ECOTRA: Le DG de ECOTRA sert une réponse sèche à Tahirou SARR…

La Direction générale de l’entreprise Ecotra est montée au créneau, pour répondre aux récentes déclarations du député Tahirou Sarr mettant en doute l’existence même des travaux d’assainissement réalisés par la société à Diamniadio. Face à la presse, les responsables de l’entreprise ont vigoureusement rejeté ces accusations, qu’ils qualifient de contre-vérités graves et préjudiciables, estimant qu’elles ne reposent sur aucun fondement technique, contractuel ou documentaire.

Dès l’entame de la rencontre, la direction d’Ecotra a tenu à appuyer sa défense sur des éléments concrets, en présentant des supports vidéo, des documents techniques et des données de terrain illustrant la réalité des ouvrages exécutés. Pour les responsables, ces preuves matérielles suffisent à démontrer l’ampleur et la visibilité des travaux réalisés à Diamniadio, loin des affirmations jugées infondées du parlementaire.

Sur le plan technique,M. Samb, Directeur technique d’Ecotra, a apporté des précisions détaillées sur la nature et la complexité des projets menés par l’entreprise. Il a rappelé qu’Ecotra est intervenue sur plusieurs infrastructures structurantes dans la zone de Diamniadio, notamment à travers la mise en place de réseaux de drainage et de canalisations pour l’évacuation des eaux pluviales, la construction de bassins de rétention destinés à prévenir les inondations, ainsi que la réalisation d’ouvrages d’assainissement liés au tracé du Train Express Régional (TER).

Il a également évoqué des travaux lourds réalisés au niveau de la gare des gros porteurs, l’édification de châteaux d’eau, ainsi que la viabilisation et l’aménagement de voiries dans plusieurs cités. Selon lui, ces chantiers ont mobilisé une logistique conséquente, des équipements spécialisés et une expertise technique de haut niveau, conformes aux standards du BTP moderne. Il a par ailleurs souligné l’existence d’un laboratoire interne de contrôle qualité chargé de vérifier en permanence la conformité des ouvrages aux normes techniques en vigueur. « Les infrastructures existent, elles sont mesurables, contrôlées et visibles. Il suffit de se rendre sur le terrain pour le constater », a-t-il martelé.

Sur le plan institutionnel, le direction generale a rappelé que l’ensemble des projets confiés à Ecotra s’inscrit dans le cadre de contrats FIDIC, à l’issue d’appels d’offres internationaux, garantissant le respect de référentiels reconnus à l’échelle mondiale. Selon l’entreprise, aucun rapport technique, aucun document contractuel ni aucune expertise indépendante ne vient corroborer les accusations formulées à son encontre.

Prenant la parole, le Directeur général d’Ecotra, Ameth Ndiaye, s’est dit profondément préoccupé par l’impact de telles déclarations sur l’image de l’entreprise et sur le moral des travailleurs. Il a dénoncé une tentative de discrédit public sans preuve, qui porte atteinte non seulement à la crédibilité de la société, mais également à l’engagement quotidien de centaines de salariés.

Malgré un contexte économique difficile pour le secteur du BTP, le Directeur général a rappelé qu’Ecotra a fait le choix de maintenir ses engagements sociaux envers ses employés. Selon lui, les travailleurs continuent de bénéficier d’une restauration subventionnée, d’une prise en charge médicale et de solutions de transport, traduisant une politique sociale assumée et cohérente. Il a précisé que cette orientation s’inscrit dans la vision du président Abdoulaye Sylla, qui place le capital humain et la dignité du travailleur au cœur de la gouvernance de l’entreprise.

Ameth Ndiaye a également attiré l’attention sur les conséquences humaines et professionnelles de ces accusations, estimant qu’elles fragilisent inutilement les équipes et jettent le discrédit sur une entreprise nationale qui contribue activement à la formation de compétences locales aujourd’hui sollicitées par d’autres acteurs du secteur.

En conclusion, le Directeur général a affirmé qu’Ecotra ne laissera plus prospérer des accusations sans fondement et qu’elle répondra désormais de manière systématique à toute tentative de désinformation, sans exclure le recours aux voies légales si nécessaire. L’entreprise affirme rester concentrée sur ses priorités essentielles : livrer des ouvrages conformes aux normes, honorer ses engagements contractuels et protéger ses travailleurs, tout en appelant à un débat public responsable, fondé sur des faits vérifiables et la réalité du terrain.

ECOTRA: Le DG de ECOTRA sert une réponse sèche à Tahirou SARR...

Cour suprême : Farba Ngom maintenu en détention, Tahirou Sarr bénéficie d’une liberté provisoire sous contrôle judiciaire

La procédure judiciaire impliquant Farba Ngom et Tahirou Sarr a connu un nouveau rebondissement ce lundi devant la deuxième chambre pénale de la Cour suprême. Si une liberté provisoire assortie d’un contrôle judiciaire avait initialement été accordée aux deux hommes, la situation a rapidement évolué, aboutissant au maintien en détention de Farba Ngom, tandis que Tahirou Sarr a effectivement recouvré la liberté. L’information a été rapportée par la Radio Futurs Médias (RFM) dans son journal de 12 heures.

Poursuivis dans une affaire de détournement présumé de deniers publics portant sur un montant estimé à 125 milliards de francs CFA, les deux mis en cause avaient vu leurs demandes de mise en liberté examinées par la haute juridiction. Toutefois, le parquet financier a immédiatement interjeté appel contre la décision favorable concernant Farba Ngom, entraînant le rejet de sa requête et son maintien en détention.

Incarcéré depuis le 27 février 2025, Mouhamadou Ngom, plus connu sous le nom de Farba Ngom, demeure ainsi sous mandat de dépôt. L’ancien responsable politique est poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation lourds, notamment association de malfaiteurs, complicité d’escroquerie sur les deniers publics, blanchiment de capitaux et abus de biens sociaux. Tout au long de la procédure, il a constamment nié les faits qui lui sont reprochés, clamant son innocence devant les enquêteurs et les juridictions saisies.

L’état de santé de Farba Ngom a constitué l’un des principaux arguments avancés par sa défense. Décrit comme fragile par ses avocats, il a effectué à plusieurs reprises des séjours médicaux au pavillon spécial de l’hôpital Aristide Le Dantec. Ces éléments avaient été invoqués pour appuyer ses demandes de liberté provisoire, sans toutefois convaincre définitivement le parquet financier, dont l’opposition a pesé dans la décision finale de la Cour suprême.

En revanche, la situation de Tahirou Sarr a connu une issue différente. Son coaccusé, qui a lui aussi toujours rejeté les accusations portées contre sa personne, bénéficie effectivement d’une liberté provisoire assortie d’un contrôle judiciaire. Aucune opposition du procureur n’ayant été formulée à son encontre, la décision rendue par la Cour suprême a été exécutée. Il reste néanmoins soumis à des obligations strictes, notamment sa disponibilité permanente pour les besoins de l’instruction et le respect d’éventuelles restrictions de déplacement.

Cette décision judiciaire intervient dans un contexte national marqué par une forte attente de l’opinion publique sur les questions de gouvernance financière, de lutte contre la corruption et de reddition des comptes. Elle relance également le débat sur l’usage de la détention préventive, le rôle du parquet financier et l’équilibre délicat entre les impératifs de justice, les droits de la défense et les considérations humanitaires liées à l’état de santé des personnes détenues.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°523 – 28/07/2025

🔴 LEVÉE DE 132 MILLIARDS F CFA PAR LE SÉNÉGAL DANS LE MARCHÉ DE L’UEMOA : LA DETTE PREND L’ASCENSEUR
🔴 MISE EN PLACE D’UNE CARTE DE SÉJOUR POUR LES MAURITANIENS : DU POPULISME SELON TAHIROU SARR

🔴 ZIGUINCHOR / PRÉSIDENCE DE LA FSF : AUGUSTIN SENGHOR : LE PARI DE L’EXPÉRIENCE

Carte de séjour pour les Mauritaniens : Tahirou Sarr dénonce une « posture populiste » et exige l’application équitable des lois

Le député Tahirou Sarr s’est prononcé sur le nouvel accord bilatéral signé entre le Sénégal et la Mauritanie, qui instaure une carte de séjour obligatoire pour les ressortissants mauritaniens souhaitant s’installer au Sénégal au-delà de trois mois.
Le président du parti Les Nationalistes estime qu’il s’agit davantage d’une « posture populiste » que d’une véritable politique migratoire cohérente et réfléchie. Selon lui, le Sénégal reste silencieux face à la présence de centaines de milliers, voire de millions d’étrangers vivant sur son territoire sans titre de séjour.
Tahirou Sarr appelle ainsi à une application rigoureuse et équitable des lois. Il exhorte également l’État à assurer la protection des Sénégalais établis à l’étranger, dans le respect de la réciprocité.

