Casamance : Seydi Gassama interpelle le Président Diomaye Faye sur les urgences du développement régional

À l’occasion du séjour du Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, en Casamance, le défenseur des droits humains Seydi Gassama a lancé un plaidoyer appuyé en faveur d’une prise en charge plus ambitieuse et structurée des défis économiques et sociaux auxquels la région demeure confrontée. Dans une interpellation directe mais constructive, il a mis en lumière plusieurs urgences qu’il estime incontournables pour sortir durablement la Casamance de la marginalisation.

Au premier rang de ses préoccupations figure la reconstruction du pont Émile Badiane, infrastructure emblématique et stratégique reliant la région au reste du pays. Pour Seydi Gassama, l’état de dégradation avancée de cet ouvrage constitue un véritable goulot d’étranglement pour la mobilité des personnes et la circulation des biens. Il souligne que ce pont, au-delà de sa dimension symbolique, est vital pour le désenclavement économique de la Casamance. Son mauvais état pénalise lourdement les échanges commerciaux, renchérit les coûts de transport et freine l’intégration de la région aux circuits économiques nationaux et sous-régionaux. À ses yeux, sa reconstruction ne relève plus d’un simple projet d’infrastructure, mais d’une urgence nationale.

Le défenseur des droits humains s’est également longuement attardé sur le paradoxe agricole de la Casamance, région reconnue pour la fertilité de ses terres et l’abondance de sa production fruitière. Chaque année, déplore-t-il, des centaines de milliers de tonnes de mangues, d’oranges et d’autres fruits sont perdues faute d’infrastructures de conservation, de chaînes de froid et d’unités de transformation industrielle. Cette situation, qualifiée de véritable gaspillage économique, prive les producteurs de revenus substantiels et empêche la création d’emplois locaux, notamment pour les jeunes et les femmes. Seydi Gassama estime que des investissements ciblés dans l’agro-industrie pourraient transformer cette richesse naturelle en moteur de croissance durable pour la région.

Autre secteur jugé largement sous-exploité : le tourisme. Malgré le retour durable de la paix et la fin progressive des tensions qui ont longtemps affecté la Casamance, le potentiel touristique de la région reste, selon lui, en deçà de ses capacités réelles. Plages, forêts, fleuve Casamance, patrimoine culturel et hospitalité des populations constituent pourtant des atouts majeurs. Seydi Gassama regrette l’absence d’une politique de promotion touristique cohérente et offensive, capable d’attirer investisseurs et visiteurs, tant nationaux qu’internationaux.

Dans cette perspective, il invite les autorités sénégalaises à s’inspirer d’exemples africains probants tels que le Rwanda, le Kenya ou encore l’Afrique du Sud, qui ont su faire du tourisme un levier stratégique de développement économique, de création d’emplois et de valorisation de leur image à l’international.

À travers cette interpellation adressée au Chef de l’État, Seydi Gassama plaide pour que la Casamance devienne une priorité stratégique du développement national. Il appelle à une approche globale et intégrée, articulant infrastructures modernes, valorisation agricole et relance touristique. Selon lui, seule une telle vision permettra de répondre durablement aux attentes des populations locales et de libérer tout le potentiel économique d’une région longtemps reléguée au second plan, mais porteuse d’immenses opportunités pour le Sénégal.

Seydi Gassama porte plainte pour menaces de mort après une publication sur Facebook

Seydi Gassama, directeur exécutif de la Section sénégalaise d’Amnesty International, a récemment saisi la justice sénégalaise après avoir reçu des menaces jugées sérieuses à son encontre. Face à la gravité de la situation et souhaitant ne prendre aucun risque, l’activiste des droits humains a déposé une plainte officielle auprès de la Division des investigations criminelles (DIC) pour « menaces de mort et injures publiques ».

La plainte a été déposée par son avocat, Maître Amadou Diallo, qui a accompagné son client dans cette démarche visant à assurer sa sécurité. Cette affaire trouve son origine dans une publication faite par Seydi Gassama sur le réseau social Facebook, où il avait qualifié le Président Macky Sall d’« amnésique », en réaction à une récente déclaration publique du chef de l’État.

Selon les informations rapportées, l’auteur du compte mis en cause a d’abord réagi publiquement sous la publication de Seydi Gassama. Par la suite, il aurait adressé un message privé à l’activiste, dans lequel il lui aurait signifié qu’il « méritait la mort » et qu’il « s’occuperait » de lui. Ces propos ont été pris très au sérieux par Seydi Gassama, qui a immédiatement décidé de porter l’affaire devant les autorités compétentes.

La Division des investigations criminelles (DIC) a été officiellement saisie et une enquête a été ouverte afin d’identifier et d’interpeller l’auteur de ces menaces. Pour l’heure, les investigations sont en cours, alors que la communauté des défenseurs des droits humains suit de près l’évolution de cette affaire.

Appels à l’interdiction des manifestations : Seydi Gassama alerte sur les dérives et défend le droit à la contestation pacifique

Depuis l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko, le climat social est marqué par une intensification des mobilisations citoyennes. À Dakar, les rues ont de nouveau vibré ce week-end sous le signe de la contestation. Après la marche du mouvement « Ñoo Lank » vendredi, organisée pour dénoncer la cherté de la vie, une nouvelle manifestation a eu lieu samedi. Plusieurs centaines de personnes ont parcouru le trajet de Liberté 6 au Jet d’eau, exigeant la libération de Farba Ngom, maire des Agnam, placé en détention dans le cadre d’une instruction financière.

Face à cette recrudescence des rassemblements, certaines voix issues du camp présidentiel ont appelé à interdire les manifestations, arguant que les discours tenus lors de ces événements risquent d’attiser la tension politique. Ces appels à restreindre la liberté de rassemblement ont suscité une vive réaction dans la société civile.

Parmi les voix les plus critiques figure Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, qui s’est exprimé sur la plateforme X (anciennement Twitter). L’activiste a mis en garde contre les conséquences d’une politique d’interdiction systématique :

« L’État doit continuer à autoriser et à encadrer les manifestations qui doivent être pacifiques. Les interdictions entraînent la défiance et la violence », a-t-il déclaré.

Pour Seydi Gassama, la liberté de manifester demeure un droit fondamental garanti par la Constitution et les conventions internationales ratifiées par le Sénégal. Il rappelle que le rôle des autorités est d’assurer la sécurité publique sans pour autant restreindre les libertés individuelles. Selon lui, interdire les rassemblements revient à alimenter la frustration et à ouvrir la voie à des affrontements imprévisibles.

Cette sortie du défenseur des droits humains intervient dans un contexte où le débat sur les libertés publiques reprend de la vigueur. Entre la volonté du gouvernement d’assurer l’ordre public et la détermination des citoyens à exprimer leurs revendications, le Sénégal se trouve à un tournant délicat de sa vie démocratique.

Pour l’instant, aucune décision officielle n’a été annoncée concernant une éventuelle interdiction des manifestations. Mais le message de Seydi Gassama résonne comme un avertissement : la paix sociale, selon lui, ne saurait se construire sur la répression des libertés, mais sur le dialogue, la confiance et le respect du droit de manifester pacifiquement.

Liberté d’expression : Seydi Gassama plaide pour plus de responsabilité et de tolérance

Le directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, Seydi Gassama, a appelé ce vendredi les citoyens à faire preuve de retenue dans l’usage de la liberté d’expression, tout en invitant les autorités à davantage de tolérance dans la répression des propos jugés offensants, rapporte l’Agence de presse sénégalaise (APS).

« Nous encourageons les citoyens à user de leur liberté d’expression avec discernement et à éviter de polluer le débat public par des propos inutiles. S’exprimer librement ne signifie pas diffamer ou porter atteinte à la dignité d’autrui », a-t-il affirmé.

