Le Dakarois Quotidien N°810 – 28/08/2026
Le Dakarois Sports N°810 – 28/08/2026
🔴 ÉLECTION À LA FSF : MADY TOURÉ EXIGE LA REPRISE RAPIDE DE LA PROCÉDURE APRÈS LA DÉCISION DU TAS
TAS : l’élection de la FSF renvoyée devant la Commission de recours, le résultat maintenu, Abdoulaye Fàl toujours Président de la FSF
Saisi par le candidat malheureux Mady Touré, le Tribunal arbitral du sport a invalidé la procédure d’irrecevabilité opposée par la Fédération sénégalaise de football. Il renvoie le dossier pour un réexamen au fond, sans toutefois remettre en cause l’élection d’Abdoulaye Fall à la présidence, en août 2025.
Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a rendu ce vendredi une décision très attendue sur la régularité de l’élection présidentielle de la Fédération sénégalaise de football (FSF), organisée les 2 et 3 août 2025. Saisi par Mady Touré, l’un des candidats, le TAS a jugé irrecevable la position de la Commission de recours de la FSF, qui avait écarté le recours de ce dernier sans l’examiner sur le fond.
Dans son communiqué, le TAS estime que « la décision d’irrecevabilité de la Commission de recours à l’encontre du recours de M. Touré n’était pas fondée en droit et violait le Code électoral ». La formation arbitrale a donc ordonné le renvoi du dossier devant la Commission de recours, afin qu’elle procède à une instruction complémentaire et statue à nouveau, dans le respect des considérants de la sentence.
Mady Touré, candidat à la présidence de la FSF, avait participé à l’Assemblée générale élective (AGE) des 2 et 3 août 2025. Mais le second tour, il a choisi de suspendre sa participation et de quitter la salle aux environs de 2 heures du matin, invoquant des irrégularités dans les convocations, le déroulement des débats et un manque de transparence dans le contrôle des votants et le dépouillement. Abdoulaye Fall a finalement été élu pour un mandat de quatre ans.
Après avoir saisi sans succès la Commission de recours de la FSF, qui a déclaré son recours irrecevable le 25 août 2025, M. Touré a porté l’affaire devant le TAS le 11 septembre 2025, demandant l’annulation de l’AGE et l’organisation de nouvelles élections.
Une audience par visioconférence s’est tenue le 10 mars 2026 devant le TAS. Les arbitres ont examiné les dispositions du Code électoral de la FSF et les arguments des parties. Ils ont conclu que la Commission de recours aurait dû examiner le recours au fond, et non se contenter de le déclarer irrecevable.
Toutefois, faute d’éléments suffisants – en raison de l’absence de mesures d’instruction prises par la Commission – le TAS a estimé ne pas pouvoir trancher lui-même la demande d’annulation de l’élection. Il a donc renvoyé l’affaire à la Commission de recours, en lui donnant des directives précises pour une nouvelle décision.
Un renvoi sans incidence sur les résultats actuels
Le TAS insiste sur un point fondamental : cette décision « n’a aucune incidence sur les résultats de l’élection présidentielle d’août 2025 ». Abdoulaye Fall reste donc, pour l’heure, le président élu de la FSF. Le réexamen du recours par la Commission de recours pourrait, en théorie, aboutir à une annulation, mais le TAS ne préjuge pas du sens de cette nouvelle décision.
La sentence complète du TAS sera publiée sur son site internet, sauf demande de confidentialité de la part des parties. En attendant, ce renvoi constitue un nouvel épisode dans la saga électorale du football sénégalais, qui avait déjà connu des tensions lors du scrutin de 2025.
Ce n’est pas la première fois que l’élection à la FSF est contestée sur le plan juridique. D’autres recours, notamment devant les instances nationales, avaient été déposés, sans succès. La décision du TAS relance le débat sur la régularité des processus électoraux dans le football ouest-africain, où les contentieux se multiplient.
La Commission de recours de la FSF devra désormais se prononcer rapidement, sous peine de voir le dossier s’enliser. Le président de la FSF, Abdoulaye Fall, n’a pas encore réagi officiellement, mais ses soutiens saluent une décision qui, en pratique, maintient son élection pour l’instant.
Mady Touré, quant à lui, a accueilli la sentence comme « une victoire de principe », espérant que la Commission de recours, cette fois-ci, examinera ses arguments avec toute l’attention qu’ils méritent.
