Sûreté urbaine de Dakar : Me Moussa Diop conteste la régularité de sa convocation et saisit le bâtonnier

L’avocat Me Moussa Diop, inscrit au barreau de Paris, s’est présenté ce lundi matin dans les locaux du Commissariat central de Dakar après avoir été convoqué par la Sûreté urbaine de Dakar. Arrivé vers 10 heures, il s’y trouvait toujours plusieurs heures après le début de son audition. Toutefois, aucune décision n’a été prise à son encontre pour le moment, la procédure étant contestée par ses avocats qui dénoncent des irrégularités et affirment bloquer son déroulement.

Selon les informations rapportées par Seneweb, la défense de Me Moussa Diop s’oppose à la manière dont la convocation a été effectuée, estimant qu’elle ne respecte pas les dispositions légales encadrant l’audition d’un avocat dans le cadre d’une enquête préliminaire. Pour ses conseils, la procédure engagée par la police constitue une violation des règles de droit applicables à la profession d’avocat.

Me El Hadj Diouf, qui fait partie de la défense, a notamment invoqué l’article 46, qu’il considère comme explicite sur la question. Selon lui, un avocat ne peut pas être convoqué directement par la police dans le cadre d’une enquête préliminaire. « Aucun avocat ne peut être convoqué par la police. Seul un magistrat désigné par le procureur général peut entendre un avocat dans le cadre d’une enquête préliminaire. L’article 46 est très clair », a-t-il déclaré avec fermeté.

L’avocat estime également que les droits de son confrère ont été violés. Il rappelle que Me Moussa Diop, bien qu’inscrit au barreau de Paris, bénéficie des mêmes garanties et protections juridiques que les avocats inscrits au barreau de Dakar. Cette protection découlerait, selon lui, de la convention judiciaire liant le Sénégal et la France, qui prévoit une reconnaissance mutuelle des statuts et privilèges de juridiction des avocats exerçant dans les deux pays. « Aujourd’hui, on a violé les droits d’un avocat inscrit en France », a-t-il dénoncé.

Face à cette situation, les avocats de Me Moussa Diop demandent l’arrêt immédiat de la procédure. Ils affirment avoir saisi le bâtonnier de l’Ordre des avocats, afin qu’il intervienne pour faire respecter les règles de la profession. Selon leurs informations, le bâtonnier aurait déjà adressé une correspondance au commissaire en charge du dossier pour lui rappeler que Me Moussa Diop bénéficie du même privilège de juridiction que les avocats inscrits au barreau de Dakar.

Cette convocation intervient dans un contexte particulier. Il est reproché à Me Moussa Diop des propos tenus sur un plateau de télévision, au cours desquels il aurait affirmé que le chef du gouvernement sénégalais, Ousmane Sonko, aurait entretenu des relations amicales avec des homosexuels. Ces déclarations, qui ont suscité de vives réactions, seraient à l’origine de l’ouverture d’une enquête et de sa convocation par les services de police.

Pour l’heure, l’issue de cette affaire reste incertaine. La défense maintient que la procédure engagée est irrégulière et exige qu’elle soit interrompue, tandis que l’évolution du dossier dépendra notamment de la position du parquet et des suites données à la saisine du bâtonnier. Cette affaire relance ainsi le débat sur les garanties juridiques accordées aux avocats et sur le respect des procédures dans le cadre des enquêtes préliminaires.

ASP / SOUPÇONS DE NÉPOTISME AUTRES FAITS PRÉSUMÉS : Le Capitaine Touré, entendu par la Sûreté urbaine

Quelques mois après les réformes engagées à son arrivée à la tête de l’Agence dassistance à la sécurité de proximité (ASP), le capitaine Seydina Oumar Touré fait lobjet de nouvelles allégations portant sur sa gestion. Le directeur général affirme avoir saisi la justice pour « diffusion de fausses nouvelles » et avoir été entendu par la Sûreté urbaine.

Il y a environ neuf mois, nos confrères d’emedia.sn, citant le journal Source A, rapportaient des remous internes au sein de l’Agence d’assistance à la sécurité de proximité (ASP). Le directeur général, le Capitaine Seydina Oumar Touré, conduisait alors une série de réformes qualifiées de controversées par certains agents. Entre licenciements, recrutements d’anciens militaires, réorganisation de l’organigramme et gestion du parc automobile, la direction de l’agence faisait l’objet de multiples critiques.

