Finances publiques : le gouvernement rejette toute opacité et défend une stratégie maîtrisée de désendettement

Le gouvernement est sorti de son silence pour répondre aux accusations de manque de transparence dans la gestion de la dette publique. À travers le ministère des Finances et du Budget, les autorités ont fermement démenti les informations relayées par le Financial Times évoquant des emprunts contractés « en secret ». Dans une mise au point relayée par le quotidien national Le Soleil, l’exécutif assure que toutes les opérations financières menées en 2025 respectent strictement le cadre légal et les orientations stratégiques définies.

Selon le ministère, l’ensemble des mobilisations de ressources s’inscrit dans les plafonds fixés par les lois de finances et dans la Stratégie de gestion de la dette à moyen terme. Les autorités insistent sur le fait que ces opérations ne relèvent d’aucune pratique dissimulée, mais s’intègrent dans une politique cohérente visant à sécuriser les financements tout en maîtrisant les risques. Cette stratégie repose notamment sur une diversification des sources de financement, combinant recours au marché régional en monnaie locale et accès à des financements en devises étrangères.

Dans le détail, les levées de fonds évoquées ont été réalisées à travers des adjudications publiques de titres d’État en francs CFA, un mécanisme courant et bien encadré au sein du marché financier de l’Union économique et monétaire ouest-africaine. Le gouvernement souligne que ces opérations sont transparentes par nature, car elles impliquent des appels publics à souscription et une participation ouverte aux investisseurs agréés.

Les autorités mettent également en avant leur volonté de dynamiser le marché en attirant des investisseurs institutionnels internationaux. Ces derniers interviennent en mobilisant des ressources en monnaie locale via des mécanismes de change classiques, avant d’effectuer les opérations inverses à l’échéance des titres. Pour le ministère, cette approche contribue à renforcer la liquidité du marché régional tout en élargissant la base d’investisseurs, ce qui constitue un levier essentiel pour réduire la dépendance à certaines sources de financement plus coûteuses.

Le gouvernement insiste sur le fait que toutes ces opérations s’inscrivent dans le plan de financement global de l’État, exécuté conformément au calendrier du Trésor tout au long de l’année 2025. Il affirme que cette rigueur dans la planification et l’exécution témoigne d’une gestion maîtrisée des finances publiques, loin des accusations d’opacité formulées par certains observateurs et acteurs politiques.

Par ailleurs, les autorités rappellent que ces mécanismes font l’objet d’échanges réguliers avec les partenaires techniques et financiers, notamment le Fonds monétaire international. En intégrant ces opérations dans le cadre global de la gestion de la dette, le pays entend démontrer sa volonté de transparence et de conformité aux standards internationaux en matière de gouvernance financière.

À travers cette mise au point, le gouvernement cherche à rassurer les marchés, les partenaires et l’opinion publique sur la solidité de sa stratégie de désendettement. Il réaffirme son engagement à maintenir un équilibre entre mobilisation de ressources, soutenabilité de la dette et transparence, dans un contexte où la question de la gestion financière reste au cœur du débat public.

Souveraineté économique : Diomaye Faye réaffirme la stratégie endogène

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a réaffirmé que la souveraineté alimentaire et énergétique constitue une priorité absolue pour permettre au Sénégal de résister aux chocs extérieurs.

Dans sa communication, le chef de l’État a insisté sur l’impératif de « compter sur nos propres forces ». Il a appelé à la mise en œuvre rapide de la nouvelle politique agricole, centrée sur la souveraineté alimentaire. Il a également souligné la nécessité de maîtriser stratégiquement le secteur de l’énergie et d’accélérer le processus d’industrialisation nationale.

Cette vision s’appuie sur la valorisation des terroirs et des ressources naturelles à travers des filières à forte intensité de main-d’œuvre, dans le but de créer massivement des emplois et de renforcer la résilience économique du pays.

Ministère de la fonction publique: 𝐕𝐚𝐥𝐢𝐝𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐒𝐭𝐫𝐚𝐭é𝐠𝐢𝐞 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐢𝐧𝐮𝐞 : 𝐔𝐧 𝐭𝐨𝐮𝐫𝐧𝐚𝐧𝐭 𝐝é𝐜𝐢𝐬𝐢𝐟 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥’𝐀𝐝𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐬é𝐧é𝐠𝐚𝐥𝐚𝐢𝐬𝐞

Le Ministre de la Fonction publique et de la Réforme du Service public, Olivier Boucal , a présidé à Dakar, ce lundi 30 Décrmbre 2024 en présence de M. Amadou Moustapha Njekk Sarre, Ministre de la Formation professionnelle et technique, un atelier historique de partage et de validation de la Stratégie nationale de formation continue des agents de l’État (SNFC 2025-2029).

