout en restant vigilant face aux développements à venir.

Sénégal : Tensions au Pool judiciaire financier lors de l’audition de Farba Ngom

L’audition du député Mouhamadou Ngom, dit Farba Ngom, a été marquée par des tensions ce jeudi 27 février 2025 au Pool judiciaire financier (PJF). Citée dans une affaire de blanchiment de capitaux, selon un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), la figure influente de l’Alliance pour la République (APR) a reçu le soutien de plusieurs cadres du parti au pouvoir.

Dès les premières heures de la matinée, de nombreux militants de Farba Ngom ont afflué devant les locaux du PJF pour exprimer leur solidarité. Parmi les personnalités politiques présentes figuraient l’ancien ministre Mbaye Ndiaye et l’ancien ministre des Sénégalais de l’extérieur, Abdoul Malal Diop. Ce dernier a expliqué avoir appris la nouvelle à la radio avant de se rendre sur place pour manifester son soutien à son ancien compagnon de gouvernement.

Mbaye Ndiaye, de son côté, a tenté de faire une déclaration publique devant la juridiction, mais en a été empêché par les forces de l’ordre, selon la RFM.

Face à la mobilisation massive des partisans du député, les forces de sécurité ont rapidement renforcé leur dispositif pour éviter tout débordement. La situation a dégénéré lorsque les manifestants ont refusé de quitter les lieux, poussant la police à disperser la foule à coups de grenades lacrymogènes.

La présence policière autour du Pool judiciaire financier est restée importante tout au long de la journée afin d’empêcher toute nouvelle tentative de rassemblement.

Farba Ngom, un proche du président Macky Sall et figure influente de l’APR, est cité dans une affaire de blanchiment de capitaux qui suscite un vif intérêt au sein de la classe politique et de l’opinion publique. L’ouverture de cette enquête et la convocation du député interviennent dans un contexte marqué par un renforcement de la lutte contre la corruption et les flux financiers illicites au Sénégal.

Scandale au sein des Douanes : Un agent arrêté pour trafic de drogue

Une opération coup de poing menée par la Division des investigations criminelles (DIC) a permis de démanteler un réseau de trafic de drogue au Sénégal. À la tête de ce réseau se trouvait un agent des Douanes, Abib Samba, en service à Kaolack. Ce dernier est accusé d’avoir détourné des saisies de stupéfiants pour les revendre à des trafiquants.

Tout a commencé par un renseignement reçu par le Groupe de recherches et d’interpellations (GRI) de la DIC. L’information était troublante : un douanier utiliserait son poste pour détourner de la drogue destinée à la destruction et la revendre sur le marché noir. Devant la gravité des faits, les enquêteurs ont décidé de mettre en place une opération d’infiltration.

Se faisant passer pour des acheteurs, les agents de la DIC ont passé une commande de 15 kilos de chanvre indien. Un rendez-vous est fixé à Mbour, et Abib Samba tombe dans le piège. Confiant, il s’y rend avec son complice, Amadou Diop, un habitant de Karang, chargé de jouer les intermédiaires.

La transaction tourne rapidement au fiasco pour les suspects. Dès leur arrivée sur les lieux, les agents de la DIC les interpellent en flagrant délit. La scène est accablante : le douanier, non seulement en possession de la drogue, a utilisé un véhicule officiel des Douanes pour son trafic. Pire encore, il portait sur lui son arme de service, alors qu’il n’était pas en mission officielle.

Cette arrestation soulève des interrogations inquiétantes. Comment un agent chargé de lutter contre la contrebande a-t-il pu trahir sa mission de cette manière ? Opérait-il seul ou bénéficiait-il de complicités au sein de l’administration douanière ?

L’affaire fait déjà grand bruit et risque d’avoir de lourdes répercussions. Avec cette arrestation, la DIC envoie un message clair : personne n’est au-dessus des lois, même ceux qui portent l’uniforme.

Selon les informations du journal Libération, d’autres interpellations ne sont pas à exclure, et l’enquête pourrait révéler des ramifications plus profondes. Ce scandale met en lumière la nécessité d’un contrôle renforcé au sein des forces de l’ordre pour éviter que de tels cas ne se reproduisent.

Rejet de la proposition de loi de Thierno Alassane Sall : le Bureau de l’Assemblée invoque une non-conformité budgétaire

Le Bureau de l’Assemblée nationale a rejeté la proposition de loi déposée par Thierno Alassane Sall visant à abroger la loi d’amnistie. Selon Ismaila Diallo, premier vice-président de l’Assemblée, le texte ne respecte pas les exigences constitutionnelles et réglementaires en matière budgétaire.

D’après M. Diallo, l’article 82 de la Constitution et l’article 60 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale imposent que toute proposition de loi ayant un impact financier – soit une diminution des ressources de l’État, soit une augmentation des dépenses – soit accompagnée de mesures de compensation. Or, le texte de Thierno Alassane Sall ne prévoit aucun mécanisme permettant de compenser ces effets budgétaires.

Le Bureau de l’Assemblée a également souligné l’absence d’une étude d’impact budgétaire, élément essentiel pour évaluer la viabilité d’un projet législatif. « La faisabilité économique et financière est un critère incontournable. Sans cette analyse approfondie, une proposition de loi ne peut être débattue », a insisté M. Diallo.