Depuis de nombreuses années, je demande l’application rigoureuse de la loi 71-10 du 25 janvier 1971 relative aux conditions d’admission, de séjour et d’établissement des étrangers au Sénégal. Cette législation, en vigueur depuis plus d’un demi-siècle, impose les mêmes obligations à tous les étrangers désireux de s’installer sur notre sol. Il faut l’appliquer sans exception.

Nous prenons acte de l’accord que le gouvernement vient de signer avec la Mauritanie pour encadrer le séjour des Mauritaniens au Sénégal et des Sénégalais en Mauritanie. Il est nécessaire de le préciser explicitement : cet accord, au-delà de sa présentation diplomatique, représente principalement une réaction à la politique de la Mauritanie et aux expulsions inacceptables de nos compatriotes.

Il s’agit plutôt d’une attitude populiste qu’une véritable politique migratoire bien pensée, car pendant que nous nous empressons de régulariser quelques milliers de Mauritaniens, nous restons muets face à des centaines de milliers voire des millions d’autres étrangers résidant au Sénégal sans titre de séjour, alors que leurs pays d’origine l’exigent pour nos concitoyens.

Je tiens à le rappeler clairement : la Réciprocité n’est pas un gage de Souveraineté. Un pays qui se respecte doit établir ses propres chartes, ses propres règles et sa propre stratégie politique, plutôt que de simplement reproduire ce que subissent ses citoyens ailleurs pour l’imposer sans discernement à ceux du pays en question. Une politique migratoire judicieuse ne consiste pas uniquement à identifier les étrangers: elle favorise également leur implication dans l’effort national, puisque tout étranger résidant sur notre territoire profite de notre sécurité, de nos hôpitaux, de nos établissements scolaires, de nos voies de circulation, de nos infrastructures et de notre aménagement urbain qu’il contribue parfois à saturer.

Ainsi, le titre de séjour sert également d’instrument économique et de justice contributive. Ma position est simple et constante : indépendamment de tout accord bilatéral, la Loi 71-10 doit être appliquée par le gouvernement à tous les étrangers sans distinction de nationalité. Quiconque séjourne plus de 90 jours au Sénégal doit être en règle, point final. En tant que Député, Président du parti JëL Liñu Moom/Les Nationalistes, je continuerai à rappeler que la dignité des Sénégalais ne se négocie pas. Nous exigeons que nos lois soient appliquées intégralement et que l’État protège nos compatriotes partout dans le monde, au-delà des effets d’annonce et des accords qui flattent mais ne règlent rien sur le fond.

Tahirou Sarr
Député, Président du parti JëL Liñu Moom/Les Nationalistes

Affaire Badara Gadiaga : Tahirou Sarr dénonce une « arrestation injuste » et interpelle le pouvoir sur les libertés

Lors d’un point de presse tenu ce samedi 12 juillet 2025, le député Tahirou Sarr, président du parti « Les Nationalistes », a vivement critiqué l’arrestation du chroniqueur Badara Gadiaga, qu’il qualifie de « mesure arbitraire » révélatrice d’un système répressif toujours en place, malgré l’alternance politique incarnée par le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko.

« Le système n’a pas changé. On continue de faire taire les citoyens. Le cas de Badara Gadiaga en est l’exemple parfait. Il a été arrêté injustement. Aujourd’hui, je constate qu’il n’y a pas de procureur de rupture », a-t-il déclaré, pointant du doigt une continuité troublante dans les pratiques judiciaires et politiques, malgré les promesses de changement.

Dans une posture critique mais mesurée, Tahirou Sarr a également appelé Ousmane Sonko à adopter une démarche plus unificatrice dans sa gestion des tensions politiques et sociales. « Il devrait tenir un discours conciliateur et fédérateur, plutôt que de laisser s’installer les tiraillements », a-t-il insisté, en référence au climat de polarisation toujours perceptible dans l’espace public sénégalais.

L’interpellation du président de la République n’a pas été éludée. Le député a exhorté Bassirou Diomaye Faye à intervenir personnellement pour obtenir la libération du chroniqueur de la TFM, estimant que l’affaire aurait pu être réglée dans un cadre strictement médiatique ou politique. À ses yeux, « l’échange houleux » entre Badara Gadiaga et le député Amadou Ba (membre du Pastef) n’avait pas vocation à finir devant les tribunaux.

« Nous ne devons pas céder à la tentation de judiciariser tous les débats publics. La liberté d’expression reste un pilier de notre démocratie, et il est impératif de la protéger, y compris lorsqu’elle dérange », a martelé Tahirou Sarr, en clôture de son intervention.

Cette prise de position relance le débat sur l’équilibre entre responsabilité politique et liberté d’opinion dans un contexte post-électoral encore marqué par les crispations de la période pré-2024. Alors que le gouvernement se veut porteur d’une rupture démocratique, certains observateurs voient dans cette arrestation un signal contradictoire, voire préoccupant.

Le dossier de Badara Gadiaga, initialement centré sur des accusations de « discours contraires aux bonnes mœurs », s’est complexifié avec l’ajout de charges lourdes telles que la diffusion de fausses nouvelles et l’invocation de l’article 80 du Code pénal. Ses avocats dénoncent une cabale fondée sur une mauvaise interprétation de transactions financières, tandis que plusieurs voix, à l’image de celle de Tahirou Sarr, s’élèvent désormais pour contester la légitimité même de la procédure.

Sénégal – Affaire Tahirou Sarr : la justice gèle ses comptes bancaires, ses avocats font appel

Nouveau rebondissement dans le dossier explosif de l’homme d’affaires Seydou Sarr, alias Tahirou. Le juge d’instruction financier a ordonné la saisie des comptes bancaires du mis en cause, domiciliés à NSIA Banque. Cette décision s’inscrit dans le cadre de l’enquête menée sur un vaste scandale financier estimé à 125 milliards FCFA.

Les avocats de Tahirou Sarr ont immédiatement interjeté appel devant la Chambre d’accusation financière pour contester cette mesure de saisie pénale visant les soldes créditeurs. L’audience, qui devait se tenir ce mardi 9 juillet, a finalement été renvoyée au 23 juillet 2025. Un délai qui pourrait s’avérer décisif dans la stratégie de défense de l’homme d’affaires.

Pour rappel, Tahirou Sarr a été placé sous mandat de dépôt le 28 février dernier, après avoir été épinglé par la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) dans le cadre d’opérations jugées suspectes, portant sur un montant total de 125 milliards FCFA. Il est inculpé pour association de malfaiteurs en groupe criminel organisé, escroquerie sur les deniers publics et blanchiment de capitaux, des délits particulièrement graves, portant sur une somme de 91 milliards FCFA.

L’affaire suscite un vif intérêt de l’opinion publique, d’autant plus que Tahirou Sarr est une figure bien connue du monde des affaires sénégalais. Certains y voient le symbole d’une volonté affichée des autorités judiciaires de s’attaquer aux circuits de la corruption financière, tandis que d’autres dénoncent une forme de harcèlement judiciaire.

Affaire de blanchiment et d’escroquerie : la justice confirme la saisie des biens de Farba Ngom et Tahirou Sarr

La Chambre d’accusation financière a confirmé ce vendredi les ordonnances de saisie pénale visant les hommes d’affaires Farba Ngom et Tahirou Sarr, selon des informations rapportées par Seneweb. Ces décisions, rendues par le juge d’instruction financier, s’inscrivent dans le cadre d’une enquête pour blanchiment de capitaux, escroquerie et abus de biens sociaux portant sur plusieurs dizaines de milliards de francs CFA.

