Le FRAPP appelle le Sénégal à rompre avec le FMI et la Banque Mondiale

Le mouvement Front pour une révolution anti-impérialiste, populaire et panafricaine (FRAPP) a récemment publié un communiqué appelant le gouvernement sénégalais à se libérer de l’influence du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale. Sous la plume de Guy Marius Sagna et du Secrétariat exécutif national, le FRAPP dénonce les réformes imposées par ces institutions financières, qu’ils accusent de compromettre gravement la souveraineté économique du Sénégal.

Selon le FRAPP, les réformes dictées par le FMI et la Banque mondiale, notamment dans le cadre des Plans d’ajustement structurel (PAS), ont affaibli les fondements de l’économie sénégalaise et accru les inégalités sociales. Le mouvement critique également la récente recommandation du FMI de supprimer les subventions énergétiques et de rationaliser les exonérations fiscales, des mesures perçues comme nuisibles pour le développement national. Pour le FRAPP, ces prescriptions ont pour seul objectif de garantir le remboursement de la dette, au détriment des priorités internes.

Le mouvement plaide pour une rupture avec ces modèles économiques, qu’il considère comme dictés par les puissances économiques du Nord. Le FRAPP insiste sur la nécessité pour le Sénégal de redéfinir ses relations avec ces acteurs externes à travers l’Agenda national de transformation (ANT) 2050. Cette stratégie à long terme pourrait, selon eux, offrir une opportunité de se libérer de l’influence des institutions financières internationales et de bâtir une économie plus souveraine, solidaire et résiliente.

En marge des 80 ans des institutions de Bretton Woods, le FRAPP a entamé une collaboration avec l’Africaine de recherche et de coopération pour l’appui au développement endogène (ARCADE). Cette initiative vise à remettre en question l’héritage des institutions de Bretton Woods et à formuler des alternatives endogènes au modèle de développement imposé par le FMI et la Banque mondiale.

Dans son communiqué, le FRAPP exhorte le gouvernement sénégalais à emprunter une voie résolument souverainiste, en refusant les politiques d’austérité et en se tournant vers des solutions africaines, notamment la valorisation des ressources locales et la coopération Sud-Sud. Pour eux, le développement du Sénégal doit être pensé et conçu par les Sénégalais eux-mêmes, dans le respect de leur dignité et de leur souveraineté.

Le FRAPP a également annoncé la publication prochaine d’un bulletin spécial consacré aux institutions de Bretton Woods. Ce bulletin exposera les résultats de leurs réflexions et proposera des pistes concrètes pour sortir du cadre financier international actuel, tout en appelant à une mobilisation collective pour redéfinir l’avenir économique du Sénégal.

En somme, ce communiqué du FRAPP réaffirme son engagement à construire un Sénégal indépendant des diktats extérieurs et à promouvoir un modèle de développement réellement souverain et inclusif.

Thierno Alassane Sall dénonce l’Agenda 2050 : un projet bâclé aux nombreuses lacunes

Dans un post incisif sur la plateforme X, Thierno Alassane Sall, leader de la République des Valeurs (RV), a vivement critiqué l’élaboration de l’Agenda 2050, un projet censé tracer la voie du développement futur du Sénégal. Il dénonce une série de lacunes, d’erreurs géographiques et d’incohérences qui, selon lui, illustrent un manque de rigueur et de vision au sommet de l’État.

L’une des erreurs les plus flagrantes, qu’il cite avec ironie, est la confusion des localisations de Sédhiou et Kolda sur la carte présentée dans l’Agenda. « Comment peut-on espérer transformer un pays en s’égarant dans sa géographie ? » s’interroge-t-il, pointant du doigt une gestion qu’il juge bâclée et inquiétante.

Thierno Alassane Sall ne s’arrête pas là. Il énumère plusieurs autres incohérences révélatrices, selon lui, d’une improvisation préoccupante. Parmi elles, l’absence de toute mention de la souveraineté monétaire, une question stratégique pourtant centrale dans les promesses électorales du parti au pouvoir. Cette omission est qualifiée de « reniement » par Sall, qui estime que cette question est cruciale pour toute véritable transformation économique.

Le leader de RV reproche également au gouvernement d’avoir ignoré les forces vives de la nation lors de l’élaboration de cet Agenda. Ni la société civile, ni le secteur privé n’ont été consultés, bien que le gouvernement compte sur un financement de 5 700 milliards de francs CFA provenant de ce secteur pour réaliser son plan quinquennal. Une approche qu’il juge incohérente et dangereusement éloignée des réalités économiques du pays.

L’ambition de croissance économique de l’Agenda 2050 est également remise en question par Sall. Le plan prévoit un taux de croissance moyen de 6,5 à 7 %, un chiffre qu’il juge insuffisant pour véritablement transformer le pays. Seules les nations atteignant des taux de croissance à deux chiffres ont réussi à se développer, souligne-t-il, mettant en garde contre la reproduction des erreurs du passé.

Autre critique : les promesses de réduction des tarifs énergétiques. Sall note que l’Agenda 2050 prévoit de ramener le prix de l’électricité à moins de 60 F CFA/kWh d’ici 2050, un objectif qu’il juge trop peu ambitieux, surtout au regard des tarifs déjà pratiqués dans des pays voisins comme la Côte d’Ivoire. Cette lenteur, selon lui, handicape la compétitivité économique du Sénégal.

Dans sa critique, Sall pointe également l’absence d’une réflexion sur la valorisation de la culture, un élément qu’il considère comme indispensable à tout projet de transformation durable. Selon lui, cet Agenda, « purement technocratique », fait l’impasse sur les réalités sociales et les aspirations des Sénégalais.

Enfin, il s’inquiète du manque de stratégie face aux défis sécuritaires, notamment ceux liés à la crise au Sahel. Dans un contexte de tensions régionales, l’absence d’une politique claire sur la souveraineté territoriale et la défense des frontières expose, selon lui, le pays à des vulnérabilités graves.

Thierno Alassane Sall conclut en affirmant que l’Agenda 2050 ne prend pas en charge les urgences actuelles du Sénégal. Selon lui, les autorités n’ont pas proposé de solutions concrètes pour alléger les difficultés économiques immédiates des Sénégalais. Ce qu’il décrit comme un projet rempli de vœux pieux, sans feuille de route ni contenu sérieux, risque de décevoir les attentes du peuple.

En résumé, l’Agenda 2050, plutôt que de susciter l’espoir, apparaît aux yeux de Sall comme une « montagne qui accouche d’une souris ». Pour lui, le Sénégal mérite une vision plus ambitieuse et réaliste, capable de répondre aux défis présents et futurs.

Le Sénégal face à l’urbanisme, à l’aménagement et au développement durable des territoiresPar Ndemba Diallo

L’urbanisme, l’aménagement du territoire et le développement durable sont des priorités cruciales pour le gouvernement du Sénégal, en raison de plusieurs facteurs interconnectés.

  1. Croissance démographique et urbanisation

Le Sénégal connaît une croissance démographique rapide et une urbanisation accélérée. La population urbaine augmente constamment, nécessitant une planification rigoureuse afin d’éviter la surpopulation, les bidonvilles et l’insuffisance des infrastructures. Il est essentiel de corriger les déséquilibres causés par l’exode rural en assurant une meilleure répartition des activités génératrices de revenus.

  1. Préservation de l’environnement

Le développement durable vise à concilier croissance économique, protection de l’environnement et bien-être social. Face à des défis tels que l’érosion côtière, la déforestation et la désertification, il est impératif de mettre en œuvre des politiques de préservation des écosystèmes et des ressources naturelles. Le Sénégal doit atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) d’ici 2050, en particulier dans les domaines de l’assainissement et de l’accès à l’eau. Il est primordial d’industrialiser le pays sans pour autant accepter la délocalisation d’industries polluantes. Le principe du pollueur-payeur doit être appliqué rigoureusement.

  1. Infrastructures et services publics

Un urbanisme bien planifié permet le développement d’infrastructures de qualité, telles que les routes, les systèmes de transport, l’eau potable, l’électricité et les services de santé. Cela contribue non seulement à améliorer la qualité de vie des citoyens, mais aussi à stimuler la croissance économique. Un urbanisme rigoureux est nécessaire pour garantir une esthétique urbaine agréable et préserver l’environnement. L’objectif est d’atteindre le Zéro Artificialisation Nette (ZAN) et de promouvoir la nature en ville, améliorant ainsi la qualité de vie en milieu urbain.

  1. Équité et répartition des ressources

L’aménagement du territoire doit permettre une répartition équitable des ressources et des opportunités entre les différentes régions du pays. Cela aide à réduire les disparités régionales, à prévenir l’exode rural et à favoriser un développement équilibré.

  1. Réduction de la pauvreté et création d’emplois

Le développement durable inclut des initiatives de lutte contre la pauvreté en créant des emplois verts et en favorisant l’économie circulaire. Les projets d’urbanisme et d’aménagement peuvent générer des emplois dans des secteurs tels que la construction, les énergies renouvelables et l’agriculture durable. Un programme national d’adressage pourrait, par exemple, créer des milliers d’emplois et être très rentable pour le pays :

  • Revitaliser la poste : les courriers et colis pourraient être envoyés directement aux domiciles.
  • Les jeunes des « thiak thiak » (transport artisanal) seraient soulagés.
  • Nombreux jeunes pourraient se lancer dans la livraison, comme dans les pays développés.
  • La restauration et le commerce en ligne seraient également renforcés.
  1. Adaptation au changement climatique

Le Sénégal est particulièrement vulnérable aux impacts du changement climatique, notamment les inondations, les sécheresses et la montée du niveau de la mer. Un urbanisme et un aménagement du territoire intégrant des stratégies d’adaptation et de résilience sont cruciaux pour protéger les populations et les infrastructures. Il est nécessaire d’identifier des zones inconstructibles (zones rouges) et d’imposer des dispositifs de gestion des eaux pluviales sur les nouvelles constructions, y compris pour l’assainissement individuel.

Un cadre de vie bien aménagé et durable rend le Sénégal plus attractif pour les investisseurs étrangers, stimulant ainsi l’économie et favorisant le développement de secteurs clés comme le tourisme et l’industrie.

En conclusion, l’urbanisme, l’aménagement du territoire et le développement durable sont essentiels pour assurer un développement harmonieux, équitable et respectueux de l’environnement au Sénégal. Cela nécessite une vision à long terme, une planification stratégique et une mise en œuvre rigoureuse des politiques publiques.

Le Président Bassirou Diomaye Faye en visite à Kédougou : Soutien aux populations touchées par les crues du fleuve Sénégal

Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Faye, a quitté Dakar ce matin pour Kédougou, marquant le début d’une mission de deux jours auprès des populations lourdement impactées par les crues du fleuve Sénégal. Ces inondations, survenues récemment, ont causé des dégâts considérables, affectant les moyens de subsistance des habitants de la région.

Cette visite s’inscrit dans le cadre d’une série d’actions humanitaires et de soutien que le gouvernement entend déployer pour répondre à la crise. Le Président Faye, accompagné d’une délégation composée de plusieurs ministres et responsables régionaux, prévoit d’évaluer personnellement la situation, d’écouter les préoccupations des populations locales et de coordonner la mise en place d’aides d’urgence. La distribution de vivres, de médicaments et de matériel d’assistance aux familles sinistrées figure parmi les priorités.

En marge de cette tournée humanitaire, le Président Diomaye Faye visitera également les zones d’exploitation minière de la région orientale du Sénégal. Kédougou, riche en ressources naturelles, est en effet une région clé pour l’économie du pays. Il est prévu que le chef de l’État échange avec les acteurs du secteur sur les enjeux de la responsabilité sociale des entreprises et l’impact environnemental de ces activités sur les communautés locales.

Le gouvernement, conscient des défis que représentent à la fois la gestion des catastrophes naturelles et la régulation de l’exploitation minière, a réaffirmé son engagement à renforcer les infrastructures pour prévenir les inondations futures et à garantir un développement économique respectueux des populations.

Cette visite est d’autant plus cruciale qu’elle intervient à un moment où l’État cherche à consolider la cohésion sociale dans cette région stratégique.

Crise des bourses étudiantes au Sénégal : L’État face à une dette inédite

Au Sénégal, une crise inédite secoue actuellement le secteur de l’enseignement supérieur. Alors que la question de la dette intérieure semblait jusqu’ici se cantonner aux relations entre l’État et certaines entreprises nationales, une nouvelle dynamique s’installe. Cette fois, ce sont les étudiants qui se retrouvent au cœur du problème.

En effet, le ministère de l’Enseignement Supérieur a annoncé une restriction des bourses accordées aux étudiants. Sur une enveloppe budgétaire globale de 15 milliards de FCFA destinée à ces aides, seuls 7 milliards sont disponibles, laissant une dette de 8 milliards que l’État devra aux étudiants. Cette situation, rapportée par le ministre Dr Abdourahmane Diouf, plonge les universités dans une atmosphère de tension croissante.

C’est une situation sans précédent au Sénégal, où les étudiants, souvent désignés comme les « matières grises » du pays, n’ont jamais été confrontés à une telle incertitude quant à leurs bourses. Pour bon nombre d’entre eux, ces allocations représentent un soutien financier vital leur permettant de poursuivre leurs études dans des conditions décentes.

Selon certaines sources, cette crise financière pourrait avoir des répercussions importantes sur l’ambiance académique. Des manifestations étudiantes ne sont pas à exclure, à moins que des mesures d’urgence ne soient prises par le gouvernement pour régler cette dette et apaiser les inquiétudes croissantes.

Il est clair que l’État sénégalais, déjà confronté à de nombreuses difficultés économiques, devra trouver une solution rapidement pour éviter une détérioration supplémentaire de la situation. La communauté universitaire et les parents d’étudiants attendent des réponses claires et des actions concrètes pour garantir que l’avenir des étudiants, et par extension celui du pays, ne soit pas compromis par cette crise.

Les Coupures d’Électricité au Sénégal: Senelec S’Explique

Depuis plusieurs semaines, les Sénégalais sont confrontés à des coupures de courant récurrentes, tant à Dakar qu’à l’intérieur du pays. Alors que ces interruptions d’électricité soulèvent des inquiétudes, notamment en cette période de forte chaleur, la Senelec, société nationale d’électricité, dément toute accusation de délestage, expliquant que ces coupures sont liées à des facteurs extérieurs.

Selon Oumar Diallo, Directeur de la distribution à la Senelec, il ne s’agit pas de délestages : « Nous n’avons aucun problème de production. Nous sommes même en excédent, ce qui nous permet de fournir de l’électricité à certains pays voisins. Les coupures que nous observons sont dues à des incidents survenus à cause des intempéries ou des agressions sur nos infrastructures. » En effet, à chaque épisode de pluie abondante ou de vent fort, des coupures se produisent, mais les équipes de la Senelec interviennent pour rétablir rapidement le courant.

Les travaux en cours à Dakar, notamment pour l’installation de conduites d’eau, ont également contribué à la situation. « De nombreux câbles sont sectionnés par inadvertance lors de ces travaux de génie civil, causant des perturbations dans l’approvisionnement électrique de la capitale », ajoute M. Diallo. La même situation s’observe dans les régions, où les fortes pluies et vents causent des coupures temporaires.

Abdou Kader Kane, Directeur principal des réseaux, confirme que la Senelec n’a pas de problème sur le réseau de transport ou de distribution, et que la majorité des incidents sont liés à des causes externes, comme les intempéries ou des travaux d’infrastructure. Il rassure que les coupures, souvent de courte durée, sont rapidement résolues, sauf dans des zones d’accès difficile, notamment en période d’hivernage. À l’intérieur du pays, des localités comme Saint-Louis, Kaolack, ou Matam ont également été affectées par les inondations et des vents violents, mais la Senelec est restée mobilisée pour intervenir dans les meilleurs délais.

Malgré ces assurances, les coupures d’électricité sont mal vécues par la population, d’autant plus que la chaleur accablante exacerbe la frustration. Cependant, les responsables de la Senelec insistent sur le fait que la production électrique est stable et que les coupures ne résultent pas d’un déficit énergétique. Ils appellent à la patience, rappelant que les interventions se déroulent dans des conditions parfois difficiles, notamment lors des crues du fleuve Sénégal.

En attendant que la situation se stabilise, la Senelec affirme avoir pris des mesures pour renforcer ses équipes et assurer la maintenance régulière de ses infrastructures afin de répondre aux besoins des populations. Les incidents étant principalement liés aux agressions extérieures ou aux conditions météorologiques, l’entreprise reste confiante quant à sa capacité à minimiser ces perturbations à l’avenir.

La DER/FJ en mode traque : deux agents arrêtés pour détournement de fonds

Dans un contexte où la Délégation générale à l’Entrepreneuriat Rapide des Femmes et des Jeunes (DER/FJ) redouble d’efforts pour financer les initiatives entrepreneuriales au Sénégal, des dérives internes viennent ternir son image. En effet, deux agents de la DER/FJ, accusés de détournements de fonds, ont récemment été mis aux arrêts à Touba et à Mbour.

Le premier cas concerne l’agent administratif chargé du point Nano-crédit de Touba. Selon les informations rapportées par Libération, cet individu avait pour mission d’accompagner les bénéficiaires des fonds de la DER/FJ, notamment dans les processus d’enrôlement et de remboursement. Toutefois, au lieu de remplir ses fonctions de manière transparente, il a choisi de détourner une somme de 3 millions de francs CFA. Ce montant représente les remboursements des crédits effectués par plusieurs bénéficiaires. L’affaire, qui a rapidement pris de l’ampleur, a conduit à son arrestation.

Toujours selon Libération, un deuxième agent de la DER/FJ a été interpellé à Mbour. Ce dernier est accusé des mêmes faits que son collègue de Touba. Les deux agents, désormais sous mandat de dépôt, devront répondre de leurs actes devant la justice.

Sous la direction de sa déléguée générale, Aïda Mbodji, la DER/FJ a intensifié ses efforts pour soutenir les jeunes et les femmes à travers tout le Sénégal. Ces initiatives de financement sont cruciales pour la relance de l’économie locale, particulièrement dans les zones les plus reculées. Cependant, face à ces scandales, la déléguée générale a également renforcé les mesures de contrôle afin de traquer non seulement les mauvais payeurs, mais aussi les agents véreux. La traque des auteurs de détournements de fonds montre une volonté ferme de transparence et de bonne gestion des ressources publiques.

Avec ces récentes arrestations, la DER/FJ réaffirme son engagement à sanctionner tout manquement à l’éthique au sein de son institution.

LÉGISLATIVES 2024 / ENTRETIEN AVEC KÉBA KANTÉ : « Aucun leader du PDS investi par ‘Takku Wallu’ ne peut gagner au niveau de son département »

Le Dakarois Quotidien a rencontré Kéba Kanté, ancien membre de la coalition Benno Bokk Yaakaar (BBY), aujourd’hui rallié au Parti Démocratique Sénégalais (PDS). Dans cet entretien, il revient sur son parcours, les raisons de son départ de BBY, son engagement au sein du PDS et la formation de la coalition « Takku Wallu Sénégal ».

Le Dakarois Quotidien (LDQ) : Vous avez quitté Benno Bokk Yaakaar après les législatives de 2022. Pourquoi cette décision ?

Kéba Kanté (KK) : Mon départ de BBY était une décision réfléchie. Après les élections législatives, j’ai estimé que la coalition ne correspondait plus à mes aspirations politiques. J’avais déjà écrit ma lettre de démission avant même que les résultats ne tombent. Mon engagement avec BBY n’était que par ricochet, via le docteur Cheikh Kanté, mon père, qui avait rejoint la coalition. Pour ma part, j’avais un mouvement de soutien pour le président Macky Sall, mais j’avais toujours eu la conviction que ma véritable famille politique était le PDS.

LDQ : Pourquoi avoir rejoint le PDS ?

KK : Le PDS, c’est une histoire familiale pour moi. Mon père a démarré sa carrière politique avec Abdoulaye Wade, et j’ai toujours ressenti un lien fort avec ce parti. Dès 2017, j’avais envisagé d’y adhérer, mais je devais d’abord finir ce que j’avais commencé avec BBY. Après deux mandats de Macky Sall, et une majorité difficilement obtenue aux législatives, j’ai pris la décision de rejoindre officiellement le PDS. Le 12 octobre, j’ai annoncé mon adhésion au parti, qui représente pour moi des valeurs que je partage profondément.

LDQ : Vous avez parlé de critiques internes à BBY. Avez-vous toujours été en désaccord avec la coalition ?

KK : Oui, dès le début, il y avait des divergences. J’étais perçu comme un opposant interne, surtout à Fatick où j’ai formulé de nombreuses critiques contre les leaders locaux de BBY. Certains disaient que je voulais créer mon propre parti, d’autres que j’étais toujours un militant du PDS. Ces critiques n’étaient pas sans fondement, car au fond de moi, je savais que le PDS était ma vraie famille politique.

LDQ : Que pensez-vous de l’alliance actuelle entre le PDS et l’APR pour les législatives de novembre 2024 ?

KK : Honnêtement, nous n’avons pas été consultés (lui et ses camarades de parti) lors de la formation de la coalition ‘Takku Wallu’. Je n’ai reçu aucune lettre émanant de Karim Wade. Jusqu’à présent, je n’ai vu aucune note officielle concernant cette union. Pour moi, le PDS aurait dû aller seul aux élections. Cela aurait été l’occasion de montrer notre force réelle sans s’appuyer sur des alliances. Ce sont des décisions stratégiques que je respecte, mais j’aurais préféré un autre scénario.

LDQ : Quels sont vos projets au sein du PDS ?

KK : Je n’ai aucune ambition de diriger le parti ou de briguer un poste de responsabilité. Mon engagement est de travailler pour l’unité et la cohésion au sein du PDS. Il est important de rassembler les militants, de remobiliser les troupes et de préparer la nouvelle génération à prendre le relais. Je suis là pour faciliter ce processus et jouer les bons offices.

LDQ : Quel pronostic faites-vous des législatives ?

KK : Aucun. En effet, je ne fait partie d’aucune liste, Karim non plus. J’avais promis de soutenir la liste sur laquelle Karim serait investi. Et ce n’est pas le cas. Tout ce que je peux dire est que les choses ont mal démarré pour le PDS. Certains leaders n’ont même pas de base politique. Ces vieux qui ont été à maintes reprises parlementaires, devaient laisser la place aux plus jeunes. Ces gens ne pourront jamais gagner au niveau de leurs départements. Par exemple, Fatou Sow, celle-là, si elle participait à des élections locales, c’est sûr qu’elle aurait terminé dernière.

LDQ : Donnerez-vous un consigne de vote ?

Non, sans façon. Je préfère m’abstenir pour ces élections.

LDQ : Quelle aperçu avez-vous pour la politique sénégalaise ?

KK : La politique doit être un espace de respect, d’idées et de propositions. Trop souvent, elle est dégradée par les injures et les accusations gratuites. Nous devons passer à une politique plus constructive, où les critiques sont accompagnées de solutions. Les dirigeants, qu’ils soient au pouvoir ou dans l’opposition, doivent être respectés et respectueux. C’est ce que je prône pour l’avenir du Sénégal.

LDQ : Pour conclure, avez-vous un message pour vos collègues politiciens ?

KK : Oui, je leur dirai de rester intègres et fidèles à leurs convictions. La politique, c’est une question de conviction et non d’intérêt personnel. Ils doivent s’engager pour des causes qui les dépassent et travailler pour le bien de leur communauté, tout en respectant les principes de démocratie et de transparence. À Diomaye et à Sonko, je dirai de ne pas être dans la vengeance et de maintenir la liberté d’expression pour une cohésion sociale. Quant à Bougane Gueye Dany, j’aimerais qu’il arrête ses nombreuses sorties. Il fait des points de presse à tout-va, pour un rien. Certains discours ne sont pas nécessaires.

Momo CISSÉ et A.S

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Amadou Bâ critique la gestion du régime de Diomaye Sonko et appelle à un changement lors des prochaines élections

Amadou Bâ, ancien Premier ministre du Sénégal, a récemment formulé une critique acerbe contre la gestion du gouvernement en place, dirigé par le tandem Diomaye Sonko. Dans un discours relayé par Direct News, il a exprimé ses inquiétudes quant à l’incapacité du gouvernement actuel à répondre aux besoins des citoyens sénégalais.

Selon Amadou Bâ, les Sénégalais souffrent sur tous les plans depuis l’arrivée au pouvoir du régime Sonko. « Le régime en place n’avait même pas fait un mois que les Sénégalais se plaignaient déjà, » déclare-t-il. Il note une montée de l’anxiété au sein des familles, lesquelles se disent inquiètes face à la situation économique et sociale du pays.

Amadou Bâ souligne que, bien que la situation puisse être difficile, un gouvernement est élu pour rassurer et apporter des solutions, et non pour se lamenter constamment. « Un gouvernement ne peut pas passer son temps à pleurnicher, à crier, » déclare-t-il, insistant sur le fait que l’actuel gouvernement semble dépassé par les événements et n’est pas sur la bonne voie.

L’ancien Premier ministre appelle ainsi à un changement de direction lors des élections prévues le 17 novembre, en encourageant les Sénégalais à ne pas reconduire un régime qui, selon lui, a aggravé leurs difficultés. Pour Amadou Bâ, il est temps de « changer le cours des choses » et de trouver une voie plus porteuse pour le pays.

Ce discours marque une montée en puissance des critiques à l’approche des élections, où les électeurs seront confrontés à des choix décisifs pour l’avenir du Sénégal.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°300 – du 18/10/2024

🔴 ENTRETIEN – LÉGISLATIVES 2024 : KÉBA KANTÉ TIRE À BOUT PORTANT
🔴 EXPLOITATION MINIÈRE ARTISANALE : UNE ENTREPRISE CANADIENNE OFFRE UNE USINE DE TRAITEMENT D’OR AU SÉNÉGAL

🔴 SUPPOSÉE NOMINATION DE MALICK NGOM À LA TÊTE DU CNG : LE MINISTÈRE DES SPORTS DÉMENT L’INFORMATION
🔴 2e MEILLEUR DRIBBLEUR DES CHAMPIONNATS EUROPÉENS : ILIMAN NDIAYE SÉDUIT LA « PREMIER LEAGUE »

Nouvelle vague migratoire : Arrivée de 174 migrants à El Hierro en provenance de Niodior

Ce jeudi 17 octobre 2024, une pirogue transportant 174 migrants a accosté sur l’île d’El Hierro, dans l’archipel des Canaries. Ces migrants, principalement originaires du Sénégal, de Gambie et de Guinée-Bissau, ont effectué une traversée de sept jours depuis Niodior, une île sénégalaise. Parmi eux, se trouvaient quatre femmes et neuf mineurs, tandis que le reste de l’embarcation était composé d’hommes adultes.

Le bateau a été secouru par le Salvamento Marítimo dans les eaux proches de l’île et dirigé vers le quai de La Restinga. Selon les équipes médicales et d’urgence sur place, aucun des passagers n’a nécessité de transport à l’hôpital de l’île Virgen de los Reyes, leur état de santé étant jugé globalement satisfaisant malgré l’épuisante traversée.

Cet incident s’inscrit dans une journée particulièrement chargée pour les autorités espagnoles, avec cinq pirogues débarquées sur différentes îles des Canaries. En plus de l’embarcation arrivée à El Hierro, deux autres pirogues ont accosté à Lanzarote, une à Tenerife et une autre à Gran Canaria, portant à 294 le nombre total de migrants ayant atteint l’archipel en une seule journée.

Les arrivées massives de migrants aux Canaries, souvent dans des conditions périlleuses, ne cessent de préoccuper les autorités locales. Le ministre de la Politique territoriale et de la Mémoire démocratique, Ángel Víctor Torres, qui était présent à El Hierro pour superviser les opérations, a exprimé son inquiétude face à l’intensification du phénomène migratoire. Il a salué les efforts des services de secours et des forces de l’ordre pour leur réponse rapide, tout en rappelant que cette situation est symptomatique d’une crise migratoire plus large qui affecte non seulement l’Espagne, mais aussi l’ensemble de l’Union européenne.

Les équipes d’intervention de la Croix-Rouge, le service d’urgence des Canaries, la Guardia Civil et la police nationale étaient mobilisées pour prendre en charge les nouveaux arrivants. Malgré les conditions difficiles de la traversée, les migrants ont fait preuve de résilience. Selon leurs témoignages, ils ont affronté des courants maritimes dangereux et des conditions météorologiques éprouvantes au cours de ce voyage désespéré vers une vie meilleure.

Les autorités espagnoles continuent de chercher des solutions pour faire face à ces arrivées massives et à la crise humanitaire qu’elles génèrent. Des discussions avec les gouvernements des pays d’origine des migrants, dont le Sénégal, sont en cours afin de renforcer la coopération et de prévenir ces départs souvent mortels. En parallèle, des initiatives visant à mieux encadrer l’accueil et la répartition des migrants au sein de l’Union européenne sont en train d’être mises en place.