Ce rejet met en lumière la rigueur requise dans l’élaboration des textes législatifs. « Déposer une proposition de loi ne doit pas se limiter à une déclaration d’intention politique. Il est impératif d’anticiper les conséquences budgétaires et de proposer des solutions viables », a ajouté le premier vice-président de l’Assemblée.

Face à cette décision, Thierno Alassane Sall et ses partisans devront revoir leur approche s’ils souhaitent soumettre une nouvelle version de leur texte conforme aux exigences du Parlement. Cette affaire souligne l’importance du respect des procédures institutionnelles et du sérieux requis pour espérer voir aboutir une initiative législative.

Procès en diffamation : Cheikh Yérim Seck jugé par défaut, verdict attendu le 14 mai

Le Tribunal correctionnel de Dakar a examiné, mercredi 26 février, l’affaire opposant le journaliste Cheikh Yérim Seck à l’ancienne Première ministre Aminata Touré. Poursuivi pour diffamation après la publication d’un article sur Seneweb, le 20 octobre 2024, le journaliste a été jugé par défaut. Le procureur a requis six mois de prison avec sursis et une amende de 200 000 FCFA, tandis que la partie civile réclame 500 millions de FCFA en dommages et intérêts.

L’affaire prend sa source dans un article intitulé « Les mesquineries du trio Diomaye-Sonko-Mimi contre Macky Sall ». Dans ce texte, Cheikh Yérim Seck affirmait qu’au cours d’une réunion au Palais de la République, Bassirou Diomaye Faye, Ousmane Sonko et Aminata Touré auraient évoqué des « méthodes radicales » pour empêcher le retour de l’ancien président Macky Sall au Sénégal, notamment en exerçant des pressions sur sa famille.

Estimant que ces déclarations portaient atteinte à son honneur, Aminata Touré a saisi la justice. Absente lors de l’audience, elle était représentée par son avocat, Me Seyba Danfakha, qui a dénoncé une volonté manifeste de nuire à la réputation de sa cliente.

Dans son plaidoyer, Me Danfakha a souligné que Cheikh Yérim Seck n’en était pas à son premier démêlé judiciaire. Il a rappelé une précédente condamnation du journaliste dans un dossier l’opposant au capitaine Seydina Issa Touré, affirmant que cette récidive plaidait en faveur d’une sanction sévère.

Le procureur de la République a abondé dans ce sens, estimant que les accusations de Seck étaient infondées et constituaient une atteinte grave à la réputation de la partie civile. Il a ainsi requis une peine de six mois de prison avec sursis et une amende de 200 000 FCFA, une sanction jugée exemplaire pour dissuader de futures dérives.

Le tribunal a mis l’affaire en délibéré et rendra son verdict le 14 mai prochain. En attendant, cette nouvelle affaire judiciaire vient une fois de plus mettre en lumière la délicate question de la liberté de la presse et des limites de l’expression journalistique au Sénégal.

Si le tribunal suit les réquisitions du parquet, Cheikh Yérim Seck pourrait voir sa responsabilité pénale engagée et être contraint de payer une amende. Reste à savoir si la somme demandée par la partie civile, soit 500 millions de FCFA, sera retenue par la justice.

Affaire à suivre.

Arrestation de l’activiste Assane Diouf : retour sur une affaire aux multiples enjeux

L’activiste Assane Diouf a été interpellé mercredi matin par la Brigade des Affaires Générales (BAG) de la Division des Investigations Criminelles (DIC). Selon le journal L’Observateur, son arrestation a eu lieu à son domicile de Guédiawaye avant qu’il ne soit conduit sous haute surveillance au Tribunal de Dakar, où il a été placé en garde à vue. Après une longue audition, il a passé la nuit au commissariat de Rebeuss.

Assane Diouf est poursuivi pour « diffusion de fausses nouvelles et offense à une autorité qui partage les mêmes charges avec le président de la République ». Son arrestation fait suite à une récente vidéo publiée sur YouTube, dans laquelle il accuse le Premier ministre Ousmane Sonko d’avoir menti sur plusieurs aspects de la gestion du pays. L’un des points les plus sensibles de ses déclarations concerne l’existence supposée d’un compte bancaire contenant 1 000 milliards de FCFA.

Dans la même vidéo, Assane Diouf s’en est également pris à la famille du Premier ministre, mettant en cause son père dans des affaires de mœurs. Ces accusations, jugées graves, ont conduit le procureur de la République à s’autosaisir du dossier et à ordonner son arrestation immédiate.

D’après L’Observateur, Assane Diouf s’est montré peu coopératif lors de son audition. Il a toutefois reconnu être l’auteur des propos tenus dans la vidéo, tout en rejetant la responsabilité du montage et de la diffusion des passages incriminés. Selon des sources proches du dossier, l’activiste doit être réentendu ce jeudi afin d’approfondir l’enquête.

Ancien détracteur du régime de Macky Sall, Assane Diouf avait été extradé des États-Unis en 2017 avant d’être arrêté à plusieurs reprises pour des faits similaires. Cependant, son positionnement a évolué ces dernières années : après avoir soutenu le projet politique du nouveau pouvoir, il a récemment intensifié ses critiques contre l’administration actuelle. Cette volte-face, qui surprend certains observateurs, pourrait être à l’origine de son dernier bras de fer avec les autorités.