Ces propos ont été tenus lors d’un atelier consacré à la présentation des avant-projets de loi sur la protection des défenseurs des droits humains, l’instauration d’un juge des libertés, ainsi que les recommandations issues des assises de la justice et du dialogue national sur le système politique.

D’après l’APS, cette rencontre visait à sensibiliser les parlementaires et à faciliter une adoption rapide de ces réformes destinées à renforcer la garantie des droits et libertés au Sénégal.

Le président de la Commission des lois de l’Assemblée nationale, Me Abdoulaye Tall, a pour sa part souligné que « tous ceux qui aspirent à la paix et à la justice doivent accorder une attention particulière à ces textes ».

Présent également, Ayéda Robert Kotchani, représentant régional du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme pour l’Afrique de l’Ouest, a salué les efforts conjoints de l’État et de la société civile dans la promotion des droits humains.

« Cet atelier est une initiative que nous soutenons fortement. Il est essentiel de continuer à progresser sans exclure aucune institution », a-t-il conclu.

Seydi Gassama : « Le régime Sonko-Diomaye ne fait pas mieux que les précédents en matière d’environnement »

Le directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, Seydi Gassama, a exprimé sa déception face à la politique environnementale du gouvernement actuel. Dans un message publié sur X, il estime que l’équipe dirigée par Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye reproduit les mêmes erreurs que les précédents régimes dans la gestion du droit à un environnement sain.

« En matière de protection du droit à un environnement sain, le régime ne fait pas mieux que les précédents », a-t-il dénoncé. Pour le défenseur des droits humains, l’implantation de cimenteries, de carrières polluantes et de décharges d’ordures à ciel ouvert près des agglomérations illustre ce manque de considération pour les populations.

Seydi Gassama accuse également les autorités de valider des études d’impact environnemental biaisées, financées par les promoteurs eux-mêmes. Il évoque des méthodes marquées par « les menaces, la répression, la division, l’exclusion et le forcing » pour faire passer des projets contestés.

Ces critiques viennent rappeler que la gouvernance écologique demeure un défi majeur au Sénégal. Alors que les attentes citoyennes sont fortes, la société civile réclame une véritable rupture en faveur d’une politique plus respectueuse de l’environnement et des communautés.

Marche de solidarité à Dakar : Seydi Gassama dénonce un « génocide » en Palestine et appelle à l’application de la résolution 181 de 1947

La ville de Dakar a été le théâtre, ce dimanche, d’une vaste marche de solidarité en faveur du peuple palestinien. Des centaines de citoyens, militants des droits humains, personnalités politiques et membres de la société civile se sont rassemblés pour exprimer leur soutien aux Palestiniens face à la situation dramatique qui prévaut à Gaza depuis octobre 2023. L’événement a connu la participation de figures politiques notoires, parmi lesquelles les députés Amadou Ba, Ayib Daffé, Guy Marius Sagna et M. Diop de la Croix, ainsi que le ministre Birame Souleye Diop, marquant ainsi l’ampleur nationale de cette mobilisation.

Lors de ce rassemblement, Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, a pris la parole pour dénoncer avec vigueur ce qu’il considère comme un « génocide » perpétré par Israël à Gaza. Il a rappelé que depuis le 7 octobre 2023, les populations civiles palestiniennes vivent sous des bombardements incessants, privées d’accès aux soins et désormais confrontées à une famine imposée. Selon lui, cette situation dramatique ne résulte pas d’une pénurie mondiale de nourriture, mais de la volonté délibérée d’Israël d’empêcher l’acheminement de vivres vers Gaza, ou de conditionner leur distribution par des canaux piégés qui mettent en danger médecins, journalistes et simples citoyens venus chercher de quoi survivre.

Dans son intervention, M. Gassama a également mis en cause la responsabilité de la communauté internationale et particulièrement celle des États-Unis. Il a souligné que le génocide constitue le crime le plus grave en droit international et que, selon les textes des Nations Unies, les États ont l’obligation d’intervenir pour y mettre fin, y compris par une action militaire si nécessaire. Pourtant, a-t-il regretté, le Conseil de sécurité demeure paralysé par le veto américain, empêchant toute décision contraignante contre Israël. Cette complicité, selon lui, ne se limite pas aux États-Unis, mais s’étend à plusieurs pays occidentaux qui continuent de fournir un soutien diplomatique, militaire ou économique à l’État hébreu.

Seydi Gassama a appelé à l’application immédiate et inconditionnelle de la résolution 181 de 1947 des Nations Unies, qui avait prévu le partage de la Palestine entre Palestiniens et Juifs, et qui constitue, selon lui, la base pour la création d’un État palestinien viable. Il a exhorté les pays du monde entier à reconnaître officiellement cet État, estimant que seule cette reconnaissance pourra permettre une coexistence pacifique dans des frontières internationalement reconnues au Moyen-Orient.

En revenant sur le sens de cette mobilisation, le responsable d’Amnesty International Sénégal a rappelé que cette marche s’inscrivait dans la continuité de celle organisée en avril dernier à Dakar. Il a affirmé que les participants souhaitaient non seulement dénoncer le silence complice de certaines puissances, mais aussi réaffirmer le soutien constant du Sénégal à la cause palestinienne, une position historique et ferme dans la diplomatie sénégalaise.

Dans une conclusion empreinte de gravité, Seydi Gassama a averti que le monde ne peut pas rester spectateur de ce qu’il considère comme une tentative d’élimination d’un peuple entier. « Nous ne devons pas attendre qu’un peuple soit rayé de la carte pour que ses terres soient occupées et que d’autres s’y installent. Nous devons l’arrêter », a-t-il martelé, appelant dirigeants, citoyens et organisations internationales à s’élever contre ce qu’il qualifie de tragédie humaine.

Seydi Gassama plaide pour une réforme du Conseil Supérieur de la Magistrature afin de renforcer l’indépendance judiciaire

Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, a récemment lancé un appel fort en faveur d’une réforme profonde du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM). Selon lui, cette réforme est essentielle pour garantir l’indépendance réelle de la justice sénégalaise et préserver la séparation des pouvoirs, socle fondamental de toute démocratie.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, M. Gassama souligne que la présence du Président de la République et du ministre de la Justice au sein du CSM compromet cette indépendance. Il plaide donc pour leur exclusion du Conseil, estimant que ces deux figures de l’exécutif ne devraient pas siéger dans cette instance qui joue un rôle clé dans la gouvernance de la justice.

Pour renforcer la légitimité et la transparence du CSM, Seydi Gassama propose également d’ouvrir cette institution à des représentants extérieurs à la magistrature. Il évoque notamment l’intégration de personnalités issues des corps d’avocats, des professeurs de droit des universités ainsi que de la société civile. Cette ouverture permettrait, selon lui, de mieux refléter la réalité selon laquelle « la justice est rendue au nom du peuple sénégalais » et ainsi d’inscrire la gouvernance judiciaire dans une logique démocratique plus large.

Cette proposition vise également à dissiper les craintes persistantes liées au corporatisme au sein de la magistrature, et à éviter ce que certains appellent la « république des juges », expression qui dénonce une justice perçue comme fermée et auto-référentielle. En intégrant des acteurs externes, le CSM pourrait accroître sa transparence, renforcer la confiance du public dans le système judiciaire et garantir une meilleure impartialité dans ses décisions.

Cette initiative de Seydi Gassama s’inscrit dans un débat plus large, toujours très actuel au Sénégal, sur la réforme des institutions judiciaires et sur la nécessité d’assurer une justice indépendante, transparente et équitable pour tous. La question de la composition et du fonctionnement du Conseil Supérieur de la Magistrature reste ainsi au cœur des discussions visant à moderniser et à renforcer la justice sénégalaise.