Dès sa prise de fonctions, le Capitaine Touré aurait procédé à une refonte en profondeur de l’organigramme de l’ASP. Plusieurs directeurs auraient été rétrogradés, notamment celui de la planification, tandis que l’ancien Directeur administratif et financier (DAF) aurait été remplacé par un auditeur interne, lui-même relevé de ses fonctions quelques mois plus tard. Certains responsables auraient vu leur rémunération réduite ou auraient été affectés en dehors de Dakar, en raison, selon Emedia, d’une incompatibilité d’humeur avec le nouveau directeur général.

Face à ces griefs présumés, le Capitaine Touré assumait ses choix, estimant que « le décret instituant l’ASP parle de gouvernance sécuritaire de proximité » et que, pour remplir cette mission, « l’organigramme devait être corrigé ». Mis en cause pour avoir écarté des cadres pour des motifs supposément politiques, il déclarait : « je suis un homme politique, nommé ici. Certains dénigrent le régime en place dans leurs discours, ce n’est pas possible. J’ai étudié le profil de chacun. »

S’agissant des réaffectations, il précisait : « si un directeur accepte d’être affecté ailleurs, son salaire s’adapte au poste occupé. Ceux qui refusent peuvent démissionner ou introduire un recours. » Le directeur général justifiait par ailleurs le recrutement d’anciens militaires radiés, citant notamment le soldat Mouhamadou B. Kanté et le caporal Ousseynou Fall, au motif de renforcer la discipline au sein de l’agence : « L’ASP manquait de rigueur, il fallait y remédier. »

Interrogé sur la présence de chroniqueurs médiatiques au sein de l’agence, il avait également tranché : « J’ai demandé à ceux qui étaient devenus chroniqueurs de quitter les médias. »

La gestion du parc automobile n’échappait pas non plus aux interrogations. La possession de véhicules de type Toyota V6, Fortuner ou double cabine suscitait des critiques, tout comme la vente de treize voitures, aujourd’hui au centre d’une procédure judiciaire initiée par le capitaine Touré lui-même, qui dit vouloir faire toute la lumière sur d’éventuelles irrégularités.

Malgré les contestations, le directeur général de l’ASP est demeuré ferme, affirmant vouloir poursuivre sa réforme et consolider la mission de sécurité de proximité au Sénégal.

LA PLAINTE À LA SÛRETÉ URBAINE

Récemment, ces mêmes allégations ont refait surface, assorties cette fois-ci d’accusations de népotisme présumé, entre autres. Sollicité par Le Dakarois Quotidien, le Capitaine Touré a indiqué avoir déposé une plainte pour « diffusion de fausses nouvelles » auprès de la Sûreté urbaine du commissariat central de Dakar, par l’entremise de son avocat, Me Moussa Sarr. Il précise avoir été entendu ce mercredi 5 novembre dans le cadre de cette procédure visant, selon ses termes, « les organes et personnes ayant diffusé ces informations ».

Invité par notre rédaction à partager une copie de la plainte afin d’en informer l’opinion publique, le directeur général a décliné, arguant que la diffusion du document « [risquerait] de décrédibiliser l’enquête », tout en nous invitant à nous rapprocher de la Sûreté urbaine pour toute vérification.

Toutefois, la rédaction du Dakarois Quotidien a tenu à rappeler que la transmission d’une copie de plainte ne saurait en aucun cas compromettre une enquête en cours, dès lors qu’il ne s’agit pas d’en divulguer le contenu confidentiel, mais simplement d’en attester l’existence, conformément aux principes de transparence et de rigueur journalistique. Cette pratique, courante dans le métier, s’inscrit dans le strict respect des règles déontologiques.

Malgré ces précisions, le Capitaine Touré a maintenu sa position, préférant ne pas partager le document, estimant cela pourrait porter atteinte au bon déroulement de la procédure.

Quoiqu’il en soit, Le Dakarois Quotidien demeure attentif à l’évolution de ce dossier et y reviendra dès que de nouveaux éléments seront disponibles, notamment la communication d’une version officielle de l’ASP ou la mise à disposition d’une copie de la plainte déposée par le Capitaine Seydina Oumar Touré.

Penda THIAM

Mbour : un réseau de faux documents administratifs démantelé par la Sûreté urbaine

La police de Mbour a frappé un grand coup contre la fraude documentaire. Les éléments de la Sûreté urbaine du commissariat central de Mbour, sur la Petite-Côte, ont démantelé un réseau de fabrication et de vente de faux documents administratifs, notamment des Certificats de mise en consommation (CMC). Deux individus ont été arrêtés dans cette affaire qui met en lumière un système organisé de falsification destiné à faciliter des démarches illégales contre paiement.