Si les charges retenues contre lui sont confirmées, Assane Diouf pourrait faire face à de lourdes sanctions judiciaires. Son sort dépendra désormais des conclusions de l’enquête en cours et de la décision du procureur de la République. Son arrestation suscite d’ores et déjà des débats sur la liberté d’expression et la gestion des critiques politiques sous le nouveau régime.

L’affaire est suivie de près par les observateurs politiques et les défenseurs des droits humains, qui s’interrogent sur les implications de cette arrestation pour l’espace démocratique sénégalais.

Affaire des 125 milliards : Farba Ngom face au Pool Judiciaire Financier pour une deuxième audition

L’enquête sur le présumé détournement de 125 milliards de francs CFA continue de captiver l’opinion publique sénégalaise. Accusé de détournement de deniers publics, le maire d’Agnam, Moustapha Ngom, alias Farba Ngom, sera entendu ce jeudi 27 février par le parquet financier pour la deuxième fois.

Selon le rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), des mouvements financiers suspects impliquant Farba Ngom et certains de ses proches ont été relevés, justifiant l’ouverture d’une instruction judiciaire. Lors de sa première comparution, ses avocats avaient eu accès au dossier et avaient quitté la salle après deux heures d’audition.

Cette deuxième audition s’annonce cruciale, car elle portera sur le fond des charges retenues contre l’élu et ses supposés complices. Le Pool Judiciaire Financier tentera d’obtenir des explications détaillées sur l’origine et la destination des fonds concernés.

Pour sa défense, Farba Ngom rejette catégoriquement les accusations portées contre lui et se dit victime d’un « acharnement politique ». Ses avocats affirment disposer d’éléments prouvant son innocence et comptent les exposer lors de cette audition.

L’issue de cette nouvelle confrontation avec la justice est très attendue par l’opinion publique, alors que plusieurs figures politiques et économiques du pays sont actuellement dans le viseur des autorités judiciaires pour des affaires de corruption et de détournement de fonds publics.

Gouvernance de Diomaye-Sonko : le FDR fustige une gestion « aventuriste et médiocre » des finances publiques

Lors d’une conférence de presse tenue à Dakar ce mercredi 26 février, le Front pour la défense de la démocratie et de la République (FDR) a vivement critiqué la gestion économique et politique du gouvernement dirigé par le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko. Qualifiant la gouvernance actuelle de « gestion aventuriste et médiocre » des finances publiques, les alliés de Khalifa Sall ont dressé un bilan très négatif des dix premiers mois du régime.

Le FDR a mis en avant la situation économique préoccupante du Sénégal, notamment la récente dégradation de la note de crédit du pays à B3, un indicateur, selon eux, de la fragilité financière croissante. Ils dénoncent un affaiblissement des liquidités de l’État et des difficultés d’accès aux financements internationaux, qui pourraient se traduire par une hausse du coût de la dette et des emprunts.

Les responsables du FDR ont également pointé du doigt la flambée des prix des denrées de première nécessité, rendant la vie de plus en plus difficile pour les Sénégalais. Selon eux, « le gouvernement actuel est incapable d’apporter des solutions concrètes aux souffrances du peuple ».

Sur le plan politique, le mouvement dénonce une « ingérence excessive » d’Ousmane Sonko dans les affaires judiciaires, estimant que le pays est devenu un « État-Sonko », mettant en péril l’indépendance de la justice et le bon fonctionnement des institutions.

Face à cette situation, le FDR a annoncé une grande manifestation après le Ramadan pour protester contre la gouvernance actuelle et exiger des réformes économiques et démocratiques.

Alors que les tensions politiques s’intensifient, le gouvernement de Diomaye Faye et Ousmane Sonko devra faire face à une opposition de plus en plus critique et à une situation économique qui suscite des inquiétudes grandissantes.

Loi d’amnistie : l’Assemblée nationale rejette la proposition d’abrogation mais valide une loi interprétative

Le débat sur la loi d’amnistie n°2024-09 du 13 mars 2024 prend un tournant décisif à l’Assemblée nationale. Réuni ce mercredi 26 février 2025, le Bureau de l’Assemblée a examiné deux propositions majeures : l’abrogation pure et simple de cette loi, proposée par le député Thierno Alassane Sall, et son interprétation restrictive, portée par le député Amadou Ba n°2. Si la première a été rejetée, la seconde a été jugée recevable et poursuivra le processus législatif.

La proposition d’abrogation de la loi d’amnistie a été déclarée irrecevable par le Bureau de l’Assemblée nationale, au motif qu’elle entraînerait une aggravation d’une charge publique. Selon l’article 82 de la Constitution, toute proposition de loi susceptible de créer une charge financière doit être assortie de propositions de compensation, ce que le député Thierno Alassane Sall n’a pas fourni. Ce rejet a immédiatement provoqué une réaction du groupe parlementaire Pastef Les Patriotes, qui a dénoncé une tentative de manipulation et d’opportunisme politique. Selon eux, l’initiative du député Thierno Alassane Sall n’est qu’une manœuvre visant à devancer la proposition de loi annoncée par Pastef, sans tenir compte des impératifs constitutionnels et réglementaires.

