Sonko à Addis-Abeba : le Sénégal engagé pour l’eau et l’assainissement en Afrique

Le Premier ministre Ousmane Sonko a pris part, ce samedi 14 février 2026, à Addis-Abeba, à la cérémonie d’ouverture de la 39e session ordinaire de l’Union africaine, un rendez-vous majeur qui réunit les chefs d’État et de gouvernement du continent autour des grandes priorités africaines. Cette édition est placée sous le thème « Assurer la disponibilité de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 », un axe stratégique qui met en lumière l’urgence d’améliorer l’accès à l’eau potable et aux infrastructures d’assainissement pour des millions d’Africains.

Organisée au siège de l’Union africaine dans la capitale éthiopienne, cette rencontre de haut niveau intervient dans un contexte marqué par les effets du changement climatique, la pression démographique et les défis liés à l’urbanisation rapide. Pour de nombreux États, la gestion durable des ressources en eau constitue un levier essentiel de développement économique, de santé publique et de stabilité sociale. L’Agenda 2063, feuille de route stratégique adoptée par l’Union africaine, ambitionne de transformer le continent en misant notamment sur des infrastructures résilientes, l’industrialisation et le bien-être des populations.

La participation du chef du gouvernement sénégalais traduit l’engagement du Sénégal à contribuer activement aux politiques continentales en matière de gestion de l’eau et d’assainissement. Ces enjeux sont d’autant plus cruciaux que l’accès universel à l’eau potable demeure un défi dans plusieurs zones rurales et périurbaines du continent. Les discussions ont porté sur la nécessité de renforcer la coopération entre États membres, de mobiliser des financements innovants et de promouvoir des solutions adaptées aux réalités locales.

En marge des travaux, Ousmane Sonko s’est entretenu avec son homologue éthiopien, Abiy Ahmed Ali. Cette rencontre bilatérale a permis d’aborder des questions d’intérêt commun, notamment le renforcement de la coopération économique, les échanges commerciaux et les partenariats techniques dans des secteurs stratégiques. Les deux responsables ont évoqué les perspectives d’une collaboration accrue entre Dakar et Addis-Abeba, dans un esprit de solidarité africaine et de développement partagé.

Cette présence diplomatique du Premier ministre à Addis-Abeba s’inscrit dans une dynamique de repositionnement stratégique du Sénégal sur la scène africaine. En prenant part activement aux grandes concertations continentales, les autorités sénégalaises entendent jouer un rôle moteur dans la mise en œuvre des priorités de l’Union africaine, tout en consolidant les relations bilatérales avec des partenaires clés du continent.

La 39e session ordinaire de l’Union africaine devrait aboutir à des recommandations et engagements concrets pour accélérer l’atteinte des objectifs de l’Agenda 2063, notamment en matière d’accès équitable à l’eau potable et à des systèmes d’assainissement sûrs, conditions indispensables pour un développement durable et inclusif en Afrique.

SONKO PLACE LE SÉNÉGAL SUR ORBITE

Le 1er août 2025 restera, sans nul doute, une date charnière dans l’histoire politique contemporaine du Sénégal. Il faut remonter aux années 1984 et 1998 pour retrouver la trace d’un ajustement structurel économique d’une telle envergure, dicté par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international avec, à la clé, des conséquences souvent douloureuses pour les populations.

Entre-temps, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts, mais nul n’ignore l’état de délabrement économique et social dans lequel se trouvait le Sénégal au soir du 24 mars 2024, avec son lot de scandales au détriment du contribuable. À ce titre, la fraude des 1 169 fonctionnaires fictifs, qui coûtait à l’État la rondelette somme de 5 700 milliards, les 1 000 milliards du Covid, entre autres, confirment de fort belle manière la maxime du « TEUDD MOUYY DOOKH », honteusement validée par les anciens dignitaires. Quel gouffre financier !

Au regard du « cratère » financier et social hérité du régime sortant, l’antidote – la panacée même – exige un remède à la hauteur du désastre. Voilà tout l’enjeu du Plan ambitieux de Redressement Économique et Social, socle incontournable de l’Agenda national de transformation : Sénégal Vision 2050, lancé par le Premier ministre Ousmane Sonko. Une politique axée sur le financement domestique, avec pour objectif de financer 90 % de l’initiative à partir des ressources internes, évitant ainsi de nouveaux endettements et renforçant la préférence nationale.

Comme par le passé, dans les moments les plus sombres de son existence, le peuple sénégalais – ce grand peuple – a toujours fait preuve de maturité, en marquant le pas par l’unité des cœurs et le sursaut national en bandoulière.
Dès lors, il est d’un impératif catégorique d’organiser une union sacrée autour du président Bassirou Diomaye Faye et de son chef du gouvernement, pour l’intérêt supérieur de la Nation. Pour relever ce défi, une mobilisation sans condition de toutes les forces vives s’impose. Il est temps de se départir des discours creux et des contingences politiques et politiciennes, pour se retrouver autour de l’essentiel : reconstruire le Sénégal, notre patrimoine commun.

Ce 1er août 2025 marque le souffle d’un nouveau départ pour un Sénégal nouveau, prospère et souverain.

Mutualisons nos forces, nos stratégies et nos idées pour assurer l’éclatante réussite du Plan de Redressement Économique et Social, seul gage d’un développement harmonieux et durable.
L’Afrique retient son souffle. Le monde entier nous observe. Le peuple est dans l’expectative : l’heure de vérité a sonné.

Alors, vaillant peuple sénégalais, unissons-nous pour réaliser le rêve sénégalais.
Unissons-nous pour protéger la patrie des menaces visibles et invisibles, externes et internes.

Unissons-nous, enfin, pour la reconstruction d’un Sénégal « Bou Bess », pour le triomphe à jamais de la Vision 2050.
Pari certes difficile, mais pas impossible.

MACTAR DARME /PASTEF ESPAGNE

Crise économique au Sénégal : Sonko dévoile un plan de redressement ambitieux ce 1er août

Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko présentera ce vendredi 1er août 2025, au Grand Théâtre de Dakar, un plan de redressement économique d’envergure. Ce rendez-vous crucial, tenu en présence du président Bassirou Diomaye Faye, intervient dans un contexte de crise financière aiguë et vise à rassurer autant les citoyens que les partenaires internationaux.

Depuis leur accession au pouvoir en mars 2024, le tandem Diomaye-Sonko fait face à une réalité budgétaire alarmante. Les audits des finances publiques commandités par le nouveau régime ont mis à nu l’ampleur de la dette contractée sous Macky Sall. Le Premier ministre Ousmane Sonko avait accusé l’ancien pouvoir d’avoir dissimulé une « dette cachée » estimée à 7 milliards de dollars entre 2019 et 2024. Le président Faye a confirmé ces révélations, précisant que le déficit budgétaire réel de 2023 dépassait les 10 % du PIB — soit le double du chiffre annoncé publiquement par l’ancien gouvernement.

Par ailleurs, la dette publique a été réévaluée à 8 300 milliards FCFA, soit 118 % du PIB, un niveau jugé insoutenable. Ces révélations ont porté un coup dur à la crédibilité financière du pays.

Face à cette dégradation des indicateurs macroéconomiques, les agences de notation n’ont pas tardé à réagir. En février 2025, Moody’s a rétrogradé la note souveraine du Sénégal de B1 à B3 avec une perspective négative. En juillet, Standard & Poor’s a enfoncé le clou en abaissant la note à B-, signalant que le pays affiche désormais le ratio dette/PIB le plus élevé parmi les États africains classés dans cette catégorie.

Dans la foulée, le Fonds monétaire international (FMI) a suspendu son programme de financement, ajoutant une pression supplémentaire sur les autorités sénégalaises, désormais contraintes de définir un cap clair pour redresser l’économie.

Le plan qui sera dévoilé ce vendredi s’inscrit dans le cadre de l’Agenda Sénégal 2050, une vision stratégique de long terme. Il ambitionne de :

Réduire drastiquement le train de vie de l’État ; Réorienter les investissements vers des secteurs productifs comme l’agriculture et l’agro-industrie ; Promouvoir l’emploi à travers l’entrepreneuriat et l’économie sociale ; Rationaliser les dépenses publiques et supprimer les doublons administratifs.

L’économiste Mor Gassama, interrogé par nos soins, juge ce plan « pertinent » dans ses grandes lignes. Il souligne toutefois la nécessité d’un ciblage rigoureux :

« Il faut aller à l’essentiel. Produire localement pour réduire la dépendance, recentrer les priorités de la Stratégie nationale de développement, et adopter une discipline budgétaire sans faille. »

Alors que les prix augmentent, que le chômage pèse sur les jeunes, et que les caisses de l’État sont exsangues, le gouvernement joue gros. Ce plan de redressement ne devra pas seulement convaincre les partenaires techniques et financiers. Il devra surtout envoyer un signal fort à la population : celui d’un nouveau départ, basé sur la transparence, la rigueur et l’ambition nationale.

Certains experts, plus prudents, estiment qu’une révision ciblée des projets en cours aurait suffi, sans nécessairement repenser entièrement la trajectoire économique. Le choix d’un redressement global traduit toutefois la volonté politique du gouvernement de rompre avec les pratiques du passé.

