La brigade territoriale de Diamniadio, dirigée par l’Adjudant-Chef Alassane Tounkara, a démantelé un réseau criminel spécialisé dans l’escroquerie et visant principalement des ressortissants bissau-guinéens. Selon des sources de Seneweb, sept responsables présumés, liés à la structure QNET, ont été interpellés et présentés ce mardi devant le tribunal de grande instance de Rufisque.
L’enquête a été déclenchée le 21 novembre 2025, lorsque trois Bissau-Guinéens se sont rendus à la gendarmerie de Diamniadio, visiblement en détresse. Interrogés séparément, ils ont raconté avoir été victimes d’une vaste escroquerie orchestrée par des recruteurs leur promettant des opportunités professionnelles à l’étranger, incluant notamment une carrière footballistique. En échange, les victimes avaient été contraintes de verser d’importantes sommes d’argent. Au total, ce sont 1 250 000 FCFA qui ont été extorqués aux trois plaignants, répartis entre 900 000 FCFA, 200 000 FCFA et 150 000 FCFA, ces versements étant présentés par les escrocs comme le « dernier obstacle » avant leur départ à l’étranger.
Les témoignages détaillés des victimes ont permis aux gendarmes de localiser une maison à Darou Salam, utilisée comme base opérationnelle par le réseau. Sur place, les forces de l’ordre ont découvert plusieurs individus de différentes nationalités, principalement bissau-guinéens, vivant dans des conditions extrêmement précaires. Les occupants étaient entassés dans un logement insalubre, dépourvu des commodités les plus élémentaires.
Sept suspects ont été arrêtés dans le cadre de cette affaire : Samuel Bisane, Ramirou Divanirou Viera, David Tè, Ricardo Moussa Tiantialan, Isnaba Souniana, Victor Gomis et Jules Basande. Cependant, deux autres individus, considérés comme les cerveaux du réseau, restent en fuite et font l’objet de recherches intensives.
Les inculpations retenues contre les prévenus sont multiples et graves. Elles incluent l’association de malfaiteurs, l’exercice illégal d’une profession réglementée, l’ouverture d’un établissement recevant du public sans autorisation, l’escroquerie faisant appel au public, l’extorsion de fonds et la mise en danger de la vie d’autrui. L’enquête se poursuit afin de déterminer l’ampleur réelle des activités de ce réseau et de localiser les membres encore en cavale.