Le Dakarois
Annoncé depuis le 28 juillet, le nouveau gouvernement, censé porter le plan de redressement économique, est le fruit d’âpres négociations internes. Sa composition révèle davantage de concessions politiques que de choix stratégiques, laissant planer des incertitudes sur la capacité de l’exécutif à gouverner efficacement.
La nomination des titulaires de la Justice et de l’Intérieur marque un tournant. Longtemps défendus par la présidence comme des bastions de neutralité, ces ministères ont finalement été cédés sous la pression du Premier ministre et de son camp. Ce choix confère à Ousmane Sonko et à ses proches un pouvoir inédit dans l’appareil sécuritaire et judiciaire. Pour nombre d’observateurs, cela ouvre la voie à un durcissement des pratiques répressives et à une possible instrumentalisation des procédures judiciaires dans la gestion des rivalités politiques.
Alors que le pays traverse une conjoncture difficile – hausse du coût de la vie, chômage des jeunes, fragilité de l’investissement – les attentes étaient fortes sur l’émergence d’une équipe compétente et soudée autour du plan de redressement. Or, plusieurs ministres critiqués pour leur manque de résultats ont été reconduits, par défaut d’accord entre le président et son Premier ministre. Ce statu quo traduit un arbitrage politique plutôt qu’une vision économique, laissant craindre un retard dans la mise en œuvre des réformes attendues.
Derrière les sourires officiels, la rivalité entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko reste palpable. L’un incarne la légitimité institutionnelle, l’autre revendique la légitimité politique et militante. Cette dualité installe une « guerre froide » au sommet, qui pourrait se diffuser insidieusement dans la haute administration et les institutions de la République. La stratégie présidentielle, consistant à temporiser et laisser pourrir la situation, apparaît comme un aveu de faiblesse. Mais ce choix pourrait à terme miner la stabilité du pays et la confiance des citoyens dans leurs dirigeants.
Ce gouvernement, né de compromis laborieux, illustre les limites d’un partage du pouvoir imposé par des équilibres politiques précaires. Loin d’incarner une dynamique de réforme, il s’apparente à une fragile coalition interne dont les contradictions risquent d’entraver l’action publique. Dans un contexte où la société sénégalaise attend des réponses rapides et concrètes, cette paralysie politique pourrait s’avérer lourde de conséquences.
La comparution du chroniqueur Badara Gadiaga devant la Division spéciale de la cybersécurité continue de faire réagir la classe politique. Ce mardi, Thierno Alassane Sall, président du parti La République des Valeurs, s’est rendu sur place pour lui manifester son soutien, tout en dénonçant ce qu’il qualifie de dérives inquiétantes.
Face aux journalistes, l’ancien ministre a fustigé une « instrumentalisation de l’appareil judiciaire » au service de visées politiques :
« La justice est aujourd’hui utilisée comme un outil de répression contre ceux qui expriment des opinions critiques. C’est une dérive autoritaire qu’il faut condamner fermement », a-t-il affirmé.
Thierno Alassane Sall a également profité de l’occasion pour revenir sur les déclarations polémiques du Premier ministre Ousmane Sonko à l’encontre des magistrats. Il a estimé que ces attaques verbales allaient bien au-delà de ce qui est reproché à Badara Gadiaga :
« Les propos tenus par Ousmane Sonko à l’endroit des magistrats sont bien plus graves que tout ce qu’on a pu entendre sur les plateaux de télévision », a-t-il souligné, dénonçant un traitement à géométrie variable des prises de parole publiques.
La réplique n’a pas tardé. Alors que le Premier ministre Ousmane Sonko dénonçait mardi soir sur Facebook « l’hypocrisie » de certains leaders politiques concernant la liberté d’expression et les dérives verbales, Thierno Alassane Sall a réagi avec virulence. Dans une publication tranchante, l’opposant et président de la République des Valeurs s’en est pris à ce qu’il qualifie de dérive personnelle d’un chef de gouvernement « en perte de repères ».
« C’est un Premier ministre angoissé par son incapacité à redresser l’économie du pays, désorienté face aux questions sociales lancinantes, meurtri par son propre dossier judiciaire, qui a étalé sans retenue ses états d’âme ce soir », écrit Thierno Alassane Sall.
Pour lui, Ousmane Sonko cherche en permanence à désigner des boucs émissaires, refusant d’assumer ses responsabilités en tant que chef du gouvernement. TAS estime que le leader de Pastef, au lieu de se concentrer sur les priorités économiques et sociales du pays, ressasse ses contentieux judiciaires et accuse tous azimuts.