𝗨𝗻 𝗼𝘂𝘁𝗶𝗹 𝗶𝗻é𝗱𝗶𝘁 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗹’𝗔𝗱𝗺𝗶𝗻𝗶𝘀𝘁𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝘀é𝗻é𝗴𝗮𝗹𝗮𝗶𝘀𝗲

Selon le document , cette stratégie ambitieuse, est fruit d’une démarche inclusive, marque un tournant majeur. Elle vise à garantir une formation continue annuelle pour chaque agent public, en renforçant leurs compétences afin de mieux répondre aux défis de la gestion publique et des attentes des citoyens.

𝗗𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗶𝗼𝗿𝗶𝘁é𝘀 𝗮𝗹𝗶𝗴𝗻é𝗲𝘀 𝘀𝘂𝗿 𝗩𝗶𝘀𝗶𝗼𝗻 𝗦é𝗻é𝗴𝗮𝗹 𝟮𝟬𝟱𝟬

Conçue pour moderniser et professionnaliser la gestion des ressources humaines de l’État, cette initiative intègre les principes du « Jub, Jubal, Jubanti », prônant la transparence et la performance. Elle s’inscrit pleinement dans la transformation systémique souhaitée par l’Agenda Vision Sénégal 2050.

𝗨𝗻 𝗽𝗮𝗿𝘁𝗲𝗻𝗮𝗿𝗶𝗮𝘁 𝗳𝗼𝗿𝘁 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗱𝗲𝘀 𝗿é𝘀𝘂𝗹𝘁𝗮𝘁𝘀 𝗰𝗼𝗻𝗰𝗿𝗲𝘁𝘀

La mise en œuvre de cette stratégie nécessitera une collaboration étroite entre les différents ministères, les agents de l’État, les prestataires de formation et les partenaires techniques et financiers. L’objectif : une Administration performante et au service de tous.

Le Ministre de la Fonction publique a rappelé son ambition de rendre la formation accessible à tous les agents, du personnel d’encadrement aux opérationnels. Pour lui, « aucun agent public ne doit passer une année sans bénéficier d’une formation ».

M. Amadou Moustapha Njekk Sarre, Ministre de la Formation professionnelle et technique de son côté, a réitéré l’engagement de son département à soutenir cette dynamique, en offrant des formations initiales et continues diversifiées, adaptées aux besoins de l’Administration et respectant les principes d’équité territoriale et sociale.

Avec cette stratégie, le Sénégal franchit une étape cruciale vers une Administration efficace, équitable et résolument tournée vers l’avenir.
Ministère de la Formation professionnelle et technique

 » SNFC2025_2029
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Vision2050″

Kaolack : L’OFNAC et ses partenaires élaborent des stratégies pour lutter contre la corruption

L’Office National de Lutte contre la Fraude et la Corruption (OFNAC), en collaboration avec ses partenaires, poursuit ses efforts pour renforcer la sensibilisation et la prévention contre la corruption. Parmi ces partenaires figure l’Association des Femmes de l’Afrique de l’Ouest (AFAO), une organisation engagée dans le développement, avec laquelle l’OFNAC a signé une convention de partenariat en 2021.

Un partenariat stratégique avec l’AFAO
« L’AFAO, par sa structure et sa représentativité à l’échelle nationale et africaine, joue un rôle crucial en tant que relais dans nos efforts de sensibilisation, de promotion des valeurs éthiques et de transparence », a expliqué Sydi Massaly, chef du Bureau veille stratégique du département prévention de l’OFNAC. Selon lui, l’AFAO s’adresse particulièrement aux femmes et aux jeunes, des cibles clés pour diffuser les messages de lutte contre la corruption.

Ce partenariat s’inscrit dans le cadre des activités de la Quinzaine nationale de lutte contre la corruption. Lancée par l’OFNAC depuis 2015, cette initiative s’articule autour de la Journée internationale de lutte contre la corruption, célébrée chaque 9 décembre conformément à la Convention des Nations Unies contre la corruption, que le Sénégal a ratifiée en 2005. Pendant cette quinzaine, des actions de sensibilisation sont menées dans plusieurs régions, y compris Kaolack, où un forum a été organisé ce samedi par l’AFAO en collaboration avec l’OFNAC.

