Trafic de drogue : plus de 150 kg de chanvre saisis à Yenne, un vaste réseau démantelé à Tivaouane Peulh

La Gendarmerie nationale vient de porter un coup dur aux réseaux de trafic de drogue opérant dans la région de Dakar. En l’espace de quelques jours, plusieurs opérations coordonnées ont permis la saisie de plus de 150 kilogrammes de chanvre indien à Yenne, l’interpellation de dealers en possession de drogues de synthèse, ainsi que le démantèlement d’un réseau structuré à Tivaouane Peulh. Ces interventions s’inscrivent dans le cadre de l’exécution du plan de lutte contre le trafic de stupéfiants déployé par la Légion de Gendarmerie de Dakar.

La première opération s’est déroulée dans la nuit du lundi 22 décembre 2025, aux environs de 4 h 30 du matin, au niveau du croisement de Yenne Todd. Les éléments de la Brigade de Yenne, en poste lors d’un contrôle routier de routine, ont intercepté deux véhicules jugés suspects. À la vue du dispositif de sécurité, l’un des véhicules a immédiatement pris la fuite, tandis que le second a tenté de forcer le passage en fonçant sur les gendarmes.

Une course-poursuite s’est alors engagée sur plusieurs mètres, avant que les occupants du véhicule poursuivi n’abandonnent leur moyen de transport pour se volatiliser dans la nature. La fouille minutieuse du véhicule abandonné a permis aux gendarmes de découvrir une importante cargaison de drogue. Pas moins de cent cinquante (150) kilogrammes de chanvre indien étaient soigneusement dissimulés dans le coffre, confirmant l’ampleur de l’opération criminelle en préparation.

Le même jour, une autre intervention menée par la Brigade territoriale de la Foire, avec l’appui d’un escadron de la Légion de Gendarmerie d’Intervention (LGI), a permis l’interpellation d’un individu pris en flagrant délit de vente de stupéfiants. Cette arrestation est intervenue lors d’une patrouille de sécurisation. Le suspect était en possession de deux cent cinquante-cinq (255) comprimés d’ecstasy, une drogue de synthèse de plus en plus répandue, notamment chez les jeunes.

Dans la continuité de cette offensive, la Brigade de proximité de Tivaouane Peulh est entrée en action le dimanche 21 décembre 2025, à la suite de l’exploitation d’un renseignement jugé fiable. Cette opération ciblée a abouti au démantèlement d’un réseau de trafic de drogue bien organisé et à l’interpellation de neuf (09) individus soupçonnés d’être impliqués à différents niveaux de la chaîne de distribution.

À travers ces succès opérationnels, la Gendarmerie nationale réaffirme sa ferme détermination à lutter contre les trafics illicites sous toutes leurs formes. Elle assure que les opérations de sécurisation seront intensifiées sur l’ensemble du territoire et invite les populations à collaborer activement en signalant toute information susceptible de contribuer à la lutte contre le trafic de drogue, véritable fléau pour la sécurité et la santé publique.

Tivaouane Peulh : Le Collectif Rappel à l’Ordre alerte sur les démolitions de maisons et la précarité des familles

Le Collectif Rappel à l’Ordre a exprimé une vive inquiétude face aux récentes opérations de démolition de maisons dans le quartier de Tivaouane Peulh, qui menacent directement le logement d’environ 500 familles. Selon le collectif, ces interventions, réalisées avec le soutien des forces publiques, risquent de plonger de nombreux ménages dans une situation de grande précarité, compromettant leur sécurité et leur bien-être.
Les terrains visés par ces démolitions ont été acquis légalement auprès de coopératives d’habitat disposant des autorisations nécessaires délivrées par la mairie et validées par l’administration locale. En ce sens, le Collectif Rappel à l’Ordre estime que les actions en cours semblent méconnaître le cadre légal et constituent une atteinte directe aux droits élémentaires des habitants, déjà fragilisés par l’incertitude liée à la perte de leur logement.
Face à cette situation, le collectif appelle les autorités sénégalaises et les promoteurs impliqués à engager sans délai un dialogue constructif avec les familles concernées. L’objectif est de trouver des solutions respectueuses de leurs droits et de leur dignité, tout en prévoyant des alternatives de relogement adaptées. Le collectif souligne qu’une absence de concertation pourrait engendrer des désordres sociaux et même une crise humanitaire, mettant en péril la cohésion de la communauté.
Enfin, le Collectif Rappel à l’Ordre réaffirme son engagement à veiller à la protection des citoyens et à défendre les droits fondamentaux de tous, face à toute action susceptible de compromettre la sécurité et la stabilité des familles. Dans sa déclaration, il conclut par son mot d’ordre : « Rappel à l’ordre contre l’oubli et l’impunité », rappelant la nécessité d’une vigilance continue face aux atteintes aux droits humains et à la justice sociale.