« À l’entendre, tout le monde serait ligué contre lui : la justice, l’opposition, le Président de la République qui manquerait de poigne, son administration qu’il juge ‘incompétente’. Le voilà presque à crier au complot, comme en mars 2021 », tacle-t-il.
L’ancien ministre du gouvernement Sall y voit une stratégie politique fondée sur la victimisation, à rebours des attentes des Sénégalais. Selon lui, le Premier ministre semble oublier qu’il est aujourd’hui aux commandes du pays et détient les leviers du pouvoir.
Le député et président du parti République des Valeurs, Thierno Alassane Sall, a récemment porté à l’attention de l’opinion publique des chiffres inquiétants liés à la future Loi de Finances Rectificative (LFR) de 2025. Par un message publié sur sa page X (anciennement Twitter), l’opposant politique a révélé une dette publique qui s’envolerait à 5 715,5 milliards de francs CFA pour l’année 2025, portant le cumul de la dette sur deux ans à 10 207 milliards.
Face à ces chiffres qu’il qualifie d’« implacables », Thierno Alassane Sall déplore une trajectoire budgétaire qu’il juge insoutenable et peu bénéfique pour la population sénégalaise. Il souligne avec fermeté que cette explosion de la dette ne se traduit pas par des améliorations tangibles dans des secteurs essentiels tels que l’emploi, la santé, les infrastructures ou encore le bien-être général des citoyens.
L’élu de l’opposition insiste notamment sur l’absence d’impact positif de cette dette sur le chômage, le coût de la vie, la situation des étudiants ou encore le développement du monde rural. Pour lui, la hausse constante des emprunts publics semble se faire au détriment des besoins fondamentaux de la majorité des Sénégalais.
Par ailleurs, Thierno Alassane Sall critique également ce qu’il qualifie de « néo-apparatchiks » qui, selon lui, profiteraient des fonds politiques financés par cette dette croissante. Il met en garde contre le poids de cette politique économique sur le pouvoir d’achat des ménages, marqué notamment par des prix à la pompe élevés et des denrées de base devenues hors de portée, aggravant ainsi les sacrifices imposés à la population.
À travers cette dénonciation, le président du parti République des Valeurs appelle à une révision urgente de la gestion des finances publiques afin d’éviter que la dette ne devienne un fardeau insupportable pour le Sénégal, sans générer les effets escomptés sur le développement économique et social du pays.
Le bras de fer entre le député Thierno Alassane Sall, président du groupe parlementaire Taxawu Senegaal (TAS), et le ministère des Finances autour du paiement des primes d’assurance dans le cadre du marché d’électrification rurale confié à AEE Power Espagne continue de faire des vagues.
Suite aux déclarations du Directeur national des Assurances (DNA), Mamadou Dème, sur les ondes de la RFM, qui affirmait que la prime d’assurance avait été réglée le 20 juin 2024, soit 92 jours après l’émission des garanties, et que ce délai respectait largement les 180 jours autorisés par la loi, Thierno Alassane Sall a décidé de remettre les pendules à l’heure.
Le député s’interroge publiquement : « Qui le Directeur national des Assurances cherche-t-il à protéger ? ». Pour TAS, les explications du DNA ne résistent pas à un examen approfondi. Il rappelle que l’Autorité de Régulation de la Commande Publique (ARCOP) a, à trois reprises, demandé à la SONAC la preuve que les primes relatives aux garanties avaient bien été payées dans les délais impartis. Cette démarche s’inscrit dans le respect strict des règles encadrant les marchés publics, où un paiement tardif peut entraîner la nullité irrévocable du marché.
Malgré ces relances répétées, le député souligne que le DNA, qui avait reçu ces courriers, n’a jamais présenté à l’ARCOP la moindre dérogation officielle justifiant le paiement tardif des primes, effectué le 14 juin 2024, soit trois mois après l’émission des garanties. TAS insiste sur un principe fondamental du droit administratif : une dérogation est une exception à la règle qui doit être formalisée par un document écrit, précisant notamment sa date d’entrée en vigueur et sa durée. Or, aucune dérogation de ce type n’a été prévue ou communiquée dans le cadre de ce marché.
Par ailleurs, le député cite un élément contractuel majeur, rappelé dans les factures émises par la SONAC à AEE Power EPC, qui conditionne expressément la prise d’effet du contrat au paiement préalable de la prime d’assurance. Ce point contractuel vient renforcer la position de TAS selon laquelle le paiement tardif remet en cause la validité de la garantie.