Farba Ngom, ancien député et proche de l’ex-président Macky Sall, a été inculpé le 27 février 2025 pour association de malfaiteurs en vue de commettre des actes de blanchiment de capitaux, escroquerie sur des fonds publics à hauteur de 31,8 milliards de FCFA, et complicité d’abus de biens sociaux. Son coaccusé, l’homme d’affaires Tahirou Sarr, a été mis en cause dès le lendemain, le 28 février, pour les mêmes faits, en plus d’une escroquerie distincte portant sur 25,3 milliards de FCFA. Ces inculpations s’appuient notamment sur un rapport accablant de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF).

Dans une ordonnance rendue le 11 mars 2025, le président du Collège des juges d’instruction du Pool judiciaire financier a ordonné la saisie des comptes bancaires, immeubles, véhicules et autres avoirs appartenant aux deux prévenus. Cette saisie repose sur les dispositions des articles 41-1 à 41-4 du Code pénal, des articles 677-40 à 677-42 du Code de procédure pénale, ainsi que sur l’article 202 de la loi n°2024-08 du 14 février 2024, relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive.

Les avocats des deux mis en cause avaient introduit un recours contre ces mesures, arguant d’un excès de pouvoir et de l’absence de preuves matérielles justifiant une saisie préventive de cette ampleur. Ce recours a été rejeté ce vendredi par la Chambre d’accusation, qui a estimé que les conditions légales étaient réunies pour garantir la préservation des biens litigieux en attendant l’issue du procès.

Cette confirmation judiciaire marque une nouvelle étape dans un dossier à fort retentissement politico-économique, qui met en lumière les efforts des autorités judiciaires pour lutter contre la criminalité financière au Sénégal. Les deux hommes d’affaires restent présumés innocents jusqu’à l’issue définitive de la procédure.

Le procès en première instance pourrait s’ouvrir dans les mois à venir, sauf rebondissement judiciaire.

Affaire Tahirou Sarr : Une nouvelle demande de liberté provisoire déposée, avec des garanties évaluées à 31,9 milliards de FCFA

L’homme d’affaires Tahirou Sarr, placé sous mandat de dépôt dans le cadre d’une affaire retentissante mêlant association de malfaiteurs, blanchiment de capitaux, escroquerie sur des deniers publics et abus de biens sociaux, a introduit une nouvelle demande de liberté provisoire, mardi 13 mai 2025. Cette démarche repose sur des garanties financières et foncières considérables, censées couvrir le montant présumé du préjudice, estimé à 25,3 milliards de francs CFA.

Selon le quotidien L’Observateur, qui a rapporté l’information dans son édition du lundi 19 mai, la requête de Tahirou Sarr s’appuie sur l’exécution d’une ordonnance rendue par la Chambre d’accusation financière le 2 mai dernier. Cette décision autorise l’inscription d’hypothèques sur trois biens immobiliers lui appartenant, situés à Rufisque, pour une valeur totale estimée à 20,6 milliards de francs CFA.

À cette garantie s’ajoute un cautionnement en numéraire de 11 milliards de francs CFA, déjà consigné à la Caisse des dépôts et consignations (CDC). Au total, ce sont donc 31,9 milliards de francs CFA que le mis en cause met sur la table, «censés couvrir l’intégralité du manque intégral», souligne le journal.

Pour renforcer sa requête, Me Seydou Diagne, avocat de Tahirou Sarr, a sollicité et obtenu une attestation délivrée par l’administrateur du Greffe de la Cour suprême. Ce document atteste de l’absence de pourvoi en cassation contre l’arrêt de la Chambre d’accusation financière, prouvant que ni le parquet ni l’Agent judiciaire de l’État n’ont contesté la décision dans les délais impartis.

Cette nouvelle tentative de mise en liberté provisoire intervient dans un contexte judiciaire tendu, alors que le dossier Tahirou Sarr continue de faire couler beaucoup d’encre. La justice devra désormais se prononcer sur la recevabilité et la pertinence de cette demande, appuyée par des garanties d’un niveau rarement atteint dans une affaire de cette nature.

Tahirou Sarr au cœur d’un nouveau scandale financier : l’affaire des Certificats Nominatifs d’Obligation (CNO)

Déjà englué dans une affaire de détournement présumé de 91 milliards FCFA, l’homme d’affaires Tahirou Sarr voit son nom une nouvelle fois gravement entaché. Selon les révélations du journal L’Observateur dans son édition du 14 mai 2025, un nouveau dossier, aussi opaque que complexe, vient s’ajouter à la longue liste des ennuis judiciaires de l’industriel : l’émission de Certificats Nominatifs d’Obligation (CNO) d’un montant total de 100,29 milliards FCFA.

Entre septembre 2023 et février 2024, trois tranches de CNO ont été émises au bénéfice de Coris Bank, prétendument pour couvrir des dettes de l’État envers Sofico, société dirigée par Tahirou Sarr. Les montants en question sont faramineux :

20 milliards FCFA le 8 septembre 2023 45,10 milliards FCFA le 28 décembre 2023 35,19 milliards FCFA le 28 février 2024

L’objectif officiel ? Règlement d’échéances de crédits bancaires et paiement de fournitures destinées au ministère de l’Environnement. Mais selon L’Observateur, les documents fournis sont loin d’être convaincants, avec un flou inquiétant autour de la nature réelle des fournitures — du matériel de sécurité dont les spécifications restent inconnues.

Les soupçons se densifient lorsque L’Observateur évoque une possible connexion avec le controversé contrat d’armement de 45 milliards FCFA signé en 2022 avec Aboubakar Hima, alias Petit Boubé, déjà bien connu pour ses relations douteuses avec plusieurs États africains. Le silence entourant les modalités d’exécution et la finalité des fonds alloués alimente les interrogations des magistrats financiers, qui évoquent un “manque de transparence manifeste”, selon des extraits de rapports cités dans le journal.

Alors qu’il est déjà placé sous mandat de dépôt pour escroquerie sur les deniers publics, association de malfaiteurs en bande organisée et blanchiment de capitaux, Sarr devait comparaître ce mardi 14 mai devant la Chambre d’accusation financière pour une audience cruciale concernant la saisie de ses biens. Celle-ci a finalement été reportée au 21 mai, sur requête de ses avocats, qui souhaitent affiner leur stratégie de défense.

Mais le plus inquiétant reste peut-être les rapports de la Cour des comptes, transmis au ministère de la Justice, qui recommandent l’ouverture urgente d’enquêtes pénales. La nature fragmentaire des informations transmises par Sofico et les services de l’État fait planer de sérieux doutes sur la régularité et la légalité des opérations menées.

Dans les cercles financiers sénégalais, Tahirou Sarr est passé en peu de temps de discret industriel à figure centrale d’un scandale financier tentaculaire, potentiellement lié à des circuits de financement opaques entre secteur privé et État. Cette affaire pourrait rapidement devenir un test pour la crédibilité du parquet financier, mais aussi pour la volonté des autorités politiques de faire toute la lumière sur des pratiques jusque-là protégées par un mur de silence et d’influence.

L’opinion publique, elle, s’impatiente, dans un contexte national où la transparence dans la gestion des deniers publics est plus que jamais exigée.

Justice : Malgré un cautionnement de 419 milliards FCFA, Tahirou Sarr reste en détention

Malgré un cautionnement record de 419 milliards de francs CFA, Tahirou Sarr, opérateur économique très en vue, ne bénéficiera pas d’une liberté provisoire. C’est la décision surprenante qui ressort d’une ordonnance rendue ce mercredi 2 avril par le doyen des juges financiers.

Selon le journal Libération, qui a révélé l’affaire dans son édition du samedi 5 avril, les proches de l’homme d’affaires croyaient l’affaire réglée. Pour cause : la proposition de caution avait reçu le feu vert du magistrat instructeur, mais aussi celui de l’agent judiciaire de l’État.

En exécution des ordonnances du juge, un terrain de 8000 hectares situé à Mbane avait été immatriculé au nom de l’État, tout comme deux immeubles évalués à 14 milliards FCFA. S’y ajoutent un chèque certifié de 11 milliards, déposé à la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC).

Mais alors que tout semblait en place pour une libération provisoire sous caution, c’est finalement le parquet financier qui a opposé un refus catégorique. Le magistrat instructeur s’est ensuite aligné sur cette position, maintenant Tahirou Sarr derrière les barreaux.

