Tivaouane Peulh : des héritiers empêchés de rencontrer le Premier ministre après la démolition de leurs maisons

La tentative de mobilisation des héritiers descendants d’Abdou Ka, affectés par les récentes démolitions à Tivaouane Peulh, se voulait pacifique. Elle s’est pourtant soldée par des interpellations et une dispersion par les forces de l’ordre. Deux jours après la destruction de leurs maisons, ces familles avaient décidé de se rendre auprès du Premier ministre, Ousmane Sonko, afin de dénoncer ce qu’elles qualifient d’injustice foncière. Leur démarche n’ira cependant pas à son terme.

À l’origine de cette colère, des opérations de démolition ayant ciblé des maisons et des terrains occupés, selon les victimes, depuis plusieurs générations. Les héritiers accusent la société SIPRES, agissant sous l’impulsion présumée de Hanna Ba, d’avoir rasé leurs biens sans information préalable ni indemnisation. Mme Guèye, Ifra Ka, Mme Camara, ainsi que d’autres membres des familles concernées, affirment avoir consacré toute leur vie à l’entretien et à la valorisation de ces propriétés héritées de leurs ancêtres. Aujourd’hui, ces biens seraient soit détruits, soit revendus à des tiers à des prix jugés exorbitants, excluant totalement les héritiers de leurs propres terres.

Face à cette situation, les familles touchées avaient décidé, mercredi, de se déplacer collectivement pour porter directement leurs doléances au chef du gouvernement. Mais la tentative de rencontre tourne court. En chemin, plusieurs cars « Ndiaga Ndiaye » et des véhicules 4×4 transportant les victimes sont immobilisés par les forces de sécurité. Selon le collectif « Arr Sougn Momel », six de ses membres ont été interpellés entre 11 heures et 12 heures, alors qu’ils se trouvaient à proximité des services du Premier ministre. D’autres personnes, ayant choisi de se déplacer individuellement en taxi, affirment également avoir été bloquées par la police, évoquant des contrôles renforcés et des rues bouclées.

Empêchés d’atteindre leur destination, les héritiers se sont finalement retrouvés plus tard au terrain de Sacré-Cœur, où ils ont livré des témoignages poignants sur l’ampleur du drame humain qu’ils vivent. « Plus de 500 maisons ont été détruites. Quand tu tues les maisons, tu tues les personnes », s’indigne Mme Guèye, visiblement émue. Pour ces familles, au-delà de la perte matérielle, c’est toute une histoire, une identité et une dignité qui ont été bafouées.

Les victimes dénoncent une atteinte grave à leur droit de propriété et à leur dignité humaine, tout en insistant sur le caractère strictement pacifique de leur mobilisation. Elles appellent les autorités à se pencher sur leur situation et à ouvrir un dialogue afin de trouver une solution juste, qui reconnaisse leurs droits et répare les préjudices subis. Pour l’heure, la frustration et le sentiment d’injustice demeurent vifs, alimentant la détermination des héritiers à poursuivre leur combat par des voies légales et pacifiques.

Tivaouane-Peulh secouée par une escroquerie hors norme : la cavale de A.T. Diallo, quincailler modèle devenu fugitif

À Tivaouane-Peulh, l’affaire est sur toutes les lèvres. A.T. Diallo, quincailler respecté, commerçant prospère et figure majeure des chantiers de la zone, s’est volatilisé après avoir soutiré 46,5 millions de FCFA à quatre gérants de points de transfert. Celui que l’on considérait comme un homme solide, fiable et généreux a mis en scène une escroquerie savamment orchestrée avant de prendre la fuite en direction de la Guinée. Son départ précipité laisse derrière lui deux épouses, des enfants et une réputation désormais en lambeaux.

Dans son quartier, A.T. Diallo était perçu comme un modèle de réussite. Sa quincaillerie approvisionnait une grande partie des chantiers de Tivaouane-Peulh. Il importait régulièrement des conteneurs de fer et de matériaux de construction, manipulait quotidiennement de fortes sommes d’argent et était réputé pour des opérations pouvant dépasser plusieurs millions en une seule journée. Son activité florissante en faisait un client très apprécié des gérants de points de transfert d’argent. Mouhamadou Moustapha Ndiaye, l’un des agents escroqués, ne tarissait pas d’éloges sur lui, affirmant qu’il faisait grimper les commissions grâce au volume impressionnant de ses transactions. Une relation de confiance totale s’était ainsi établie entre le commerçant et ceux qui deviendront plus tard ses victimes.

