Dans un effort de transparence et de gestion optimale des ressources, la Société des Mines du Sénégal (Somisen), dirigée par Ngagne Demba Touré, a initié un audit financier approfondi sur les participations de l’État dans les entreprises minières opérant sur le territoire national. Cette démarche, rapportée par le journal Libération, vise à faire la lumière sur la gestion des actifs publics dans le secteur stratégique des mines.
Selon les informations relayées, une correspondance a été envoyée à toutes les entreprises concernées afin de collecter les documents nécessaires à cette analyse. Depuis juin dernier, la Somisen a entrepris une évaluation minutieuse de l’état des actions détenues par l’État dans ces entreprises minières.
Les premières conclusions de l’audit révèlent que l’État sénégalais détient des parts dans 14 sociétés minières. Cependant, ces participations, déjà jugées faibles, ne bénéficient pas d’une valorisation adéquate.
Le rapport provisoire pointe du doigt des pratiques financières et conventionnelles qui limitent les retombées économiques pour l’État. Dans la majorité des cas, le Sénégal n’a perçu aucun dividende, ou alors des montants jugés dérisoires, malgré les richesses considérables générées par les exploitations minières.
« Cette part de l’État dans les opérations minières, déjà faible, n’est pas valorisée », souligne le document. Cette situation interroge sur l’efficacité des accords signés et la capacité du pays à maximiser les retombées de ses ressources naturelles.
L’objectif de cet audit est de fournir un rapport détaillé aux autorités compétentes pour permettre une prise de décisions éclairées sur les mesures à adopter. La Somisen entend jouer un rôle de premier plan dans la gestion stratégique des ressources minières pour le développement économique du pays.
Cet audit s’inscrit dans une dynamique plus large de réforme du secteur minier, afin de renforcer la transparence et de garantir une juste rétribution des richesses nationales pour le bénéfice des citoyens sénégalais. Les conclusions finales de ce travail pourraient marquer un tournant dans la gestion des ressources naturelles du Sénégal.