La situation actuelle met en lumière les défis croissants auxquels les autorités espagnoles doivent faire face, et la nécessité d’une réponse coordonnée entre les pays européens pour gérer les flux migratoires tout en garantissant la sécurité et la dignité des personnes en quête d’une vie meilleure.

Mbour : Arrestation du présumé meurtrier de Nd. Codou S., tuée à Ngor

La cavale du présumé meurtrier de Nd. Codou S., retrouvée morte à Ngor, a pris fin. L’homme, identifié comme étant un Baye Fall, a été arrêté par la brigade de recherches de la gendarmerie de Faidherbe dans la région de la Petite-Côte.

Le drame s’était déroulé tôt hier matin, aux alentours de 5 h 30. Le corps sans vie de Nd. Codou S. avait été découvert par ses voisins dans un appartement voisin de l’école primaire « Alieu Samb ». Les premiers éléments de l’enquête laissent entendre que son décès remonterait à environ 3 h du matin. Si aucune trace de violence physique n’a été relevée sur le corps de la victime, les enquêteurs n’excluent pas la possibilité d’un homicide.

Le présumé meurtrier est actuellement en garde à vue, et l’enquête se poursuit pour déterminer les circonstances exactes du décès de Nd. Codou S.

Accident au port de Dakar : le cargo « Princesse Jéssica » sombre avec trois personnes à bord, mais aucun blessé

Un incident maritime est survenu ce week-end au port autonome de Dakar, impliquant le navire « Princesse Jéssica ». À bord se trouvaient trois membres d’équipage, dont deux mécaniciens et un cuisinier. Heureusement, tous ont pu être secourus et s’en sont sortis sains et saufs, malgré la gravité de l’accident.

D’après les informations recueillies, le navire a été heurté par un autre cargo transportant du sucre, qui effectuait une manœuvre pour accoster au môle 3. Ce choc a causé d’importants dégâts matériels au « Princesse Jéssica », le faisant couler. Cependant, aucune perte en vie humaine ni blessé n’a été déploré.

Le « Princesse Jéssica », un navire sous pavillon togolais, mesurant 77 mètres de longueur pour 11 mètres de largeur, était en panne au port de Dakar depuis un certain temps. Les autorités portuaires n’ont pour l’instant pas communiqué davantage de détails sur les causes précises de cet accident, mais des enquêtes devraient être menées pour en établir la responsabilité.

Société / Santé : « Sensibilisation à l’Hépatite B et prévention de la transmission verticale » – La présidente de l’association Safara Hépatite B, Fatou Nguirane, mène le combat.

L’hépatite B est une maladie silencieuse qui fait partie intégrante de notre quotidien. C’est dans ce contexte que Fatou Nguirane, présidente de l’Association Safara Hépatite B Sénégal, créée en 2011, mène un plaidoyer à Guédiawaye.

Cette initiative vise à sensibiliser la population sur la prévention de la transmission verticale de la maladie, de la mère à l’enfant. Cependant, de nombreux défis persistent, notamment le coût des soins et du dépistage, qui ne sont pas gratuits.

Cela conduit, souligne Madame Nguirane, certaines femmes à refuser de se soumettre à ces examens médicaux, augmentant ainsi les risques de transmission. De plus, les personnes nées avant 2000 représentent également une population à risque, car le Programme élargi de vaccination n’a intégré l’hépatite B qu’à partir de cette date, a-t-elle précisé.

Mansour Faye réplique à Ousmane Sonko : « Travailler, laisser Macky Sall tranquille ! »

Dans un contexte politique tendu, l’ancien ministre des Transports terrestres et maire de Saint-Louis, Mansour Faye, a réagi aux récentes déclarations d’Ousmane Sonko, leader du parti PASTEF. Ce dernier, connu pour ses critiques acerbes à l’égard du régime de Macky Sall, a une nouvelle fois attaqué l’ancien président. Cependant, Mansour Faye, loin de rester silencieux, a tenu à riposter avec vigueur.

S’adressant directement à Ousmane Sonko, Faye a lancé : « M. le Premier ministre Ousmane Sonko. Travailler! Il faut travailler! « Nguir Yallah ligueyyeul »! ». Par cette injonction, l’ex-ministre invite Sonko à se concentrer sur le travail pour lequel il a été élu et à cesser ses attaques contre Macky Sall. « C’est sur ce terrain que des Sénégalais qui vous ont fait confiance vous attendent. Laisser Macky Sall tranquillement ! », a-t-il ajouté.

Dans la même veine, Mansour Faye a dénoncé ce qu’il qualifie de « menaces, invectives, fausses annonces, faux chiffres » émanant du PASTEF, tout en fustigeant les projets qu’il estime mal conçus et mal exécutés. Selon lui, ces éléments ne font que creuser un fossé entre Sonko et le peuple sénégalais. « Les promesses fallacieuses faites aux populations s’amoncellent dans leur couloir d’attente sans aucune perspective, ni chance d’aboutir », a-t-il regretté.

Frère de l’ex-première dame Marieme Faye Sall, Mansour Faye a également évoqué les accusations portées contre les membres de l’ancien gouvernement, affirmant que celles-ci ne seront jamais prouvées car, selon lui, « tout simplement inventées de toutes pièces ». Il conclut en estimant que cela constitue « la marque de fabrique du PASTEF ».

Cette sortie s’inscrit dans un contexte où le climat politique au Sénégal est particulièrement tendu, avec des discours de plus en plus virulents entre les leaders des principaux partis.

DÉPENSES ÉLEVÉES DU GOUVERNEMENT : L’État est-il véritablement « en ruine » ?

Lors de la Journée mondiale de l’Arbre, le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a profité de son discours pour faire le point sur la situation économique du pays, héritée du régime précédent. Connu pour son franc-parler, Sonko n’a pas hésité à faire des révélations troublantes sur l’état des finances publiques. « Nous avons hérité d’un État en ruine, et les Sénégalais en prendront conscience dans les jours à venir », a-t-il déclaré, insistant sur la gravité de la situation.

Malgré ce constat alarmant, l’État du Sénégal a continué de remplir ses obligations en payant les salaires des fonctionnaires. En outre, lors de sa dernière déclaration publique ce mercredi soir, le Premier ministre a annoncé la mise en place d’un fundraising, une collecte de fonds exceptionnelle. Il a exigé que chaque directeur général nommé par le gouvernement contribue à hauteur d’au moins un (1) million de francs CFA. Ousmane Sonko a également demandé aux maires et aux militants du Pastef de participer massivement à cet effort de solidarité.

Dans un autre volet de son discours, Sonko a révélé que le gouvernement a débloqué une enveloppe de huit (8) milliards de francs CFA pour venir en aide aux populations sinistrées par les récentes inondations causées par la crue du fleuve Sénégal. Les habitants de Bakel, Matam et des zones environnantes, qui ont été durement touchés par le débordement du fleuve, sont les principaux bénéficiaires de cette aide. « L’État du Sénégal dégage cette enveloppe pour soutenir les populations victimes des inondations causées par le débordement du fleuve Sénégal », a-t-il souligné, rappelant que ce type de phénomène naturel frappe même les nations les plus puissantes.

En outre, le chef du Gouvernement a annoncé que le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, se rendra dans les zones sinistrées ce week-end pour évaluer la situation sur le terrain et assurer que l’aide gouvernementale soit bien déployée.

Cependant, ces initiatives, couplées au maintien des paiements de salaires et aux allocations d’aide d’urgence, soulèvent des interrogations. Si l’État est effectivement « en ruine », comment parvient-il à gérer ces dépenses ? Ce contraste suggère qu’il serait utile d’apporter des éclaircissements supplémentaires sur la véritable situation économique du pays.

Le Dakarois

Un engagement pour la dignité et la transparence : le choix du Premier Ministre et Président du PASTEF, Coumba Ndoffene Diouf

La décision du Premier Ministre et Président du PASTEF de ne pas utiliser un seul centime de l’argent du contribuable pour financer la campagne électorale du parti au pouvoir est un acte historique, témoignant d’un leadership fondé sur l’éthique, la probité et l’intégrité. Dans un contexte politique souvent marqué par la mauvaise gestion des ressources publiques, ce choix courageux mérite d’être salué et reconnu pour ce qu’il est : un acte de pur patriotisme et de respect envers le peuple sénégalais.

L’utilisation des deniers publics à des fins politiques est une pratique trop répandue, entraînant non seulement un gaspillage des ressources publiques, mais aussi une perte de confiance entre les citoyens et leurs dirigeants. En rompant avec cette tradition, notre Premier Ministre place le bien commun au-dessus des intérêts partisans, envoyant ainsi un signal fort à la nation : sous notre gouvernance, les ressources de l’État doivent exclusivement servir au développement du pays et au bien-être des citoyens, et non à l’entretien d’un système politique.

Ce choix est également une illustration vivante de notre engagement à rompre avec les pratiques politiques du passé, en instaurant une gouvernance rigoureuse où la transparence et la gestion responsable des fonds publics sont au cœur de notre action. En refusant de financer une campagne avec l’argent du peuple, le Président du PASTEF prouve que la nouvelle vision politique que nous défendons est non seulement réaliste, mais aussi réalisable.

Un appel à l’effort collectif pour une campagne citoyenne

Dans cet esprit de responsabilité et de patriotisme, j’en appelle à la mobilisation de tous les patriotes, de tous les citoyens soucieux d’un changement véritable. Notre campagne ne sera pas financée par les ressources de l’État, mais par l’effort et la solidarité de chaque Sénégalais qui croit en notre projet de société.

Nous lançons donc une campagne nationale de collecte de fonds, un appel à la contribution de tous, aussi modeste soit-elle. Chacun de nous, à son échelle, a la possibilité de soutenir cette démarche pour un Sénégal plus juste, plus transparent et plus prospère. Ensemble, nous prouverons que le pouvoir appartient réellement au peuple, et que ce peuple est capable de financer son propre avenir, sans dépendre des largesses d’un système qui, pendant trop longtemps, a sapé les fondements de la démocratie et du développement équitable.

Je vous invite donc, chers compatriotes, à vous joindre à cet effort collectif et à prouver une fois de plus que nous sommes les véritables bâtisseurs de notre destin commun. En soutenant cette initiative, nous renforçons l’idée que la politique n’est pas un privilège réservé à quelques-uns, mais un engagement collectif pour le bien-être de tous.

Le Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture met fin aux rumeurs sur la présidence du CNG de lutte

Dans un contexte marqué par des spéculations croissantes, le Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture a tenu à apporter des éclaircissements face à la propagation de fausses informations concernant la nomination d’un nouveau président à la tête du Comité national de gestion de la lutte (CNG). Selon un communiqué officiel publié ce jeudi 17 octobre 2024, aucune désignation formelle n’a été effectuée, démentant ainsi les rumeurs ayant circulé ces derniers jours sur les réseaux sociaux.

Les fausses informations suggéraient que Malick Ngom, une figure du milieu de la lutte, avait été choisi pour succéder à l’actuel président du CNG. Toutefois, le ministère a fermement démenti ces allégations, précisant que le processus de sélection est toujours en cours. « Aucune décision officielle n’a été prise à ce jour », indique le communiqué, réitérant que les instances concernées ainsi que le grand public seront informés en temps voulu par des canaux officiels.

Le ministère a également appelé à la vigilance, invitant les citoyens à ne se fier qu’aux sources d’information officielles pour éviter toute confusion. En insistant sur l’importance de ne pas se laisser entraîner par les rumeurs, il a souligné que la propagation de fausses nouvelles pouvait nuire à la sérénité et à la transparence d’un processus aussi crucial pour le milieu sportif national.

Cette intervention est une réponse directe à l’effervescence générée par ce dossier sensible, au cœur de nombreuses discussions dans le paysage sportif sénégalais. Le ministère rappelle enfin que la nomination à la présidence du CNG reste une décision stratégique qui devra être prise dans le respect des procédures en place, et assure que toute la lumière sera faite dès qu’une décision aura été prise.

Ainsi, la mise au point du ministère vient apaiser les tensions et réaffirmer l’importance de la transparence dans la gestion de la lutte, un sport emblématique du Sénégal.

Inondations à Matam : le maire de Ourossogui, Moussa Bocar Thiam, interpelle les autorités

Face aux récentes inondations dévastatrices qui frappent la région de Matam, le maire de Ourossogui, Moussa Bocar Thiam, exprime sa profonde inquiétude et son exaspération. Dépassé par l’ampleur des dégâts, il dénonce l’indifférence des autorités et exige une action immédiate pour venir en aide aux sinistrés.

Dans une déclaration poignante diffusée sur les ondes de la RFM, l’ancien ministre de la Communication a souligné l’urgence de la situation et regretté l’absence de mesures concrètes. « Je tiens à apporter mon soutien à tous ces sinistrés de la région de Matam. La question que tout le monde se pose ici, c’est pourquoi des moyens colossaux ne sont pas déployés immédiatement ? », a-t-il interrogé.

Pour Moussa Bocar Thiam, l’inaction des autorités face à cette catastrophe naturelle est incompréhensible, d’autant plus que des villages entiers, comme Belly Diallo, sont totalement dévastés et sans aucune assistance. Il a notamment pointé du doigt l’absence de coordination dans les interventions, déplorant que certaines zones touchées par les inondations soient ignorées lors des visites ministérielles.

L’ancien ministre appelle à la mise en œuvre immédiate du plan ORSEC (Organisation des Secours) pour apporter une réponse rapide et efficace à cette crise humanitaire. « On ne peut pas comprendre les visites de certains ministres ignorant les autres sinistrés qui sont dans les villages en détresse », a-t-il ajouté, exigeant une solidarité nationale pour sauver les milliers de personnes touchées par cette catastrophe.

Alors que les inondations continuent de ravager la région, les habitants de Matam restent dans l’attente d’une réponse des autorités compétentes, tandis que le maire de Ourossogui espère que son appel sera entendu au plus vite.

Affaire ONAS : Thierno Alassane Sall et Cheikh Dieng auditionnés, les regards tournés vers le ministre Cheikh Tidiane Dièye

L’enquête sur les marchés de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS) prend un nouveau tournant. Thierno Alassane Sall, l’auteur de la plainte contre X ayant déclenché l’affaire, et Cheikh Dieng, ancien directeur général de l’ONAS, ont récemment été entendus par la Section de recherches de la gendarmerie de Colobane. Ces auditions interviennent dans un contexte marqué par des soupçons de corruption et de surfacturation sur le marché de curage des canaux à Dakar et dans d’autres régions du Sénégal.

Thierno Alassane Sall a confirmé sa plainte, tandis que Cheikh Dieng, limogé après l’éclatement du scandale, a affirmé avoir prouvé son innocence devant les enquêteurs. Après son audition, il est reparti libre, déclarant qu’il n’avait rien à se reprocher dans cette affaire.

Suite à ces développements, l’attention se porte désormais sur Cheikh Tidiane Dièye, ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, dont l’ONAS relève directement. En effet, Dièye avait précédemment insinué que l’ancien directeur de l’ONAS était impliqué dans des décisions douteuses liées à ce marché controversé.

Selon le juriste Ibrahima Ndiaye, le ministre pourrait être entendu dans le cadre de l’enquête, mais cela nécessiterait soit l’autorisation du Garde des Sceaux, soit sa démission. Ndiaye souligne que, dans des pays démocratiques, il est courant pour un ministre de se mettre en retrait temporairement lorsqu’il est impliqué, directement ou indirectement, dans une affaire aussi sensible.

Le juriste conclut en suggérant que Cheikh Tidiane Dièye pourrait « mettre tout le monde à l’aise » en prenant l’initiative de démissionner, le temps que l’enquête suive son cours. Cette affaire continue de captiver l’opinion publique, notamment en raison de l’implication de figures politiques de premier plan dans un secteur aussi stratégique que celui de l’assainissement au Sénégal.

La suite de l’enquête déterminera si des poursuites seront engagées, et quelles conséquences cela pourrait avoir pour les acteurs clés de ce dossier.

Conflit social en santé : l’appel du Premier ministre Sonko contesté par And Gueusseum

Le récent appel du Premier ministre Ousmane Sonko à un remaniement des revendications syndicales, motivé par l’état des finances publiques, a provoqué une vive réaction au sein de l’Alliance des Syndicats autonomes de la Santé (ASAS) And Gueusseum. Loin de se laisser convaincre par le discours de Sonko, l’organisation dirigée par Mballo Dia Thiam a fermement réaffirmé sa position : le gouvernement doit respecter les engagements déjà pris et trouver les moyens financiers nécessaires pour les honorer.

Lors de la présentation d’un nouveau cadre économique, Ousmane Sonko a exhorté les syndicats à faire preuve de patriotisme, suggérant un « armistice » dans les revendications sociales, à l’heure où les caisses de l’État sont sous tension. Cependant, du côté d’And Gueusseum, cette demande a été perçue comme un appel à des sacrifices unilatéraux, pendant que les privilèges des dirigeants restent intacts. « Nous nous interrogeons sur ces déclarations. Les travailleurs devront consentir des sacrifices pendant que les gouvernants continuent de jouir pleinement de leurs privilèges », a martelé Mballo Dia Thiam, dénonçant l’absence de mesures concrètes de la part du gouvernement.

Le leader syndical rappelle que des accords ont été signés en mai 2022, notamment des augmentations salariales substantielles pour les agents de la santé. Selon And Gueusseum, ces engagements doivent être respectés, et toute modification des revendications doit tenir compte des besoins pressants du secteur. « Nous ne revendiquons ni plus ni moins que l’application des accords déjà pris, en tenant compte de nouvelles préoccupations », a précisé Thiam, tout en appelant à un dialogue sincère.

Au-delà des questions salariales, le syndicat a exprimé de profondes inquiétudes sur la question des infrastructures sanitaires. Le projet gouvernemental de construction de 10 hôpitaux de niveau 3 et d’un Établissement public de santé (EPS) de niveau 4 sur une période de 25 ans est jugé insuffisant pour répondre aux besoins croissants de la population. And Gueusseum préconise la construction d’hôpitaux départementaux de proximité, plus adaptés aux réalités locales. « Le passif social dont hérite le Premier ministre doit être traité avec autant d’importance que les autres engagements de l’État », a-t-il souligné.

Un autre point d’achoppement soulevé par And Gueusseum est le manque de ressources dans le domaine de l’action sociale, un secteur considéré comme négligé. Le syndicat appelle à une réévaluation des priorités et à un renforcement des centres de promotion et de réinsertion sociale, nécessaires pour un développement inclusif.

Malgré la montée des tensions, le syndicat maintient son appel au dialogue. Depuis avril 2024, And Gueusseum attend une réponse à sa correspondance adressée au Premier ministre, sollicitant une rencontre pour discuter des solutions possibles. « Dans le monde syndical, l’armistice ne se décrète pas, il se sécrète. Nous demandons simplement à discuter pour trouver des solutions », conclut Mballo Dia Thiam. Le bras de fer entre le gouvernement et les syndicats de la santé est donc loin d’être résolu, avec des perspectives de tensions sociales croissantes.

Les semaines à venir seront déterminantes pour l’évolution de ce conflit qui affecte un secteur clé du développement du pays. Le dialogue semble désormais être la seule issue pour éviter une nouvelle paralysie du système de santé.

Serigne Mountakha Mbacké : Un geste de générosité pour l’achèvement de la Grande Mosquée Omarienne

Serigne Mountakha Mbacké, Khalife général des Mourides, continue de se distinguer par ses actes de générosité et son engagement envers la communauté islamique. Dernier en date, une contribution significative de quarante millions de francs CFA (40 000 000 F CFA) pour l’achèvement des travaux de la Grande Mosquée Omarienne, un monument religieux d’importance, situé sur la Corniche de Dakar.

La somme a été transmise à Thierno Madani Tall, guide spirituel de la confrérie omarienne, par une délégation de haut rang, conduite par Serigne Moustahine Mbacké, petit-fils du Khalife. Ce geste fort témoigne des liens profonds de respect et de solidarité qui unissent les deux confréries sénégalaises.

Lors de la remise de cette aide, Serigne Mountakha a tenu à exprimer sa reconnaissance à Thierno Madani Tall pour son dévouement dans la construction de la grande mosquée omarienne. Ce projet, en cours depuis plusieurs années, est perçu comme un symbole important pour la communauté musulmane du Sénégal, illustrant l’unité et la collaboration entre différentes branches de l’islam au pays.

La contribution de Serigne Mountakha Mbacké vient renforcer cette dynamique de solidarité interconfrérique, un élément essentiel de la cohésion sociale et religieuse au Sénégal. À travers ce geste, le Khalife montre une fois de plus l’importance qu’il accorde à l’entraide et à la pérennisation des valeurs religieuses et spirituelles partagées par tous.

La Grande Mosquée Omarienne, dont la construction a débuté il y a plusieurs années, incarne les efforts continus de la confrérie omarienne pour offrir à ses fidèles un espace de culte moderne et spacieux. Située dans un lieu stratégique de Dakar, la mosquée ambitionne de devenir un lieu de rassemblement central pour les fidèles et un monument architectural de premier plan dans la capitale sénégalaise.

Grâce à des initiatives comme celle de Serigne Mountakha Mbacké, le projet de la Grande Mosquée Omarienne se rapproche de son achèvement, renforçant ainsi les infrastructures religieuses de Dakar et répondant aux besoins spirituels de milliers de croyants.

Ce geste de générosité est un rappel puissant de l’engagement continu des leaders religieux sénégalais à œuvrer pour le bien commun et à promouvoir des initiatives qui renforcent la communauté musulmane dans son ensemble.

Inondations à Kidira : un enfant de 7 ans meurt noyé, appel à l’aide des populations

Un drame a secoué la localité de Kidira, dans le département de Bakel, où un enfant de 7 ans a perdu la vie dans les inondations qui touchent durement la région. Selon la Radio Futurs Médias (RFM), la situation reste critique, de nombreux villages se retrouvant engloutis sous les eaux.

La montée des eaux, provoquée par de fortes pluies, menace la vie des populations locales, en particulier celle des enfants. Les habitants, désemparés face à cette catastrophe naturelle, lancent un cri de détresse aux autorités pour une intervention rapide. Leur principal souci est de protéger leurs enfants, particulièrement vulnérables dans ce contexte de crue persistante.

Le bilan des dégâts ne cesse de s’alourdir, et l’urgence se fait de plus en plus ressentir pour venir en aide aux populations touchées, qui se trouvent dans des conditions précaires. Les sinistrés réclament des actions concrètes, que ce soit en termes de secours, de relogement ou de mise en place de mesures de prévention pour éviter de nouvelles tragédies.

Cette situation rappelle l’urgence d’investir dans des infrastructures résilientes et des dispositifs d’alerte pour prévenir de telles catastrophes. Dans l’attente d’une réponse efficace des autorités, les habitants de Kidira continuent de se battre pour sauver ce qui peut encore l’être.

Ousmane Sonko appelle à une majorité solide pour instaurer la Haute Cour de Justice et juger les responsables politiques

Le leader du parti Pastef-Les Patriotes, Ousmane Sonko, a lancé un appel fort à ses militants et sympathisants ce mercredi 16 octobre, à l’approche des élections législatives prévues pour le dimanche 17 novembre. Face à des défis majeurs, Sonko exhorte ses partisans et l’ensemble du peuple sénégalais à s’unir pour obtenir une majorité écrasante à l’Assemblée nationale, condition essentielle selon lui pour mener à bien son programme de réformes.

Lors de son discours, Sonko a réitéré son engagement à renforcer la bonne gouvernance et la reddition des comptes, deux axes clés de son plan Sénégal 2050. Parmi les réformes phares qu’il envisage, la création d’une Haute Cour de Justice figure en bonne place. Cette institution permettrait, d’après lui, de juger non seulement les ministres mais aussi le président de la République, plaçant ainsi les responsables politiques devant leurs responsabilités en cas de manquements.

Sonko a souligné que seule une majorité solide au parlement permettrait d’adopter les lois nécessaires à l’instauration de cette cour. « Nous devons garantir la transparence et la justice dans la gestion de notre pays. La Haute Cour de Justice sera un outil essentiel pour s’assurer que personne ne soit au-dessus des lois, » a-t-il martelé.

En plus des réformes institutionnelles, Sonko promet d’apporter des réponses concrètes aux problèmes sociaux et économiques que traverse le Sénégal, en particulier dans les secteurs de la santé, de l’éducation et de l’emploi.

Pour atteindre cet objectif, le chef de file de Pastef annonce une campagne inspirée des méthodes américaines, axée sur une mobilisation massive des électeurs et une collecte de fonds à grande échelle. Il a, à cet effet, donné rendez-vous à ses soutiens pour un méga meeting ce samedi 19 octobre à la Dakar Arena. Cet événement sera l’occasion d’une levée de fonds cruciale pour financer la campagne électorale de son parti.

Ousmane Sonko, connu pour ses positions critiques envers le pouvoir en place, mise donc sur une stratégie politique et financière ambitieuse afin de réaliser ses promesses et répondre aux attentes de ses partisans. Ces élections législatives s’annoncent décisives pour son parti, et pourraient redéfinir le paysage politique sénégalais dans les mois à venir.

Vers un tournant historique ?

Le projet de création d’une Haute Cour de Justice et la promesse d’une gouvernance irréprochable sont au cœur de l’offre politique de Sonko. Reste à voir si le peuple sénégalais, lassé par les scandales politiques et la mauvaise gestion, répondra en masse à son appel pour transformer en profondeur les institutions du pays.

Les prochaines semaines seront donc décisives pour Sonko et ses partisans, alors que le paysage politique sénégalais se prépare à un scrutin aux enjeux cruciaux pour l’avenir du pays.

Bougane Guèye Dany dénonce une nouvelle forme de transhumance politique : « Il faut que l’on applique la rupture »

À l’approche des élections législatives, Bougane Guèye Dany, leader du mouvement « Gueum Sa Bopp », a tenu des propos virulents contre ce qu’il considère être une nouvelle forme de transhumance politique au Sénégal. Selon lui, plusieurs responsables politiques issus de l’ancien régime ont décidé de soutenir le Pastef non pas par conviction, mais parce que leurs dossiers ont été exhumés et qu’ils sont soumis à des pressions.

Dans sa déclaration, Bougane Guèye Dany affirme que d’autres personnalités politiques suivront ce mouvement dans les semaines à venir, cédant à la même pression. Il a ainsi dénoncé une méthode qu’il juge malsaine et contraire à l’éthique politique, où les alliances se forment non pas autour d’idéaux ou de projets politiques, mais sous la contrainte. « Il faut que l’on applique la rupture », a martelé le leader de Gueum Sa Bopp, appelant à un changement radical des pratiques politiques dans le pays.

Pour Bougane Guèye Dany, cette « nouvelle façon de faire de la politique » mine la démocratie sénégalaise et favorise l’opportunisme au détriment de l’intérêt général. Il appelle ainsi les citoyens à une vigilance accrue et à soutenir des leaders intègres, capables de porter des projets au service du peuple.

Alors que les législatives approchent à grands pas, les déclarations de Bougane Guèye Dany reflètent une tension croissante sur la scène politique sénégalaise, où les stratégies électorales semblent de plus en plus dominées par des calculs tactiques et des repositionnements stratégiques. Sa dénonciation de la transhumance politique résonne auprès d’une partie de l’opinion publique, inquiète de voir ces pratiques perdurer et affaiblir le jeu démocratique.

Le message est clair : pour Bougane Guèye Dany, le Sénégal a besoin d’une rupture avec ces anciennes pratiques, afin d’engager une véritable transformation politique et démocratique.

Bougane Guèye Dany critique sévèrement le Plan Sénégal 2050 et appelle à une réforme profonde

Dans une nouvelle réplique adressée à Ousmane Sonko, Bougane Guèye Dany a vigoureusement critiqué le Plan Sénégal 2050, qu’il considère comme une simple continuation du Plan Sénégal Émergent (PSE). Selon le leader de la coalition Samm Sa Kaddu, ce plan n’est qu’un « copier-coller » de documents existants, sans réelle innovation ou prise en compte des besoins de la jeunesse sénégalaise. « Les Sénégalais méritent plus que ça », a-t-il affirmé, en dénonçant un manque de vision pour l’avenir des jeunes, souvent négligés dans les politiques publiques.

Bougane a également exprimé son scepticisme quant à la mise en œuvre du projet, rappelant que sa concrétisation est repoussée à 2025 alors que, selon lui, « les Sénégalais sont fatigués » et attendent des solutions concrètes et immédiates à leurs problèmes. Il va plus loin en accusant le gouvernement d’avoir acquis un plan déconnecté des réalités locales : « Le projet n’a jamais existé. On est allé acheter un projet qui n’est pas en phase avec les réalités du pays », a-t-il martelé.

Le fondateur du groupe de presse D-Média a profité de cette sortie pour donner son approbation à la création d’une Haute Cour de Justice, qu’il voit comme un outil essentiel pour traiter tous les dossiers de mauvaise gouvernance, anciens comme nouveaux. Il a notamment cité des cas comme l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) et l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (Aser), affirmant que la justice devra être appliquée de manière rigoureuse et sans discrimination.

