Kaolack : Une solution à la problématique de l’appareillage orthopédique au Sénégal, un projet de 2,4 milliards de francs CFA

Pour la mise en œuvre d’un projet d’appareillage orthopédique pour la période 2024-2026, l’État du Sénégal a prévu une enveloppe budgétaire de 2,4 milliards de francs CFA, a annoncé Mamadou Lamine Faty, directeur de la promotion et de la protection des personnes handicapées. Selon M. Faty, « au niveau des Comités régionaux multisectoriels de gestion du handicap et d’accessibilité aux technologies d’assistance, la dimension appareillage est fortement prise en compte ».

Cette déclaration a été faite lors d’une réunion du Comité régional de développement (CRD) consacrée à l’orientation du Comité régional multisectoriel de gestion du handicap et d’accessibilité aux technologies d’assistance, en présence de l’adjoint au gouverneur de Kaolack chargé du développement, Mamadou Habib Kamara. Cette rencontre s’inscrit dans une mission conjointe impliquant le Centre national d’appareillage orthopédique (CNAO), la Direction générale de l’action sociale (DGAS) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Elle vise à suivre l’installation des Comités régionaux multisectoriels sur l’ensemble du territoire. Le Comité régional de Kaolack, en particulier, a été installé depuis le 20 août 2024.

Lors de cette réunion, des informations importantes ont été partagées sur l’état d’avancement des projets de l’État et de ses partenaires techniques et financiers, notamment le programme de la carte d’égalité des chances, considéré comme un mécanisme phare pour l’inclusion des personnes handicapées.

Selon M. Faty, « à ce jour, l’État du Sénégal, sous l’égide du ministère de la Santé et de l’Action sociale, a distribué 98 126 cartes d’égalité des chances et certificats de handicap. Ces dispositifs sont soutenus par des programmes de filets sociaux multisectoriels, tels que les bourses de sécurité familiale et la couverture médicale universelle (CMU) ».

Ces cartes sont également liées à d’autres services comme le transport, l’emploi et l’éducation.

D’après le médecin-colonel Seydina Ousmane Bâ, directeur du Centre national d’appareillage orthopédique (CNAO), l’objectif principal de cette réunion était de « redynamiser » le Comité régional multisectoriel de gestion du handicap et d’accessibilité aux technologies d’assistance de Kaolack. « En 2013, des comités régionaux ont été mis en place sur l’ensemble du territoire national. Cependant, ils sont restés en léthargie faute de moyens, de plans d’action et même de suivi », a-t-il souligné.

Dans le cadre de la stratégie nationale de gestion du handicap pour la période 2012-2023, d’un coût global de 32,8 milliards de francs CFA, le Sénégal a enregistré une augmentation du nombre de personnes vivant avec un handicap, passant de 800 000 à 1 210 736, soit un taux de prévalence de 7,3 %, selon Ndèye Arame Fall, cheffe du service social du CNAO.

L’objectif des pouvoirs publics est d’atteindre 373 931 bénéficiaires de cartes d’égalité des chances d’ici 2026, et 705 000 à l’horizon 2029. Jusqu’à présent, 11 525 personnes ont bénéficié d’appareillages orthopédiques.

Dans la région de Kaolack, Saer Seck, directeur régional de l’action sociale, a indiqué que le taux de prévalence des personnes vivant avec un handicap est de 7,5 %, légèrement au-dessus de la moyenne nationale.

Ce projet ambitieux marque une étape importante dans l’amélioration de la qualité de vie des personnes handicapées au Sénégal.

Réponse de la Sonaged aux Concessionnaires : Vers une solution aux arriérés financiers

La tension monte dans le secteur de la gestion des déchets au Sénégal. En réaction à la menace du collectif des concessionnaires de suspendre la collecte des déchets à partir du 25 juillet 2024 en raison d’arriérés financiers, la Société nationale de gestion intégrée des déchets (Sonaged) a rapidement répondu par un communiqué.

La Sonaged a annoncé que le gouvernement a récemment versé une somme de 6.097.959.179 FCFA aux concessionnaires entre le 24 avril et le 13 juin 2024. Ce paiement couvre l’intégralité des dettes de l’année 2023 ainsi qu’une partie des créances du premier trimestre 2024. Malgré ce règlement, les concessionnaires continuent de rencontrer des difficultés techniques et financières, entravant la poursuite de la collecte des déchets.

Pour répondre à ces défis, le ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires a instauré des réunions hebdomadaires avec le collectif des concessionnaires. Ce mécanisme de concertation a pour but de traiter les problèmes de gestion des déchets et de trouver des solutions aux difficultés rencontrées. La Sonaged souligne que ce dialogue continuera avec une structuration améliorée.

La Sonaged rappelle que la politique de l’hygiène publique est une priorité pour les nouvelles autorités. Le communiqué précise que la procédure de règlement définitif des dettes est en cours et que le gouvernement accorde une grande importance à cette question.

Malgré les tensions actuelles entre les concessionnaires et les autorités, la Sonaged s’engage à maintenir le dialogue et à résoudre les problèmes de manière proactive. La société assure que tous les efforts sont déployés pour garantir une gestion efficace des déchets et répondre aux attentes des concessionnaires.

La gestion des déchets au Sénégal traverse une période de turbulences, mais la Sonaged reste déterminée à trouver des solutions durables. Le dialogue et la coopération entre les différentes parties prenantes seront essentiels pour surmonter les défis actuels et assurer un service de collecte des déchets efficace et continu.

L’Élevage comme Solution au Défi de l’Emploi des Jeunes au Sénégal : Une Initiative de la Région de Diourbel

Face au défi persistant de l’emploi des jeunes au Sénégal, des acteurs de la région de Diourbel avancent une solution innovante : le développement de l’élevage. Cette initiative propose une amélioration de la race locale de moutons et la mise en place de fermes villageoises et communales.

Mor Ndao Gueye, retraité de l’éducation et éleveur passionné, souligne que cette réorganisation du secteur de l’élevage pourrait non seulement générer des profits mais aussi créer des emplois substantiels. La Tabaski, période de forte demande en moutons, est perçue comme une opportunité d’auto-suffisance si la race ovine locale est améliorée.

Gorgui Ngom, un jeune entrepreneur de la région, a été touché par la cherté de l’alimentation pour le bétail. Il a donc adopté une stratégie d’autosuffisance en augmentant ses cultures de mil et d’arachides. Cette approche vise à réduire les coûts de production et à assurer une meilleure rentabilité de son élevage.

La distribution étatique d’aliments pour le bétail est une des préoccupations majeures des éleveurs, qui en soulignent le coût élevé. Malgré ces contraintes, Gueye et Ngom voient leur activité comme un tremplin potentiel pour résorber le chômage et contribuer au développement national.

L’élevage est de plus en plus perçu comme un vecteur économique prometteur pour la jeunesse sénégalaise. Cette initiative met en lumière l’importance de valoriser l’agriculture et la zoothérapie pour stimuler l’économie locale et nationale.

Le plaidoyer pour une valorisation de l’élevage dans la région de Diourbel ouvre un débat crucial sur la place de l’agriculture et de la zoothérapie dans l’économie sénégalaise. En adoptant des stratégies innovantes et en exploitant le potentiel de l’élevage, il est possible de créer des opportunités d’emploi pour les jeunes et de contribuer au développement durable du pays

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