Seydi Gassama défend OSIWA : « L’État est le premier bénéficiaire des subventions »

Au cœur d’un débat vif autour de la Fondation Open Society pour l’Afrique de l’Ouest (OSIWA), Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, est sorti de sa réserve pour apporter des clarifications importantes. Face aux nombreuses critiques qui circulent dans les médias et sur les réseaux sociaux à propos de cette organisation active au Sénégal depuis 2000, il a souhaité rétablir certaines vérités dans une publication sur sa page Facebook.

Seydi Gassama souligne d’emblée que la démarche la plus responsable, intellectuelle et journalistique, aurait été de se rendre au siège d’OSIWA afin de s’informer directement sur ses programmes et ses activités au Sénégal et dans la sous-région ouest-africaine. Il déplore cependant que beaucoup préfèrent se contenter de déclarations péremptoires provenant de personnes se présentant comme experts, mais qui ne font que relayer des opinions sans fondement dans les médias et sur les réseaux sociaux.

Le directeur exécutif d’Amnesty Sénégal tient à rappeler que l’État sénégalais est en réalité le principal bénéficiaire des subventions octroyées par OSIWA. Il explique que de nombreux secteurs gouvernementaux ont reçu ce soutien financier dans le cadre de projets spécifiquement identifiés et validés par les autorités nationales. Ainsi, loin d’être une structure agissant en marge, la Fondation collabore étroitement avec les institutions publiques pour accompagner le développement et la mise en œuvre de politiques publiques.

Par ailleurs, Seydi Gassama insiste sur le rôle fondamental que joue OSIWA dans le soutien à la société civile, un acteur clé pour la consolidation de la démocratie et la promotion de la bonne gouvernance en Afrique de l’Ouest. Il rappelle que ce soutien contribue à renforcer les capacités des organisations locales, favorisant ainsi une meilleure participation citoyenne et un contrôle plus effectif des pouvoirs publics.

En somme, cette prise de parole vise à nuancer les critiques et à mettre en lumière l’importance du partenariat entre OSIWA, l’État sénégalais et la société civile pour le progrès démocratique et social dans la région. Face à la désinformation ambiante, Seydi Gassama invite donc à un regard plus informé et équilibré sur le rôle de cette fondation.

Tensions dans la société civile : échange musclé entre Me Ciré Clédor Ly et Seydi Gassama

La société civile sénégalaise traverse une zone de turbulence. Un échange virulent oppose Me Ciré Clédor Ly, avocat engagé et figure médiatique des luttes démocratiques, à Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal. Au cœur de la polémique : une sortie au vitriol de Me Ly contre certaines organisations de la société civile qu’il accuse de masquer des « réseaux d’influence défendant des intérêts occultes ».

Dans un texte rendu public récemment, Me Ciré Clédor Ly s’en est pris à une partie de la société civile, qu’il estime être en décalage avec les aspirations populaires. Selon lui, certaines structures se sont transformées en « instruments d’influence » au service d’agendas étrangers ou partisans. Il dénonce « une instrumentalisation des droits humains » et pointe un double discours de la part de ces organisations lorsqu’il s’agit de dénoncer les violations, notamment pendant les périodes de répression politique.

Face à ces propos, la réaction de Seydi Gassama ne s’est pas fait attendre. Le responsable d’Amnesty International Sénégal a vigoureusement défendu l’honneur des organisations de défense des droits humains, qualifiant les accusations de Me Ly d’« injustes » et révélatrices d’une « mauvaise foi manifeste » ou, à défaut, d’une « mémoire courte ».

« Me Ciré Clédor Ly, vos propos à l’endroit des organisations des droits humains sont injustes », a-t-il écrit, rappelant l’historique de l’engagement sans faille de ces structures, y compris dans les périodes les plus sombres du régime de Macky Sall. « Il faut être de mauvaise foi ou avoir la mémoire courte pour les tenir », a-t-il insisté.

Seydi Gassama a également recadré Me Ly sur ses allusions à la Cour pénale internationale (CPI). Ce dernier avait laissé entendre que des crimes relevant de la compétence de la CPI seraient restés impunis, insinuant un deux poids deux mesures. Une lecture contestée par Gassama : « En tant qu’avocat associé à cette Cour, vous devez savoir comment elle fonctionne, et surtout quels crimes relèvent de sa compétence, crimes qui sont bien définis dans le statut par l’ensemble des États du monde », a-t-il rappelé.

Cet échange traduit une fracture profonde au sein même du camp des défenseurs des libertés et de la démocratie. Alors que le Sénégal tente de tourner la page d’une longue période de turbulences politiques, les divergences de stratégie, de méthode — et désormais de discours — deviennent de plus en plus visibles. Certains acteurs, comme Me Ciré Clédor Ly, estiment que des compromis inavoués affaiblissent la sincérité du combat citoyen. D’autres, comme Seydi Gassama, refusent les procès d’intention et appellent à plus de cohérence et de reconnaissance du travail accompli.

Commerce des armes : Seydi Gassama plaide à l’ONU pour un contrôle rigoureux des munitions conventionnelles

Le 25 juin 2025, à New York, Seydi Gassama, Directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, est monté à la tribune de la 4ᵉ Réunion préparatoire des États parties sur le cadre mondial pour la gestion des munitions conventionnelles. Dans son intervention, il a lancé un appel pressant aux États membres de l’ONU pour un contrôle renforcé et rigoureux des munitions conventionnelles tout au long de leur cycle de vie, afin de réduire les risques graves qu’elles font peser sur les droits humains et la stabilité internationale.

Dans son discours, il est revenu sur la situation dramatique qui frappe le Sahel depuis plus de trente ans. Il a rappelé qu’au fil des décennies, cette région a connu une violence récurrente, ponctuée d’accords de paix successifs sans jamais parvenir à une paix durable. « Cette violence, marquée par des périodes d’accalmie suite à des accords de paix successifs, a fait des milliers de morts au cours de ces trois décennies », a-t-il souligné.

Le Directeur d’Amnesty International Sénégal a aussi cité les conflits meurtriers en cours, notamment au Soudan et en République démocratique du Congo, où les affrontements ont déjà causé plusieurs milliers de victimes depuis le début de l’année.

Se fondant sur une étude publiée en 2018 par le Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité (GRIP), Seydi Gassama a rappelé qu’environ 12 millions d’armes légères et de petit calibre circulent dans l’espace sahélien, dont plus de 500 000 sont détenues par des civils. Il a précisé que ces armes et leurs munitions proviennent souvent d’autres régions d’Afrique, mais aussi de filières internationales incontrôlées. « Les munitions qui alimentent les acteurs non-étatiques viennent d’autres régions du continent, et même parfois en dehors du continent et des mêmes circuits que les ALPC », a-t-il indiqué.

Saluant les avancées internationales, il s’est félicité de l’adoption du Traité sur le commerce des armes (TCA) en 2013 et du nouveau cadre mondial sur la gestion des munitions, adopté par l’Assemblée générale des Nations unies en décembre 2023. Il a toutefois insisté sur l’urgence de passer des engagements aux actes concrets. « La mise en œuvre rigoureuse du cadre mondial par tous les États membres permettra de réduire les risques liés à une gestion inadéquate des munitions classiques sur les droits humains, le droit international humanitaire et le développement durable », a-t-il affirmé.