En revanche, la proposition de loi interprétative du député Amadou Ba n°2 a été validée par le Bureau de l’Assemblée. Son objectif est d’exclure les crimes de sang du champ d’application de la loi d’amnistie, limitant ainsi son effet aux infractions à motivation politique. Cette clarification législative vise à empêcher que des actes graves, tels que les meurtres et la torture, ne soient couverts par l’amnistie. En s’alignant sur les engagements internationaux du Sénégal, notamment la Convention contre la torture et le Statut de Rome de la Cour pénale internationale, cette initiative permet d’éviter un conflit juridique et de garantir une protection aux victimes.

Avec l’adoption de cette proposition, le Sénégal cherche à concilier apaisement politique et exigence de justice. La loi interprétative sera soumise au Président de la République avant d’être débattue en plénière à l’Assemblée nationale. L’enjeu est de taille : préserver la paix sociale tout en évitant une remise en cause de l’État de droit.

Paix en Casamance : le président Faye salue l’accord historique et remercie Embalo

Lors du Conseil des ministres de ce mercredi 26 février 2025, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a mis en avant l’accord de paix signé à Bissau le 23 février dernier, marquant une avancée majeure vers la stabilisation définitive de la Casamance. Il a salué les efforts du gouvernement et exprimé sa gratitude envers le président de la Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embalo, pour son rôle clé dans la médiation.

Après plusieurs décennies de conflit, l’accord signé à Bissau ouvre la voie à une réconciliation durable et à la fin des hostilités. Le chef de l’État a également félicité le Premier ministre Ousmane Sonko pour son implication active dans le processus de négociation et la recherche de solutions durables en faveur de la paix.

Dans son allocution, le président Faye a réaffirmé son engagement à accompagner la relance économique et sociale de la Casamance. Il a évoqué le « Plan Diomaye pour la Casamance », un programme intégré visant à transformer la région en un pôle économique dynamique et prospère.

Incendie dévastateur au Parc Lambaye de Pikine : plusieurs magasins réduits en cendres

Un incendie d’une rare intensité s’est déclaré ce mardi soir au Parc Lambaye, à proximité de la gare routière des Beaux Maraîchers à Pikine. Le sinistre, survenu aux alentours de 20 heures, a provoqué une panique générale dans la zone, où plusieurs commerces ont été ravagés par les flammes.

Dès l’alerte donnée, une dizaine de camions de sapeurs-pompiers ont été déployés sur place pour tenter de maîtriser le feu. Toutefois, l’intensité des flammes et l’accès difficile au foyer de l’incendie ont considérablement compliqué leur intervention. Malgré leurs efforts, au moins trois magasins ont été entièrement détruits, et le risque de propagation à d’autres commerces demeure une préoccupation majeure.

Pour l’instant, l’origine de l’incendie n’a pas été déterminée. Une enquête devrait être ouverte afin d’identifier les causes exactes de cette catastrophe qui risque d’avoir un lourd impact économique sur les commerçants du marché.

Rejet de sa proposition de loi sur l’amnistie : Thierno Alassane Sall dénonce une « magouille » du régime de PASTEF

La décision du Bureau de l’Assemblée nationale de déclarer irrecevable la proposition de loi visant à abroger l’amnistie de 2024 a provoqué l’ire de Thierno Alassane Sall. Dans un communiqué au ton virulent, le leader du parti République des Valeurs/Réewum Ngor accuse le régime de PASTEF d’avoir orchestré une « magouille » pour empêcher l’examen de son texte. Selon lui, l’argument d’irrecevabilité avancé par le Bureau, fondé sur l’impact budgétaire de la mesure, est une justification « absurde et fallacieuse ».

L’opposant dénonce une instrumentalisation de l’article 82 de la Constitution, qui empêche l’adoption de toute proposition de loi entraînant une charge financière supplémentaire sans recettes compensatrices. Pour lui, ce raisonnement est biaisé, car l’État alloue déjà un budget au fonctionnement de la justice. Il estime que cet obstacle législatif est une manœuvre pour empêcher la remise en cause de la loi d’amnistie, adoptée dans un contexte de crise politique.

« PASTEF s’agrippe au coût financier pour refuser que justice soit rendue et que toute la lumière soit faite », s’indigne Thierno Alassane Sall, dénonçant une volonté d’éviter tout examen judiciaire des crimes commis lors des manifestations politiques de ces dernières années.

Le député va plus loin en assimilant cette décision à une forme de « banditisme d’État ». Il compare cette situation à une hypothétique abrogation de la peine de mort qui, selon la même logique, pourrait être rejetée sous prétexte qu’elle générerait des coûts supplémentaires liés à l’incarcération des condamnés.

« C’est l’usage le plus absurde du principe d’irrecevabilité financière jamais vu », fustige-t-il. Il affirme que sa proposition de loi était accompagnée d’une note détaillée prouvant l’absence d’impact budgétaire, validée par le Secrétariat de l’Assemblée nationale.

Face à ce rejet qu’il qualifie de manœuvre politique, Thierno Alassane Sall ne compte pas en rester là. Il annonce une conférence de presse ce jeudi, au cours de laquelle il promet de faire « de nouvelles révélations » sur les coulisses de cette décision.

Refus de paternité : Un phénomène qui touche de nombreuses victimes, des témoignages poignants

Le phénomène du refus de paternité a récemment attiré l’attention sur les nombreuses injustices vécues par des milliers d’enfants et de femmes dans certaines régions du Sénégal, notamment à Kaolack.