Face à ce retournement de situation, les avocats de l’homme d’affaires comptent saisir la Chambre d’accusation financière. Ils espèrent obtenir la remise en liberté de leur client, en contestant le blocage de la mesure pourtant validée par le juge et l’État.

Cette affaire, à la fois judiciaire et politique, soulève de nombreuses questions sur l’indépendance de la justice financière, la transparence des décisions et les enjeux autour de la détention préventive dans les dossiers économiques sensibles au Sénégal.

Affaire des 125 milliards : Tahirou Sarr propose une nouvelle caution de 419 milliards pour recouvrer la liberté

L’homme d’affaires Tahirou Sarr revient à la charge dans le dossier explosif des 125 milliards de francs CFA, dans lequel il est actuellement sous mandat de dépôt. Après une première tentative infructueuse, il a formulé une nouvelle proposition de caution estimée cette fois-ci à 419 milliards de francs CFA, dans l’espoir d’obtenir une libération provisoire.

Selon les informations révélées ce jeudi 13 mars par L’Observateur, cette nouvelle offre a été soumise à l’Agent judiciaire de l’État. Elle intervient après le rejet d’une première proposition de 408 milliards, jugée insuffisante par le magistrat instructeur qui avait alors décidé de placer Tahirou Sarr en détention préventive.

Dans cette nouvelle proposition de garantie, l’homme d’affaires met en avant un ensemble d’actifs d’une valeur totale de 419 milliards FCFA. Il s’agit notamment d’un terrain situé à Mbane, estimé à 394 milliards de francs CFA, d’un chèque certifié d’un montant de 11 milliards et de deux immeubles évalués ensemble à 14 milliards. Soit une surenchère de 11 milliards par rapport à son offre précédente.

L’Observateur revient également sur l’historique du terrain de Mbane, pièce maîtresse de cette offre de caution. Ce bien foncier appartenait autrefois à un ancien ministre du régime socialiste, avant d’être hypothéqué pour garantir un emprunt bancaire. Suite à un défaut de remboursement, la banque s’en est saisie puis l’a vendu aux enchères. C’est par cette voie judiciaire que Tahirou Sarr en est devenu le propriétaire.

Afin de consolider son dossier, ses avocats ont joint plusieurs rapports d’expertise attestant de la valeur marchande des biens mis en garantie. Mais un obstacle majeur pourrait compromettre cette tentative : une partie de ces actifs, notamment le terrain de Mbane, fait déjà l’objet d’une saisie conservatoire par l’État. Un élément juridique qui pourrait peser lourd dans l’appréciation du magistrat instructeur.

Manifestation de soutien à Tahirou Sarr prévue à Oréfondé

Une manifestation de soutien à Tahirou Sarr est annoncée à Oréfondé, a-t-on appris ce lundi via la RFM. Une marche pacifique est prévue pour le 13 mars prochain, à l’initiative de proches et sympathisants de l’homme d’affaires récemment mis en cause dans une affaire financière de grande envergure.

Tahirou Sarr a été entendu le jeudi 27 février dernier par le collège des juges d’instruction du Pool judiciaire financier (PJF), dans le cadre de l’enquête sur des transactions jugées suspectes, évaluées à 125 milliards de francs CFA. Ce dossier, révélé par un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), a conduit à l’incarcération de plusieurs personnalités.

Présenté comme l’un des complices du député Mouhamadou Ngom, dit Farba, également écroué dans cette affaire, Tahirou Sarr a été placé sous mandat de dépôt. Son entourage dénonce une procédure jugée expéditive et appelle à une mobilisation pour exiger sa libération.

La marche du 13 mars devrait ainsi rassembler de nombreux soutiens dans la localité d’Oréfondé, dans une ambiance que les organisateurs veulent pacifique mais déterminée. Ils comptent faire entendre leur voix face à ce qu’ils considèrent comme une injustice.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°411 – 04/03/2025

🔴 AFFAIRE DES VILLAS DE LA CITÉ CHEIKH AMAR : TAHIROU SARR DANS SON BON DROIT
🔴 BESOIN DE FINANCEMENT DU BUDGET À HAUTEUR DE 38,5 MILLIARDS F CFA : NOUVEL EMPRUNT DU SÉNÉGAL DANS L’UM
OA

🔴 EUMEU SÈNE VS FRANC : NOUVEAU CHOC ENTRE PIKINE ET PARCELLES
🔴 MERCATO / TEUNGUETH FC : CINQ ESPOIRS PASSENT EN PRO

Affaire des villas de la cité Cheikh Amar : Tahirou Sarr dans son bon droit

Depuis plusieurs jours, une polémique entoure l’acquisition des villas de la cité Cheikh Amar, certains laissant entendre que ces logements étaient destinés aux ministres et que leur rachat par l’homme d’affaires Tahirou Sarr serait entaché d’irrégularités. Pourtant, un examen approfondi des faits montre clairement que ces affirmations sont infondées et que l’acquisition de ces biens a été faite dans le respect des règles établies.

Contrairement aux rumeurs, ces villas n’ont jamais été construites pour être attribuées aux ministres. À l’origine, l’État du Sénégal les avait achetées auprès du promoteur immobilier Cheikh Amar afin de loger les hôtes de marque du sommet de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI).

Cependant, malgré le paiement reçu, le promoteur n’a jamais achevé la construction des logements, les laissant à l’état de gros œuvre. L’État, n’ayant pas pu les utiliser pour l’événement, s’est alors retrouvé avec des bâtiments inachevés.

Face à cette situation, l’État a décidé de mettre les villas en vente pour éviter leur dégradation et optimiser la gestion du patrimoine public. C’est dans ce cadre que Tahirou Sarr a soumis une offre d’achat, qui a été acceptée et formalisée conformément aux procédures en vigueur.

Loin des spéculations, cette transaction a été réalisée de manière transparente, sans aucun privilège ni favoritisme. En aucun cas, il ne s’est agi d’un détournement ou d’un avantage indu accordé à qui que ce soit.

Ainsi, les accusations portées contre Tahirou Sarr dans cette affaire ne reposent sur aucun élément concret. L’homme d’affaires a acquis ces biens de façon légale, dans le cadre d’un processus de cession ouvert et réglementé.

Gestion du foncier au Sénégal : le député Papa Tahirou Sarr interpelle le gouvernement

Dans une démarche de transparence et de préservation des intérêts nationaux, le député Papa Tahirou Sarr a adressé une série de questions aux ministères concernés par la gestion du foncier au Sénégal. Dans une note adressée aux ministres des Finances, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire, ainsi qu’à celui de l’Agriculture, il exprime de vives préoccupations concernant l’attribution de vastes superficies de terres à des investisseurs étrangers.

Au cœur des inquiétudes du parlementaire se trouve notamment l’attribution supposée de 120 000 hectares de terres dans le Delta du Saloum à l’entreprise SENEGINDIA. Il s’interroge sur la base juridique et les critères ayant conduit à de telles décisions. « Sur quelle base juridique et selon quels critères ces terres ont-elles été attribuées aux entreprises et investisseurs étrangers ? », demande-t-il.

Tahirou Sarr insiste sur la nécessité de garantir que ces transactions respectent le Code du domaine national et préservent la souveraineté du Sénégal. Il demande si ces contrats d’attribution incluent des obligations précises en termes d’investissements et de développement agricole au profit du pays.

Dans le cadre de cette interpellation, le député réclame davantage de transparence sur l’état du foncier national. Il exhorte le gouvernement à publier une liste exhaustive et actualisée des terres attribuées à des entités étrangères, en précisant leur localisation, leur superficie et leur usage. « Existe-t-il un cadastre national numérique accessible au public permettant de connaître précisément l’état du foncier national ? », interroge-t-il.

De plus, il s’interroge sur les revenus générés par ces transactions foncières pour l’État. « Combien ces transactions foncières ont-elles rapporté aux caisses de l’État ? », demande-t-il, insistant sur l’importance de veiller à une gestion rigoureuse de ces ressources au profit du bien-être de la population.

Le député met également en avant la nécessité de prendre en compte les communautés locales affectées par ces cessions foncières. « Quelles contreparties ont été négociées pour le bénéfice des communautés locales affectées par ces cessions ou baux fonciers ? », interroge-t-il, soulignant l’importance d’une gestion équitable du foncier qui profite aussi bien aux investisseurs qu’aux populations locales.