Selon les informations rapportées par L’Observateur, le piège se serait refermé il y a environ deux mois. Prétextant un problème de plafonnement de son compte, A.T. Diallo a demandé aux gérants d’effectuer des transferts en son nom, promettant un remboursement immédiat dès que ses fonds seraient disponibles. Forts de leur expérience avec lui et de la fiabilité dont il avait toujours fait preuve, les gérants ont accepté sans se méfier, allant jusqu’à utiliser les numéros de proches pour lui rendre service.

Rien ne laissait présager la suite. Vendredi dernier, le commerçant a visité tour à tour les quatre points de transfert, situés à quelques mètres les uns des autres. À chacun, il a servi la même histoire : il devait récupérer des conteneurs au Port de Dakar, manquait momentanément de liquidités et rembourserait dans la soirée. Confiants, les gérants ont validé les opérations, portant le total des transferts à 46,5 millions de FCFA. Le soir venu, aucun appel, aucune visite. Les agents ne s’inquiètent pas immédiatement, habitués à son sérieux. Mais dès le lendemain matin, la situation bascule.

Lorsqu’ils se rendent chez lui, A.T. Diallo a disparu. Sa famille elle-même est sous le choc : il est parti sans prévenir ses épouses ni ses enfants. Les premières investigations dans le quartier permettent de recueillir un témoignage déterminant. Un chauffeur de clando affirme avoir déposé le quincailler à la gare des Baux Maraîchers, à Pikine, dans la nuit du vendredi au samedi. Les gérants comprennent alors qu’ils ont été victimes d’une arnaque soigneusement préparée.

Deux plaintes sont immédiatement déposées, l’une à la Division des investigations criminelles (DIC), l’autre à la Brigade de recherches de Keur Massar. Les premiers résultats de la géolocalisation du téléphone de Diallo le situent successivement à Vélingara puis à proximité de la frontière sénégalo-guinéenne. Les enquêteurs découvrent rapidement qu’il était lourdement endetté. Plus inquiétant encore, il venait de recevoir une convocation de la police dans une affaire de vente de terrain litigieux. Redoutant une arrestation imminente, il aurait choisi de s’enfuir après s’être emparé d’une somme importante auprès de ceux qui lui faisaient le plus confiance.

Selon L’Observateur, les 46,5 millions de FCFA ne seraient que la partie émergée de l’iceberg. Plusieurs clients affirment lui avoir confié de fortes sommes juste avant sa disparition. L’enquête pourrait donc faire apparaître un préjudice beaucoup plus élevé que celui déclaré pour l’instant.

Distribution de kits alimentaires : La Ligue Islamique Mondiale au chevet des couches vulnérables de Tivaouane Peulh

La Ligue Islamique Mondiale a procédé, ce mardi 12 janvier, à une remise de produits alimentaires destinée aux populations vulnérables de Tivaouane Peulh.

Le directeur du Bureau régional de la Ligue Islamique Mondiale, Abdallah Khalid Otheimin, s’est réjoui de l’accueil réservé par la commune à la délégation venue distribuer les kits.

« Nous nous réjouissons d’être ici aujourd’hui, en compagnie des autorités et de toute la population de Tivaouane Peulh. Nous remercions le Seigneur de nous avoir permis de partager ces vivres avec les habitants de la commune », a-t-il déclaré.

Il est également revenu sur la composition des produits distribués :

« Si nous avons choisi ces denrées, c’est parce que nous savons que ce sont celles que les ménages utilisent le plus : le sucre, le riz et l’huile. Nous poursuivons ces actions dans plusieurs localités du pays et espérons être très bientôt dans une autre région pour répéter ce même geste. Nous remercions très sincèrement toute la commune de Tivaouane Peulh pour son accueil », a-t-il ajouté.

Concernant le choix de la commune, le directeur régional a expliqué que Tivaouane Peulh compte un nombre important de ménages vulnérables qui nécessitent une assistance. Il a rappelé qu’une enveloppe de plus de 50 millions de francs CFA a été dégagée pour venir en aide à 549 ménages dans le besoin.

Pour sa part, Mamadou Ba, adjoint au maire de la commune de Tivaouane Peulh Niagues, a chaleureusement remercié les donateurs pour leur soutien, qui contribue au bien-être de la population.

« Nous sommes très heureux de ce que nous avons vécu aujourd’hui. Tivaouane Peulh est une grande commune qui compte 150 000 habitants. Si Monsieur le Directeur de la Ligue Islamique Mondiale, ainsi qu’Imam Alpha Aw (que je peux considérer comme un habitant de Tivaouane Peulh) s’y intéressent, c’est qu’ils ont compris qu’en raison de sa densité, elle a besoin d’aide. Nous les remercions vivement, au nom du maire et des populations, pour ce geste qui nous fait grand plaisir », a-t-il indiqué.

Pour rappel, ce programme d’assistance aux couches vulnérables se déroule en étroite collaboration avec les collectivités locales, mais également avec les services techniques de l’Action sociale.