Selon un récent rapport de l’association « Touche pas à ma sœur », 114 victimes ont été recensées. Ce phénomène n’est pas sans conséquences, et un cabinet spécialisé, Touche pas à ma sœur – Cabinet Rémanagorée, a décidé de prendre en charge cette problématique à travers une campagne de sensibilisation, ciblant principalement les jeunes âgés de 18 à 35 ans. La campagne, qui se déroule du 1er septembre 2024 au 31 janvier 2025, ambitionne de toucher 10 000 personnes, qu’il s’agisse de garçons, de filles, d’hommes ou de femmes.
Le refus de paternité est un acte qui peut avoir des conséquences dramatiques pour les enfants concernés. Il survient souvent lorsqu’un homme refuse de reconnaître un enfant qu’il a pourtant contribué à concevoir. Selon la législation sénégalaise, la paternité peut être contestée si l’homme mentionné dans l’acte de naissance ou celui ayant effectué la reconnaissance ne peut prouver qu’il est le père biologique. Dans ce cadre, un test de paternité peut être ordonné par le juge. Cependant, le Code de la famille actuel, modifié depuis 1972, reste une source de tensions et de discriminations, notamment en ce qui concerne les enfants issus de relations extraconjugales ou non reconnues par le père.
L’article 196 du Code de la famille stipule que « l’établissement de la filiation paternelle est interdit à tout enfant qui n’est pas présumé issu du mariage de sa mère ou n’a pas été volontairement reconnu par son père ». Ce texte législatif suscite de nombreuses critiques, notamment sur le plan de l’égalité des droits entre les sexes et de la dignité des enfants. En effet, ces enfants, victimes de ce refus de reconnaissance, se retrouvent souvent dans une situation de vulnérabilité, privée de leur droit à la filiation et d’un nom de famille.
Les conséquences de ce refus sont multiples et profondes, allant de l’impact psychologique sur l’enfant, à des troubles d’identité, au rejet social. Pour de nombreux enfants, l’absence d’une figure paternelle peut entraîner une perte de repères et un sentiment d’infériorité. Cela peut aussi créer des tensions au sein de la famille, accentuant les difficultés des mères, souvent seules face à leurs responsabilités. Le refus de paternité engendre une injustice qui peut marquer toute une vie, comme en témoignent les récits de victimes de cette pratique.

TÉMOIGNAGES

Armand Faye, un biologiste de 34 ans, a partagé son expérience douloureuse : « Le refus de paternité doit être criminalisé au même titre que le viol », a-t-il affirmé. Victime d’un père ayant refusé de reconnaître sa paternité, Armand porte en lui une souffrance immense, malgré son succès matériel. « Rien ne peut justifier l’acte posé par mon père, et même si des tentatives de réparation sont faites aujourd’hui, le mal est déjà fait. J’ai le cœur lourd à chaque pensée de cette blessure », ajoute-t-il.
Mariama Diop, une jeune ménagère de 22 ans, raconte l’angoisse qu’elle a vécue : « J’ai même pensé à commettre l’infanticide », confie-t-elle en évoquant les moments difficiles qu’elle a traversés. « L’injure, la calomnie, le mauvais traitement, tout a été partagé, et la société ne cesse de me juger. » Mariama explique que la honte de porter un enfant sans la reconnaissance du père est amplifiée par la pression sociale. « Je m’en remets à Dieu et prie pour mon employeur qui m’assiste, mais l’absence de reconnaissance paternelle est un fardeau énorme. »
Ousmane Gueye, un artiste de 32 ans, a également été victime d’une accusation de paternité : « J’ai moi-même été accusé par une fille que j’ai brièvement rencontrée. Elle voulait m’attribuer la paternité de son enfant, mais c’était une aventure d’un soir, et je n’étais pas prêt à assumer cela. » Ousmane illustre la confusion qui peut survenir dans des situations où les relations sont éphémères et où la question de la paternité peut devenir un terrain de conflit.
Les témoignages recueillis par le cabinet Rémanagorée et le groupe Touche pas à ma sœur montrent une réalité frappante : le refus de paternité engendre des souffrances profondes et durablement marquantes, aussi bien pour les victimes que pour la société en général. De nombreux acteurs sociaux appellent à une révision des lois en vigueur pour permettre une reconnaissance équitable de la paternité, notamment en ce qui concerne les enfants issus de relations hors mariage ou non reconnues par le père.
Les organisations militantes, ainsi que des experts en droit familial, plaident pour la modification de l’article 196 du Code de la famille, afin de permettre à tous les enfants, sans distinction, de connaître leur père et d’être reconnus légalement par celui-ci, indépendamment des circonstances de leur naissance.
La campagne lancée par Touche pas à ma sœur – Cabinet Rémanagorée souhaite non seulement sensibiliser la population, mais aussi inciter les autorités à prendre des mesures concrètes pour faire face à ce phénomène de refus de paternité. Une action qui pourrait bien contribuer à la construction d’une société plus équitable, où les droits des enfants et des femmes sont respectés, et où les hommes, tout comme les femmes, assument pleinement leurs responsabilités parentales.

APHONE SUR LA SUSPENSION DES COMBATS DE LUTTE : Kéba Kanté a-t-il tourné la page ?

Depuis l’annonce récente du ministre de l’Intérieur sur la réglementation de la lutte sénégalaise, un silence inhabituel entoure Kéba Kanté, ancien président d’école de lutte et fervent défenseur de ce sport traditionnel. Connu pour son engagement en faveur du développement et de l’organisation de la lutte sénégalaise, Kanté a toujours été une voix influente. Pourtant, son absence de réaction face à cette réforme suscite de nombreuses interrogations.