Les suspects interpellés sont Modou Rokhaya Fall, un restaurateur domicilié à Saly Carrefour, et Amad Diop, un mécanicien résidant à Guinaw-Rails. D’après les premières informations, Modou Rokhaya Fall serait le cerveau de ce réseau artisanal mais bien rodé. Il aurait mis en place un véritable trafic de faux documents administratifs, fabriqués à partir de modèles authentiques, et vendus à des particuliers souhaitant contourner les procédures légales.

L’affaire a éclaté à la suite d’un renseignement exploité par la Sûreté urbaine, selon lequel le restaurateur s’adonnait à la production de faux CMC, documents officiels utilisés notamment dans le cadre de la régularisation de véhicules importés. Contre une somme d’argent, il proposait à ses “clients” des certificats falsifiés censés provenir des autorités compétentes.

Une opération de filature et de surveillance a alors été montée par les enquêteurs. Celle-ci a permis d’intercepter Amad Diop, le complice présumé, au moment où il venait tout juste de récupérer un faux CMC fabriqué par Modou Rokhaya Fall. Les policiers ont ensuite procédé à l’arrestation du principal suspect, qui n’a pas tardé à reconnaître les faits lors de son interrogatoire.

Une perquisition effectuée à son domicile a permis aux enquêteurs de mettre la main sur un important lot de documents falsifiés, dont sept faux certificats de mise en consommation, ainsi que du matériel servant à leur confection. Ces éléments matériels viennent conforter les charges de faux et usage de faux en documents administratifs et de complicité retenues contre les deux hommes.

Les mis en cause ont été placés en garde à vue dans les locaux du commissariat de Mbour, en attendant leur présentation devant le parquet pour la suite de la procédure judiciaire. Les enquêteurs cherchent désormais à déterminer l’étendue réelle du réseau et à identifier d’éventuels complices ou bénéficiaires de ces faux documents.

Cette affaire relance le débat sur la prolifération des faux documents administratifs au Sénégal, un phénomène qui mine la crédibilité de l’administration et favorise diverses formes de fraude. Les autorités de Mbour, tout en saluant le professionnalisme des forces de l’ordre, ont appelé à une vigilance accrue et à un renforcement des contrôles sur la délivrance et la vérification des pièces officielles, afin de mieux protéger les citoyens et l’État contre ce type de dérives.

Sûreté urbaine : l’influenceuse Adji Mass arrêtée sur instruction du procureur de la République

L’influenceuse sénégalaise Adji Mass a été interpellée ce vendredi sur instruction du procureur de la République près le tribunal de grande instance hors classe de Dakar, d’après des informations obtenues par Seneweb. Cette arrestation intervient après la diffusion sur les réseaux sociaux de propos jugés contraires aux bonnes mœurs, déclenchant l’ouverture d’une enquête par le parquet.

Le parquet s’était autosaisi du dossier et avait donné des instructions à la Sûreté urbaine, par l’intermédiaire du commissariat central de Dakar, afin de localiser et interpeller l’influenceuse. Les investigations ont permis de la retrouver à la cité Djily Mbaye, où elle a été arrêtée dans l’après-midi, peu après la prière du vendredi.

Selon les premières informations, Adji Mass s’était rendue injoignable ces derniers jours, compliquant ainsi la procédure. Elle sera entendue dans le cadre de l’enquête ouverte pour déterminer la nature exacte des propos incriminés et établir si ces derniers constituent une infraction au regard de la loi.

Cette affaire intervient dans un contexte où les autorités veillent à encadrer la publication de contenus sur les réseaux sociaux, notamment ceux pouvant porter atteinte aux bonnes mœurs ou à l’ordre public. L’issue de cette enquête pourrait avoir des répercussions importantes sur la responsabilité des influenceurs et la régulation des contenus diffusés en ligne au Sénégal.

Plainte de Madiambal Diagne : Diop Taïf entendu et libéré après son audition à la Sûreté urbaine

Lamine Bara Diop, connu sous le nom de « Diop Taïf », coordonnateur communal de Pastef à Taïf, a répondu à une convocation de la Sûreté urbaine ce vendredi 10 janvier, dans le cadre d’une plainte déposée contre lui par le journaliste et patron du groupe Avenir Communication, Madiambal Diagne.