Seydi Gassama a également insisté sur la nécessité d’une coopération technique accrue entre les États et d’une assistance soutenue aux pays qui en ont besoin, jugeant cet appui déterminant pour l’efficacité du nouveau dispositif. Il a enfin souligné le rôle essentiel des organisations non gouvernementales et des communautés, notamment les victimes, les jeunes et les femmes, dans la mise en œuvre du cadre mondial. « Comme pour les processus concernant les armes légères et de petits calibres, la participation des organisations de la société civile, celles des communautés, notamment des victimes, des jeunes et des femmes, doit être recherchée et encouragée par les Nations unies et les États membres », a conclu le Directeur d’Amnesty International Sénégal.

Candidature du Sénégal à la présidence de la BAD : Seydi Gassama dénonce « une grosse erreur »

La candidature du Sénégal à la présidence de la Banque africaine de développement (BAD) continue de faire débat, notamment après la sortie remarquée de Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal. Invité de l’émission Face au Jury sur PressAfrikTV, ce dimanche 1er juin, le défenseur des droits humains n’a pas mâché ses mots. Il a qualifié cette initiative de « grosse erreur », dénonçant une décision mal évaluée sur le plan stratégique et diplomatique.

Seydi Gassama a d’abord rappelé l’historique de la BAD pour démontrer l’improbabilité d’un succès sénégalais dans cette course. Depuis la création de l’institution, seuls huit présidents se sont succédé, et parmi eux, un seul Sénégalais, Babacar Ndiaye, a occupé le poste durant deux mandats pleins. Pour lui, ce précédent ne pouvait justifier une nouvelle ambition aussi rapidement. Cette réalité historique aurait dû dissuader le Sénégal de tenter sa chance à ce moment précis, d’autant plus que les équilibres internes de la banque ne favorisaient pas une telle candidature.

Au-delà de cet aspect, Seydi Gassama a mis en évidence un isolement diplomatique grandissant du Sénégal sur la scène africaine. Il a souligné que certains pays traditionnellement proches n’ont même pas voté en faveur du candidat sénégalais, Amadou Hott. Ce manque de soutien, selon lui, reflète une perte d’influence régionale inquiétante et une dégradation du leadership sénégalais au sein des instances continentales.

L’échec de cette candidature est, selon le militant, symptomatique d’un recul plus large du prestige international du Sénégal. Jadis considéré comme un modèle démocratique sur le continent, le pays semble aujourd’hui avoir perdu de sa superbe. Seydi Gassama a rappelé qu’à une époque, le Sénégal faisait figure d’exception dans un environnement marqué par les dictatures, mais qu’il a depuis stagné pendant que d’autres nations progressaient.

Pour lui, la perte de crédit démocratique à l’interne se répercute à l’externe. Ce déclin, qu’il juge préoccupant, appelle à une remise en question sérieuse. Il plaide pour un sursaut démocratique, seule voie possible, selon lui, pour redonner au Sénégal sa place d’antan sur l’échiquier africain. À ses yeux, il ne s’agit pas seulement de réformer les institutions, mais de restaurer la confiance et la crédibilité du pays aux yeux de ses partenaires africains et internationaux.

Manifestations politiques : 63 familles de victimes ont déposé plainte avec l’appui d’Amnesty International, selon Seydi Gassama

Invité de l’émission Face au Jury sur PressAfrikTV ce dimanche 1er juin, Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, a livré un témoignage marquant sur les conséquences humaines des manifestations politiques survenues au Sénégal ces dernières années. Selon lui, sur les 66 personnes ayant perdu la vie lors de ces événements, 63 familles de victimes ont pu déposer plainte grâce à l’accompagnement juridique assuré par son organisation.

Ce travail de terrain, mené par Amnesty International Sénégal, s’inscrit dans un plaidoyer plus large destiné à obtenir des autorités une réponse rapide et structurée au profit des victimes et de leurs proches. À en croire M. Gassama, les efforts déployés ont commencé à porter leurs fruits. Une grande partie des familles ayant fourni les documents administratifs requis, notamment les certificats d’hérédité, ont pu recevoir une assistance concrète de la part de l’État, principalement sous forme d’aide financière.

L’accompagnement ne s’est pas limité aux familles endeuillées. Certaines personnes arrêtées dans le cadre des manifestations ont également bénéficié de l’appui humanitaire et juridique mis en place. En outre, des mesures spécifiques ont été prises à l’égard des enfants mineurs dont les parents sont décédés au cours des événements : ces derniers ont été déclarés pupilles de la Nation, un statut qui leur garantit une prise en charge éducative et sociale renforcée.

Les personnes âgées survivantes de ces familles n’ont pas été oubliées. En fonction des situations particulières, elles ont été intégrées soit au programme de couverture maladie universelle, soit au dispositif de bourses de sécurité familiale, avec pour objectif de leur garantir un minimum de protection sociale.

Ce dispositif d’accompagnement représente une avancée notable dans la reconnaissance des souffrances causées par les crises politiques, mais Amnesty International appelle à aller plus loin. Pour Seydi Gassama, il est impératif d’accélérer les procédures judiciaires en cours et de garantir un procès équitable, afin que justice soit rendue dans les délais raisonnables, conformément aux normes nationales et internationales.

L’intervention de Seydi Gassama intervient dans un contexte où la question de l’impunité reste sensible, et où les attentes de justice demeurent fortes dans l’opinion publique, notamment parmi les familles touchées. Amnesty International, fidèle à sa mission de défense des droits humains, entend poursuivre son action jusqu’à ce que chaque victime soit reconnue, entendue et réparée.

Dialogue national au Sénégal : Seydi Gassama plaide pour une démocratie plus inclusive et respectueuse des droits humains

Invité au dialogue politique national, Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, a salué l’initiative des nouvelles autorités d’ouvrir un cadre de concertation élargi. Selon lui, cette volonté d’instaurer un dialogue inclusif est un signal fort en faveur de la paix, de la stabilité et du renforcement de la démocratie au Sénégal.

Mais au-delà du symbole, le militant des droits humains a insisté sur la nécessité de traduire ce dialogue en actes concrets, en plaçant la protection des droits civils et politiques au cœur des discussions. « Ce cadre ne sera véritablement utile que s’il permet de renforcer les libertés fondamentales, en particulier le droit à la participation politique », a-t-il déclaré.

L’une des préoccupations majeures soulevées par Seydi Gassama concerne l’exclusion des personnes détenues de la participation électorale. Il a dénoncé le fait que certains citoyens, bien qu’en détention préventive et non définitivement condamnés, soient privés de leur droit de vote. « Il est impératif que l’État garantisse à tous les citoyens jouissant de leurs droits civiques, y compris ceux en détention provisoire, le droit de participer à la vie démocratique », a-t-il plaidé.

Dans cette même logique, il a appelé à une réforme en profondeur du régime de déchéance des droits civiques. Pour le directeur exécutif d’Amnesty Sénégal, cette sanction ne devrait être décidée que par une autorité judiciaire, et uniquement dans le cadre d’infractions d’une gravité exceptionnelle. Il a également souligné que les délits liés à la liberté d’expression, tels que la diffamation ou l’offense à l’autorité, ne devraient en aucun cas justifier la privation de droits civiques.

Enfin, Seydi Gassama a réitéré son engagement en faveur de la liberté de la presse, qu’il considère comme un pilier essentiel de la démocratie. Il a appelé les autorités à soutenir les médias dans un contexte marqué par de nombreuses difficultés structurelles : « Une presse libre et indépendante est indispensable à une démocratie vivante et à une gouvernance responsable. Elle doit être protégée, soutenue et valorisée. »

Seydi Gassama : « Le fils de Macky Sall n’a rien à craindre s’il est convoqué par la justice »

Dans le cadre du débat sur la reddition des comptes et la transparence dans la gestion des affaires publiques, Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, a pris position sur le cas du fils de l’ancien président Macky Sall, cité dans plusieurs affaires touchant la gestion des ressources publiques. Lors de son passage dans l’émission Jury du Dimanche (JDD) sur RFM ce 4 mai, le défenseur des droits humains a affirmé que le fils du président Sall doit pouvoir répondre à toute convocation de la justice, sans crainte ni traitement de faveur.