Enfin, il pose la question cruciale de la souveraineté nationale et de la sécurité alimentaire. « Le gouvernement estime-t-il que l’ampleur des surfaces attribuées à des étrangers est compatible avec la souveraineté nationale et la sécurité alimentaire du Sénégal ? », s’inquiète-t-il, rappelant que la gestion des terres constitue un enjeu stratégique pour l’avenir du pays.

En conclusion, Papa Tahirou Sarr insiste sur la nécessité d’une pleine transparence en matière de gestion foncière. Il appelle le gouvernement à répondre précisément à ses interrogations et à rendre public un état détaillé des terres détenues par des étrangers. « Il est impératif que l’opinion publique soit pleinement informée des choix opérés par l’État en la matière », affirme-t-il.

Scandale des 125 milliards de la Centif : Tahirou Sarr rejoint Farba Ngom en prison après le rejet de leurs cautions

L’affaire des 125 milliards de francs CFA révélée par la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) continue de secouer la sphère politico-financière sénégalaise. Ce vendredi, l’homme d’affaires Tahirou Sarr a été placé sous mandat de dépôt par le juge d’instruction du Pool judiciaire financier (PJF), après avoir tenté de consigner une caution pour éviter la prison.

Impliqué dans deux procédures distinctes, dont une concernant 25,3 milliards de francs CFA dans laquelle le député-maire des Agnam, Farba Ngom, est l’accusé principal, Tahirou Sarr avait proposé de mettre en garantie plus de 400 milliards de francs CFA, selon des informations du journal Libération. L’homme d’affaires avait présenté un chèque de 11 milliards et trois titres fonciers d’une valeur totale de 13 milliards. Cependant, ces offres ont été rejetées par le juge.

Farba Ngom, de son côté, aurait tenté de consigner une dizaine de titres fonciers évalués à 34 milliards de francs CFA, alors que la procédure le vise pour un montant de 31 milliards. Là aussi, le Pool judiciaire financier a refusé la proposition et a procédé à la saisie d’une partie des fonds retrouvés dans ses comptes bancaires.

D’après L’Observateur, les autorités judiciaires ont décidé de prendre des mesures conservatoires conformément à la loi communautaire de l’Uemoa sur la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Cette législation permet aux juges d’ordonner la saisie ou la confiscation des biens liés aux infractions présumées, avant même le jugement définitif.

Les investigations ont permis de retrouver plusieurs dizaines de milliards de francs CFA sur les comptes bancaires des mis en cause. Cette procédure, qui implique des personnalités influentes, marque un tournant dans la lutte contre la criminalité financière au Sénégal.

Le Pool judiciaire financier poursuit ses enquêtes, alors que l’État du Sénégal, partie civile dans cette affaire, cherche à recouvrer les sommes détournées. Ce scandale illustre la volonté des autorités de renforcer la lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent dans le pays.

Prison de Rebeuss : Tahirou Sarr partage la chambre 36 avec Khadim Ba de Locafrique

L’homme d’affaires Tahirou Sarr a été placé sous mandat de dépôt ce vendredi par le juge d’instruction financier et écroué à la maison d’arrêt et de correction (MAC) de Rebeuss. Désormais détenu dans le cinquième secteur de cette prison, il partage sa cellule avec une autre personnalité du monde des affaires sénégalais, Khadim Ba, directeur général de Locafrique.

Khadim Ba est incarcéré à Rebeuss depuis octobre 2024 dans le cadre d’un contentieux financier avec la douane sénégalaise. Ce différend porte sur une somme colossale de 215 milliards de FCFA, un montant qui fait de ce dossier l’un des plus sensibles du moment dans les milieux économiques et judiciaires.

De son côté, Tahirou Sarr, dont l’arrestation a surpris plus d’un, rejoint la même cellule, la chambre 36, où il côtoiera désormais le patron de Locafrique. L’homme d’affaires était jusqu’ici connu pour ses activités dans le secteur des finances et de l’immobilier, mais son placement en détention marque un tournant dans sa carrière.

Le cas de Khadim Ba et Tahirou Sarr illustre une tendance croissante où des hommes influents du monde des affaires se retrouvent sous les verrous, souvent en raison de litiges financiers impliquant l’État. Ce durcissement des procédures judiciaires témoigne d’un renforcement du contrôle sur les transactions financières et des mesures de lutte contre les pratiques jugées irrégulières dans les milieux économiques.

L’incarcération de ces deux figures laisse entrevoir des enjeux majeurs autour de la régularité des pratiques financières au Sénégal. Les prochains développements seront suivis de près, notamment quant aux décisions judiciaires qui seront prises dans les semaines à venir.

Sénégal : Tahirou Sarr placé sous mandat de dépôt dans l’affaire des 125 milliards de francs CFA

L’affaire des transactions suspectes révélées par la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) continue de secouer la sphère politico-économique sénégalaise. Après son audition au Pool judiciaire financier (PJF) ce vendredi 28 février, l’homme d’affaires Tahirou Sarr a été placé sous mandat de dépôt et rejoint ainsi son ami et collaborateur Farba Ngom à la prison de Rebeuss.

Tahirou Sarr est impliqué dans un vaste scandale financier portant sur des transactions suspectes évaluées à 125 milliards de francs CFA. L’enquête, initiée par la CENTIF, met en lumière des flux financiers opaques et des détournements présumés d’importantes sommes d’argent.

Dans cette affaire, il est directement accusé d’un détournement de 91,6 milliards de francs CFA. Pour éviter la détention, il aurait proposé un cautionnement d’une valeur colossale, comprenant notamment un titre foncier situé à Mbane, estimé à 394 milliards de francs CFA, selon les informations rapportées par Libération.

L’homme d’affaires aurait également tenté de négocier une sortie de crise en apportant d’autres garanties financières. Toujours selon Libération, il aurait mis sur la table un chèque de 11 milliards de francs CFA ainsi que deux titres fonciers d’une valeur respective de 1 milliard et 12 milliards de francs CFA.

Cependant, ces propositions n’ont pas empêché la justice de le placer en détention provisoire, signe de la gravité des accusations portées contre lui.

L’arrestation de Tahirou Sarr intervient dans un contexte marqué par la détention de Farba Ngom, figure influente du camp présidentiel. Ce dernier est considéré comme l’accusé principal dans cette affaire aux ramifications complexes. Son incarcération a déjà suscité des remous au sein du paysage politique sénégalais, et l’ajout de Tahirou Sarr à la liste des détenus renforce la dimension hautement sensible du dossier.

Alors que l’instruction suit son cours, cette affaire continue de captiver l’opinion publique et pourrait avoir des répercussions majeures sur la scène politique et économique du pays. Reste à voir si de nouvelles révélations viendront encore bouleverser cette saga judiciaire aux montants vertigineux.

Affaire des 125 milliards : Tahirou Sarr convoqué à la DIC ce jeudi

L’homme d’affaires Seydou Sarr, plus connu sous le nom de Tahirou Sarr, est convoqué à la Division des Investigations Criminelles (DIC) ce jeudi 13 février 2025 pour une audition dans le cadre de l’enquête ouverte par le Parquet Judiciaire Financier.

Selon nos informations, Tahirou Sarr a reçu sa convocation dès vendredi dernier, ce qui laisse penser que l’instruction judiciaire progresse rapidement dans cette affaire impliquant des flux financiers suspects. L’enquête s’appuie sur un rapport explosif de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), qui fait état de mouvements financiers douteux d’un montant cumulé de plus de 125 milliards de francs CFA.
Le nom de Tahirou Sarr apparaît dans ce dossier sensible, aux côtés d’autres personnalités influentes, dont le député Farba Ngom, qui doit également comparaître ce jeudi devant le Collège des juges d’instruction du Parquet Financier. L’enquête vise à établir l’origine exacte de ces fonds et à déterminer si des faits de blanchiment d’argent, de corruption ou d’abus de biens sociaux peuvent être retenus contre les mis en cause.
Le rapport de la CENTIF met en lumière des opérations financières jugées anormales, avec des transferts de fonds ayant transité par plusieurs comptes bancaires au Sénégal et à l’étranger. Les enquêteurs cherchent notamment à savoir si ces fonds proviennent de marchés publics, de contrats frauduleux ou d’activités suspectes dans des secteurs stratégiques.
Cette convocation de Tahirou Sarr à la DIC s’inscrit donc dans un processus d’investigation visant à faire la lumière sur ces mouvements financiers et à identifier d’éventuelles responsabilités.
Les auditions prévues ce jeudi 13 février marqueront un tournant dans cette affaire, qui suscite un grand intérêt au sein de l’opinion publique. Alors que les partisans de Farba Ngom annoncent une mobilisation massive à Matam, il est à prévoir que l’audition de Tahirou Sarr à la DIC ne passera pas inaperçue.

