La Direction générale de l’entreprise Ecotra est montée au créneau, pour répondre aux récentes déclarations du député Tahirou Sarr mettant en doute l’existence même des travaux d’assainissement réalisés par la société à Diamniadio. Face à la presse, les responsables de l’entreprise ont vigoureusement rejeté ces accusations, qu’ils qualifient de contre-vérités graves et préjudiciables, estimant qu’elles ne reposent sur aucun fondement technique, contractuel ou documentaire.
Dès l’entame de la rencontre, la direction d’Ecotra a tenu à appuyer sa défense sur des éléments concrets, en présentant des supports vidéo, des documents techniques et des données de terrain illustrant la réalité des ouvrages exécutés. Pour les responsables, ces preuves matérielles suffisent à démontrer l’ampleur et la visibilité des travaux réalisés à Diamniadio, loin des affirmations jugées infondées du parlementaire.
Sur le plan technique,M. Samb, Directeur technique d’Ecotra, a apporté des précisions détaillées sur la nature et la complexité des projets menés par l’entreprise. Il a rappelé qu’Ecotra est intervenue sur plusieurs infrastructures structurantes dans la zone de Diamniadio, notamment à travers la mise en place de réseaux de drainage et de canalisations pour l’évacuation des eaux pluviales, la construction de bassins de rétention destinés à prévenir les inondations, ainsi que la réalisation d’ouvrages d’assainissement liés au tracé du Train Express Régional (TER).
Il a également évoqué des travaux lourds réalisés au niveau de la gare des gros porteurs, l’édification de châteaux d’eau, ainsi que la viabilisation et l’aménagement de voiries dans plusieurs cités. Selon lui, ces chantiers ont mobilisé une logistique conséquente, des équipements spécialisés et une expertise technique de haut niveau, conformes aux standards du BTP moderne. Il a par ailleurs souligné l’existence d’un laboratoire interne de contrôle qualité chargé de vérifier en permanence la conformité des ouvrages aux normes techniques en vigueur. « Les infrastructures existent, elles sont mesurables, contrôlées et visibles. Il suffit de se rendre sur le terrain pour le constater », a-t-il martelé.
Sur le plan institutionnel, le direction generale a rappelé que l’ensemble des projets confiés à Ecotra s’inscrit dans le cadre de contrats FIDIC, à l’issue d’appels d’offres internationaux, garantissant le respect de référentiels reconnus à l’échelle mondiale. Selon l’entreprise, aucun rapport technique, aucun document contractuel ni aucune expertise indépendante ne vient corroborer les accusations formulées à son encontre.
Prenant la parole, le Directeur général d’Ecotra, Ameth Ndiaye, s’est dit profondément préoccupé par l’impact de telles déclarations sur l’image de l’entreprise et sur le moral des travailleurs. Il a dénoncé une tentative de discrédit public sans preuve, qui porte atteinte non seulement à la crédibilité de la société, mais également à l’engagement quotidien de centaines de salariés.
Malgré un contexte économique difficile pour le secteur du BTP, le Directeur général a rappelé qu’Ecotra a fait le choix de maintenir ses engagements sociaux envers ses employés. Selon lui, les travailleurs continuent de bénéficier d’une restauration subventionnée, d’une prise en charge médicale et de solutions de transport, traduisant une politique sociale assumée et cohérente. Il a précisé que cette orientation s’inscrit dans la vision du président Abdoulaye Sylla, qui place le capital humain et la dignité du travailleur au cœur de la gouvernance de l’entreprise.
Ameth Ndiaye a également attiré l’attention sur les conséquences humaines et professionnelles de ces accusations, estimant qu’elles fragilisent inutilement les équipes et jettent le discrédit sur une entreprise nationale qui contribue activement à la formation de compétences locales aujourd’hui sollicitées par d’autres acteurs du secteur.
En conclusion, le Directeur général a affirmé qu’Ecotra ne laissera plus prospérer des accusations sans fondement et qu’elle répondra désormais de manière systématique à toute tentative de désinformation, sans exclure le recours aux voies légales si nécessaire. L’entreprise affirme rester concentrée sur ses priorités essentielles : livrer des ouvrages conformes aux normes, honorer ses engagements contractuels et protéger ses travailleurs, tout en appelant à un débat public responsable, fondé sur des faits vérifiables et la réalité du terrain.