COMMUNE DE TIVAOUANE PEULH : Ibrahima Cissokho dénonce une gestion chaotique de la mairie

Le mouvement « Mon pays, mon avenir » crache du venin sur la gestion du maire de Tivaouane Peulh à qui il reproche d’une gestion calamiteuse de LA mairie. En outre, le Président de ce mouvement se dit en phase avec les nouvelles autorités dans leurs nouvelles politiques publiques. Il se dit prêt à travailler avec elles au cas où les deux parties auraient la même vision des choses.

Le mouvement « Mon pays, mon avenir » a dénoncé la gestion chaotique du maire Papis Diop de la commune de Tivaouane Peulh. Son Président Ibrahima Cissokho en veut pour preuve, le manque d’infrastructures de base, de plateaux médicaux de qualité et d’absence de la maison de la femme. Par ailleurs, il se dit en phase avec la vision de la coalition Diomaye Président. En tant que membre de la conférence des leaders de « Jub Jubbel Jubbenti », Ibrahima Cissokho a tenu à expliquer que le pouvoir est sur la bonne voie du respect de ses promesses électorales. En guise d’exemple, il a évoqué la diminution des prix des denrées de première consommation, la régulation du domaine foncier, la révision de certains contrats pétroliers etc. Mr Cissokho est d’avis que cent (100) jours ne suffisent pas pour apporter les solutions attendues des sénégalais face à l’ampleur des dégâts que le régime a trouvés sur place. A l’en croire, la bonne intention est certes là, mais y remédier efficacement nécessite la prise en compte de certains paramètres. A ses yeux, il est impératif de reconnaître les dures réalités du pouvoir pour mieux décliner une vraie ambition par rapport à l’emploi des jeunes.Par ailleurs, Ibrahima Cissokho considère que la rupture dans la démarche politique ne signifie pas rompre avec les partenaires bilatéraux traditionnels du Sénégal. Car, d’après lui, les nouvelles autorités doivent se rendre partout où il est possible de défendre les intérêts supérieurs de la nation. « La position du mouvement « Mon pays, mon avenir » est que le Sénégal doit rompre avec toute politique de compromis héritée dès le lendemain des indépendances. Notre politique doit aller dans le sens de la libération définitive des masses populaires » a indiqué Ibrahima Cissokho. Il a rappelé que son ambition politique est de construire un Sénégal nouveau avec comme objectif, développer le pays de la Téranga. « Oui, nous sommes prêts à travailler avec les nouvelles autorités au cas où nos aspirations seraient les mêmes » a-t-il avancé. Ibrahima Cissokho a enfin invité les jeunes à être de vrais patriotes. « Être patriote, c’est d’abord payer le prix du sacrifice, en reconnaissant que le développement c’est d’abord à l’échelle locale et au niveau national. Cette prise de conscience doit être inculquée dans les écoles et même à l’université. C’est une nouvelle structuration du tissu de la jeunesse qu’il faut engager. Ce qui suppose une qualification de la jeunesse dans tous les corps de métier. La preuve, la majeure partie des candidats à l’émigration est constituée de jeunes en manque de qualification professionnelle.


Ibrahima FALL

Vol de téléphones à Tivaouane Peulh : Quatre jeunes condamnés, deux bénéficient du bénéfice du doute

Quatre jeunes comparaissaient hier devant le Tribunal des flagrants délits de Dakar pour répondre d’un vol en réunion survenu le 4 février dernier à Tivaouane Peulh. F. Mbow, M. F. Sène, M. Kébé et M. Ndao, tous âgés d’une vingtaine d’années, ont été placés sous mandat de dépôt le 6 février suite à leur arrestation pour ce délit.

Les faits, rapportés par Le Soleil qui a assisté au procès, se déroulent alors que les jeunes, ayant inhalé des substances intoxicantes sur la plage de Tivaouane Peulh, sont approchés par le chauffeur d’un ambassadeur en poste à Dakar, dont le véhicule est enlisé. Profitant de l’inattention des passagers, ils dérobent les téléphones de marque iPhone 15 et 12 appartenant au diplomate et à son accompagnateur.

Par la suite, ils tentent d’écouler leur butin en passant des coups de fil. L’un des prévenus, nommé K. Wilane, avoue avoir acheté l’iPhone 15 à 200 000 F CFA au marché de Keur Massar, pour ensuite le revendre. Un autre, O. D. Ndiaye, a acquis le second téléphone à 130 000 F CFA.

Le Procureur a requis une peine de 2 ans d’emprisonnement, dont 6 mois ferme, contre les six accusés, mais deux d’entre eux ont bénéficié du bénéfice du doute. Leurs avocats ont plaidé que ces derniers ne pouvaient être sûrs de l’origine illicite des téléphones.

Cependant, les quatre autres prévenus n’ont pas eu la même chance. Ils ont été condamnés à une peine de 2 ans d’emprisonnement, dont 3 mois ferme.

Cette affaire met en lumière les dangers liés à la consommation de substances intoxicantes et souligne l’importance de la vigilance contre les actes de délinquance, même dans des situations d’aide apparente.

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