Face à ces contradictions, Thierno Alassane Sall promet de poursuivre son combat et d’apporter prochainement de nouvelles révélations sur cette affaire qu’il qualifie de « scandale à multiples rebondissements ».
Cette opposition frontale entre le député et le ministère des Finances, via le Directeur national des Assurances, illustre la tension persistante autour de la transparence et du respect des procédures dans la gestion des marchés publics au Sénégal. La suite de cette controverse est attendue avec attention par l’opinion publique.
Un nouvel épisode vient secouer la gouvernance des marchés publics au Sénégal. Dans une question écrite adressée au ministre des Finances et du Budget, l’honorable député Thierno Alassane SALL, président du groupe parlementaire Taxawu Senegaal (TAS), soulève de graves irrégularités dans l’émission de garanties d’assurance par la SONAC au profit de l’entreprise espagnole AEE POWER EPC.
Selon le député, la SONAC aurait délivré des garanties d’un montant total de 56 millions d’euros (environ 36,5 milliards FCFA) à AEE POWER EPC dans le cadre du marché de l’électrification rurale, sans que les primes exigées n’aient été payées à la date d’émission des garanties. Une pratique qui, si elle est avérée, viole frontalement les règles du Code des assurances de la CIMA, notamment l’article 13 qui subordonne la validité du contrat à la perception préalable de la prime.
AEE POWER EPC s’était vu attribuer un marché portant sur l’électrification de localités dans plusieurs régions (Kaffrine, Kédougou, Louga, Saint-Louis, Tambacounda). Comme le veut la procédure, les avances de démarrage et de dépenses engagées, ainsi que la garantie de bonne exécution, ont été conditionnées à la présentation de garanties dûment émises. Mais les documents comptables consultés par le député montrent que les primes n’étaient pas encore virées sur le compte de la SONAC à la date de délivrance des garanties, ce qui jette un sérieux doute sur la légalité de la procédure.
Pire encore, la société AEE POWER Sénégal – filiale locale du groupe espagnol – a saisi à plusieurs reprises l’Autorité de régulation des marchés publics (ARCOP) pour dénoncer la situation, dès août 2024. À son tour, l’ARCOP a saisi officiellement la SONAC en juillet 2024 pour exiger des preuves de paiement des primes dans un délai de 72 heures. À ce jour, selon Thierno Alassane SALL, aucune réponse n’a été fournie par la société d’assurance étatique.
Dans sa correspondance datée du 12 juin 2025, le député demande expressément au ministre des Finances de fournir la chronologie exacte de la délivrance des garanties et du paiement effectif des primes. En tant qu’autorité de tutelle de la SONAC, le ministre est interpellé pour éclairer les députés, mais aussi l’opinion publique, sur les conditions opaques entourant cette opération.
Cette affaire soulève une fois de plus la problématique de la transparence dans les garanties financières d’État, notamment dans les projets stratégiques financés par des partenaires internationaux. Elle met également en lumière les risques systémiques liés à une gestion laxiste des obligations contractuelles dans les marchés publics.
Alors que le gouvernement Diomaye Faye s’est engagé à renforcer la reddition des comptes, cette affaire pourrait devenir un test de crédibilité pour les autorités. Les députés, les organismes de régulation et l’opinion attendent désormais des clarifications urgentes sur cette situation, qui pourrait avoir des implications juridiques, financières et diplomatiques.
Le député Thierno Alassane Sall a soulevé un débat sensible en adressant une question écrite au ministre des Énergies, du Pétrole et des Mines, dénonçant le maintien de prix élevés du carburant à la pompe au Sénégal. Dans une correspondance diffusée sur ses réseaux sociaux, l’ancien ministre s’interroge sur l’absence de révision tarifaire, alors que les conditions économiques internationales et régionales militent clairement en faveur d’une baisse.
Entre le 10 juin 2024 et le 9 juin 2025, le cours du baril de Brent, référence mondiale du pétrole brut, a chuté de plus de 18 %, passant de 81,96 à 67,13 dollars. Dans le même temps, le franc CFA s’est renforcé face au dollar américain, avec un taux de change passant de 607,396 à 574,435 FCFA pour un dollar, soit une amélioration de 5,43 %. Deux facteurs qui, selon Thierno Alassane Sall, devraient mécaniquement entraîner une réduction du coût des importations de carburants.