Enfin, Bougane a adressé un message ferme à l’encontre d’Ousmane Sonko, déclarant que la coalition Samm Sa Kaddu fera tout pour empêcher la dégradation continue des valeurs dans le pays. « On va te barrer la route », a-t-il lancé, avant de réitérer l’engagement de sa coalition à se battre pour redresser le Sénégal. Il a donné rendez-vous aux Sénégalais ce vendredi pour une mobilisation avec Samm Sa Kaddu, en vue de proposer une alternative crédible aux défis actuels.

Ce discours traduit une volonté de Bougane Guèye Dany de se positionner comme un acteur clé du paysage politique sénégalais, en particulier en ce qui concerne les préoccupations de la jeunesse et la lutte contre la mauvaise gouvernance.

Bougane Guèye Dany critique Ousmane Sonko pour son appel aux dons en pleine crise

Le climat politique sénégalais s’enflamme à nouveau avec les récentes déclarations de Bougane Guèye Dany, leader du mouvement Gueum Sa Bop. Ce dernier n’a pas mâché ses mots en attaquant Ousmane Sonko, chef du parti Pastef, suite à son appel au financement des activités politiques en vue des prochaines législatives. Selon Bougane, l’initiative de Sonko est inappropriée, compte tenu des nombreuses crises auxquelles le pays est actuellement confronté, notamment les inondations qui touchent plusieurs régions du Sénégal.

Lors de son intervention, Bougane a particulièrement mis en lumière la situation catastrophique dans les zones comme Touba et Kaolack, où les inondations ont causé d’importants dégâts matériels et plongé les populations dans la détresse. Il s’est indigné du fait que, malgré cette situation alarmante, Ousmane Sonko concentre ses efforts sur la collecte de fonds pour les élections plutôt que sur l’aide aux sinistrés. « Les inondations à Touba et à Kaolack ont causé d’énormes dégâts, et pourtant, vous n’avez rien fait pour soulager les sinistrés », a-t-il fustigé.

Bougane a poursuivi en reprochant à Sonko de ne se préoccuper que de ses ambitions politiques. « Aujourd’hui, vous vous permettez d’organiser une cagnotte pour les élections alors que les urgences sont ailleurs. Il n’y a que l’élection qui vous intéresse et la politique politicienne », a-t-il martelé avec véhémence.

Le leader de Gueum Sa Bop a également souligné l’exaspération croissante des Sénégalais face à la situation socio-économique du pays. Selon lui, tous les secteurs de la vie sont touchés par les crises actuelles, et les populations se sentent abandonnées par une classe politique qu’il accuse de maladresse dans sa gestion des priorités. « Les Sénégalais sont fatigués et cela touche tous les secteurs de la vie. Les gens se braquent parce que vous faites tout avec maladresse », a-t-il conclu.

Cette sortie de Bougane Guèye Dany, qui n’est pas sa première critique à l’égard de Sonko, reflète une tension palpable au sein de la classe politique sénégalaise à l’approche des échéances électorales, alors que les défis socio-économiques continuent de s’accumuler.

Ousmane Sonko lance la préparation de la campagne législative avec une collecte de fonds

Le leader du parti Pastef-Les Patriotes, Ousmane Sonko, a annoncé une nouvelle étape dans la préparation de la campagne électorale en vue des élections législatives de novembre prochain. Lors d’un message adressé à ses militants, Sonko a encouragé ses partisans à se mobiliser activement pour ces échéances cruciales. Pour marquer cette mobilisation, il a annoncé le lancement officiel d’une collecte de fonds, qui aura lieu ce samedi 19 octobre à la Dakar Arena.

Cette collecte, cruciale pour soutenir la campagne du parti, sera organisée de manière inclusive, prenant en compte les différents niveaux de ressources des militants. Sonko a en effet précisé que toutes les couches sociales, des plus modestes aux plus fortunées, sont invitées à contribuer selon leurs moyens. Une catégorisation sera ainsi appliquée pour permettre à chacun de participer, quelle que soit sa situation économique.

L’objectif de cette campagne de financement est clair : renforcer la présence du Pastef sur le terrain à travers des actions concrètes et des outils adaptés pour sensibiliser la population sénégalaise sur les enjeux de ces élections législatives.

Cette stratégie financière participative vise à impliquer directement la base militante dans le processus électoral, en mettant en avant un effort collectif. Ousmane Sonko, figure centrale de l’opposition sénégalaise, espère ainsi rassembler autour de son parti un large soutien populaire, notamment à travers cette approche de financement participatif.

Avec l’échéance de novembre qui se rapproche, le Pastef semble vouloir jouer la carte de la mobilisation populaire et de la transparence pour marquer des points dans une campagne où les ressources financières seront un facteur déterminant. Le lancement de la collecte de fonds à la Dakar Arena promet d’être un moment fort dans la montée en puissance du parti à l’approche des élections législatives.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°299 – du 17/10/2024

🔴 PROMESSE DE 8 MILLIARDS F CFA AUX SINISTRÉS DE LA CRUE DU FLEUVE SÉNÉGAL : LE PAYS EST-IL RÉELLEMENT « EN RUINE » ?
🔴 « LE DÉFICIT BUDGÉTAIRE DEVRAIT [DÉPASSER] L’ESTIMATION PRÉCÉDENTE DE 7,5% DU PIB » : LE FMI PRÉDIT DES LENDEMAINS DIFFICILES

🔴 JOURNÉE DE PARTAGE AVEC LES CLUBS : LA LSFP COMPTE BOUCLER LES LIGUES 1 ET 2 EN MAI
🔴 ASSOCIATION DES CONFÉDÉRATIONS AFRICAINES DES SPORTS OLYMPIQUES (CASOL) : HAMAD KALKABA MALBOUM ÉLU PRÉSIDENT

L’Union européenne accorde 30 millions d’euros au Sénégal pour lutter contre l’émigration clandestine

L’Union européenne a annoncé mercredi à Dakar une aide de 30 millions d’euros pour lutter contre l’émigration clandestine en provenance du Sénégal. Chaque année, de nombreux Sénégalais risquent leur vie en tentant d’atteindre l’Europe par des embarcations de fortune, affrontant des conditions de traversée périlleuses qui ont causé la mort ou la disparition de milliers de personnes.

Jutta Urpilainen, commissaire européenne aux partenariats internationaux, a révélé cette nouvelle enveloppe lors d’une conférence de presse, précisant que cette aide répond à une demande du gouvernement sénégalais. L’objectif de ces fonds est de prévenir les départs irréguliers, de secourir les migrants en détresse et de lutter contre le trafic de migrants ainsi que la traite des êtres humains.

En plus du volet sécuritaire, une partie des fonds sera destinée à sensibiliser la population sur les dangers de la migration clandestine. « Nous ne voulons plus voir de tragédies en mer », a déclaré Jutta Urpilainen, rappelant les conséquences dramatiques de ces tentatives migratoires. En septembre dernier, au moins 39 personnes ont perdu la vie dans le naufrage d’une embarcation au large des côtes sénégalaises.

Cette nouvelle aide s’ajoute aux 5,75 millions d’euros déjà alloués par l’Union européenne pour renforcer les capacités des forces de sécurité sénégalaises dans la lutte contre l’immigration clandestine, la traite des êtres humains et le trafic de migrants. Les côtes du Sénégal, en particulier celles de la Petite Côte et de Saint-Louis, sont parmi les points de départ principaux pour les migrants en direction des îles Canaries.

Le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, avait déjà promis une lutte acharnée contre les trafiquants de migrants après la tragédie de septembre, réaffirmant sa détermination à combattre les réseaux clandestins.

Par ailleurs, la commissaire européenne a annoncé une subvention de 25 millions d’euros en soutien au développement du secteur pharmaceutique sénégalais. Jutta Urpilainen a souligné l’importance de créer davantage d’opportunités pour la jeunesse sénégalaise, afin de favoriser un avenir durable et inclusif.

Avec cette nouvelle aide, l’Union européenne espère non seulement freiner l’émigration clandestine, mais aussi renforcer les opportunités locales pour dissuader les jeunes de prendre des risques inconsidérés.

Crue du fleuve Sénégal : Ousmane Sonko annonce une aide de 8 milliards FCFA pour les sinistrés

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a révélé mercredi soir, via sa page Facebook, que le gouvernement a décidé d’allouer une enveloppe de 8 milliards de francs CFA pour venir en aide aux populations touchées par la crue du fleuve Sénégal. Cette aide vise principalement les habitants de Bakel, Matam et des zones environnantes, sévèrement affectés par les inondations provoquées par le débordement du fleuve.

« L’État du Sénégal dégage une enveloppe de 8 milliards de francs CFA pour soutenir les populations victimes des inondations causées par le débordement du fleuve Sénégal », a déclaré Ousmane Sonko, soulignant que ce type de phénomène naturel n’épargne aucun pays, y compris les plus puissants.

Le Premier ministre a profité de cette occasion pour saluer les efforts des services du ministère de l’Intérieur et de l’armée nationale qui ont réagi avec célérité pour gérer cette crise humanitaire. Les interventions des forces de sécurité, ainsi que des équipes de secours, ont permis de limiter l’ampleur des dégâts et de soutenir les populations sinistrées.

Dans la foulée, Ousmane Sonko a annoncé que le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, se rendra dans les zones affectées ce week-end pour évaluer la situation sur le terrain. « Le Président se rendra ce vendredi et samedi dans la région de Kédougou, notamment le long de la Falémé, pour apporter la solidarité de la Nation aux populations concernées », a-t-il précisé.

Cette visite présidentielle marque la volonté des autorités sénégalaises de manifester leur soutien aux victimes et de s’assurer que les secours sont déployés de manière adéquate. Le geste financier, quant à lui, est destiné à renforcer les efforts de reconstruction et à accompagner les populations dans la reprise de leurs activités, en particulier agricoles, lourdement affectées par ces inondations.

L’annonce de cette aide intervient alors que plusieurs régions du Sénégal sont en proie à des crues exceptionnelles, provoquant des destructions de biens, des pertes de cultures et des déplacements massifs de populations. Le gouvernement sénégalais a réaffirmé son engagement à mettre en place des plans d’urgence pour venir en aide aux sinistrés et prévenir de futures catastrophes naturelles.

Dialogue social : vers un accord entre le gouvernement et les agents des collectivités territoriales

Le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement du territoire, Moussa Bala Fofana, a récemment annoncé des avancées significatives dans le dialogue avec l’intersyndicale des agents des collectivités territoriales, qui avait engagé un mouvement social prolongé. Dans un communiqué, le ministre a exprimé sa satisfaction suite à la rencontre tenue avec les représentants syndicaux, à laquelle ont assisté plusieurs hauts responsables de son ministère, y compris son Directeur de cabinet et la Secrétaire Générale.

Cette réunion a permis de rétablir le dialogue et de poser les fondations d’une solution durable visant à améliorer la fonction publique locale. « Nous avons convenu de l’impérieuse nécessité de mettre un terme à une situation qui pénalise considérablement les populations sénégalaises », a déclaré Moussa Bala Fofana, soulignant que l’interministérialité sera essentielle pour relever les défis identifiés.

Les discussions ont abordé plusieurs points cruciaux, tels que la carrière des agents, prenant en compte les diplômes, les grades et l’ancienneté. La nécessité de renforcer les compétences des agents a également été mise en avant. Un dispositif d’accompagnement social devrait également être instauré pour répondre aux besoins spécifiques des agents.

Les représentants syndicaux ont salué la nature constructive des échanges et ont soumis des propositions concrètes pour améliorer les conditions de travail. Le ministre Fofana s’est engagé à examiner ces suggestions tout en tenant compte des contraintes budgétaires du pays. « Nous avons promis d’y apporter des solutions soutenables en collaboration avec les autres ministères concernés et ceci dans les meilleurs délais », a-t-il assuré.

Cette rencontre s’est tenue dans un contexte où le Premier ministre Ousmane Sonko avait récemment appelé à la création d’un pacte social visant à instaurer une stabilité durable. Les représentants de l’intersyndicale se sont engagés à informer leur base des progrès réalisés, exprimant leur espoir d’un « dénouement heureux au profit du contribuable sénégalais et pour l’intérêt supérieur de la nation ».

Après plusieurs heures de discussions, les deux parties semblent donc sur la voie d’un apaisement, avec l’ambition commune de trouver des solutions pour améliorer le cadre de travail des agents et répondre aux attentes des collectivités locales. Le dialogue reste ouvert, et des solutions durables devraient être apportées dans les semaines à venir, offrant ainsi une lueur d’espoir pour les agents des collectivités territoriales et la population sénégalaise dans son ensemble.

Crue du fleuve Sénégal : Le gouvernement intensifie les mesures d’urgence pour soutenir les sinistrés

Lors du Conseil des ministres de ce mercredi, le Président de la République du Sénégal, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, a réaffirmé la ferme volonté du gouvernement de répondre aux conséquences désastreuses des crues des fleuves Sénégal et Gambie, ainsi que de leurs affluents. En effet, face à la gravité de la situation, le Chef de l’État a demandé une intensification immédiate de la mise en œuvre du Plan d’urgence de riposte et de secours, visant à protéger les cultures, le bétail et les activités économiques des zones affectées.

Le Président Faye a exprimé sa compassion envers les populations sinistrées, soulignant l’importance d’une assistance rapide et efficace. « La Nation tout entière doit se mobiliser pour venir en aide à ceux qui souffrent », a-t-il déclaré. Il a reconnu les dégâts considérables causés par les inondations et les risques accrus de récurrence liés aux changements climatiques, appelant ainsi à une actualisation des plans de prévention et de résilience pour mieux gérer ces catastrophes naturelles.

Dans le cadre de ces efforts, Bassirou Diomaye Faye a insisté sur l’intégration des principes de prévention des risques dans la gestion des crues. Il a recommandé un suivi systématique de la situation hydrologique nationale, en collaboration avec l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) et l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Gambie (OMVG). Ce partenariat vise à élaborer des plans d’aménagement adaptés aux localités situées le long des fleuves et à mettre en œuvre des stratégies de résilience pour protéger les habitations et les activités économiques des populations vulnérables.

Pour témoigner de son engagement, le Président a annoncé qu’il se rendra les 18 et 19 octobre 2024 dans la région de Kédougou. Cette visite aura pour but d’évaluer les zones sinistrées le long de la Falémé, ainsi que d’exprimer la solidarité de la Nation envers les populations touchées. Ce déplacement sera l’occasion pour le Chef de l’État d’évaluer sur le terrain les effets des inondations et d’échanger avec les communautés affectées, tout en renforçant l’idée d’une mobilisation collective pour surmonter cette crise.

Le Président Bassirou Diomaye Faye appelle à une réponse concertée et efficace pour atténuer les effets des crues sur les populations et les ressources agricoles du Sénégal. En intensifiant les efforts et en mettant en œuvre des mesures appropriées, le gouvernement entend assurer la sécurité et le bien-être des Sénégalais face aux défis environnementaux croissants. La situation actuelle nécessite un engagement collectif pour protéger les vies et les moyens de subsistance des citoyens, tout en construisant une résilience face aux catastrophes futures.

Le FMI met en garde : le Sénégal face à des défis budgétaires croissants

Une délégation du Fonds monétaire international (FMI), dirigée par Edward Gemayel, a effectué une visite au Sénégal du 9 au 16 octobre 2024. L’objectif de cette mission était d’examiner les conclusions préliminaires du rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) sur la gestion des finances publiques entre 2019 et le premier trimestre 2024, et d’étudier les perspectives budgétaires pour le reste de l’année.

Dans un communiqué publié à la suite de cette visite, Edward Gemayel a exprimé l’appréciation du FMI pour les efforts du gouvernement sénégalais visant à renforcer la transparence budgétaire et la gouvernance. Cependant, le rapport de l’IGF a révélé des révisions substantielles des données budgétaires pour la période 2019-2023. Ces révisions sont largement dues à des investissements financés par des emprunts extérieurs et des prêts contractés auprès des banques locales. En conséquence, les estimations du déficit budgétaire et de la dette publique pour cette période ont été revues à la hausse par rapport aux chiffres initialement rapportés.

Le FMI a indiqué qu’il continuerait de collaborer avec les autorités sénégalaises pour évaluer l’impact de ces nouvelles données sur l’économie du pays. « Le Sénégal continue de faire face à un environnement difficile, avec des tensions accrues dans l’exécution du budget », a déclaré Edward Gemayel. Il a également noté que les recettes fiscales n’ont pas atteint les attentes et que les dépenses, en particulier les investissements, sont restées élevées. Si aucune action décisive n’est prise, le FMI prédit que le déficit budgétaire pourrait dépasser les 7,5 % du PIB initialement prévus pour 2024.

La mission du FMI a insisté sur l’importance de la Loi de finances 2025, qualifiée de « moment crucial » pour le gouvernement sénégalais afin de réitérer son engagement envers des réformes budgétaires majeures. Parmi ces réformes, le FMI recommande la rationalisation des exonérations fiscales et la réduction progressive des subventions énergétiques. Selon l’institution, ces mesures seront essentielles pour stabiliser les finances publiques et réduire la dette du pays.

Enfin, l’équipe du FMI a exprimé sa gratitude aux autorités sénégalaises pour leur collaboration et la franchise des échanges durant la mission, réaffirmant la volonté de travailler ensemble pour relever les défis économiques du Sénégal.

Entretien : Kéba Kanté mayoul dara wa PDS « ay guénou beuy laniou » – Fatou Sow ak Saliou Dieng…

Communique du conseil des ministres du Mercredi 16 Octobre 2024

Le Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE a présidé, ce mercredi 16 Octobre 2024, la réunion hebdomadaire du Conseil des Ministres, au Palais de la République.

A l’entame de sa communication, le Président de la République a salué l’éclatant succès de la cérémonie de lancement de la « Vision Sénégal 2050 ». Il a renouvelé ses félicitations au Premier Ministre et à l’ensemble du Gouvernement pour la qualité du travail réalisé entièrement par des structures de l’Etat et des experts nationaux. Dans la même lancée, il a demandé au Premier Ministre de vulgariser le document auprès de toutes les forces vives de la Nation et des populations en vue de l’appropriation collective et de l’implémentation participative rapide du master plan, défini sur dix ans, avec une phase d’amorçage quinquennale à partir de 2025.
     Au regard des urgences de redressement de la situation économique, le Chef de l’Etat a demandé au Gouvernement, sur la base de l’audit des finances publiques effectué, de poursuivre les efforts d’assainissement du train de vie de l’Etat ainsi que la consolidation budgétaire engagée afin d’améliorer significativement les marges de manœuvre des pouvoirs publics. 
  Le Président de la République a souligné l’importance d’un Etat performant dans ses missions, méthodes et modes d’intervention afin de soutenir la montée en puissance des Pôles- territoires identifiés. Ces Pôles doivent s’ériger en véritables bassins de l’industrialisation du Sénégal intégrant des filières stratégiques moteurs de croissance, de développement durable équitable et de création d’emplois. Il a exhorté le Gouvernement à davantage valoriser les filières et secteurs fortement créateurs d’emplois. Dans ce sillage, il a demandé au Gouvernement de proposer une politique nationale de l’emploi conforme aux objectifs de la Vision Sénégal 2050 déclinée et de veiller au suivi permanent des entreprises publiques et privées en difficulté afin de préserver le tissu économique et l’emploi. 
   Dans cette dynamique de changement de paradigme dans la gouvernance publique, le Chef de l’Etat a appelé à une responsabilisation plus soutenue du secteur privé national. Il a souligné l’impératif pour le Gouvernement d’accentuer l’amélioration incitative de l’environnement des affaires notamment en termes d’attractivité et de compétitivité, le renforcement du dialogue Etat-secteur privé, la digitalisation des administrations, la promotion de « champions nationaux » dans tous les secteurs porteurs et dans toutes les filières stratégiques et, bien sûr, la transformation de l’économie informelle, fortement ancrée dans notre société, pour en faire un levier de croissance et de création d’emplois décents.
  Le Président de la République a relevé la priorité qu’il accorde à la maitrise du secteur extractif, de l’agriculture et du numérique. Il a appelé à la relance du secteur spécial du tourisme pour lequel notre pays détient des avantages comparatifs notables. Dans cette perspective de promotion d’une économie endogène et ouverte au reste du monde, il a souligné l’importance d’asseoir une politique portuaire et maritime innovante, qui soutient la modernisation et la compétitivité indispensable des ports publics, notamment le Port autonome de Dakar.                                                           
           Face aux enjeux et défis signalés, le Chef de l’Etat a rappelé au Premier Ministre l’importance primordiale de la finalisation, en relation avec toutes les parties prenantes impliquées, du projet de loi sur la souveraineté économique et de la doctrine de financement de l’économie nationale. 
           Sur la problématique du financement, il a indiqué au Gouvernement, l’urgence d’une évaluation intégrale des dispositifs publics existants ainsi que la nécessité de promouvoir un cadre national robuste et souverain pour impulser le financement adéquat de l’économie. A ce titre, il a demandé au Premier Ministre de tenir des concertations nationales sur le crédit et le financement de l’économie. Dans la même lancée, il a indiqué au Premier Ministre la nécessité de présenter en Conseil des Ministres, un rapport trimestriel d’évaluation de la déclinaison sectorielle et temporelle de « Sénégal Vision 2050 » sur la période 2025-2029. 
           Le Président de la République est largement revenu sur l’assistance de l’Etat aux populations sinistrées par les crues des fleuves Sénégal, Gambie et leurs affluents et sur la nécessité d’actualiser les plans de prévention et de résilience contre les risques de catastrophes naturelles.  Il a exprimé la compassion de la Nation aux populations sinistrées et demandé au Gouvernement d’intensifier la mise en œuvre du Plan d’urgence de riposte et de secours ainsi que la préservation des cultures, du bétail et des différentes activités économiques des zones touchées.
           Au regard des dégâts importants constatés et des risques de récurrence du phénomène lié aux changements climatiques, le Chef de l’Etat a indiqué au Gouvernement la nécessité d’actualiser les dispositifs nationaux de protection civile adaptés. A ce titre, il a relevé l’urgence d’intégrer le principe directeur de la prévention des risques par un suivi systématique de la situation hydrologique nationale en relation étroite avec l’OMVS et l’OMVG. D’où la nécessité de concevoir des plans d’aménagement adaptés des localités établies le long des fleuves et de leurs affluents et de mettre en œuvre des plans de résilience pour endiguer les effets des crues sur les habitations et les activités économiques. 
             Le Président de la République a informé le Conseil, qu’il se rendra, les 18 et 19 octobre 2024 dans la région de Kédougou, pour notamment visiter les zones sinistrées le long de la Falémé et apporter la solidarité de la Nation aux populations concernées.
            Saisissant l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de l’alimentation, le Chef de l’Etat a insisté sur l’impératif d’asseoir notre souveraineté alimentaire à travers l’accélération de la mise en œuvre d’une politique agricole rénovée et ambitieuse. A cet effet, il a indiqué l’urgence de redéfinir les objectifs d’aménagements hydroagricoles, particulièrement au niveau des vallées du fleuve Sénégal et de l’Anambé, pour accroitre de façon significative les surfaces emblavées, de même que les productions rizicoles, avec le développement de la mécanisation et l’accroissement des systèmes de maitrise de l’eau.              Le Président de la République a demandé au Premier Ministre de prendre les mesures urgentes pour réviser, en fonction des nouveaux objectifs d’aménagement et de production fixés, les lettres de mission et les moyens d’intervention de la Société nationale d’Aménagement et d’Exploitation des Terres du Delta du Fleuve Sénégal (SAED) et de la Société de Développement agricole et industrielle (SODAGRI) en particulier. Il a rappelé au Ministre de l’Agriculture, l’urgence de sécuriser les assiettes foncières des Domaines agricoles communautaires et de l’ISRA en vue d’intensifier le rythme de production des semences certifiées en quantité suffisante. Il a demandé au Gouvernement de renforcer la transformation locale de la production agricole nationale tout en soulignant que la filière riz, devra être mieux accompagnée par la baisse des coûts de l’énergie durant la transformation avec le recours notable à l’énergie solaire au niveau des rizeries installées. Il a, en outre, relevé la nécessité de faire la situation et de présenter les perspectives de développement des centres polyvalents de formation en Agriculture.
          Le Chef de l’Etat a invité le Gouvernement à renforcer davantage le secteur des pêches, au regard de sa contribution significative à la qualité de l’alimentation des populations. Dans cet élan, il a demandé au Premier Ministre de renforcer les ressources allouées au sous-secteur porteur de l’aquaculture afin de permettre le maillage optimal du territoire national. 
         Le Président de la République a demandé au Premier Ministre d’engager la réflexion pour la création, à terme, d’un Conseil national de l’Alimentation. Ce cadre stratégique multisectoriel permettra de mieux consolider les politiques, programmes, projets et structures concourant au renforcement des productions nationales céréalières, animales et halieutiques, mais également à la surveillance des approvisionnements, à la sécurité sanitaire des aliments et à la qualité de la consommation nationale.
      Le Chef de l’Etat a enfin adressé ses vives félicitations aux « Lions du Sénégal » de football pour leur brillante qualification à la « Coupe d’Afrique des Nations 2025 » prévue au Maroc où il leur souhaite de réaliser de nouveaux exploits.
           A l’entame de sa communication, le Premier Ministre a exprimé toute la satisfaction du
Gouvernement pour l’accueil très favorable réservé par le peuple sénégalais au nouveau Référentiel des politiques économiques et sociales « Sénégal Vision 2050 ». Il a adressé ses vifs remerciements à Monsieur le Président de la République qui a salué ce travail, fruit d’un long processus inclusif ayant impliqué d’éminents experts sénégalais issus notamment de l’Administration publique, des collectivités territoriales, du secteur privé et de la société civile. 
           Pour atteindre les objectifs de la vision d’un « Sénégal souverain, juste et prospère », et en premier lieu sa déclinaison en un plan quinquennal 2025-2029, le Premier Ministre a demandé aux Ministres de prendre résolument en charge quatre (04) principaux défis : 
–         l’appropriation du Référentiel au sein des différents départements ministériels ;
–         la mise en œuvre du plan quinquennal 2025-2029, notamment la déclinaison des objectifs stratégiques en objectifs opérationnels, programmes et projets assortis de plans de performance annuels et d’indicateurs appropriés ;
–         la gestion, au niveau des départements ministériels, de la transversalité des programmes et projets grâce à la définition d’une cartographie précise des processus types d’une administration publique moderne ;
–         le renforcement des capacités des ministères en matière de conduite de plans stratégiques.
               Abordant le second point de sa communication, le Premier Ministre a rendu compte, à Monsieur le Président de la République, de l’exécution de sa directive relative à l’accompagnement du retour des déplacés de Casamance pour leur réinstallation adéquate.
Ainsi, un Conseil interministériel, tenu le 8 octobre 2024, a abouti à la mise en place d’un
« Plan Diomaye pour la Casamance », articulé autour d’un plan d’action détaillé, d’un budget total de 54 milliards de fcfa, pour une réinstallation adéquate des déplacés dans leurs localités d’origine respectives et dans des conditions satisfaisantes de vie sociale. Le Premier Ministre a exhorté les Ministres en charge de l’exécution du plan d’action, chacun en ce qui le concerne, de veiller à une planification optimale des tâches, à une coordination étroite des interventions ainsi qu’au respect scrupuleux des engagements souscrits et des délais d’exécution.

AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES : 

•       Le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique a fait une communication sur la situation des inondations suite au débordement des eaux des fleuves Sénégal et Gambie ;  

•       Le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a fait une communication sur la situation hebdomadaire de la gestion des inondations ;

•       Le Ministre des Pêches, des Infrastructures maritimes et portuaires a fait le point sur le port de Ndakhonga-Foundiougne et les ports secs ;

•       Le Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage a fait une communication sur les mises en place et cessions des intrants agricoles 2024, l’état des cultures et le suivi des exportations de produits horticoles.

AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES, 
Le Conseil a examiné et adopté :
•       Le Projet de décret portant collecte de la rémunération pour copie privée.

Sénégal – Le FMI encourage la rationalisation des exonérations fiscales et l’élimination progressive des subventions énergétiques pour assurer la viabilité des finances publiques

Le Fonds monétaire international (FMI) a récemment publié une note à la suite d’une mission au Sénégal, menée par M. Edward Gemayel du 9 au 16 octobre 2024. Cette mission visait à examiner les premières conclusions du rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) portant sur les finances publiques pour la période 2019-2024 T1, ainsi qu’à discuter des perspectives budgétaires du pays pour le reste de l’année.

Le rapport de l’IGF révèle des révisions importantes concernant les données budgétaires du Sénégal, en particulier sur la période 2019-2023. Ces révisions sont attribuées principalement à des investissements financés par des emprunts extérieurs et des prêts contractés auprès des banques locales, entraînant ainsi une réévaluation à la hausse du déficit budgétaire et de la dette publique. Le FMI collabore désormais avec les autorités sénégalaises pour évaluer l’impact macroéconomique de ces révisions et envisager les prochaines étapes nécessaires.