Tensions au sommet de l’État : Des médiations discrètes entre Diomaye et Sonko pour préserver l’unité gouvernementale

Des signaux discrets mais préoccupants d’un malaise entre le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko agitent les cercles du pouvoir à Dakar. Selon le quotidien Les Échos, un ballet de réunions confidentielles s’est tenu ce week-end dans les plus hautes sphères de l’État, notamment au Palais présidentiel, au Cabinet du Premier ministre, et au Petit Palais, la résidence officielle d’Ousmane Sonko.

Ces rencontres, menées à huis clos, auraient mobilisé d’importants médiateurs du régime, soucieux de préserver la stabilité de la gouvernance à peine quatre mois après l’installation du nouveau pouvoir. Les divergences entre les deux piliers de l’exécutif restent pour l’instant non dévoilées, mais les tractations nocturnes laissent entrevoir l’ampleur des efforts déployés pour éviter une rupture.

Parmi les acteurs clés de cette médiation figure le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye. Selon des sources concordantes, ce dernier a écourté une mission politique en France, annulant au passage une rencontre avec les partisans du PASTEF à Paris, pour regagner Dakar dimanche. Une décision qui témoigne de l’urgence de la situation et de son implication personnelle dans la recherche d’un terrain d’entente.

Malgré l’absence de toute communication officielle, le calme apparent dans la sphère publique contraste avec l’intensité des discussions qui, selon des indiscrétions, se sont poursuivies tard dans la nuit. Le silence des deux camps alimente les spéculations, tout en révélant une volonté partagée d’éviter toute escalade visible.

Ce climat de tensions intervient dans un contexte politique où les attentes populaires restent fortes envers le duo Diomaye-Sonko, qui a incarné l’espoir d’un renouveau démocratique après les turbulences du régime précédent. Mais la cohabitation entre deux figures au charisme affirmé, chacune portée par une légitimité propre, semble désormais mise à l’épreuve par les réalités du pouvoir.

En coulisses, l’enjeu est de taille : maintenir la cohésion au sommet pour préserver l’élan du changement, rassurer les partenaires et éviter que les divisions internes ne fragilisent une gouvernance encore jeune.

GFM à Sonko : « Nous opposons notre métier à vos menaces »

Le bras de fer entre Ousmane Sonko et le Groupe Futurs Médias (GFM) prend une nouvelle tournure. Après que le leader de Pastef a, sans le nommer, appelé ses partisans à bouder le groupe médiatique, estimant qu’il mène une campagne contre son parti, la riposte ne s’est pas fait attendre. Dans un éditorial publié ce vendredi, le quotidien du groupe monte au créneau, dénonçant un « appel explicite au boycott » et une tentative de mise au pas de la presse.

L’éditorial ne mâche pas ses mots : « Ce n’était ni un écart d’humeur, ni une parole de trop. C’était un acte politique calculé. » Pour GFM, les attaques du Premier ministre relèvent d’une stratégie assumée visant à discréditer le groupe et à l’exclure du débat public. Une « déclaration de guerre » dont les racines remontent, selon le texte, à plusieurs années de tensions et de soupçons d’hostilité entretenue par Ousmane Sonko à l’égard de la presse privée.

GFM reconnaît ses erreurs passées, notamment dans le traitement de l’affaire Tullow Oil, mais refuse d’en faire un péché éternel. « Cette critique, oui, est légitime. Mais elle ne saurait être érigée en faute originelle », insiste le texte, rejetant l’idée d’une culpabilité permanente.

L’éditorial accuse Sonko de faire dans la stigmatisation, le populisme et la manipulation des perceptions. Il dénonce un procédé visant non pas à améliorer la presse, mais à l’intimider et à l’étiqueter comme ennemie du peuple.

Face aux attaques, GFM réaffirme son attachement au pluralisme politique et à l’indépendance rédactionnelle. « Nous ne boycotterons pas Pastef. Pas plus que nous ne boycotterons l’APR, le FDR, l’opposition ou le pouvoir », peut-on lire. La rédaction se dit prête à couvrir aussi bien les victoires que les dérives, en toute liberté.

L’éditorial évoque également la mémoire d’un ancien collaborateur, feu Ibrahima Diakhaby, qui avait été un soutien de Sonko, comme symbole de la diversité des opinions acceptées au sein du groupe.

La réponse de GFM se termine sur une mise au point sans ambages : la liberté de la presse n’est ni une faveur ni une concession politique. « Ce droit, vous n’avez pas à nous l’octroyer. […] Ce droit est durable, irréversible, constitutionnel. Et nous le tiendrons debout. »

Affaire Sonko–Adji Sarr : Amadou Ba (Pastef) réplique sèchement à Madiambal Diagne et dénonce une « manipulation puérile »

Le député Amadou Ba, membre du parti Pastef, n’a pas tardé à répondre aux critiques virulentes du journaliste Madiambal Diagne, à la suite de sa déclaration controversée dans l’émission Jakarlo Bi de ce vendredi 4 juillet. Dans une vidéo de huit minutes publiée sur Facebook sous le titre « Corruption de la jeunesse : mettre fin aux manipulations puériles de Madiambal et compagnie », l’élu a tenu à clarifier ses propos et dénoncer ce qu’il considère comme une tentative de déstabilisation politique.

Tout est parti d’une séquence de l’émission Jakarlo Bi, au cours de laquelle Amadou Ba, abordant l’affaire Ousmane Sonko – Adji Sarr, aurait lancé : « Adji Sarr est une prostituée, Sonko un client ». Des propos qui ont fait vivement réagir Madiambal Diagne sur le réseau social X (anciennement Twitter). Le journaliste s’est indigné :

« Adji Sarr est une prostituée, Sonko un client » ! Amadou Ba de Pastef a-t-il mesuré la gravité de son propos ? Quel respect pour Adji Sarr ! Quel respect pour son leader Ousmane Sonko ! Est-ce un autre coup bas entre pastefiens ? »

Face à cette sortie, Amadou Ba a contre-attaqué avec fermeté. Dans sa vidéo, il accuse Madiambal Diagne et d’autres figures médiatiques de travestir ses propos à des fins politiques. Selon lui, ses déclarations ont été sorties de leur contexte dans une volonté manifeste de nuire à sa personne et de semer la discorde au sein du parti Pastef. Le député assure qu’il ne s’agissait nullement d’une attaque contre Ousmane Sonko, qu’il dit continuer de respecter et soutenir, mais plutôt d’une mise en lumière du traitement médiatique biaisé de l’affaire.

Amadou Ba estime que Madiambal Diagne agit dans une logique de manipulation de l’opinion publique et d’instrumentalisation politique de faits sensibles. Il rappelle également que son intention première était de dénoncer l’instrumentalisation judiciaire et médiatique de l’affaire Adji Sarr, devenue selon lui un outil de persécution politique.

Cette passe d’armes intervient dans un contexte toujours tendu, où chaque mot autour de l’affaire Sonko–Adji Sarr peut raviver les clivages politiques et les tensions sociales. Elle illustre également les fractures internes qui peuvent exister au sein même des soutiens de Pastef, dans un climat post-électoral encore chargé.

Justice : Daouda Mine enterre définitivement l’affaire Sonko-Mame Mbaye Niang

Après le rejet de son rabat d’arrêt par la Cour suprême, Ousmane Sonko avait affirmé son intention de rouvrir le dossier judiciaire qui l’oppose à l’ancien ministre du Tourisme, Mame Mbaye Niang. Une posture qui a suscité de nombreux commentaires d’experts juridiques sur les possibilités et conditions d’une éventuelle révision du procès. Mais pour le journaliste Daouda Mine, spécialisé dans les questions judiciaires, le débat est clos : le leader de Pastef a définitivement perdu cette bataille judiciaire.

Invité de l’émission “Ultimatum” sur Seneweb, Daouda Mine a livré une analyse tranchée sur la situation judiciaire du Premier ministre. « Honnêtement, la vérité, c’est que l’affaire Mame Mbaye Niang – Ousmane Sonko est définitivement bouclée. Ousmane Sonko a perdu, et il a perdu définitivement », a-t-il affirmé sans détour.

Pour le journaliste, l’affaire est close sur le plan juridique, toutes les voies de recours ayant été épuisées. L’arrêt de la Cour suprême mettant fin à la procédure confirme la condamnation prononcée en appel, à savoir six mois de prison avec sursis pour diffamation. Daouda Mine rappelle cependant que cette condamnation n’a plus de conséquence sur l’éligibilité du Premier ministre, en raison de la loi d’amnistie adoptée avant l’élection présidentielle de 2024.

« Les six mois de sursis ont été purgés politiquement et juridiquement par la loi d’amnistie. Cela ne peut plus empêcher Ousmane Sonko de se présenter à une élection », a-t-il expliqué.

