Kaolack / Éducation : 92 acteurs du système éducatif en session de formation sur la gestion financière, matérielle et administrative

L’Inspection d’Académie (IA) de Kaolack a organisé, ce lundi 24 mars 2025, une formation de deux jours destinée aux intendants et proviseurs. Cette session vise à améliorer la gestion administrative des ressources financières et matérielles ainsi que la gestion des conflits au sein des établissements scolaires.

Ces axes de formation sont en adéquation avec les objectifs des nouvelles autorités, notamment en ce qui concerne la gestion efficace des ressources investies par l’État du Sénégal dans le secteur éducatif.

« Nous saluons d’abord le partenariat novateur qui a consisté à mobiliser nos propres moyens pour initier cette importante formation, qui regroupe les proviseurs et intendants de la région de Kaolack. Ce programme a été financé de manière endogène, et nous remercions à ce titre la Fondation Crédit Mutuel ainsi que le ministère, qui nous a soutenus dans cette démarche », a expliqué l’inspecteur d’académie de Kaolack, Samba Diakhaté.

L’objectif principal de cette formation est de renforcer les compétences des 92 participants en matière de gestion administrative, de ressources humaines, de pilotage pédagogique et de gestion financière et matérielle. Un volet spécifique est également consacré à la gestion des conflits au sein des établissements scolaires.

Cette session de formation, qui passe en revue les questions administratives, pédagogiques et financières, se veut un levier pour permettre aux intendants et proviseurs de devenir des dirigeants efficaces et compétents. Elle s’inscrit dans le cadre des Projets d’Amélioration des Rendements des Établissements (PARE), mis en place par l’IA de Kaolack.

« L’objectif est de mieux accompagner nos établissements, de renforcer le partenariat entre l’école et la communauté, et d’encourager une gestion axée sur les résultats. Nous voulons que nos établissements soient gérés de manière plus transparente et inclusive grâce aux financements de l’État du Sénégal », a souligné M. Diakhaté.

Dans un contexte de contraintes budgétaires, l’IA de Kaolack mise sur l’innovation et la mobilisation des ressources internes pour améliorer les performances scolaires. L’inspecteur d’académie a ainsi invité chaque acteur du système éducatif à développer des partenariats novateurs afin de transformer positivement l’environnement scolaire.

Madame Khady Diaw Sène, présidente de l’Amicale des Intendants de la région de Kaolack, a salué cette initiative, estimant qu’elle arrive à point nommé. « Notre amicale, créée en 2010, a pour but de réfléchir, d’échanger et de partager des initiatives visant à renforcer nos capacités dans tous les domaines. Cette formation répond pleinement à nos attentes, et nous remercions l’Inspecteur d’Académie pour cette belle initiative », a-t-elle déclaré.

De son côté, Jacques Diouf, président de l’Amicale des Chefs d’Établissements, a magnifié l’engagement de l’IA de Kaolack en faveur de l’amélioration des performances scolaires. Il a rappelé que Samba Diakhaté, depuis son arrivée, a déjà initié plusieurs projets, dont le PARE, financé sur les fonds propres de l’IA. Plutôt que de chercher des financements extérieurs, il a encouragé chaque établissement à mobiliser ses propres ressources pour améliorer ses performances.

Dans cette dynamique, l’IA a mis à disposition des proviseurs une équipe d’experts composée d’inspecteurs spécialisés et de formateurs du Centre Régional de Formation des Personnels de l’Éducation (CRFPE). Ces experts sillonnent actuellement les lycées afin d’accompagner les établissements vers une meilleure réussite scolaire.

Grâce à cette approche, l’Inspection d’Académie de Kaolack espère instaurer une gestion plus efficace et pérenne des établissements scolaires, en impliquant davantage les acteurs locaux et en optimisant les ressources disponibles.

Réinventer le « système » pour un Sénégal résilient et durable

La victoire de PASTEF aux élections législatives de novembre 2024, consolidant une majorité confortable à l’Assemblée nationale, offre une opportunité unique pour engager des réformes structurelles ambitieuses. C’est une occasion de traduire la Stratégie nationale de développement (SND) 2025-2029 en actions concrètes, à travers des approches techniques solides et des mécanismes de financement adaptés aux réalités socio-économiques du Sénégal.