Pourtant, sur le marché national, les prix à la pompe restent figés. Le litre de super est toujours vendu à 990 FCFA, un niveau qui place le Sénégal en tête des pays les plus chers de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). À titre de comparaison, la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso affichent un tarif de 855 FCFA, le Mali 775 FCFA, et le Niger — pays enclavé en crise politique — seulement 540 FCFA. Ce différentiel de prix, qui atteint jusqu’à 45 % avec le Niger, interroge d’autant plus que les importations de carburants dans ces pays passent souvent par le port de Dakar.
Thierno Alassane Sall, également ancien ministre de l’Énergie, s’étonne qu’un pays devenu producteur d’hydrocarbures ne parvienne pas à en faire bénéficier ses citoyens à travers une baisse tangible des prix à la pompe. Il souligne que cette situation constitue une pression supplémentaire sur le pouvoir d’achat des ménages, déjà affectés par l’inflation, tout en affaiblissant la compétitivité des entreprises sénégalaises. Les secteurs du transport, de l’agriculture, de la pêche ou encore de la logistique, fortement dépendants du carburant, en subissent les conséquences au quotidien.
Le parlementaire invite le gouvernement à s’expliquer de manière transparente sur les critères de fixation des prix à la pompe. Il appelle également à une révision urgente de cette politique, à l’aune des réalités économiques actuelles et du nouveau statut énergétique du Sénégal, désormais producteur de pétrole et de gaz. Cette interpellation relance le débat sur la gouvernance des ressources naturelles et l’impact direct qu’elle devrait avoir sur le bien-être des populations.



Lors d’une conférence de presse organisée ce mardi 22 avril à Dakar, Thierno Alassane Sall, président du parti République des Valeurs (RV) et ancien ministre de l’Énergie, a tiré la sonnette d’alarme sur ce qu’il qualifie de « crise multidimensionnelle profonde » au Sénégal. Selon lui, plusieurs secteurs clés de l’économie nationale sont aujourd’hui en grande souffrance, pendant que le pouvoir en place donne l’impression de fuir ses responsabilités.
« Nous assistons à une aggravation silencieuse mais dangereuse des conditions de vie des Sénégalais, face à laquelle l’État reste sourd et passif », a déclaré l’ex-ministre. Il fustige l’absence de réformes urgentes et structurelles, dans un contexte où les tensions sociales et économiques s’amplifient.
À Saint-Louis, la crise dans le secteur de la pêche artisanale ne cesse de s’aggraver. Thierno Alassane Sall pointe du doigt la gestion désastreuse de la brèche, dont l’ouverture incontrôlée, selon lui, a causé la mort de près de 40 pêcheurs en une année. Il accuse l’État d’inaction, soulignant que « malgré les alertes, aucune mesure de sécurisation adéquate n’a été prise ».
Autre facteur aggravant : la raréfaction des subventions publiques, notamment pour les moteurs et les équipements, qui rend les conditions de travail de plus en plus précaires. « Nos pêcheurs sont livrés à eux-mêmes pendant que d’autres pays, comme la Mauritanie, injectent massivement dans la modernisation de leur secteur halieutique », déplore-t-il.
L’ancien ministre a également dressé un bilan inquiétant du secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP), pilier traditionnel de la croissance et de l’emploi. Selon lui, le chiffre d’affaires des cimenteries a chuté de 25 %, un signal fort du ralentissement de l’activité.
Il évoque également une baisse importante des importations de fer à béton et de matériaux de construction, signe d’un désengagement généralisé. Ce repli économique entraîne une vague de licenciements dans les entreprises du secteur, aussi bien dans les chantiers publics que privés.
« Les carrières tournent au ralenti, des entreprises ferment, et des milliers de familles se retrouvent sans revenu stable », a-t-il averti.
Le chômage constitue un autre sujet d’inquiétude pour Thierno Alassane Sall. Il avance le chiffre de plus de 20 800 emplois perdus récemment, sans que l’État ne communique clairement sur les plans de sauvegarde ou de reconversion.
Il dénonce également l’opacité des procédures de recrutement dans la fonction publique et les sociétés d’État, parlant de « copinage politique » au détriment de la compétence et de la transparence.
Pour Thierno Alassane Sall, cette accumulation de dysfonctionnements est le reflet d’un pouvoir « dépassé, incohérent et sourd aux appels des citoyens ». Il invite le gouvernement à changer de cap urgemment, en adoptant une gouvernance basée sur la rigueur, la transparence et le dialogue.
« Si rien n’est fait rapidement, nous courons tout droit vers un effondrement économique et social », a-t-il averti, en appelant à un sursaut national.