Un combat renforcé par des études et une stratégie nationale
« En 2016, une étude sur le coût et la perception de la corruption au Sénégal a révélé l’ampleur démesurée de ce fléau et ses conséquences graves sur la société », a rappelé Sydi Massaly. En réponse, l’OFNAC a élaboré une Stratégie nationale de lutte contre la corruption en collaboration avec le gouvernement du Sénégal. Ce document cadre constitue un outil essentiel pour combattre la corruption à tous les niveaux, qu’ils soient sociaux ou professionnels.

Cette stratégie met l’accent sur l’implication de tous les acteurs : la société civile, le secteur privé et la population. « C’est cette mobilisation collective qui nous permettra d’éradiquer la corruption », a conclu Sydi Massaly, soulignant l’importance des actions locales et régionales pour amplifier l’impact des initiatives nationales.

À travers ces efforts concertés, l’OFNAC et ses partenaires ambitionnent de renforcer les valeurs d’intégrité et d’éthique dans la société sénégalaise.

Le Sénégal Révèle sa Nouvelle Stratégie Nationale de Développement pour 2025-2029

Après cinq mois d’attente, les Sénégalais découvriront bientôt le plan de développement ambitieux de leur pays. Prévu pour être dévoilé le 7 octobre prochain, le nouveau gouvernement dirigé par le président Bassirou Diomaye Faye s’apprête à publier la Stratégie nationale de développement (SND), couvrant la période de 2025 à 2029. Ce document de 126 pages détaillera les orientations stratégiques visant à transformer l’économie et la société sénégalaises.

Selon un rapport préliminaire déjà en circulation, l’un des éléments centraux de cette stratégie est le Plan d’actions prioritaires (PAP), dont le coût total est estimé à 18 496,83 milliards de F CFA. Ce plan, conçu comme l’outil opérationnel de la transformation systématique du pays, accorde une importance particulière aux régions de Dakar et Diourbel, qui se voient attribuer respectivement 36,73 % et 14,56 % des ressources allouées.

Le rapport met également en lumière le poids de l’investissement public dans ce programme ambitieux. En effet, le programme d’investissement public est évalué à 12 821,4 milliards de F CFA, tandis que la contribution attendue du secteur privé s’élève à 567,38 milliards de F CFA. Ces investissements visent à stimuler l’économie, tout en répondant aux besoins sociaux et aux aspirations de la population.

La Stratégie de transformation systématique du Sénégal (ST2S) repose sur quatre grands axes :

  1. Une économie compétitive : Renforcer la compétitivité du pays à travers des réformes économiques profondes.
  2. Un capital humain de qualité et une équité sociale : Investir dans l’éducation, la santé, et lutter contre les inégalités sociales.
  3. Aménagement et développement durables : Promouvoir des projets d’infrastructures respectueux de l’environnement, tout en favorisant un développement équilibré entre les régions.
  4. Bonne gouvernance et engagement africain : Renforcer la transparence, la justice, et s’engager activement dans l’intégration africaine.

Avec cette stratégie, le président Bassirou Diomaye Faye souhaite positionner le Sénégal comme un pays souverain et équitable, engagé pour le bien-être de sa population. Le document met également l’accent sur un rôle accru du secteur privé, tout en soulignant l’importance d’un État régulateur capable de créer un cadre favorable à un développement inclusif et durable.

Le 7 octobre 2024 marquera donc une étape cruciale dans la planification économique et sociale du Sénégal pour les cinq prochaines années, et promet de dessiner un nouveau cap pour l’avenir du pays.

Réunion stratégique pour « la nouvelle responsabilité » : un pas vers les législatives de 2024

Le mardi 24 septembre 2024, une réunion cruciale s’est tenue à l’initiative du fondateur du mouvement « la nouvelle responsabilité », qui a réuni des acteurs clés de la politique locale et nationale. Maires, présidents de conseils départementaux, Hauts Conseillers des collectivités territoriales ainsi que des conseillers économiques, sociaux et environnementaux étaient présents pour échanger sur les modalités de participation aux prochaines élections législatives. Ce rassemblement marque une étape importante dans la nouvelle aventure politique de l’initiateur, arrivé deuxième à l’élection présidentielle de 2024.