Arrivé au commissariat central de Dakar à 15 heures, Diop Taïf a été interrogé sur une accusation de dénonciation calomnieuse formulée par Madiambal Diagne le 16 décembre dernier. Après plusieurs heures d’audition, le responsable politique a quitté les locaux libre, sans placement en garde à vue.

Cette affaire judiciaire s’inscrit dans un contexte de tensions entre les deux hommes. Pour rappel, Diop Taïf avait lui aussi saisi la justice pour poursuivre Madiambal Diagne pour diffamation.

Les deux parties s’accusent mutuellement dans une série de contentieux qui mêlent politique et médias, un dossier qui pourrait connaître d’autres développements dans les prochains jours.

Madiambal Diagne convoqué à la Sûreté urbaine : une plainte du Premier ministre Ousmane Sonko en cause

Le journaliste et patron du groupe Avenir Communication, Madiambal Diagne, est attendu ce vendredi 15 décembre à 10 heures à la Sûreté urbaine du Commissariat central de Dakar. Cette convocation intervient suite à une plainte déposée par le Premier ministre Ousmane Sonko, qui l’accuse de diffamation, diffusion de fausses nouvelles, injures publiques et insultes via un système d’information.

Interrogé par le journal Le Quotidien, Madiambal Diagne a réagi avec une apparente sérénité, tout en dénonçant ce qu’il considère comme une forme de persécution. « J’y vais avec sérénité pour prendre ma part de la persécution en cours. Parce que tout le monde y passera. Me convoquer un vendredi n’est pas anodin, et ils auront peut-être la satisfaction de m’avoir mis en taule », a-t-il déclaré.

Cette convocation s’inscrit dans un climat politique particulièrement tendu au Sénégal. Depuis plusieurs mois, les accusations et contre-accusations se multiplient entre les figures politiques et les acteurs de la presse. Ousmane Sonko, devenu Premier ministre après son élection en 2024, reste une figure controversée, et ses relations avec certains médias, dont Avenir Communication, sont marquées par des tensions.

Cet épisode relance le débat sur la liberté de la presse au Sénégal, souvent considérée comme une des plus dynamiques d’Afrique. Toutefois, les tensions politiques actuelles soulèvent des inquiétudes quant à d’éventuelles dérives, notamment à travers l’utilisation de plaintes pour diffamation contre des journalistes.

Madiambal Diagne, connu pour ses prises de position tranchées, est un acteur influent du paysage médiatique sénégalais. Sa convocation ce vendredi sera scrutée de près par les défenseurs des libertés individuelles et les observateurs de la vie politique.

Affaire à suivre.

Madiambal Diagne convoqué à la Sûreté urbaine : plainte d’Ousmane Sonko en cause

Le journaliste sénégalais Madiambal Diagne, administrateur du Groupe Avenir Communication, est convoqué ce vendredi 13 décembre 2024 à 10 heures à la Sûreté urbaine de Dakar. Cette convocation fait suite à une plainte déposée par le leader de Pastef, Ousmane Sonko, durant la dernière campagne électorale.

Dans une déclaration publiée sur ses réseaux sociaux, Madiambal Diagne a confirmé avoir reçu la convocation, précisant qu’elle est liée à cette plainte. Il n’a cependant pas fourni de détails sur les motifs exacts reprochés.

Cette affaire s’inscrit dans un contexte politique tendu au Sénégal, marqué par des affrontements réguliers entre partisans de l’opposition et proches du pouvoir. Journaliste influent, Madiambal Diagne s’est souvent illustré par ses prises de position critiques envers Ousmane Sonko et ses sympathisants, ce qui a contribué à alimenter les polémiques.

Contexte de la plainte
La plainte déposée par Ousmane Sonko durant la campagne électorale aurait pour origine des propos ou écrits de Madiambal Diagne jugés diffamatoires ou calomnieux. Bien que les détails exacts n’aient pas été révélés, cette démarche s’inscrit dans une série d’actions judiciaires que le leader de Pastef a initiées contre certains acteurs médiatiques et politiques.

Ce nouvel épisode pourrait raviver les tensions dans un climat politique déjà exacerbé par les échéances électorales à venir.

Une affaire à suivre
La convocation de Madiambal Diagne suscite d’ores et déjà des réactions, notamment sur les réseaux sociaux, où les partisans des deux camps débattent vivement. Le journaliste sera-t-il mis en examen ou l’affaire connaîtra-t-elle un classement sans suite ? Les prochaines heures apporteront sans doute davantage de précisions sur l’issue de cette convocation.