Expropriation foncière : Tahirou Sarr, Mamour Diallo, et les députés Amadou Ba et Birima Mangara dans le collimateur de la justice

Le dossier concernant l’expropriation des titres fonciers n°5058/NGA, 13833/NGA, et 1838/NGA, qui avait été en sommeil pendant un certain temps, a été récemment relancé par le parquet sénégalais. Ce dossier implique la société Sofico et fait l’objet d’une série de mesures judiciaires, notamment à l’encontre de plusieurs personnalités, dont Tahirou Sarr, Mamour Diallo, ainsi que les députés Amadou Ba et Birima Mangara.

Un réquisitoire supplétif a été émis demandant le placement en détention de Tahirou Sarr, tandis qu’un mandat d’arrêt international a été lancé contre Mamour Diallo, une figure clé dans cette affaire. Selon Libération, le parquet a également requis la levée de l’immunité parlementaire des députés Amadou Ba et Birima Mangara, afin d’évaluer leur implication potentielle dans cette expropriation foncière. Ces mesures surviennent après plusieurs auditions menées par la Sûreté urbaine.

Mamour Diallo, cependant, n’a pas pu être entendu lors des investigations, car il est impliqué dans une autre enquête et a quitté le Sénégal en juin 2024. Le mandat d’arrêt international vise à le localiser et à l’entendre dans le cadre de cette affaire.

La demande de levée de l’immunité parlementaire des députés Amadou Ba et Birima Mangara a été formulée dans le but d’examiner plus en profondeur leur rôle éventuel dans l’expropriation foncière. Si cette levée d’immunité est approuvée, elle pourrait entraîner une mise en examen des députés concernés, bien que cela ne garantisse pas nécessairement une inculpation.

Le juge d’instruction du deuxième cabinet est désormais chargé d’examiner ces nouvelles requêtes et de déterminer les suites à donner. La levée des immunités parlementaires, bien qu’un processus délicat, permettrait de poursuivre les enquêtes avec davantage de transparence et de clarté, ce qui pourrait conduire à des éclaircissements sur la manière dont les terres ont été expropriées au profit de la société Sofico.

La situation judiciaire liée à cette expropriation soulève de nombreuses questions sur les pratiques foncières au Sénégal et sur la manière dont les autorités politiques et économiques gèrent de telles affaires. Si certains perçoivent ces enquêtes comme une tentative de rendre justice, d’autres y voient une manœuvre politique, particulièrement avec l’implication de figures de l’opposition comme les députés Amadou Ba et Birima Mangara.

Sénégal : scandale politico-financier autour de Tahirou Sarr et des milliards de FCFA détournés

Le Sénégal est secoué par une affaire financière aux ramifications complexes, révélée par L’Observateur. Le Parquet du Pool Judiciaire Financier (PJF) enquête sur des transactions suspectes mettant en cause Tahirou Sarr, homme d’affaires influent, et plusieurs entités publiques et privées. Avec des flux financiers atteignant plus de 125 milliards de FCFA, l’affaire mêle opacité, blanchiment présumé et usage douteux de ressources publiques.

Tout commence avec un rapport alarmant de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), signalant des transactions cumulées à 125 milliards de FCFA. Au cœur de cette affaire, un virement initial de 4 milliards de FCFA effectué depuis le Trésor public en juin 2022. Ce montant a été transféré à Mega Business Solutions, entreprise dirigée par Tahirou Sarr, avant d’être redistribué vers d’autres entités, telles que Holding Sofico et Sci Diamalaye.

Les enquêteurs ont également identifié un autre transfert de 3,5 milliards de FCFA, que Tahirou Sarr justifie comme un engagement de l’État pour des condamnations judiciaires. Cependant, la Centif relève des incohérences dans ses explications, alimentant les soupçons de détournement.

L’enquête a révélé un réseau complexe de sociétés écrans et de transactions douteuses. Plusieurs entités, telles que Coris Bank et Sci Haba, représentée par Ismaïla Ngom (présumé frère du député Farba Ngom), sont impliquées dans des virements allant de 1,5 milliard à 300 millions de FCFA. Des retraits massifs, notamment celui de 600 millions de FCFA en août 2023, posent la question de la finalité réelle de ces fonds.

Un rapport clé transmis par la CBAO détaille des virements massifs non justifiés, dont certains seraient destinés à des paiements notariaux opaques. Ces mécanismes, typiques du blanchiment de capitaux, viseraient à dissimuler l’origine des fonds publics ou à contourner des réglementations fiscales.

Outre Tahirou Sarr, le député Farba Ngom est également cité dans l’enquête, renforçant la dimension politico-financière de ce scandale. Les fonds publics impliqués et l’utilisation présumée de sociétés écrans soulèvent des interrogations sur l’impunité dont jouiraient certaines élites économiques et politiques.

L’impact de cette affaire dépasse les sphères économiques : elle ravive le débat sur la transparence dans la gestion des ressources publiques et la lutte contre la corruption au Sénégal.

Pour l’heure, Tahirou Sarr n’est pas encore inculpé. Cependant, les investigations du Parquet du PJF se poursuivent, tandis que l’opinion publique exige des réponses. Les zones d’ombre et les montants astronomiques en jeu font de ce dossier un véritable séisme politico-financier.

Débat sur les étrangers au Sénégal : Tahirou Sarr relance la polémique

Lors de son intervention à l’Assemblée nationale à l’occasion de la Déclaration de Politique Générale (DPG), le député Tahirou Sarr a ravivé le débat sur la présence des étrangers au Sénégal. En interpellant le Premier ministre, il a fait référence à une déclaration controversée de l’ancien candidat Ousmane Sonko durant la campagne électorale, qui avait affirmé que le Sénégal ne comptait que 207 791 étrangers. “Croyez-vous toujours qu’il n’y a que 207 791 étrangers au Sénégal ?”, a-t-il lancé, réitérant sa position critique sur la gestion de ce sujet sensible.

Nationaliste assumé, Tahirou Sarr a plaidé en faveur de l’instauration d’une carte de séjour pour les étrangers résidant sur le territoire sénégalais. Selon lui, cette mesure permettrait une meilleure gestion et un meilleur contrôle des flux migratoires. Il propose un système différencié, avec des cartes à court, moyen et long terme pour ceux dont le séjour dépasse 21 jours. Cette solution, selon le député, constituerait “la meilleure option” pour concilier souveraineté nationale et ouverture aux étrangers.

Tahirou Sarr a également abordé le sujet sensible de la réciprocité des visas, qui fait l’objet de débats depuis plusieurs années. Pour le député, la mise en place de règles claires sur l’accès des étrangers au Sénégal et des Sénégalais à d’autres pays serait un pas vers une gestion équitable et souveraine des migrations.

Le député a par ailleurs alerté sur ce qu’il considère comme une “spoliation de l’état civil”. Pour lui, il est impératif de mettre en place un fichier national différenciant les étrangers des nationaux. Une telle mesure, soutient-il, permettrait de protéger l’identité nationale et de garantir une meilleure traçabilité administrative.

Les propos de Tahirou Sarr interviennent dans un contexte de tensions politiques et sociales autour de la question de la souveraineté et de la gestion des étrangers au Sénégal. Si certains saluent son franc-parler et ses propositions, d’autres craignent que ces discours alimentent un sentiment de rejet envers les étrangers, dans un pays historiquement reconnu pour son hospitalité et son ouverture.

Le député Tahirou Sarr interpelle le ministre de la Justice sur les questions de nationalité et de séjour des étrangers

Lors d’une séance tenue en commission des lois ce jeudi, le député non-inscrit Tahirou Sarr a interrogé le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Ousmane Diagne, sur neuf thématiques, dont la nationalité, l’identité et la gestion du séjour des étrangers au Sénégal. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de l’exercice de ses prérogatives parlementaires.