Pourquoi Kéba Kanté n’a-t-il pas pris position publiquement ? A-t-il choisi de s’éloigner du débat ou adopte-t-il simplement une nouvelle stratégie d’engagement ?
Jusqu’à présent, Kéba Kanté n’a fait aucune déclaration officielle sur la nouvelle réglementation, ce qui tranche avec son activisme habituel. Ce mutisme intrigue les observateurs du monde de la lutte et soulève plusieurs hypothèses.
D’abord, il est possible que Kéba Kanté ait choisi de ne pas s’exprimer pour éviter toute polémique dans un contexte politique délicat. La lutte sénégalaise étant un secteur à la fois sportif, culturel et économique, toute prise de position peut être interprétée comme un positionnement politique. En restant en retrait, il pourrait vouloir observer les réactions avant d’émettre un avis réfléchi.
Ensuite, il se peut que Kanté ne soit pas en total désaccord avec certaines des mesures annoncées. Si ces réformes visent à mieux structurer la discipline et à renforcer la réglementation, il est possible qu’il préfère soutenir discrètement les initiatives plutôt que d’entrer dans un débat public houleux.
Après des années d’engagement au sein des écoles de lutte et des instances de promotion du sport, Kéba Kanté pourrait également avoir décidé de se concentrer sur d’autres projets. Il n’est pas rare que des figures influentes du monde sportif prennent du recul après une longue période d’activité, soit pour des raisons personnelles, soit pour préparer un retour sous une autre forme.
Son silence pourrait aussi être une stratégie d’attente. La lutte sénégalaise étant sujette à des évolutions rapides et à des réformes changeantes, Kéba Kanté pourrait choisir de s’exprimer au moment qu’il jugera le plus opportun, lorsque les contours de la nouvelle réglementation seront plus clairs.
L’avenir dira si Kéba Kanté a définitivement pris du recul ou s’il prépare une intervention plus tardive. Son influence sur la lutte sénégalaise est indéniable, et son avis sur la nouvelle réglementation pourrait peser sur les débats à venir.
En attendant, son silence continue d’alimenter les spéculations. Kéba Kanté a-t-il abandonné la lutte sénégalaise, ou reste-t-il dans l’ombre, prêt à revenir au moment opportun ?
Seul le temps nous apportera la réponse.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°407 – 27/02/2025

🔴 REFUS DE PATERNITÉ : QUAND L’INJUSTICE DÉTRUIT DES VIES
🔴 LE CDEPS ET L’APPEL DÉNONCENT LA CRIMINALISATION DE L’ACTIVITÉ DE PRESSE : « NON À LA CONFISCATION DE LA LIBERTÉ DE LA PRESSE ! »

🔴 APHONE SUR LA SUSPENSION DES COMBATS DE LUTTE : KÉBA KANTÉ A-T-IL TOURNÉ LA PAGE 

Les nominations en conseil des ministres du Mercredi 26 Février 2025

Le Président de la République a pris les décisions suivantes

Au titre du Ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères :

Monsieur Papa DIOP, Conseiller des Affaires étrangères Principal de classe exceptionnelle, matricule de solde 602 570/3, précédemment Ambassadeur du Sénégal en Pologne, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal, auprès de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, en remplacement de Monsieur Mbaba Coura NDIAYE, appelé à d’autres fonctions.

Monsieur Abdoul Wahab AIDARA. Conseiller des Affaires étrangères Principal, matricule de Solde 604 130/L, précédemment Ambassadeur du Sénégal en Inde, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Donald J. TRUMP, Président des Etats Unis d’Amérique, en remplacement de Monsieur Mansour Elimane KANE:

Monsieur Paul Benoît Barka SARR, Conseiller des Affaires étrangères Principal, matricule de Solde 518 962/G, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, Président de la République de Côte d’Ivoire, en remplacement du Général Daouda NIANG, appelé à d’autres fonctions:

Monsieur Serigne Falilou DIOUF, Chancelier des Affaires étrangères Principal. matricule de solde 616 056/J, précédemment Deuxième Conseiller à l’Ambassade du Sénégal au Niger, est nommé Consul général de la République du Sénégal à Marseille, en remplacement de Monsieur Abdourahmane KΟΙΤΑ.

Communiqué du Conseil des ministres de ce mercredi 26 février 2025

Le Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE a présidé, ce mercredi 26 février 2025, la réunion hebdomadaire du Conseil des Ministres, au Palais de la République.

Dans le contexte de l’avènement du mois béni de Ramadan, le Président de la République a rappelé au Gouvernement, l’impératif d’assurer sur l’étendue du territoire national, l’approvisionnement correct des marchés en denrées et produits essentiels aux prix officiels fixés. En cette période particulière de dévotion et de ferveur religieuse, il a prié pour un Sénégal de paix, de prospérité et de solidarité et adressé ses chaleureuses félicitations et ses meilleurs vœux à la Oummah Islamique. Il a adressé ses félicitations à l’Evêque de Thiès. Monseigneur André GUEYE, nommé Archevêque de Dakar. Il a informé le Conseil qu’il procédera, le jeudi 27 février 2025, à l’inauguration du Musée dédié au Prophète Mouhammad (PSL).