En attendant, cette affaire met en lumière les rapports souvent conflictuels entre le pouvoir politique et la presse, dans un contexte où la liberté d’expression reste un enjeu clé pour la démocratie sénégalaise.

Sûreté urbaine : Madiambal Diagne convoqué ce vendredi

Le journaliste Madiambal Diagne, président du groupe parlementaire “Avenir Communication”, a annoncé qu’il se rendra ce vendredi 13 décembre 2024 à la Sûreté urbaine de Dakar. Cette convocation fait suite à une plainte déposée contre lui par Ousmane Sonko, leader du parti Pastef, durant la dernière campagne électorale.

C’est Madiambal Diagne lui-même qui a révélé l’information via un post publié sur son compte X (anciennement Twitter) :

« Je viens de recevoir la convocation de la police, suite à la plainte qu’Ousmane Sonko avait déposée contre moi durant la campagne électorale. J’ai rendez-vous donc, demain vendredi 13 décembre 2024, à 10 h à la Sûreté urbaine à Dakar. »

Cette convocation s’inscrit dans un contexte de tensions récurrentes entre Ousmane Sonko et Madiambal Diagne, deux personnalités influentes du paysage sénégalais. Lors de la campagne électorale, des échanges acrimonieux avaient marqué les débats, Madiambal Diagne ayant pris des positions critiques à l’égard de Sonko, tandis que ce dernier dénonçait ce qu’il considérait comme des « attaques infondées » de la part du journaliste.

La plainte en question, déposée par Ousmane Sonko, n’a pas encore révélé tous ses contours. Toutefois, elle pourrait concerner des déclarations ou écrits de Madiambal Diagne que Sonko estime diffamatoires ou préjudiciables à son image.

Cette convocation intervient dans un climat politique tendu où la liberté de la presse et les accusations de diffamation s’entrecroisent régulièrement. La démarche de la police, répondant à une plainte d’un acteur politique de premier plan, suscite déjà des interrogations sur la suite juridique et politique de l’affaire.

Madiambal Diagne est connu pour son franc-parler et ses opinions tranchées sur des sujets d’actualité, ce qui fait de lui une figure controversée dans le paysage médiatique. De son côté, Ousmane Sonko reste un acteur central de l’opposition sénégalaise, souvent au cœur de polémiques.

Le rendez-vous fixé à 10 h ce vendredi pourrait marquer un tournant dans cette affaire, dont les implications pourraient dépasser le simple cadre juridique pour alimenter encore les débats publics au Sénégal.

Affaire à suivre…

Démantèlement d’un vaste réseau de faussaires à Rufisque par la sûreté urbaine

La Sûreté Urbaine de Dakar a réussi à démanteler un réseau de faussaires opérant à Rufisque, mettant ainsi fin aux agissements délictueux de Serigne Mbacké Gningue, Malick Gaye Ndiaye, Mamadou Seck, Mamadou Soulèye Diop et Youssoupha Sène. Les individus risquent de lourdes peines dans cette affaire de fabrication de documents falsifiés.

Lors de la perquisition menée le 26 décembre dernier au domicile de ce gang de faussaires, les éléments de la Sûreté Urbaine ont découvert un vaste arsenal de documents frauduleux. Parmi les saisies figurent 30 registres d’actes de naissance, 153 certificats de mariage, 45 documents de regroupement familial, 18 livrets de famille, 44 cachets des officiers d’état civil de différents centres, des cachets du ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, du Crédit Mutuel du Sénégal, des sous-préfets, et d’autres autorités locales.

Le gang opérait en fabriquant de faux actes de naissance pour ensuite produire frauduleusement des cartes nationales d’identité et des passeports, principalement destinés à des candidats au voyage. La descente de la Sûreté Urbaine a mis un terme à leurs activités illicites, mettant en lumière leur quartier général à Rufisque.

Lors de l’exploitation des données informatiques, plusieurs documents administratifs sénégalais et italiens ont été découverts, dont des certificats de vie collective, des certificats de non-imposition en italien, des cartes de commerçant, des billets d’avion, des cachets, des relevés bancaires, des registres de commerce, des lettres d’invitation pour des regroupements familiaux, des visas électroniques du Nicaragua, et des relevés bancaires.

Les quatre individus impliqués ont été déférés au parquet pour faux et usage de faux, ainsi que pour contrefaçon du sceau de l’État. Cette opération de la Sûreté Urbaine souligne l’efficacité des forces de l’ordre dans la lutte contre la criminalité et la falsification de documents.

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