Tabaski 2025 : l’État bloque temporairement les ventes d’oignons des agrobusiness pour sauver les petits producteurs

À l’approche de la Tabaski, le ministère du Commerce a décidé de suspendre temporairement les ventes d’oignons et de pommes de terre par les grandes exploitations agricoles. Une mesure exceptionnelle, annoncée par le directeur général des marchés à travers une lettre circulaire, qui vise à soulager les petits producteurs durement touchés par la saturation du marché.

Du 22 mai au 15 juin 2025, les sociétés d’agrobusiness sont invitées à cesser leurs ventes, afin de laisser le champ libre aux exploitants les plus vulnérables. Ces derniers, qui disposent rarement de moyens de stockage ou de logistique performants, peinent à écouler leurs produits dans un marché inondé et déstabilisé.

« Cette situation traduit l’importance des stocks disponibles et en souffrance au niveau des petits producteurs », souligne la note adressée aux opérateurs économiques. En clair, l’abondance actuelle de l’offre – amplifiée par les volumes massifs des grandes structures – a provoqué une chute brutale des prix à la production, aggravant les pertes post-récolte pour les producteurs familiaux.

Cette fenêtre de commercialisation exclusive intervient à un moment stratégique. La Tabaski, prévue fin juin, entraîne une forte demande sur les marchés, notamment en oignons, ingrédient central dans la préparation des plats traditionnels. Pour les producteurs locaux, il s’agit d’un des rares pics de l’année où les ventes peuvent générer un revenu significatif.

Le directeur général des marchés a appelé à la solidarité des acteurs de la filière, saluant l’effort collectif nécessaire pour soutenir durablement la production locale. « J’attache du prix au respect de cette mesure et vous remercie de votre compréhension et engagement à cette démarche de solidarité économique », conclut-il dans sa circulaire.

La France conseille à ses ressortissants de quitter temporairement l’Iran après les frappes iraniennes contre Israël

Suite aux récentes attaques de drones lancées par l’Iran contre Israël, la France a émis dimanche une recommandation exceptionnelle à l’adresse de ses citoyens résidant en Iran, les incitant à quitter temporairement le pays en raison d’un « risque d’escalade militaire ».

L’ambassade de France à Téhéran a été claire dans ses directives : « quitter temporairement le pays » pour ceux qui en ont la possibilité. Le ministère des Affaires étrangères français a également insisté sur l’importance de la prudence lors des déplacements et a exhorté les ressortissants français à éviter tout rassemblement susceptible de présenter un risque pour leur sécurité.

La récente attaque de drones iraniens en territoire israélien a déclenché une onde de choc à l’échelle internationale, suscitant des appels unanimes à la modération. Les dirigeants mondiaux s’inquiètent d’une potentielle escalade conflictuelle dans une région déjà marquée par des tensions importantes.

Face à cette situation préoccupante, de nombreux pays et organisations internationales ont appelé à la retenue et à la recherche de solutions diplomatiques pour désamorcer les tensions. La France, tout en prenant des mesures pour protéger ses ressortissants, continue d’appeler au dialogue et à la désescalade dans cette région stratégique du monde.

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