Cité Fayçal : la Sogepa somme 52 familles de quitter les lieux, Alioune Tine monte au créneau

La tension monte à la Cité Fayçal. La Société de gestion et d’exploitation du patrimoine bâti de l’État (Sogepa) a récemment adressé une sommation à 52 familles occupant des villas dans ce quartier résidentiel, leur intimant l’ordre de libérer les lieux d’ici août 2025. En cause : des baux emphytéotiques que la Sogepa juge « illégaux » car ne respectant pas la réglementation en vigueur.

Selon la société publique, ces occupants ne disposeraient pas de titres valides, malgré leur installation souvent ancienne et régulière. Une décision qui suscite une vive polémique et réveille les tensions autour de la gestion du patrimoine immobilier de l’État.

Contacté par plusieurs résidents inquiets, le défenseur des droits humains Alioune Tine a réagi avec fermeté. Il dénonce une injonction brutale et juridiquement contestable. « Il faut que la notion de continuité de l’État ait un sens. Ce n’est pas la première fois que des hauts fonctionnaires bénéficient de tels avantages. Cela existait déjà sous Senghor », a-t-il déclaré, soulignant le caractère historique de ces attributions.

Pour Alioune Tine, cette décision risque de créer un précédent dangereux en remettant en cause des droits acquis au fil du temps. « Dans la récupération des biens immobiliers de l’État, il est essentiel de faire preuve de discernement, surtout dans le cas de la Cité Fayçal », plaide-t-il.

Le défenseur des droits appelle les autorités à reconsidérer leur approche et à privilégier une solution concertée. « Il ne faut pas revenir sur des engagements de l’État. Une telle décision pourrait créer une rupture de confiance entre les citoyens et l’administration », alerte-t-il.

De leur côté, les familles concernées s’estiment lésées et se disent prêtes à engager un bras de fer juridique pour faire valoir leurs droits. L’affaire de la Cité Fayçal pourrait ainsi s’inviter sur le terrain judiciaire, voire politique, si aucune médiation n’est trouvée.

Dani Alves rembourse la somme prêtée par le père de Neymar pour sa défense

L’ancien international brésilien, Dani Alves, récemment condamné en Espagne pour viol, a remboursé les 150 000 euros que lui avait prêtés le père de Neymar pour couvrir ses frais de défense. L’information a été confirmée par son avocate, Ines Guardiola, dans un message adressé à l’AFP.

« Dani Alves a rendu les 150 000 euros à Neymar (père) il y a une semaine », a déclaré l’avocate, sans fournir davantage de détails sur les raisons de ce remboursement.

Le père de Neymar, Neymar Santos, avait précédemment révélé en janvier qu’il avait financièrement soutenu Alves, alors que ce dernier n’était pas encore condamné. Cette aide avait suscité de vives critiques au Brésil.

Suite à la condamnation de Dani Alves à quatre ans et demi de prison en février, Neymar Santos avait démenti tout paiement de la caution d’un million d’euros fixée par la justice espagnole pour une libération conditionnelle dans l’attente de son procès en appel.

Dani Alves, âgé de 40 ans, avait été libéré le 25 mars après avoir payé sa caution, mettant fin à sa détention entamée en janvier 2023. L’ancien joueur du FC Barcelone, de la Juventus et du Paris Saint-Germain a été reconnu coupable d’avoir agressé sexuellement une femme dans les toilettes d’une boîte de nuit à Barcelone fin 2022, à son retour de la Coupe du monde au Qatar.

Malgré les appels du parquet et de la partie civile contre sa remise en liberté, un tribunal de Barcelone a rejeté ces recours, confirmant ainsi la libération de l’ex-footballeur.

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