Actes de sabotage sur le TER : la SETER et la SENTER dénoncent les faits et rassurent les usagers

Le Train Express Régional (TER), fleuron du transport ferroviaire au Sénégal, a été la cible d’actes de sabotage les 13 et 14 juin 2025, selon une déclaration conjointe de la Société nationale de Gestion du Patrimoine du TER (SENTER) et de la Société d’Exploitation du TER (SETER). Les deux structures dénoncent avec fermeté des actions délibérées ayant visé des « équipements stratégiques essentiels à la bonne marche de la circulation ferroviaire ».

Ces actes malveillants, précisent-elles, ont occasionné d’importants ralentissements et perturbations sur l’ensemble de la ligne du TER. Le communiqué évoque notamment des retards sur plusieurs dessertes ainsi qu’un « surcoût significatif » dû aux réparations nécessaires et au remplacement des dispositifs endommagés.

Malgré ces incidents, les responsables de la SETER et de la SENTER tiennent à rassurer les usagers. Ils soulignent que la sécurité des installations n’a à aucun moment été compromise. Toutefois, en raison des dégradations, des limitations de vitesse ont été imposées par précaution, ce qui impacte momentanément la fluidité du trafic.

La direction des deux entités assure que toutes les mesures sont prises pour rétablir au plus vite la situation et pour renforcer la surveillance sur le réseau ferroviaire. Une enquête serait en cours pour identifier les auteurs de ces actes jugés « graves et préjudiciables à l’intérêt général ».

Le TER, lancé pour moderniser le système de transport et désengorger la région dakaroise, a déjà transporté des millions de passagers depuis sa mise en service. Ces actes de sabotage constituent ainsi une attaque directe contre un outil de service public et de développement national.

Bassirou Diomaye Faye lance une série d’audits dans les structures publiques

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a ordonné une série d’audits dans plusieurs structures publiques du Sénégal, selon une annonce faite par le journal Libération. Ces missions de contrôle, qui couvrent une large gamme d’organismes, visent à assurer une gestion transparente et efficace des ressources publiques.

Les Structures Ciblées

L’Inspection générale d’Etat (IGE) a déjà été déployée à l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) de Diass. Les missions d’audit se poursuivront dans les structures suivantes :

  • La Poste
  • La Société africaine de raffinage (SAR)
  • La Société d’exploitation du Train express régional (SENTER)
  • Le Fonds de soutien de l’énergie (FSE)
  • La Loterie nationale sénégalaise (Lonase)

Contrôles Sous l’Ancien Régime

En plus des audits actuels, les vérificateurs vont examiner la gestion de plusieurs institutions sous l’ancien régime. Ces institutions comprennent :

  • L’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • L’Office des lacs et cours d’eau (OLAC)
  • Le Conseil exécutif des transports urbains durables (CETUD)
  • Le Fonds d’entretien routier autonome (FERA)
  • L’Agence autonome des travaux et gestion des routes (Ageroute)

Ces audits visent à vérifier la conformité des opérations de ces institutions avec les réglementations en vigueur, à détecter toute irrégularité et à s’assurer que les fonds publics sont utilisés de manière optimale. Les résultats des audits permettront également d’identifier les points faibles dans la gestion des ressources publiques et de proposer des recommandations pour améliorer l’efficacité et la transparence.

Cette initiative de contrôle rigoureux s’inscrit dans une démarche de renforcement de la gouvernance et de la transparence au sein des institutions publiques sénégalaises. En mettant en place ces audits, le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye réaffirme son engagement à lutter contre la corruption et à promouvoir une gestion transparente des ressources publiques.

Les audits annoncés ont suscité diverses réactions. Les partisans de la transparence et de la bonne gouvernance saluent cette initiative, espérant qu’elle permettra de mettre en lumière toute mauvaise gestion et de prendre les mesures correctives nécessaires. Toutefois, certains critiques expriment des réserves quant à l’indépendance et à l’efficacité de ces contrôles, craignant qu’ils puissent être influencés par des considérations politiques.

La décision de Bassirou Diomaye Faye de lancer des audits dans plusieurs structures publiques est une étape importante vers la promotion de la transparence et de la responsabilité au sein de l’administration sénégalaise. Les résultats de ces audits seront attentivement suivis par le public et les observateurs, qui espèrent voir des actions concrètes pour corriger les éventuelles défaillances et améliorer la gestion des ressources publiques au Sénégal.

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