Sénégal : à Tokyo, Dakar défend sa vision d’une intelligence artificielle souveraine et ambitionne de devenir un hub africain

Le Sénégal a marqué sa présence sur la scène internationale en prenant part à la réunion du « HAIP Friends Group », organisée à Tokyo, au Japon, dans le cadre du Hiroshima AI Process. Cette rencontre de haut niveau, réunissant des représentants de gouvernements, d’organisations internationales et des experts du numérique, a offert à la délégation sénégalaise l’occasion de présenter sa stratégie nationale en matière d’intelligence artificielle et de promouvoir sa vision d’un développement technologique fondé sur la souveraineté, la responsabilité et l’innovation.

Conduite par le Directeur de l’Économie numérique et des Partenariats, sous l’égide du ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, la délégation sénégalaise a exposé les grandes orientations du Programme prioritaire n°8 du New Deal Technologique. Cette feuille de route, qui constitue l’un des piliers de la transformation numérique du pays, vise à accélérer l’adoption des technologies émergentes tout en renforçant les capacités nationales dans le domaine de l’intelligence artificielle.

Au cœur de cette stratégie figure la Senegal Digital Factory, dont la composante majeure, la Senegal AI Factory, est appelée à jouer un rôle central dans la structuration de l’écosystème national de l’IA. Cette plateforme ambitionne notamment de développer des infrastructures adaptées, d’encourager la recherche appliquée, de soutenir les startups innovantes, de favoriser l’émergence de solutions technologiques locales et de former une nouvelle génération de talents capables de répondre aux défis de l’économie numérique.

Les échanges, organisés par le Gouvernement du Japon, le ministère japonais des Affaires intérieures et des Communications et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), ont porté sur plusieurs enjeux stratégiques liés au développement de l’intelligence artificielle. Les participants ont notamment débattu des mécanismes de gouvernance permettant de garantir une IA fiable et éthique, des besoins en infrastructures de calcul de haute performance, des modèles de financement de l’innovation ainsi que des opportunités de coopération internationale.

Au cours de ces discussions, la délégation sénégalaise a mis en avant la volonté du pays de construire un modèle de développement numérique adapté aux réalités africaines, tout en s’inscrivant dans les standards internationaux en matière de sécurité, de transparence et d’utilisation responsable des technologies d’intelligence artificielle.

Cette participation à la réunion du HAIP Friends Group traduit également l’ambition des autorités sénégalaises de positionner le pays parmi les acteurs africains de premier plan dans le domaine de l’IA. En misant sur des infrastructures nationales, le développement des compétences locales, le soutien à l’innovation et l’ouverture à des partenariats stratégiques avec les acteurs internationaux, le Sénégal entend faire de l’intelligence artificielle un levier majeur de sa transformation économique et sociale.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°550 – 03 AU 07/09/2025

🔴 SERIGNE MBAYE SY MANSOUR : SENTINELLE DE LA JUSTICE ET DE LA VÉRITÉ
🔴 THIÉNABA / ENTRE SPIRITUALITÉ ET DÉVELOPPEMENT : BAYE SERIGNE ASSANE SECK : LE KHALIFE BÂTISSEUR

🔴 TRANSMISSION DU FLAMBEAU À ABDOULAYE FALL : NOUVEAU LEADERSHIP À LA FSF
🔴 MONDIAUX D’ATHLÉTISME 2025 : QUATRE « LIONS » DÉCROCHENT LEUR TICKET POUR TOKYO !

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°240 – du 03 ET 04/08/2024

🔴 PROTECTION DE LA FALÉMÉ SUR UN RAYON DE 500 MÈTRES : INTERDICTION TRIENNAL DES ACTIVITÉS MINIÈRES
🔴 SCANDALE FONGIP/CMS – LE PORTE-PAROLE D’AÏDA MBODJ LIBÉRÉ : DEUX POIDS DEUX MESURES ?

🔴 JUDO – ÉLIMINÉ AU 2e TOUR DES JO 2024 : MBAGNICK NDIAYE DÉÇU : « J’AI FAIT MIEUX QU’À TOKYO MAIS JE VEUX PLUS »
🔴 OUSMANE NDOYE CONTENT DU COME-BACK DE L’UASSU : « J’EN SUIS UN PUR PRODUIT »

Collision d’avions sur l’aéroport de Tokyo-Haneda au Japon: une enquête est ouverte

Le Japan Transport Safety Board, le Bureau japonais de sécurité des Transports, une agence gouvernementale, a commencé son enquête après la collision, hier, entre un Airbus A 350 de Japan Airlines et un avion des garde-côtes japonais sur le tarmac de l’aéroport de Tokyo-Haneda. Des experts du Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) français et de son équivalent britannique participeront à l’enquête dans la mesure où l’avion a été construit en France et ses moteurs Rolls Royce en Grande-Bretagne. Airbus qui a envoyé des spécialistes à Tokyo apportera une assistance technique au Bureau japonais qui dirige l’enquête.

Les enquêteurs vont se pencher sur les causes de la collision au sol entre les deux avions, un mois après que l’industrie aérienne mondiale a entendu de nouveau avertissements sur la sécurité des pistes.
En provenance de Sapporo, mardi vers 18 h heure locale, l’Airbus A 350 de Japan Airlines se posait sur la piste ou commençait à s’avancer l’avion des garde-côtes, un Bombardier Dash 8.
« La question est de savoir si l’avion des garde-côtes était sur la piste et si oui, pourquoi ? » s’interroge Paul Hayes, le directeur de la sécurité aérienne pour le cabinet de consultants Ascend. D’après un porte-parole de Japan Airlines, l’Airbus A 350 avait reçu l’autorisation d’atterrir. Il a ajouté que les échanges entre l’équipage et la tour de contrôle font encore l’objet d’investigations.
« Les pilotes de l’Airbus ont-ils vu, de nuit, l’appareil des gardes-côtes s’avancer sur la piste ? » se demande un autre expert. La Flight Safety Foundation, une organisation indépendante spécialisée dans la sécurité de l’aviation, a mis en garde sur le risque de collision sur piste à mesure que le ciel devient plus encombre.
La collision au sol entre deux Boeing 747 à Tenerife en 1977, tuant 783 personnes, reste le pire accident mortel de l’aviation.
Évacuation rapide
Les 379 passagers et membres d’équipage de l’avion de Japan Airlines qui a pris feu sur le tarmac de l’aéroport ont été évacués sains et saufs. Cinq des six occupants de l’appareil des garde-côtes ont trouvé la mort. Les experts ont salué la rapidité de l’évacuation de l’Airbus A 350.
Japan Airlines entraîne ses équipes à évacuer les passagers en moins de 90 secondes. Ils étaient 367 à bord du gros-porteur japonais.

RFI

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