Concernant le budget 2024, le Sénégal continue de faire face à des tensions budgétaires, notamment en raison d’un manque à gagner en termes de recettes fiscales et d’une augmentation des dépenses d’investissement. En conséquence, le déficit budgétaire pourrait dépasser les 7,5 % du PIB initialement estimés pour cette année.

Face à ces défis, le FMI recommande des mesures audacieuses pour assurer la viabilité des finances publiques. Cela inclut la rationalisation des exonérations fiscales, la réduction progressive des subventions énergétiques, et la mise en œuvre de réformes structurelles. Ces actions sont cruciales pour renforcer la mobilisation des recettes internes et promouvoir une croissance inclusive, tout en plaçant la dette publique sur une trajectoire descendante.

La Loi de finances 2025 représente une opportunité clé pour le Sénégal de réaffirmer son engagement envers des réformes économiques rigoureuses, notamment en renforçant la discipline budgétaire et en favorisant une meilleure gouvernance économique.

Thiès – Les travailleurs des postes et télécommunications manifestent contre le retard des salaires et la crise de La Poste

L’Union régionale du Syndicat national des travailleurs des postes et télécommunications de Thiès a organisé ce matin un sit-in devant la direction régionale des postes, située sur l’Avenue Caën. Cette manifestation vise à dénoncer les conditions de travail précaires que les employés endurent depuis plusieurs années.

Selon El Hadj Babacar Diallo, secrétaire général de l’Union régionale, la situation financière des employés est devenue insoutenable. « Depuis des années, les salaires ne sont versés qu’autour du 15 du mois. Ce mois d’octobre est encore pire : nos enfants ne sont toujours pas inscrits à l’école en raison non seulement des retards de salaires, mais aussi de l’absence des avances de scolarité », a-t-il déclaré.

Les postiers de Thiès estiment que cette situation est le résultat de plusieurs facteurs, dont la concurrence déloyale qui, selon Diallo, a gravement affecté les activités postales. Il a également pointé du doigt la responsabilité de l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP) dans cette crise, en déplorant l’absence de régulation efficace pour soutenir La Poste dans ses missions.

Parmi les revendications des manifestants, on retrouve le rétablissement des services essentiels de La Poste, tels que le paiement des pensions de l’IPRES, les inscriptions et bourses des étudiants, ainsi que la domiciliation des salaires des fonctionnaires et le paiement des factures d’eau et d’électricité via les guichets de poste. « Il est crucial que la filiale Postefinances assure pleinement son rôle d’inclusion financière. Pour ce faire, la création d’une banque postale, à l’image de ce qui a été fait au Burkina Faso, est une priorité », a ajouté le secrétaire général.

Diallo a également évoqué la nécessité de développer la filiale EMS pour garantir la distribution du courrier accéléré et hybride, ainsi que la vente de billets d’avion aux missions diplomatiques.

Le secrétaire général a enfin rappelé que le syndicat national des travailleurs des postes a saisi le ministre de tutelle le 25 septembre dernier, demandant une audience pour discuter de mesures inclusives en vue de relancer La Poste et de stabiliser la situation des employés.

Marche pacifique des étudiants de l’UVS et de l’UCAD pour réclamer leurs bourses

Ce matin, les étudiants de l’Université Virtuelle du Sénégal (UVS) et de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) ont organisé une marche pacifique pour exprimer leur mécontentement face aux retards dans le versement de leurs bourses. Rassemblés à la Place de l’Indépendance, ils ont ensuite pris la direction des bureaux de la direction des bourses, réclamant des réponses concrètes et des actions immédiates.

La direction des bourses a tenté de calmer la situation en assurant que les paiements avaient débuté le 15 octobre et se feraient progressivement. « Soyez patients, il n’y a pas de problème », a déclaré une responsable en charge de l’accueil des manifestants. Mais cette déclaration n’a pas suffi à apaiser la frustration des étudiants, qui dénoncent un manque de transparence et craignent que leurs arriérés ne soient pas réglés à temps.

« Nous voulons que nos bourses soient versées rapidement, car nous avons des charges à assumer, et cela perturbe notre apprentissage », a affirmé le coordonnateur des étudiants, rappelant que leur situation financière a un impact direct sur leurs études. Ils insistent également sur le fait que, malgré les difficultés économiques que traverse le pays, le gouvernement doit donner la priorité à leur bien-être.

La mobilisation s’est poursuivie dans les rues de Dakar, les étudiants restant déterminés à faire entendre leur voix. Ils demandent des garanties fermes quant au versement régulier de leurs bourses, une revendication qu’ils jugent essentielle pour leur avenir académique. Le mouvement de protestation continue, en attendant une réponse plus satisfaisante des autorités.

Ces manifestations reflètent un malaise profond parmi les étudiants, pour qui les retards dans les bourses représentent un frein majeur à leur scolarité. Avec des charges financières qui s’accumulent, les étudiants redoutent que l’instabilité des versements ne compromette leur performance académique et leur bien-être.

La gestion des bourses étudiantes au Sénégal, sujet récurrent de tension, nécessite une solution durable afin de garantir aux étudiants les moyens de poursuivre leurs études dans des conditions adéquates.

Bécaye Mbaye : Un candidat visionnaire pour la présidence du CNG

Le célèbre communicateur traditionnel et présentateur de l’émission « Bantamba », Bécaye Mbaye, a officiellement déposé sa candidature ce mercredi matin au ministère des Sports pour succéder à Bira Sène à la tête du Comité National de Gestion de la Lutte (CNG). Connu pour son expertise et sa longue expérience dans le domaine de la lutte, Bécaye Mbaye a dévoilé un programme ambitieux qui met l’accent sur la décentralisation et la modernisation de ce sport emblématique du Sénégal.

Soutenu par les reporters, communicateurs traditionnels et plusieurs amateurs de lutte, Bécaye Mbaye est une figure incontournable du milieu depuis 1997. Il a joué un rôle clé dans la médiatisation et la diffusion de la lutte sénégalaise, non seulement à travers ses émissions, mais aussi en tant que reporter qui a su faire rayonner ce sport au-delà des frontières du pays. « Nous avons réussi à l’exporter partout en tant que reporter », a-t-il déclaré, affirmant ainsi sa légitimité pour diriger le CNG.

Bécaye Mbaye souhaite insuffler un vent de changement à la tête du CNG. Parmi les points phares de son programme, il prône une décentralisation des activités de la lutte à travers tout le Sénégal. « La lutte s’arrête à Dakar et quelques régions. Alors que moi, je pense qu’à chaque mois, le CNG doit délocaliser ses activités dans une région », a-t-il proposé, visant à donner plus de visibilité aux lutteurs régionaux et à renforcer la popularité du sport dans tout le pays.

Une autre priorité pour Bécaye Mbaye est l’amélioration des conditions de vie et de travail des lutteurs. Il a particulièrement insisté sur la question de l’assurance des athlètes, déplorant les difficultés rencontrées par certains d’entre eux à la fin de leur carrière. « Les lutteurs n’ont pas d’assurance. Plusieurs fois, nous avons vu un lutteur en fin de carrière souffrant d’une maladie et ne pouvant pas se soigner. Avec moi, un lutteur ne sera pas dans l’arène sans assurance », a-t-il martelé.

Il a également abordé la question de l’âge de la retraite des lutteurs et la gestion des écuries. Pour lui, il est indispensable de mettre en place une réglementation claire concernant la retraite des lutteurs afin de protéger leur santé et leur dignité.

Bécaye Mbaye nourrit également une ambition de taille : faire évoluer la lutte sénégalaise pour qu’elle puisse un jour intégrer les Jeux olympiques. « La lutte sénégalaise doit évoluer, nous devons viser les JO », a-t-il déclaré, ouvrant ainsi la voie à une reconnaissance internationale plus large de cette discipline.

Bien que déterminé à porter son projet, Bécaye Mbaye a souligné que sa démarche ne vise pas à alimenter des rivalités, mais plutôt à promouvoir le développement du sport. « Je ne suis pas en campagne électorale. J’ai des idées que je partage pour mieux faire. Si je ne suis pas le candidat choisi, je travaillerai avec le futur président », a-t-il affirmé, insistant sur l’importance de l’unité et de la coopération au sein de la communauté de la lutte.

La décision finale concernant la présidence du CNG reviendra à la ministre des Sports, mais avec une vision aussi claire et ambitieuse, Bécaye Mbaye se positionne comme un candidat sérieux, capable d’apporter des réformes profondes et bénéfiques à la lutte sénégalaise.

Apaisement à Fatick : Les élèves voilées réintégrées au collège catholique du Sine après des excuses

La tension est retombée dans la ville de Fatick après une crise liée à l’exclusion d’élèves voilées du collège catholique du Sine. L’affaire, qui a suscité une vive polémique, a pris un tournant décisif suite aux excuses du principal de l’établissement, Patrice Mbengue.

L’incident avait éclaté lorsque plusieurs élèves voilées se sont vu refuser l’accès à leur collège en raison du port de ce signe religieux. Face à cette interdiction, plusieurs parents avaient commencé à retirer les dossiers de leurs filles, dans l’intention de les transférer vers d’autres établissements. L’affaire, relayée par Bès Bi et d’autres médias, a rapidement pris une ampleur nationale.

Cependant, après l’intervention de l’inspecteur d’académie de Fatick, la situation s’est apaisée. Patrice Mbengue, le principal du collège, a reconnu que l’établissement avait effectivement interdit l’accès aux élèves en raison du voile, mais il a présenté ses excuses publiques aux parents et aux élèves concernées.

« Nous reconnaissons que nous avons interdit l’accès à l’école à des élèves pour le port du voile. Nous présentons nos excuses aux parents d’élèves et aux élèves », a déclaré Mbengue, cité par le journal Bès Bi.

Le principal a également précisé que cette interdiction était mentionnée dans le règlement intérieur de l’établissement. Toutefois, face à la pression et en conformité avec l’arrêté ministériel qui interdit toute discrimination basée sur le port de signes religieux, le collège a décidé de lever cette interdiction.

Cette décision a permis de calmer les esprits, et les élèves voilées ont pu être réintégrées dans leur établissement sans crainte de nouvelles exclusions. Le respect des libertés religieuses, garanti par la loi sénégalaise, a une fois de plus été réaffirmé à travers ce règlement pacifique du différend.

L’inspecteur d’académie de Fatick, dont l’intervention a été décisive, a salué la résolution de la crise, tout en rappelant l’importance de respecter le cadre légal en matière d’éducation et de laïcité au Sénégal.

Crise des bourses à la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques (FSJP) : les étudiants en colère contre le ministre de l’Enseignement supérieur

Le Collectif des listes syndicales de la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques (FSJP) s’insurge contre la récente décision du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, qui a, selon eux, réduit le montant des bourses étudiantes sans aucune concertation préalable. Les étudiants dénoncent une démarche arbitraire et expriment leur désolation face à cette mesure qu’ils jugent injuste et insupportable.

Les étudiants de la FSJP, particulièrement ceux de la faculté de droit, révèlent que certains de leurs camarades n’ont pas perçu de bourse depuis une année entière, une situation qu’ils qualifient d’inégalité flagrante. « Au moment où des étudiants sont privés de leurs bourses, les salaires des fonctionnaires et des responsables sont, eux, versés régulièrement », déplorent-ils, contestant ainsi l’argument du ministre, qui aurait justifié ces réductions par des difficultés financières du pays.

« Les retards de paiement étaient déjà inacceptables, mais la diminution des montants versés est la goutte d’eau qui fait déborder le vase », s’indignent les étudiants. Ils appellent le ministre à revoir sa décision dans les plus brefs délais et rappellent l’importance de respecter la communauté estudiantine, laquelle fait face à des difficultés socio-économiques exacerbées par ces décisions.

Déterminés à se faire entendre, les étudiants annoncent qu’ils utiliseront tous les moyens de lutte légaux à leur disposition pour obtenir la satisfaction de leurs revendications. Le collectif des listes syndicales appelle ainsi à une mobilisation générale, tout en espérant que les autorités prendront la mesure de la gravité de la situation et reviendront sur leur décision. La crise des bourses, si elle n’est pas rapidement résolue, pourrait déboucher sur un mouvement de contestation d’envergure au sein des universités du pays.

Groupe Emedia Invest : Les travailleurs dénoncent les arriérés de salaires et la suspension de l’assurance maladie

Les employés du Groupe Emedia Invest ont exprimé leur exaspération face aux nombreux arriérés de salaires qui perdurent depuis plusieurs mois. Dans un communiqué publié sous l’intitulé « Le cinquième, il n’en est pas question ! », ils alertent sur une situation qui met sérieusement en danger leur bien-être et celui de leurs familles.

Cela fait bientôt cinq mois que les travailleurs, hommes et femmes dévoués, voient leurs salaires retardés. En plus de cette situation financière instable, ils sont également privés de leur couverture d’assurance maladie, suspendue depuis trop longtemps. Les travailleurs soulignent que cette double pénalisation est devenue insupportable.

Ils appellent ainsi à la régularisation immédiate de leurs salaires et au rétablissement de l’assurance maladie. Ne pouvant plus continuer à assumer leurs responsabilités dans ces conditions, ils ont décidé, faute de moyens, de cesser leurs tâches rédactionnelles à compter de ce lundi.

Le syndicat des travailleurs de Emedia Invest, dirigé par la section Synpics, se montre déterminé à défendre les droits des employés et à obtenir des conditions de travail justes et équitables. Il appelle la direction à trouver rapidement une solution pour mettre fin à cette situation devenue intenable.

« Mon salaire, ma dignité », tel est le cri de ralliement des employés d’Emedia Invest, bien décidés à se faire entendre et à défendre leurs droits dans cette lutte.

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Affaire des 94 milliards : Les héritiers de feu Ousmane Mbengue déposent plainte pour escroquerie et usage de faux

Le dossier des 94 milliards, qui avait déjà fait couler beaucoup d’encre, prend un nouveau tournant. Les héritiers de feu Ousmane Mbengue, revendiquant la propriété du titre foncier TF1451/R, ont déposé une plainte devant le Parquet national financier (PNF) le 14 octobre 2024. Représentés par l’avocat Me Assane Dioma Ndiaye, ils accusent X d’« escroquerie, faux et usage de faux », dans une affaire qui implique des hauts fonctionnaires de l’État, selon des sources judiciaires.

Cette nouvelle plainte s’appuie principalement sur un rapport de l’Office National de Lutte contre la Fraude et la Corruption (OFNAC), qui viendrait confirmer les accusations d’Ousmane Sonko. Ce dernier, ancien opposant et figure politique sénégalaise, avait révélé des irrégularités flagrantes dans la gestion de ce dossier, mettant en cause plusieurs personnalités publiques. Les héritiers de Mbengue affirment que ces hauts fonctionnaires auraient utilisé leur influence pour faciliter l’enrichissement illicite de tiers, au détriment de leurs droits fonciers légitimes.

Le titre foncier TF1451/R, qui couvre un terrain de 258 hectares situé à Rufisque et évalué à 94 milliards de francs CFA, est au cœur d’un contentieux depuis plusieurs années. Initialement, le différend opposait les héritiers de feu Ousmane Mbengue à ceux de Djily Mbaye, un autre protagoniste clé de l’affaire. Cependant, ce qui semblait être un simple litige foncier a rapidement pris une dimension politique, notamment après l’intervention d’Ousmane Sonko, ainsi que d’autres personnalités comme Tahirou Ndiaye et Mamour Diallo.

Les héritiers de Mbengue ont également présenté un état des droits réels, émis par le Conservateur de Rufisque le 27 mai 2024, qui les désigne comme les propriétaires légitimes du terrain en question. Ce document constitue un élément clé dans leur dossier, renforçant leur position dans cette affaire complexe.

Ce dossier, qui aurait pu se résoudre dans les tribunaux, a explosé sur la scène publique en raison des implications politiques qu’il soulève. Les révélations d’Ousmane Sonko avaient déjà jeté une lumière crue sur des pratiques jugées douteuses au sein de l’administration sénégalaise, impliquant potentiellement des acteurs de haut rang. L’affaire des 94 milliards est devenue un symbole des tensions entre pouvoir et opposition, et cette nouvelle plainte pourrait relancer le débat sur la gestion des ressources foncières au Sénégal.

En attendant que la justice ouvre une enquête approfondie, les héritiers de feu Ousmane Mbengue se sont déjà constitués parties civiles dans cette affaire, déterminés à obtenir réparation.

Climat social tendu au Sénégal : le collectif des agents de l’administration refuse de céder face au gouvernement

Le Sénégal est actuellement en proie à un climat social tendu entre le gouvernement et le collectif interministériel des agents de l’administration. Le Premier ministre a récemment exhorté les syndicats à faire preuve de « sursaut patriotique » en appelant à une temporisation des revendications syndicales, évoquant la situation économique difficile que traverse le pays. Pourtant, cette demande n’a pas rencontré l’écho espéré auprès des agents de l’administration, dont les revendications restent fermes et incontournables.

« Surseoir à notre plateforme revendicative à cause de la situation du pays, c’est hors de question », a déclaré Oumar Dramé, coordonnateur du collectif, lors d’une intervention relayée par le journal Libération. Pour Dramé, les revendications des agents sont « légitimes et justifiées », et l’État se doit de respecter ses engagements, notamment en ce qui concerne les conditions de travail et le statut des agents publics.

Parmi les doléances formulées par le collectif figurent la généralisation des logements pour les fonctionnaires, la régularisation des situations des chauffeurs et des agents contractuels, ainsi que la suspension récente de contrats au sein du ministère des Mines. Pour les agents de l’administration, ces points sont jugés essentiels, et il n’est pas question d’y renoncer, malgré l’appel à la solidarité nationale lancé par le gouvernement.

Oumar Dramé a également critiqué la méthode de communication adoptée par le gouvernement, en soulignant que les revendications syndicales ne peuvent être traitées par voie de presse. Il a appelé à un dialogue direct et transparent entre les autorités et les organisations syndicales : « Le Premier ministre devrait d’abord recevoir les organisations syndicales pour discuter de nos revendications », a-t-il insisté. Selon lui, seules des discussions approfondies autour d’une table de négociation permettront de trouver des solutions durables à la crise actuelle.

Malgré cette tension apparente, le collectif des agents de l’administration affirme ne pas refuser le dialogue. Cependant, il réitère que ce dialogue doit se faire sans concession sur l’essence même de leurs revendications. « Nous comprenons que certaines réformes puissent nécessiter du temps, mais il est impensable de nous demander de suspendre nos revendications sous prétexte de la situation économique du pays », a conclu Oumar Dramé, dans une prise de position résolument ferme.

Le bras de fer entre le gouvernement sénégalais et le collectif des agents de l’administration semble donc se prolonger, dans un contexte socio-économique déjà délicat. Reste à savoir si des compromis pourront être trouvés dans les semaines à venir pour apaiser cette tension croissante.

Mamadou Oumar Ndiaye prend les rênes du CNRA : Prévention et sensibilisation au cœur de son mandat

Le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) du Sénégal a accueilli son nouveau président, Mamadou Oumar Ndiaye, lors d’une cérémonie de passation de service qui s’est tenue ce mardi. Ndiaye succède à Babacar Diagne, qui a présidé l’institution pendant plusieurs années. Le nouveau président a déjà affiché ses priorités : la prévention et la sensibilisation pour améliorer la régulation du paysage audiovisuel sénégalais.

Dans son discours d’investiture, Mamadou Oumar Ndiaye a souligné l’importance de renforcer les actions préventives du CNRA face aux dérives médiatiques, surtout à l’approche des élections législatives du 17 novembre. « La régulation ne doit pas se limiter à la sanction. La sensibilisation des acteurs des médias est cruciale pour une couverture responsable et respectueuse de l’éthique », a-t-il déclaré.

Babacar Diagne, lors de son discours d’adieu, a exprimé sa satisfaction pour le travail accompli avec le collège du CNRA. Sous son leadership, l’institution a su maintenir un équilibre dans la régulation de l’audiovisuel, notamment lors de moments critiques tels que les élections. Diagne a rappelé que le CNRA s’apprête à vivre sa sixième expérience électorale, avec des défis toujours plus grands dans un environnement médiatique en constante mutation.

Avec Mamadou Oumar Ndiaye à sa tête, le CNRA entre dans une nouvelle phase de son développement, où la communication avec les parties prenantes et l’anticipation des dérives médiatiques seront au centre des actions. La régulation en période électorale sera une des premières grandes missions de ce nouveau mandat, dans un contexte où les médias jouent un rôle déterminant dans la perception publique des processus démocratiques.

Les mois à venir seront décisifs pour évaluer l’efficacité de cette nouvelle stratégie orientée vers la prévention et la collaboration avec les médias sénégalais.

ZIGUINCHOR – CENTRE HOSPITALIER RÉGIONAL : Le SYNTRAS relance son mouvement d’humeur pour non-respect des accords

Ce mardi 15 octobre 2024, la sous-section du Syndicat National des Travailleurs de la Santé (SYNTRAS) du Centre Hospitalier Régional de Ziguinchor a décidé de reprendre son mouvement d’humeur pour dénoncer le non-respect des accords essentiels qui avaient été convenus avec l’administration de l’hôpital. Cette reprise a été marquée par un point de presse suivi d’un sit-in, au cours duquel le secrétaire général du syndicat, Siméon Faye, a pris la parole pour exposer les difficultés rencontrées par le personnel de l’hôpital.

Siméon Faye a souligné le mécontentement croissant des travailleurs face à ce qu’il qualifie de « promesses non tenues ». « Les travailleurs en ont assez. Nous avons été patients, mais rien n’a changé sur les points essentiels qui avaient motivé notre première grève », a-t-il déclaré. Selon lui, les accords signés avec l’administration n’ont toujours pas été respectés, en particulier en ce qui concerne les primes de motivation qui n’ont pas été versées. « L’hôpital doit à son personnel 105 millions de FCFA en termes de primes de motivation, mais à ce jour, nous n’avons aucune lumière sur la situation. »
Le problème des primes de motivation est l’une des principales revendications du personnel hospitalier, qui dénonce une gestion opaque des finances de l’établissement. Cette situation crée un climat de méfiance et de frustration parmi les travailleurs, d’autant plus que certains d’entre eux n’ont pas reçu leurs primes depuis des mois.


Le secrétaire général du SYNTRAS a également pointé du doigt la situation des contractuels de la convention collective du commerce, employés depuis 2016, mais dont les droits à l’ancienneté et les cotisations à l’Ipress (Institution de Prévoyance Retraite du Sénégal) n’ont pas été régularisés. Siméon Faye a expliqué que si l’ancienneté de ces contractuels a finalement été reconnue, leurs cotisations à l’Ipress, elles, n’ont pas été rétroactivement régularisées. « C’est une situation inacceptable où l’on reconnaît l’ancienneté sur les bulletins de salaire, mais on refuse de l’intégrer dans les cotisations à l’Ipress », a-t-il dénoncé, avant d’ajouter que ce genre de pratiques incohérentes aggrave les frustrations parmi les employés.
Siméon Faye a profité de cette occasion pour dénoncer ce qu’il appelle « l’acharnement » du directeur de l’hôpital contre les membres du syndicat. Selon lui, depuis le début des mouvements de grève, le directeur a mis en place des pratiques répressives, ciblant en particulier le secrétaire général et d’autres membres actifs du syndicat. « Le directeur de l’hôpital, appuyé par le président du conseil d’administration, utilise des méthodes de pression contre le personnel qui ne sont pas conformes à la loi », a-t-il affirmé.
L’une des mesures les plus décriées est la suspension d’un agent qui était parti en formation, ainsi que des sanctions prises contre plusieurs autres employés, des actions jugées arbitraires et illégales par le syndicat.
Outre les problèmes financiers, Siméon Faye a également dénoncé l’état de délabrement des infrastructures et des équipements médicaux de l’hôpital. Il a particulièrement mis l’accent sur la panne de la radio numérique, indispensable pour réaliser des mammographies. « Cela fait maintenant quatre ans que la radio numérique est en panne, empêchant toute possibilité de faire des mammographies. C’est une situation d’autant plus alarmante que nous sommes en plein Octobre Rose, une période cruciale pour le dépistage du cancer du sein. »
Le manque d’équipement adéquat met en danger non seulement les patients, mais aussi la qualité des soins prodigués par les professionnels de santé. Le personnel hospitalier, déjà épuisé par les conditions de travail difficiles, déplore que leurs revendications légitimes ne soient toujours pas prises en compte par la direction.
Face à cette situation qui semble au point mort, le SYNTRAS a annoncé un nouveau plan d’action qui démarrera dès ce mardi 15 octobre avec ce sit-in, suivi d’une série de grèves. Selon le calendrier annoncé par le secrétaire général, une grève avec service minimum est prévue pour le lundi 21 octobre et le mardi 22 octobre 2024. Une grève générale sans service minimum est programmée pour le mercredi 23 octobre, et une évaluation de la situation se fera le jeudi 24 octobre pour déterminer la nécessité de poursuivre ou non le mouvement.
La situation au Centre Hospitalier Régional de Ziguinchor illustre une fois de plus les nombreux défis auxquels est confronté le secteur de la santé au Sénégal. Entre une gestion financière opaque, des équipements défaillants, des revendications salariales non respectées et des tensions internes, le personnel hospitalier se retrouve pris dans une spirale de mécontentement.

A.S. – Ledakarois.sn
Ziguichor

Crise dans les universités publiques : Le SAES tire la sonnette d’alarme et exige des actions immédiates

Le Syndicat Autonome de l’Enseignement Supérieur (SAES) alerte sur la situation critique des universités publiques sénégalaises. Lors de deux réunions importantes tenues les 11 et 12 octobre 2024, le syndicat a dénoncé les conditions précaires qui menacent l’avenir académique des étudiants et l’efficacité de l’enseignement supérieur.
Le SAES souligne que malgré les efforts des enseignants pour rétablir une année académique normale après les interruptions liées aux crises socio-politiques de 2021, 2023, et 2024, les universités restent dans un état alarmant. Parmi les principaux problèmes soulevés figurent des chantiers inachevés, des effectifs surchargés, et des moyens financiers insuffisants. Le syndicat a également critiqué l’ouverture tardive des campus sociaux, retardant la reprise des cours dans des conditions adéquates.
Le syndicat s’en prend particulièrement au Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI), accusé de ne pas respecter ses engagements. Le budget des universités est jugé insuffisant, ne permettant de couvrir que neuf mois de salaires, une situation qualifiée de « fiction budgétaire ». Le SAES dénonce aussi l’ingérence du MESRI dans le recrutement des enseignants, une prérogative qui, selon le syndicat, devrait revenir aux instances académiques.
Le protocole d’accord signé entre le SAES et le gouvernement en janvier 2023, reste selon eux largement non appliqué. Le syndicat demande notamment la publication d’un décret sur la retraite des enseignants-chercheurs, qui, malgré les promesses, n’a toujours pas vu le jour. Cette situation crée un climat d’incertitude qui, selon le SAES, compromet sérieusement l’avenir du système universitaire.
Le SAES a appelé à une mobilisation de ses membres et met en garde contre tout retard dans le paiement des salaires. Alors que les bacheliers de 2024 se préparent à entrer à l’université, le syndicat avertit que l’inaction du gouvernement pourrait avoir des conséquences graves sur l’avenir de milliers d’étudiants.

UCAD : Les étudiants de la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques dénoncent la réduction des bourses

Dakar, 15 octobre 2024 – Le collectif des listes syndicales de la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques (FSJP) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) exprime son profond mécontentement face à la récente décision du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation de réduire, sans consultation préalable, le montant des bourses de plusieurs étudiants.


Dans un communiqué conjoint, les syndicats dénoncent une mesure qui frappe durement les étudiants, certains ayant même passé une année entière sans percevoir leur bourse. Ils qualifient cette décision d’« inédite dans l’histoire du pays », rappelant qu’à une période où les salaires des fonctionnaires, y compris ceux du ministère, sont versés, priver les étudiants de cette ressource essentielle relève d’une inégalité flagrante.
Cette situation intervient alors que les étudiants comptent sur leurs bourses pour subvenir à leurs besoins vitaux, notamment en matière d’hébergement, de restauration et de recherches académiques. Les retards récurrents dans les paiements, combinés à la diminution du montant, rendent la situation insoutenable.
Le collectif exhorte le ministre à revenir sur cette décision dans les plus brefs délais et prévient que tous les moyens de lutte seront envisagés pour défendre cette revendication. Ils rappellent également l’importance de respecter les droits des étudiants, pour qui la bourse représente un soutien indispensable.
Avec cette sortie vigoureuse, la communauté estudiantine réitère son engagement pour la justice sociale et le respect de leurs droits dans un contexte où la précarité étudiante devient de plus en plus alarmante.

