Thiès : un Américain d’origine sénégalaise arrêté dans un vaste réseau de trafic international de Skunk

Un important réseau de trafic international de drogue vient d’être démantelé à Thiès par la Division opérationnelle de l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS). Cette opération de grande envergure a conduit à l’arrestation d’un citoyen américain d’origine sénégalaise, identifié sous le nom de A. Ndoye, ainsi que de son épouse, tous deux au cœur d’une organisation criminelle spécialisée dans l’importation de Skunk depuis les États-Unis.

Selon les informations obtenues par le journal L’Observateur, A. Ndoye est établi depuis plus de vingt ans en Californie, un État où la culture et la distribution de certaines drogues, comme le Skunk, sont bien connues pour être associées à des réseaux criminels structurés. Profitant de ses multiples allers-retours entre la Californie et le Sénégal, il a, à plusieurs reprises, convoyé des cargaisons de Skunk, une variété de cannabis très concentrée, vers le territoire sénégalais. Sa méthode consistait à utiliser des techniques d’emballage sophistiquées afin de déjouer les contrôles aux rayons X dans les aéroports.

La dernière cargaison, qui a précipité sa chute, a été saisie à la suite d’une perquisition menée dans sa résidence de Thiès dans la nuit du samedi 21 au dimanche 22 juin 2025. Les enquêteurs de l’OCRTIS ont ainsi mis la main sur une quantité importante de Skunk soigneusement dissimulée. Outre la drogue, une vingtaine de biens ont été saisis, dont plusieurs titres de propriété. Ces derniers sont suspectés d’avoir été acquis grâce à un système de blanchiment d’argent alimenté par les profits générés par le trafic de drogue.

Placée en garde à vue, la tête présumée du réseau devra répondre des chefs d’accusation de trafic international de drogue dure et de blanchiment de capitaux. Son épouse, également interpellée, est poursuivie pour complicité dans les infractions qui pèsent contre son mari.

Cette affaire relance une fois de plus la question de la porosité des frontières et des dispositifs de contrôle, mais aussi celle de l’infiltration de réseaux criminels internationaux sur le territoire sénégalais. Les autorités judiciaires devraient rapidement saisir la justice pour l’ouverture d’une information judiciaire visant à élucider les ramifications locales et internationales de ce réseau, alors que l’enquête se poursuit pour remonter à d’éventuels complices encore en cavale.

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