L’objectif principal de cette rencontre était de définir les stratégies à adopter en vue des élections législatives, prévues dans quelques mois. Le candidat, fort de son score à la présidentielle, souhaite s’appuyer sur l’engouement suscité lors de cette dernière campagne pour mobiliser un large front populaire. Il entend élargir son mouvement à toutes les forces vives de la nation qui partagent son ambition : construire un Sénégal meilleur.

Durant la réunion, les participants ont discuté des questions liées à la transparence et à la participation active des citoyens dans le processus électoral. Le leader a insisté sur la nécessité d’une mobilisation massive et inclusive, affirmant que son projet politique repose sur un renouvellement de la classe politique, une redéfinition des responsabilités et une gestion participative du pouvoir.

Cette tribune s’inscrit dans une série de consultations que le candidat a initiée depuis la fin de la présidentielle, cherchant à fédérer les différents acteurs politiques, économiques et sociaux autour d’une vision commune. « La nouvelle responsabilité » semble donc se positionner comme une force montante sur la scène politique sénégalaise, prête à jouer un rôle de premier plan lors des prochaines échéances électorales.

Avec une telle dynamique, les législatives de 2024 s’annoncent déterminantes pour l’avenir politique du pays. Le candidat, qui s’est distingué par son discours de rassemblement et de renouveau, promet de continuer à incarner ce souffle nouveau pour bâtir une société plus juste et inclusive.

Programme des 100 000 Logements : Le Gouvernement réoriente sa stratégie

Lancé en 2019, le projet des 100 000 logements visait à diversifier et à accélérer l’offre de logements pour les ménages à faibles revenus. Cependant, cinq ans après son lancement, le bilan reste mitigé, incitant le gouvernement à revoir sa stratégie pour atteindre les objectifs fixés.

Contexte et Objectifs Initiaux

Le projet des 100 000 logements a été conçu pour fournir des logements abordables à toutes les catégories sociales, en particulier les ménages à revenus faibles et/ou irréguliers. Selon le Ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires, Moussa Balla Fofana, l’initiative devait mobiliser des mesures institutionnelles et juridiques, telles que la loi d’orientation de l’habitat social, la création de la Société d’Aménagement Foncier de Rénovation Urbaine (SAFRU) et du Fonds pour l’Habitat Social (FHS), ainsi que l’établissement d’un guichet unique pour accélérer les procédures administratives.

Bilan et Problèmes Rencontrés

Le Ministre Fofana a reconnu que les résultats escomptés n’ont pas été atteints. Plusieurs facteurs ont contribué à cette contreperformance :

  1. Gouvernance Inadaptée : Une multiplicité des acteurs souvent rattachés à différents ministères a posé des problèmes de coordination et de clarification des responsabilités.
  2. Indisponibilité du Foncier de l’État : Aucune assiette de l’État n’a été mobilisée pour le projet, les logements démarrés étant réalisés sur des terrains de promoteurs publics et privés à travers des conventions de partenariat.
  3. Financement Inadéquat : Le financement du projet n’a pas été aligné avec ses ambitions sociales. Les ressources du FHS se sont révélées insuffisantes et les promoteurs comme les acquéreurs ont rencontré des difficultés pour obtenir des financements auprès des banques commerciales.
  4. Non-application de l’Arrêté Relatif aux Exonérations Fiscales : L’arrêté n°1905 du 14 juin 2021, censé offrir des avantages fiscaux et douaniers, n’a été appliqué qu’à un seul promoteur.

Nouvelles Directives et Réorientation

Après son élection, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a exhorté son gouvernement à se concentrer sur la satisfaction des besoins de la population. Le Ministre Fofana a donc réuni tous les acteurs concernés pour réorienter le projet des 100 000 logements. L’objectif est de surmonter les obstacles identifiés et de définir une nouvelle feuille de route, conforme aux attentes des citoyens.

« Il est impératif d’accélérer la réalisation intensive et cohérente des actions phares du projet dans les secteurs du logement, de l’urbanisme et de l’aménagement », a déclaré le Ministre Fofana. Il a invité les acteurs clés à proposer une feuille de route opérationnelle sur cinq ans, avec des objectifs précis à l’horizon 2026.

Le programme des 100 000 logements, bien que confronté à des défis majeurs, demeure une priorité pour le gouvernement. En réorientant ses efforts et en mettant en place une nouvelle stratégie plus cohérente et inclusive, le gouvernement espère atteindre les objectifs initiaux et améliorer les conditions de vie des ménages sénégalais. Les prochaines étapes impliqueront une coordination renforcée entre les différents acteurs et un suivi rigoureux des progrès réalisés.

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