La proposition de loi interprétative de la loi d’amnistie, portée par le député Amadou Ba, membre de Pastef, suscite débat dans le paysage politique. L’initiateur souhaite modifier certains aspects du texte à travers un amendement, qui a fait réagir son collègue député Thierno Alassane Sall.
Dans une publication sur son compte Facebook, le leader du parti La République des Valeurs considère cet amendement comme un rejet exprimé par les Sénégalais.
Voici l’intégralité de sa publication.
PASTEF ET LE FEUILLETON DE L’AMNISTIE : SUITE D’UNE HISTOIRE DE TROMPERIE
Nous avons pris connaissance de la nouvelle proposition de loi d’interprétation de la loi d’amnistie de PASTEF qui prend la forme d’un amendement. Dans un document de six pages, le régime PASTEF réécrit substantiellement le texte initial. Cette modification est le signe que PASTEF a compris le rejet de leur manipulation par les Sénégalais. En revanche, au lieu de se résoudre définitivement à réaliser la demande claire du peuple Sénégalais d’une abrogation totale de l’amnistie, PASTEF continue dans la tromperie à travers la nouvelle mouture de sa proposition.
Contrairement à ce qu’ils racontent dans les médias depuis deux jours, la nouvelle proposition de loi interprétative demeure dans le même esprit que l’ancienne : PASTEF veut une abrogation partielle de la loi d’amnistie. Leur « interprétation » s’inscrit dans cette logique en visant la modification du champ d’application de la loi d’amnistie. Leur faux débat sémantique sur la rétroactivité concerne alors également leur texte.
Nous y reviendrons dans les jours à venir dans une réponse détaillée à ce nouvel épisode du feuilleton de la tromperie.
Thierno Alassane Sall
Lors de la session de questions-réponses à l’Assemblée nationale ce vendredi 21 février, le Premier ministre, Ousmane Sonko, a été interpellé sur la question des fonds politiques, un sujet qui avait alimenté les débats lorsqu’il était dans l’opposition. Thierno Alassane Sall, député et leader de la coalition « Sénégal Kese », lui a demandé des explications sur son maintien des fonds politiques après les avoir critiqués et haramisés par le passé.
Dans une réponse sans équivoque, Ousmane Sonko a réaffirmé son opposition au principe de fonds exclusivement alloués à une seule personne, même s’il s’agit du président de la République. « J’ai toujours dit que dans un pays, avoir des fonds exclusivement dédiés à une personne, fût-elle Président, ce n’est pas normal », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité d’une gestion transparente des finances publiques.
Cependant, le Premier ministre a également reconnu l’existence de fonds dits « secrets », utilisés pour des opérations sensibles liées à la sécurité ou à la diplomatie. « Par contre, dans tous les pays, il y a des fonds qu’on appelle secrets qui permettent de régler des questions importantes en toute discrétion », a-t-il expliqué. Une nuance qui n’a pas convaincu Thierno Alassane Sall, lequel a dénoncé un double discours.
Faisant référence aux promesses de Sonko de supprimer ces fonds s’il arrivait au pouvoir, TAS a raillé ce changement de position en lançant une pique ironique : « C’est comme celui qui disait : ‘Je bois du vin qui, une fois ingéré, se transforme en lait’ ». Une allusion à ce qu’il perçoit comme une volte-face du Premier ministre sur une question qui avait été au cœur de son engagement politique.
Face à cette attaque, Sonko a tenu à clarifier sa position : « Je n’ai jamais dit que c’est haram », réfutant l’idée qu’il aurait diabolisé ces fonds pour ensuite les légitimer une fois en fonction. Il a conclu en adressant un message à son opposant du jour : « Parfois, il faut savoir applaudir », sous-entendant que certaines réalités du pouvoir imposent des ajustements, même aux engagements pris dans l’opposition.
La Dakaroise
Le contexte politique au Sénégal s’oriente peut-être vers un moment décisif avec la possibilité d’un débat public entre Ousmane Sonko, Amadou Ba, potentiellement Thierno Alassane Sall et probablement les autres têtes de liste. À l’approche des élections législatives anticipées du 17 novembre 2024, ces échanges pourraient offrir aux électeurs une occasion précieuse d’évaluer les les visions des principaux candidats.
La scène politique sénégalaise est sur le point de franchir une nouvelle étape vers une confrontation directe et démocratique par voue de presse entre ses leaders.
Tout semble indiquer qu’un débat public entre Ousmane Sonko, Amadou Ba, et peut-être Thierno Alassane Sall, est en préparation.