Si la condamnation pénale est neutralisée, la sanction civile reste entière. Le journaliste rappelle qu’en vertu du droit, l’amnistie ne s’applique pas aux intérêts civils, notamment les dommages et intérêts accordés à la partie civile. « Il devra payer les 200 millions de francs CFA de dommages et intérêts. La loi d’amnistie ne préjudicie pas aux droits des tiers », a insisté Daouda Mine.

Autrement dit, bien que blanchi sur le plan pénal, Ousmane Sonko reste tenu de réparer le préjudice reconnu à Mame Mbaye Niang, sauf si ce dernier décide de renoncer au paiement ou de ne pas en réclamer l’exécution.

L’affaire qui a opposé Sonko à Mame Mbaye Niang a marqué une étape importante dans le parcours judiciaire et politique de l’actuel Premier ministre. D’abord poursuivi pour diffamation à la suite de ses accusations publiques contre l’ex-ministre, Ousmane Sonko avait vu sa condamnation confirmée en appel en mai 2023. Cette décision avait à l’époque pesé lourdement dans le débat sur sa candidature à la présidentielle.

Aujourd’hui, avec le rejet du rabat d’arrêt et l’impossibilité d’introduire un nouveau recours ordinaire, l’affaire semble juridiquement scellée, malgré la volonté affichée de Sonko de continuer la bataille.

Pour Daouda Mine, cette volonté est vaine : « Toutes les voies de recours ont été épuisées. » La procédure judiciaire semble donc arrivée à son terme — du moins jusqu’à preuve du contraire.

Présidentielle 2029 : Madiambal Diagne évoque un risque de “sabotage” entre Diomaye et Sonko

Le débat sur la présidentielle de 2029 est lancé, bien avant l’heure. Dans une publication polémique sur le réseau social X, le journaliste Madiambal Diagne s’est interrogé ce jeudi 3 juillet sur les ambitions futures du Premier ministre Ousmane Sonko et leurs implications sur la stabilité du pouvoir actuel. Selon lui, une réussite éclatante du président Bassirou Diomaye Diakhar Faye pourrait compromettre la légitimité de Sonko en tant que candidat à la prochaine élection présidentielle.

« Encore 4 ans de confusion au sommet de l’État ? Le PM Sonko dit être candidat en 2029, sans savoir si le PR Diomaye le sera ou non. La réussite de Diomaye délégitimerait la candidature de Sonko. Alors Sonko n’a pas intérêt à la réussite de Diomaye. Sabotage en vue. Allez savoir ! », a écrit Madiambal Diagne.

Élus en tandem en mars 2024 à l’issue d’un scrutin historique, Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko incarnent une nouvelle ère politique au Sénégal. Diomaye, président de la République, bénéficie du soutien du parti Pastef fondé par Sonko, son mentor politique devenu Premier ministre. Mais les ambitions présidentielles réaffirmées de ce dernier pour 2029 viennent troubler cette dynamique, ravivant les spéculations sur une possible rivalité interne.

La sortie de Madiambal Diagne jette un pavé dans la mare : suggérant un sabotage potentiel, elle alimente l’idée d’un double agenda qui pourrait nuire à la cohésion au sommet de l’État. Pour certains observateurs, cette hypothèse reflète davantage un calcul politique qu’une réalité factuelle, mais elle a le mérite de soulever un enjeu fondamental : le partage du pouvoir entre les deux figures de l’exécutif.

Face aux rumeurs et aux doutes, Ousmane Sonko n’a pas tardé à réagir. Dans une vidéo publiée mardi soir, il a fermement affirmé son droit à briguer la magistrature suprême en 2029.

« Ce dossier n’a aucun rapport avec ma candidature. De ce qui reste de mon existence, si je ne participe pas à une élection, ce serait de ma propre volonté, parce que rien ne peut m’empêcher d’être candidat », a-t-il martelé.

Une déclaration qui survient alors que la Cour suprême a récemment relancé le débat juridique sur l’éligibilité de Sonko, toujours marqué par ses déboires judiciaires passés. Mais pour le principal intéressé, les obstacles sont désormais derrière lui.

À moins de cinq mois d’exercice, l’attelage Diomaye-Sonko est confronté à un défi majeur : gouverner ensemble tout en gardant des ambitions personnelles compatibles avec l’intérêt national. Le président Faye, encore discret sur ses intentions pour 2029, reste centré sur les réformes institutionnelles et la restauration de la souveraineté économique. Sonko, de son côté, multiplie les apparitions publiques et les messages politiques à forte portée électorale.

Entre loyauté politique et calculs individuels, le tandem pourrait être mis à l’épreuve plus tôt que prévu. Si la réussite de Diomaye Faye devient incontestable, elle pourrait en effet remettre en question l’opportunité d’un changement de leadership au sein du Pastef en 2029.

Cour suprême : la requête en rabat d’arrêt de Sonko rejetée, ses avocats dénoncent une justice « biaisée »

Les chambres réunies de la Cour suprême ont rendu, ce mardi, une décision très attendue dans l’affaire opposant Ousmane Sonko à l’ancien ministre Mame Mbaye Niang. La haute juridiction a rejeté la requête en rabat d’arrêt introduite par le leader du parti Pastef, confirmant ainsi les décisions rendues en première instance et en appel.

Pour les conseils de Sonko, cette décision marque une nouvelle dérive du système judiciaire sénégalais. Visiblement courroucé, Me Ousmane Oussynou Fall a dénoncé une justice à deux vitesses et mis en cause le président de la Cour suprême, Souleymane Kane.

« Si nous venons ici, devant la Cour suprême, alors que tout le monde connaît les péripéties qu’on a traversées durant cette procédure… et qu’on vient ici pour conforter la décision de ces juges, cela ne me surprend nullement de ce premier président de la Cour suprême », a-t-il martelé devant la presse.

L’avocat estime que la requête en rabat était légitime et fondée en droit, soulignant que le rejet de celle-ci est « politiquement motivé » et entérine les « violations » précédentes.

À l’inverse, le camp de Mame Mbaye Niang savoure ce qu’il qualifie de triomphe judiciaire total. Me Elhadj Diouf, un des avocats de l’ex-ministre, n’a pas caché sa satisfaction.

« Mame Mbaye Niang a gagné et a tout gagné. Il a toujours gagné. Nous nous réjouissons de notre Justice qui a fait preuve de courage, d’indépendance et de lucidité pour le Sénégal », a-t-il déclaré avec emphase.

La Cour suprême a en effet non seulement déclaré la requête irrecevable, mais elle a également condamné Ousmane Sonko aux dépens, renforçant ainsi la position de la partie civile.

Ce rejet constitue un nouvel épisode dans le feuilleton judiciaire opposant Sonko à Mame Mbaye Niang, dans le cadre d’une affaire de diffamation liée au projet PRODAC. La décision, qui intervient dans un contexte politique toujours sous tension, risque de raviver les critiques sur l’impartialité du système judiciaire.

Pour les partisans de Sonko, cette issue conforte leur thèse d’un « harcèlement judiciaire », tandis que ses adversaires y voient la preuve d’un État de droit fonctionnel.

Marche contre l’homosexualité à Ngor : Abdou Mbow interpelle Sonko sur ses engagements et tacle “And Samm Jikko Yi”

Ce vendredi 23 mai, la commune de Ngor a été le théâtre d’une importante mobilisation contre l’homosexualité, à l’appel de l’ONG Jamra et de l’activiste Karim Xrum Xax. Des centaines de manifestants, arborant pancartes et banderoles, ont répondu présents pour réaffirmer leur attachement aux valeurs sociétales sénégalaises et réclamer la criminalisation de l’homosexualité.

Parmi les figures politiques ayant marqué cette journée, le député Abdou Mbow s’est distingué par un discours musclé, visant directement le parti Pastef et son leader, Ousmane Sonko. Prenant la parole devant la foule, le parlementaire a rappelé les engagements pris par ce dernier en matière de défense des “valeurs” lors de débats passés, notamment lors de la visite de l’ancien président américain Barack Obama au Sénégal.

« Lors de la visite de Barack Obama au Sénégal, c’est notre leader Macky Sall qu’on avait attaqué. Pourtant, Ousmane Sonko avait politisé cette lutte. Aujourd’hui, il est temps de respecter ses engagements », a-t-il lancé, appelant à plus de clarté et de fermeté de la part du camp de l’opposition sur cette question sensible.

Le député de la coalition Benno Bokk Yakaar ne s’est pas arrêté là. Il a également critiqué ouvertement le mouvement “And Samm Jikko Yi”, souvent en première ligne sur ces thématiques. À ses yeux, ce collectif manque de cohérence et de résultats tangibles :

« Defar djikko yi moko gueune », a-t-il déclaré, estimant que d’autres acteurs, à l’image de Jamra ou de certains leaders religieux, mènent une lutte plus “efficace” et fidèle aux valeurs culturelles du Sénégal.

Cette manifestation s’inscrit dans un contexte national marqué par des débats récurrents sur les questions de mœurs et de législation autour de l’orientation sexuelle. Si le code pénal sénégalais punit déjà les actes dits “contre nature”, une frange de la population réclame un durcissement des lois pour aller jusqu’à la criminalisation explicite de l’homosexualité.