Le Chef de l’Etat a abordé la question de la paix et du développement de la région naturelle de Casamance. Il a saisi cette occasion pour saluer les efforts consentis par l’Etat afin de parvenir à la signature, à Bissau, le dimanche 23 février 2025, d’un accord de paix durable en Casamance. Il a remercié le Président de la République de Guinée Bissau, Son Excellence Umaro Sissoco EMBALO, pour son rôle déterminant de facilitateur et félicité le Premier Ministre Ousmane SONKO, pour le travail remarquable accompli dans le cadre de la réconciliation, de la paix et de la stabilité en Casamance. Il a réitéré son ouverture et sa disponibilité à œuvrer avec toutes les parties prenantes en vue d’asseoir une paix durable et la relance rapide des activités économiques et sociales en Casamance, indispensables à l’amélioration du bien-être des populations. Le nouveau plan intégré de développement durable de la Casamance dit Plan Diomaye pour la Casamance permettra alors, avec la paix retrouvée, de développer le põle-territoire économique Casamance conformément à la vision d’un Sénégal souverain, juste et prospère.

Par ailleurs, le Président de la République a demandé au Ministre en charge des Collectivités territoriales d’engager un dialogue constructif avec les acteurs territoriaux de chacun des huit ( põles identifiés afin de mieux conduire le déploiement de cette réforme visant la transformation économique inclusive de nos territoires.

Le Chef de l’Etat est revenu sur la 9 édition de la Journée nationale de l’Elevage qu’il a présidée, le samedi 22 février 2025 à Kaolack, précédée par la cérémonie de lancement, la veille à Koungheul, du Projet de Mobilisation des Ressources en Eau du Bassin versant du Nianijia Bolong (PROMOREN). Il a remercié et félicité les autorités administratives, les élus locaux ainsi que les populations de Koungheul, Kaffrine, Kaolack et Fatick, pour leur accueil chaleureux et leur mobilisation exceptionnelle. Il a félicité le Gouvernement, notamment le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, le Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage, le Secrétaire d’Etat aux Coopératives et à l’Encadrement paysan pour la parfaite organisation des manifestations. Il a aussi adressé ses chaleureuses félicitations à tous les éleveurs du Sénégal au regard de leur contribution remarquable à la politique de souveraineté alimentaire et au développement économique et social du pays. Dès lors, il a indiqué au Gouvernement la nécessité de prendre en charge les doléances récurrentes formulées, sous forme de plan d’action, par les éleveurs et autres opérateurs du secteur de l’élevage et des productions animales, lors de cette importante journée de dialogue sectoriel sur la situation et l’avenir de l’élevage au Sénégal.

Dans la même lancée, le Président de la République a rappelé au Premier Ministre l’urgence de tenir avec toutes les parties prenantes, des concertations nationales devant aboutir à des solutions opérationnelles face à la lancinante question du vol de bétail. Il a instruit également le Premier Ministre à veiller à la finalisation, avant fin juin 2025, de tous les textes d’application du Code pastoral, en cohérence avec l’évaluation et l’actualisation de la loi d’orientation agrosylvopastorale. Il a invité, en outre, le Gouvernement à finaliser les études relatives au foncier pastoral, à renforcer les politiques d’amélioration génétique du cheptel et à optimiser les financements du secteur en impliquant les éleveurs, les opérateurs et les coopératives. Pour clore ce chapitre, il a demandé au Ministre en charge de l’élevage de faire le point, tous les trimestres, sur l’état d’exécution du plan d’action issu des recommandations de la 9 Journée nationale de l’élevage.

Le Chef de l’Etat a évoqué le lancement du New Deal technologique qu’il a présidé, le lundi 24 février 2025. La mise en œuvre optimale de cette stratégie phare de l’Agenda national de Transformation va renforcer la souveraineté numérique du Sénégal, la digitalisation des services publics, l’expansion de l’économie numérique et le positionnement international de notre pays dans le développement des technologies de l’information et de la communication. Il a félicité le Ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, et l’ensemble des acteurs de l’écosystème du numérique pour l’élaboration inclusive et collaborative des programmes et projets fondamentaux visant la transformation numérique du Sénégal. Il a souligné, dans la même dynamique, l’importance de consolider les partenariats entre l’Etat et les secteurs privés national et international afin de faciliter l’accès universel à Internet, de développer les start-up et la formation professionnelle dans le secteur du numérique.

Il a demandé au Ministre en charge du Numérique de promouvoir avec les Ministres concernés (éducation, enseignement supérieur et formation professionnelle), l’éducation populaire au numérique et le renforcement des capacités et compétences en la matière. Il a indiqué, également, l’importance de faire de l’Université virtuelle du Sénégal Cheikh Hamidou KANE. le socle et l’emblème du New Deal technologique-

Le Président de la République a rappelé l’urgence d’assurer la cohérence et l’interopérabilité des systèmes d’information de l’Etat, ainsi que la mise en place d’une infrastructure publique numérique performante et résiliente avec une maitrise optimale du cyberespace et des données nationales dont l’hébergement doit être assuré au Sénégal. D’où la priorité à accorder aux projets concernant le cloud souverain, l’identité numérique unique et la numérisation du foncier pour promouvoir un aménagement cohérent du territoire. Il a Indiqué, en outre, la nécessité d’accompagner les projets prioritaires de développement de l’Intelligence artificielle qui doivent bénéficier d’une labellisation de référence à travers le Conseil national du Numérique. Par ailleurs, il a demandé au Premier Ministre de veiller à la mise en œuvre d’un plan concerté et pragmatique de digitalisation intégrale des services publics afin de soutenir l’ancrage d’une administration efficace et transparente dans son action.

