Le Dakarois Quotidien N°711 – 08/04/2026
Le Dakarois Sports N°711 – 08/04/2026
🔴 VISITE DU PRÉSIDENT DE LA CAF À DAKAR : UN DÉPLACEMENT SOUS TENSION EN PLEINE CRISE DE LA CAN 2025
Le tribunal de grande instance de Dakar a condamné ce lundi 2 juin le chroniqueur Adama Adus Fall à une peine de deux mois de prison avec sursis, pour le vol de 70.000 francs CFA. Une affaire qui remonte au mois d’avril, et dont les faits ont été révélés par Le Soleil Digital.
Devant la barre, le prévenu a nié avoir volé l’argent, tout en reconnaissant qu’il avait bel et bien dépensé la somme transférée par erreur sur son compte Wave. Il a exprimé ses regrets, demandant pardon à la victime, Mouhamadou Touré, qu’il a qualifié de « frère ».
Le différend a commencé le 4 avril dernier, lorsque M. Touré, souhaitant envoyer 70.000 francs CFA à une dame du nom d’Adama Fall, a effectué par mégarde le transfert au chroniqueur Adama Adus Fall, en raison de la similitude des noms. Réalisant son erreur, il a aussitôt contacté le bénéficiaire involontaire pour récupérer les fonds.
Cependant, selon les éléments présentés au tribunal, Adama Fall a refusé de restituer la somme, restant injoignable malgré les multiples relances. Ce n’est que plusieurs semaines plus tard, précisément le 27 mai, à la suite d’une convocation à la Division spéciale de la cybersécurité (DSC), qu’il a finalement remboursé l’argent via la même application.
Le juge a retenu les faits de vol, estimant que le refus de rendre la somme après notification de l’erreur constituait une intention frauduleuse. Toutefois, en raison du remboursement effectué avant l’audience et de son attitude coopérative à l’audience, le tribunal a décidé de lui accorder une peine avec sursis.
Cette condamnation à deux mois assortis du sursis épargne donc à Adama Adus Fall l’incarcération, mais laisse sur son casier judiciaire une trace de cette affaire qui, malgré son faible enjeu financier, a soulevé des questions sur l’usage éthique des transferts d’argent numérique.
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Le juge des référés, statuant sur l’arrêté portant cessation de parution et de diffusion des «médias non conformes» au Code de la presse, a jugé ce jeudi irrecevable la première requête en annulation introduite par le pool d’avocats dirigé par Me El Hadj Amadou SALL. La décision motivée et écrite du juge des référés n’a pas encore été portée à l’attention des parties.
Dans le même temps, Me SALL a informé, que lors des débats, l’Avocat général et l’Agent judiciaire de l’État auraient tous deux affirmé que le ministre de la Communication n’a aucune compétence pour ordonner l’interdiction de diffusion et de parution des médias.
Ce n’est donc que partie remise. Une nouvelle requête sera introduite devant le juge des référés pour juger, sur le fond, de l’illégalité de l’arrêté du ministre de la Communication, qui a décrété de manière arbitraire la cessation de parution et de diffusion des médias.
Cet acte inique du ministre, sans aucune base légale, a provoqué la fermeture des entreprises de presse et le chômage de plusieurs milliers de professionnels des médias, mères et pères de famille, en cette veille de Tabaski 2025.
La réputation des entreprises de presse en a subi un coup auprès de l’opinion et des annonceurs, bailleurs de la presse.
L’État devrait en faire les frais, en payant des dommages et intérêts pour les préjudices subis.
Le CDEPS, jeudi 15 mai 2025
Le tribunal de grande instance de Ziguinchor a tranché dans l’affaire des violences qui avaient éclaté le 22 avril 2025 autour de la gare routière de la ville. Les sept prévenus, impliqués dans le saccage d’un bus appartenant à la société privée MachAllah Transport, ont été condamnés à six mois de prison avec sursis. Le verdict est tombé ce mercredi, au terme d’une audience très attendue dans la capitale sud du pays.
Les faits remontent à une journée de vive tension. Le mardi 22 avril, un groupe de transporteurs opérant à la gare routière avait violemment manifesté contre l’arrivée sur le circuit local d’un bus flambant neuf de MachAllah Transport. Les protestataires reprochaient à la société, dirigée par la journaliste Houreye Thiam, d’avoir lancé ses activités sans concertation préalable avec les acteurs du secteur ni autorisation formelle des autorités locales de régulation. Cette intrusion perçue comme une « concurrence déloyale » avait mis le feu aux poudres.
Très vite, les protestations avaient dégénéré en affrontements entre les transporteurs en colère et les forces de l’ordre. Au plus fort des échauffourées, un bus de la compagnie MachAllah avait été ciblé et vandalisé. Les images de l’engin brisé avaient largement circulé sur les réseaux sociaux, suscitant indignation et inquiétude quant à l’ancrage du désordre dans le secteur du transport interurbain.
Après l’arrestation des sept individus suspectés d’être directement impliqués dans la casse, le parquet avait ouvert une information judiciaire pour troubles à l’ordre public, dégradations volontaires de biens appartenant à autrui, et participation à une manifestation non autorisée. Le procès, très suivi dans la région, s’est conclu par une peine de six mois de prison avec sursis pour chacun des prévenus. Une condamnation qui les tient à l’œil, tout en évitant leur incarcération immédiate.
Cette décision judiciaire vise à apaiser les tensions tout en envoyant un signal de fermeté à l’égard de toute tentative de perturbation de l’ordre public. Elle relance également les discussions sur la nécessité d’un meilleur encadrement du secteur du transport interurbain, dans une ville comme Ziguinchor, en pleine mutation économique et logistique.
Accusée d’abus de confiance par son fiancé, D. Ngom, une commerçante, a été jugée pour avoir détourné la somme de 12 millions de francs CFA à des fins médicales. L’accusation portée par son fiancé, O. Ndiaye, faisait référence à un projet d’achat et de vente de véhicules que la commerçante lui avait présenté.
Lors du procès, la mise en cause a déclaré qu’elle souffrait d’une maladie cardiaque et qu’elle avait utilisé l’argent pour subir deux opérations. Cette justification a été confirmée par le plaignant, indiquant qu’il avait déjà pris en charge les frais médicaux de sa fiancée par le passé.
Plaidant en faveur de la commerçante, le plaignant a souligné que son état de santé nécessitait une évacuation à l’étranger. Il a retiré partiellement sa plainte et a sollicité la clémence pour sa fiancée.
La famille de la prévenue s’est engagée à verser cinq millions au plaignant, avec un acompte d’un million. L’avocat de la défense a plaidé en faveur de la clémence, soulignant que la prévenue n’était pas une délinquante classique et que son état de santé ne convenait pas à la détention.
Le tribunal a finalement condamné la commerçante à trois mois de prison avec sursis et à payer cinq millions en réparation.