Aly Saleh

Vendredi noir pour les malfaiteurs à Tivaouane Peulh : coup de filet spectaculaire de la Gendarmerie

Tivaouane Peulh, 19 juillet 2025 – La peur a changé de camp ce vendredi après-midi dans les zones sensibles de Tivaouane Peulh. Une vaste opération de sécurisation, menée d’une main de fer par la brigade de proximité, a permis de porter un coup dur aux réseaux criminels qui gangrènent certains quartiers de la localité. De 15h à 22h, les gendarmes ont passé au crible les zones les plus criminogènes de leur circonscription, avec des résultats probants.

La première cible de cette descente musclée fut le quartier Namora. C’est là que trois individus ont été interpellés, dont un trafiquant pris en flagrant délit. Dans une tentative désespérée d’échapper à l’arrestation, ce dernier a tenté de se jeter du haut d’un immeuble après avoir dissimulé sa marchandise illicite. Une manœuvre vaine qui s’est soldée par son interpellation.

L’opération s’est ensuite étendue aux cités Apix et Yeksen, réputées pour leur insécurité persistante. Les forces de l’ordre y ont mené des investigations approfondies, renforçant leur présence et leur vigilance.

Bilan de l’opération :

Saisies réalisées :

70 plis de Kushi (drogue de synthèse) 100 grammes de chanvre indien 6 téléphones portables (dont 3 iPhones et un Samsung S24) 1 arme blanche d’environ 50 cm 1 matraque électrique 1 appareil VNSV Quake (shisha)

Interpellations effectuées :

3 individus pour trafic de drogue et détention illégale d’armes 1 suspect pour vol de bétail 1 enfant talibé retrouvé seul, les pieds enchaînés – une découverte bouleversante qui a suscité une vive émotion chez les agents

Cette opération coup de poing illustre la détermination sans faille de la Gendarmerie nationale à restaurer la quiétude dans les quartiers sensibles et à démanteler les foyers de criminalité. Elle s’inscrit dans une stratégie plus large de sécurisation du territoire, visant à rassurer les populations et à faire reculer durablement l’insécurité.

Keur Balla village : 1 043 parcelles divisent le maire de Tivaoune Peulh et le Collectif des propriétaires de terrains de Benoba Café

Dans le paisible village de Keur Balla, situé quelque part entre les douces vagues du lac Rose et la sérénité des terres fertiles, une ombre menaçante s’est abattue. Un conflit foncier a éclaté, semant la discorde parmi les habitants et mettant en opposition le Collectif des propriétaires de terrains de Benoba Café et le maire de Tivaoune Peulh.

La querelle, qui semblait être en dormance depuis un certain temps, a pris une tournure plus sérieuse lorsque des agents de la DESCOS de Rufisque, escortés par le maire et le commandant de la brigade de Niaga, ont tenté de pénétrer sur le site contesté. Pour les propriétaires de terrains, c’était comme si les portes de l’enfer s’étaient ouvertes, laissant entrer le chaos et l’incertitude. Des biens ont été détruits, des clôtures abattues, et une aura de peur s’est répandue parmi les résidents.

Omar Ly, porte-parole du Collectif, a exprimé avec véhémence l’indignation de ses compagnons. « Un beau jour, des destructions de biens, clôtures, bornes et onglettes y sont constatées », a-t-il déclaré, soulignant l’injustice apparente dans la tentative d’appropriation de leurs terres. Les habitants se sentent trahis, abandonnés à leur sort face à des prédateurs fonciers sans scrupules.

Au cœur de cette lutte se trouve un enchevêtrement complexe de questions juridiques et politiques. Les habitants affirment que la zone en question est leur propriété légitime, un héritage transmis de génération en génération. Mais les autorités locales, soutenues par des documents qui semblent être de nature douteuse, prétendent le contraire. C’est une bataille de volontés, une lutte pour la vérité et la justice.

Dans leur désespoir, les propriétaires de terrains se tournent vers la seule institution qui pourrait leur offrir un espoir de rédemption : la justice. Ils annoncent leur intention de porter l’affaire devant les tribunaux, de faire entendre leur voix et de réclamer ce qui leur appartient de droit. Mais ce n’est pas seulement une question de terres et de propriété ; c’est une question de dignité et de respect.

Malgré les défis qui se dressent sur leur chemin, les habitants de Keur Balla restent résolus. Ils refusent d’être écrasés par les forces du pouvoir et de l’oppression. Ils se battent pour un avenir meilleur, pour eux-mêmes et pour leurs enfants à venir. Et même si les nuages de l’incertitude obscurcissent leur horizon, ils continuent d’avancer, avec courage et détermination, vers la lumière de la justice et de la vérité.

Quitter la version mobile