Sénégal : Tahirou Sarr placé sous mandat de dépôt dans l’affaire des 125 milliards de francs CFA

L’affaire des transactions suspectes révélées par la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) continue de secouer la sphère politico-économique sénégalaise. Après son audition au Pool judiciaire financier (PJF) ce vendredi 28 février, l’homme d’affaires Tahirou Sarr a été placé sous mandat de dépôt et rejoint ainsi son ami et collaborateur Farba Ngom à la prison de Rebeuss.

Tahirou Sarr est impliqué dans un vaste scandale financier portant sur des transactions suspectes évaluées à 125 milliards de francs CFA. L’enquête, initiée par la CENTIF, met en lumière des flux financiers opaques et des détournements présumés d’importantes sommes d’argent.

Dans cette affaire, il est directement accusé d’un détournement de 91,6 milliards de francs CFA. Pour éviter la détention, il aurait proposé un cautionnement d’une valeur colossale, comprenant notamment un titre foncier situé à Mbane, estimé à 394 milliards de francs CFA, selon les informations rapportées par Libération.

L’homme d’affaires aurait également tenté de négocier une sortie de crise en apportant d’autres garanties financières. Toujours selon Libération, il aurait mis sur la table un chèque de 11 milliards de francs CFA ainsi que deux titres fonciers d’une valeur respective de 1 milliard et 12 milliards de francs CFA.

Cependant, ces propositions n’ont pas empêché la justice de le placer en détention provisoire, signe de la gravité des accusations portées contre lui.

L’arrestation de Tahirou Sarr intervient dans un contexte marqué par la détention de Farba Ngom, figure influente du camp présidentiel. Ce dernier est considéré comme l’accusé principal dans cette affaire aux ramifications complexes. Son incarcération a déjà suscité des remous au sein du paysage politique sénégalais, et l’ajout de Tahirou Sarr à la liste des détenus renforce la dimension hautement sensible du dossier.

Alors que l’instruction suit son cours, cette affaire continue de captiver l’opinion publique et pourrait avoir des répercussions majeures sur la scène politique et économique du pays. Reste à voir si de nouvelles révélations viendront encore bouleverser cette saga judiciaire aux montants vertigineux.

Kéba Sarr placé sous mandat de dépôt à la prison de Diourbel pour viol répété sur sa mère handicapée

Le tribunal de grande instance de Diourbel a placé sous mandat de dépôt, ce jeudi, Kéba Sarr, un homme âgé d’une trentaine d’années, après son inculpation pour des faits de viol répété sur sa mère biologique. Cette décision intervient à l’issue d’un retour de parquet et d’une audition devant le juge d’instruction du 2ᵉ cabinet.

Selon les informations obtenues de sources autorisées par Seneweb, Kéba Sarr a été arrêté par les agents du commissariat urbain de Bambey suite à une dénonciation. Le crime abominable a été découvert lorsque sa sœur l’a surpris en flagrant délit dans la maison familiale. Face aux preuves accablantes, le mis en cause a avoué les faits lors de son interrogatoire.

La victime, une femme d’un âge avancé identifiée sous le nom de K. Kane, est dans un état de vulnérabilité extrême. Elle vit avec un handicap moteur causé par un accident vasculaire cérébral (AVC), ce qui la rend incapable de se défendre ou de signaler les abus.

L’affaire a provoqué une onde de choc à Bambey et ses environs, où la population est encore sous le coup de l’indignation. Des voisins et membres de la communauté dénoncent un acte « inhumain » et réclament que justice soit rendue pour cette mère dont les droits fondamentaux ont été bafoués.

Actuellement en détention à la prison centrale de Diourbel, Kéba Sarr attend son procès. Le juge d’instruction devrait approfondir les investigations dans ce dossier sensible pour déterminer les circonstances exactes de ces crimes et fixer la date du jugement.

Si les charges retenues contre lui sont confirmées, l’accusé risque une lourde peine, au regard de la gravité des faits et du contexte aggravant impliquant un lien de parenté avec la victime.

Cette affaire relance le débat sur la prise en charge des victimes de violences sexuelles au Sénégal, notamment celles en situation de handicap. Les organisations de défense des droits de l’homme appellent à des mesures renforcées pour prévenir ces actes et protéger les personnes vulnérables.

Abdoulaye Mamadou Guissé placé sous mandat de dépôt pour escroquerie dans une affaire de logements sociaux

Le président de l’Omart City Sénégal, Abdoulaye Mamadou Guissé, a été placé sous mandat de dépôt ce jeudi par le juge d’instruction, après son interpellation samedi dernier par la Gendarmerie de la Zone Franche Industrielle. Il est accusé d’avoir orchestré une vaste opération d’escroquerie sous le couvert d’un projet de logements sociaux.

L’Omart City Sénégal s’était illustrée en promettant des logements sociaux accessibles, exigeant une contribution modeste de 5 500 à 6 000 francs CFA par personne. Une initiative qui, sur le papier, semblait répondre aux besoins pressants d’un grand nombre de citoyens sénégalais à faible revenu. Cependant, la crédibilité de ce projet reposait sur une stratégie douteuse : le recours à Khady Faye, présentée comme un membre proche de la famille du président de la République, Bassirou Diomaye Faye.

Lors des campagnes d’enrôlement, Abdoulaye Mamadou Guissé aurait qualifié Khady Faye de “badianou Diomaye” (tante de Diomaye), une appellation destinée à rassurer les candidats potentiels et à renforcer la confiance dans le projet.

Les choses ont pris une tournure dramatique lorsque des plaintes ont émergé, dénonçant un manque de transparence et de concrétisation dans le projet. Les autorités, alertées, ont ouvert une enquête qui a conduit à l’interpellation d’Abdoulaye Mamadou Guissé.

Accusé d’escroquerie et d’abus de confiance, Guissé est désormais placé sous mandat de dépôt, alors que les investigations se poursuivent. Les enquêteurs cherchent à déterminer l’étendue de l’escroquerie, ainsi que le rôle précis de Khady Faye dans cette affaire.

Cette affaire met en lumière les risques liés à l’exploitation des vulnérabilités des populations les plus démunies. En l’absence de preuves concrètes sur la viabilité de certains projets, de nombreux citoyens se retrouvent pris au piège de promesses qui ne sont jamais tenues.

En attendant le verdict de la justice, cette affaire rappelle l’importance de la vigilance face aux offres trop alléchantes et l’urgence d’un encadrement rigoureux des initiatives se présentant comme sociales ou caritatives.

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