La prise de parole d’Abdou Mbow relance ainsi la pression politique sur Ousmane Sonko, aujourd’hui Premier ministre, dont les promesses sur ces sujets restent régulièrement rappelées par ses adversaires comme par une partie de la société civile.

Alors que le Sénégal vit une période de transition politique sensible, ce genre de manifestation révèle à quel point les questions sociétales restent un levier puissant dans le jeu politique national.

Affaire Ahmed Ndiaye : La famille Sonko accorde son pardon, la justice poursuit son cours

L’affaire Ahmed Ndiaye, du nom de l’ingénieur en génie civil accusé de conduite en état d’ivresse, d’injures publiques et de menaces de mort devant le domicile familial du Premier ministre Ousmane Sonko, a pris un tournant inattendu. Alors que le tribunal des flagrants délits de Ziguinchor devait statuer sur son sort, la famille Sonko a décidé de lui accorder son pardon et de renoncer à toute demande de réparation.

Les faits remontent au 2 février dernier. Ce soir-là, Ahmed Ndiaye, sous l’effet de l’alcool, s’est retrouvé devant la maison des Sonko à Ziguinchor, où il a proféré des injures et des menaces à l’encontre des proches du Premier ministre.

« Votre frère, le Premier ministre Ousmane Sonko, et le président de la République Bassirou Diomaye Faye n’ont rien foutu dans le pays. »

Pire encore, il aurait fait allusion à l’affaire Adji Sarr, un sujet toujours sensible, en lançant publiquement :

« Ce n’était pas moi qui avais couché avec Adji Sarr ! »

Des propos qui ont suscité l’indignation des riverains et conduit à son arrestation immédiate. Devant le tribunal, l’accusé a tenté d’atténuer la gravité de ses actes, plaidant l’ivresse et un trou de mémoire. « Je n’ai pas assez de souvenance de ce qui s’était passé et de mes propos », a-t-il déclaré à la barre, tout en reconnaissant son erreur.

Malgré l’outrage subi, la famille Sonko a choisi de privilégier le pardon. Lors de l’audience, leur avocat, Me Djiby Diagne, a précisé :

« Le Premier ministre Ousmane Sonko et ses deux frères ne réclament pas de dommages et intérêts. Ils ont pardonné. Ce n’est pas l’argent qui les intéresse et le tribunal n’est pas le lieu où on doit se faire de l’argent. »

Un geste de clémence qui tranche avec la gravité des accusations et qui a marqué le procès.

Cependant, ce pardon ne signifie pas une exonération totale de responsabilité. Le parquet a requis une peine d’un an de prison, dont trois mois ferme, ainsi qu’une amende de 500 000 FCFA.

Détenu depuis le 2 février, Ahmed Ndiaye connaîtra son sort mardi prochain, lorsque le tribunal rendra son verdict. En attendant, cette affaire illustre la complexité du rapport entre justice, responsabilité individuelle et pardon en politique.

Crise Politique au Sénégal : Une motion de censure qui pourrait renverser le gouvernement Sonko

La scène politique sénégalaise est en ébullition, marquée par une montée des tensions qui pourrait plonger le pays dans une crise institutionnelle majeure. Le climat se détériore après l’annonce par Abdou Mbow, président du groupe parlementaire de la majorité Benno Bokk Yakaar (BBY), de l’imminent dépôt d’une motion de censure contre le gouvernement dirigé par Ousmane Sonko. Cette initiative s’inscrit dans une escalade continue du conflit qui oppose la coalition majoritaire à l’Assemblée nationale au gouvernement en place, exacerbée par le récent rejet par BBY d’un projet de loi controversé.

Le rejet du projet de loi visant à dissoudre le Conseil économique, social et environnemental (CESE) ainsi que le Haut Conseil des collectivités territoriales (HCCT) a cristallisé les tensions entre BBY et le gouvernement Sonko. Ce texte, porté par le Premier ministre, a été perçu comme une tentative de centralisation du pouvoir, au détriment des organes consultatifs existants. Le rejet de cette initiative par la majorité parlementaire a ouvert la voie à une confrontation directe.

Le dépôt d’une motion de censure, bien que légal en vertu de l’article 86 de la Constitution sénégalaise, est une arme politique redoutable. En effet, si cette motion est adoptée, elle entraînera automatiquement la chute du gouvernement Sonko. Le soutien des députés de BBY, alliés à certains élus non-alignés, laisse peu de doute sur l’issue probable de ce vote.

Si la motion de censure est déposée, une session extraordinaire devra être convoquée pour en débattre, avec ou sans la présence d’Ousmane Sonko. Dans un tel scénario, la stabilité du gouvernement est gravement menacée. Le Premier ministre, déjà sous pression depuis sa prise de fonction, pourrait voir son gouvernement renversé, ce qui plongerait le Sénégal dans une période d’incertitude politique.

Les conséquences d’une telle crise pourraient être profondes. La chute du gouvernement Sonko mettrait fin à une administration qui s’est distinguée par des réformes audacieuses mais controversées. Cela pourrait également déclencher une crise de confiance au sein de la population, déjà éprouvée par les récentes manifestations et les tensions sociales grandissantes.

Le choix de BBY de recourir à une motion de censure divise la classe politique et l’opinion publique. D’un côté, les partisans de la coalition majoritaire considèrent cette démarche comme nécessaire pour mettre fin à un gouvernement qu’ils jugent inefficace et dangereux pour la stabilité du pays. De l’autre, les soutiens de Sonko dénoncent une manœuvre politique visant à écarter un leader qui a su capter l’aspiration au changement de nombreux Sénégalais.

La situation actuelle est donc à surveiller de près. Le Sénégal, longtemps perçu comme un modèle de démocratie en Afrique de l’Ouest, fait face à un défi majeur. La manière dont cette crise sera résolue pourrait avoir des répercussions durables sur la scène politique nationale, ainsi que sur la perception internationale du pays.

En attendant, tous les regards sont tournés vers l’Assemblée nationale, où se jouera bientôt un chapitre crucial de l’histoire politique sénégalaise.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°245 – du 09/08/2024

🔴 ACCIDENTS – CORRUPTION DES AGENTS DE SÉCURITÉ ROUTIÈRE : SONKO SUR UN AUTRE FRONT
🔴 RELAXE POUR « BONNE FOI » : LA JURISPRUDENCE MIMI DÉSACCÉLÈRE MANSOUR

🔴 JO 2024 – ÉLIMINATION DU DERNIER ESPOIR, COMBÉ SECK : LE SÉNÉGAL RENTRE BREDOUILLE DE PARIS
🔴 DÉCÈS DE L’ANCIEN PRÉSIDENT DE LA CAF : ISSA HAYATOU S’ÉTEINT À 77 ANS

Réponse de Bougane Gueye Dany aux propos du Premier Ministre sur les réseaux sociaux

Le président du mouvement Geum Sa Bopp, Bougane Gueye Dany, n’a pas tardé à réagir aux déclarations du Premier ministre Ousmane Sonko concernant les dérives des réseaux sociaux. Dans une prise de parole énergique, Bougane Gueye Dany a défendu la jeunesse sénégalaise, affirmant que celle-ci n’est pas « mal éduquée » mais qu’elle agit comme des « anticorps » face aux promesses non tenues des gouvernants.

Le Premier ministre, lors de la célébration de la fête de l’excellence, avait déclaré que l’État du Sénégal resterait intransigeant face aux abus sur les réseaux sociaux. Cette position stricte visait à encadrer les discours et les comportements en ligne qui, selon lui, pouvaient nuire à la cohésion sociale et à l’ordre public.

Bougane Gueye Dany a néanmoins souligné que la réaction des jeunes sur les réseaux sociaux reflète un sentiment de frustration et de déception face aux autorités. « Cette jeunesse sénégalaise qui s’exprime sur les réseaux sociaux est loin d’être mal éduquée. C’est juste des anticorps contre les gouvernants qui ne tiennent pas leurs promesses », a-t-il affirmé.

Cette divergence de vues entre les deux leaders met en lumière le débat actuel au Sénégal sur la liberté d’expression et la régulation des contenus en ligne. Tandis que le gouvernement prône un contrôle strict pour éviter les dérives, certains acteurs de la société civile, comme Bougane Gueye Dany, plaident pour une reconnaissance des critiques comme un signe de vitalité démocratique.

Le dialogue semble nécessaire pour concilier ces positions et trouver un équilibre entre liberté d’expression et responsabilité en ligne, tout en tenant compte des attentes et des frustrations de la jeunesse sénégalaise.

Tensions diplomatiques autour de la reconnaissance des Tirailleurs Sénégalais : réactions et conséquences

En 1944, l’armée française a exécuté des dizaines de tirailleurs sénégalais au camp de Thiaroye, près de Dakar, un événement tragique longtemps resté dans l’ombre de l’histoire. Près de huit décennies plus tard, la France a accordé la reconnaissance « Mort pour la France » à six de ces tirailleurs, dans une démarche de réparation mémorielle. Cette décision récente a toutefois suscité une vive réaction du Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, qui a exprimé son mécontentement sur les réseaux sociaux.