Seydi Gassama a expliqué que, lorsque des membres de la famille d’un chef d’État sont directement impliqués dans des affaires de gestion publique, il est normal qu’ils soient appelés à rendre des comptes. Selon lui, la proximité du fils de l’ex-président Sall avec certaines affaires liées à la gestion des deniers publics justifie une convocation par la justice. « Il doit pouvoir répondre sans crainte ni faveur », a-t-il insisté, soulignant que, dans une démocratie saine, aucun citoyen, même ceux ayant des liens familiaux avec des dirigeants, ne doit être exempté de la loi.

Il a également rappelé le cas de Karim Wade, le fils de l’ex-président Abdoulaye Wade, qui a été inculpé après la fin du mandat de son père pour des accusations de mauvaise gestion et de corruption. « Ce type de situation n’est pas un cas isolé. Si un membre de la famille d’un président est impliqué dans des affaires publiques, la justice doit être impartiale et équitable », a ajouté Seydi Gassama.

Dans son analyse, Seydi Gassama a pris l’exemple de l’ancien président Léopold Sédar Senghor pour illustrer l’importance de maintenir une séparation nette entre la famille et l’État. Selon lui, Senghor avait pris soin de maintenir une certaine distance entre sa famille et les affaires publiques, et son fils Philippe avait même choisi de poursuivre ses études à l’université de Dakar, plutôt que de partir en France, ce qui témoignait d’une volonté de préserver l’intégrité de la gestion publique. « Senghor a montré qu’il était possible de respecter la séparation entre famille et affaires de l’État, et c’est une leçon importante à retenir », a-t-il souligné.

Seydi Gassama a également insisté sur le besoin d’une justice équitable, indépendante et transparente. Selon lui, l’objectif n’est pas d’exclure les membres d’une lignée présidentielle de la sphère publique, mais de garantir que leur position ne les exonère pas des responsabilités et des lois en vigueur. « Le fils de Macky Sall n’a rien à craindre s’il est convoqué par la justice. Ce qui importe, c’est que ses droits soient respectés et qu’il puisse répondre aux accusations sans ingérence politique », a-t-il conclu.

Seydi Gassama : « La reddition des comptes actuelle est normale et nécessaire »

Le directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, Seydi Gassama, s’est exprimé ce dimanche 4 mai sur iRadio, dans l’émission Le Jury du Dimanche, à propos de la vague actuelle de reddition des comptes au Sénégal. Pour lui, ce processus, loin d’être anormal ou dicté par des considérations politiques, s’inscrit dans une logique institutionnelle encouragée depuis des années par les partenaires techniques et financiers du pays.

« Aujourd’hui, ce qui se passe est tout à fait normal », a-t-il affirmé. Selon lui, tous les responsables publics mêlés à la gestion de fonds ou à la prise de décisions engageant l’État doivent pouvoir rendre compte devant la justice, quel que soit leur rang ou leur passé politique.

Seydi Gassama rappelle que les instruments actuels de lutte contre la corruption – tels que l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC), le Pool judiciaire financier ou encore la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) – sont des créations de l’ancien régime de Macky Sall, mises en place sous la pression d’institutions internationales comme l’UEMOA, la Banque mondiale ou la BAD. Ces dernières exigent des mécanismes solides de bonne gouvernance pour accorder leur soutien financier.

« Ces organes produisent régulièrement des rapports sur la base desquels des poursuites sont engagées. C’est donc un processus institutionnel déjà ancré », a-t-il expliqué.

Le militant des droits humains a aussi dénoncé l’absence de volonté politique sous l’ancien président Macky Sall pour aller au bout de la transparence. « Il n’y a eu qu’un seul responsable du régime précédent déféré à la justice malgré les nombreux rapports accablants. Des documents ont été tout simplement enterrés dans des tiroirs », déplore-t-il.

Il affirme même avoir en sa possession certains de ces rapports, jamais rendus publics ni transmis à la justice. Pour lui, cette impunité a encouragé la malgouvernance. « Macky Sall donnait l’impression de garantir à son entourage une immunité totale. C’est ce qui a ouvert la porte à des abus. »

Si Seydi Gassama soutient l’action actuelle des autorités judiciaires, il insiste toutefois sur la nécessité de préserver la sérénité et l’indépendance de la justice. Il s’est inquiété de la surmédiatisation du processus et des tentatives de récupération politique.

« Le jour où les Sénégalais sentiront que cette opération est motivée par une volonté de vengeance, elle perdra toute légitimité. Il faut donc laisser les magistrats travailler dans le calme, loin des pressions politiques ou médiatiques. »

En résumé, Seydi Gassama estime que la justice doit suivre son cours sans interférences, et que toute personne ayant géré des deniers publics doit rendre des comptes. Ce processus, à ses yeux, n’a rien d’exceptionnel. Il est le signe d’un État qui se réconcilie avec les principes de transparence et de redevabilité.

Seydi Gassama alerte sur les risques pour les participants au débat public et plaide pour une réforme des lois sur la liberté d’expression

Dans un message publié ce mercredi sur le réseau social X (anciennement Twitter), Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, a tiré la sonnette d’alarme sur les dangers qui pèsent sur les citoyens engagés dans le débat public. Il met en garde contre les poursuites judiciaires auxquelles peuvent être exposés ceux qui prennent la parole dans l’espace public, souvent sous le coup de l’émotion ou de la passion.

« Toute personne qui s’y engage risque, sous l’emprise de l’émotion ou de la passion, un dérapage verbal, pouvant mener à des poursuites pour diffamation, injures publiques, offense ou diffusion de fausses informations », écrit-il dans sa publication.

Face à cette menace, Seydi Gassama appelle à une réforme urgente du cadre juridique encadrant la liberté d’expression au Sénégal. Il plaide pour la suppression des peines privatives de liberté dans les cas de diffamation, d’injures ou de diffusion de fausses informations. « Il faut supprimer les peines privatives de liberté pour ces infractions et privilégier des sanctions pécuniaires », estime-t-il.

Selon le défenseur des droits humains, une telle réforme permettrait de trouver un juste équilibre entre la nécessité de sanctionner les abus de langage et celle de garantir le droit fondamental à la liberté d’expression. « Cela permettrait de préserver ce droit essentiel sans risquer l’incarcération pour des mots prononcés dans le feu de la discussion », insiste-t-il.

Affaire Mansour Faye : Seydi Gassama critique une interdiction de sortie du territoire sans notification préalable

L’interdiction de sortie du territoire imposée à l’ancien ministre Mansour Faye continue de susciter des réactions. Alors qu’il s’apprêtait à voyager à l’étranger, Mansour Faye a été bloqué à l’aéroport, une décision qu’il qualifie d’injustifiée, affirmant n’être visé par aucune procédure judiciaire.

Cette mesure, jugée arbitraire par certains observateurs, a été fermement critiquée par Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal. Dans une déclaration, il a dénoncé le manque de transparence et l’absence de notification préalable de la décision.

« Le ministère de l’Intérieur doit informer, par tout moyen, les personnes concernées par une mesure d’interdiction de sortie du territoire et leur notifier la décision afin qu’elles puissent exercer des recours. Le Jub Jubal Jubanti, c’est aussi rompre avec les pratiques du passé », a-t-il souligné.