HÔPITAL ABASS NDAO DE DAKAR : Plus de 300 contractuels exigent leur recrutement

Au sortir d’une réunion du Conseil d’administration, pancartes aux mains, plus de trois cents (300) contractuels de l’hôpital Abass Ndao de Dakar ont manifesté leur mécontentement pour cause de non recrutement après plusieurs années de service.

Lamine Diop, secrétaire général de leur syndicat, s’exprimant au micro du « Groupe Le Dakarois », explique que parmi eux, il y en a qui ont fait plus de vingt (20) ans de service sans être régularisés. « Certains sont même déjà partis à la retraite. Nous n’avons jamais bénéficié de recrutement. Chaque année, l’administration renouvelle nos contrats de prestation de service alors que ceux-ci ne doivent être renouvelables qu’une fois », regrette-t-il. Par ailleurs, il dénonce les augmentations de salaire dont jouissent uniquement les membres du Conseil d’administration, pas le reste des travailleurs.

B.F., faisant partie du personnel, s’est également confié au « Dakarois » : « C’est en 1997 que j’ai commencé à travailler à Abass Ndao sans contrat écrit jusqu’à l’an 2000, année à laquelle je suis partie. À mon retour, en 2010, j’ai continué à travailler dans les mêmes conditions jusqu’en 2014. Après l’arrivée du directeur, Dr Amadou Ndiaye, il m’a enrôlée comme prestataire de service. Toutefois, c’est pendant ces deux dernières années que j’ai eu à travailler avec un CDD (contrat à durée déterminée) d’un an ».

A. W. D., membre du personnel depuis 2013 a tenu le même discours que ses collègues. « Je travaille à la salle de stérilisation du laboratoire. Avant l’arrivée du Dr Amadou Ndiaye, nous ne représentions rien dans cet hôpital. C’est lui qui nous a octroyé des contrats à durée déterminée d’un an. Si cela ne dépendait que de lui, nous aurions été embauchés », a-t-elle dit.

Ces travailleurs affirment que l’actuel directeur de la structure sanitaire est favorable à leur requête ; mais, c’est le Conseil d’administration qui n’a pas encore donné son feu vert. Ils annoncent qu’ils vont passer à la vitesse supérieure si rien n’est fait ; quitte à refuser l’accès à la salle de réunion au Conseil d’administration.

Le Dakarois

VIOLATION DU CODE DE L’ÉLECTRICITÉ : Une plainte déposée contre l’Aser, AEE Power Sénégal et cie atterrit sur la table du procureur

D’après des informations exclusives du « Dakarois Quotidien », Assane Sall, ingénieur en génie électrique, a déposé une plainte contre l’ASER, AEE Power EPC, AEE Power Sénégal et la Banque Santander SA pour « violation du Code de l’électricité ». Il dénonce l’absence d’appel d’offres et de l’avis de la Commission de Régulation (CRSE) dans ce contrat d’électrification de plus de mille sept cents (1700) villages.

Le scandale présumé dénommé « Aser-Gate » est loin de connaître son épilogue. Assane Sall, ingénieur sénégalais en génie électrique, a déposé une plainte intitulée « dénonciation d’infractions » auprès du procureur de la République ce 14 octobre, selon des informations exclusives du « Dakarois Quotidien ».

Fort d’une expérience professionnelle de dix-huit (18) ans dans le secteur de l’énergie, le sieur Sall remet en cause des irrégularités sur le contrat liant l’Aser (Agence sénégalaise d’électrification rurale) à l’entreprise espagnole, AEE Power EPC pour « violation du Code de l’électricité ». Sa plainte vise spécifiquement AEE Power EPC, AEE Power Sénégal, la Banque Santander SA ainsi que toute autre personne physique ou morale impliquée dans l’élaboration et la signature du contrat datant du 23 février 2024.

Le plaignant soutient que cette convention, présentée comme un « contrat par offre spontanée négociée », n’a pas respecté les modes de passation prévus par le Code de l’électricité. En effet, selon l’article 36 du code, les conventions relatives aux activités réglementées du secteur électrique doivent être attribuées via l’un des trois modes suivants : appel d’offres, entente directe ou offre d’initiative privée, explique M. Sall sur la plainte parcourue par « Le Dakarois Quotidien ».

  • Sall fait valoir que le contrat en question n’a fait l’objet d’aucun appel d’offres ; ce qui aurait dû être une étape obligatoire. En outre, il estime que les conditions pour qu’il puisse être qualifié d’entente directe ou d’offre d’initiative privée n’ont pas été remplies. De plus, il y a une absence d’un avis conforme de la Commission de Régulation du Secteur de l’Électricité (CRSE). La CRSE, qui est chargée d’émettre un avis conforme sur ces types de procédures, n’a jamais statué sur ce sujet, explique l’ingénieur. Cela constitue, selon le plaignant, une violation claire des exigences légales. C’est pourquoi, « ce contrat, dans la forme comme dans le fond, viole les dispositions établies dans le Code de l’électricité », affirme M. Sall, sur la plaite lue par « Le Dakarois Quotidien ».

D’autre part, Assane Sall pointe la responsabilité du partenaire technique, AEE Power EPC, et Banco Santander SA, qu’il accuse de n’avoir pas effectué les vérifications nécessaires pour s’assurer que le contrat respectait les lois et règlements du Sénégal. En effet, la partie plaignante souligne que ces entités avaient l’obligation de mener une “due diligence” approfondie afin de garantir la conformité juridique du projet.

« Vu tous les manquements énumérés en supra et qui sont loin d’être exhaustifs », l’ingénieur a demandé au procureur de la République de bien vouloir ouvrir une enquête pour situer les responsabilités afin que les contribuables sénégalais ne soient pas lésés.

Le Dakarois

Inondations au nord du Sénégal : L’Alliance pour la République exprime sa solidarité et interpelle le gouvernement

Le Secrétariat Exécutif National de l’Alliance pour la République (APR) a exprimé, ce mardi, une vive préoccupation face aux récentes inondations causées par la crue du fleuve Sénégal. Les régions de Bakel, Matam et Saint-Louis, lourdement impactées, sont en proie à une situation de grande détresse, tant sur le plan matériel que psychologique.

Dans son communiqué, l’APR a manifesté sa solidarité avec les populations touchées, réaffirmant son soutien en ces moments difficiles. Le parti a notamment pointé du doigt la gestion de la crise par le gouvernement dirigé par Ousmane Sonko. Il a appelé à une réponse rapide et adaptée face à l’urgence de la situation, critiquant ce qu’il qualifie de « discours inutiles » souvent tenus par les autorités en période de crise. L’APR réclame des actions concrètes, exhortant le gouvernement à agir avec célérité pour soulager les souffrances des victimes.

Le parti a, par ailleurs, invité ses militants et responsables à renforcer leur soutien auprès des populations affectées. Il a également encouragé la mise en place rapide de mesures sociales, humanitaires et techniques pour répondre aux besoins urgents des victimes de cette catastrophe naturelle.

Avec ce message, l’APR entend réaffirmer son engagement aux côtés des habitants du nord du Sénégal et rappeler au gouvernement la nécessité d’agir pour faire face aux défis posés par ces inondations.

Conseil interministériel JOJ Dakar 2026 : le Premier ministre Ousmane Sonko valide 40 mesures stratégiques pour une organisation réussie

Le Sénégal poursuit son ambition d’organiser des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) mémorables en 2026. Mardi, le Premier ministre Ousmane Sonko a présidé un Conseil interministériel consacré à cet événement majeur, au cours duquel 40 mesures stratégiques ont été validées pour assurer la réussite de ces jeux. Ces mesures concernent divers aspects logistiques, infrastructurels et culturels, avec l’objectif de faire briller le Sénégal sur la scène internationale.

Le Comité d’organisation des JOJ a présenté un rapport sur les avancées des préparatifs, qui a conduit à la prise de décisions cruciales. Parmi les réalisations notables, la finalisation des documents de planification stratégique et opérationnelle et la sélection des sites pour les compétitions et entraînements. Plusieurs infrastructures sportives et hôtelières sont actuellement en cours de rénovation ou de construction. Le stade Iba Mar Diop et la piscine olympique, ainsi que la construction d’un centre équestre à Diamniadio, témoignent des efforts déployés pour offrir aux athlètes des conditions optimales.

La question de la sécurité a été abordée de manière approfondie. Le ministre de l’Intérieur et celui de la Sécurité publique mettront en place un plan de sécurité conjoint pour garantir un déroulement serein des JOJ. En parallèle, un plan spécial pour la mobilité des spectateurs sera mis en place afin d’améliorer les infrastructures routières et les parkings aux abords des sites de compétition.

Souhaitant inscrire cet événement dans une démarche durable, un plan de gestion écologique sera déployé. Ce dernier inclut un programme de reboisement et des mesures pour compenser l’empreinte carbone des jeux. L’État sénégalais a déjà mobilisé 36 milliards FCFA, et des partenaires internationaux sont attendus pour compléter ce financement. De plus, le Comité International Olympique (CIO) a promis une contribution de 54 milliards FCFA.

Ousmane Sonko a insisté sur la dimension culturelle des JOJ, affirmant l’importance de promouvoir les acteurs culturels sénégalais et africains. Un programme culturel sera élaboré pour accompagner les compétitions sportives, afin de faire de Dakar 2026 un événement qui célèbre la diversité culturelle du continent.

Avec ces mesures, le Premier ministre a réaffirmé son ambition de faire des JOJ Dakar 2026 un succès tant sur le plan sportif que culturel. Le Sénégal se prépare ainsi à accueillir le monde entier dans un cadre moderne, sécurisé et écologiquement responsable, tout en mettant en avant ses richesses culturelles et son savoir-faire organisationnel.

Dakar 2026 s’annonce comme un moment historique, tant pour les jeunes athlètes que pour la nation sénégalaise.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°298 – du 16/10/2024

🔴 « VIOLATION DU CODE DE L’ÉLECTRICITÉ » : LE PROCUREUR SAISI D’UNE PLAINTE CONTRE LES ACTEURS PRÉSUMÉS DE L’« ASER-GATE »
🔴 ÉTAT DES FINANCES PUBLIQUES : MACKY SALL REJETTE LES CHIFFRES DE SONKO
🔴 HÔPITAL ABASS NDAO DE DAKAR : PLUS DE 300 CONTRACTUELS EXIGENT LEUR RÉGULARISATION

🔴 ÉLIMINATOIRES CAN 2025 / VICTOIRE DU SÉNÉGAL SUR LE MALAWI : SADIO MANÉ, ARTISAN DE LA QUALIFICATION DES « LIONS »
🔴 ÉGYPTE / CAN BEACH SOCCER 2024 : AL SEYNI NDIAYE ET SES COÉQUIPIERS REÇOIVENT LE DRAPEAU NATIONAL

Macky Sall réplique à Ousmane Sonko : « J’ai laissé un Sénégal avec des indicateurs au vert »

L’ancien président sénégalais, Macky Sall, a vigoureusement contesté les conclusions d’un audit réalisé par le gouvernement d’Ousmane Sonko, selon lesquelles son administration aurait sous-estimé la dette publique et le déficit budgétaire du Sénégal. Ce désaccord a été au cœur de l’entretien de l’ancien chef de l’État avec Jennifer Zabasajja, de Bloomberg, ce mardi 15 octobre 2024 à Londres.

Macky Sall a exprimé ses regrets face aux déclarations de son successeur à la primature, affirmant que « les propos du Premier ministre (Ousmane Sonko) sont totalement faux et ont conduit à une dégradation de la note de crédit du Sénégal ». En effet, le Premier ministre avait précédemment affirmé que l’administration Sall avait caché l’ampleur de la dette du pays, ce qui aurait contribué à la détérioration de la situation économique.

Macky Sall a tenu à clarifier sa position sur la gestion de la dette publique, soulignant que l’endettement est un levier incontournable pour financer le développement d’un pays. « Il ne faut pas se mettre dans la tête que l’on peut se développer sans dette, ce n’est pas possible », a-t-il déclaré. Selon lui, emprunter pour investir dans des projets structurants et développer les infrastructures est une pratique nécessaire et légitime. « Il ne faut pas confondre emprunter pour financer le développement et parler de surendettement », a-t-il ajouté.

L’ex-président a affirmé avoir laissé un Sénégal en bonne santé économique, affirmant : « J’ai quitté un pays où les indicateurs étaient au vert ». Il a également fait valoir que les résultats des investissements réalisés sous son mandat étaient visibles à travers les nombreuses infrastructures et projets de développement initiés. « Les résultats des investissements de mon administration sont tellement visibles qu’il ne devrait même pas y avoir de débat », a lancé Macky Sall en réponse aux critiques de son adversaire, Ousmane Sonko, devenu Premier ministre depuis mars 2024.

Le désaccord entre les deux hommes repose sur les conclusions d’une étude menée par le nouveau régime. Selon Ousmane Sonko, le ratio de la dette publique par rapport au produit intérieur brut (PIB) s’élevait à une moyenne de 76,3 % sur les cinq dernières années de la présidence de Macky Sall, bien au-delà des 65,9 % officiellement annoncés. Le déficit budgétaire, lui aussi, serait beaucoup plus élevé que prévu, atteignant plus de 10 % du PIB à la fin de l’année 2023, soit presque le double des chiffres annoncés par l’ancienne administration.

Ce différend sur les chiffres économiques marque un nouveau chapitre dans l’affrontement politique entre Macky Sall et Ousmane Sonko, qui se sont affrontés lors des élections présidentielles et continuent d’opposer leurs visions sur la gestion de l’économie du pays.

Montée des eaux du fleuve Sénégal : le village de Dembancané en détresse, un pont cède

Le village de Dembancané, situé dans le département de Kanel, région de Matam, fait face à une situation critique. Le pont reliant la commune de Dembancané a cédé sous la pression de la montée des eaux du fleuve Sénégal, accentuant les difficultés d’accès et plongeant les populations locales dans une précarité encore plus grande. Les images partagées par Alioune Tine, fondateur de l’AfricaJom Center, sur sa page X (ex-Twitter), témoignent de la gravité de la situation. Les populations riveraines lancent un appel pressant aux autorités pour une intervention rapide et efficace.

Alioune Tine, dans son message, a souligné l’urgence de la situation et la nécessité d’une solidarité nationale et internationale face à ces catastrophes naturelles qui affectent des milliers de personnes. « Les inondations et les catastrophes naturelles sont des problèmes qui appellent la solidarité nationale, régionale et internationale. On n’aime pas en parler, pourtant les habitants ont des problèmes existentiels basiques », a-t-il écrit.

Dans les commentaires qui ont suivi la publication, un internaute a rappelé que les habitants de Dembancané n’ont pas attendu l’État pour bâtir leur village. Depuis 1947, les populations locales ont contribué à la construction de plusieurs infrastructures vitales : une grande mosquée, des écoles, un poste de santé, un marché moderne, un château d’eau, et bien plus encore. Mais aujourd’hui, tout cela est menacé par les inondations.

« Après ce sera encore nous, émigrés, qui construirons à nouveau tout. À quand la présence de l’État? Quand est-ce que nous serions considérés comme citoyens? », s’interroge un autre internaute. Ce cri de cœur résonne avec force, non seulement pour Dembancané, mais aussi pour d’autres localités de la région comme Waoundé, Diawara, Bakel et bien d’autres, qui se sentent oubliées par l’État, sauf lors des campagnes électorales.

Face à cette catastrophe, la question de la gestion des infrastructures dans les zones rurales du Sénégal revient sur le devant de la scène. Les habitants de Dembancané, comme de nombreuses autres communautés riveraines du fleuve Sénégal, se sentent délaissés. Ils en appellent aujourd’hui à une véritable prise en charge de la situation par l’État et les autorités compétentes.

Ces inondations, qui surviennent à répétition dans la région, rappellent une nouvelle fois l’urgence d’une politique de gestion durable des eaux et des infrastructures dans cette partie du pays. Pour l’heure, les habitants de Dembancané attendent toujours une réponse à leur appel désespéré.

Un problème récurrent dans le bassin du fleuve Sénégal

Les inondations dans le bassin du fleuve Sénégal sont un problème récurrent, affectant chaque année des milliers de personnes et provoquant des dégâts matériels importants. La gestion de ces crises nécessite une coordination entre les autorités locales, nationales, et internationales pour prévenir de nouvelles catastrophes et fournir l’aide nécessaire aux populations touchées.

La détresse de Dembancané est un rappel poignant des défis auxquels sont confrontées ces communautés rurales. L’urgence de la situation appelle à une réponse rapide et concrète, afin que ces citoyens, à part entière, soient enfin pris en considération.

Rebondissement dans l’affaire de falsification du cachet de la Primature : liberté provisoire confirmée pour deux accusés

L’affaire de falsification du cachet de la Primature connaît un nouveau développement. La chambre d’accusation de la Cour d’appel de Dakar a confirmé ce matin la liberté provisoire accordée à deux des mis en cause, El Hadj Mamadou Diallo et Serigne Mbaye. Ces derniers avaient déjà bénéficié de cette mesure par décision du juge du 8e cabinet de Dakar. Le procureur de la République, ayant interjeté appel contre cette décision, avait vu l’affaire portée devant la chambre d’accusation, qui a fini par confirmer la décision initiale.

Cette affaire remonte à août dernier, lorsque les services du ministère de l’Intérieur avaient alerté la Division des investigations criminelles (DIC) sur des actes frauduleux impliquant un groupe de personnes, dont Serigne Mbaye, Safiétou Sy, El Hadj Mamadou Diallo et Mouhamed Aly Bamanka. Les accusés sont soupçonnés d’avoir falsifié un cachet de la Primature et imité la signature du Premier ministre Ousmane Sonko dans le but de rencontrer des autorités étrangères, notamment lors d’un déplacement en Libye.

Ils sont poursuivis pour des charges graves : association de malfaiteurs, faux et usage de faux dans un document administratif, contrefaçon du sceau de l’État et escroquerie.

Parmi les accusés, El Mamadou Diallo et Serigne Mbaye ont tous deux clamé leur innocence lors de l’enquête préliminaire. Diallo a déclaré qu’il avait simplement été recruté en tant qu’interprète et qu’il ignorait les activités frauduleuses du groupe. Serigne Mbaye, quant à lui, a soutenu qu’il agissait comme courtier pour Safiétou Sy, qui lui aurait demandé de l’accompagner lors de déplacements en Libye et à Dubaï pour rencontrer des partenaires d’affaires.

Toutefois, Safiétou Sy, qui reste incarcérée, est présentée par Serigne Mbaye comme la principale responsable des actions du groupe. Selon ce dernier, elle serait à l’origine des opérations menant à la falsification et aux rencontres organisées.

Le ressortissant nigérian Mouhamed Aly Bamanka, désigné comme le cerveau de l’opération, est toujours en fuite. Son rôle aurait été central dans l’organisation de la fraude, notamment en fournissant les moyens matériels nécessaires à la falsification du cachet et des documents.

Alors que l’enquête se poursuit, l’incarcération de Safiétou Sy continue de peser sur le dossier, tandis que la chasse à l’homme pour retrouver Mouhamed Aly Bamanka se poursuit.

Le Sénégal valide sa qualification pour la CAN 2025 grâce à un but décisif de Sadio Mané face au Malawi

Dans un match retour tendu contre le Malawi à Lilongwe, le Sénégal a décroché sa place pour la CAN 2025 grâce à un but décisif de Sadio Mané en toute fin de match. En s’imposant 1-0, les Lions de la Teranga marquent ainsi leur 18e participation à la prestigieuse compétition africaine, continuant à renforcer leur statut de géant du football sur le continent.

Sous la direction de Pape Thiaw, le Sénégal a aligné un 4-3-3 résolument offensif. Dès les premières minutes, les Lions ont pris le contrôle du match, multipliant les occasions et mettant une pression constante sur la défense malawite. Cependant, malgré six corners obtenus et plusieurs tentatives en première mi-temps, les Sénégalais peinent à concrétiser leurs opportunités. Les tirs de Moussa Niakhaté et Sadio Mané passent au-dessus ou à côté des cages, frustrant l’équipe qui rentre aux vestiaires sur un score nul et vierge (0-0).

De retour sur le terrain, les hommes de Pape Thiaw intensifient leurs efforts, dominent les débats et assiègent la moitié de terrain malawite. Nicolas Jackson, auteur d’un but lors du match aller, se montre menaçant mais sans réussite. L’équipe malawite, résiliente, tente de résister, bien que largement dominée dans le jeu. La situation se complique davantage pour eux lorsque le Sénégal effectue des changements tactiques à la 69e minute, avec les entrées d’Ismaïla Sarr et Habib Diallo, dans l’espoir de débloquer la situation.

Cependant, malgré la pression accrue, le Sénégal n’arrive toujours pas à concrétiser ses nombreuses occasions. Sadio Mané manque une opportunité clé à la 80e minute, frappant dans le petit filet. Mais les Lions ne se découragent pas.

Finalement, au bout du suspense, alors que le match semble se diriger vers un nul frustrant, le Sénégal obtient un coup franc dans les arrêts de jeu. À la 90e + 6 minute, Sadio Mané, impérial, délivre son équipe et tout un pays en marquant son 46e but en sélection d’un coup franc magistral. Cette réalisation libère les Lions et leur assure la victoire 1-0.

Grâce à ce but tardif, le Sénégal valide son billet pour la CAN 2025, où il cherchera à défendre son titre de champion d’Afrique. Cette qualification, la 18e dans l’histoire du pays, marque un nouvel accomplissement pour les Lions de la Teranga, qui visent une nouvelle fois les sommets du football continental. Pape Thiaw, dans son rôle d’entraîneur intérimaire, a su guider son équipe vers cette qualification cruciale, malgré des moments de doute pendant la rencontre.

Les supporters sénégalais peuvent maintenant se tourner vers la préparation de la prochaine Coupe d’Afrique des Nations, avec l’espoir de voir leur équipe briller à nouveau et confirmer leur statut de champions en titre.

Kaolack : Le coordonnateur du parti Rassemblement pour la Vérité appelle à une majorité écrasante pour la coalition de Sonko

Lors d’une conférence de presse tenue à l’issue de la cérémonie de lancement du document de politique nationale de développement « Sénégal 2050 », Thierno Kébé, coordonnateur départemental du parti Rassemblement pour la Vérité (And Ci Deuk), a exhorté les Sénégalais à accorder une majorité écrasante à la coalition dirigée par Ousmane Sonko lors des prochaines élections législatives de 2024.

Dans son intervention, Thierno Kébé a souligné l’importance pour le gouvernement d’obtenir une majorité à l’Assemblée nationale afin de mener à bien les réformes structurelles promises par Ousmane Sonko et son équipe, notamment Bassirou Diomaye Faye, président du parti, et son premier ministre désigné. Ces réformes visent à transformer le modèle économique du Sénégal, en particulier en luttant contre la corruption, en valorisant les ressources naturelles et en modernisant le secteur agricole.

« Pour redresser le Sénégal du sol au plafond, il est nécessaire d’accorder à la coalition de Sonko une majorité décisive », a déclaré M. Kébé, insistant sur la volonté du gouvernement de porter l’accès à l’eau et à l’électricité à 100 % sur tout le territoire. Il a également évoqué des réformes fiscales à venir, destinées à augmenter les recettes de l’État, ainsi que des initiatives pour renforcer les partenariats public-privé et réduire les charges de fonctionnement de l’État.

Le document « Sénégal 2050 », qui a été présenté lors de la cérémonie à Diamniadio, fixe les grandes orientations du pays pour les prochaines décennies. Pour Thierno Kébé, ce projet ambitieux nécessite l’appui total des citoyens, mais surtout un gouvernement doté d’une majorité parlementaire solide. « Nous invitons tous les Sénégalais à s’engager dans cette vision, car c’est l’avenir de notre pays qui est en jeu », a-t-il ajouté.

Le parti Rassemblement pour la Vérité And Ci Deuk a d’ores et déjà annoncé qu’il mobiliserait tous ses moyens financiers et logistiques pour la campagne électorale, avec pour objectif de permettre à la coalition PASTEF d’obtenir une victoire éclatante lors des législatives de 2024. « C’est la seule voie pour garantir que ces réformes cruciales voient le jour et redressent les finances publiques du Sénégal », a conclu Thierno Kébé.

Conflit à Fatick : des élèves interdits d’accès au collège catholique pour port de signes religieux

Le collège catholique du Sine, à Fatick, est au cœur d’une polémique après l’interdiction d’accès de plusieurs élèves à cause du port de signes religieux. Ce lundi, des élèves se sont vu refuser l’entrée de l’établissement, malgré un arrêté ministériel qui autorise ces pratiques vestimentaires. Cet incident suscite une vive réaction des parents d’élèves, qui pointent du doigt le principal de l’établissement, accusé de ne pas respecter la loi en vigueur.

Le ministère de l’Éducation nationale a récemment publié un arrêté en réponse à une demande du Premier ministre Ousmane Sonko. Cet arrêté impose à tous les établissements scolaires, qu’ils soient publics ou privés, d’accepter le port de signes religieux tels que le voile, la croix ou les perles sacrées, tant qu’ils ne compromettent pas l’identification de l’élève. Cette mesure vise à garantir la liberté religieuse tout en respectant les exigences académiques.

Cependant, le collège catholique du Sine semble défier cette directive. Plusieurs élèves ont été empêchés de rejoindre leurs classes en raison de leur port de symboles religieux, notamment le voile, ce qui a déclenché une vague d’indignation chez les parents.

Les parents, soutenus par plusieurs associations, ont rapidement réagi en dénonçant ce qu’ils considèrent comme une violation flagrante des droits de leurs enfants. « Le principal du collège agit comme s’il était au-dessus des lois. Il ne respecte pas l’arrêté qui a été clairement établi par le ministère. Nous ne tolérerons pas cette injustice », a déclaré un parent, repris par le média Bès Bi.

D’autres voix s’élèvent également au sein de la communauté pour demander des éclaircissements de la part de la direction du collège, arguant que l’école doit s’adapter aux nouvelles directives de l’État, quel que soit son statut religieux.

Cette situation met en lumière un débat plus large concernant la cohabitation entre laïcité et liberté religieuse dans les écoles confessionnelles au Sénégal. Bien que ces institutions privées soient libres de fixer certaines règles internes, elles sont également soumises aux lois nationales, surtout dans le cadre de l’éducation.

Le collège catholique du Sine pourrait se retrouver face à des sanctions si le ministère de l’Éducation décide de réagir fermement. En attendant, cette affaire continue d’alimenter les discussions dans tout le pays, notamment sur l’équilibre entre respect des croyances religieuses et le cadre strict des établissements privés.

Ce bras de fer entre les parents, les élèves, et l’administration du collège du Sine pourrait créer un précédent important pour les futures interactions entre les établissements scolaires privés et l’État sénégalais. Le débat sur les signes religieux dans les écoles, relancé par cette affaire, ne fait que commencer et promet d’être suivi de près dans les semaines à venir.

Diéguy Diop : Libérée sous caution, elle revient sur ses conditions de détention

Après avoir été poursuivie pour détournement de deniers publics, Diéguy Diop, ex-directrice de la promotion de l’économie sociale et solidaire, est désormais libre. Pour bénéficier de cette liberté provisoire, la responsable politique de l’Alliance pour la République (APR) a consigné la somme de 28 millions de francs CFA. Dans un entretien exclusif accordé au journal L’Observateur, Diéguy Diop a évoqué son expérience marquante de détention au Tribunal de grande instance de Dakar.

« Je ne souhaite à personne un passage à la cave »

Décrivant sa détention comme une épreuve à la fois éprouvante et humiliant, Diéguy Diop confie ne pas vouloir revivre une telle expérience, pas même pour ses adversaires. « Je ne souhaite à personne, pas même à mon pire ennemi, un passage à la cave du Tribunal de grande instance de Dakar », affirme-t-elle avec émotion. Pour Diéguy Diop, cette forme de restriction de liberté, en particulier pour une femme ou une mère, est « dégradante ».

Elle souligne l’impact psychologique que cette détention a eu sur elle, faisant référence à la situation d’autres détenus qui l’ont particulièrement marquée. Parmi eux, un vieil homme de 80 ans, fournisseur de métier, qui peinait à supporter les conditions de détention à cause de son âge avancé, et un jeune adolescent de 15 ans. « J’ai immédiatement pensé à ma fille qui a le même âge, et cela m’a fait craquer », raconte-t-elle.

Une détention teintée de fierté et de colère

Malgré l’épreuve qu’elle a traversée, Diéguy Diop dit avoir ressenti des émotions contradictoires durant son incarcération. « Paradoxalement, j’ai ressenti à la fois de la fierté et de la colère. De la fierté parce que je me suis dit que c’était à cause de mes opinions politiques que je me retrouvais là », explique-t-elle. Cependant, elle a également exprimé sa profonde indignation devant ce qu’elle considère comme une instrumentalisation de l’appareil judiciaire à des fins politiques. « Il n’est jamais normal que des Sénégalais ayant accédé à un certain niveau de magistrature utilisent l’État contre un adversaire politique », déplore-t-elle, ajoutant que son ministre de tutelle aurait juré de la faire emprisonner.