Le Premier ministre Ousmane Sonko n’a pas caché son indignation face à cette reconnaissance tardive et, selon lui, insuffisante. Dans une déclaration publique, il a souligné l’importance de traiter ce souvenir douloureux avec une sensibilité appropriée, et a critiqué l’approche unilatérale de la France. Sonko a rappelé que cet épisode tragique ne peut être apaisé par des gestes symboliques isolés, mais nécessite un dialogue respectueux et une reconnaissance complète des faits historiques.

Madiambale voit dans la prise de position de Sonko manœuvre t-il pour empêcher le prochain séjour du Président Diomaye Faye en France. Ce dernier est invité à la 80ème commémoration du Débarquement en Provence des Tirailleurs Sénégalais, prévue pour le 14 septembre 2024. Cette invitation revêt une importance particulière, car elle représente une occasion unique de parler de Thiaroye 44 dans un contexte de commémoration internationale.

La commémoration du Débarquement en Provence, où de nombreux tirailleurs sénégalais ont combattu, est un événement de grande envergure qui rassemble des dirigeants du monde entier pour rendre hommage aux soldats africains ayant contribué à la libération de la France. Pour le Président Diomaye Faye, cette invitation représente une opportunité de faire entendre la voix du Sénégal et de rappeler les sacrifices des tirailleurs sénégalais, y compris ceux de Thiaroye.

La question de la reconnaissance des tirailleurs sénégalais et des événements de Thiaroye reste sensible et complexe. La reconnaissance « Mort pour la France » de six tirailleurs est un pas vers la réconciliation, mais pour beaucoup, ce n’est qu’un début. Ousmane Sonko et d’autres leaders sénégalais appellent à une reconnaissance plus large et à des gestes concrets pour honorer la mémoire des victimes de Thiaroye.

La décision de la France de reconnaître six tirailleurs sénégalais comme « Morts pour la France » a ravivé des tensions historiques et diplomatiques entre les deux pays. Alors que le Sénégal se prépare à participer à la commémoration du Débarquement en Provence, les attentes sont élevées pour que cet événement serve de plateforme pour une reconnaissance plus complète et un dialogue sincère sur le passé colonial. Il reste à voir comment ces dynamiques influenceront les relations franco-sénégalaises à l’avenir.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°212 – du 01/07/2024

🔴 LE PRÉFET DE RUFISQUE SUR LES OPÉRATIONS DE DÉGUERPISSEMENT : « TANT QUE JE SUIS À LA TÊTE DE CETTE PRÉFECTURE, J’ASSUMERAI MA MISSION »
🔴 DÉGUERPISSEMENTS – SONKO REFILE LA PATATE CHAUDE AUX COLLECTIVITÉS : LA CIRCULAIRE DU MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR DÉMENT LE PM

🔴 VICTOIRE D’AMA BALDÉ SUR GRIS BORDEAUX PAR DÉCISION ARBITRALE : PAS DE CHUTE !

VIVES RÉACTIONS APRÈS SON ANNONCE DE FAIRE LA DPG DEVANT « SON » ASSEMBLÉE : Sonko poursuivi jusqu’à son dernier retranchement

La menace du Premier ministre, Ousmane Sonko, de faire sa Déclaration de Politique Générale (DPG) en dehors de l’Assemblée nationale, devant une assistance qu’il choisira lui-même, a suscité une vague de critiques. Des personnalités publiques, pour la plupart, politiques, comme Zahra Iyane, Juge Dème, Madiambal, Thierno Alassane Sall et Thierno Bocoum ont exprimé leur réticence.

Dans une lettre-réponse au député Guy Marius Sagna, le Premier ministre, a fourni des éclaircissements sur sa prochaine Déclaration de Politique Générale (DPG). Se disant prêt et impatient de s’adonner à cette tâche, le chef du Gouvernement a, toutefois, posé ses conditions. « En cas de carence de l’Assemblée, d’ici le 15 juillet 2024, je tiendrai ma Déclaration de Politique générale devant une assemblée constituée du peuple sénégalais souverain, de partenaires du Sénégal et d’un jury composé d’universitaires, d’intellectuels et d’acteurs citoyens apolitiques. Ce sera l’occasion d’un débat libre, ouvert et, à coup sûr, de qualité largement supérieure », menace-t-il.
En effet, Ousmane Sonko et ses alliés estiment que « le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale en vigueur ne tient pas compte du Premier ministre puisqu’il n’a pas été actualisé suite à la restauration du poste de Premier ministre par la loi n°2021-41 du 20 décembre 2021 portant révision de la Constitution ».
Ces allégations ont fait surgir beaucoup de personnalités publiques de leur réserve pour recadrer le Premier ministre.

« Vous ébranlez les fondements mêmes de notre démocratie » : Zahra Iyane Thiam

Zahra Iyane Thiam, ancienne ministre et membre de la coalition Benno Bokk Yakaar (BBY), a récemment exprimé de vives critiques à l’égard de la décision du Premier ministre Ousmane Sonko Dans une lettre ouverte adressée au Premier ministre, elle affirme: « En refusant de vous soumettre à cette obligation, vous ébranlez les fondements mêmes de notre démocratie ».
Pour elle, l’urgence proclamée par le Premier ministre semble contradictoire avec son inaction actuelle. « Si tel est le cas, pourquoi ne pas respecter l’esprit de l’article 55 de la Constitution en la présentant immédiatement ? Votre impatience déclarée contraste fortement avec votre inaction », a-t-elle précisé.
En outre, Zahra Iyane Thiam a contesté l’interprétation restrictive des délais de présentation de la DPG par le Premier ministre, suggérant que cela pourrait être perçu comme une tentative de gagner du temps plutôt que de respecter les obligations constitutionnelles de transparence et de responsabilité.
Elle a également critiqué la justification selon laquelle les dispositions relatives à la DPG avaient été abrogées après la suppression du poste de Premier ministre en 2019. Elle a rappelé que depuis la restauration de ce poste en 2021, les députés de la coalition avaient eu amplement le temps de proposer une mise à jour du règlement intérieur de l’Assemblée nationale. « Leur passivité à cet égard et l’invocation de cet argument aujourd’hui suggèrent une volonté de contourner vos obligations plutôt qu’une véritable contrainte légale », a-t-elle affirmé.

Ce sont des « procédés dilatoires », d’après le juge Dème

Dans une déclaration écrite, le juge Déme a remis en question la sincérité des députés de la majorité présidentielle et du Premier ministre, Ousmane Sonko, envers les obligations constitutionnelles de transparence et de responsabilité gouvernementale. Il a souligné que malgré les débats juridiques entourant le règlement intérieur de l’Assemblée nationale, l’article 55 de la Constitution est clair : le Premier ministre est légalement tenu de présenter sa DPG devant l’Assemblée nationale après sa nomination.
Thierno Hamidou Dème a exprimé sa déception face aux tentatives qu’il qualifie de « procédés dilatoires » du Premier ministre pour éviter cette obligation constitutionnelle fondamentale, mettant en péril les fondements institutionnels de la démocratie sénégalaise. Il a ajouté que l’engagement envers le respect des institutions et des règles de droit devrait être une priorité indiscutable pour toutes les parties prenantes du pays.
Le député Thierno Alassane Sall regrette que l’opinion et les politiques s’attardent sur une telle question alors que les urgences sont ailleurs tout en conseillant à Ousmane Sonko de se plier aux lois et règlements. « Le Premier ministre menace d’aller faire sa déclaration de politique générale au marché Sandaga si cela lui plaît. Plutôt que de lancer un ultimatum à l’Assemblée nationale, à qui il est tenu de par la Constitution de s’adresser, Ousmane Sonko serait mieux inspiré de se rapprocher de cette institution et de trouver une solution à cette « crise factice »», déplore-t-il.

Un « précédent dangereux », à en croire Thierno Bocoum

Thierno Bocoum, leader du mouvement AGIR, a exprimé une forte désapprobation sur les réseaux sociaux suite à la récente déclaration du Premier ministre Ousmane Sonko. Il a mis en garde contre les implications d’une possible tenue de la Déclaration de Politique Générale (DPG) en dehors de l’Assemblée nationale. « Une DPG en dehors de l’Assemblée nationale serait un précédent dangereux et d’une atteinte grave aux institutions de la République », a-t-il considéré.

« Un coup d’État » pour Madiambal Diagne

L’administrateur du Groupe Avenir Communication et journaliste a dénoncé « un coup d’État ». Sur X, anciennement dénommé Twitter, il écrit : « Ousmane Sonko annonce son coup d’État pour le 15 juillet 2024. Il a osé écrire : En cas de carence de l’Assemblée, d’ici le 15 juillet 2024, je tiendrai ma Déclaration de Politique générale devant une assemblée constituée du peuple sénégalais souverain, de partenaires du Sénégal et d’un jury composé d’universitaires, d’intellectuels et d’acteurs citoyens apolitiques. Ce sera l’occasion d’un débat libre, ouvert et, à coup sûr, de qualité largement supérieure ».