Peu de temps après la conférence de presse donnée hier par Amadou Ba, Ousmane Sonko a pris la parole sur ses réseaux sociaux pour réagir aux propos de son adversaire.
Dans une intervention directe, le Premier ministre s’est montré satisfait de la prise de parole du leader de la coalition « Jamm Ak Njariñ », lançant : « enfin, les choses bougent ». Il n’a pas hésité à critiquer le fait que son opposant se serait longtemps caché « derrière ses mercenaires de la plume et autres chroniqueurs », avant de lui proposer un débat public. « Je lui offre une belle opportunité de s’expliquer devant le peuple : un débat public contradictoire entre lui et moi sur la situation économique et financière dans laquelle ils ont plongé le pays », a déclaré le président de « Pastef ».
Il convient toutefois de préciser que cette idée de débat ne vient pas de Sonko lui-même, mais plutôt de l’entourage d’Amadou Ba. En effet, il y a quelques jours, Madiambal Diagne avait affirmé que l’ancien Premier ministre était « prêt à débattre avec Ousmane Sonko sans condition aucune », une déclaration qui n’avait pas laissé indifférents les observateurs.
Cependant, ce face-à-face ne sera peut-être pas limité à ces deux figures politiques. Thierno Alassane Sall, leader de la coalition « République des Valeurs », a tenu à s’inviter dans la discussion. Via un post sur X (anciennement Twitter), il a réagi aux déclarations de Sonko en rappelant que plusieurs sujets méritent également d’être débattus, notamment les dossiers liés à l’ONAS, l’ASER, ou encore JP Morgan. Il a insisté sur l’importance d’un échange collectif, au-delà d’un simple duel entre Sonko et Amadou Ba. Thierno Alassane Sall a aussi interpellé Pape Alé Niang, journaliste et DG de la RTS, en lui proposant d’organiser un débat entre toutes les têtes de liste pour offrir aux citoyens un véritable panorama des programmes électoraux. « La démocratie s’épanouit à travers le débat », a-t-il martelé, en lançant un défi direct à Ousmane Sonko et aux autres candidats.
La proposition de Thierno Alassane Sall n’est pas passée inaperçue. Jean Michel Sène, Directeur général de l’ASER (Agence Sénégalaise d’Électrification Rurale), a rapidement réagi en se disant prêt à débattre avec Thierno Alassane Sall sur le dossier de l’ASER, une affaire que ce dernier avait évoquée à plusieurs reprises. Sur ses réseaux sociaux, Sène a écrit : « Monsieur Thierno Alassane Sall, j’ai constaté votre grand intérêt pour éclaircir le soi-disant dossier ASER et vous en remercie grandement. Je vous informe de ma disponibilité entière à en débattre avec vous selon le format de votre convenance, pour éclairer la lanterne des Sénégalais. »
Alors que les élections législatives anticipées du 17 novembre 2024 se rapprochent, l’enjeu est de taille : une confrontation directe entre les principaux candidats pourrait influencer la manière dont les électeurs perçoivent leurs projets, leurs compétences et leur vision pour le pays. Si ces débats venaient à se concrétiser, ils offriraient aux électeurs une opportunité inédite d’assister à des échanges approfondis sur les questions clés qui vont définir l’avenir du Sénégal.
Le Dakarois
Un TAS d’immondices !
La sortie méchante de Thierno Alassane Sall sur le Président Macky Sall n’a été aussi basse et écervelée. Lorsqu’en débat politique, un favorisé du hasard se retrouve exsangue d’accuser sans preuve tangible et d’user de mots abjects qui frise l’outrage, seul le langage impudent s’impose à lui.
Sans génie politique, dépourvu de bon sens, exsangues de civilité et sans mesure, TAS verse dans une abominable spirale de calomnie et d’imposture pour salir un homme qui a tout donné au Sénégal.
Ses accusations viles et répugnantes attribuant au Président Macky Sall (il utilise le conditionnel) « qu’il aurait effectué un déplacement de 3 jours à Abidjan à bord d’un jet privé », illustre que le jeu politique plonge dans l’abîme de l’imposture juste par haine contre un adversaire.
Mais quand on ne croit en rien, on est prêt à tout faire, même à couvrir d’une bave immonde le réseau télématique pour atteindre un Président qui mérite respect et considération.
Cette accusation de Thierno Alassane Sall est une insulte inadmissible à l’esprit public sénégalais, à un esprit lucide et bien averti pour distinguer les fatras d’ordures qui égarent les imposteurs dans des gouffres empestés.