Pour l’ancienne directrice, cette affaire met en lumière les dérives du système judiciaire et l’impact que cela peut avoir sur les individus. Elle conclut en affirmant que cette expérience a renforcé sa détermination politique, tout en soulignant le besoin d’une réforme pour garantir une justice plus équitable au Sénégal.

Ainsi, en attendant que le jugement final soit rendu, Diéguy Diop reste libre sous caution, mais cette expérience derrière les grilles de la cave laisse en elle des cicatrices indélébiles.

COSYDEP Salue une Rentrée Scolaire Réussie et Appelle au Dialogue sur la Question du Port du Voile

La Coalition des Organisations en Synergie pour la Défense de l’Éducation Publique (COSYDEP) a exprimé sa satisfaction face à la mobilisation exceptionnelle des acteurs et partenaires pour la réussite de la rentrée scolaire 2024-2025. Dans un communiqué transmis à Dakaractu, la COSYDEP a souligné l’importance de cette collaboration pour assurer un environnement éducatif serein et propice à l’apprentissage.

En marge de ce bilan positif, la coalition a également réagi à la récente polémique autour de l’arrêté ministériel concernant le port du voile dans les établissements scolaires. Le débat, qui a suscité de nombreuses discussions au sein de la société sénégalaise, a été abordé par la COSYDEP sous l’angle de la conciliation et du dialogue.

La COSYDEP recommande ainsi d’opter pour le dialogue direct entre l’administration scolaire et les parties prenantes sur les questions sensibles, notamment celles liées aux croyances religieuses et à la loi. L’organisation souligne la nécessité de soutenir les comités de gestion des écoles pour l’élaboration inclusive des règlements intérieurs, tout en respectant les principes directeurs encadrés par l’autorité académique.

Outre cet appel au dialogue, la COSYDEP met en avant plusieurs priorités pour cette année scolaire. Elle insiste sur la mobilisation des ressources pour assurer la normalisation des établissements scolaires, l’intégration des enfants encore hors du système éducatif, ainsi que le renforcement de l’encadrement et de la régulation de toutes les offres d’éducation. La coalition appelle également à une concertation autour des réformes annoncées, en prenant en compte les enjeux d’actualité.

Enfin, la COSYDEP rappelle que l’école doit jouer un rôle central dans la consolidation de la cohésion sociale au Sénégal. Loin d’être un lieu de divisions, l’école est attendue pour renforcer les valeurs d’humanisme, de solidarité et de respect de l’autre. Dans ce contexte, la question de la tenue vestimentaire doit être traitée avec sensibilité, en veillant à ne pas compromettre le rôle fondamental de l’école dans la construction d’une société unie.

L’organisation conclut son communiqué en soulignant que le système éducatif sénégalais doit répondre aux attentes des parents tout en garantissant un environnement d’apprentissage de qualité, basé sur la rigueur, la discipline et des performances élevées.

Diéguy Diop exprime sa gratitude et clame son innocence après sa libération

Diéguy Diop, ancienne directrice de la Promotion de l’économie sociale et solidaire, récemment libérée après son inculpation, a adressé un message de remerciements à ses soutiens. Dans une déclaration publique, elle a également demandé pardon à l’ensemble des Sénégalais qui se sont mobilisés lors de son arrestation.

Accompagnée de son avocat, Me El Hadji Diouf, Diéguy Diop a réaffirmé son innocence, insistant sur le fait qu’elle n’a détourné aucun fonds publics. « La loi me permet de déposer une caution pour recouvrer la liberté. Mais je n’ai remboursé aucun centime parce que je n’ai pas détourné de l’argent », a-t-elle souligné.

Pour éviter d’être placée sous mandat de dépôt, Diéguy Diop a déposé une somme de 28 millions de francs CFA à la Caisse des dépôts et de consignation. Cette somme, selon un juriste contacté par Seneweb, lui sera restituée si elle est acquittée par la justice. En revanche, si elle est reconnue coupable, les fonds seront versés dans les caisses du Trésor Public.

Diéguy Diop demeure sous contrôle judiciaire en attendant l’issue de l’affaire.

Amadou Ba : Un discours attendu, entre annonces officielles et spéculations

L’ancien Premier ministre et leader du Parti Nouvelle Responsabilité, Amadou Ba, vient de susciter l’attention en annonçant sur sa page Facebook qu’il s’adressera prochainement au peuple sénégalais. Ce discours, selon lui, sera une occasion de partager ses réflexions sur des questions cruciales pour la nation. Dans son message, Amadou Ba n’a pas dévoilé de détails précis sur le format, la date ou le lieu de cette intervention, précisant que ces informations seraient communiquées ultérieurement. Il a toutefois invité ses abonnés à suivre attentivement les prochaines annonces pour ne rien manquer.

Cependant, quelques heures avant cette déclaration, des affiches ont fait leur apparition, vraisemblablement diffusées par son équipe de communication, annonçant un point de presse ce mercredi 16 octobre au King Fahd Palace, à 21 heures. Cette diffusion prématurée a soulevé des interrogations : s’agit-il d’une initiative de son équipe, ou Amadou Ba aurait-il changé d’avis concernant la forme que prendra sa communication ?

Le flou persiste autour de cet événement. Amadou Ba, qui s’est tenu relativement à l’écart de la scène politique depuis son départ de la Primature, reste néanmoins une figure influente et écoutée. Son intervention pourrait marquer un tournant dans les débats politiques actuels, à l’approche de la présidentielle de 2024.

Dans tous les cas, l’opinion publique attend des clarifications dans les jours à venir. L’ancien chef de gouvernement devrait s’exprimer d’ici peu pour lever les incertitudes et préciser les contours de son projet politique, tout en réaffirmant sa vision pour l’avenir du Sénégal.

Cette allocution sera sans doute un moment clé dans le paysage politique sénégalais, et les spéculations autour de ses intentions ne font qu’alimenter l’intérêt autour de son message à venir.

Accident de la route : Lamine Ndiaye impliqué mais indemne, soutien du président Bassirou Diomaye Faye

L’artiste comédien Lamine Ndiaye a été victime d’un accident de la route sur l’autoroute à péage alors qu’il revenait du lancement du projet Sénégal 2050 au Centre International de Conférences Abdou Diouf (CICAD) à Diamniadio. L’événement, présidé par le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, et le Premier ministre Ousmane Sonko, avait rassemblé des acteurs clés du développement pour discuter de la vision future du pays.

Selon les premières informations, bien que choqué, Lamine Ndiaye est sorti indemne de cet accident. Cependant, d’autres passagers impliqués dans la collision ont été blessés et transportés à l’hôpital pour des soins.

Suite à l’incident, le président Bassirou Diomaye Faye a rapidement rendu visite à Lamine Ndiaye ainsi qu’aux autres victimes de l’accident. Ce geste de solidarité a été vivement salué par l’artiste, connu pour ses nombreuses contributions à la scène artistique sénégalaise. « Je remercie le président pour cette marque de soutien qui m’a beaucoup touché », a déclaré Ndiaye, encore sous le choc des événements.

Cet accident rappelle l’importance de la prudence sur les routes, en particulier sur les autoroutes à péage, où les risques d’accident sont élevés malgré les mesures de sécurité. Heureusement, l’artiste a pu échapper au pire, et ses fans ainsi que ses collègues du monde artistique continuent de lui témoigner leur soutien dans cette épreuve.

Cheikh Dieng entendu à la Section de recherches : éclaircissements sur le véhicule de 80 millions de francs

Cheikh Dieng, ancien directeur général de l’Office national d’assainissement du Sénégal (ONAS), a été convoqué par la Section de recherches (SR) de la gendarmerie. L’affaire porte sur un véhicule de luxe, d’une valeur de 80 millions de francs CFA, affecté à l’ex-directeur. Selon les informations révélées par le journal Libération, ce véhicule, devenu source de polémique, a fait l’objet d’une audition approfondie de Cheikh Dieng.

Au cœur des interrogations : pourquoi cette voiture a-t-elle été attribuée à titre personnel à l’ex-directeur ? Dieng, dans ses déclarations, a tenu à clarifier la situation. Il a défendu que le véhicule en question faisait partie d’un appui institutionnel en faveur de l’ONAS, fourni par des entreprises privées à certaines sociétés nationales. Il a insisté sur le fait que plusieurs autres véhicules avaient été affectés aux différents directeurs de l’ONAS ces dernières années, soulignant ainsi la normalité de la pratique.

Sur la question cruciale de la mutation du véhicule à son nom personnel, Cheikh Dieng a évoqué un « malentendu » au niveau du Secrétariat général de l’ONAS. Il a expliqué que ce service lui avait demandé sa pièce d’identité, sans toutefois lui en donner la raison exacte. Ce n’est qu’après qu’il a appris que le véhicule avait été enregistré à son nom. Il affirme avoir immédiatement demandé que le véhicule soit de nouveau réaffecté au nom de l’ONAS, minimisant ainsi les accusations de mauvaise gestion ou de favoritisme personnel.

À ce moment-là, selon lui, « il n’y avait même pas encore tout ce tollé autour de cette voiture », indiquant que l’affaire a pris des proportions qu’il ne soupçonnait pas à l’époque. Après avoir répondu à toutes les questions des enquêteurs, Cheikh Dieng est rentré libre, sans charges retenues contre lui pour le moment.

Cette affaire soulève cependant des interrogations plus larges sur la transparence dans la gestion des ressources des entreprises publiques, une question qui demeure cruciale dans le contexte sénégalais.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°297 – du 15/10/2024

🔴 PLAN QUINQUENNAL 2025-2029 DU « SÉNÉGAL 2050 » / MOBILISATION DE 18,5 MILLIARDS F CFA : LA MARGE DE CONTRIBUTION DU SECTEUR PRIVÉ FIXÉE À 40%
🔴 SORTIE D’EL MALICK NDIAYE SUR LA SITUATION FINANCIÈRE DE DDD : « SES PROPOS NE REFLÈTENT PAS LA RÉALITÉ », SELON L’INTERSYNDICALE

🔴 CHAMPIONNATS DU MONDE DE BOXE SAVATE : LA SÉNÉGALAISE CLAIRE MARIE DRAMÉ CROQUE DANS L’OR
🔴 RÉHABILITATION DE SON STADE EN COURS : CASA SPORTS NE DÉBUTERA PAS LA LIGUE 1 À ALINE SITOÉ DIATTA

Les ambitions chiffrées du duo Diomaye – Sonko : revenu, espérance de vie, dette et inflation au cœur de « Sénégal 2050 »

Le gouvernement du président Bassirou Diomaye Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko a dévoilé lundi un ambitieux plan de transformation économique et sociale, marqué par des objectifs précis en termes de revenu par habitant, espérance de vie, réduction de la dette et contrôle de l’inflation. Ce programme, intitulé « Sénégal 2050 : agenda national de transformation », vise à rompre avec les fléaux du sous-développement et du surendettement.

Présenté à Diamniadio six mois après l’installation du gouvernement et quelques semaines avant les législatives anticipées du 17 novembre, ce plan prévoit une croissance économique annuelle de 6,5 à 7% entre 2025 et 2029. Souleymane Diallo, directeur général de la planification au ministère de l’Économie, a affirmé que le Sénégal devait jeter les bases d’un nouveau modèle économique durant cette période.

Parmi les objectifs clés, le gouvernement souhaite réduire la dette publique qui atteignait 83,7 % du PIB en 2023, pour la ramener à 70 % d’ici 2029. En parallèle, il ambitionne de ramener le déficit budgétaire à 3 %, après une moyenne de 10,4 % entre 2019 et 2023.

Le gouvernement promet également une hausse de 50 % du revenu par habitant, avec une augmentation du revenu moyen de 1.660 dollars à 2.468 dollars d’ici 2029. Cette progression devrait s’accompagner d’une augmentation de l’espérance de vie de trois ans, la faisant passer à environ 72 ans, contre près de 69 ans en 2023, selon les estimations de l’Agence nationale de la statistique.

Autre engagement majeur, le contrôle de l’inflation pour la maintenir autour de 2 % au cours des cinq prochaines années. En parallèle, le gouvernement s’engage à garantir un accès universel à l’eau et à l’électricité, renforçant ainsi les bases du développement humain.

Concernant les finances publiques, le gouvernement prévoit d’augmenter les recettes fiscales en élargissant l’assiette, sans augmenter les impôts. Il vise également à mieux cibler les subventions à l’énergie, qui représentent 4 % du PIB, tout en garantissant que cela n’impacte pas le tarif de l’électricité pour les citoyens.

Ces réformes devraient permettre au Sénégal de quitter la catégorie des pays à développement humain faible pour rejoindre celle des pays à développement humain moyen d’ici cinq ans, marquant un tournant décisif pour l’avenir du pays.

Sénégal 2050 : Victor Gorom Ndiaye, artisan de la transformation stratégique

Victor Gorom Ndiaye, PDG de Performances Group, est aujourd’hui l’une des figures les plus influentes du conseil en management stratégique en Afrique francophone. Depuis la création de son cabinet en 1995, il a été au cœur de la transformation de l’économie de plusieurs pays africains, notamment grâce à ses travaux pour l’élaboration du Plan stratégique « Sénégal 2050 » initié par le chef de l’État Bassirou Diomaye Diakhar Faye, sous la supervision du Premier ministre Ousmane Sonko.

Quand Victor Ndiaye a fondé Performances Group, le marché du conseil en Afrique subsaharienne était presque inexistant, limité principalement à des études financées par des bailleurs de fonds étrangers. En trois décennies, il a su établir son cabinet comme un leader incontesté dans le domaine, totalisant plus de 500 missions, dont deux tiers ont été financées par des clients africains eux-mêmes. Avec plus de 100 clients actifs et une équipe de consultants spécialisés répartis sur tout le continent, Performances Group s’impose comme un acteur clé du développement économique régional.

Sous la direction de Victor Ndiaye, le cabinet a conçu des plans stratégiques pour plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre, contribuant ainsi à leur émergence. L’une des contributions majeures de Performances Group a été d’encourager le retour de talents africains sur le continent et de former une nouvelle génération de cadres capables de piloter des projets de développement. Grâce à cette stratégie, de nombreux jeunes diplômés africains ont été impliqués dans des initiatives transformant leurs pays.

Victor Ndiaye incarne lui-même cet engagement. Après avoir acquis une décennie d’expérience dans le conseil en Europe, il a fait le choix audacieux de retourner en Afrique pour y contribuer à sa transformation. « Il y a 20 ans, j’avais 32 ans et j’ai décidé de quitter la douillette vie de consultant en Europe pour venir contribuer à la transformation de l’Afrique », a-t-il déclaré. Ce parcours a été salué par le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne, qui a reconnu l’impact significatif de Performances Group sur le développement industriel et stratégique de la région.

Diplômé d’un MBA de l’université de Californie à Berkeley et formé à HEC Paris, Victor Ndiaye a piloté des missions stratégiques majeures pour une quinzaine de pays africains. Ses collaborations s’étendent également aux organisations régionales telles que la CEDEAO, l’UEMOA et l’Union africaine, avec lesquelles il a travaillé sur des stratégies de développement régional et d’intégration économique.

Aujourd’hui, à la tête du Plan « Sénégal 2050 », Victor Gorom Ndiaye joue un rôle central dans l’élaboration de l’avenir économique et social du Sénégal. Son expertise et son dévouement continuent de façonner non seulement l’avenir du Sénégal, mais aussi celui de l’Afrique dans son ensemble.

Singhère : Remise de dons à 5 élèves dans le cadre du programme « VAP »

Cinq élèves de la commune de Kaour, dans le département de Goudomp, ayant participé à la surveillance des champs des Vacances Agricoles Patriotiques (VAP), ont reçu leurs récompenses ce jeudi.

« À l’instar des 15 autres communes du département de Goudomp, la commune de Kaour a également mis en place un champ communal dans le cadre des Vacances Agricoles Patriotiques (VAP). Actuellement, le maïs et le niébé que nous avons cultivés sont à maturité. Après les travaux champêtres, nous avons recruté cinq jeunes pour surveiller ces champs contre les oiseaux et autres animaux sauvages qui auraient pu détruire les récoltes. Nous avons donc jugé nécessaire d’organiser une petite cérémonie ce dimanche pour récompenser ces cinq jeunes, qui sont tous des élèves, en leur offrant des fournitures scolaires et des enveloppes financières afin qu’ils puissent préparer leur rentrée scolaire 2024-2025 », a expliqué Ismaïla Biaye, responsable politique du parti PASTEF dans la commune de Kaour.

« Au Sénégal, les jeunes représentent plus de 50 % de la population. Contrairement aux pays développés, nous pensons que cette jeunesse doit massivement participer au développement du pays. Nous croyons que l’agriculture est la solution. C’est pourquoi nous invitons les jeunes de la commune de Kaour à revenir vers l’agriculture. Nous remercions tous ceux qui ont contribué à la réussite de ce programme de VAP, notamment M. Doudou Bosso Sadio, directeur de cabinet du ministre de la Fonction publique, et Olivier Boucal, grâce à qui chaque élève a reçu une somme d’argent qui lui permettra de payer ses frais d’inscription », a conclu Ismaïla Biaye.

Sénégal 2050 : Ousmane Sonko dévoile les fondations d’une transformation systémique

Ce matin, le Premier ministre Ousmane Sonko a présenté l’ambitieux programme « Sénégal 2050 », un plan stratégique visant à transformer durablement l’économie et la société sénégalaise sur les 25 prochaines années. En ouverture de son discours, Sonko a insisté sur l’importance de la gouvernance transparente prônée par le Président de la République, affirmant que ce programme marque une étape décisive pour le pays : « Une toute nouvelle page s’ouvre aujourd’hui. »

Loin d’être un projet précipité, Ousmane Sonko a décrit ce plan comme le fruit d’un travail méticuleux, s’appuyant sur un diagnostic rigoureux des défis actuels et une projection à long terme. L’agenda repose sur la création d’un État stratège, destiné à soutenir le développement de filières compétitives et de territoires viables, tout en stimulant un secteur privé national fort.

Le Premier ministre a également insisté sur la nécessité d’une rupture des mentalités et des pratiques pour réaliser cette transformation. Il a appelé à un pacte national basé sur la probité, l’intégrité et le civisme, en impliquant aussi bien les citoyens du Sénégal que ceux de la diaspora.

Le programme vise un objectif ambitieux : d’ici 2050, le Sénégal devrait enregistrer une croissance annuelle moyenne de 6,5 %, avec un revenu par habitant de 4500 $. Cette trajectoire permettra au pays de s’affirmer comme une nation souveraine, juste, et prospère, prête à relever les défis futurs et à saisir les opportunités économiques mondiales.

Ce discours symbolise le lancement d’une transformation profonde et durable, avec un engagement fort en faveur du développement endogène et d’une gouvernance renouvelée.

Macky Sall au Future Resilience Forum : Un appel pour une gouvernance mondiale plus juste

Londres a accueilli ce week-end la 2e édition du Future Resilience Forum, un événement international de grande envergure rassemblant experts et décideurs pour discuter des grands enjeux de notre époque. Le président Macky Sall, invité spécial de cette édition qui s’est tenue les 14 et 15 octobre, a marqué les esprits avec un discours d’ouverture profond et engagé, abordant les principaux défis mondiaux contemporains.

Dans son allocution, l’ancien président sénégalais a mis l’accent sur les mutations et tensions géopolitiques actuelles, évoquant la montée des conflits violents, certains présentant de graves risques de dérapages. Il a également souligné la persistance du terrorisme, la crise climatique, et la recrudescence des crises sanitaires transfrontalières, qui mettent à l’épreuve la résilience des nations. Le phénomène migratoire illégal, dont l’ampleur atteint des niveaux alarmants, a aussi été longuement discuté.

Macky Sall, fidèle à ses convictions, a renouvelé son appel à une révision profonde des relations entre l’Afrique et le reste du monde. Il a plaidé pour une nouvelle éthique relationnelle avec l’Afrique, insistant sur la nécessité d’une réforme de la gouvernance mondiale, qu’elle soit politique, économique ou financière. Pour le leader sénégalais, l’ordre mondial actuel doit être repensé pour devenir plus juste et plus inclusif, intégrant mieux les réalités et les aspirations du continent africain.

Fondé par Mme Fiona Hill CBE, ancienne directrice de cabinet du Premier ministre britannique, le Future Resilience Forum est un cadre de dialogue qui vise à imaginer des solutions innovantes aux problématiques mondiales. L’événement réunit chaque année des membres de la société civile, des décideurs politiques et des acteurs du secteur privé pour réfléchir à la résilience face aux crises actuelles et futures.

Le discours de Macky Sall a ainsi posé les jalons d’une réflexion globale sur la nécessité de renforcer la coopération internationale, de repenser les relations Nord-Sud et de créer des mécanismes plus adaptés pour faire face aux défis croissants auxquels l’humanité est confrontée. Ce plaidoyer s’inscrit dans la continuité de son engagement pour une Afrique plus intégrée dans la gouvernance mondiale et pour des relations internationales plus équilibrées.

La présence de Macky Sall à cet événement témoigne de son influence continue sur la scène internationale, en tant qu’avocat fervent des réformes et du développement durable en Afrique.

Bougane Guèye Dany critique le référentiel de Bassirou Diomaye Faye : « Un copier-coller du PSE ! »

Lors de sa conférence de presse ce lundi, Bougane Guèye Dany, président de Gueum Sa Bopp, n’a pas hésité à dénoncer le nouveau référentiel présenté par le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye. Selon lui, ce plan n’est rien d’autre qu’une copie du Plan Sénégal Émergent (PSE) mis en place sous Macky Sall, et qui, d’après lui, a échoué à produire des résultats tangibles.

« Ce nouveau programme n’est qu’un plagiat du PSE, et tout le monde sait que le PSE n’a pas fonctionné comme on l’espérait », a déclaré Bougane Guèye Dany. Il souligne que le même personnel, les mêmes idées et la même approche sont utilisés, ce qui pour lui, ne représente pas une vraie avancée.

En faisant référence au passé, Bougane déplore que ce plan, qui devrait symboliser un changement de cap, ne soit finalement qu’une continuité des anciennes politiques. « Les Sénégalais attendaient une rupture, pas un retour aux anciennes formules », a-t-il affirmé.

Le membre de la coalition Sam Sa Kaddù a également insisté sur la nécessité de proposer des solutions concrètes, plus adaptées à la réalité actuelle du pays, et non des reprises d’anciennes formules qui, selon lui, n’ont pas su répondre aux attentes du peuple.

Pour Bougane Guèye Dany, l’heure est venue pour le Sénégal d’innover et de trouver de nouvelles voies vers l’émergence, sans se contenter de recycler des idées qui, dans le passé, n’ont pas donné les résultats escomptés.

Sénégal 2050 : Bassirou Diomaye Faye annonce une lutte acharnée contre la corruption

Le lundi 14 octobre 2024, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a dévoilé l’Agenda national de transformation « Sénégal 2050 » lors d’une cérémonie solennelle au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD) de Diamniadio. Cet événement majeur a réuni divers acteurs du secteur privé national et international, des représentants de la société civile, des organisations non gouvernementales, des syndicats et des partenaires au développement.

Le chef de l’État a profité de cette occasion pour rappeler l’importance de cette feuille de route pour l’avenir du pays. « L’Agenda national de transformation Sénégal 2050 est désormais notre boussole pour un Sénégal souverain, juste et prospère. J’appelle chaque Sénégalais à s’approprier cette vision et à contribuer à bâtir ce futur ambitieux », a-t-il déclaré.

Dans son discours, Bassirou Diomaye Faye a insisté sur la nécessité de rompre avec les pratiques du passé. Il a affirmé que cette nouvelle stratégie repose sur quatre axes principaux. Le premier axe vise à construire une économie diversifiée et créatrice d’emplois, en mettant l’accent sur l’industrialisation et la valorisation des ressources naturelles du pays. « Nous voulons une économie résiliente et inclusive, qui profite à tous les Sénégalais », a-t-il précisé.

Le deuxième axe porte sur la durabilité et l’aménagement du territoire, avec pour objectif de protéger l’environnement tout en encourageant l’économie circulaire. Le président a également souligné l’importance du capital humain dans cette transformation : « L’éducation, la formation et l’innovation seront au cœur de notre développement », a-t-il ajouté, mentionnant le troisième axe qui vise à renforcer l’équité sociale à travers l’investissement dans l’éducation et la formation.

Le quatrième et dernier axe concerne la bonne gouvernance, un pilier central de l’Agenda Sénégal 2050. Bassirou Diomaye Faye a été particulièrement ferme sur la question de la corruption : « Nous combattrons durement la corruption et nous réformerons l’administration pour la rendre plus efficace et transparente », a-t-il assuré. Il a également évoqué la nécessité de refondre les institutions du pays pour mieux répondre aux aspirations du peuple.

Le président a rappelé que ce programme ambitieux s’adresse aussi bien aux générations actuelles qu’à celles à venir, soulignant l’importance de la souveraineté économique, monétaire et énergétique pour l’avenir du Sénégal. « Ensemble, nous bâtirons un Sénégal plus fort, plus juste et plus prospère », a-t-il conclu.

Il a enfin salué le travail accompli par son gouvernement sous la direction du Premier ministre Ousmane Sonko, qu’il a félicité pour son rôle clé dans l’élaboration de cette vision stratégique, en collaboration avec les experts et les partenaires du pays.

L’Agenda national de transformation Sénégal 2050 marque ainsi un tournant dans la trajectoire du pays, visant à faire du Sénégal un acteur majeur du développement en Afrique, tout en plaçant la bonne gouvernance et la transparence au cœur de ses priorités.

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Violente agression au CEM Hersent 2 : une surveillante d’élèves entre la vie et la mort après une attaque au couteau

Cet après-midi, vers 14 heures, une violente agression a secoué la ville de Thiès. Une surveillante d’élèves du CEM Hersent 2 a été victime d’une attaque brutale à l’arme blanche, confirmée par son oncle. Selon les premières informations, l’agresseur lui aurait asséné plusieurs coups de couteau avant de prendre la fuite.

L’oncle de la victime a révélé que sa nièce avait identifié son agresseur avant de perdre connaissance. Il s’agirait du fils de son ex-mari, un individu qui aurait déjà tenté de l’attaquer par le passé. Selon les témoignages, l’homme aurait mis le feu à son véhicule lors d’une altercation précédente et proféré des menaces de mort à son encontre.

Gravement blessée et luttant pour sa survie, la surveillante a été évacuée d’urgence vers l’hôpital régional de Thiès. Sa famille, bouleversée, a d’ores et déjà annoncé son intention de porter plainte contre le suspect.

L’incident, d’une rare violence, plonge la communauté scolaire dans la stupeur et relance le débat sur la sécurité des agents éducatifs face à des menaces récurrentes. Les autorités locales sont appelées à réagir rapidement pour éviter que de tels actes ne se reproduisent.

Carnet Rose : King Sokhna, la petite fille du Khalif général des Layène a dit oui !

La petite fille du khalif général des Layènes plus connue sous le nom d’influenceuse KING SOXNA a dit oui à l’homme d’affaires Pape Alassane Faye.

L’union sacrée entre l’étudiante en licence 3, Sokhna Diouma Laye de son vrai nom et l’ex opérateur de la direction de l’automatisation des fichiers (DAF), du ministére de l’intérieur devenu le patron de la société PAFoil Suarl sera scellée ce 20 Octobre à Yoff Layène en présence des familles, des amis et proches parents des deux.

L’homme d’affaires Pape Alassane Faye, l’informaticien de 27 ans s’est lancé dans le domaine du transport et trading de l’hydrocarbure depuis 2022.

SÉNÉGAL VISION 2050 : un cocktail d’esbroufe, de réchauffé et de plagiat

Mesdames et Messieurs,

Après sept mois d’attente, après avoir repoussé maintes fois ce rendez-vous ô combien important avec le peuple sénégalais;

Après avoir fui l’Assemblée nationale pour ne pas faire sa DPG, nous venons de découvrir la « Vision » des nouvelles autorités du Sénégal :
Le Premier ministre Ousmane Sonko,

Et Son Excellence le Président de la République auprès du Premier ministre;
Que dis-je, Premier Sinistre de la belle République du Sénégal.