La Dakaroise

URGENT – Après une longue absence sur les réseaux sociaux : Ousmane Sonko réapparaît avec un discours percutant

Ousmane Sonko, leader politique influent au Sénégal, a fait son grand retour sur les réseaux sociaux après une période de silence prolongée. Dans un discours percutant, il a abordé des sujets brûlants et livré ses perspectives sur l’actualité nationale.

Sonko, connu pour ses prises de position fortes, a touché à des thèmes variés, allant de la situation économique du pays aux récentes décisions gouvernementales. Cette réapparition suscite déjà de vives réactions parmi ses partisans et les observateurs politiques.

Nous vous tiendrons informés des développements ultérieurs et des retombées de cette intervention.

Baisse des Prix des Denrées : Un Défi pour Diomaye Faye et Sonko

La baisse des prix des denrées de première nécessité, une promesse phare du régime de Bassirou Diomaye Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko, rencontre des obstacles majeurs. Depuis l’investiture du nouveau président, le gouvernement peine à trouver des solutions durables face à la flambée des prix des produits importés, exacerbée par des coûts de fret maritime en forte hausse.

Le Sénégal, largement dépendant des importations pour ses produits de première nécessité, subit de plein fouet les fluctuations des marchés internationaux. Cette dépendance réduit considérablement la marge de manœuvre du gouvernement pour ajuster les prix localement. Les nouvelles autorités doivent naviguer dans un contexte économique mondial complexe où les tarifs sont dictés par des dynamiques globales.

Les coûts du fret maritime vers l’Afrique ont récemment triplé, atteignant des niveaux proches de ceux observés durant la crise de la Covid-19. Cette augmentation des coûts de transport impacte directement les prix des denrées importées. « On est en train d’avoisiner les prix pratiqués lors de la Covid-19 », confie un opérateur économique à Les Échos. Cette flambée des coûts logistiques représente un défi supplémentaire pour les nouvelles autorités sénégalaises.

Pour répondre à ces défis, Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko explorent diverses stratégies. L’une des pistes envisagées est de renforcer la production locale afin de réduire la dépendance aux importations. Cependant, cette solution nécessite du temps et des investissements conséquents dans l’agriculture et les infrastructures locales.

En parallèle, le gouvernement cherche à négocier des accords commerciaux plus avantageux et à diversifier ses sources d’approvisionnement pour atténuer l’impact des fluctuations des prix internationaux. Des discussions avec les partenaires internationaux et les organisations régionales sont également en cours pour trouver des mécanismes de soutien économique.

Les attentes de la population sont élevées. La promesse de baisse des prix des denrées de première nécessité a été un élément central de la campagne électorale de Diomaye Faye et Sonko. Les citoyens espèrent des mesures concrètes et rapides pour alléger le coût de la vie. Chaque hausse des prix est ressentie durement par les ménages sénégalais, particulièrement ceux aux revenus modestes.

La baisse des prix des denrées de première nécessité reste un défi de taille pour le régime de Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko. La dépendance aux importations et la hausse des coûts du fret maritime compliquent la tâche du gouvernement. Toutefois, des efforts sont en cours pour renforcer la production locale et négocier des conditions commerciales plus favorables. Le succès de ces initiatives sera crucial pour répondre aux attentes des citoyens et stabiliser le coût de la vie au Sénégal.

Birahim Seck interpelle le gouvernement de Sonko: “Il faut taxer le tabac pour sauver la jeunesse”

Lors d’un récent atelier avec les journalistes en santé population et développement, Birahim Seck du Forum civil a souligné l’urgence pour le gouvernement de Ousmane Sonko de prendre des mesures décisives pour lutter contre le fléau du tabagisme qui menace la jeunesse sénégalaise. Il a rappelé que de nombreux experts ont souligné les dangers du tabagisme pour la jeunesse, tant sur le plan figuré que propre, et a exhorté le gouvernement à agir rapidement pour inverser cette tendance préoccupante.

En tant que représentant du Forum civil, M. Seck a mis en avant l’importance de la taxation des produits du tabac comme un moyen efficace de dissuader la consommation de tabac, en particulier chez les jeunes. Il a souligné que malgré les efforts déployés par les associations pour sensibiliser et obtenir des lois plus strictes sur le tabac, il reste encore beaucoup à faire pour protéger la jeunesse sénégalaise des dangers du tabagisme.

Selon M. Seck, une augmentation de la taxation du tabac permettrait non seulement de limiter l’accessibilité du tabac aux jeunes, mais aussi de générer des revenus supplémentaires pour lutter contre le tabagisme et prendre en charge les personnes souffrant de maladies liées au tabac, telles que le cancer. Il a souligné que le tabagisme entraîne des dépenses importantes pour le traitement des maladies liées au tabac, ce qui met en évidence l’importance de prendre des mesures préventives dès maintenant.

En plus de la taxation du tabac, le Forum civil s’engage à soutenir les associations qui œuvrent dans la lutte contre le tabagisme, notamment en plaidant pour l’interdiction définitive du tabagisme dans les lieux publics. M. Seck a souligné l’importance de cette mesure pour protéger non seulement les fumeurs, mais aussi les non-fumeurs des dangers du tabagisme passif.

Birahim Seck et le Forum civil appellent le gouvernement de Sonko à agir rapidement et de manière décisive pour lutter contre le tabagisme et protéger la jeunesse sénégalaise. La taxation du tabac et l’interdiction du tabagisme dans les lieux publics sont des mesures essentielles pour atteindre cet objectif crucial de santé publique.

Aida Mbodj : Une alliance bénéfique entre Diomaye et Sonko pour le Sénégal

Lors de son passage à l’émission « Quartier Général » sur la Télé Futurs Médias, Aida Mbodj, ancienne ministre de la Femme sous le régime de Wade, a partagé son opinion sur les relations entre le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko, affirmant qu’elles seraient bénéfiques pour le Sénégal. Elle a souligné que ces deux personnalités politiques ont toujours eu à cœur l’intérêt du pays et ont conscience de ne pas être les seuls membres du Pastef.

Aida Mbodj a également rappelé que la coalition compte des membres expérimentés, ce qui garantit une approche réfléchie dans la prise de décisions. Elle a affirmé que les choix politiques ne seront jamais pris au détriment de l’intérêt national.

Par ailleurs, Aïda Mbodj a commenté la nomination de Mary Teuw Niane en tant que ministre directeur de cabinet du président de la République, soulignant son expérience en tant qu’atout majeur pour ce poste.

Concernant la publication de la liste des membres du gouvernement, Aida Mbodj a appelé à la patience de la population, soulignant l’importance pour Sonko et Diomaye de travailler avec minutie dans leurs choix. Elle a insisté sur le fait que ces décisions ne doivent pas être prises à la légère, car ils n’ont pas droit à l’erreur.

En conclusion, Aida Mbodj a exprimé sa confiance envers les capacités des nouveaux dirigeants et a appelé à un soutien continu de la part de la population dans cette nouvelle ère politique au Sénégal.

Un nouveau tandem politique émerge au Sénégal : Diomaye et Sonko à la tête de l’État

Dans un contexte politique marqué par des changements significatifs, le Sénégal voit émerger un nouveau tandem à la tête de l’État : le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko. Cette association entre les deux dirigeants est perçue comme une véritable convergence de légitimités politique et électorale, selon les dires d’Alioune Tine, fondateur d’Afrika Jom Center.

Alioune Tine souligne que cette nouvelle dynamique politique offre les prémices d’un leadership différent, rompant avec un présidentialisme excessif qui pourrait menacer les institutions démocratiques. Il appelle ainsi à l’avènement d’une ère politique nouvelle, caractérisée par des alternatives réelles aux alternances politiques traditionnelles et des coalitions gouvernementales axées sur le bien-être de la majorité de la population.

Le fondateur d’Afrika Jom Center met en avant la nécessité d’un système politique innovant qui transcende les schémas du passé, permettant ainsi de consolider les institutions démocratiques et de promouvoir le développement économique et social du pays. Il salue également les premières déclarations du Premier ministre Sonko, qui met l’accent sur l’importance du travail et de l’engagement politique en faveur du progrès et de la prospérité pour tous.

Alioune Tine encourage le nouveau gouvernement sénégalais à saisir cette opportunité pour initier des réformes politiques audacieuses et des politiques sociales inclusives, visant à répondre aux besoins et aux aspirations de tous les citoyens du pays.

Prise de parole du Premier ministre Sonko : Des analystes politiques passent à la loupe son discours

Suite à sa nomination en tant que Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko a adressé un discours aux citoyens sénégalais. Sur les ondes de Rfm, des analystes politiques ont analysé en détail les propos du nouveau chef du gouvernement.

Selon Ousmane Sène, journaliste, le discours d’Ousmane Sonko a brillamment incarné le rôle de Premier ministre. Il a salué la justesse et la clarté du discours, soulignant qu’il a clairement défini le rôle du Premier ministre, qui consiste à coordonner les politiques définies par le président. Cette approche a été perçue comme rassurante par l’analyste.