La tragédie du Sénégal est l’immixtion de la calomnie, du complot, de la conspiration et de la haine dans le jeu politique, un jeu perverti par des favorisés du hasard dont la carence atavique est leur incapacité de hausser leur petitesse.
Au lieu de cogiter sur les responsabilités qui sont les leurs, ce politicien et député élu au plus fort reste, donne une image abjecte au jeu politique, rivalisant d’exorcisme, de pratiques occultes, de mensonges, de calomnie et de diabolisation sur fond d’inimitié et de haine devant lesquelles reculerait même un malade mental.
Cette accusation erronée n’est que le signe d’une veulerie, d’un manque de courage et d’une triste inintelligence politique : se cacher derrière le réseau télématique pour salir méchamment un adversaire n’est pas, en politique, un acte courageux.
Le jeu démocratique est totalement perverti. La politique est dépravée. Les acteurs politiques n’excellent que dans l’imposture.
Mouhamadou Lamine Massaly
Président de l’Union pour une Nouvelle République (UNR)
Membre du Bloc des Libéraux et des Démocrates Bld / Takku (se mobiliser, en wolof)
Dans le contexte tendu des préparatifs électoraux au Sénégal, les récentes déclarations du candidat à la présidentielle Thierno Alassane Sall ont jeté une lumière crue sur les manœuvres politiques en coulisses. Le représentant de la République des Valeurs (RV) a vivement critiqué ce qu’il qualifie de « mascarade » orchestrée par le président Macky Sall sous le prétexte d’un dialogue inclusif avec les candidats recalés.
Dans une déclaration publique, Thierno Alassane Sall a vertement dénoncé les prétendues négociations souterraines qui, selon lui, visaient en réalité à saper le processus électoral en cours. Il affirme que ces discussions étaient une façade pour justifier ce qu’il considère comme un « coup d’État constitutionnel » perpétré par Macky Sall. Le candidat TAS accuse certains acteurs d’avoir proposé des compromis « coupables », notamment l’échange d’amnisties contre une élection plus inclusive.
Pour Thierno Alassane Sall, ces manœuvres dissimulées ne sont rien de plus qu’une tentative délibérée de déstabiliser le pays et de saper la démocratie sénégalaise. Il met en garde contre les conséquences potentiellement désastreuses de ces compromis politiques, soulignant que la paix durable ne peut être fondée sur le mépris des lois et des institutions démocratiques.
Dans un contexte où les tensions politiques sont déjà à leur comble, ces révélations mettent en lumière les enjeux cruciaux des prochaines élections présidentielles. Alors que le Sénégal s’apprête à prendre des décisions historiques pour son avenir politique, il est essentiel que le processus électoral reste transparent, juste et démocratique. Les déclarations de Thierno Alassane Sall soulignent l’urgence d’un engagement sincère en faveur d’un dialogue ouvert et honnête pour garantir l’intégrité du processus démocratique au Sénégal.
Thierno Alassane Sall (TAS), leader de la République des Valeurs, n’a pas mâché ses mots dans une récente déclaration sur les réseaux sociaux, pointant du doigt certains hommes politiques qu’il accuse d’être complices de la déstabilisation orchestrée par le Président Macky Sall.
Dans cette déclaration percutante, TAS met en lumière les discussions entre Macky Sall et les candidats recalés, qu’il qualifie de mascarade visant à justifier un coup d’État constitutionnel. Il révèle également l’existence de rencontres discrètes ayant pour objectif le report de l’élection présidentielle. Pour TAS, ceux qui ont proposé des compromis coupables, comme l’amnistie contre une élection inclusive, sont responsables de la déstabilisation en cours et du cycle de violence auquel le Sénégal est confronté.
TAS souligne l’importance du respect des lois et affirme que la paix durable ne peut être fondée sur le mépris des principes démocratiques. Il exprime également sa prudence quant aux promesses de Macky Sall, rappelant le revirement du Président concernant le report de l’élection présidentielle. Pour TAS, Macky Sall a démontré sa capacité à ne pas respecter ses engagements, remettant ainsi en question sa crédibilité en tant que garant de l’ordre constitutionnel.
En conclusion, la déclaration de Thierno Alassane Sall met en lumière les tensions et les divisions qui règnent dans le paysage politique sénégalais. Elle soulève des questions cruciales sur la légitimité et l’intégrité des processus électoraux, ainsi que sur l’engagement des acteurs politiques envers les principes démocratiques fondamentaux.