Cette sortie de Seydi Gassama interpelle sur les procédures administratives mises en œuvre par les autorités, dans un contexte où le nouveau pouvoir prône la rupture et une gouvernance fondée sur l’état de droit. Pour plusieurs voix de la société civile, cette affaire illustre la nécessité d’instaurer des mécanismes transparents et respectueux des droits fondamentaux, notamment celui de circuler librement.

Rencontre entre Ousmane Sonko et Babacar Ngom : Seydi Gassama réaffirme son soutien à Ndingler

La récente rencontre entre le Premier ministre Ousmane Sonko et l’homme d’affaires Babacar Ngom continue de susciter des réactions. Parmi les voix qui s’élèvent, celle de Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, qui a tenu à réaffirmer son engagement en faveur des habitants de Ndingler.

Sur le réseau social X, l’activiste des droits de l’homme a réagi à la publication d’une photo où l’on aperçoit le chef du gouvernement aux côtés du fondateur du groupe Sedima. « Les soutiens de Babacar Ngom se réjouissent pour une photo avec Ousmane Sonko. Tant que Ndingler luttera, Amnesty International Sénégal restera à leurs côtés », a-t-il déclaré.

Seydi Gassama a également mis en garde contre toute solution qui ne tiendrait pas compte des revendications des populations locales. Il a averti que si un règlement du litige foncier était décidé sans l’adhésion des habitants de Ndingler, l’affaire pourrait être portée devant les juridictions régionales et internationales. « Toute solution qui ne tiendra pas compte de leurs revendications légitimes fera l’objet de recours devant les juridictions régionales et l’ONU », a-t-il insisté.

Le conflit entre Babacar Ngom et les populations de Ndingler remonte à 2021, lorsque l’homme d’affaires a été accusé d’avoir exproprié 75 hectares de terres situées entre les villages de Ndingler et Djilakh, dans le département de Mbour. Les habitants affirment que ces terres leur appartiennent et dénoncent une tentative de spoliation. De son côté, Babacar Ngom soutient qu’il détient légalement ces parcelles, après une attribution officielle par les autorités compétentes.

Ce litige a engendré de vives tensions entre les populations locales et les employés de la Sedima, chargés d’exploiter ces terres. Des affrontements avaient éclaté, entraînant plusieurs interventions des forces de l’ordre et des tentatives de médiation, notamment sous l’égide des autorités administratives et des organisations de la société civile.

La rencontre entre Ousmane Sonko et Babacar Ngom soulève des interrogations quant à l’orientation que pourrait prendre le dossier sous l’ère du nouveau gouvernement. Le Premier ministre, connu pour ses prises de position fermes sur les questions foncières et sa proximité avec les populations rurales, pourrait-il jouer un rôle de facilitateur dans ce dossier sensible ?

Si certains observateurs y voient une tentative de rapprochement en vue d’une résolution du conflit, d’autres craignent que cette rencontre soit interprétée comme un revirement de position du Premier ministre sur la question des terres rurales et de leur attribution.

Décès de Bassirou Diop à Saint-Louis : Seydi Gassama appelle à la libération des 82 détenus

Le décès tragique de Bassirou Diop, garde du corps de la coalition « Sam Sa Kaddu », soulève de nombreuses interrogations sur les conditions de détention au Sénégal. Emprisonné à Saint-Louis dans le cadre de la campagne électorale pour les législatives du 17 novembre 2024, Bassirou Diop est décédé après avoir été transféré à l’hôpital régional de la ville. Son décès a suscité des réactions de la part des acteurs de la société civile, dont Seydi Gassama, coordonnateur national d’Amnesty International.

Lors de son intervention, Seydi Gassama a présenté ses condoléances à la famille de Bassirou Diop et a tenté d’apporter des éclaircissements sur les circonstances de sa mort. Selon les premières conclusions médicales, Bassirou Diop souffrait de cardiopathie, une maladie qui, selon le défenseur des droits humains, peut être aggravée par des facteurs externes. « Les conditions de détention et le stress psychologique lié à l’incarcération, ou encore à l’attente d’un jugement, peuvent jouer un rôle important dans l’aggravation de certaines maladies chroniques ou latentes », a-t-il expliqué.

Il a également insisté sur le fait que, même si la mort est classée comme naturelle, elle n’exonère pas les autorités de leur responsabilité dans la gestion des détenus. « Être en prison ne devrait jamais signifier être exposé à des conditions qui mettent en danger la vie d’une personne », a-t-il ajouté.

Le cas de Bassirou Diop a remis en lumière la situation des 82 jeunes encore emprisonnés à Saint-Louis à la suite des troubles survenus pendant la campagne législative. Seydi Gassama a appelé à leur libération immédiate, estimant que ces détentions prolongées n’aident pas à apaiser le climat social. « Ces jeunes n’ont pas leur place en prison. Ils sont arrêtés pour des incidents qui, certes, relèvent parfois de l’indiscipline, mais qui ne justifient pas une détention prolongée. Le Sénégal doit évoluer vers une gestion plus pacifique des manifestations et des campagnes électorales », a-t-il déclaré.

Il a également rappelé l’importance de protéger les droits des citoyens, même en période de tensions politiques. « Le Sénégal ne peut se permettre de continuer sur cette voie où la répression devient la réponse par défaut. Nous avons besoin d’unité et de paix pour relever les défis majeurs auxquels le pays est confronté », a-t-il affirmé.

Au-delà du cas de Bassirou Diop, Seydi Gassama a dénoncé les conditions de détention dans les prisons sénégalaises. Surpopulation, insuffisance des infrastructures sanitaires et alimentaires, et stress psychologique sont des réalités bien connues. « Ces conditions peuvent transformer une peine privative de liberté en une peine de mort lente et silencieuse », a-t-il alerté.

En réponse à ces préoccupations, Amnesty International recommande une réforme profonde du système carcéral, incluant des investissements dans les infrastructures, une meilleure formation des agents pénitentiaires et une prise en charge sanitaire accrue des détenus.

Seydi Gassama a adressé un appel direct au procureur de Saint-Louis et aux juges en charge des dossiers des 82 jeunes encore emprisonnés. Il les a exhortés à faire preuve de clémence et à relâcher ces prévenus. « Nous devons envoyer un message clair : le Sénégal est un État de droit où la justice peut aussi être un vecteur de paix et de réconciliation », a-t-il conclu.

Seydi Gassama soutient la décision du CNRA sur le débat Ousmane Sonko-Amadou Ba : « Le CNRA a pris la bonne décision »

Le Conseil national de régulation de l’audiovisuel sénégalais (CNRA) a tranché en interdisant le débat qui devait opposer Ousmane Sonko, actuel Premier ministre, à Amadou Ba, son prédécesseur. Cette décision a été saluée par Seydi Gassama, défenseur des droits humains et acteur influent du débat public au Sénégal.

Dans un message publié sur le réseau social X, Seydi Gassama a exprimé son accord avec la décision du CNRA, expliquant qu’un tel débat aurait été inéquitable pour les autres candidats aux Législatives du 17 novembre 2024. « Le CNRA a pris une bonne décision. Il aurait été injuste d’organiser un débat entre seulement deux têtes de liste parmi les 40 engagées dans cette compétition électorale », a-t-il déclaré.

Ousmane Sonko avait initialement lancé cette invitation à Amadou Ba dans le but de débattre des chiffres financiers du Sénégal, y compris les questions liées à la dette publique, au déficit et à la croissance. Des proches de l’ancien Premier ministre, tels que Zahra Iyane Thiam et Madiambal Diagne, avaient confirmé la disponibilité d’Amadou Ba pour ce face-à-face.