Cependant, Ibrahima Bakhoum, un autre analyste politique, a une perspective différente. Il estime que Sonko s’est quelque peu éloigné des normes habituelles. Pour lui, Sonko assume pleinement sa fonction de Premier ministre, mais il souligne également les engagements pris par Sonko en son nom propre, ainsi qu’au nom de son équipe. Cette prise de position pourrait poser des questions quant à une possible empiètement sur les prérogatives du président Bassirou Diomaye Diakhar Faye.

Interrogé sur le risque que cette posture d’Ousmane Sonko ne vienne encombrer ou faire de l’ombre au président, Bakhoum répond que le pouvoir présidentiel est un pouvoir indivisible. Il souligne que le président est le détenteur du pouvoir, tandis que les autres, y compris le Premier ministre, sont des instruments à travers lesquels le président réalise ses objectifs. Selon lui, il y a une distinction claire entre le président et ses collaborateurs.

Cette analyse met en lumière les différentes interprétations et perceptions entourant le discours inaugural du Premier ministre Ousmane Sonko, et souligne les questions qui pourraient se poser quant à son rôle et son impact dans le gouvernement dirigé par le président Faye.

Alain St Pierre Mwamba critique Sonko lors de sa visite au Palais et provoque une réaction vive des Sénégalais

La récente visite de Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko au Palais a suscité des réactions contrastées au Sénégal. Alors que certains saluent cette rencontre comme un geste de réconciliation politique, d’autres critiquent la participation de Sonko, estimant qu’il devrait adopter une attitude plus humble envers le président nouvellement élu.

Parmi les voix critiques figure Alain St Pierre Mwamba, un journaliste congolais, qui a exprimé son désaccord avec la présence de Sonko lors de la rencontre au Palais. Ses commentaires ont déclenché une réaction immédiate de la part des Sénégalais, qui n’ont pas hésité à exprimer leur mécontentement.

Doudou Jacques Faty, ancien footballeur international sénégalais, a répondu à Mwamba en l’invitant à ne pas manquer de respect envers le chef de l’État sénégalais. Chérif Sadio, ancien directeur de Casa Sport, a également critiqué les commentaires de Mwamba, soulignant son ignorance et appelant à une réflexion plus nuancée.

Les réactions sur les réseaux sociaux ont été nombreuses et virulentes. Certains ont accusé Mwamba de jalousie et de manque d’intelligence, tandis que d’autres ont souligné l’importance de respecter la démocratie sénégalaise. En réponse aux critiques, Mwamba a tenté de rectifier le tir en publiant une vidéo de la visite de Sonko et Faye au Palais, exprimant ainsi son respect pour le Sénégal.

Cependant, la moquerie de certains utilisateurs sur les réseaux sociaux montre que les commentaires de Mwamba ont eu un impact significatif. Il semble que ce différend ait attiré l’attention sur les tensions politiques et sociales persistantes au Sénégal, mettant en lumière les divisions et les opinions divergentes au sein de la société.

En fin de compte, cet épisode souligne l’importance du respect mutuel et du dialogue dans le débat politique, ainsi que la nécessité de rechercher des solutions constructives pour surmonter les différences et promouvoir l’unité nationale.

DIOMAYE, SONKO, MACKY, EN TOUTE COMPLICITÉ : Après la guerre, l’amour ?

« Une image vaut mille mots » ! L’expression trouve tout son sens, voyant les photos de la visite du nouveau président de la République, Bassirou Diomaye Faye, accompagné de son mentor Ousmane Sonko, au chef de l’État sortant, Macky Sall, ce jeudi.

En effet, des images émanant de la Présidence de la République ont capturé les les moments de complicité des quatrième et cinquième chefs d’État sénégalais, en compagnie du farouche opposant d’antan de Macky Sall, Ousmane Sonko.

De telles prises laissent voir qu’il n’y a aucune animosité entre les trois hommes qui se sont mêmes faits des accolades, tout sourire. Au contraire, de ces clichés fusent la joie et une entende profonde qui, elle, n’est possible qu’entre des personnes qui se sont fréquentées pendant au moins un bout de temps. Ces portraits donnent raison aux personnes qui annonçaient qu’ils y avait des pourparlers entre Macky Sall, Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye avant que les deux derniers ne soient affranchis de prison.

Sur ces photos, les regards que portent Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko sur leur aîné, Macky Sall, montrent la profonde admiration qu’ils ont pour le président de la République sortant, Macky Sall qu’ils ont presque adoubé dans leur première déclaration quand ils ont été libérés, préférant s’attaquer au candidat de Benno Bokk Yakaar (BBY), Amadou Ba, sorti deuxième du scrutin présidentiel.

Cette réunion empreinte de courtoisie entre Macky Sall et Bassirou Diomaye Faye, ainsi que des préparatifs pour la passation de pouvoirs, met en lumière l’importance de cette transition politique qui s’est faite dans la douceur.

La cérémonie de passation de service prévue pour le 2 avril revêt une signification symbolique et institutionnelle cruciale, marquant le transfert formel des responsabilités présidentielles.

Les protocoles solennels, discours officiels et gestes symboliques qui accompagnent habituellement cette passation visent à garantir une transition paisible et transparente du pouvoir.

Fuite du bulletin médical de Sonko : 2 gradés de l’Administration pénitentiaire libérés

Deux gradés de l’Administration pénitentiaire, l’inspecteur I. S. et l’adjudant I. N., ont été libérés de prison vers midi, selon une source proche du dossier. Ils étaient sous mandat de dépôt depuis le 13 novembre 2023, soupçonnés d’être impliqués dans la fuite du bulletin médical d’Ousmane Sonko lors de son arrestation.

Leurs avocats, parmi lesquels figuraient Maitres Assane Dioma Ndiaye, Moussa Sarr, Seny Ndione, Me Cheikh Sy, Arona Bass, Moussa Konaté, Amadou Danfa et Magatte Sène, avaient demandé leur mise en liberté provisoire. Cependant, le procureur de la République a estimé qu’ils ne pouvaient pas bénéficier de la loi d’amnistie.

Ainsi, le parquet a choisi de les libérer d’office, une décision qui a suscité des réactions mitigées de la part des avocats de la défense. Ces derniers considèrent que l’arrestation des agents I. S. et I. N. était liée à l’affaire Ousmane Sonko et qu’ils auraient donc dû bénéficier de cette loi d’amnistie.

Pour rappel, les deux agents de l’Administration pénitentiaire avaient été arrêtés, inculpés et placés en détention par le juge d’instruction du 2e cabinet, Mamadou Seck, pour violation du secret professionnel, détournement de données à caractère personnel et actes et manœuvres de nature à compromettre la sécurité publique.

Éventuelle libération de Sonko et Diomaye Faye : la vive réaction de l’un de leurs avocats

Lors de l’entretien accordé à des médias nationaux, dont Seneweb, le chef de l’État sénégalais, Macky Sall, a déclaré qu’il n’avait « aucune objection » à une éventuelle libération de l’opposant Ousmane Sonko et du candidat désigné par ce dernier, Bassirou Diomaye Faye. Cependant, il a renvoyé la responsabilité de cette décision aux avocats des deux leaders pour déclencher la procédure.

Cette position a suscité une vive réaction de la part d’un des avocats concernés, qui a critiqué la démarche du chef de l’État, l’accusant de « souffler le chaud et le froid ».

Dans des propos rapportés par L’Observateur, un conseiller du pool d’avocats de Sonko et Diomaye Faye a déploré le manque de compréhension du fonctionnement de la justice de la part du président sénégalais. Il a souligné que la liberté provisoire peut être demandée par l’intermédiaire des avocats, tout comme le Procureur, qui a ordonné leur arrestation, peut décider de l’accorder.

Le conseiller a critiqué la déclaration de Macky Sall, affirmant que si le président souhaite réellement leur libération, il doit agir en conséquence et non renvoyer la responsabilité aux avocats. Il a également souligné que la procédure commence et se termine avec le Procureur, et que si le président le souhaite, Sonko et Diomaye ne passeront pas une nuit de plus en prison.

À l’heure actuelle, les avocats des deux leaders ne sont pas informés d’une demande de liberté provisoire pour Sonko et Diomaye, selon les informations fournies par la robe noire.

Cheikh Abdou Bara Dolly : Appel à la négociation pour la libération de Sonko et Diomaye

Lors d’une conférence de presse à Dakar, Cheikh Abdou Mbacké Bara Dolly, député et leader de la coalition « Nékal fi Askan Wi », a annoncé que la libération d’Ousmane Sonko était imminente et prévue dans les jours à venir. Il a souligné que cette décision de libération était le fruit de négociations en cours.

« Si Macky Sall a accepté de libérer les détenus après des accusations très graves, cela signifie que Macky Sall a également accepté la proposition des hommes de volonté qui ont commencé à faire la médiation. Il y aura d’autres libérations ce vendredi et demain (samedi) », a déclaré Cheikh Abdou Bara Doly.

Le député s’est montré confiant quant à la libération prochaine du leader du Parti ex-Pastef, ainsi que de Bassirou Diomaye Faye. Selon lui, Ousmane Sonko avait demandé la libération de tous les détenus politiques, avec sa libération en dernier. Il a souligné que la confrontation ne mènerait pas à la libération de Sonko ou Diomaye, mais que seule la négociation pouvait le faire.

