Arnaque à l’emploi : le réseau Qnet démantelé à Tivaouane Peul avait déjà escroqué plus de 17 millions FCFA

Les autorités sénégalaises viennent de frapper un grand coup contre une arnaque à l’emploi qui sévissait dans la banlieue dakaroise. Le réseau Qnet, récemment démantelé à Tivaouane Peulh, avait déjà amassé la somme colossale de 17 550 000 francs CFA, extorquée à de jeunes candidats en quête d’un avenir meilleur. Selon les investigations menées par la Brigade de proximité, cette somme représentait le cœur financier de la cellule, dont les ramifications pourraient s’étendre bien au-delà de Tivaouane Peul et de Niacourab.

Pour attirer leurs victimes, les responsables de Qnet exploitaient une plateforme numérique sur laquelle étaient publiées de prétendues offres d’emploi au sein d’une entreprise fictive. Les postulants, attirés par la perspective d’un travail stable et rémunérateur, devaient s’acquitter de frais de dossier exorbitants, allant de 600 000 à 1 500 000 FCFA. Ces montants, très élevés pour des populations souvent vulnérables, constituaient le principal levier de l’escroquerie et alimentaient les coffres du réseau.

La descente de la gendarmerie, le 4 janvier dernier, a permis la mise hors d’état de nuire de huit individus identifiés comme les cerveaux du réseau. Lors de l’opération, 24 victimes ont été retrouvées sur place. Ces dernières, originaires de différents pays de la sous-région — Bénin, Congo, Gambie, Guinée, Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Mali — et deux Sénégalais, étaient encore maintenues dans le dispositif, espérant sans doute récupérer l’argent investi ou obtenir le poste promis.

Les suspects ont été placés à la disposition de la justice, mais les enquêtes se poursuivent. Les autorités cherchent notamment à déterminer l’existence de complices locaux et à identifier d’autres cellules éventuellement actives dans la région. Les forces de l’ordre mettent en garde contre ce type de réseaux, rappelant que l’accès à un emploi ne peut être conditionné par le versement de sommes d’argent, et appellent les jeunes à la vigilance face aux promesses de gains rapides et irréalistes.

Ce dossier met en lumière la vulnérabilité des jeunes face aux arnaques liées à l’emploi, un phénomène qui prend de l’ampleur dans certaines régions du Sénégal. Les enquêteurs insistent sur la nécessité d’une coordination renforcée entre les services de sécurité et la justice pour prévenir la propagation de telles escroqueries et protéger les populations les plus exposées.

Litige foncier à Tivaouane Peul : El Hadji Dia Ousso contre-attaque et nie toute spoliation

Le contentieux foncier qui secoue Tivaouane Peul prend une nouvelle tournure. Accusé par la coopérative des enseignants d’être au cœur d’une vaste opération de spoliation, El Hadji Dia Ousso a tenu à apporter sa version des faits. Joint par PressAfrik, il a rejeté en bloc les accusations portées contre lui, allant jusqu’à accuser ses détracteurs d’être les véritables responsables de la vente irrégulière des terrains en question.

Face aux accusations de “grand voleur” de terres, El Hadji Dia Ousso se défend fermement. Selon lui, il n’a “aucun problème avec la coopérative” dans son ensemble, mais estime que certains de ses responsables, notamment M. Ba et M. Thiam, ont joué un rôle central dans la cession illégale de ses parcelles. Il affirme avoir saisi la justice, laquelle lui aurait donné raison, avec à la clé une décision lui accordant plus d’un milliard de francs CFA de dommages et intérêts.

El Hadji Dia Ousso assure par ailleurs que la préfecture de Sangalkam a confirmé la validité de ses documents fonciers, contrairement à ceux produits par la coopérative. Malgré cette reconnaissance, il soutient que les enseignants ont poursuivi leurs constructions, poussant la DESCOS à intervenir pour mettre fin aux travaux jugés illégaux. Il accuse également ses adversaires de détenir de “faux papiers” et de procéder à la vente de parcelles initialement destinées à des espaces verts, des marchés ou encore des lieux de culte.

Au-delà du volet administratif et judiciaire, El Hadji Dia Ousso évoque aussi une escalade de violence. Il déclare que sa famille a été victime d’agressions physiques et que son véhicule a été détruit dans le cadre de ce conflit foncier. Il affirme toutefois rester confiant et se dit prêt à fournir toutes les preuves nécessaires pour démontrer sa qualité de propriétaire légitime des terrains contestés. “Je laisse le soin à la justice de trancher”, a-t-il insisté.

De leur côté, les enseignants regroupés au sein de la coopérative maintiennent leur position et promettent de poursuivre le combat pour la reconnaissance de ce qu’ils considèrent comme leurs droits fonciers légitimes. La tension reste donc vive à Tivaouane Peul, où l’issue de ce litige dépend désormais de l’intervention des autorités judiciaires et administratives pour départager les deux camps.

Projet VDN3 à Tivaouane Peul / Niague : Inquiétudes autour de 477 parcelles

Les résidents de Tivaouane Peul et Niague expriment leur préoccupation alors que le projet d’extension de la Voie de Dégagement Nord 3 (VDN3) menace leurs 477 parcelles. Les travailleurs de la poste de la région appellent à l’intervention du Président Bassirou Faye pour protéger leurs propriétés et leurs moyens de subsistance.

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