Ce jour du 14 octobre restera mémorable par la sinistre campagne électorale lancée dans un des pôles emblématiques du PSE, par un PM qui croit sortir des cuisses de Jupiter avec le nihilisme de notre histoire commune. Celle d’un peuple et d’un pays souverain, avec des leaders religieux et politiques qui ont triomphé du colonialisme. Nous avons été et restons un peuple souverain mais intelligent, qui a su lire, interpréter et réussir à garder une stabilité qui aura promu ce couple à la tête du Sénégal. Ils sont nés, ont grandi, ont étudié et trouvé du travail au Sénégal sans jamais avoir été à l’étranger. Ils ont été nourris et blanchis par l’État du Sénégal avec les fonds communs. De vrais pupilles de la nation et du Sénégal souverain qu’ils veulent réinventer dans le contexte de mondialisation. Une vision politique à la hauteur de la grande nation ne s’achète pas dans un cabinet de consultance. Le Japon du Meiji, dont il fait référence, n’est pas le produit d’un cabinet privé mais une œuvre collective et consensuelle de tout un peuple, sous un leadership effectif d’hommes vertueux et intègres, imbus de patriotisme et de valeurs éthiques. Nous, Sénégalais, avons certainement besoin d’apprendre du reste du monde mais détenons dans notre histoire les modèles de leadership, les leçons, les principes politiques et les valeurs culturelles et religieuses de nature à fonder une vision économique, politique et sociale partagée.

Cinq points clés sont à retenir pour aller à l’essentiel.1. DE L’ESBROUFE ET DE L’ARNAQUE INTELLECTUELLE

Le premier constat, sur la forme, c’est d’abord la continuité manifeste entre SENEGAL VISION 2050 et le PLAN SENEGAL EMERGENT (PSE).
Ce sont les hommes du PSE ; les documents du PSE et l’approche du PSE.
Les mêmes documents élaborés sous le PSE – cf. ANAT, cf. STRATÉGIE NATIONALE DE DÉVELOPPEMENT DU SECTEUR PRIVÉ (SNDSP) qui ont été plagiés et recopiés tels quels.
Rien n’a changé, même les déclinaisons quinquennales et décennales.

Mesdames et Messieurs,

Toujours dans le domaine de l’esbroufe intellectuelle :
Sur quelle base les chiffres annoncés dans le diagnostic par le Premier ministre Ousmane Sonko sont-ils vrais ?
Si tant est que lui-même a déclaré faux les chiffres officiels de l’administration publique (ANSD, DGPPE, BCEAO, DPB, DGCPT)
et par conséquent, traités de faussaires les hauts fonctionnaires, dont bizarrement certains étaient de la partie aujourd’hui parmi lesquels les principaux orateurs de ce matin;
Sachant que la Cour des Comptes n’a toujours pas validé les chiffres officiels,
Encore de l’arnaque.2. UNE VISION DÉSARÇONNÉE ET DÉCALÉE PAR RAPPORT AUX BESOINS RÉELS DU PAYS

La vision n’en est pas une, juste une litanie de vœux pieux, sans colonne vertébrale, avec surtout aucun engagement clairement identifié sur les étapes clés.
J’ai noté beaucoup de pétitions de principe et de belles déclarations ;
Des YA-KA-FAU-KON
« Y a qu’à faire ceci ; faut qu’on fasse cela».
Déjà, la Stratégie Nationale 2025-2029 prévoit un financement d’environ 18 000 milliards de F CFA, avec 6 000 milliards réservés au secteur privé national, pas sénégalais.
Sur ces engagements, savez-vous combien ont été réservés au secteur primaire, c’est-à-dire agriculture, élevage et pêche, qui emploie près de 70 % des Sénégalais mais ne contribue qu’à hauteur de 15 % du PIB ?
Savez-vous combien, mes chers amis ?

10 % soit 1 800 milliards

Donc 70 % des Sénégalaises et des Sénégalais vont encore souffrir avec leur vision.
3. UNE PONCTION AMÈRE POUR LE PEUPLE SÉNÉGALAIS : MBAKHALOU HERR

Justement, les Sénégalaises et les Sénégalais vont souffrir, malheureusement, et eux-mêmes l’ont dit.
Les différentes autorités ont elles-mêmes dit et proclamé OFFICIELLEMENT :

LA FIN DES SUBVENTIONS DANS LE SECTEUR DE L’ÉNERGIE

Concrètement, cela veut dire que dès demain 15 octobre, avec les nouveaux compteurs WOYOFAL, le coût de l’électricité va augmenter.
À côté de l’électricité, mes chers amis,
L’eau aussi va augmenter, et ceci a été confirmé officiellement dans le journal Enquête dans sa livraison du 05 octobre 2024.
En effet, le DG M. Niang a dit ceci :

« LES NOUVELLES AUTORITÉS ONT VALIDÉ LA HAUSSE DU TARIF DE L’EAU »

Donc, la vision c’est :• HAUSSE DE L’ÉLECTRICITÉ • HAUSSE DE L’EAU

DANS LES CINQ PROCHAINES ANNÉES.4. RELANCE DE L’ÉCONOMIE ET FINANCEMENT DU PROJET

Mes chers amis,
La vision commence en 2025. Mais d’ici 2025, comment fait-on pour vivre ?
Comment vont-ils s’y prendre pour ressusciter une économie qu’ils ont tuée en l’asphyxiant ?
Regardez actuellement toutes ces vidéos des marchés vides, sans clients, frappés par la sinistrose actuelle.• Qui a arrêté la commande publique et fermé le Trésor Public ? • Qui a arrêté tous les chantiers de BTP dans la capitale et dans certaines zones ?

Comment vont-ils financer leur vision ?
Eh bien, je vous le dis en mille :
DE LA DETTE, DE LA DETTE, DE LA DETTE

Le Président Diomaye Faye et le Premier Sinistre Ousmane Sonko ont validé en Conseil des ministres le 12 juin dernier les budgets pour les trois prochaines années.
Et dans ce document, ils disent clairement qu’ils vont emprunter environ 8 800 milliards dont les 6 400 serviront à rembourser la dette.
Donc, pas de stratégie de financement.5. BONNE GOUVERNANCE : FAIS CE QUE JE TE DIS DE FAIRE, PAS CE QUE JE FAIS

Mesdames et Messieurs,

Apparemment, ce qui nous a été présenté aujourd’hui sous les traits d’une Vision serait enraciné dans la BONNE GOUVERNANCE.
L’heure est grave, sinon, je me permettrais un grand fou rire, tant les faits s’ingénient à contredire les vœux pieux.
Sinon, avez-vous entendu parler de l’AFFAIRE ASER, défrayant la chronique et si grave à tous points de vue ?
D’ailleurs, j’interpelle directement le Premier ministre Ousmane Sonko sur la disparition des 37 milliards d’avance de démarrage du dossier ASER.
L’ARCOP vous le réclame, la banque SANTANDER vous le demande, je vous le demande.
Monsieur le Premier ministre, OÙ EST PASSÉ L’ARGENT.
ANA KHALISS BI ?

Et quid du dossier ONAS, dont l’ancien DG est auditionné aujourd’hui même par les enquêteurs ?
Et avez-vous entendu parler de la belle campagne de recrutement du Président de la République, qui cherche apparemment des chargés de mission pour ses journées de SET SETAL et ses dépôts de chrysanthèmes ?
Récemment, 47 ont été nommés Chargés de MISSION.
EST-CE DE LA BONNE GOUVERNANCE ?
Décidément, l’homo pastefen sis est un AS de l’esbroufe et de la malhonnêteté intellectuelle.6. RECTIFIER LE TIR LE 17 NOVEMBRE POUR NE PAS FAIRE SOMBRER NOTRE SI BEAU PAYS

Mesdames et Messieurs,
L’heure n’est pas à la rigolade, le moment est grave.
Non seulement notre cher pays est entre des mains “3I” : INEXPERTES, INCOMPÉTENTES ET IRRÉFLÉCHIES,
La vision de l’État Pastefensis, qui vient d’être présentée aux militants, est le produit d’un parti politique et non des Sénégalais. L’histoire retiendra que le Projet de Pastef n’a jamais existé et que le Premier ministre est entré dans le livre Guinness en qualité de seul Premier ministre incapable de produire une Déclaration de Politique Générale et de coordonner l’élaboration d’une stratégie nationale de développement. C’est sa stratégie et pas celle du Sénégal. Il n’a ni méthode et ignore royalement les approches, standards, principes et règles de planification stratégique et d’élaboration des politiques publiques.

Mais nous venons de découvrir que notre peuple risque de beaucoup souffrir durant le règne de ce couple présidentiel ;
Avec un Premier Sinistre et
Un Président délégué auprès de celui-ci.
Je veux m’adresser personnellement au Premier Sinistre, M. Ousmane Sonko.

Vous avez réussi à éviter une motion de censure ;
Mais vous n’échapperez pas à la sanction populaire du 17 novembre prochain.

Vive la coalition Samm Sa Kaddu pour sauver le Sénégal !

Bougane Gueye Dany

Sénégal – Malawi : Les Lions visent la qualification pour la CAN 2025

Après une impressionnante victoire 4-0 lors de leur dernière confrontation contre les Flames du Malawi, les Lions du Sénégal espèrent décrocher leur ticket pour la Coupe d’Afrique des Nations 2025 dès la 4e journée des qualifications. Sous la houlette de Pape Thiaw, qui assure l’intérim après le départ d’Aliou Cissé, l’équipe sénégalaise est déterminée à enchaîner les succès.

Demain, à Lilongwe, les hommes de Thiaw auront pour objectif de réitérer leur performance face à un Malawi revanchard. Bien que les Flames aient subi une lourde défaite lors de leur dernière rencontre, Pape Thiaw a mis en garde contre une équipe malawite motivée à se relancer dans la course à la qualification.

« On aura un match difficile, parce que le Malawi veut remonter pour avoir ses chances de qualification. Il va montrer une autre version. C’est à nous d’aborder cette rencontre sur de bonnes bases et mettre tous les ingrédients de notre côté pour gagner et nous qualifier dès cette 4e journée », a souligné Thiaw en conférence de presse de veille de match.

Cette confrontation sera cruciale pour le Sénégal, qui aspire à rejoindre des équipes comme le Burkina Faso, déjà qualifié après sa victoire 2-0 contre le Burundi. Une nouvelle victoire permettrait aux Lions de se concentrer sur la suite de la compétition avec sérénité, tout en consolidant leur statut de favoris.

Pape Thiaw et ses poulains semblent bien armés pour cette tâche, mais ils devront éviter tout relâchement face à une équipe malawite qui jouera devant son public, avec l’envie de faire déjouer les pronostics. Pour les Lions, l’objectif est clair : assurer la qualification dès demain et continuer leur marche vers la CAN 2025.

Pacte de législature : La coalition « Gox Yu Bees » expose ses six priorités

Le 12 octobre 2024, la coalition Gox Yu Bees a tenu une conférence de presse pour présenter les grandes lignes de son programme à l’approche des élections législatives prévues le 17 novembre 2024. Au cœur des débats, la gestion rigoureuse des ressources publiques a été mise en avant par Mohamadou Diallo, mieux connu sous le nom d’Ameth Diallo, qui a exposé les engagements de la coalition.

L’un des premiers engagements de Gox Yu Bees est d’établir un Parlement fort et indépendant qui reflète véritablement les aspirations du peuple sénégalais. Ameth Diallo a insisté sur la nécessité d’un Parlement qui non seulement contrôle et agit, mais qui protège également les droits des citoyens. « Nous ne serons pas là pour applaudir ou acquiescer, mais pour auditer et rendre des comptes », a-t-il déclaré, soulignant l’importance de la transparence et de la responsabilité.
La coalition a également identifié plusieurs urgences nationales qu’elle s’engage à traiter en priorité, notamment la sécurité, l’emploi, la santé, l’éducation, la réforme du code de la famille et la protection des travailleurs. « Ces questions ne peuvent plus attendre », a martelé Diallo, ajoutant que ces enjeux seront au cœur de leurs actions législatives.
Gox Yu Bees prône également une équité territoriale, affirmant que chaque région du Sénégal, de Dakar à Tambacounda, mérite un accès équitable aux ressources du pays. « Nous voulons un Sénégal où chaque commune et chaque village bénéficie des mêmes opportunités, où la richesse de notre terre profite à tous », a-t-il déclaré.
La coalition mettra un accent particulier sur la sécurisation des secteurs stratégiques tels que l’eau, l’énergie, la connexion internet, le coût de la vie et le secteur bancaire. Diallo a averti que ces éléments sont les « poumons de notre économie » et que leur protection est essentielle pour l’avenir des générations futures.
Reconnaissant le rôle clé de la diaspora, Gox Yu Bees a promis d’intégrer pleinement les Sénégalais vivant à l’étranger dans le développement de la nation. « Vous êtes un pilier essentiel pour notre futur », a affirmé Diallo, encourageant les membres de la diaspora à rester connectés et impliqués.
Enfin, la coalition s’engage à promouvoir l’harmonie socio-ethnique, en installant et consolidant l’idée nationale pacifique et unitaire parmi tous les Sénégalais. « Nous œuvrerons à installer et consolider l’idée nationale en chacune et chacun d’entre nous », a-t-il conclu.
Avec ces engagements, la coalition Gox Yu Bees espère renforcer la confiance des citoyens et offrir une alternative sérieuse en vue des élections législatives, dans un contexte où le pays aspire à un changement positif et durable.

Le Premier ministre Ousmane Sonko présente l’agenda national de transformation « Sénégal 2050 »

Ce matin, à l’occasion de la présentation de l’agenda national de transformation « Sénégal 2050 », le Premier ministre Ousmane Sonko a prononcé un discours ambitieux, reflétant la vision du Président de la République pour l’avenir du pays. Il a souligné l’importance de la transparence et de la gouvernance vertueuse, des piliers fondamentaux pour soutenir ce projet de transformation systémique à long terme.

Une transformation sur 25 ans :

« Une toute nouvelle page s’ouvre à partir de maintenant », a déclaré le Premier ministre, en insistant sur le fait que ce projet ne repose pas sur la précipitation, mais sur une démarche méthodique. L’agenda « Sénégal 2050 » a pour ambition de préparer le pays à une transformation durable et profonde, fondée sur un diagnostic rigoureux et une projection à long terme, sur les 25 prochaines années.

L’objectif est d’établir un « État stratège » qui permettra le développement de filières économiques compétitives, tout en renforçant les territoires et en rendant les villes des épicentres de croissance. Ousmane Sonko a également insisté sur l’importance de bâtir un secteur privé national robuste, qui jouera un rôle clé dans cette transformation.

Une rupture avec les pratiques actuelles :

Cette transformation repose avant tout sur une rupture des pratiques et des mentalités. « Il s’agit de mettre en place une nation souveraine, juste et prospère, ancrée dans des filières compétitives et des pôles territoriaux », a précisé le Premier ministre. Le projet met également en avant la nécessité d’un pacte national, fondé sur la probité, l’intégrité et le civisme, qui liera les gouvernants et les citoyens.

Une vision pour 2050 :

L’ambition affichée est claire : d’ici 2050, le Sénégal doit atteindre une croissance annuelle moyenne d’au moins 6,5 % et un PIB par habitant supérieur à 4500 dollars. Cette trajectoire de développement sera possible grâce à un capital humain renforcé, tant au niveau national que dans la diaspora sénégalaise, dont la contribution sera essentielle.

Avec cet agenda, Ousmane Sonko pose les fondations d’une nouvelle ère pour le Sénégal. Une ère où l’État, le secteur privé, et les citoyens travailleront de concert pour hisser le pays vers un avenir de prospérité partagée et de développement endogène.

Le Sénégal en route vers une nouvelle ère économique : Les priorités du Plan quinquennal 2025-2029

Sous l’impulsion du ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération, le Sénégal s’apprête à poser les fondations d’une nouvelle trajectoire de développement économique et social. À l’occasion de la présentation du Plan quinquennal 2025-2029, Souleymane Diallo, directeur de la planification et des politiques économiques, a dévoilé les grandes lignes d’un projet ambitieux s’inscrivant dans une vision à long terme pour un Sénégal souverain, prospère, et juste.

Ce plan quinquennal est une première étape d’une démarche plus large, appelée MasterPlan 2025-2034, visant à redresser l’économie sénégalaise et à impulser un nouveau modèle de développement. Souleymane Diallo a souligné l’importance de cette période de cinq ans pour jeter les bases de la souveraineté économique du pays, tout en accélérant la cadence vers la réalisation d’objectifs ambitieux.

« Il s’agit de relever trois défis fondamentaux : redresser l’économie, bâtir un modèle adapté aux réalités du pays, et accélérer la transition vers une société prospère ancrée dans des valeurs fortes », a expliqué M. Diallo.

Six défis clés à relever

Pour atteindre ces objectifs, le directeur a identifié six défis majeurs à surmonter en amont, lesquels fondent les quatre axes stratégiques du plan quinquennal. Ces défis incluent :

  1. Le développement d’un capital humain de qualité et une équité sociale accrue : Cela passe par l’amélioration du système éducatif, de la formation professionnelle et de l’accès aux soins pour tous les citoyens.
  2. La construction d’un modèle de développement endogène : Ce modèle repose sur des pôles territoriaux tout en maintenant une ouverture sur les marchés régionaux et internationaux, notamment à travers l’intégration dans l’UEMOA et la CEDEAO.
  3. Le financement adéquat de l’économie : Dans un cadre macro-budgétaire assaini, il est essentiel de maîtriser le déficit et la dette tout en favorisant l’accès au financement pour soutenir les secteurs prioritaires.
  4. Le renforcement de la stabilité nationale et régionale : En s’appuyant sur l’intégration régionale, le Sénégal devra consolider ses institutions et promouvoir un environnement sécurisé pour attirer les investissements.
  5. La promotion de la bonne gouvernance : Souleymane Diallo a insisté sur la nécessité d’une gestion publique transparente et efficace pour favoriser la confiance des citoyens et des investisseurs.
  6. L’innovation scientifique et technologique : Le Sénégal doit encourager l’innovation et la recherche afin de soutenir les secteurs clés comme l’agriculture, l’énergie, et les nouvelles technologies.

Quatre axes stratégiques pour un développement inclusif

Ces défis se traduisent en quatre axes stratégiques qui guideront la mise en œuvre du Plan quinquennal 2025-2029 :

  1. Renforcer le capital humain pour une économie compétitive et inclusive.
  2. Promouvoir un développement économique endogène basé sur les potentialités locales et régionales.
  3. Assurer une gestion macroéconomique rigoureuse, garantissant la stabilité et la viabilité des finances publiques.
  4. Encourager l’innovation et la transformation numérique, pour répondre aux défis futurs.

Avec cette feuille de route ambitieuse, le Sénégal aspire à franchir une étape décisive dans son développement. Ce Plan quinquennal sera l’instrument clé pour bâtir une économie plus résiliente et équitable, tout en consolidant la position du pays comme leader régional au sein de l’Afrique de l’Ouest.

Lancement du Référentiel 2050 : Cheikh Modou Thiam présente les défis et opportunités de l’économie sénégalaise

Le lundi 14 octobre 2024, au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD), Cheikh Modou Thiam, Directeur de la Planification au Ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération, a dévoilé la première partie du Référentiel Vision « Sénégal 2050 ». Cette initiative, qui s’inscrit dans une réflexion à long terme sur le développement du pays, met en lumière les forces, les faiblesses et les opportunités de l’économie sénégalaise depuis l’indépendance en 1960.

Les faiblesses structurelles de l’économie sénégalaise

L’exposé de Cheikh Modou Thiam a d’abord dressé un tableau sans concession des défis auxquels fait face l’économie sénégalaise. Depuis l’indépendance, la répartition sectorielle de l’économie reste déséquilibrée. Le secteur primaire, composé principalement de l’agriculture et de la pêche, ne représente que 16% de l’économie. Bien que l’agriculture ait longtemps été le pilier de l’économie sénégalaise, elle reste vulnérable face aux aléas climatiques et à une productivité faible en raison de l’accès limité aux infrastructures modernes.

Le secteur secondaire, quant à lui, constitue environ 24% du produit intérieur brut (PIB). Ce chiffre révèle une industrialisation encore embryonnaire, marquée par une dépendance à l’importation de biens transformés et une capacité limitée à valoriser les ressources locales. L’industrie manufacturière, en particulier, peine à se développer à la hauteur des ambitions nationales.

Le secteur tertiaire domine largement l’économie, avec une part de 60%. Il englobe des services divers, mais aussi un secteur informel très présent. Ce dernier, bien qu’il soit une source majeure d’emploi, échappe souvent à la fiscalité et représente un défi pour la stabilité et la formalisation de l’économie sénégalaise. La prédominance de l’informel complique également la mise en œuvre de réformes structurelles.

Opportunités et leviers de croissance

Malgré ces faiblesses, le Sénégal dispose de nombreuses opportunités à saisir. La Vision « Sénégal 2050 » entend capitaliser sur ces atouts pour faire du pays un modèle de développement en Afrique de l’Ouest. La position géographique stratégique du Sénégal, à la croisée des routes commerciales internationales, constitue un avantage majeur pour attirer les investissements étrangers et renforcer son rôle en tant que hub logistique et commercial dans la région.

Cheikh Modou Thiam a également évoqué les ressources naturelles non négligeables du pays, notamment le pétrole et le gaz, dont l’exploitation pourrait transformer l’économie si elle est bien gérée. La diversification des sources de croissance est cruciale pour réduire la dépendance vis-à-vis des secteurs traditionnels et tirer profit des technologies émergentes, de l’innovation et de l’entrepreneuriat.

Menaces et défis à venir

Toutefois, le Directeur de la Planification a également mis en garde contre les menaces qui pèsent sur l’économie sénégalaise. L’une des principales inquiétudes concerne le taux de croissance démographique élevé, qui pourrait devenir un obstacle à la création d’emplois si l’économie ne s’adapte pas en conséquence. La nécessité d’améliorer la formation et les compétences de la jeunesse, qui représente une grande partie de la population, a été soulignée comme un impératif pour transformer cette croissance en opportunité.

Par ailleurs, les effets du changement climatique et les défis environnementaux, tels que la dégradation des sols et la montée des eaux, constituent des menaces sérieuses pour la sécurité alimentaire et la stabilité économique à long terme.

Le Référentiel Vision « Sénégal 2050 » offre une feuille de route ambitieuse pour les décennies à venir, en visant une transformation en profondeur de l’économie sénégalaise. Le discours de Cheikh Modou Thiam a mis en évidence les défis historiques du pays, tout en ouvrant des perspectives encourageantes pour l’avenir. L’atteinte de ces objectifs dépendra d’une gestion rigoureuse des ressources, d’un cadre institutionnel solide et d’une mobilisation collective des acteurs économiques, politiques et sociaux.

Le Sénégal se trouve à un carrefour crucial, où les choix d’aujourd’hui détermineront la capacité du pays à s’inscrire durablement sur la voie du développement inclusif et durable.

Communiqué de Senstock : Démenti sur les allégations de vol de carburant dans ses dépôts

La Direction générale de la Sénégalaise de stockage, plus connue sous le nom de Senstock, a publié un communiqué ce mardi, démentant formellement les récentes accusations circulant dans certains médias et sur les réseaux sociaux. Ces informations faisaient état de vols de carburant qui auraient eu lieu dans ses dépôts situés au kilomètre 18, sur la route de Rufisque, à Mbao. Senstock affirme que ces allégations sont infondées.

Selon le communiqué, certaines agences de presse ont prétendu que le vol, impliquant plusieurs acteurs, se serait produit à l’intérieur des locaux de l’entreprise. Cependant, la direction générale de Senstock réfute ces affirmations avec vigueur. « Aucun des faits ainsi relatés ne s’est produit dans l’enceinte de SENSTOCK », a déclaré la société.

Le communiqué souligne que les dépôts de Senstock sont placés sous contrôle douanier, conformément aux réglementations en vigueur et aux contrats signés avec les clients. « Lorsque les camions franchissent le cordon douanier, ils sont hors du périmètre de SENSTOCK et ne sont plus sous notre responsabilité », a précisé la société.

Pour clarifier davantage, la direction a tenu à rappeler que les infractions signalées se sont produites à l’extérieur du site de Senstock, et non dans ses installations. Des enquêtes sont actuellement menées par la Section de recherches de la Gendarmerie afin d’identifier les responsables présumés de ces actes criminels.

Senstock conclut son communiqué en réaffirmant son engagement envers ses clients et le public, garantissant la sécurité et l’intégrité de ses opérations.

Affaire Lat Diop : La défense plaide l’annulation de la procédure pour vice juridique

L’affaire Lat Diop, ancien ministre des Sports du Sénégal, continue de défrayer la chronique. Inculpé pour des accusations d’extorsion de fonds, détournement de deniers publics et blanchiment de capitaux portant sur un montant de 8 milliards de francs CFA, sa défense vient de franchir une étape décisive en récupérant enfin le dossier tant réclamé auprès du juge instructeur. Ce sésame tant attendu, remis la semaine dernière, est désormais entre les mains des avocats du principal concerné, qui se disent prêts à saisir la Chambre d’accusation financière pour faire annuler la procédure.

Convaincus de l’innocence de leur client, les avocats de Lat Diop affirment avoir relevé plusieurs irrégularités dans la procédure, qu’ils estiment suffisantes pour justifier l’annulation de celle-ci. L’un des principaux arguments avancés par la défense est le dépassement des délais légaux de garde à vue. Selon eux, Lat Diop aurait été retenu 16 heures de plus que ne le permet la loi, ce qui constituerait un motif d’annulation de la procédure.

De plus, la défense pointe du doigt une incohérence dans les infractions retenues contre leur client. Le parquet financier aurait, en effet, associé des accusations d’extorsion de fonds et de détournement de deniers publics, les deux portant sur la même somme de 8 milliards de francs CFA. Selon les avocats, cette double qualification est problématique, d’autant que la Loterie nationale sénégalaise (Lonase), qui aurait été lésée, n’a jusqu’à présent pas porté plainte ni déclaré de préjudice.

La défense de Lat Diop a déjà finalisé une requête aux fins d’annulation de la procédure, qui sera prochainement déposée devant la Chambre d’accusation financière, juridiction compétente pour ce genre de recours. Si cette requête venait à être acceptée, elle pourrait entraîner une libération d’office de l’ancien ministre.

Pour l’heure, l’enjeu pour la défense est de démontrer que les droits de leur client ont été bafoués, tant sur le plan de la procédure que sur le fond des accusations. Ils demeurent convaincus qu’en appliquant rigoureusement la loi, Lat Diop retrouvera rapidement sa liberté.

Cette affaire, qui est la première à être traitée par la Chambre d’accusation financière nouvellement créée, suscite un vif intérêt au sein de l’opinion publique, d’autant plus que les accusations sont lourdes et portent sur des montants colossaux.

L’issue de cette procédure pourrait ainsi constituer un précédent pour la suite des affaires de grande corruption qui seront traitées au Sénégal. En attendant, Lat Diop demeure dans l’attente d’un verdict qui pourrait changer le cours de sa vie et de sa carrière politique.

APR et Pastef : tensions croissantes à l’approche des élections législatives

Alors que les élections législatives du 17 novembre approchent à grands pas, l’atmosphère politique au Sénégal s’échauffe. L’Alliance pour la République (APR), parti du président Macky Sall, a récemment intensifié ses attaques contre le Pastef, le parti de l’opposition dirigé par Ousmane Sonko. Cette montée de tensions s’est amplifiée après la désignation de Macky Sall comme tête de liste de la coalition de son parti.

Le Secrétariat Exécutif National de l’APR a vivement critiqué le Pastef, affirmant que le parti de Sonko est en proie à la « panique ». Selon l’APR, la campagne électorale s’annonce particulièrement difficile pour le Pastef, en raison de la désillusion des Sénégalais à son égard. « Les citoyens se sont rendus compte de l’erreur commise lors des dernières élections, et ils sont déterminés à corriger cela en ne permettant pas à un parti totalitaire de prendre la majorité à l’Assemblée nationale », soutient l’APR.

Par ailleurs, l’APR pointe du doigt la détérioration de la situation économique sous la gouvernance du Pastef, qualifiant cette dernière de « hasardeuse ». Selon eux, le parti de Sonko tente de détourner l’attention des électeurs en focalisant sa campagne sur la reddition des comptes, plutôt que d’aborder des questions économiques ou de transparence.

Les scandales de gestion, notamment celui de l’Agence Sénégalaise d’Électrification Rurale (ASER), continuent de hanter le camp de Sonko. L’APR a souligné que la gestion de ce dossier a conduit à des limogeages et suscité l’indignation au sein de la population. « Le Pastef cherche à camoufler ses lacunes en matière de gouvernance derrière des promesses de reddition des comptes, mais les Sénégalais ne sont pas dupes », affirme l’APR.

Alors que la campagne s’intensifie, il semble que les prochains jours seront cruciaux pour les deux partis. Les électeurs attendent de voir si les accusations lancées de part et d’autre influenceront leurs choix le jour du scrutin.

Département de Kaolack : le Mouvement du Maire de Ndoffane va voter pour la liste Pastef aux législatives

Le président du Mouvement And Defar, auquel appartient le maire de Ndoffane dans le département de Kaolack, a annoncé lors d’une assemblée générale tenue le 12 octobre qu’il soutiendra la liste de Pastef pour les élections législatives de novembre 2024. Pour M. Cheikh Thiaw, les aspirations du gouvernement, qui seront mises en œuvre dans le cadre du référentiel « Sénégal 2050 » de l’Agenda National de Transformation, sont en adéquation avec les objectifs de son mouvement.