Cette déclaration de Cheikh Abdou Bara Dolly met en lumière l’importance du dialogue et de la diplomatie pour résoudre les conflits politiques et garantir la libération des détenus politiques.

Amnistie pour Sonko et Cie : un projet avorté face aux réticences de la majorité

Le projet d’amnistie pour Ousmane Sonko et d’autres personnalités considérées comme des détenus politiques au Sénégal a été abandonné, révèle le journal Le Quotidien. Cette décision fait suite à des tensions au sein de la majorité présidentielle, mettant en lumière les divergences quant à l’approche à adopter pour apaiser le climat politique tendu dans le pays.

Initialement prévu pour être discuté lors du Conseil des ministres, le projet de loi d’amnistie n’a finalement pas été inscrit à l’ordre du jour. Les réticences exprimées, à la fois publiquement et en privé, par les membres de la majorité présidentielle ont pesé sur cette décision. Certains ont considéré que l’amnistie pour Sonko et ses alliés serait une erreur politique, ce qui a conduit à un retrait du projet.

Le journal Le Quotidien rapporte que lors d’une réunion du Secrétariat exécutif national (SEN) de l’APR, des membres influents du parti, dont Yakham Mbaye, Farba Ngom et Mansour Faye, ont exprimé leur opposition à une loi d’amnistie. Ces voix se sont fait entendre haut et fort, soulignant que libérer des individus impliqués dans des affaires criminelles au nom de la réconciliation nationale serait inacceptable.

Bien que d’autres médias comme L’Observateur et Les Échos indiquent que le débat sur l’amnistie reste ouvert au sein de la majorité présidentielle, Le Quotidien souligne que la résistance à cette proposition a été significative et a contraint le Président Macky Sall à abandonner l’idée.

Cette décision soulève des questions sur les prochaines étapes pour résoudre la crise politique au Sénégal. Alors que certains appellent à des mesures de réconciliation et de détente, les divisions au sein de la majorité présidentielle mettent en évidence les défis auxquels est confronté le gouvernement dans sa quête de solutions durables pour restaurer la stabilité et l’unité nationale.

Me El Hadi Diouf annonce une prise de parole cruciale concernant la possible libération de Sonko

Me El Hadi Diouf, avocat et figure publique bien connue au Sénégal, s’apprête à prendre la parole dans un contexte marqué par l’attente de la libération éventuelle d’Ousmane Sonko, leader politique et candidat recalé à la présidentielle. Cette annonce survient après la réaction controversée de l’ex-masseuse Adji Sarr, opposée à toute libération de Sonko.

La réaction de l’ex-masseuse Adji Sarr, celle de son avocat est attendue. Les Échos annonce que Me El Hadji Diouf fera face à la presse ce mercredi après midi. La robe noire a convoqué la presse chez lui, aux Almadies, à partir de 16 heures.

Dans un entretien exclusif accordé à Seneweb lundi, Alioune Tine annonce que Ousmane Sonko devrait être libéré dans les prochains jours. Adji Sarr n’a pas tardé à manifester son opposition à cette éventualité. «Je ne pardonne pas, il (Sonko) doit purger sa peine. Un point, un trait. Je ferai face, peu importe les conséquences », a-t-elle vigoureusement réagi.

La source rappelle que Me El Hadji Diouf fait aussi partie des candidats recalés de la course présidentielle par le Conseil constitutionnel.

Réaction d’Amadou Ba (ex-Pastef) à la loi d’amnistie : Des doutes persistants sur la liberté de Sonko, Diomaye et Cie

Dans le cadre des efforts visant à apaiser le climat politique tendu au Sénégal, le président Macky Sall envisage la mise en place d’une loi d’amnistie générale. Cette mesure pourrait conduire à la libération de plusieurs détenus politiques, dont Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye, actuellement en détention.

Cependant, la réaction d’Amadou Ba, membre de l’ex-Pastef et mandataire national de Bassirou Diomaye Faye, ne semble pas être empreinte d’optimisme. Sur sa page Facebook, il exprime ses doutes quant à l’efficacité et à la pérennité de cette loi d’amnistie.

« Une loi d’amnistie est une simple LOI ORDINAIRE qui est adoptée à la majorité simple, même pas une majorité qualifiée de 3/5e. La loi d’amnistie est de nature purement législative et non constitutionnelle. Elle peut être facilement répudiée par une nouvelle Assemblée nationale qui mettra en place une commission d’enquête indépendante sur les événements amnistiés de 2021 à 2024 », a-t-il écrit.

En d’autres termes, Amadou Ba soulève le risque que cette loi d’amnistie, bien que permettant la libération des détenus politiques, ne leur offre aucune garantie à long terme. Il met en lumière la possibilité qu’une nouvelle législature puisse remettre en question les dispositions de cette loi et mener de nouvelles enquêtes sur les événements survenus entre 2021 et 2024.

Cette réaction souligne les incertitudes persistantes entourant la situation politique au Sénégal, malgré les tentatives de résolution par le biais de mesures telles que la loi d’amnistie.

Alioune Tine plaide pour la liberté conditionnelle de Sonko et Diomaye Faye : Une sortie grandiose pour la paix et la concorde nationale

Dans le contexte électoral animé du Sénégal, Alioune Tine, défenseur des droits humains, soulève des questions cruciales sur le rôle de la justice pour garantir la paix, la concorde nationale, et le respect des droits humains. Appelant à une réflexion sur les opportunités à saisir pour une sortie grandiose et royale, Alioune Tine interroge le rôle que la justice sénégalaise devrait jouer dans ce contexte.

Après la Rentrée solennelle des Cours et Tribunaux, M. Tine estime que la question du rôle de la justice dans le débat sur la justice, les droits humains, et les élections est cruciale. Selon lui, les élections sont une célébration des droits humains, et les juges sénégalais peuvent jouer un rôle positif déterminant en contribuant au respect des droits humains et à l’apaisement national.

Alioune Tine propose une démarche audacieuse : accorder la liberté conditionnelle à tous les détenus militants politiques et de droits humains. Il souligne que cette action serait conforme à la norme de la primauté de la liberté et de l’exception de la détention. Il appelle les juges sénégalais à assumer pleinement leur rôle de protecteur des droits humains et des libertés fondamentales.

Évoquant la présence du président Macky Sall à la célébration du 75e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme à Genève, Alioune Tine estime que le moment est propice pour anticiper et accélérer un processus de consensus pour une sortie dans la concorde nationale, l’apaisement, et la réconciliation. Il propose d’accorder la liberté conditionnelle à Ousmane Sonko, Bassirou Diomaye Faye, ainsi qu’aux détenus d’opinion, fondée sur le respect des droits humains et des libertés.

Selon Alioune Tine, chaque candidat à la présidence est d’accord sur une chose : libérer Sonko et les détenus dès qu’il arrive au pouvoir. Il considère cela comme un consensus et estime que faire cela maintenant donnerait une véritable allure de fête à la campagne présidentielle qui s’ouvre. Il souligne que cette action constituerait un grand soulagement pour une société sénégalaise fortement traumatisée par une agitation politique toxique.

En conclusion, Alioune Tine appelle à une action courageuse de la part des autorités sénégalaises pour apaiser le climat politique, restaurer la confiance et favoriser la concorde nationale dans cette période cruciale précédant les élections.

Procès Ousmane Sonko – Mame Mbaye Niang : Dr Cheikh Tidiane Dièye dénonce un verdict politique et reste confiant dans l’éligibilité de Sonko

La confirmation par la Cour suprême de la condamnation d’Ousmane Sonko à six mois de prison avec sursis et à une amende de 200 millions de francs CFA dans le cadre de l’affaire l’opposant à Mame Mbaye Niang a suscité une réaction ferme de la part de Dr Cheikh Tidiane Dièye. Candidat validé au parrainage par le Conseil Constitutionnel et adversaire politique d’Ousmane Sonko, Dr Cheikh Tidiane Dièye a exprimé son indignation face à ce verdict, qualifiant l’affaire de « procès politique ».

Dans une déclaration, Dr Cheikh Tidiane Dièye a déclaré : « J’exprime toute mon indignation devant le verdict rendu ce jour par la Cour Suprême dans le procès politique opposant Ousmane Sonko à Mame Mbaye Niang. » Il a souligné que le pouvoir en place a utilisé diverses manœuvres politico-judiciaires pour priver Sonko de liberté et l’empêcher de participer à l’élection présidentielle.

Dr Cheikh Tidiane Dièye a affirmé que Sonko avait remporté le soutien populaire partout où la justice a été rendue équitablement et a exprimé sa confiance dans l’éligibilité de Sonko malgré la condamnation. Il a conclu en déclarant : « Il reste éligible. Le peuple vaincra. Ce n’est qu’une question de temps. »

Cette réaction de Dr Cheikh Tidiane Dièye souligne les tensions politiques entourant le verdict et annonce des développements futurs dans le paysage politique sénégalais. La bataille judiciaire et politique autour de la candidature de Ousmane Sonko continue de susciter des réactions passionnées au sein de la classe politique et de la société civile au Sénégal.

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