Lutte sénégalaise : Jacob Baldé suspendu six mois après un incident lors d’un face-to-face

La Commission des règlements et discipline a rendu son verdict : Jacob Baldé, pensionnaire de l’écurie Falaye Baldé, est suspendu pour six mois ferme. Cette sanction fait suite à un incident survenu lors d’un face-to-face organisé par Albourakh, où il a agressé Émile François Gomis, adversaire de son coéquipier Ama Baldé.

Lors de cette cérémonie de face-to-face, un moment crucial dans la promotion des combats de lutte au Sénégal, Jacob Baldé a perdu son sang-froid. Accompagnant son coéquipier Ama Baldé, il s’en est violemment pris à Émile François Gomis, allant jusqu’à lui asséner un coup. Cette altercation a immédiatement suscité une vive réaction de la part des organisateurs et de la communauté de la lutte.

Convoqué par la Commission des règlements et discipline, Jacob Baldé a reconnu les faits en présence de son manager. Après examen du dossier, la commission a jugé que son acte allait à l’encontre des règlements en vigueur et nuisait à l’image du sport.

La décision de suspendre Jacob Baldé pour six mois ferme a été prise dans le but de préserver la discipline et l’éthique dans l’arène sénégalaise. La commission a tenu à rappeler l’importance du respect et du fair-play dans la lutte, un sport où la tension peut parfois dégénérer, notamment lors des face-to-face.

Cette suspension, effective dès la notification officielle, constitue un coup dur pour Jacob Baldé, qui devra patienter avant de pouvoir remonter sur l’aire de combat. Une période difficile pour le lutteur, qui voit ainsi son avenir immédiat compromis alors que la saison de lutte bat son plein.

Avec cette sanction, la Commission des règlements et discipline envoie un message clair à tous les acteurs de la lutte sénégalaise : les débordements ne seront pas tolérés. Cette décision vise à instaurer un climat serein et à éviter que de tels incidents ne se reproduisent à l’avenir.

TikTok suspendu aux États-Unis : un bras de fer technologique et politique

Dimanche 19 janvier, le réseau social TikTok, propriété du groupe chinois ByteDance, a annoncé travailler activement à rétablir l’accès à son application après une suspension imposée sur le territoire américain. Cette décision intervient dans un contexte tendu, marqué par une loi adoptée en 2024 qui interdit la plateforme pour des raisons de sécurité nationale.

Depuis la mise en œuvre de cette interdiction, TikTok a été retiré des boutiques d’applications américaines. Les utilisateurs, incapables d’accéder à l’application, se tournent massivement vers des alternatives ou utilisent des VPN pour contourner la restriction. Parallèlement, la popularité d’autres plateformes comme Instagram Reels et YouTube Shorts a bondi, profitant de la situation.

La loi prévoit également des sanctions sévères pour les entreprises facilitant l’accès à TikTok. Les fournisseurs d’accès internet et les boutiques d’applications risquent des amendes pouvant aller jusqu’à 5 000 dollars par utilisateur. Cette disposition a accentué la pression sur ByteDance, qui, jusqu’à présent, refuse de vendre sa plateforme malgré des propositions atteignant 20 milliards de dollars.

Dans un geste inattendu, le président élu Donald Trump a proposé une solution pour sortir de l’impasse. Il a promis de suspendre la loi, offrant ainsi un répit aux entreprises concernées. Par ailleurs, il a suggéré un plan d’actionnariat américain à 50 % pour garantir que TikTok reste sous contrôle local. “Avec notre validation, cela vaut plusieurs centaines de milliards”, a-t-il affirmé dans un message publié sur X (anciennement Twitter).

Cette proposition marque un tournant potentiel dans le conflit, mais elle ne garantit pas une issue rapide. ByteDance a jusqu’ici rejeté l’idée d’une cession partielle ou totale, estimant que TikTok reste un actif stratégique.

Cette affaire met en lumière les tensions croissantes entre les États-Unis et la Chine sur le terrain technologique. Les autorités américaines affirment que TikTok représente une menace pour la sécurité nationale en raison de son accès potentiel aux données des utilisateurs américains. De son côté, ByteDance dément toute collaboration avec le gouvernement chinois et assure que les données sont stockées hors de Chine.

Cependant, cette suspension soulève des questions sur la liberté numérique et la souveraineté technologique. Les critiques de la loi dénoncent une mesure disproportionnée, estimant qu’elle punit avant tout les utilisateurs et les créateurs de contenu.

Pour l’heure, l’avenir de TikTok aux États-Unis reste incertain. L’entreprise doit à la fois rassurer les autorités américaines sur ses pratiques et préserver ses intérêts économiques. Pendant ce temps, des millions d’utilisateurs se retrouvent coupés de l’application qui a transformé la manière dont ils consomment et partagent des contenus.

Krépin Diatta suspendu pour quatre matchs par la CAF, la FSF interjette appel

La commission de discipline de la Confédération africaine de football (CAF) a prononcé une suspension de quatre matchs à l’encontre de Krépin Diatta, joueur international sénégalais, dont deux matchs sont assortis de sursis pour une période d’un an. Cette sanction fait suite aux propos tenus par Diatta, qualifiant les arbitres de corrompus lors de la huitième de finale de la dernière Coupe d’Afrique des Nations (CAN), où le Sénégal a affronté la Côte d’Ivoire.

Outre la suspension, Krépin Diatta a également écopé d’une amende de 10 000 dollars, soit environ 6 millions de francs CFA. Cette décision a été contestée par la Fédération sénégalaise de football (FSF), qui a décidé d’interjeter appel auprès de la chambre d’appel de la CAF. Confirmant cette action, le secrétaire général de la FSF, Victor Ciss, a précisé que la fédération cherchait à faire annuler la décision de la commission de discipline.

La question qui se pose désormais est de savoir si Krépin Diatta pourra participer au prochain match du Sénégal, prévu le 2 juin contre la République démocratique du Congo (RDC), dans le cadre des qualifications pour la prochaine CAN. Si la chambre d’appel de la CAF examine et réhabilite Diatta avant cette date, il pourrait être autorisé à jouer. Cependant, il est à noter que l’appel n’est pas suspensif, ce qui signifie que Diatta devra attendre la décision de la chambre d’appel pour connaître son sort.

Espagne : Le gardien sénégalais Cheikh Sarr suspendu après avoir été victime de racisme

Cheikh Sarr, gardien de but du Rayo Majadahonda en Espagne, a été suspendu pour deux matchs et condamné à une amende de 6000 euros, soit environ 4 millions de francs CFA, après avoir été expulsé lors d’un match de troisième division espagnole contre Sestao.

L’incident s’est produit lorsque Cheikh Sarr a été confronté à des cris racistes de la part de supporters adverses. Excédé par cette situation, le gardien sénégalais a réagi en voulant en venir aux mains avec les supporters. Cela a conduit à son expulsion par l’arbitre.

Malgré les circonstances atténuantes et les demandes de clémence de la part de la presse, la fédération espagnole de football a décidé de sanctionner Cheikh Sarr. Cette décision a provoqué un scandale et a suscité l’indignation dans les médias et parmi les supporters.

Cette affaire met en lumière le problème persistant du racisme dans le football et soulève des questions sur la manière dont les instances dirigeantes du football traitent ces incidents. Espérons que des mesures plus fermes seront prises à l’avenir pour lutter contre le racisme dans le sport.

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