Découvrez l’intégralité de cette initiative portée par le député.

À Monsieur le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Ousmane Diagne. 

Objet: Initiative parlementaire

En tant que député, je tenais devant votre autorité d’exercer mon droit d’initiative parlementaire, qui j’espère vous parlera afin de vous aider davantage à faire respecter des lois déjà existantes mais à corriger certains laxismes d’État du passé.

Ci-dessous, neuf initiatives parlementaires:

1- Application totale de la loi sur l’interdiction du droit du sol et la limitation de « l’accès à la nationalité » pour les étrangers nés de deux parents étrangers.

2- Audit général de l’État Civil et Confier l’État Civil à la Gendarmerie.

3- Identifier et sanctionner les responsables du trafic d’identité. Et Récupération de tous les États civils donnés, volés et vendus entre 2007 et 2024.

4- Audit des jugements d’État Civil au niveau des tribunaux et la raison pour laquelle que c’est toujours un étranger qui gagne devant la plainte d’un plaignant sénégalais pour usurpation, vente et spoliation d’identité.

5- Obligation de test de paternité sous plainte de la femme ou de l’homme et Facilitation du certificat de divorce sous 9 mois après séparation (pour que les hommes ne tiennent plus en otage les femmes désireuses de refaire leur vie.)

6- En remplacement du CESE et HCCT, Créer une direction de Réparation des injustices et des inégalités pour résoudre tous les problèmes et préjudices subis entre 2000 et 2024 par les sénégalais qui soient abus de pouvoir, abus d’autorité, accaparement de biens ou d’héritage etc…

7- Création de Prisons Agricoles pour le désengorgement et l’intégration des centres pénitentiaires. Établissement pour but de faciliter la création des coopératives communales pour une agriculture durable et inclusive mais aussi assoir d’une manière plus citoyenne la réinsertion des détenus le méritant avec des salaires symboliques. (Dossier que je crois est déjà dans votre bureau via le ministre de l’Agriculture depuis trois mois).

8- Créer dans chaque ambassade un pool d’avocats (de deux à trois) pour assister les Sénégalais ayant des démêlés avec la justice du pays de leur résidence.

9- Intégration des Coordonnateurs (non intégrés) des Maisons de Justice dans la Fonction Publique par recrutement spécial comme ce fut le cas avec les coordonnateurs intégrés et tel que recommandé dans le rapport des assises de la justice, et ce afin de désengorger les cours et tribunaux et favoriser le rapprochement de la justice aux justiciables

Veuillez agréer, monsieur le Ministre l’expression de ma considération distinguée.

Polémique Ousmane Sonko-Tahirou Sarr : Souleymane Allou Diallo, le Migrant, recadre le nationaliste

La campagne électorale pour les élections législatives du 17 novembre 2024 tire à sa fin. C’est l’occasion saisie par le lanceur d’alerte sur les questions de migration pour saluer l’accalmie, la paix et l’esprit de dépassement qui règnent ces dernières quarante-huit heures dans la circonscription du département de Dakar. Il appelle les Sénégalais de tous bords politiques à la sérénité et à aller voter dans le calme. Ce vendredi 15 novembre, face à la presse nationale et internationale, Souleymane Allou Diallo a dénoncé les propos de Tahirou Sarr, qu’il considère comme des déclarations à caractère racial.

Monsieur le Président de l’ONG Otra Africa a saisi cette occasion pour condamner les propos raciaux et haineux tenus par notre compatriote à l’égard des pays voisins. Ces déclarations, selon lui, n’ont pas leur place dans l’espace de liberté d’expression au Sénégal. Il s’insurge contre la diabolisation des frères africains, perçus comme des « envahisseurs » privant les jeunes Sénégalais d’opportunités d’emploi. Il a demandé l’arrêt des propos diffamatoires tenus par l’animateur de la ligne extrême droite, pointant du doigt les incohérences dans le programme du nationaliste, et a souligné l’arrogance dont il fait preuve. Le défenseur des migrants se demande comment un responsable du ministère de l’Intérieur peut ignorer l’existence d’une division des visas à la Direction de la Surveillance Territoriale (DST) pour la délivrance des visas à l’entrée du Sénégal. Il a également précisé que c’est au niveau de la Direction de la Police des Étrangers à Dieuppeul que les étrangers et les ressortissants non-CEDEAO régularisent leurs cartes de séjour au Sénégal.

Monsieur Souleymane Allou Diallo, très en verve, est revenu sur le débat entre le Président Ousmane Sonko et le leader des nationalistes, demandé par ce dernier, qu’il juge sans intérêt et sans valeur ajoutée pour notre démocratie. Il conseille à l’extrémiste de revoir son discours populiste et incohérent, tant dans la forme que dans le fond. Il rappelle que certains propos de l’activiste montrent une ignorance totale des lois et règlements du pays ainsi que de la conduite des relations internationales.

L’analyste consultant a salué la sortie rassurante du Président de la coalition PASTEF, qui a brisé le silence sur les attaques xénophobes et discriminatoires dont sont victimes de nombreux étrangers vivant parmi nous, notamment les Peuls de Guinée et les Libano-Syriens.

M. Diallo, le patron de l’ONG Otra Africa, a conclu son discours en lançant un appel aux responsables politiques, aux leaders d’opinion et aux chefs religieux, les invitant à se mobiliser pour condamner de tels propos qui, selon lui, ternissent l’image du Sénégal, pays d’accueil et de la Teranga.

Tahirou Sarr réplique à Ousmane Sonko : « Je ne laisserai personne ternir mon image »

Dans une conférence de presse tenue hier, Tahirou Sarr, candidat de la coalition Diomaye Président, n’a pas hésité à exprimer sa frustration face aux critiques d’Ousmane Sonko et de son parti, le Pastef. Se présentant comme le défenseur des intérêts nationaux, Sarr a livré des propos virulents contre l’ancien maire de Ziguinchor, qu’il accuse de mensonges et de manipulation.

Tahirou Sarr a réaffirmé son engagement en faveur d’un discours nationaliste, assurant qu’il ne reculera devant aucune pression. « Je ne suis intéressé que par la vérité. Mon discours n’a pas changé et ne changera jamais », a-t-il martelé devant la presse. Pour lui, la nécessité de défendre les Sénégalais face à une supposée menace étrangère est une priorité absolue.

Il a par ailleurs renouvelé sa proposition controversée d’instaurer une carte de séjour pour les étrangers, qu’il juge essentielle pour contrôler l’immigration au Sénégal. Répondant aux accusations d’Ousmane Sonko, qui aurait critiqué cette mesure, Sarr a rétorqué : « Ceux qui prétendent que Pastef propose la carte de séjour mentent. Qu’ils montrent des preuves. Ils mentent tous, y compris Ousmane Sonko ! »

Tahirou Sarr n’a pas mâché ses mots, accusant le Pastef de plagiat : « Ils ont copié mon programme. C’est de la lâcheté ! », a-t-il affirmé avec véhémence. Selon lui, Ousmane Sonko et son parti tentent de s’approprier des idées qu’il a formulées bien avant. Il estime également que ces tentatives de copier son programme visent à le discréditer auprès des Sénégalais : « Ils essaient de me mettre en mal avec le peuple, mais je ne céderai pas ! »

À l’approche des élections législatives, Sarr a profité de sa prise de parole pour dénoncer des manœuvres visant à nuire à sa candidature. Il accuse Sonko d’avoir tenté de l’intimider pour l’empêcher de déposer sa liste : « Avant les élections, il m’a appelé pour exiger que je lui parle avant de déposer ma liste. Il voulait me prendre en photo pour me décrédibiliser. »

Malgré ces tensions, Tahirou Sarr affirme rester fidèle à la coalition Diomaye Président et préfère, selon ses mots, « se battre de l’intérieur ». Il se dit convaincu que le Pastef ressent une pression intense face à une probable défaite aux législatives, ce qui expliquerait ces attaques répétées.

Les déclarations de Tahirou Sarr risquent de susciter des réactions contrastées au sein de la classe politique et de la société civile. Alors que certains pourraient saluer sa posture nationaliste et son discours direct, d’autres pourraient y voir une escalade de la xénophobie et une rhétorique populiste destinée à attirer l’électorat le plus conservateur.