Il a invité le Premier Ministre, le Ministre en charge du Numérique et le Ministre en charge de la Recherche et de l’Innovation à proposer des mécanismes et instruments de financement et de partenariat pour l’innovation technologique dans le numérique.

Le Chef de l’Etat a enfin demandé au Ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique de rendre compte, tous les mois, en Conseil des Ministres, de l’état de mise en œuvre de la nouvelle stratégie numérique du Sénégal: « le New Deal technologique ».

Dans sa communication, le Premier Ministre a fait le point de la mise en œuvre du Plan Diomaye pour la Casamance (PDC) constitué de vingt-deux (22) mesures d’accompagnement arrêtées lors du Conseil interministériel tenu en octobre 2024, en faveur des déplacés de retour dans leur terroir. À cet égard, des financements ont été affectés à diverses réalisations à l’actif de l’Agence nationale pour la Relance des Activités en Casamance (ANRAC), du Centre national d’Action Antimine au Sénégal (CNAMS), du Commissariat à la Sécurité alimentaire et à la Résilience (CSAR), de la Délégation générale à la Protection sociale et à la Solidarité nationale (DGPSN), du Programme de Modernisation des axes et territoires frontaliers (PUMA), du Programme d’Urgence de Développement communautaire (PUDC), du Programme de Développement économique de la Casamance (PDEC) et du Comité régional de Solidarité des Femmes pour la Paix en Casamance (CRSFPC/USOFORAL).

Ces financements ont permis la réalisation de puits hydrauliques, l’appui à l’entreprenariat agricole des jeunes, la construction d’habitats, l’assainissement, la construction de salles de classe, la poursuite des activités de déminage, de cash transfert, de secours alimentaires ainsi que la poursuite du dialogue communautaire. Pour l’année 2025, outre ces partenaires techniques et financiers, les activités se poursuivront avec l’appui du Ministère de la Microfinance et de l’Economie sociale et solidaire, le Ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage en partenariat avec la société italienne BONFICHE FERRARESI, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et International Charity Organization (ICO).

Le Premier Ministre a invité le Ministre de la Justice et le Ministre de l’Intégration africaine et des Affaires Etrangères, à prendre les dispositions appropriées en vue d’accélérer les actions portant sur la satisfaction des besoins exprimés en actes de naissance et sur les opérations de déminage. Il a informé le Conseil qu’il convoquera prochainement une réunion interministérielle pour faire le point sur le niveau de réalisation des vingt-deux (22) mesures du Plan Diomaye pour la Casamance.

Par ailleurs, le Premier Ministre est revenu sur les mesures conservatoires et correctives que le Gouvernement entend mettre en œuvre, au regard de la situation difficile des finances publiques, notamment la réduction du train de vie de l’Etat, la rationalisation des dépenses publiques et la mobilisation accrue de recettes fiscales. Il a demandé aux membres du Gouvernement, chacun en ce qui le concerne et en particulier le Ministre des Finances et du Budget, le Ministre de l’Economie du Plan et de la Coopération, le Ministre de l’Energie du Pétrole et des Mines, de prendre en charge les diligences requises pour l’application des mesures annoncées dans les délais fixés.

En outre, conformément aux directives du Chef de l’Etat, il prendra les dispositions idoines en vue de la redynamisation et du fonctionnement rigoureux des comités de trésorerie, de la dette publique et de modulation des dépenses publiques, mis en place au sein du Ministère des Finances et du Budget. Il veillera également aux arbitrages nécessaires au titre des projets à retenir dans la Loi de Finances rectificative et à la restructuration du portefeuille de projets convenu avec les principaux partenaires techniques et financiers du Sénégal.

Enfin, le Premier Ministre a rappelé l’importance attachée, dans l’agenda du Gouvernement pour un dialogue social permanent et sincère, à la première édition des rencontres Gouvernement-Organisations syndicales-Organisations d’employeurs, prévue ce jeudi 27 février 2025.

AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES :

Le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a fait la situation des travaux du barrage hydroélectrique de Sambangalou:

Le Ministre de l’Industrie et du Commerce a fait une communication sur l’approvisionnement du marché en denrées de première nécessité:

Le Ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture a fait le point sur l’organisation des Jeux olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026;

Le Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage a fait une communication sur la campagne de l’arachide et sur la journée de l’élevage.

AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENATIRES, Le Conseil a examiné et adopté:

Le Projet de loi autorisant le Président de la République à signer l’Instrument d’adhésion aux statuts de la Banque de Commerce et de Développement de l’Afrique de l’Est et Australe (TDB):

Le Projet de loi autorisant le Président de la République à signer l’Instrument d’adhésion à l’Accord portant création de la Banque européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD) signé, à Paris, le 29 mai 1999, tel que modifié le 22 aout 2012 et le 12 septembre 2013:

Le Projet de loi autorisant le Président de la République à signer l’Instrument d’adhésion de la Banque asiatique d’Investissement dans les Infrastructures (AllB):

Le Ministre de la Formation professionnelle et technique, Porte-Parole du Gouvernement Amadou Moustapha Njekk SARRE

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