« Le Mouvement And Defar, depuis sa création, a pour boussole le développement de la commune de Ndoffane et le rayonnement du Laghem. À ce titre, notre engagement politique aux côtés de la Mairie nous a permis de résoudre des problèmes vitaux, tels que l’adduction d’eau, l’extension de l’électricité dans de nombreux quartiers de la commune, mais aussi l’amélioration de la voirie, la construction d’infrastructures sportives et cultuelles. Au niveau départemental, nous avons plaidé pour la réfection de la route Lamarame-Ndiédieng, ainsi que pour l’électrification des villages des communes situées sur la rive sud de la région de Kaolack », a énuméré Cheikh Thiaw, président du Mouvement And Defar.

Pour Mouhamadoul Hady Diaw, mentor du maire de Ndoffane, le slogan du gouvernement dans le « Projet », à savoir « un Sénégal souverain, juste et prospère », a trouvé un écho favorable auprès des populations du Laghem et du département de Kaolack. « Notre lutte pour la souveraineté du Laghem nous a valu notre triomphe aux élections municipales et la confiance renouvelée des citoyens de Ndoffane. Pour nous, la prospérité du département passe avant tout par la construction de routes facilitant le déplacement des biens et des personnes, et, in fine, par la relance de la vie économique », a expliqué M. Thiaw.

En ce qui concerne le principe de « Jub, Jubal, Jubanti », le président du Mouvement And Defar a rappelé qu’il s’agit de comportements que tout bon croyant doit adopter, et que ces valeurs sont cultivées depuis longtemps au sein de leur structure et dans la gestion municipale. « Même pour le fonctionnement de notre mouvement, nous préférons puiser dans nos propres ressources pour financer nos investissements. De plus, le concept de « Jubanti » a été mis en œuvre pour préserver le patrimoine foncier de la commune de Ndoffane », a-t-il ajouté.

Ainsi, le Mouvement And Defar a décidé de soutenir la liste Pastef pour les législatives du 17 novembre, afin de contribuer à la mise en œuvre de la rupture tant attendue par les Sénégalais. « Pour réussir le référentiel « Sénégal 2050 », décliné dans l’Agenda National de Transformation, le gouvernement a besoin d’une majorité à l’Assemblée nationale. Nos démocraties ne sont pas propices à un régime parlementaire : sous nos latitudes, le législatif doit être en phase avec l’exécutif pour la mise en œuvre des politiques publiques au service des populations. Rien que pour les pôles territoriaux, qui seront de puissants leviers pour le développement des collectivités locales, nous accompagnerons le gouvernement », a conclu le président Cheikh Thiaw.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°296 – du 14/10/2024

🔴 PACTE DE LÉGISLATURE : LA COALITION « GOX YU BESS » SUR SIX PRIORITÉS
🔴 CITÉE DANS UN PROJET DE 25 MILLIARDS F CFA POUR LA CONSTRUCTION ET L’ÉQUIPEMENT D’ÉCOLES, DE BLOCS ADMINISTRATIFS, ETC : SYNERGIES AFRIQUE ANNONCE UNE PLAINTE CONTRE MODY NIANG

🔴 TRAITEMENT DU GENOU : GALATASARAY, EN ACCORD AVEC LA FSF, GARDE JAKOBS
🔴 DÉLÉGATION DES « LIONS » AU MALAWI : ABDOULAYE SEYDOU SOW SORT ENFIN DU TERRITOIRE

Crue du fleuve Sénégal : L’OMVS active la vigilance orange pour prévenir les risques d’inondation

L’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) a déclenché la vigilance orange face à l’augmentation rapide des débits du fleuve, provoquée par les fortes précipitations des derniers jours. Ces niveaux sont comparables à la crue exceptionnelle de 1999.

Selon le communiqué n° 8 de l’OMVS, le barrage de Manantali, principal régulateur des crues, est à son niveau maximal d’exploitation, avec une cote atteignant 208,28 mètres le 13 octobre 2024. Des lâchers fluctuants autour de 2000 m³/s sont prévus, renforcés par les affluents du Bakoye et de la Falémé. Cette situation pourrait entraîner des inondations dans les zones vulnérables de la vallée et du delta du fleuve Sénégal.

L’OMVS a mis en place un plan d’alerte basé sur les données hydrologiques et les impacts du changement climatique, incluant des cartes des zones inondables. Les autorités et les médias locaux sont mobilisés pour diffuser l’information et assurer la sécurité des populations riveraines, invitées à suivre les consignes pour éviter tout danger lié à la crue.

La communication du gouvernement : un constat préoccupant et des solutions urgentes ( Ma Diakhaté Niang )

La communication gouvernementale est aujourd’hui l’un des piliers stratégiques pour assurer la stabilité politique et maintenir la confiance des citoyens. Malheureusement, force est de constater que cette communication, essentielle à la bonne marche d’une démocratie, est pratiquement inexistante ou, pire encore, souvent confondue avec celle du parti politique au pouvoir. Ce mélange des genres nuit à la crédibilité des institutions publiques et brouille la perception que les citoyens ont de l’action gouvernementale.

1. Un constat accablant : la confusion entre communication gouvernementale et communication partisane

Au lieu d’une communication institutionnelle claire, posée, et axée sur les réalisations et les perspectives de développement du pays, nous assistons à une surenchère verbale de certains membres du gouvernement et directeurs généraux, souvent issus du parti au pouvoir. Ces responsables, investis de missions techniques et administratives précises, se livrent à des prises de parole intempestives. Ils ne cherchent pas à éclairer les citoyens mais à décrédibiliser des personnalités politiques à qui les Sénégalais ont refusé leur confiance, tout en se positionnant politiquement.

Chaque déclaration semble vouloir surpasser la précédente en gravité, avec des accusations non fondées, des discours accusateurs et une tendance à la théâtralisation des erreurs de gestion antérieures. Ce climat est malsain et destructeur pour l’image du gouvernement. Les ministres, directeurs généraux et autres hauts fonctionnaires, au lieu de se concentrer sur la gestion quotidienne et les défis à relever pour le bien-être des citoyens, se comportent comme des procureurs et des juges, accusant leurs prédécesseurs.

Cette dérive pose un problème majeur : elle confond l’autorité de l’État avec la défense des intérêts d’un parti politique. L’institutionnalité du gouvernement s’en trouve brouillée, et la frontière entre communication gouvernementale et communication politique devient floue, voire inexistante.

2. Conséquences : une communication chaotique et contre-productive

Les conséquences de cette confusion sont lourdes. La multiplication des prises de parole des membres du gouvernement et des cadres du parti au pouvoir finit par brouiller le message officiel. Accusations répétées, surenchère verbale et mise en scène des défauts de la gestion précédente : tout cela contribue à créer un climat de suspicion généralisée.

Ce discours, trop souvent creux et tourné vers la critique, éloigne le gouvernement de sa mission première : travailler pour l’intérêt général. La théâtralisation permanente des faits et des discours risque de rendre ridicules ceux qui s’y adonnent, notamment les responsables actuels, qui finiront par être perçus comme des acteurs d’une scène politique superficielle, sans consistance réelle. Par ailleurs, cette surenchère verbale peut avoir pour effet pervers de minimiser les véritables erreurs commises par le régime précédent. À force d’accuser sans preuves ni nuances, l’opinion publique pourrait finir par considérer ces accusations comme de simples manœuvres politiques, affaiblissant la crédibilité des auteurs.

Pire encore, cette forme de communication contribue à diviser davantage les citoyens en exacerbant les tensions politiques et sociales, plutôt que de chercher à les apaiser. En adoptant un discours accusatoire permanent, les membres du gouvernement et leurs relais au sein du parti risquent de créer une fracture durable entre ceux qui les soutiennent et ceux qui se sentent injustement accusés ou ignorés.

3. Des solutions pour une communication plus institutionnelle et responsable

Plusieurs solutions s’imposent pour sortir de cette impasse. D’abord, il est crucial de maîtriser les communications des membres du gouvernement. Il ne peut plus y avoir de prises de parole désordonnées ni de surenchère verbale. Les ministres et directeurs généraux doivent être strictement encadrés dans leurs déclarations publiques, en veillant à ce qu’elles restent en adéquation avec leurs responsabilités et leurs compétences.

Ensuite, il est essentiel d’institutionnaliser la communication gouvernementale. Le porte-parole du gouvernement doit jouer pleinement son rôle. Il doit être le principal interlocuteur de la presse et de la population en ce qui concerne les grandes orientations et décisions gouvernementales. Une de ses missions clés serait d’organiser des points presse hebdomadaires, notamment à la suite des conseils des ministres, afin de rendre compte des décisions prises, des réformes en cours et des réalisations du gouvernement. Cela permettrait de recentrer la communication sur les actions concrètes, plutôt que sur des débats stériles et des accusations.

Il est également impératif de limiter la communication des directeurs généraux et autres responsables publics à leurs domaines de compétence. Ces fonctionnaires, tout en étant des relais importants pour la diffusion de l’information, ne doivent pas se substituer aux ministres ou au porte-parole du gouvernement dans les déclarations publiques générales. Leurs interventions doivent se concentrer sur les réalisations techniques de leurs secteurs respectifs, afin d’éviter toute politisation excessive.

Enfin, il est primordial que nos dirigeants prennent conscience de leur nouvelle position de responsables publics. Ils ne sont plus uniquement des acteurs politiques défendant des intérêts partisans ; ils sont désormais les dirigeants de la nation, garants de l’intérêt général. Continuer à agir comme s’ils étaient dans l’opposition, à surjouer la critique et l’accusation, est une erreur stratégique qui pourrait avoir des conséquences graves pour la stabilité du pays. En ne réalisant pas la responsabilité qui leur incombe désormais, ils exposent le Sénégal à des risques de division et de désinformation.

En définitive, la communication gouvernementale doit être réformée en profondeur pour retrouver son rôle institutionnel et transparent. Nos dirigeants doivent comprendre qu’une communication politique mal maîtrisée est dangereuse. Il est temps pour le gouvernement de se concentrer sur la gestion du pays, en respectant la dignité de la fonction publique et en évitant les excès de la surenchère verbale. Si cette situation n’est pas corrigée rapidement, elle pourrait engendrer des tensions inutiles et nuire à l’image du pays, tant au niveau interne qu’international. Il est donc urgent de restaurer une communication gouvernementale professionnelle, respectueuse des règles de l’État et axée sur une information objective et constructive.

Synergies Afrique : Défense Vigoureuse contre les Accusations de Mody Niang

Le groupe Synergies Afrique, sous la direction de son Président Directeur Général, Khalifa Babacar Camara, a récemment fait l’objet d’allégations concernant la gestion de projets d’électrification scolaire au Sénégal. Ces accusations, formulées par Monsieur Mody Niang sur les réseaux sociaux, ont été vivement contestées par l’entreprise, qui a tenu à clarifier la situation.

En mai 2017, Synergies Afrique a été invitée par la Direction des Constructions Scolaires (DCS) du Ministère de l’Éducation nationale à soumissionner pour quatre lots de construction dans le cadre du programme de remplacement des abris provisoires dans les écoles. L’entreprise a répondu à l’appel d’offres, proposant la construction de 1850 salles de classe, 1372 blocs administratifs, 730 blocs d’hygiène, et 70500 mètres linéaires de murs de clôture.

En juillet 2017, l’entreprise a été notifiée de l’attribution provisoire du marché pour le lot 1. Après avoir négocié des accords de prêt avec la BOAD pour le financement des travaux, le marché a été signé et notifié à Synergies Afrique en novembre 2017.

Les travaux ont débuté en janvier 2018, avec une cérémonie de lancement présidée par le Ministre de l’Éducation nationale. Au total, 1850 salles de classe ont été construites, ainsi que des blocs administratifs et d’hygiène dans 14 régions du Sénégal. L’entreprise affirme que tous les paiements ont été certifiés par la DCS avant d’être traités par la BOAD.

Synergies Afrique a également souligné son impact positif sur l’emploi, ayant créé plus de 33 000 emplois directs durant l’exécution du lot 1. Ce chiffre ne prend pas en compte les emplois indirects générés autour des chantiers.

Face aux allégations de Monsieur Mody Niang, Synergies Afrique dénonce une campagne de désinformation. L’entreprise insiste sur le fait que les 25 milliards évoqués par Niang concernent un prêt signé pour le financement du lot 2 du programme, attribué à une autre entreprise.

De plus, la société a précisé que les accusations de condamnation par le tribunal du commerce sont liées à une affaire distincte avec l’entreprise CCE, qui a reconnu sa dette envers Synergies Afrique.

Synergies Afrique réaffirme sa volonté de poursuivre ses activités en toute transparence et se réserve le droit d’agir en justice pour défendre sa réputation face à ces accusations infondées. Le groupe appelle à une vérification rigoureuse des faits avant de diffuser des informations qui pourraient nuire à son image et à celle de ses dirigeants.

Mansour Faye hausse le ton face aux « Pastéfiens » à l’approche des élections législatives anticipées au Sénégal

Alors que les élections législatives anticipées au Sénégal se rapprochent, prévues pour le 17 novembre 2024, l’atmosphère politique s’échauffe de jour en jour. Les candidats et militants intensifient leur campagne et, à moins de deux mois de ce scrutin crucial, les déclarations enflammées se multiplient.

Mansour Faye, ancien ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, et proche allié de l’ex-président Macky Sall, a récemment fait parler de lui avec une publication virulente sur sa page Facebook. Visiblement agacé par l’ambiance qui règne autour de la préparation des élections, Faye s’en est pris aux militants de Pastef et à leurs alliés qu’il qualifie de « Pastéfiens et néo-pastéfiens ».

Dans un ton sarcastique, Mansour Faye s’interroge : « Pardi! Qu’est-ce qui fait paniquer ces « Pastéfiens et néo-pastéfiens » à la suite de la publication des listes (provisoires) des coalitions devant participer aux prochaines joutes électorales ? ». Cette déclaration semble répondre à l’inquiétude soulevée par certains opposants politiques concernant la montée en puissance de coalitions adverses, notamment celle dans laquelle Macky Sall est pressenti tête de liste.

L’ancien ministre mentionne la possibilité que Macky Sall, retiré de la présidence après deux mandats, puisse être le leader de la coalition Tammy Wallu Sénégal (TWS) lors de ce scrutin. Ce scénario, selon Faye, provoquerait une « panique » parmi les rangs de Pastef, un parti dont l’influence n’a cessé de croître ces dernières années sous la houlette d’Ousmane Sonko.

Faye dénonce également ce qu’il perçoit comme des menaces de la part de certains opposants, qualifiant leurs discours de « théories » agressives qui, selon lui, n’ont pas leur place au Sénégal. Il termine en martelant : « Je le dis et le répète : à l’endroit de ces théoriciens de « Kou déh, sa yaye juraat », « Mortal Kombat » et leurs sbires que dans ce Sénégal, ces genres de pratiques ne passent pas et ne passeront jamais ».

Alors que la campagne électorale continue de s’intensifier, les alliances et les confrontations entre les partis politiques s’annoncent déterminantes pour le résultat final. Les déclarations de Mansour Faye soulignent l’importance stratégique de ces élections pour l’avenir politique du Sénégal, avec un Macky Sall toujours au centre des débats malgré son retrait de la présidence.

Éliminatoires CAN 2025 : Les Lions du Sénégal à Lilongwe pour affronter le Malawi

L’équipe nationale de football du Sénégal est arrivée à Lilongwe, la capitale du Malawi, ce dimanche matin, en vue du match retour contre l’équipe malawite lors de la 4e journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025. Les Lions de la Teranga, déjà victorieux à Dakar (4-0) vendredi dernier, espèrent confirmer leur bon début de campagne ce mardi à 13h GMT au Bingu National Stadium.

Sous la direction de l’entraîneur Pape Thiaw, l’équipe sénégalaise se présente avec un groupe quasi au complet. Seul Ismail Jakobs, qui souffre d’une blessure au genou, a dû quitter ses coéquipiers pour rejoindre son club afin de suivre un traitement. Cette absence ne devrait cependant pas perturber les ambitions des champions d’Afrique en titre, toujours déterminés à valider leur qualification pour la CAN 2025.

Le Sénégal partage actuellement la tête du groupe L avec le Burkina Faso, chaque équipe comptant 7 points. Une victoire contre le Malawi pourrait leur permettre de prendre de la distance, alors que les Burkinabés devront affronter le Burundi, troisième du groupe avec 3 points. Les Étalons feront face à une rencontre cruciale à l’extérieur, ce qui donne une occasion idéale aux Lions pour creuser l’écart et consolider leur première place.

Le match de ce mardi s’annonce décisif pour les Sénégalais qui, en cas de succès, pourraient déjà envisager avec sérénité leur qualification pour la phase finale de la compétition continentale.

Neutralisation d’un gang de cambrioleurs à Keur Massar : trois individus déférés au parquet

La brigade de recherches de Keur Massar a récemment neutralisé un gang impliqué dans plusieurs cambriolages, notamment celui d’un magasin appartenant à un ressortissant chinois, L. Junbing. Le groupe criminel a été appréhendé et déféré vendredi dernier devant le procureur de la République, pour association de malfaiteurs et vols multiples avec effraction commis la nuit.

Le cambriolage en question a eu lieu dans la quincaillerie de L. Junbing, située près de « Tollou Abdoulaye Wade ». Les malfaiteurs ont dérobé des biens d’une valeur estimée à 1 154 000 F CFA ainsi qu’une somme d’argent de 50 000 F CFA. Suite à la plainte déposée par la victime, la brigade de recherches, sous la direction du commandant El Hadji Abdou Aziz Kandji, s’est immédiatement saisie de l’affaire.

Grâce aux images des caméras de surveillance, l’un des membres du gang, F. Nguer, a été rapidement identifié et arrêté. Placé en garde à vue, Nguer a révélé les noms de ses complices, L. Diouf, et du receleur, C. A. K. D. Dème. Ces derniers ont été appréhendés peu après. Les autorités ont découvert que le matériel volé avait été revendu à Dème pour seulement 35 000 F CFA.

Les trois individus ont avoué leur implication lors de l’enquête. Le dossier a été transmis au procureur, qui devra décider des suites judiciaires à donner à cette affaire. Cette arrestation marque un coup d’arrêt aux agissements de ce gang, renforçant ainsi la sécurité dans la région de Keur Massar.

La maire de Kahone, dans le département de Kaolack, Fatou Séne Diouf, a remis une subvention de plus de 6 millions de FCFA aux différentes associations sportives et culturelles (ASC) de la commune.

« C’est avec plaisir que nous rencontrons cette jeunesse responsable, cette jeunesse engagée de la commune de Kahone. Ils sont toujours en première ligne. Aujourd’hui, nous avons remis à la jeunesse de notre commune une subvention de 6 millions de FCFA », a-t-elle déclaré lors de la cérémonie de remise des enveloppes, en présence des acteurs du mouvement sportif et culturel.

La maire de Kahone a profité de l’occasion pour inviter les jeunes des différentes ASC à « bannir la violence dans le milieu sportif », notamment lors de la Coupe du Maire, et à s’engager davantage dans le développement de leur commune.

Ce geste, d’une grande importance, a été salué à sa juste valeur par le président de la zone 8 de Kahone.

Selon Assane Séne, « 15 ASC ont reçu 175.000 FCFA, la zone a bénéficié de 550.000 FCFA, l’ASC communale, ASC Kahone, a reçu 1.550.000 FCFA, et Kahone FC, 550.000 FCFA. En plus, les écuries de lutte, ainsi que les sections de handball, de basket-ball et les autres sportifs, ont également reçu leurs subventions. Depuis que Madame le Maire est en fonction, on note chaque année une hausse des subventions », a-t-il souligné.

Lancement de la campagne nationale de solidarité « Delloo Njukkal » en soutien aux militaires blessés

L’armée sénégalaise, sous la direction du Chef d’État-major Général des Armées, le Général Mbaye Cissé, a officiellement lancé la campagne nationale de solidarité « Delloo Njukkal ». Cet événement, organisé au Cercle Messe des Officiers de Dakar, marque le début d’une série d’initiatives visant à apporter un soutien concret aux militaires blessés en opérations et aux soldats invalides de guerre. La campagne, qui s’étendra jusqu’au 19 décembre 2024, se veut un hommage vibrant à ces hommes et femmes qui ont sacrifié leur intégrité physique pour la défense de la nation.

Placée sous la présidence du Premier ministre, Ousmane Sonko, la cérémonie a été un moment de grande solennité, au cours duquel ce dernier a exprimé toute l’importance de cette initiative pour le pays. Selon ses mots, « l’armée nationale est certainement l’un des ciments les plus forts de notre consensus national ». Dans son allocution, il a salué le travail du Général Mbaye Cissé et a remercié le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, pour son soutien indéfectible à cette cause.

Ousmane Sonko a souligné que « Delloo Njukkal » incarne les valeurs de patriotisme et de solidarité, des principes fondamentaux qui renforcent le lien entre l’armée et la nation. Ces valeurs, a-t-il précisé, « guident au quotidien nos actions et notre engagement citoyen ». Le Premier ministre a tenu à rendre hommage aux soldats blessés, qualifiant leur sacrifice de « véritable engagement patriote », et a également exprimé toute sa compassion aux familles des militaires tombés au champ d’honneur.

En plus d’honorer les soldats blessés, cette campagne ambitionne de moderniser les dispositifs d’accompagnement à leur égard. Parmi les mesures phares, le gouvernement sénégalais prévoit une revalorisation des pensions d’invalidité ainsi que la facilitation de l’accès à des soins médicaux de qualité. « Je salue l’effort quotidien des armées dont les actions viennent s’adjoindre aux mesures déjà prises pour la revalorisation des pensions d’invalidité et la modernisation du mécanisme de prise en charge médicale », a déclaré le Premier ministre.

L’initiative s’accompagne également de la mise en place de projets structurants identifiés par les militaires eux-mêmes, en collaboration avec l’Agence pour la réinsertion sociale des militaires. Le Premier ministre a d’ailleurs lancé un appel à l’ensemble des citoyens et membres du gouvernement pour qu’ils s’impliquent dans cette campagne.

« Delloo Njukkal » se veut donc un acte de reconnaissance nationale envers ceux qui ont payé un lourd tribut pour défendre les frontières du Sénégal et préserver la paix. En renforçant les dispositifs d’accompagnement et en impliquant la société civile dans cette campagne de solidarité, le gouvernement sénégalais entend non seulement honorer ces militaires blessés, mais aussi renforcer la résilience nationale face aux défis actuels.

Législatives 2024 : Distribution des cartes d’électeurs prolongée jusqu’au jour du scrutin

La Direction générale des élections (DGE) a annoncé que la distribution des cartes d’électeurs se poursuivra jusqu’au 17 novembre 2024, date des élections législatives anticipées. Cette campagne de distribution, qui a débuté le 12 octobre, vise à garantir que tous les citoyens sénégalais, tant sur le territoire national qu’à l’étranger, puissent récupérer leurs cartes à temps pour participer au scrutin.

Les électeurs sont invités à se rendre dans les commissions administratives de leurs communes au Sénégal ou dans les ambassades et consulats pour ceux résidant à l’étranger. Le processus de distribution se poursuivra sans interruption jusqu’à la veille du scrutin, le 16 novembre, sur le territoire national. Pour les Sénégalais de la diaspora, la distribution des cartes se poursuivra jusqu’au jour même de l’élection, le 17 novembre.

Cette prolongation, encadrée par l’article II alinéa 2 du décret du 13 septembre 2024, a pour objectif de maximiser la participation électorale en permettant aux citoyens d’accéder facilement à leurs cartes d’électeurs. La DGE a lancé un appel à la mobilisation de tous les citoyens pour récupérer leurs cartes et participer activement aux élections législatives, une étape cruciale pour l’avenir politique du pays.

Avec ces mesures, l’administration électorale cherche à éviter tout blocage pouvant entraver la participation des électeurs et s’assure que chaque citoyen soit en mesure de voter le jour venu.

Licenciement de 44 agents au ministère des Mines : le collectif appelle l’État à négocier

Le ministère des Mines est au cœur d’une crise sociale après le licenciement de 44 agents. Lors d’une conférence de presse organisée par le collectif interministériel des agents de l’administration, les représentants des travailleurs ont dénoncé les conditions de cessation d’activités des agents concernés et ont exprimé leur indignation face à cette décision.

Le Secrétaire général du collectif, Monsieur Dramé, a exposé plusieurs doléances, dont certaines sont restées sans réponse depuis l’ancien régime. Parmi les revendications figurent le manque d’équité dans le traitement salarial, l’absence de primes de prudence pour les chauffeurs, les conditions de travail à Diamniadio, ainsi que des problèmes liés aux habilitations. Ces points sont inscrits dans un mémorandum soumis aux autorités, mais demeurent sans solution.

Les travailleurs estiment que la communication du ministre des Mines, Birame Souleye Diop, a été insuffisante ou erronée. Selon eux, le ministre aurait mal présenté la situation des agents licenciés, qui sont pourtant liés au ministère par des contrats à durée indéterminée (CDI). « Les droits de ces travailleurs ont été bafoués. Ils ont des CDI, et les mettre à la porte sans respecter les préalables prévus par l’article L53 du Code du travail est une grave erreur », a déclaré Dramé.

Le collectif a également pointé du doigt l’absence de préavis dans les licenciements, ainsi que l’injustice autour du fonds employant plus de 284 travailleurs. « Comment expliquer que 44 agents soient licenciés, tandis que les autres sont maintenus ? », s’est interrogé le porte-parole des licenciés, Ndiawar Sarr.

Le collectif a appelé à une reprise des négociations et a demandé au chef de l’État, Ousmane Sonko, et au ministre de tutelle de revoir la situation. « Les familles des travailleurs licenciés sont dans une situation difficile, particulièrement avec la rentrée des classes. Ces pères de famille sont acculés par les banques et les bailleurs », a plaidé Ndiawar Sarr.

Dans un contexte marqué par la précarité, les travailleurs espèrent que l’État acceptera de s’asseoir à la table des négociations pour trouver une solution équitable.

Baisse de Moody’s : enrayer  l’effet halo

Le marché des agences de notation est oligopolistique : trois agences toutes americaines (Moody’s, Standard & Poor’s, Fitch Ratings)  se partagent 90% des demandes de notation mondiales pour évaluer la qualité de signature et le risque de solvabilité des entreprises, des Etats et autres collectivité locale. Le scandale ENRON, la débâcle lehman Brothers , la crise grecque et les subprimes de 2008 ne peuvent rien dans leur suprématie rarement remise en question. Toutes les trois font plus de cent ans d’existence.

Ici chez nous, suite à un audit des finances publiques réalisé par les nouvelles autorités du pays  le déficit budgétaire atteignait 10% du produit intérieur brut, deux fois plus qu’annoncé par le gouvernement précédent. Et l’endettement frôle les 80% du PIB soit 10% de plus qu’annoncé précédemment d’où la réaction immédiate de l’agence Moodys, de loin la plus active en Afrique qui a décidé  d’abaisser la note du Sénégal de Ba3 à B1, avec pour première conséquence notre basculement dans la catégorie spéculative c’est-à-dire  l’accroissement du niveau de risque. L’option des nouvelles autorités est bien marquée : la transparence sur la situation des finances publiques gage d’une gouvernance budgétaire responsable et viable sur le moyen et le long terme, le FMI semble même séduit par la démarche des nouvelles autorités.

Contrairement à  Moody’s, Standard et Poors très écoutée par les gestionnaires de fonds obligataires  maintient la note B+/B’ du Sénégal assortie de perspectives stables pour le Senegal. Cependant Fitch rating maintient une neutralité sur les émissions souveraines du Sénégal et préfère évaluer notre secteur privé avec notamment les banques.   

Il n’a aucune corrélation ou causalité mécanique  entre la notation d’une de ces trois agences  et le taux d’intérêt des émissions surtout pour les longues maturités même – s’ il est vrai aussi – les grades des agences sont pris en compte. D’où l’urgence pour le duo Diba – Sarr d’initier un dialogue soutenu avec les agences de notation sur les mesures fortes pour le retour aux équilibres des finances publiques et surtout les perspectives à long terme des finances du pays dans une perspective de rente pétrolière et gazière et de fiscalité optimisée  pour les multinationales. Le retour aux équilibres des finances publiques et les reformes–clé autour de l’environnement des affaires semble être beaucoup plus urgents, l’opérationnalisation du nouveau référentiel des politiques publiques le PROJET en dépend.

L’assainissement des finances publiques et les réformes systémiques de l’administration sont des pré- requis pour la mise en œuvre des ambitions des nouvelles autorités. Il faut rassurer agences de notation et partenaires sur les efforts à mettre en œuvre  afin d’endiguer l’effet halo de la baisse – plus symbolique que réelle – de notre grade auprès de Moody’s.                         

Moustapha DIAKHATE
Expert et Consultant Infrast.
Ex Conseiller Special PM 
 

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