La réforme fiscale doit être un pilier fondamental pour maximiser les recettes publiques et réduire la dépendance aux financements externes. Un audit exhaustif du système fiscal permettra de détecter les niches d’évasion fiscale et les exonérations contre-productives. L’instauration d’une fiscalité progressive renforcera l’équité, en augmentant la contribution des segments les plus aisés.

Pour intégrer l’économie informelle, des régimes fiscaux simplifiés et des incitations spécifiques, comme des exonérations temporaires pour les nouveaux entrants, seront essentiels. La modernisation des outils numériques fiscaux automatisera les processus, réduira les fraudes et renforcera la transparence dans la gestion des recettes.

Les partenariats public-privé (PPP) doivent jouer un rôle clé dans le financement des infrastructures stratégiques. Un cadre juridique solide est indispensable pour garantir la transparence et attirer des investissements prévisibles. La création d’un guichet unique simplifiera les procédures administratives et optimisera la gestion des projets.

Ces PPP devront se concentrer sur des priorités nationales telles que les énergies renouvelables, les infrastructures de transport et la santé. Chaque projet devra être précédé d’études d’impact social et environnemental pour maximiser les bénéfices pour les communautés locales.

Les fonds souverains issus des recettes pétrolières et gazières devront être structurés pour favoriser la diversification économique et la résilience. Ces fonds serviront à financer des secteurs stratégiques comme l’agriculture, l’éducation et les technologies vertes, tout en assurant l’épargne pour les générations futures à travers des mécanismes d’épargne intergénérationnelle. Une gouvernance indépendante et transparente est cruciale pour garantir leur efficacité et éviter toute interférence politique.

Les obligations vertes et les Diaspora Bonds offriront des alternatives pour diversifier les sources de financement de la SND. Les obligations vertes permettront de financer des projets prioritaires alignés sur les enjeux climatiques, comme les infrastructures résilientes et la transition énergétique.

Les Diaspora Bonds, quant à eux, capteront les ressources de la diaspora sénégalaise grâce à des produits d’investissement attractifs et sécurisés. Une plateforme numérique dédiée assurera la transparence et le suivi de ces instruments.

La décentralisation doit être renforcée par une territorialisation efficace des politiques publiques. Chaque région actualisera un Plan régional de développement intégré (PRDI), aligné sur les priorités nationales tout en tenant compte des spécificités locales. Ces plans devront inclure des indicateurs de performance clairs, avec des mécanismes de suivi et d’évaluation rigoureux.

Un fonds de décentralisation dédié offrira un appui financier et technique aux collectivités locales pour assurer une gestion efficace et transparente des ressources.

La Nouvelle gestion publique (NGP) doit guider la réforme administrative en insistant sur la transparence, l’efficience et la redevabilité. La Gestion axée sur les résultats (GAR) devra être systématiquement appliquée, avec des indicateurs précis et des tableaux de bord numériques permettant un suivi en temps réel des performances.

Des audits réguliers et une culture d’amélioration continue sont indispensables pour ajuster les politiques en fonction des résultats obtenus.

La modernisation des infrastructures numériques doit améliorer l’efficacité des services publics, notamment dans les domaines de l’état civil, de la santé et de la justice. Cette digitalisation réduira les délais de traitement et favorisera un accès équitable, surtout dans les zones rurales.

Par ailleurs, la lutte contre la corruption doit être intensifiée. La création d’une Autorité nationale de transparence, dotée de pouvoirs élargis, permettra de sanctionner les malversations passées et de prévenir les futures. Des audits réguliers des marchés publics et un portail de signalement citoyen renforceront la redevabilité.

L’intégration régionale est essentielle pour maximiser les synergies avec les initiatives de la CEDEAO et de l’Union africaine. Des projets communs dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures et de la sécurité alimentaire devront être encouragés.

Ces initiatives bénéficieront de financements multilatéraux, comme les fonds climatiques, et renforceront un développement inclusif et durable.

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