Toutefois, la décision du CNRA semble mettre fin à cette confrontation tant attendue, au grand soulagement de certains, qui estiment qu’elle aurait désavantagé les autres listes présentes dans cette course électorale cruciale.

Seydi Gassama demande la libération de Bougane Gueye Dani et appelle à la sérénité en période préélectorale

Le directeur exécutif d’Amnesty International, section Sénégal, Seydi Gassama, a réagi à l’arrestation de Bougane Gueye Dani, leader politique et homme d’affaires, interpellé samedi alors qu’il se rendait à Bakel. Selon les autorités, M. Dani a été arrêté pour « refus d’obtempérer » après un incident routier avec la gendarmerie nationale.

Dans une publication sur le réseau social X (anciennement Twitter), Seydi Gassama a plaidé pour la libération immédiate de Bougane Gueye Dani, qualifiant l’incident de mineur et précisant qu’il n’avait pas mis en danger la vie des personnes impliquées. Selon lui, cet événement doit être analysé dans le contexte sensible de la période préélectorale que traverse actuellement le Sénégal.

« Nous demandons la remise en liberté de M. Bougane Gueye Dani », a-t-il affirmé. Pour Gassama, il est crucial que l’apaisement et la sérénité dominent à l’approche des élections législatives, appelant les acteurs politiques à la responsabilité. « Cet incident mineur ne doit pas perturber les efforts pour maintenir un climat électoral libre et pacifique », a-t-il ajouté.

En outre, le défenseur des droits de l’Homme a mis en avant l’importance de la solidarité nationale, notamment envers les populations sinistrées du nord-est du pays, touchées par des inondations. Selon lui, cette solidarité doit transcender les divisions politiques et sociales, et renforcer l’unité nationale en ces moments critiques.

Cette sortie de Seydi Gassama s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes à l’approche des élections législatives, avec des appels répétés à la modération et au respect des droits fondamentaux pour éviter des débordements pouvant affecter le processus électoral.

Appel de Seydi Gassama à Bassirou Diomaye Faye pour la Libération de Me Guy Hervé Kam au Burkina Faso

Alors que le Président Bassirou Diomaye Faye effectue une visite officielle au Burkina Faso, Seydi Gassama, éminent défenseur des droits humains, a lancé un appel urgent via Twitter pour plaider la libération de Me Guy Hervé Kam, avocat et défenseur des droits humains.

Un Appel Urgent pour les Droits Humains

Seydi Gassama, connu pour son engagement en faveur des droits humains, a exhorté le Président Faye à utiliser son influence auprès des autorités burkinabé pour obtenir la libération de Me Guy Hervé Kam. « Au moment où le Président Bassirou Diomaye Faye entame une visite au Burkina Faso, nous l’exhortons à plaider, auprès des autorités burkinabé, la libération de l’avocat et défenseur des droits humains Me Guy Hervé Kam », a-t-il écrit sur Twitter.

Contexte de la Détention de Me Guy Hervé Kam

Me Guy Hervé Kam, avocat du leader du parti PASTEF, Ousmane Sonko, et défenseur des droits humains, est en détention depuis le 24 janvier 2024. Sa récente libération, survenue dans la nuit du mercredi 29 au jeudi 30 mai 2024, a été de courte durée puisqu’il a été réarrêté presque immédiatement. La nature exacte des charges retenues contre lui reste floue, ce qui suscite des préoccupations quant à la légalité et la légitimité de sa détention.

L’Importance de l’État de Droit

Dans une série de tweets, Seydi Gassama a souligné l’importance de la libération de Me Kam pour la protection des droits humains et le respect de l’État de droit. « La détention de Me Kam constitue une atteinte grave aux principes fondamentaux de la justice et des droits humains. Sa libération est essentielle pour restaurer la confiance dans les institutions judiciaires et garantir le respect des droits de l’homme au Burkina Faso », a-t-il affirmé.

Un Appel à l’Action

Seydi Gassama appelle donc le Président Bassirou Diomaye Faye à intervenir activement pendant sa visite au Burkina Faso. Il espère que le président pourra convaincre les autorités burkinabé de la nécessité de libérer Me Guy Hervé Kam. Cette intervention serait non seulement un geste de solidarité avec un avocat en difficulté, mais aussi un engagement fort en faveur des droits humains et de la justice.

Implications pour les Relations Internationales

L’issue de cet appel pourrait avoir des implications significatives pour les relations entre le Sénégal et le Burkina Faso, en particulier dans le domaine des droits humains. Une intervention réussie du Président Faye pourrait renforcer les liens diplomatiques entre les deux pays et démontrer l’engagement du Sénégal en faveur des principes universels de justice et de droits humains.

La visite de Bassirou Diomaye Faye au Burkina Faso pourrait devenir un moment crucial pour le sort de Me Guy Hervé Kam. La communauté internationale observe avec attention, espérant que cet appel à la justice et aux droits humains ne restera pas sans réponse.

Arrestation de Bah Diakhaté : Seydi Gassama exhorte le nouveau gouvernement à ne pas suivre les pas de Macky Sall

L’activiste Bah Diakhaté a été arrêté par la Division des investigations criminelles après avoir tenu des propos jugés outrageants à l’encontre du Premier ministre Ousmane Sonko. Cette arrestation a suscité une vive réaction sur les réseaux sociaux et parmi les défenseurs des droits de l’homme. Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International/Sénégal, a exprimé son point de vue sur la situation.

Seydi Gassama a reconnu la gravité et le caractère diffamatoire des propos de Bah Diakhaté. Cependant, en tant que défenseur des droits humains, il a insisté sur l’importance de respecter les principes du droit international et les décisions des juridictions régionales, notamment la Cour de justice de la CEDEAO et la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples. Selon ces décisions, les peines de prison pour des infractions telles que la diffamation et les injures publiques devraient être dépénalisées.

« Nous avons écouté les propos qu’il a tenus à l’encontre du Premier ministre qui sont des propos graves et qu’on peut considérer comme diffamatoires. Mais notre position en tant qu’organisation de défense des droits humains par rapport à ces infractions n’a pas changé. Cette position est fondée sur le droit international, elle est fondée sur les décisions rendues par les juridictions régionales et sous-régionales, en l’occurrence la Cour de justice de la CEDEAO et la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples qui demandent que les peines de prison pour ces infractions qui portent notamment sur la diffamation, les injures publiques soient dépénalisées, » a déclaré Seydi Gassama sur RFM.

Il a ajouté que lorsqu’une personne se sent diffamée, elle devrait pouvoir engager des poursuites civiles pour obtenir réparation, mais ne devrait pas être emprisonnée pour ces délits. Gassama a exhorté les nouvelles autorités à éviter les erreurs du régime précédent de Macky Sall, qui emprisonnait systématiquement les personnes pour des délits liés à la liberté d’expression.

« Nous demandons que ces délits soient dépénalisés et que Bah Diakhaté soit remis en liberté. Qu’on ne puisse pas l’envoyer en prison simplement parce qu’il a commis un acte diffamatoire, même si nous estimons que c’est un acte extrêmement grave qui ne devrait pas être répété dans une société civilisée. Nous l’avons déjà dit aux autorités de ce pays. Elles doivent éviter à tout prix de tomber dans le même piège que l’ancien régime, à savoir arrêter et emprisonner systématiquement toutes les personnes qui commettent ces délits liés à la liberté d’expression. Ils doivent les limiter à tout prix parce que ce sont ces emprisonnements qui ont rendu impopulaire le régime précédent et qui ont presque causé sa chute, » a-t-il soutenu.

La position de Seydi Gassama met en lumière les défis auxquels sont confrontées les nouvelles autorités du Sénégal en matière de respect des droits de l’homme et de liberté d’expression, soulignant la nécessité de réformes pour éviter la répétition des erreurs du passé.

