Incidents au Stade Abdoulaye Wade : une soirée sportive gâchée par des violences

Le match opposant l’ASC Jaraaf à l’USM Alger, comptant pour la deuxième journée de la phase de groupes de la Coupe de la Confédération africaine de football (CAF), a pris une tournure regrettable ce dimanche au stade Abdoulaye Wade. Si la rencontre s’est soldée par un score nul et vierge (0-0), l’attention a malheureusement été détournée par de graves incidents ayant éclaté à la fin du match.

Dès les premières minutes, une poignée de supporters algériens a attiré l’attention par un comportement provocateur. Fumigènes, pétards et dégradations des sièges ont marqué une attitude jugée incompréhensible par le public et les forces de l’ordre. Malgré la diplomatie affichée par les policiers sénégalais, les provocations ont continué. À la reprise de la seconde période, les fumigènes ont refait leur apparition, forçant les autorités à intervenir à plusieurs reprises.

La tension a atteint son paroxysme à la fin de la rencontre. Des insultes et provocations directes envers les forces de l’ordre ont dégénéré en altercations physiques. En réaction, des supporters sénégalais présents dans le stade sont intervenus, transformant les gradins en une scène chaotique.

Parmi les victimes de ces violences, certains joueurs de l’USM Alger, qui tentaient de calmer les tensions, ont été blessés. En conférence de presse, l’entraîneur du club algérien, Nabil Maaloul, a exprimé sa déception :

La situation déjà tendue a été aggravée en conférence de presse, lorsqu’un officiel de la CAF a empêché un journaliste de poser une question en arabe. L’entraîneur Maaloul a vivement réagi, dénonçant ce qu’il a perçu comme un manque de respect :

Sur le plan sportif, le Jaraaf de Dakar a décroché son premier point dans la compétition. Après une défaite initiale face à l’ASEC Mimosas (0-2), les Médinois espéraient mieux devant leur public. Cependant, l’efficacité offensive leur a manqué face à une équipe de l’USM Alger bien organisée.

Ces incidents, bien que regrettables, mettent en lumière des enjeux plus larges autour de la gestion des foules, du respect mutuel entre supporters et des responsabilités des instances dirigeantes. Alors que le football doit unir, ce genre de débordements rappelle l’importance d’une meilleure sensibilisation et de mesures adaptées pour garantir la sécurité et l’esprit sportif dans les stades.

La CAF devra sans doute enquêter sur ces événements afin de prendre des mesures à la hauteur des enjeux, pour protéger non seulement les joueurs, mais également les supporters qui viennent célébrer leur passion pour le football.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°324 – du 16 ET 17/11/2024

🔴 INONDATIONS AU NORD ET À L’EST, FAIBLE RETRAIT DES CARTES D’ÉLECTEURS, PROBLÈMES ÉCONOMIQUES : MOTIFS D’ABSTENTION AUX LÉGISLATIVES ?
🔴 PRÉTENDUE IMPLOSION DE L’INTER-COALITION DE L’OPPOSITION À DAKAR : ZAHRA IYANE THIAM DISSIPE LE BROUILLARD

🔴 SÉNÉGAL VS BURUNDI – POUR REMPLIR LE STADE ABDOULAYE WADE : LES BILLETS À PRIX CASSÉS
🔴 NIGÉRIA – JEUX AFRICAINS MILITAIRES : L’ASFA REÇOIT LE DRAPEAU NATIONAL

Primes des Lions : La Ministre des Sports veut changer la règle

Le ministère des Sports et la Fédération sénégalaise de football (FSF) se sont réunis lundi dernier pour discuter de l’organisation des deux prochains matchs des Lions. Le Sénégal affrontera la RDC le jeudi 6 juin au stade Abdoulaye Wade de Diamniadio, avant de jouer contre la Mauritanie le 9 juin. Ces deux rencontres comptent pour les troisième et quatrième journées des qualifications du Mondial 2026 (groupe B).

La question des primes des joueurs et du staff a été abordée au cours de cette réunion. Traditionnellement, ces primes sont prises en charge par l’État. Cependant, selon Source A, la nouvelle ministre des Sports, Khady Diène Gaye, a proposé que désormais, la FSF assume cette responsabilité en cas de résultat positif. Le journal s’interroge sur l’acceptation de cette proposition par le président de la FSF, Me Senghor, et son équipe.

Cette proposition marque une volonté de réformer le financement des primes, en déchargeant l’État de cette obligation et en la transférant à la fédération, créant ainsi un nouveau cadre de gestion des récompenses pour les performances des Lions.

Quitter la version mobile