En tout état de cause, Tahirou Sarr semble déterminé à maintenir le cap et à défendre sa vision sans compromis. La campagne électorale s’annonce donc houleuse, avec des affrontements verbaux qui ne manqueront pas d’alimenter le débat public dans les semaines à venir.

Scandale foncier à Dakar : Tahirou Sarr et des responsables publics impliqués dans une fraude de grande envergure

L’affaire fait grand bruit dans la capitale sénégalaise. Tahirou Sarr, un homme d’affaires influent, se retrouve au cœur d’une vaste affaire de fraude foncière et de détournement de fonds, révélée par la Sûreté urbaine de Dakar. Selon le journal L’Observateur, Sarr aurait orchestré un complot impliquant des membres de l’administration sénégalaise pour détourner des fonds publics via des transactions foncières frauduleuses, ciblant particulièrement des terres situées à Ngor.

Les faits remontent à 2014, lorsqu’un groupe de familles héritières de terres à Ngor a été approché pour vendre trois titres fonciers. Ces familles, prudentes, avaient sollicité les services d’un avocat de renom pour sécuriser la transaction. Cependant, cet avocat, qui aurait dû représenter leurs intérêts, aurait trahi leur confiance. D’après les informations obtenues, il se serait allié secrètement à Tahirou Sarr ainsi qu’à des figures influentes, dont Mamour Diallo, l’ancien Directeur des Domaines, et plusieurs hauts responsables administratifs.

Ensemble, ils auraient mis en place une fausse procédure d’expropriation pour utilité publique, dissimulant ainsi un vaste détournement de fonds. Un procès-verbal de conciliation falsifié a été présenté aux familles, leur promettant une compensation de 700 millions de francs CFA. Cependant, les fonds n’ont jamais été versés, et les documents remis aux familles étaient des faux.

Après avoir découvert l’escroquerie, les familles spoliées ont déposé plainte, révélant l’ampleur de la fraude. L’enquête, confiée à l’inspecteur Bara Sangharé, a mis en lumière un réseau complexe de pratiques illégales impliquant des responsables publics de haut rang. Le procureur, confronté aux nombreuses incohérences du dossier, a décidé de transférer l’affaire au juge d’instruction pour des investigations plus approfondies.

Les investigations en cours ont permis de révéler des anomalies majeures dans le processus de vente et d’expropriation des terres. Le juge d’instruction, face à l’ampleur des irrégularités, pourrait procéder à de nouvelles arrestations. Cette affaire met à nu un véritable système de corruption au sein de l’administration sénégalaise, avec des responsables publics utilisant leur position pour enrichissement personnel au détriment des citoyens.

Le scandale qui entoure Tahirou Sarr et ses complices présumés suscite une vive indignation au sein de l’opinion publique. Plusieurs organisations de la société civile ont appelé à une enquête impartiale et à des sanctions sévères contre tous les acteurs impliqués dans cette fraude. Le procès à venir sera suivi de près, tant par les médias que par les citoyens, impatients de voir justice rendue.

Pour l’heure, l’enquête se poursuit, et les sénégalais attendent des réponses claires sur ce dossier qui expose des failles profondes dans la gestion des terres et l’intégrité de l’administration publique.

Montée de la stigmatisation des « Peul Fouta » : Une association recadre Tahirou Sarr

L’Initiative sénégalaise pour le dialogue interculturel Sanakuyaa a publié une note condamnant vivement les discours xénophobes et stigmatisants à l’encontre de la communauté « Peul Fouta », attribués au politicien Tahirou Sarr. Dans ce communiqué, l’association dénonce les propos jugés intempestifs de Sarr, qu’elle estime être relayés par certains médias et amplifiés sur les réseaux sociaux, mettant ainsi en péril la coexistence pacifique au Sénégal.

L’association souligne que ces discours alimentent des préjugés infondés et des stéréotypes nocifs, menaçant la cohésion sociale et la paix dans le pays. Elle conteste également les chiffres avancés sur le nombre de membres de la communauté « Peul Fouta » vivant illégalement au Sénégal, ainsi que les allégations mensongères sur leur prétendue implication dans des activités criminelles, les qualifiant de sans fondement.

Sanakuyaa déplore la complicité tacite de certains acteurs des médias sénégalais qui relaient ces discours xénophobes et stigmatisants. Elle rappelle que la diversité culturelle et ethnique est une richesse pour le pays et appelle à lutter contre la xénophobie en promouvant des messages d’inclusion, de tolérance et de respect mutuel.

En conclusion, l’Initiative Sénégalaise pour le Dialogue Interculturel réaffirme son engagement en faveur de la promotion de la paix, de l’harmonie et du respect des droits humains pour tous les citoyens du Sénégal, et appelle à un rejet collectif de la haine et de la discrimination.

Boubacar Boris Diop condamne fermement le discours xénophobe de Tahirou Sarr

L’écrivain sénégalais renommé Boubacar Boris Diop a récemment pris la parole pour condamner avec véhémence le discours xénophobe de Tahirou Sarr, exprimé sur la plateforme X. Dans son post, Diop a qualifié les propos de Sarr de choquants pour la conscience humaine et en contradiction avec les principes essentiels de la solidarité africaine.

Dans son message, Boubacar Boris Diop met en évidence les dangers potentiels que de tels discours représentent pour les millions de Sénégalais résidant dans les pays voisins. Il souligne que de telles déclarations menacent les liens de fraternité qui unissent les nations africaines et mettent en péril la cohésion régionale.

« Le discours xénophobe de Tahirou Sarr choque la conscience humaine et nie les principes fondateurs de la solidarité africaine. Il met aussi en danger les millions de Sénégalais établis dans les pays frères et ceux-ci devraient être les premiers à l’inviter à se taire », a déclaré Boubacar Boris Diop.

Pour Diop, il est impératif que les Sénégalais et les citoyens des pays voisins expriment leur désaccord avec de tels discours et invitent Tahirou Sarr à se rétracter. Cette réaction collective est vue comme essentielle pour combattre la propagation de l’intolérance et du sectarisme dans la région.

L’appel de Boubacar Boris Diop intervient dans un contexte où la région de l’Afrique de l’Ouest est confrontée à des défis croissants liés à la migration, à la sécurité et à la coopération régionale. Dans ce contexte, la solidarité et le respect mutuel entre les peuples africains sont plus importants que jamais pour promouvoir la stabilité et le développement durable.

En conclusion, la condamnation franche de Boubacar Boris Diop envers le discours xénophobe de Tahirou Sarr rappelle l’importance de promouvoir des valeurs d’inclusion, de tolérance et de solidarité dans toute la région africaine.

Forum du justiciable met en garde Tahirou Sarr contre les discours anti-étrangers

Dans un communiqué récent, le Forum du justiciable a exprimé sa préoccupation face aux récentes déclarations de Tahirou Sarr concernant les ressortissants étrangers vivant au Sénégal. L’organisation a appelé le leader nationaliste à la retenue et l’a averti contre tout discours de nature xénophobe, stigmatisante ou intolérante, susceptible de perturber la cohésion sociale du pays.

Dans son communiqué, le Forum du justiciable a rappelé que le Sénégal est réputé pour sa « teranga » et son ouverture aux autres cultures. Il a souligné l’importance de maintenir cet esprit d’accueil et de cohabitation pacifique avec des personnes de diverses nationalités.

L’organisation a exhorté Tahirou Sarr à faire preuve de prudence et de responsabilité dans ses actions et ses discours, soulignant que la réconciliation nationale doit être une priorité pour tous les acteurs politiques. Selon le Forum du justiciable, l’unité et l’harmonie entre les différentes communautés sont essentielles pour le développement et la stabilité du Sénégal.

En appelant à un dialogue constructif et inclusif, le Forum du justiciable a affirmé sa volonté de travailler avec toutes les parties prenantes pour promouvoir la paix, la tolérance et le respect des droits de l’homme dans le pays.

Cette mise en garde du Forum du justiciable souligne l’importance de la responsabilité des leaders politiques dans la préservation de l’unité et de la diversité du Sénégal, ainsi que dans la promotion des valeurs de tolérance et de respect mutuel.

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