Seydi Gassama soutient les engagements électoraux de PASTEF en faveur de l’indépendance judiciaire

Dans le contexte des discussions sur la réforme judiciaire au Sénégal, Seydi Gassama, directeur exécutif de la section sénégalaise d’Amnesty International (AI), a exprimé son appui aux engagements électoraux du parti PASTEF en faveur de l’indépendance du système judiciaire.

Il a mis en avant la proposition de PASTEF visant à exclure le Président de la république et le Ministre de la justice du Conseil Supérieur de la Magistrature, mentionnée dans leurs programmes électoraux en 2019 et 2024, comme un engagement significatif envers les électeurs sénégalais.

Pour M. Gassama, cette mesure serait un pas important vers l’affirmation de l’indépendance de la justice, en consolidant le principe de la séparation des pouvoirs tel que prévu par la constitution. Il a souligné que cette réforme majeure contribuerait à renforcer la confiance du public dans le système judiciaire et à promouvoir l’état de droit.

Le directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal a également souligné que la séparation des pouvoirs et l’indépendance judiciaire sont des principes fondamentaux dans de nombreux pays, sans qu’il y ait nécessairement une « république des juges ». Il a donc appelé à la concrétisation de ces engagements électoraux pour renforcer la démocratie et garantir un système judiciaire équitable et impartial au Sénégal.

Seydi Gassama: « Macky Sall n’a jamais été un homme de paix » – Un regard critique sur la proposition de Loi d’Amnistie

La proposition de loi d’amnistie annoncée par le président Macky Sall a suscité une vive réaction de la part de Seydi Gassama, directeur exécutif de Amnesty International section Afrique. Dans une déclaration publique, Gassama a exprimé son opposition ferme à cette initiative, arguant que le chef de l’État n’a jamais été un homme de paix et que ses actions récentes contredisent les valeurs de justice et de démocratie.

Dans son message, Seydi Gassama pointe du doigt le comportement du président Sall envers ses adversaires politiques. Selon lui, plutôt que d’opter pour un dialogue constructif et une conciliation, le président a choisi de persécuter et de marginaliser ses opposants les plus notables, notamment Karim Wade, Khalifa Sall et Ousmane Sonko, en utilisant des tactiques politiques et judiciaires discutables pour les éliminer du paysage politique.

Le directeur exécutif d’Amnesty International section Afrique affirme que cette stratégie du président Sall a sapé les fondements de la démocratie au Sénégal, en étouffant la voix de l’opposition et en restreignant les libertés civiques. Cette répression politique, selon Gassama, a contribué à créer un climat de méfiance et de tension au sein de la société sénégalaise, alimentant ainsi les troubles sociaux et les manifestations qui ont éclaté ces dernières années.

Gassama souligne également les conséquences tragiques de cette répression, en mettant en lumière les pertes humaines et les atteintes aux droits de l’homme survenues lors des manifestations qui ont secoué le pays entre mars 2021 et février 2024. Près de 60 personnes ont perdu la vie, des dizaines ont été soumises à la torture et à des mauvais traitements, et environ un millier ont été emprisonnées arbitrairement. Ces événements, selon Gassama, témoignent du climat de répression et d’intimidation qui règne sous le régime de Macky Sall.

Dans un appel poignant à la fin de son message, Seydi Gassama rejette catégoriquement la proposition de loi d’amnistie et dénonce tout acte de déni de justice. Il appelle à la responsabilité et à la transparence de la part du gouvernement sénégalais, exhortant les autorités à respecter les droits fondamentaux de tous les citoyens et à œuvrer pour une véritable démocratie et un État de droit au Sénégal.

La prise de position de Seydi Gassama reflète les préoccupations croissantes au sein de la communauté internationale concernant la situation des droits de l’homme et de la démocratie au Sénégal. Alors que le pays est confronté à des défis socio-politiques majeurs, les appels à la justice, à la responsabilité et au respect des droits fondamentaux résonnent de plus en plus fort, appelant à une action urgente et concertée pour promouvoir la paix et la stabilité dans le pays.

« La loi d’amnistie de Macky va accorder l’impunité aux auteurs d’homicides… », Seydi Gassama

La décision du président Macky Sall d’introduire une loi d’amnistie générale, visant à couvrir les manifestations politiques entre 2021 et 2024, suscite des critiques virulentes de la part de Seydi Gassama, directeur de la Section Amnesty International au Sénégal.

Selon Seydi Gassama, cette loi d’amnistie est un stratagème pour accorder l’impunité aux auteurs d’actes criminels, tels que les homicides, les actes de torture et les mauvais traitements infligés aux manifestants. Pour lui, elle constitue une tentative de blanchiment des violations des droits de l’homme commises durant cette période tumultueuse.

En effet, cette annonce intervient dans un contexte tendu marqué par des manifestations politiques et des troubles sociaux, notamment en réaction au report de l’élection présidentielle. De nombreux manifestants ont été victimes de violences, faisant craindre une escalade de la répression et une détérioration de la situation des droits de l’homme au Sénégal.

Seydi Gassama met en garde contre les conséquences désastreuses d’une telle loi, qui risque de compromettre les principes fondamentaux de la justice et de l’état de droit. Il appelle à une mobilisation citoyenne pour s’opposer à cette initiative et demander des comptes aux responsables des violations des droits de l’homme.

Cette déclaration de Seydi Gassama souligne les enjeux cruciaux liés à l’amnistie et met en lumière les préoccupations légitimes concernant la protection des droits fondamentaux des citoyens sénégalais. La société civile et les défenseurs des droits de l’homme restent vigilants face à cette mesure et continueront à plaider en faveur de la justice et de la vérité pour toutes les victimes de violations des droits de l’homme au Sénégal.

Seydi Gassama d’amnesty international : Appelle à la libération de Sonko et Bassirou Diomaye Faye pour la pacification politique

La libération récente de plusieurs détenus politiques par les autorités sénégalaises a été saluée par Seydi Gassama, le secrétaire exécutif d’Amnesty International section Sénégal. Toutefois, il estime que pour une véritable pacification de l’espace politique, il est impératif de libérer Ousmane Sonko, maire de Ziguinchor, et Bassirou Diomaye Faye, candidat à la Présidentielle.

Lors d’une conférence de presse, le ministre de la Justice Aïssata Tall Sall a expliqué que ces libérations visaient à désengorger les prisons et à éviter les longues détentions. Cette déclaration fait suite à une série de libérations de détenus politiques ces derniers jours.

Cependant, Seydi Gassama estime que ces efforts doivent aller plus loin pour garantir une réelle décrispation du climat social et politique au Sénégal. Il affirme que la libération de Sonko et de Bassirou Diomaye Faye serait un pas décisif vers la pacification de l’espace politique et la réconciliation nationale.

Dans une intervention sur la Rfm, Seydi Gassama a souligné : « Nous demandons que les principaux leaders de l’ex-Pastef puissent également recouvrer la liberté parce que ce sont ces libérations qui vont sceller définitivement la pacification de l’espace politique et la réconciliation nationale qui doit avoir lieu. On est des Sénégalais et on n’a pas évidemment intérêt à créer un climat de tension permanent dans ce pays ».

Cette déclaration met en évidence l’importance cruciale que revêt la libération de tous les acteurs politiques emprisonnés pour instaurer un climat de confiance et de dialogue dans le pays.

Alors que le Sénégal cherche à surmonter les tensions politiques et sociales, l’appel de Seydi Gassama souligne la nécessité d’une action concertée pour garantir la liberté d’expression et les droits fondamentaux de tous les citoyens, éléments essentiels à la stabilité et à la prospérité nationale.

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